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Original subtitles

AVERTISSEMENT : Ces sous-titres sont faits pour la version originale anglaise, très différente de l'italienne.

Qu'elle se repose. Tu as bien fait d'appeler.

Une nouvelle crise d'asthme de Susan.

J'arrive.

Une minute, Georges.

C'était indispensable ?

Je ne veux pas me mêler des affaires de la clinique.

Tu le fais bien.

Mais tu ne crois pas que ça va trop loin ?

"Greffes de coeur en perspective...

à la clinique Dumurrier de San Francisco"

Les journaux déforment tout.

De toute façon, les greffes de coeur se feront un jour ou l'autre.

C'est probable.

Ce n'est pas le problème.

Nous n'avons aucun équipement pour ça.

Ce encore un coup publiciataire

Tu ne veux pas le voir, George,

mais nous sommes devenus la risée des médecins.

Philip Holden n'est pas l'un d'eux.

C'est un millionnaire, du Nevada. Il a des banques, des hôtels, des forages.

Il a lu l'article.

Il n'a pas ri. Il veut en parler.

On se voit ce soir à Reno.

- Cette malette, c'est pour lui ? - Exactement.

De quoi le convaincre.

On en a besoin.

Tu dois rester, Georges.

Elle n'a jamais fait une crise pareille.

J'ai demandé à la clinique d'envoyer une infirmière.

Et elle ne passera pas cette porte.

Je ne veux voir personne. Est-ce clair George ?

Tu essaies de soulager ta conscience.

Si je pouvais annuler ce voyage...

Bien sûr,

Le bateau coulerait sans cet argent.

J'ai toujours gardé à flot la clinique, Susan,

et je continuerai.

Si j'arrêtai, elle coulerait.

Il n'y a pas qu'elle qui sombre.

Tu penses à notre mariage ?

Il n'y en a que pour la clinique.

- N'accuse pas la clinique. - Ce n'est pas elle,

C'est toi que j'accuse. La clinique n'est qu'un prétexte.

Si ça peut te consoler, c'est très bien.

Vous venez d'arriver ?

Il y a deux jours, docteur.

Je vous avais jamais vu.

Je dois vous avertir que ma femme est... particulière.

Essayez de la mettre en confiance, qu'elle vous parle,

entendu ?

La pharmacie est là.

Le Listofel, pour ses crises d'asthme.

C'est très fort.

Faites attention.

Très attention.

Avant de dormir, elle prend vingt gouttes

de Neurosedyl.

Un tranquilisant.

Ne confondez surtout pas les deux.

Lors d'une crise d'asthme, Le Neurosedyl augmente la suffocation.

Je ferai attention, docteur.

Allons faire les présentations.

- Faites preuve de patience. - Vous l'aimez beaucoup.

Bien-sûr.

Allume-moi une cigarette.

- Quand l'as-tu décidé ? - La nuit dernière.

- On aurait pu au moins en parler. - On en a déjà parlé.

Ca n'a servi à rien.

Qu'est-ce qui t'arrive ?

Rien.

Rien de plus qu'avant.

- Je t'accompagne à la gare. - Comme tu veux.

Pourquoi retourner à San Luis Obispo,

vers ton père ?

Je compte y rester.

Larry reprendra l'agence.

Vous en avez déjà discuté ?

Alors c'est réfléchi.

Evidemment. Que puis-je faire d'autre ?

Tu me quittes, ou tu me fuis ?

Te fuir ? Bien sûr que oui.

Je t'aime.

Si je reste, ça continuera.

Tu le veux vraiment ?

Oui, c'est décidé.

Divorcer de Susan est impossible.

Elle est trop malade.

Qui te dit que j'ai envie de me marier ?

Alors si ce n'est pas ça,

Que veux-tu ?

Un homme à moi seule.

Je ne partage pas.

Quittons-nous ici.

Je ne supporte pas ces longs adieux.

Sur les quais.

La direction de San Luis Obispo ?

De l'autre côté !

Merci.

Qu'allons-nous devenir, nous deux ?

Je n'en sais rien.

Je te l'ai dit.

Un jour, je reprendrai ce train,

et tu ne seras pas là.

Non.

Ca va changer.

- Pour vous docteur. - Merci.

Qui est-ce ?

Henri, il veux me joindre d'urgence.

Qu'y a-t-il ?

C'est Susan,

- Elle est morte. - Morte ?

C'est tellement loin, on dirait...

que ça s'est passé dans une autre vie.

L'infirmière m'a dit

- que Susan lui a dit de partir. - Ce n'est pas la première fois.

Elle était bouleversée,

et navrée de ne pas avoir vérifié avant de partir.

Elle va probablement quitter la clinique.

Laisse-nous, George.

Tu cherches quelque chose ?

Un calmant.

J'ai roulé toute la nuit, j'ai les nerfs à vif.

Un calmant ne suffira pas.

Docteur...

Et une libellule ?

Essaie derrière.

Marta le savait peut-être déjà.

Elle m'en aurait parlé avant.

Elle a trouvé les papiers ce matin, dans un tiroir.

Mais pourquoi tu t'inquiètes, George ?

Ca me paraît plutôt une bonne nouvelle.

C'est bien, bébé.

Elle te laisse deux million de dollars.

Bien...

Et tu te plains ?

Tourne un peu.

Les femmes sont imprévisibles.

Tu ne savais pas ? Tourne-toi.

Que je sois l'unique bénéficiaire de son assurance de deux millions,

c'est plus qu'imprévu.

Elle l'a fait, c'est le plus important.

Sois méchante.

Je ne te comprends pas, une somme pareille...

Si c'était moi,

tu permets, je vivrais la grande vie.

La grande vie, l'ami.

La langue.

Tu ne la connaissais pas.

Elle me détestait.

Elle est morte, et moi je suis là.

On ne se parlait pas vraiment.

Quel gachis.

- Elle restait enfermée. - Oui.

On m'a dit qu'elle n'autorisait personne à l'étage.

Marta pouvait monter, pas moi, c'était la règle.

Docteur Dumurrier, le téléphone pour vous.

Merci.

Allô ?

Un moment...

C'est la banque, c'est pour toi.

Ca va, ça n'a plus d'importance.

Docteur Dumurrier.

Vous aurez tout votre argent.

Cette semaine.

J'ai dit que je paierai !

L'assurance encaissée, plus de dettes.

C'est tout de même étrange...

Tu ne savais pas, George ?

Non.

Absolument pas, Henry.

- L'addition. - Tout de suite.

C'était Henry. Je dois aller à la clinique.

Je dois te laisser.

Comment a-t-il su où tu étais ? On l'a décidé ce soir.

C'est vrai. Je lui demanderai.

C'est ça.

Drôle de clinique.

Rassieds-toi, George.

L'endroit doit bien plaire à la police des moeurs.

Je n'ai plus de cigarettes.

on dirait qu'on va bien s'amuser.

Demande-lui son nom.

Pourquoi ?

Par curiosité.

Monica Weston.

Tu la connais ?

Je t'ai posé une question.

Non.

Au téléphone, on m'a dit de regarder derrière...

J'ai regardé, il y avait cette affiche.

Quelle affiche ?

De cette boite, avec elle dessus.

Avec sa photo ?

Oui. Sa ressemblance avec Susan m'a frappé.

Mais son son caractère est à l'opposé.

Oui, c'est surprenant.

Pourquoi être venu seul ?

Ca m'a paru si absurde.

Ca convient ?

Oui.

Du champagne ! J'adore ça !

Vous êtes venu visiter la cité des vices ?

Non.

Nous habitons San Fransisco.

C'est encore mieux.

Vous êtes venus vous dévergonder ou...

trouver le grand frisson ?

Comme ta copine.

Elle est si... féminine.

Ecoutez, si vous voulez qu'on s'amuse un peu,

si ça me va,

dites-moi, je vous dis si je suis d'accord.

Vous ne pensiez pas à ça ?

Non.

Juste boire du champagne avec vous.

Alors buvons.

Quoi ?

Qu'est-ce que j'ai ?

Bien, j'en ai assez.

- Ravi de vous connaître. - Vous êtes vraiment bizarres.

Tu as vu, ses yeux verts ?

Oui, j'ai vu.

Ceux de Susan étaient marrons.

Allô ?

Comment avez-vous eu mon numéro ?

Je l'ai payé.

- 150 $ - C'est le prix.

Que voulez-vous de moi ?

Allons chez toi, je t'expliquerai là-bas.

Ca n'a pas été trop long, j'espère.

Je tiens à faire l'amour en étant élégante.

et simplement.

Tu saisis, juste toi et moi.

Et sans histoires.

Pas de trio ?

Ca dépend du prix.

Regarde tout ça,

Ca coûte cher.

Tu aimes ? Joli, non ?

- On me paie bien. - Je m'en doute bien.

Tu n'as pas l'air d'un gars dans le besoin.

Tu n'a jamais eu de soucis d'argent.

Je peux me payer à peu près tout...

ce qui me passe par la tête.

Tant mieux pour toi.

Comme maintenant.

C'est censé me flatter ?

Les envies inconséquentes peuvent être très agréables.

Ecoute mon cher, Je ne suis pas philosophe.

Explique-toi mieux.

Laisse tomber. Il n'y a rien à expliquer.

Ecoute, bébé arrête de penser.

Déshabille-toi.

Tu es bien silencieux.

Tu ne dis plus un mot.

C'est toujours mieux que trop parler.

Pourquoi ? Ca t'est déconseillé ?

Je n'ai jamais fumé. Je n'aime pas.

les asthmatiques ne doivent pas fumer.

Qui est-ce ? Va voir s'il-te-plaît.

Comme ça ?

Et moi ? Vas-y mon trésor.

Monica, mon trésor, je viens récupérer mes gouttes pour dormir.

- Lesquelles ? - Celles de la semaine dernière.

- Tu n'en as même pas pris. Celles-là, si.

- Tu as pu dormir ? - Oui. Cherche par là.

Regarde, celles-ci ?

Oui.

C'est bien les miennes, merci.

C'est quoi ce type, Monica ?

Je ne comprends pas, ça ne veut pas dire que je suis folle !

C'est moi qui suis fou !

A qui le dis-tu. Il est plutôt muet.

Je le comprends pas, c'est mieux comme ça.

Réponds.

Vas-y !

Allô ?

Allô ?

Bonjour, Monica Weston est-elle là ?

Je voudrais parler à Monica Weston.

Qui est-ce ?

Allô ?

Qui ?

Carol ?

Carol Timmons ?

C'est une erreur.

Oui, je suis bien Monica Weston.

Non, je ne la connais pas.

Idiote.

Carol Timmons.

Jamais entendu parler.

Et Jane Bleeker ?

- Jane qui ? - Bleeker.

Non.

Elle est bonne Larry. Pourquoi j'ai appelé ? Devine.

Pas de devinettes. Tu vas m'expliquer.

D'accord.

Reviens sur la 3.

Je me suis demandé si Susan n'était pas Monica.

Celle-là ça va.

Pourquoi pas ?

Ce n'est pas une explication.

Si.

Imagine-toi te glisser dans la peau de quelqu'un d'autre.

Pourquoi pas celle-là, Larry.

Je t'appelle, sous un nom inventé.

Tu vas forcément dire me connaître, pour ne pas être démasqué.

J'ai essayé avec Monica.

Si ça avait été Susan, elle aurait commis la faute.

Non ?

Peut-être.

A ton tour, George.

Toi aussi tu as couché avec elle pour savoir.

Jane !

Et celle-là ?

Bien, non ?

On la garde.

- Encore mieux. - Non, trop froide.

- Comment ça ? - Je sais pas, on voit pas les yeux.

Attendez ! Celle d'avant.

Tu aimes ?

Un portrait.

Le meilleur est plus bas.

Je la connais.

Je l'ai déjà vue.

SOCIETE D'ASSURANCE

Ca avait l'air d'une fausse piste.

J'ai suivi Dumurrier pendant des jours,

sans rien trouver.

Un type honnête.

Aucun écart.

Et alors ?

Regardez ça.

C'est sa femme, Susan Dumurrier.

- Brigett... - Une photo de quelques années.

Maintenant regardez bien celle-là. Qu'en dites-vous ?

Les cheveux ont changé.

Ses cheveux ont changé de couleur, et alors ?

La blonde n'est pas Mme Dumurrier.

Et elle est vivante.

Son nom est Monica Weston, elle est strip-teaseuse.

On croirait la même.

Non seulement elle est bien vivante,

mais elle et le Dr Dumurrier fricotent.

Drôle de coïncidence.

Je trouve aussi.

Je suspecte

que nos amis de la police penseront pareil.

On y est.

Allez.

Qu'est-ce que je fais ici ?

J'en sais rien, je fais mon boulot.

Les femmes d'abord.

Vous cherchez Monica Weston ?

Oui.

- Qui êtes-vous ? - Police.

Que faites-vous là ?

Qu'est arrivé à Monica ?

Rien, elle va bien.

On lui pose quelques questions.

Pourquoi fouillez-vous chez elle ?

Dites, a-t-elle des problèmes ?

Répondez.

Que puis-je faire ?

Le mieux est de partir.

Je veux savoir.

Dehors.

Dites-moi au moins ce que vous cherchez.

J'aimerais bien le savoir.

Rien de lisible ?

Non, des taches, des gribouillis.

La trois.

Et là ?

Non.

La 5.

Là, un "S" !

Oui, et un "S", un "U", "S", "A", "N".

Susan. Vous les voyez ?

La numéro 6.

Ici, on voit distinctement "Dumurrier".

Susan Dumurrier.

Eteignez.

Mon rapport est prêt.

D'où vient-il ?

De chez Monica Weston, au fond d'un tiroir.

Avec ça, elle prendra cinq ans.

Sûr.

C'est la preuve qu'elle a imité la signature de Susan Dumurrier.

Ce n'est pas ma faute.

Betty m'a dit...

que cette femme était très malade,

qu'elle allait mourir bientôt,

qu'elle avait une maladie incurable.

que ça n'intéressait personne.

A part la compagnie d'assurance.

Et leurs 2 millions de dollars.

Ca fait un bon paquet.

N'est-ce pas ?

Appelez le procureur.

Son contact est une certaine Betty.

Grande, élégante, la quarantaine.

Toujours avec des lunettes noires.

Des vêtements différents à chaque rencontre.

Selon elle, elle portait une perruque.

- Juste Betty, pas de nom ? - Et pas d'adresse.

Elles se parlaient au téléphone, ou en ville.

Et elle lui a versé 20 000 dollars ?

Une fois l'assurance-vie signée de "Susan Dumurrier",

Betty l'a payée,

cash... et a disparu.

Ni vu ni connu.

Et le Dr Dumurrier ?

La mort de sa femme ne profite qu'à lui.

De quoi est-elle morte ?

Une crise d'asthme.

Elle a suffoqué en pleine nuit.

D'autres antécédents ?

Pas que je sache.

Non merci.

Etrange, l'asthme n'est pas mortel,

sauf dans de rares cas.

Le mari devait connaître les traitements, il est docteur.

Quelle ressemblance !

Et vous dites ne pas connaître Monica Weston.

Je vous ai déjà dit où et comment.

Oui, un mystérieux coup de fil, c'est ça ?

Vous n'en croyez rien ?

Sérieusement, docteur,

vous avez prouvé votre grande imagination.

Si j'avais tout inventé,

ce serait une histoire bien meilleure.

Et votre femme,

Pourquoi pas un meutre ?

Pourquoi penser ça ?

Je le crois.

Et le procureur aussi.

Désolé, mais nous devons exhumer votre femme.

Désolé Mlle, mais ma loi l'oblige.

C'est elle... Laissez-là reposer en paix.

Et bien ?

Toutes ces substances chimiques tueraient un cheval,

provoquant une asphyxie.

Quand Betty vous a dit

que Mme Dumurrier allait bientôt mourir,

vous l'avez crue ?

Vous n'avez pas pensé à une machination...

pour la tuer ?

Sachez que la justice traite les complices et les meurtier de la même manière.

Mme Dummurrier est morte empoisonnée.

Et je vous crois impliquée.

Si vous collaborez, ça vous sera favorable lors du procès.

Vous êtes prévenue.

J'ai déjà tout dit.

Je ne vous crois pas.

Votre histoire ne tient pas.

Si cette Betty était l'intermédiaire de Dumurrier,

pourquoi vous êtes-vous rencontrés, au Roaring 20's ?

Vous croyez que je suis son complice, et que Betty n'existe pas.

Exactement.

D'accord.

Je vais tout vous dire.

Vous apprendrez à mieux fouiller.

On nous a pas dit de tout démonter.

Il fallait le dire ?

Apportez ça au labo, ça nous aidera.

Ok, on fait comme tu veux.

Bien...

Parfait. Quelle photo ?

Celle que George a vue au studio.

Il disait connaître la fille.

- Jolie pose. - On doit la trouver.

Qui ?

Cette fille, elle n'est pas mannequin.

Tu l'as trouvée où ?

La pute ?

Pause, bébé !

Elle faisait un numéro dans un club,

elle tapinait un peu.

Il y a un an.

Elle était dans la maison la nuit où sa femme est morte.

Il s'en souvient.

L'infirmière.

Entendu...

Oui...

Un chien...

Sgt Rodrigues ?

Je veux payer la caution de Mlle Weston.

Elle vient de sortir.

Un journal dans sa gueule ?

- On peut retrouver le chien, pas le journal. - Qui a payé ?

- Quel est le problème ?

- Madame, peu importe le sexe du chien. - Sergent !

Sergent,

une caution de 3000 $,

Ca a été très compliqué...

de réunir cet argent.

Vous devriez être content.

J'entends, oui.

Oui Mme, rappelez toutes les dix minutes.

Toutes les patrouilles de la ville partent le chercher.

Le restaurant "Belle Epoque",

142, Boulevard Saint Germain.

Je rappellerai.

Benjamin, tu es un vilain garçon.

Un amant français ?

Ne recommence pas.

J'ai assez d'ennuis, merci.

Si tu savais.

Je viens du commissariat. J'étais venu payer.

Benjamin...

Qu'est-ce qui t'as pris ? Tu t'es ruiné.

C'est ton amant, je le sais.

Oui, c'est vrai.

Un amant qui m'aime plus que toi.

Une femme.

Moi.

C'est une grosse somme, 3000 $.

Je suis riche.

Que veux-tu savoir ?

Benjamin, je suis désolé.

Il vaut mieux ne plus se voir.

Je ne veux pas.

C'est trop tard pour moi.

Pas pour moi.

J'en ai assez de ta jalousie.

Je ne le suis pas.

Tu peux avoir plein d'amants.

Mais avec un seul, je suis fini.

Ca aurait fini tôt ou tard.

Pas nous.

Ce ne finira pas, je ne veux qu'un peu de toi.

Être là...

avec toi.

De temps en temps, quand tu veux.

C'est beaucoup pour moi.

Tu ne peux pas refuser.

C'est fini avec ma femme.

Et sinon, tu me tues ?

Oui...

Je te tue.

Si tu t'en allais ?

Monica...

Va t'en !

Alors ?

Et bien,

- Pas mal. - Merci.

Jane ! On est prêts !

Viens, on est prêts !

C'est mon associée.

Elle est chouette, elle adore installer.

Elle va faire tes photos.

La voilà.

T'en pense quoi ?

Bien.

Je vais le faire.

Les filles, je vais mater un Mickey Mouse.

Vous ne me reconnaissez pas ?

Si, évidemment.

Vous étiez plus bavarde au Roaring 20's.

Appelez-moi Jane.

Ca fait partie du métier, Jane.

Part-il à chaque fois se regarder un Mickey Mouse ?

Non, seulement quand je lui demande.

Je suis bien ?

C'est parfait.

Et si je coupais les projecteurs ?

Il m'a dit que j'étais là seulement pour poser.

Sais-tu faire plus que poser ?

C'est plus cher.

Très bien, chérie.

- J'éteins si ça te dérange. - Pourquoi ça me dérangerait ?

Qui est-ce ?

Une danseuse acrobatique, Elizabeth O'Neill.

Tu la connais en tant que Liz,

comme ses amis l'appellent.

Vous étiez amies.

- Je ne la connais pas. - Vous avez travaillé au même club,

en septembre, au Carol Doda's.

On le sait.

Et on a une idée du reste.

Le reste ?

Une rumeur...

entendue au club par un ami.

Que veux-tu ?

La rencontrer.

Elle a quitté San Fransisco.

Si tu sais où elle est, tu dois me le dire.

C'est ça que tu veux ?

Plus que tout.

J'en paierai le prix que tu veux.

Vous aviez tout préparé.

Moi qui croyais que les journaux brodaient

cette histoire de conspiration.

Beaucoup de choses sur moi sont vraies, sauf une :

Je n'ai pas tué ma femme.

Pour le prouver, je dois retrouver Elizabeth O'Neill.

- Elle ne sait rien. - Si, et tu le sais très bien.

Tu en sais plus que ce que tu as dit à la police.

J'ai tout dit.

Tu ne te doutes pas à quel point...

A l'étage.

On l'a trouvée.

Elizabeth O'Neill, danseuse acrobatique,

et infirmière...

Vous ne me croyez pas.

Montrez sa photo à ma belle-soeur, ou à la clinique.

Ils la reconnaitrons.

Cette infirmière a peut-être bien empoisonné votre femme

en votre absence.

Mais vous aurez du mal à convaincre un jury

que vous n'y êtes pour rien.

Vous en êtes convaincu vous aussi.

Les trois femmes impliquées dans cette affaire

Betty, Monica,

et maintenant cette infirmière-danseuse,

n'ont aucun mobile...

Vous, si...

Vous êtes l'unique bénéficiaire de l'assurance-vie, c'est un bien beau mobile.

Ca ne prouve pas que je l'ai tuée !

C'est vrai.

Mais dites-moi,

céder à un chantage ne ressemble-til pas à une confession ?

- Un chantage ? - Oui.

Mlle Weston a avoué pourquoi...

elle vous avait demandé au téléphone de venir au club.

Non !

- Ce n'était pas elle ! - C'était Monica Weston.

Et vous avez accouru.

Et vous lui versiez 10,000 $ le lendemain.

Je ne lui ai jamais rien donné.

On l'a retrouvé, docteur,

dans cette enveloppe.

Avec des empreintes qu'on analyse en cemoment même.

Si ce sont les vôtres,

Vous êtes bon pour la chambre à gaz, doc.

Cette poule est la solution à toute l'enquête.

- Si elle n'est n'a pas été tuée. - Vous êtes sérieux ?

Très sérieux.

C'est ouvert.

Non, c'est pas possible...

Elle ne peut pas me laisser.

Elle peut pas...

Je vais les retrouver, je vais...

Elle a dû laisser...

- M. Benjamin... - Quelque part...

M. Benjamin.

Laissez-moi là.

Je dois chercher encore.

Vous ne pouvez pas faire ça, rendez-moi les clefs.

- Les clefs ? - Oui.

On l'embarque ?

Il dira qu'elle a ruiné sa vie, rien de plus.

De quoi faire une belle histoire.

Si elle s'est enfuie, il faut prévenir le FBI.

Interpol, s'il le faut.

- Je cherche le couloir de la mort. - Votre nom ?

Dumurrier.

Vous n'avez pas de bobine, de caméra, de micro ? - Non.

- Très bien. - Merci.

Au bout de la cour.

On peut rester seuls quelques minutes.

Deux frères ont le droit de se parler en privé.

Au moins...

Il y aurait trop à dire...

Jane s'en sortira.

Et je n'ai pas d'enfants, heureusement.

Je sais.

Ta vie, c'était la clinique.

Personne ne se sent capable de continuer.

Non.

En fait,

je vais la vendre pour payer les dettes.

Mais toute la somme ne sera pas utilisée pour les rembourser.

La vente devrait rapporter gros...

C'est le million que tu as versé qui paiera l'essentiel.

Ce remboursement, je le paye de ma vie !

Je sais que tu es innocent.

Mais tu vas quand même mourir.

Et la clinique avec toi.

Personne n'avait pensé à ça.

Ils sont persuadés que tu es le coupable

à cause de l'assurance-vie.

Personne n'a pensé aux avantages que m'apporterait ta mort.

Moi,

ton frère,

et héritier.

Te tuer moi-même était bien trop risqué.

J'ai fait en sorte que l'Etat le fasse.

Henry...

Que racontes-tu ?

Tu ne comprends toujours pas, George ?

C'est moi, ton frère, qui t'envoie la chambre à gaz.

Toi...

Tu as tué Susan.

Personne ne l'a tuée.

Elle est en vie.

Elle est en meilleure forme que toi et moi.

Bien mieux que toi demain matin.

Calme-toi, George.

Calme-toi...

Rassied-toi pour entendre la suite.

Sinon, je vais devoir dire que tu deviens hystérique.

Mais j'ai vu le corps de Susan.

Je l'ai vue...

Souviens-toi bien, combien te temps est-tu resté dans la chambre ?

Tu étais si fatigué, tu craignais l'insomnie.

Tu as cherché un calmant.

Je t'ai donné un somnifère à la place.

Bien-sûr, il fallait un autre corps pour remplacer Susan.

Personne ne remarqua la disparition d'Elizabeth O'Neill.

Pour l'employé de la morgue, c'était le corps de Susan.

Et lors de l'exhumation,

Son visage était décomposé.

Martha savait aussi...

Martha aurait tout fait pour Susan.

Elle ne t'as jamais aimée.

Vois-tu, tu ne le savais pas mais,

ta femme et moi étions amants,

depuis des années.

Pourquoi tant d'efforts pour te t'éliminer ?

Vois-tu,

Cette histoire ne pouvait se résoudre

par un simple divorce.

Il a fallu qu'on attende en secret très longtemps.

Depuis que Dumurrier-père...

a donné la clinique à toi.

J'ai dû ronger mon frein.

Je n'allais pas commencer une vie nouvelle sans l'argent qui me revennait.

Tu connais Susan.

L'argent fait son bonheur.

Il a entraîné nous-deux dans cette clinique, ça a causé ta perte.

Je l'aime depuis toujours, George.

Mais elle t'a choisi ton argent.

Comprends-tu pourquoi je te hais ?

Ce n'est pas de la haine,

c'est de la démence.

Une démence éclairée !

Tu admettras que notre plan était parfait.

Chaque détail était préparé,

exécuté à la perfection.

Monica Weston a été facile à créer.

Susan est habile.

Les strip-teaseuses vont et viennent,

un mois ici, un mois là,

idéal pour faire apparaître une certaine Monica.

Elle a eu une jolie réputation dans San Fransisco.

Elle proposait son numéro de "Betty la strip-teaseuse !"

Qu'elle a inventé.

Monica l'a parfaitement éxécuté.

Tout le monde n'y a vu que du feu.

Et ses crises d'asthme ?

Elle t'a trompé sans difficulté tu n'as jamais été bon docteur...

Voilà pourquoi elle s'enfermait dans sa chambre.

Tout était prévu, même la signature sur le sous-main

Et l'enveloppe avec tes empreintes,

c'était la touche finale.

Je te l'ai dit, je te déteste, George.

A tel point que je tenais à ce que tu ailles à la chambre à gaz

en sachant qui t'y a envoyé.

Tu crois que je vais me laisser faire ?

Certainement pas !

On l'a aussi prévu.

tu gagneras sûrement 24 heures de sursis avant l'exécution

qui prolongeront ton agonie.

Ton avocat va remuer ciel et terre,

tu vas reprendre espoir,

et tu perdras à nouveau.

Tes agissements passés ont éveillé chez beaucoup une...

imagination débridée.

Toute la Californie est au courant de tes promesses de transplantations cardiaques,

inventées pour faire connaître la clinique.

Personne ne croira à cette nouvelle histoire pour sauver ta vie.

Tu es fini, George.

Nous n'avons pas encore tous les détails, on vient d'apprendre

que l'avocat du docteur Dumurrier a obtenu un sursis de 24 heures.

Les commentateurs expliquent que ces reports

sont courants avant les exécutions.

L'affaire Dumurrier tient le pays en haleine depuis longtemps.

Après l'annonce du verdic de peine de mort par gazage,

des groupes de pression contre la peine capitale ont réagi.

Durant ces 24 heures, le gouvernement étudiera les nouveaux éléments apportés par la défense.

Si elle sont retenues, il y aura un nouveau procès.

Sinon, l'exécution aura lieu demain, à dix heures.

Un avocat qui veut refaire l'affaire Chessman.

Vous êtes le sécialiste de ce genre d'affaires.

Pour vous l'Etat de Californie

doit maintenir M. Dummurier en vie,

dépenser beaucoup d'argent,

et agir contre l'opinion pulbique en cherchant

cette Monica Weston, pour voir si elle a les yeux verts ou marrons.

- C'est bien ça ? - Oui.

Je veux prouver la culpabilité d'Henry Dumurrier.

Si c'est la cas, comment le prouvera-t-on ?

Supposons que soit vrai,

Croyez-vous qu'il avouera ?

Non, il dira que son frère est fou.

Ou qu'il essaie par tous les moyens de sauver sa vie.

Excactement.

Et coupable ou non, qu'arrivera-t-il à la cour ?

Alors pourquoi est-il introuvable ?

Pour entretenir le doute.

Et si c'était une idée des deux frères ?

Ce serait sans risque.

Il sauve son frère en restant tranquillement caché.

Et pourquoi pas Henry ?

Peut-être.

Mais ça ressemble plus à une des manoeuvres de George Dumurrier.

Une manoeuvre dangereuse et cynique.

Une de plus pour l'opinion publique, j'en ai peur.

Pour vous, les rôles sont inversés.

L'accusé est innocent, et la victime coupable.

Si on le déclare officiellement,

on pourrait être accusés de diffamation envers la victime.

C'est inévitable, c'est pour ça qu'il faut enquêter.

Les preuves,

apportez-les.

La police est à votre écoute pendant ces 24 heures.

On ne peut faire plus.

Vous étiez dans la pièce,

et elle y était ?

Quand Mlle Martha est montée,

on a entendu parler.

Je refuse de répondre.

Je ne salirai pas la mémoire de ma soeur.

Avez-vous vraiment vu Mme Dumurrier morte ?

- L'avez-vous mise dans le cercueil ? - Je l'ai fait.

- Vous n'avez rien remarqué ? - Remarqué quoi ?

Ce que j'en sais.

Un détail, n'importe quoi !

Des nouvelles ?

Qui voulez-vous cette nuit ?

- Ca veut dire... - Non, rien de certain.

Ce sont les règles de la prison, vous pouvez choisir les gardes que vous voulez,

je vous écoute.

On ne descend pas tout de suite.

La police continue l'enquête.

Je ne peux rien affirmer.

Et en voyant le corps ?

Les photos ne suffisent pas.

Pour l'identifier, il faut trouver ses empreintes dentaires.

Elle a dû consulter des dentistes.

Et vous pourrez l'identifier à coup sûr ?

Les dents restent en place des années.

Apportez- moi le corps et un moulage dentaire, je vous dirai si c'est la même personne.

Une seconde exhumation va avoir lieu

sur demande de la défense.

- Quelles sont les raisons... - Rien à jouter.

Merci.

Prévenez que l'empreinte est prête.

Gardez espoir, George.

L'espoir, c'est pire.

La rumeur dit qu'il y a de bonnes nouvelles.

C'est difficile mais il faut s'accrocher.

Alors ?

La dentition est la même.

C'est impossible !

Navré. Voici le moulage du cadavre...

et la dentition archivée.

Ca vient de la clinique Dumurrier !

Rien de surprenant pour la femme du directeur.

Et si...

Assez, ne me faites pas croire qu'Henry Dumurrier a pensé à falsifier ça aussi.

Arthur,

Croyez-vous en George ?

J'ai fait tout mon possible.

Ce que je crois, n'a pas d'importance.

Qu'as-tu mis dans mon verre, Harry ?

Aidez-moi.

Avec ça elle va dormir.

Quelle heure est-il ?

Ma montre s'est arrêtée.

Donald Grant, depuis la prison de San Quentin.

Je me trouve dans la chambre à gaz.

A 10h30, il y a une heure,

le docteur George Dumurrier a été conduit ici,

les bras et les jambes ligotés à une de ces chaises.

après quoi la porte s'est refermée en tournant cette roue.

Et ce téléphone

est en ligne directe avec le bureau du gouverneur à Sacramento.

Il peut suspendre l'excécution jusqu'à la dernière minute.

Comme vous le savez, il a concédé au docteur Dumurrier

un sursis de 24 heures.

Son avocat Arthur Mitchell l'a demandé

en déclarant qu'il disposait d'éléments nouveaux.

Elles se sont révélées insuffisantes,

et sont considérées comme une ultime ruse de George Dumurrier.

Monica...

Les faits se sont produits à Paris, vers 9h00.

A 02h00 chez nous.

Huit heures avant l'exécution du docteur Dumurrier.

Un délai où des décisions cruciales ont été prises.

Un telex de la sureté française est arrivé tôt ce matin,

où il est écrit : "Paris, le 2 février 1969."

"Ce jour, 2 février 1969, ont été tués

deux citoyens états-uniens,

de San Francisco, Etat de Californie."

"Un homme, docteur Henry Dumurrier."

Une femme, identité incertaine."

"L'assasin : Benjamin Wormser, originaire lui aussi de San Francisco,

déclare que la femme se nomme Monica Weston."

Passeport, numéro 109356,

établi au nom de Susan Dumurrier."

La police de San Francisco a reçu ce message peu avant 10h00.

Et à 10h00 précises,

Les yeux étaient rivés sur ce levier, qui allait libérer le gaz mortel,

quand le téléphone retentit,

et le Docteur George Dumurrier libéré.

Donald Grant, depuis la prison de San Quentin, pour KBDS radio.

Traduction : PHIDIAS

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