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...
Thème léger
...
-J'en peux plus de nos séances, docteur, on n'avance pas.
- Mais si, on avance. - J'ai l'impression de reculer.
- Je vous prends au mot : reculez. - Pour mieux sauter, hein ?
- Vous n'allez pas sauter, Damien. - Tu vas voir, docteur !
-Vous n'y croyez pas vous-mĂŞme. Ecoutez-moi.
-Les pompiers sont lĂ .
-Pourquoi les avoir appelés ?
Ca fait six fois. C'est un chantage affectif.
- Il simule ? - J'ai pas dit ça, Flavie.
-Je simule ? Adieu, docteur.
-Non, non, non ! Cris d'effroi
-Levez les yeux !
-Bon, j'ai compris, je me suis trompé,
mais je crois que j'ai enfin une solution pour vous.
- Ouais ? - Oui, oui.
Donnez-moi la main et on va rentrer. Flavie, sécurisez-moi.
Votre main.
Donnez la main, voilĂ .
Tirez, Flavie, tirez !
-Pousse-toi.
-LĂ , c'est bon.
Merci, c'est réglé.
-Six fois en trois mois, c'est beaucoup.
-Ca ne se reproduira plus.
Merci.
-Il fallait
me laisser sauter !
-Vous ne l'auriez pas fait. Allongez-vous.
C'est la sixième fois et vous n'êtes jamais passé à l'acte.
-Vous me croyez pas.
-Mais si, je vous crois.
-Non.
-Je crois que vous ĂŞtes hypocondriaque, claustrophobe.
Vous avez la phobie des oiseaux et puis ce côté autodestructeur
est une réponse inconsciente à la question :
"Comment me faire aimer par l'autre ?"
-Et elle est oĂą la solution dans tout votre charabia ?
-Déjà , elle consiste à arrêter nos séances.
-Hein !?
-Oui.
- Vous m'abandonnez ? - Pas du tout, non.
Je compte vous revoir. - Ah ouais ?
Quand ça ?
-Quand vous aurez trouvé l'amour.
Jung a dit
une chose très pertinente :
"L'amour est la rencontre de deux névroses."
Alors, cette femme, cette âme soeur,
névrosée comme vous, existe quelque part.
La roue va tourner, Damien, dans le bon sens.
-Et si je la trouve pas ?
-Ah, il faut... Sonnerie
Un instant.
...
Voilà , la séance est terminée.
-Trop facile, docteur.
Je vais vous dire, vous n'allez pas me manquer !
-Voilà , c'est le début
de la reconstruction. - C'est ça.
Au revoir, Flavie. Je vais me reconstruire !
Thème léger
...
-C'est ça, le problème avec vous, Damien.
...
Phobie des oiseaux, claustrophobie,
hypocondrie.
Trouvez l'amour.
Une femme à la hauteur de vos espérances.
L'amour est la rencontre de deux névroses
Cette femme existe quelque part.
La roue tourne, Damien, tourne quelque part.
Somewhere, somewhere...
...
Débarrassés, Flavie !
On est débarrassés !
Déba... Pardon, ma réaction n'est pas très orthodoxe.
Mais on se comprend, non ?
-Mais quel boulet !
J'ai souffert aujourd'hui.
-Attention, ça reste un malade.
-Il n'a pas payé les 4 dernières séances.
- Ah bon ? - Les 4 dernières,
il a pas payé.
-Ce sera le prix de notre tranquillité, on va s'asseoir dessus.
Avec la dernière séance, ça fait 5. - Tout à fait.
-Ah, merde, merde.
"Faith", George Michael
-Well, I guess it would be nice
if I could touch your body
I know not everybody has got a body like you
But I gotta think twice
before I give my heart away
And I know all the games you play
because I play them too
But I need some time off
from that emotion
Time to pick my heart up off the floor
Oh, when that love comes down
without devotion
Well it takes a strong man, baby But I'm showin' you the door
Cause I gotta have faith
I gotta have faith
Because I gotta have faith, faith, faith
I gotta have faith, faith, faith
-Smash !
-Putain de merde !
-30-40, balle de match.
-On connaît le score !
Gueule pas ! - Concentre-toi, joue !
-Service !
Faute ! Il rit.
Deuxième service. - Merci, on sait.
-On y arrive.
-Mais ferme-la !
-J'avance, ça va le déconcentrer.
Je le savais !
Jeu, set et match !
Rétamés, on vous a rétamés.
-Chier, chier, et merde !
-Franck, tu sais toujours pas gérer la défaite ?
Tu devrais venir sur mon divan
pour en parler.
Entre collègues.
-15 ans de thérapie à 180 balles la séance ? Merci.
Je préfère racheter une raquette.
-Elles sont à combien tes séances d'hypnose ?
- 110 euros, docteur. - C'est cher
pour une méthode dont les résultats sont plus qu'aléatoires.
-C'est bon, recommencez pas.
-On a de bons résultats et en très peu de temps.
- D'accord. - Mais la psychanalyse,
c'est long, donc ça rapporte.
Portable -Allô, chérie ?
Tu as une petite voix, ma fille.
-Râlez pas, les losers.
-Et n'oubliez pas, dans deux semaines, la fĂŞte Ă Thonon !
-On travaille le développé, pointe en avant !
Le port de tĂŞte.
Je suis un petit cheval, je gratte le sol.
Georgia, pointe en avant.
On remonte.
Musique classique au piano
Il frappe au carreau.
(J'arrive.)
-Comment ça, tu viens toute seule ? C'est dommage.
Ta mère sera déçue.
-A chaque fois que je t'ai présenté quelqu'un, tu l'as analysé.
Nathan était maniacodépressif, Mathieu pervers narcissique,
Thomas, schizophrène. - Des petites tendances.
Bon, c'est maladroit.
Déformation professionnelle.
Ca ne se reproduira plus, promis.
- Je demande Ă voir. - C'est tout vu, Alice.
Aie confiance, chérie.
Fais comme tu veux. - Oui.
-Mais ce sont
nos 30 ans de mariage et tu es notre fille unique.
Ca serait un beau cadeau.
Mais pour l'instant, c'est un non. - Non.
-C'est un non, très bien.
Bon, c'est un non.
-Non !
Pas ce regard. - Mais j'ai rien fait.
Simplement, ça fait longtemps que tu ne nous as plus présenté personne.
J'attends pour lui dire ?
Non, je lui dis.
♪ Vous êtes sur le portable du Dr Béranger.
♪ Laissez-moi un message.
♪ -Coucou, papa. Bon, tu as gagné.
♪ Tu peux dire à maman que je viens avec mon cadeau.
♪ On sera à la gare à 14h. Bisou.
-Une merveille.
Quelqu'un joue un air au piano.
...
- Quérida, ton café. - Merci, chouchou.
-Tu vas voir,
ça n'a rien à voir avec du café en capsule.
-Je suis ravie qu'Alice vienne
avec son chéri. - Moi aussi.
-Il s'appelle comment ?
-Je ne lui ai pas demandé.
Elle aurait trouvé ça trop intrusif.
-Tu as raison, tu as bien fait.
Tu fais des progrès.
Essaye de tenir jusqu'Ă la fin du week-end.
- Aucun problème, aie confiance. - Tu es sûr ?
-Mais aie confiance.
- Mes parents vont t'adorer, sûre. - Ah oui, tu crois ?
-Tu es beau, tu es drĂ´le, tu fais de beaux tatouages.
-Merci, sympa.
-Et tu as une super belle voix.
-Une belle voix ? Tu te fous de ma gueule ?
-Oui. Mais c'est ce que va dire ma mère, elle est prof de chant.
♪ -Mesdames et messieurs,
♪ nous arrivons à Thonon-les-Bains. - On y est !
♪ -Le TGV 7446 rentre en gare voie B.
♪ Eloignez-vous de la bordure du quai.
-C'est Cathy et Jean
qui viennent nous chercher, ils gardent la maison.
Et il y aura Antoine. - C'est qui ?
-Leur fils. Il est amoureux de moi.
-S'il dit un mot de travers, je lui explose la tronche.
-Il dira rien, il est...
Il dira rien, il est sourd.
Et hyper émotif. - C'est-à -dire ?
Il a des réactions imprévisibles.
-T'inquiète, je travaille avec des détenus.
Et il y en a un qui m'a appris la langue des signes.
- Ah bon ? - Oui.
- Ca veut dire ? - "Toi et moi, unis pour la vie."
- C'est trop mignon. - Il m'adorait, ce détenu.
-Antoine !
Un ami, Damien.
Il parle la langue des signes.
- Un petit peu. - Il signe.
-Il parle trop vite.
-Allons-y, suivez-moi. C'est par lĂ .
-Ca va, Antoine ?
Thème jazzy
...
Regarde, les bateaux Ă vapeur.
Je les prenais
quand j'étais petite.
-Oui, voilà , c'est ça.
Ah !
-Regarde la route !
- ArrĂŞte ! - Oh !
-Non, non, non !
-Je sais pas ce qui l'a contrarié, mais évitons une autre crise.
Attendez-moi au bar.
Il pourrait vous jeter par-dessus bord.
Il l'a déjà fait. - Mes anxios...
- Vos quoi ? - Non, rien.
- A tout de suite, encore désolé. - Ouais.
Pas autant que moi.
Thème guilleret
-Génial, chéri, ils arrivent !
Les voilĂ !
...
Bah... elle est venue toute seule ?
-Il est oĂą ? Je ne le vois pas.
-Docteur, Antoine a fait une crise de jalousie dans la voiture.
Il a agressé l'ami de votre fille. - Il est blessé ?
-Il lui a cogné la tête contre la vitre.
-Ah, quand mĂŞme.
Je m'en occupe, je vais le chercher. - Je t'accompagne.
-Non !
-Ne t'inquiète pas.
- Il a un bombers rouge. - Un quoi ?
-Un bombers rouge.
♪ Musique blues rock
-Comment vas-tu ?
-Ah, Dr Béranger, vous tombez bien, un client fait une crise d'angoisse.
-Je suis pas
venu pour ça. - Oui, mais il va pas bien.
- Bon, il est oĂą ? - Il est lĂ .
Il récupère.
- Le monsieur avec le linge ? - Oui.
-Monsieur ?
Vous avez un petit souci ?
Oh, la vache !
-Dr Béranger ?
-La vache !
- Dr Béranger ? - Damien.
Mais que foutez-vous lĂ ?
-C'est incroyable ! Vous allez être fier de moi, je suis guéri.
J'ai rencontré mon âme soeur et on va se marier.
-C'est Ă vous ce blouson rouge ?
-Oui, c'est Ă moi.
-Vraiment ?
-Oui, il y a un problème ?
- Vous allez épouser ma fille ? - Hein ? Non.
Non, ma fiancée à moi, elle s'appelle Alice.
-Ma fille aussi.
-Ah, ce serait drĂ´le.
-Non, pas vraiment.
-Non, mais elle s'appelle Alice Buarqué.
-"Buarqué", c'est le nom de jeune fille de sa mère.
- Mes anxios... - Non, mais ça va.
On va arranger ça. Hervé, tu me prêtes
ta voiture ?
Ah !
Hervé, ta bagnole !
-VoilĂ !
Tu fais gaffe. - Vous, suivez-moi.
-J'aime bien votre look, vous ĂŞtes cool.
Pas comme au cabinet.
-Je suis en vacances, je reçois rarement des patients en vacances.
Je vous ramène à la gare, vous rentrez chez vous.
Le plus loin possible de chez nous.
Un portable sonne. VoilĂ .
-Allô ? ♪ -Amour, vous êtes sur le bateau ?
-Non, dans la voiture.
-Passez-la-moi. Allô ? ♪ -Papa ?
♪ Je comprends pas, vous êtes où ?
-On est en voiture, Hervé nous a gentiment prêté sa Méhari.
♪ -Pour quoi faire ? - Pour aller au bateau.
♪ -Mais c'est à côté. - Oui.
C'est pour éviter que Damien fasse un malaise.
Mais il va bien, t'inquiète pas. ♪ -Papa, tu fais attention à lui.
-On arrive, chérie.
Bon, on va prendre le bateau. - Je me tiens oĂą ?
Choc
-Oh ! Mais pourquoi il fout son pirate
en plein milieu, ce gland !?
Oh, pourquoi je m'énerve ?
Calme-toi, calme-toi.
Calme-toi.
-Merde, vous auriez pu faire gaffe Ă mon pirate, docteur.
-Il tombera pas plus bas.
Thème romantique
...
-Docteur, évitez de dire à Alice que vous avez été mon psy.
Il coupe les gaz.
-Vous n'auriez pas dû lui cacher votre problématique.
Votre cas est sérieux.
-Je suis en train de m'en sortir. Ne lui dites rien.
-Vous me prenez pour qui ? Secret médical oblige.
On va faire autrement.
Vous avez la journée pour lui dire la vérité et lui laisser le temps
de réfléchir avant qu'elle ne vous dise "oui".
Compris ?
- J'ai mal au coeur. - Oui, ça tangue.
On va accélérer, ça ira mieux.
Tenez-vous. - J'ai le mal de mer.
-Mais vous n'avez pas le mal de lac ? Sinon, je le rajoute Ă votre dossier.
Chérie, je m'occupe de l'arrière, aide ton ami.
- Oh ! - Il a foutu en l'air mes coussins.
-Bonjour.
Vous amenez le soleil.
-Damien Leroy. Enchanté.
-Paloma Buarqué-Béranger.
-Merci de me recevoir, c'est gentil.
-Vous avez un beau timbre de voix.
-Ne restons pas lĂ .
On risque l'insolation et c'est bourré de moucherons.
C'est hallucinant. - Tu as une belle voix, tu vois ?
-En tout cas, l'endroit est sublime.
-Merci, c'est adorable.
-On va voir ma chambre.
- Pourquoi ? - Ben...
-Un problème ?
-Pas du tout, bonne idée, la chambre.
Toutes les chambres. - Laisse-la.
-Il y a aussi le garage, c'est très sympa.
-Ca va ?
- Hm. - Tu es tout bizarre.
-Non, pas du tout. Je suis hyper détente, là .
-Tu les trouves comment ?
-Qui ça ?
-Ben, mes parents. Tu les trouves sympas ?
-Oui, ta mère est adorable.
-Et mon père ?
-Ton père, je...
Oui, oui.
-J'ai une urgence téléphonique
avec un patient, je reviens. - Attends, dis-moi.
Comment tu le trouves ? - Qui ?
-Ben, qui... Damien.
-Ah, oh... Pff !
Ni bien ni mal.
J'évite d'avoir un avis tranché. - Oui, tu as raison.
-Je vais te dire, il me fait un peu penser Ă Sacha,
le super pote d'Alice.
-Mais il est gay, Sacha.
-Il est gay ?
-Mais bien sûr.
-Allez.
-Chéri, j'ai l'impression qu'on va passer un bon week-end.
-Oui.
Je crois.
-On se fait un petit quicky ?
Je suis bouillante.
-Putain, tu me chauffes.
Putain, ton père. - Excusez-moi.
Le thé est prêt.
Un portable sonne.
-Oui, docteur ?
♪ -Flavie, vous pouvez
m'envoyer de toute urgence le dossier DL35.
Le patient Damien Leroy.
-Il est revenu ? J'ai pas noté de rendez-vous.
-Je sais bien, mais il est ici. Il est chez moi.
-J'appelle les pompiers de Thonon.
-Non, je gère, ça va.
- Papa fait quoi ? - Il discute avec un patient.
Il peut pas s'empĂŞcher. - Ca pouvait pas attendre ?
-Un patient suicidaire.
Il a de ces cas. - Ca doit pas ĂŞtre simple.
-Surtout pour nous.
Je m'en occupe. - Merci, chérie.
-Et sinon, Damien, vous faites quoi dans la vie ?
-Je suis prof de théâtre, j'anime des ateliers en milieu carcéral.
C'est surtout de l'improvisation.
-De l'improvisation ? Waouh !
Original. - Hm.
-Ca vient d'arriver, merci, Flavie.
Phobie sociale.
Peur du noir, peur de l'échec.
C'est un cumulard. Qu'est-ce qu'elle lui trouve ?
♪ Dites-le-moi, Flavie.
Qu'est-ce qu'elle lui trouve ?
-Dites-le Ă votre fille, docteur.
-Le secret médical. Vous voulez qu'on ferme ?
-Je sais, vous avez raison. ♪ -Attendez, c'est quoi, ça ?
"Phobie des oiseaux". Ah, j'avais oublié, ça.
♪ Intéressant, merci.
-Et le cabaret que tu as monté à Fleury-Mérogis ?
-Un cabaret ?
-Oui, enfin, un cabaret moderne.
J'ai proposé un spectacle autour des chansons de George Michael.
J'adore ce mec. - Moi aussi.
D'ailleurs,
c'est une bonne idée, George Michael, pour ma chorale.
-Une excellente idée.
C'est entraînant.
Les gens adhèrent.
-On va chanter ça.
Vous savez chanter ?
-Oui.
Il chante faux. Oh, but I need some time off
for that emotion
Time to pick my heart up off the floor
-OH, WHEN THAT LOVE COMES DOWN WITHOUT DEVOTION
WELL, IT TAKES A STRONG MAN, BABY
BUT I'M SHOWIN' YOU THE DOOR
CAUSE I GOTTA HAVE FAITH
I GOT TO HAVE FAITH, FAITH, FAITH
-Baby !
- Tu es lĂ ? - Damien,
Alice maîtrise très bien aussi le chant des oiseaux.
-Pitié.
-C'était sa passion, petite.
-Ne t'y mets pas.
-On a mĂŞme une collection
d'appeaux.
Ils sont tous fabriqués à la main.
Ils émettent
les sons de chacune des espèces, elle est imbattable là -dessus.
Roucoulement -Je l'ai, je l'ai.
-La tourterelle.
Celui-lĂ est amusant.
Pépiements
-Le merle. Le bec jaune.
Et celui-lĂ .
Un peu plus pointu.
...
-Je l'adore.
...
- La poule d'eau ! - Mais oui !
-Et celui-lĂ ?
-Pas celui-lĂ .
C'est l'appeau de reproduction des mouettes, ça les rend
très agressives.
Attendez.
-Quoi ?
-On va faire une petite expérience.
C'est magique.
Chérie, tu vas filmer, ça fera un beau souvenir. Suivez-moi.
- Venez. - Vous allez être épaté.
-Chouchou, quel mystère.
-Allez-y.
Tendez le bras, la main en extension. Tu filmes, chérie ?
- Oui. - C'est parti.
Pépiements
...
Un oiseau répond.
-Oh.
- Le voilĂ . - Le voilĂ .
...
Waouh... - Magnifique.
Un chardonneret élégant.
C'est une espèce en voie de disparition.
-C'est exceptionnel.
Exceptionnel.
C'est merveilleux, Damien.
-Enfoiré !
-Qu'est-ce qui vous prend ?
Mais ça va pas !?
Hurlements
...
Mais arrêtez ça ! Ah, le porc ! Ah, le porc !
-Désolé.
-C'est infect, infect !
Pépiements
...
-Oh, ça va.
Il était juste sonné. - C'est résistant.
-Et toi, tu te sens mieux ?
- Elle le console. - Ils sont trop mignons.
-Je comprends pas.
Elle qui a toujours aimé les mecs protecteurs, les winners.
-J'ai failli tuer cet oiseau, j'ai vomi sur ta mère.
Je devrais rentrer.
-Tu vas pas partir ?
Tu veux partir ?
-Non, non.
-On pouvait pas savoir
que tu avais la phobie des oiseaux. - Bien sûr.
-Tu dois gérer ce problème.
-Et si je consultais ton père ?
-Ca va pas ? J'ai pas envie qu'il connaisse tes problèmes.
- Oui, je plaisante. - Ce serait horrible.
Et il est hors de prix.
-Il fait quoi dans la vie ?
-Il anime un atelier d'improvisation en prison.
-Notre fille va passer tous ses week-ends
avec des repris de justice ?
C'est moyen comme perspective.
-Ah oui, effectivement, c'est pas très rassurant.
-Ben non, mais qu'est-ce que tu veux qu'on y fasse ?
Stéphane... Stéphane...
Ils s'entendaient bien.
- Tu parles tout seul, chouchou ? - Si elle est malheureuse,
on la consolera, ça m'enchante pas,
mais que faire ?
On se plie. - Tu me fais peur, Olivier, lĂ .
Pour me rassurer,
tu devrais aller demander l'avis de Marius.
- Ce charlatan ? - Tu peux pas dire ça.
Je t'en prie.
Il a un don, cet homme, c'est évident.
Ses huiles essentielles me font du bien.
Et rappelle-toi d'Arsène, le moniteur de ski,
qui était soi-disant amoureux de ma soeur.
Grâce à ses rêves, il a compris
qu'il poserait problème. - C'est vrai.
- C'est obligé. - Non...
- Damien ? - Oui ?
-Venez.
-Tu vas oĂą ?
-Chez Marius. Ta mère a besoin de ses huiles.
- Marius ? - C'est un homme extraordinaire.
Tu me raconteras ?
- Tu viens pas avec nous ? - Non, la route tourne trop,
ça me fait mal à la tête.
- Tourne trop ? - C'est la montagne, c'est sinueux.
Puis on dirait qu'il a envie de passer du temps avec toi.
-Oui, pareil.
Coups de klaxon -Dépêche-toi.
...
-Montez.
Vous n'avez pas mal au coeur en voiture ?
-Ca va, docteur, j'ai pas toutes les tares du monde.
-Parce qu'on va prendre une route en lacets, accrochez-vous.
Crissement de pneus -Wow, wow, wow !
- Accrochez-vous. - OĂą est la ceinture ?
-Il n'y en a pas.
-Il n'y a pas de freins non plus ? Parce que vous allez vite.
-Non, on va Ă 40 Ă l'heure.
- On peut faire une pause ? - Pour quoi faire ?
Il vomit.
-Vous vomissez combien de fois par jour ?
Vous devriez passer une fibroscopie.
Non, non !
Non, vomissez plus loin.
Si j'ai une tache sur un siège, je dois tout refaire aux Etats-Unis.
Alors, merci bien.
Respirez. - Mais respirer me fait vomir !
-Ben, arrĂŞtez de respirer. Ca me fera une voiture propre.
-Vous le saviez, hein ?
Vous saviez
ce qui se passerait avec l'oiseau.
Cinq ans d'analyse pour rien.
-Je vous en prie.
Si vous aviez soigné vos phobies, vous pourriez vivre dans une volière.
Peu importe.
Ce garçon, Marius, est un peu magnétiseur,
un peu médium.
Il va peut-ĂŞtre vous faire du bien. - Je vous croyais
contre les médecines parallèles.
-Ma femme tient Ă ce que vous le rencontriez.
Vous voulez faire partie de la famille ?
- Oui. - Oui ou non ?
- Oui ! - Alors, faites un effort !
Sinon, je vous ramène à la gare.
Donnez ça. - Mes anxios !
-ArrĂŞtez de prendre
ces saloperies. - Mais vous me les avez prescrites.
-En cas de crise, uniquement.
Bon, mettez la tĂŞte Ă la fenĂŞtre.
Regardez les vaches.
- Il n'y a jamais de ligne droite ? - Oh !
- Ah ouais... - Respirez, ça vous fera du bien.
- On est haut, non ? - 1 300, 1 400.
- Déjà ? - Je ne sens plus rien.
Ce Marius est génial.
-Encore heureux, vu le prix.
- Je peux lever jusque-lĂ . - Comme avant, quoi.
-Restez lĂ .
Il y a quelqu'un ?
Marius ?
-Tiens donc, docteur.
-Ah...
-J'ai pris une caisse, hier. On a fait une descente aux flambeaux
Ă Crans-Montana.
On a fini avec du fendant-génépi. Je conseille pas.
-Citrate de bétaïne, c'est radical.
-Poison chimique.
Non, il me faut un bon verre de lait de brebis chaud qui sort du pis.
Vous en voulez ? - Non, je le digère pas.
-Un bobo, doc ?
-Non, je viens chercher les huiles essentielles de Paloma.
Puis elle veut essayer
les pierres. - Ah.
C'est ce qu'il y a de plus cher.
- Ah. - C'est exorbitant.
Pénurie de pierres.
On trouve mĂŞme des copies chinoises en plastique.
-Ah... Et c'est combien ?
-Trois, quatre...
Ca va faire deux, huit, quatre fois trois, douze.
- C'est pratique, ces bouliers. - Quinze. Ca tombe jamais en panne.
Quatre fois trois douze et 15, ça fait 880.
-Quand mĂŞme.
- Je peux faire un prix. - Oui.
-860.
-Très sympa.
Très sympa.
Je vais avoir besoin de votre aide.
-"De ton aide."
-On se tutoie ?
-A partir de 600 euros,
je tutoie tout le monde. - Bon, alors...
VoilĂ : 800 et on a 60. VoilĂ .
Notre ami, lĂ -bas, Damien,
c'est le nouveau fiancé de ma fille.
-Ah...
-Paloma aimerait beaucoup avoir ton avis sur lui.
Un peu comme pour l'enflure, lĂ , le moniteur de ski.
-Arsène.
- C'est ça. - Il s'est tapé la femme
du directeur de l'école de ski.
- La femme du direc... - Très belle monitrice.
-Ce fumier a du goût en plus.
-T'inquiète, je vais le scanneriser.
-Merci.
-HoulĂ .
-Un problème ?
- Non, je fais de l'arythmie. - Merde.
-Mais je me soigne : gruau d'avoine et huile de lin.
- Formidable. - Un coeur de jeune homme !
Approchez, Fabien !
-Damien.
-Je vous laisse. Je reprends tout ça tout à l'heure.
-Bonjour.
-Calme-toi.
Pose tes mains
sur les miennes. - Comme ça ?
-HoulĂ .
Tu es quelqu'un d'angoissé. - Oui, ça arrive.
-Une femme te bouffe la tĂŞte.
-Alice ?
-Alice, c'est ma fiancée, c'est la fille du docteur.
Thème bucolique
...
-Et un, deux, trois !
♪ Musique hip-hop Cinq, six et...
Un, deux...
Un portable sonne. Trois, quatre, cinq, six...
Un. Stop.
♪ -Allô ? - Stéphane ?
-Oh, Dr Béranger, ça fait plaisir.
-Tu sais que tu nous manques.
♪ Ecoute, on fête nos trente ans de mariage.
On voudrait t'inviter. ♪ -Ca fait plaisir.
Mais Alice en pense quoi ?
-Que du bien. Que du bien.
-Elle m'en veut plus ?
-Pourquoi elle t'en voudrait ?
-Ca s'est pas très bien terminé, docteur.
-Ah.
-Mais par ma faute.
-De l'eau a dĂ» passer sous les ponts.
Puis elle a un fiancé.
-Elle a un nouveau fiancé ?
-Oui, rien Ă voir avec toi. C'est drĂ´le comme choix.
Je ne t'ai rien dit, mais tu m'as entendu ?
-Oui, je vous entends bien.
Dites-lui que j'ai changé, que ma vie a changé.
♪ -Tu as dit "changé" ?
J'entends pas, ça bêle autour de moi.
Je suis entouré par des chèvres qui bêlent.
AllĂ´ ? AllĂ´ ?
On compte sur toi. Tu m'entends ? On compte sur toi !
Craquements des cervicales
- Maintenant, Fabien... - Damien.
-Ouvre tes mains.
Waouh.
Waouh.
-Quoi ?
-Elle n'est pas pour toi.
- Hein ? - Toi, tu es un...
Un gentil.
Un timide.
Elle, c'est une teigne, c'est une peste.
Une garce.
-Ca va pas ? Comment vous parlez d'Alice ?
Vous parlez pas d'elle comme ça !
- C'est bien, utilise ta colère. - Lâchez ma main.
-Utilise-la pour la quitter.
Ah ! - Lâchez-moi !
Mais lâchez-moi !
Marius ?
Docteur !
Marius ?
Vous n'allez pas crever Ă cause de moi ?
Marius !
Docteur !
Oh, putain.
Putain, c'est pas vrai.
Oh, je vais vomir.
Il souffle.
Ah ! Pouah !
Ah, putain, fait chier.
Improvise, improvise.
Electrochoc.
Grésillement
Qu'est-ce que je fais ? Ah !
-Ah !
-Marius !
Vous n'ĂŞtes pas mort !
Allez, Marius, allez.
- Oh ! Tu m'as sauvé la vie ? - Oui.
- Tu m'as sauvé la vie ! - Oui, oui.
-Tu es mon héros, Fabien.
- Damien. - Merci, mon Fabien.
- Je suis allergique au lait. - J'ai eu une vision :
Alice, tu vas rester avec elle pendant vingt ans.
Après, je vois plus bien, c'est loin et j'ai pris une caisse hier.
Fais-moi plaisir, accepte ce cadeau.
Je t'offre une belle tome. Jure-moi une chose.
Mange la croûte. - D'accord.
-Alors ?
-Il est formidable !
Il va ĂŞtre super pour Alice !
Tu m'as sauvé, mon Fabien. - Damien.
- Tu as un brevet de secouriste ? - Non, j'ai improvisé.
-Forcément. Et il t'a dit quoi ?
-Merci.
-Oui, mais pour nous.
-20 ans de bonheur.
-C'est tout ?
-Le mec avait pris une cuite la veille, il voyait pas bien.
-Oh, mon amour, tu es mon héros.
-Vas-y franchement sur le piment.
C'est meilleur. - C'est génial ce qu'a dit Marius
Ă propos de Damien.
C'est rassurant.
-Méfions-nous, j'ai l'impression qu'il nous a reçus ivre mort
et qu'il a dit n'importe quoi.
-Il est charismatique, tout marche avec lui.
C'est un des plus beaux mecs de la montagne.
-Chéri, inutile de dire à mes parents comment on s'est rencontrés.
- Pour "My Lover" ? - Oui.
- Y a pas Ă avoir honte. - Ils ne comprendraient pas.
-Et on leur dit quoi ?
-Tu sais improviser, non ?
-Oui.
- Je suis comment ? - Sublime.
Magnifique. - Viens.
-Ce n'est pas gastronomique, mais c'est le plat préféré d'Alice
qu'elle me supplie de faire Ă chaque fois qu'elle vient.
- Merci. - Une moqueca de peixe, merci !
-Pour l'occasion, j'ai ouvert un magnifique Saint-Emilion 2005.
Une belle année. - Merci, papa.
-Allez, Damien, dites-moi
ce que vous en pensez.
-Je suis pas grand connaisseur.
-Avec ces vins, pas besoin.
-Il est bouchonné.
Il picote. - Comment ça, "il picote" ?
-Mais enfin, chéri...
-Je rigole, c'est une blague.
-Ah...
-Comme j'y connais rien,
je trouvais ça rigolo. - Il rigolait, papa.
-J'y ai cru.
Vous ĂŞtes trop fort.
J'adorerais faire des blagues.
-Dis pas ça,
tu es très rigolote. - Damien a raison, il est bouchonné.
-Oh ?
Ca veut dire que j'ai du nez ? Non, parce que c'est imbuvable.
-Mais non, c'est une blague.
J'ai rarement bu un tel nectar.
-Ca m'étonnait.
-Vous allez vous régaler, mes enfants.
-Ca m'étonnait.
-Allez, bon appétit.
-Bon appétit.
-"Bouchonné", vous plaisantez.
- Vous goûtez ? - Oui.
- Moqueca de peixe. - Hum...
-Alors ?
Goûtons ça.
Hm, tu n'y es pas allée
de main morte sur les piments.
Mais c'est réussi.
On se sent Ă Rio.
-Merci, chouchou.
-Nous adorons les piments.
Et vous, pas de palpitations ?
- Papa... - Non, j'adore les piments.
-Vous marquez des points pour entrer dans la famille.
-Au fait, comment vous vous êtes rencontrés tous les deux ?
-C'est vrai.
-Tu racontes ?
- Oui. - Tu racontes
mieux que moi. - Oui.
Thème bucolique
Ce matin-lĂ ,
je sortais de chez moi pour... pour...
chasser un chien.
- Pardon ? - Acheter, adopter.
Adopter un chien de chasse.
A la SPA.
-A la SPA ?
-Parce que quand on voit
ces pauvres bĂŞtes dans leurs cages,
moi, ça me...
Ca me fend le coeur, je supporte pas qu'on fasse du mal aux animaux.
- Ca va ? - Oui, oui.
Et je me suis dit :
"Damien, si tu es capable
"de donner de l'amour Ă un chien..."
Il tousse. "Tu es capable d'en donner
"Ă une femme."
- Du pain. - Oui.
-Mange ton pain.
-Elle est forte.
Non, elle est bonne. Bonne, mais forte.
Alors, comme ça, vous vous êtes
rencontrés à la SPA ?
-Non.
J'y suis pas allé. - Ah ?
-J'ai été m'acheter des baskets.
J'avais besoin
de chaussures.
-Pour promener le chien.
-C'est là que j'ai rencontré Alice.
- Avec le chien. - Non !
Non, elle était toute seule
et je lui ai demandé si elle pouvait m'adopter comme à la SPA.
-Et moi, j'ai dit oui et voilĂ !
-En fait, le chien,
dans la mythologie, c'est symbole de fidélité.
Nous, dans notre famille,
c'est une valeur cardinale. N'est-ce pas, chérie ?
-Joker.
-Ben, maman...
-Joker de quoi ?
-J'ai réussi !
J'ai fait une blague j'en reviens pas.
Je suis très fière de moi. Elle est drôle, non, Damien ?
-Très drôle.
-Très, très marrante.
Paloma : -Tu viens te coucher ?
-J'arrive, chérie.
Avec ces somnifères, tu vas bien dormir, mon grand.
Et voilĂ .
-"Tu peux donner de l'amour Ă un chien, donc, Ă une femme."
Mais quelle connerie.
-Ton impro était un peu bancale, mais c'est passé.
-Je crois pas.
-Détends-toi.
Je t'ai préparé une surprise.
-Une surprise ?
-"Chauflacouet".
-J'ai pas compris.
-Chauffe la couette, j'arrive.
-Chauffe la couette...
Chauffe la couette.
Je vais bien te la chauffer ta couette.
Je vais bien la chauffer. On frappe.
-Alice n'est pas lĂ ?
- Elle est dans la salle de bains. - Venez avec moi.
-J'allais faire dodo.
- Non, venez avec moi. - Oui.
-Tenez, je vous ai trouvé des anxios Je m'excuse d'avoir jeté les vôtres.
Je veux que vous vous sentiez parfaitement détendu en famille.
-OK, mais je suis pas en crise, lĂ .
-Prenez-en un, je vous sens tendu.
-Non, je suis parfaitement détendu.
- Vous êtes sûr ? - Oui.
-Je ne crois pas Ă votre histoire de chien.
Ca cache quoi ?
Vous vous êtes rencontrés comment avec Alice ?
-OK, je vais prendre un cachet.
-Non, deux. Vous serez tranquille.
-Bonne idée.
- Un peu d'eau ? - Oui.
-Couvrez-vous, bon Dieu.
C'est par les extrémités
qu'on attrape froid.
Rangez-moi votre bazar, je vais faire des cauchemars.
-Alice ?
Alice ?
- Oui ? - Tu fais quoi ?
♪ "One kiss led to another", The Coasters
♪...
Damien ronfle.
♪...
-C'est tout l'effet que ça te fait ?
Thème angoissant
Des voix résonnent.
- Fendant ou génépi ? - Rogne la croûte !
-Fenpi ou génédan ?
Couinements
-Tu vas la bouffer.
-J'ai fait comme vous m'avez dit !
-Génépi !
Génépi.
Waouh... - Génépi ?
-J'ai fait un cauchemar. C'est les piments, ça.
-Mon chaton n'a pas supporté les piments ?
J'ai un remède contre ça.
-Ah, OK.
Bien, docteur. Pas docteur !
-Tu préfères une infirmière ?
- Une infirmière ? Oui. - OK.
-Libérale et tout ?
A votre compte ? - Il est oĂą, le bobo ?
Montre-moi. Oh ! lĂ , lĂ ! - Oh ! lĂ , lĂ !
Thème bucolique
...
Voix disparates et inintelligibles
... ...
-Qui s'occupe des lampions ?
- Les jeunes femmes. - Je veux qu'ils soient tous pareils.
...
-LĂ , c'est mieux.
Bips
...
-Mais arrĂŞtez.
Vous allez la déglinguer.
-Elle déconne et j'ai mal dormi, j'ai besoin d'un truc fort.
-C'est pas une raison pour vous venger sur cette machine.
Bips
C'est pas vrai.
Putain, elle est pétée, elle ne marche plus !
- Qu'y a-t-il ? - Il l'a pétée !
C'est foutu ! Pourquoi vous l'avez utilisée
sans me le demander !?
- Mais pourquoi tu t'énerves ? - C'est vrai.
Pourquoi tu t'énerves ?
-Mais je m'énerve pas !
Mais j'ai acheté cette machine
car c'est agréable d'avoir un bon café le matin.
Mais lĂ , c'est foutu ! - Elle est sous garantie ?
-Mais j'en sais rien !
Je l'ai achetée à Naples, tu te rends compte !?
Bips rapides
-Apparemment, il n'y a plus d'eau.
- Quoi ? - Il faut de l'eau.
-Comment ça ?
-Il n'y a plus d'eau.
-Attends, mais...
Il n'y a pas d'eau, c'est ça, il n'y a pas d'eau.
Damien, c'est la première
chose à faire pour avoir un café.
C'est la base, hein ?
On va voir si ça marche.
La machine démarre. Ben, voilà .
Hm ! Elle marche.
Qui veut un petit café ?
- Non, merci. - Merci.
-Non, merci.
-Je suis le seul ?
Bon, je suis le seul. Je vais me prendre un ristretto.
Tranquille. VoilĂ .
-Sûr ? Tu es déjà bien énervé.
-Un ristretto, aucun risque.
Il reçoit un message.
Oh, dis donc, enfin une bonne nouvelle.
On a un invité surprise. - Qui ça ?
- Stéphane. - Stéphane...
-Stéphane.
Après tout ce temps,
il m'a envoyé un message adorable,
alors, je l'ai convié
Ă se joindre Ă nous.
A moins que ça t'embête, chérie.
-Non, pas du tout.
-Bon.
-C'est votre fĂŞte.
-C'est qui, Stéphane ?
-Un danseur avec qui j'ai bossé pour Sadeck Berrabah.
-Il dansait tellement bien.
Vous deux, sur scène, vous formiez un couple magnifique.
- Hm... - Dans la vie aussi.
Enfin...
-Papa !
Le mec était arrogant et odieux. Et il s'est tapé Sandra, mon amie.
-Ah bon ?
-Dire que j 'ai failli me marier avec lui, le cauchemar...
-Bon, on annule.
-Mais je l'ai invité.
-Je le calculerai pas, voilĂ .
-Ben, voilĂ .
- Bonjour ! - Ah, maman !
-Maminouche !
- Mon bébé ! - Du thé ?
-Non, pas de thé, Paloma.
Je bois un café serré.
-Maminouche, je te présente mon fiancé.
-Damien, enchanté.
-C'est ma petite-fille, la prunelle de mes yeux.
Si j'apprends un jour que vous lui avez menti ou fait du mal,
je vous balance sur les réseaux !
-J'ai besoin
de prendre l'air.
-Tiens, maman, ton café. Il est fragile, ton Damien.
Corne de brume
Qu'est-ce que c'est ?
Cris de joie, rires
...
Qu'est-ce que vous faites lĂ , les amis ?
- Coucou ! - Surprise !
- C'est qui ? - Des amis de mes parents.
-Ils ont l'air sympa.
-WAOUH !
-La fĂŞte n'est que demain.
- Rien n'est prĂŞt. - On s'en fout !
-Enterrement de vie de garçon !
- Non, vous n'êtes pas sérieux ! - Mais si !
-Non, non, non !
-Vous l'emmenez oĂą ?
-Toi aussi, chérie.
-Attention, il y a de l'eau.
Thème guilleret
...
-Le pied, lève le pied.
Allez, docteur.
Allez, allez, allez. - Oh !
Rires -T'as pas levé
le pied.
-Tu as mal ?
-Evidemment, bande de cons !
Le bateau démarre.
-Vous ĂŞtes qui ?
-Damien, le fiancé d'Alice.
-Ah, félicitations. Venez.
On va tous fêter ça.
-Je me suis foutu en l'air une vertèbre. Merci, les gars.
- Allez, on y va. - OĂą ?
- Surprise. - Laisse-toi faire.
-File-nous les clés de sa bagnole. Et tu viens.
-J'adore les surprises, je viens avec vous.
- Avance, voilĂ . - On est oĂą, lĂ ?
Ca sent les pieds, non ?
-A droite.
Et on s'assied doucement sur la chaise.
- VoilĂ . - On ne touche Ă rien.
Surtout pas.
Attention, 3, 2, 1...
Surprise !
-Hey !
♪ "Joyeux anniversaire" au piano.
♪...
Happy birthday to you,
mister Béranger.
Happy birthday...
- Qui est cette personne ? - C'est Lilou.
La serveuse de "L'Eden".
-La stripteaseuse.
-Ton enterrement de vie de garçon, il y a 30 ans.
Demain, elle te fera
un truc classe.
-Vous ĂŞtes des malades.
- C'est une ex ? - Fermez-la.
-To you.
- Bravo ! - Bravo !
Bravo !
- A Paloma ! - Joyeux anniversaire !
-Merci, vous ĂŞtes des amours !
-Joyeux anniversaire.
Elle frissonne.
-Elle est fraîche. L'eau est à combien ?
-18 degrés.
A chaque seau d'eau chaude,
je gagne un degré.
Après le bain purificateur, je vous masserai
avec des pierres chaudes.
Ca va vous donner
un coup de fouet.
-Un coup de fouet, je veux bien.
-Qu'avez-vous
au visage ? - Ah, ça, oui...
J'ai attrapé un coup de soleil sur le glacier.
-J'ai attrapé un coup de soleil, un coup d'amour,
Un coup de je t'aime
-JE SAIS PAS COMMENT
FAUT QUE JE ME RAPPELLE, SI C'EST UN REVE
-T'es super belle !
Je dors plus la nuit, je fais des voyages
Sur des bateaux qui font naufrage
Je te vois toute nue
Sur du satin
-C'est gĂŞnant.
Hop, hop, hop. - Viens me voir demain
Mais... - Mais je suis mariée, Marius.
-Sans vouloir te vexer, hein,
mais il se trouve que cette fête est un petit peu guindée.
Il y aura tout le gratin de Thonon.
On m'annonce mĂŞme monseigneur Bienheureux.
Je suis pas sûr que le strip-tease soit très approprié.
-Olive, c'est pas un strip-tease traditionnel, mon mari a préparé
une chorégraphie spéciale.
- Extra. - Je te montre et tu me dis, OK ?
-Non, rangez ça. Ce qui se passe ici reste ici.
- Pardon. - Si un de ses patients
était au courant,
ça ruinerait sa carrière. - Sa carrière...
Il soigne plus personne,
il fait que du business. - Ah, OK, je comprends mieux.
-Vous comprenez quoi ?
-J'ai été son patient durant cinq ans pour un résultat nul.
-Son patient ?
- Oui. - Vous étiez son patient ?
-Oui.
-C'est intéressant, ça.
-Non, faut pas que ça sorte.
Ce qui se passe ici reste ici.
-Compte sur nous.
- Voyons, Damien. - Attention.
3, 4.
Vas-y, Lilou.
♪ Musique de cabaret
♪...
Craquement, Lilou hurle.
-Elle s'est fait mal ?
-C'est le claquage. Je t'avais dit de te chauffer.
-Mais quel dommage. Ta chorégraphie avait l'air géniale.
- Ca aurait été un triomphe. - On fera ça
pour les 85 ans de ma mère, j'ai ton numéro.
-Connerie, merde !
La tournée Benelux, c'est fichu ! Allez, faut y aller.
Craquement, Lilou hurle.
-Gros con, mon pied !
- Qui est un gros con !? - Mes amis.
Se parler sans violence mène à la sérénité.
- Ferme la porte, toi. - Pauvre type.
Raté !
- Tu me fais chier. - Ringard !
-Tu fais chier !
-Salut !
-Où est passé Damien ?
-Ton futur gendre ou ton ancien patient ?
- Comment vous êtes au courant ? - Il nous a tout raconté.
-Cinq ans d'analyse pour rien.
-Tu connais pas l'ampleur
du problème.
-Je lui ai proposé une séance d'hypnose pour sa phobie des oiseaux
et il a accepté.
-Il a accepté une séance d'hypnose ?
- Hm, hm. - D'accord.
En même temps que tu le libères de sa phobie des oiseaux,
tu peux pas lui enlever Alice de la tĂŞte ?
-Tu sais ce que tu me demandes ?
-Oui, un service Ă un copain de 30 ans
Ă qui j'en ai rendu beaucoup. Surtout lors de ton premier divorce.
-Quelle enflure.
- Mais... - Tu le penses pas.
- Hm... - Je te le demande pour Alice.
Ca lui rendra un grand service. Attention, le voilĂ .
Dites, Damien,
bonne idée, la séance d'hypnose, je vous l'offre.
- Pour de vrai, docteur ? - Mais oui.
- Je veux bien. - Bon, allez, en route.
Petit veinard.
Thème country
-Asseyez-vous, Damien.
Détendez-vous.
...
-Merci, c'était super.
-Marius est dingue de toi.
-Cassez-vous.
...
-Maminouche, ton whisky.
...
-Un autre, chérie.
-Merci de m'aider avec cette phobie des oiseaux, c'est très handicapant.
-On va faire beaucoup plus que ça.
-C'est-Ă -dire ?
-Vous aimez Alice ?
- Plus que tout. - Et vous voulez
que le Dr Béranger accepte votre relation.
- J'en rĂŞve. - J'ai la solution.
On va le manipuler.
On va attaquer son point le plus faible : son ego.
- OK. Comment ? - On va lui faire
une blague, vous allez lui dire que vous ne voulez plus épouser sa fille.
-Je comprends pas.
-Chut. Attendez la chute.
Vous allez lui dire
que vous ne voulez pas d'un beau-père comme lui.
- Ca va le faire rire, ça ? - Non, le vexer.
-Ben oui.
-Du coup, il va faire son maximum pour vous convaincre du contraire.
-OK.
Et pour ma phobie des oiseaux ?
-Oui, elle vient d'oĂą ? Raconte.
-Ma soeur avait un canari.
Pour l'embĂŞter, je l'ai pris
et mis dans mon oreiller. - OK, détends-toi.
- Ouais. - Tu suis ma voix.
Tu rentres à l'intérieur de toi.
Tu sens comme une chaleur.
Un soleil.
Tu es à l'intérieur, tu sens le soleil.
La chaleur.
Tu suis ma voix.
Tu répètes après moi.
"J'aime les oiseaux."
-J'aime les oiseaux.
-Très bien.
En anglais, maintenant.
-En anglais.
I love
Birds. I love birds.
-A l'arrivée de la pièce montée, il y aura du Haendel, assez fort.
Et...
Damien ?
Damien ?
Un instant.
Damien, hop, Damien !
Ca va ?
Ca s'est pas bien passé ?
-Je sais pas si je vais rester
avec Alice, docteur. - Quoi ?
Mais c'est une catastrophe.
Elle va être effondrée.
-Il y a un obstacle Ă notre union.
-Oui, c'est quoi ?
Portable
Ah, excusez-moi. Appel urgent.
Oui. "Drones de Savoie" ?
M. Martin ? Génial, j'arrive.
-Docteur, j'ai pas terminé. Le gros problème...
(C'est vous, putain.
(Merde, j'ai pas pu faire ma chute.)
Craquements des chips Une chorale chante un air sacré.
... ...
-J'aime les oiseaux, j'aime les oiseaux.
Le merle, la poule d'eau, la poule d'eau.
Allez, allez.
I love birds.
I love birds.
Alice : -Attends, je reviens.
Tu fais quoi ? Ma mère nous attend. - J'ai une surprise.
- Ah bon, une surprise ? - Oui, viens.
C'est super. - Je reviens.
Cri de la mouette
...
C'est un héron ?
-Attends, chut.
...
-M. Martin, vous ĂŞtes oĂą ?
-Dans le buisson.
-C'est extraordinaire, il est dans le buisson.
♪ Dissimulé.
-Camouflage !
- Je peux ouvrir les yeux ? - Non, pas tout de suite.
Les mouettes crient.
-Allez-y.
Un drone décolle.
Vous allez voir,
c'est le clou de notre petite fĂŞte.
VoilĂ , c'est pour Paloma.
Hop !
Perles noires de Tahiti. Les plus belles du monde.
-Waouh.
- Vive la psychanalyse. - Il est jaloux.
Ah non ! M. Martin, la mouette !
Elle a piqué le collier !
Neutralisez-la !
Mes perles !
Rapporte-moi ça !
Ah, la saleté !
Pourriture ! La mouette crie.
Elle a lâché les perles dans le lac.
Thème inquiétant Cris des mouettes
... ...
Qu'est-ce que c'est que ça ? Des mouettes ?
Alice crie.
Mais non, regarde ça !
Cris de panique
...
Qu'est-ce que c'est ?
-L'appeau de reproduction
des mouettes ?
-Mes lunettes !
...
-Tous aux abris !
Tous aux abris !
Maman ! - Maminouche, venez !
-Attention !
- Tu pleures ? - Ben oui !
J'ai pas vomi, je suis guéri.
- C'est pas possible ! - Guéri !
J'aime les oiseaux !
I love birds !
-Chérie, viens, rentre !
Ah, vous ĂŞtes lĂ , vous ?
Il y a des blessés ? - Quel cauchemar, j'ai eu peur.
-C'était un raid éclair. C'est bon, elles sont parties.
-Vous pouvez rentrer chez vous.
Merci, on est vraiment désolés.
- Allez, au revoir. - Merci, les amis.
-Au revoir.
-Papa ?
Damien a utilisé l'appeau des mouettes.
-C'est cet abruti qui a provoqué ce carnage ?
-Oui, mais il est guéri.
- De quoi ? - De ma phobie.
Grâce à Franck.
-Vive l'hypnose !
-Vive l'hypnose ? Il a traumatisé tout le monde !
Il t'a dit
que dans sa séance d'hypnose,
il avait découvert qu'il ne voulait plus
se marier avec toi ? - Mais non, c'était une blague.
-Une blague ?
Espèce d'hypocrite !
- Damien ? - Mais c'est Franck
qui m'a dit de dire ça !
-Mais pas du tout.
- Traître. - C'est ça qui vous amuse ?
Faire des blagues
avec mon fiancé, vous moquer de mes sentiments ?
J'aurais pas dĂ» venir ici.
Merde ! - Chérie !
-Alice !
-Bravo, Olivier, tu es fier de toi ? Tu as réussi à 100%.
Tu ne peux pas t'en empĂŞcher.
-Mais je suis victime comme toi de cet infâme complot.
C'est Franck et Michel.
-Un autre whisky !
-Bravo !
- Alice, je suis désolé. - Laisse-moi.
Thème mélancolique
Tu as vraiment dit ça ?
-Non, c'est Franck qui m'a dit de faire une blague à ton père.
-Ils ont toujours mis mes fiancés à l'épreuve.
C'est des psys,
ils sont tordus !
Ca se voit que t'es jamais allé en voir un,
ou tu tomberais pas dans le piège.
- Justement... - Alice !
Alice, Stéphane est arrivé !
...
Stéphane, comment tu vas ? - Oh, Dr Béranger.
Vous avez pas changé, vous avez l'air en forme.
-Toi non plus.
Enfin, c'est une catastrophe. Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
-Je déteste qu'on me plaigne, ça me met mal à l'aise.
-Evidemment, et c'est tout Ă ton honneur.
-C'est pas dit que je remarche pas.
On m'a dit "une chance sur mille".
-Oui, je me rends pas compte.
Toujours aussi beau.
Allez, suis-moi.
Paloma et Alice ont hâte de te voir, tu sais.
-Ne leur dites pas pour le fauteuil, c'est notre secret.
-Mais bien sûr, Stéphane.
En mĂŞme temps,
c'est un peu compliqué parce que...
-Oh, la gueule !
C'est une vanne !
-Très drôle !
Ce que tu es marrant. Tu as toujours la pĂŞche !
-Tchin, Maminouche.
-Hm ! Voilà Stéphane.
-Bonjour.
- Bonjour. - Bonjour.
-Oh, il est en fauteuil, le danseur !
C'est affreux !
-Maman, il refuse qu'on le plaigne.
-Merci.
-Stéphane ?
-C'est triste.
-Non, il refuse qu'on le plaigne.
-Merci.
-J'étais pas au courant, désolée.
-Pour mes cheveux ? J'ai tout coupé.
Trop galère.
Shampoing, après-shampoing...
Viens.
Elle trébuche.
-Ah !
- Pardon ! - Je suis pas assez amoché ?
- Je t'ai fait mal ? - Ben oui.
Même blessé, mais ça, c'est il y a trois ans.
- Pff... - Mais t'inquiète,
je ne sens plus rien. A part une odeur de merde.
-C'est de la fiente de mouettes. C'est Damien.
C'est de sa faute.
-C'est mon fiancé.
-Ah, l'élu. Chanceux.
Salut. - Salut.
-Que t'est-il arrivé ?
-Paloma, je vais pas vous prendre la tête, ça va plomber l'ambiance.
- Non. - On a envie de savoir.
-On est là pour écouter.
-Je suis au sommet, les JO veulent que je sois le chorégraphe
de leur crew.
-Les JO ? C'est incroyable.
-Une dinguerie.
-Hm.
-Ils me prennent un jet privé pour que j'aille signer à Zurich.
-C'est la FIFA
Ă Zurich. - C'est les deux.
-On peut écouter ? Merci.
-La limousine nous pose
sur le tarmac, à côté du jet.
Un Challenger 850. Intérieur cuir surpiqué rouge.
Vous auriez adoré.
Magnifique.
Tu connais, non ?
-Non, je prends le train.
-Je sors de la limousine
et je reçois un appel.
Mon père vient de faire
un AVC. - Jean-Philippe ?
-Quelle horreur.
-Rassurez-vous, il s'en est sorti.
-Car il a été pris à temps.
-Sans parler de ma mère...
Qui a fait une dépression chronique.
-Geneviève, dépressive ?
Alors lĂ , je tombe
des nues.
-Mais ils remontent
la pente. - Graças a Deus.
-LĂ , je suis face Ă un dilemme.
J'ai d'un côté l'argent,
le succès.
De l'autre, ma famille.
Je les abandonne ?
Pardon, pardon.
Pardon.
- Il en fait des caisses, non ? - Damien !
-Je suis sur le tarmac,
je vais pour monter dans l'avion et lĂ ,
il y a une hĂ´tesse sublime, docteur, des yeux clairs,
une taille parfaite.
Sublime.
-On voit bien.
-C'est une hĂ´tesse, quoi.
Les hĂ´tesses sont
rarement moches.
-Bon, et...
Où j'en étais ?
Merci, gars.
-Une hôtesse très bien foutue.
-Merci, ma Choup's. Merci.
Je passe devant cette femme et je me dis :
"Stéphane, qu'est-ce que tu fais ?
"Stéphane, c'est pas toi, ça.
"Tu vas abandonner ta famille pour les JO ? C'est quoi les JO !?"
-C'est du sport
tous les 4 ans.
Eté, hiver.
-J'ai fait demi-tour, j'ai couru sur le tarmac et lĂ , bam !
-Un Airbus ?
-Affligeant comme réflexion.
-Mais il est
à l'aéroport. - Non, un chariot de valises.
-Oh ! lĂ , lĂ !
-Quelle horreur.
-Il faut les mettre
en cabine, les valises. - C'est pas pareil.
-Je me suis réveillé trois semaines plus tard et on m'a dit :
"Oublie tes rĂŞves."
Je remarcherai plus jamais.
Pardon.
J'ai pensé mettre fin à mes jours.
-Mais tu ne l'as pas fait. Et ça, c'est une belle leçon de vie.
-Et voilĂ , je chiale !
-Non, ma Choup's, regarde-moi.
Tout va bien.
Je suis vivant.
-Tu es très beau !
-Non...
- Très émouvant, vraiment. - Non, docteur.
-Bravo !
-Non, ça me gêne.
-Attention.
- Merci. - Eh bien, voilĂ .
-Merci beaucoup.
On va le retrouver votre collier.
En apnée, je tiens 3 minutes à 15 mètres de profondeur.
-Comment tu fais sans les jambes ?
-Je compense avec les bras.
-Incroyable. Quelle force de vie, quelle énergie.
Hein, Damien ?
-Génial. Tu nages comme un têtard, en fait.
-J'aurais plus dit un dauphin.
-C'est de l'humour, Damien ?
J'en ai une bonne pour vous. Il y a 10 kilos de fiente de mouettes
sur le ponton.
Le mieux pour nettoyer ça, c'est les brosses à dents, merci.
-Ca sera nickel pour demain.
-Et mets un coup sur les roues.
-Oui, sur les rayons.
Sans vous commander.
-Oh, la gueule.
On déconne !
- Allez, pose l'amarre. - On y va.
Thème mélancolique
...
- Damien. - Oui ?
-Vous l'aimez, Alice ?
-Oui, madame.
-Et elle vous aime aussi. Je l'ai vu dans son regard.
-Merci, madame.
-Alors, c'est quoi le problème ?
-Il n'y a pas de problème.
-Pas à moi, mon garçon.
-Si je vous confie un secret,
vous le garderez pour vous ?
Des mouettes crient.
...
-Ca fait 3 minutes 40, il remontera pas.
Pourquoi on a balancé un handicapé à la flotte ?
Il nage comme un tĂŞtard, il ne peut pas y arriver.
- Je plonge. - ArrĂŞte.
On va pas risquer un second cadavre.
- J'appelle les pompiers. - Oui.
Pourquoi j'ai pas demandé à l'autre con ?
- Stéphane ! - Putain, ça capte pas.
-Stéphane !
Stéphane !
- Stéphane !! - Il t'entend pas, il est dans l'eau.
Franck tape l'eau. - Tu veux attirer les poissons ?
Thème triomphal
...
-Hallucinant !
-C'est celui-lĂ ?
-Il a réussi ! Pour Stéphane, hip, hip, hip...
-HOURRA !
-Allez, donne-moi la main.
-Non, je veux pas qu'on me plaigne, ne m'aidez pas.
-Le collier.
Donne le collier.
-Merci.
- Bravo. - Non !
Je ne veux pas qu'on me plaigne. - On démarre.
-C'est bon, j'ai nettoyé le ponton. Ce sera nickel pour demain.
Je suis crevé.
-Chéri, c'était pas à toi de le faire.
Désolée, j'ai été injuste tout à l'heure.
-C'est pas grave.
-Le câlin, ce sera après la douche. L'odeur, c'est pas possible.
- Tu la prends avec moi ? - Non, tu es trop sale.
-OK.
-Et après, va t'excuser
auprès d'Antoine. - Pourquoi ?
-Il ne peut plus utiliser ses mains
Ă cause des mouettes. - OK, je fais tout mal.
Je devrais m'en aller,
comme ça, il n'y aura plus de catastrophe !
Tu me retiens mĂŞme pas ?
Depuis que ton ex a débarqué, tu n'es plus la même.
- Ca veut dire quoi, ça ? - Ca ?
Il débarque, tu lui tombes dans les bras,
tu lui tiens la main, le dévores du regard.
Tu pleures quand il raconte son histoire avec son hĂ´tesse.
-HoulĂ .
C'est tendu, lĂ . J'ai mis un froid.
Quand elle fronce
ses sourcils, c'est qu'elle est énervée.
-Tu voulais ?
-J'ai récupéré un truc pour ton père dans le lac, je peux me doucher ?
- Désolé, je... - Aucun problème.
Damien, derrière la maison, il y a une douche extérieure.
-La petite en bois ?
-Oui.
- A l'extérieur ? - Oui.
-Si ça l'emmerde, je peux y aller, moi.
-Non, il n'y a que de l'eau froide. Puis ce sera plus simple.
-Eh ouais ! En plus, l'eau froide,
je la sentirai partout, lui...
-Oh...
- Bisou, ma Choup's. - Non, tu pues.
-Je pue.
-Ouais, fort.
Les bras m'en tombent et c'est tout ce qui me reste.
Un, deux, tire !
-T'es à poil ? Tu aurais pu me prévenir quand même.
-Je vais pas mettre un calbar sous une combi, ça gratte.
-Tu sens plus rien, non ?
-Tu me demandes si je peux encore faire l'amour ?
-Non.
-Si.
-Va prendre ta douche, c'est embarrassant.
-Pas pour moi.
La réponse est oui, si jamais.
-Oui. Allez, va.
- Ma Choup's ! - Oui ?
- Je te kiffe ! - Oui.
-Impeccable.
De l'eau coule.
...
-Elle était froide.
Tu l'as aidé à aller dans la douche ?
-Non, il s'est débrouillé.
-Le gars, il fait tout, tout seul. C'est fou.
C'est mi-superhéros mi-handicapé.
C'est Handicapman.
"C'est Handicapman !" "Ah non, il est lĂ ."
-C'était un danseur de hip-hop.
Alors, oui, il est très musclé, très souple, il est très...
-Beau gosse ?
-ArrĂŞte.
La jalousie est une pathologie, demande à mon père.
Thème mélancolique
-Excuse-moi, je suis relou.
-Ma Choup's ?
Tu me passes une serviette ?
-Non, attends.
J'ai un truc important Ă te dire. - Moi aussi.
J'en ai rien Ă foutre de lui et il en a rien Ă foutre de moi.
-Et j'ai crié, crié, Alice
Je te kiffe
- Effectivement. - Et j'ai chialé...
-Tu voulais me dire quoi ?
-Parce que je suis émotif !
-C'est Damien qui a eu l'idée.
-Enfin, on a eu l'idée tous les deux.
-Je trouve ça adorable de sa part.
On va demander
à Antoine d'être notre témoin
de mariage.
-C'est formidable.
Il va être tellement heureux. C'est un peu comme ton frère.
-Non, rien Ă voir.
-Paloma, elle n'a aucun lien de parenté avec lui.
-En principe.
-Comment ça, "en principe" ?
Thème intrigant
...
-Mais c'est une blague !
-Les blagues, c'est censé faire rire. Là , ça n'amuse personne.
- On n'a pas le mĂŞme humour. - Je te le confirme.
C'est...
-J'ai une surprise en l'honneur de nos amoureux.
- C'est adorable. - Non, ma Choup's.
Je parlais de Paloma et d'Olivier.
-Il est incroyable.
-Showtime.
-Showtime ?
-Damien, dresscode chic.
-Ca roule.
-Ca saute, mĂŞme.
Morceau jazz romantique
...
Dans leurs regards, je vois leurs coeurs battre
C'est bien le genre d'amour
Qui ne peut pas s'estomper
Des années
qu'ils se convoitent...
-Madame ?
-Non, j'ai une migraine effroyable.
Apportez-moi plutĂ´t un whisky.
- Bien sûr. - Un double.
-30 ans, ça fait longtemps
Mais c'est l'éternité que je vous souhaite
Un jour comme on n'en a pas souvent
Deux âmes en harmonie
se complètent
Paloma et Olivier
sont réunis
Les invités ont fait honneur
Une complicité assez unique
Aujourd'hui, c'est que du bonheur
-Magnifique.
-Bravo.
Bravo Stéphane, et merci. - Bravo, j'ai failli pleurer.
-Non, j'ai fait des fausses notes.
- Non... - Si, si.
-C'est mon petit cadeau
pour Paloma et Olivier.
En espérant, un jour,
fĂŞter mes 30 ans de mariage.
Reste Ă trouver
la femme qui poussera mon fauteuil et me fera
me sentir un peu moins handicapé.
C'est pas facile.
-Il va pas chialer Ă chaque fois ?
-Sois cool.
-Pardon.
-Il est sensible.
-Bonjour.
-Antoine est lĂ . C'est le moment de faire tes excuses.
-Damien, je vous ai fait une promesse, Ă vous de tenir la vĂ´tre.
-J'ai peur de tout gâcher.
-On ne gâche jamais rien à dire la vérité.
Ou je déballe tout.
-Maminouche, tu as fini
de draguer mon mec ? - Allez.
-Voilà , je suis sincèrement désolé
pour Antoine.
Si un jour, vous avez besoin de mon aide,
je serai lĂ .
- C'est gentil. - Merci.
-Et on a une nouvelle Ă vous annoncer.
Mais avant, Damien va dire un mot Ă Antoine
en langue des signes.
-Je suis pas super chaud.
-Il fait son timide,
alors, j'y vais. Antoine ?
(Toi.
(Moi.
(Unis pour la vie.)
Thème inquiétant
-HĂ© oh !
- Pourquoi tu lui as demandé ça ? - Demandé quoi ?
-S'il aime la sodomie.
-Quoi !?
"Toi et moi, unis pour la vie." C'est bien ça ?
- Ben oui, enfin... - Tu me l'as dit.
-Oui, enfin, je crois.
-Pourquoi tu m'as menti ?
- Je t'ai pas menti, pas sur ça ! - Ca veut dire quoi ?
Thème dramatique
...
-J'ai peur du noir, j'ai une phobie sociale,
je suis claustrophobe, hypocondriaque.
J'ai toujours des anxiolytiques sur moi en cas de crise.
Plein, plein,
plein de problèmes.
Je vois un psy depuis cinq ans.
Et ce psy, c'est ton père.
-Quoi ?
- C'est vrai, papa ? - Enfin, secret médical oblige...
Je ne peux
rien dire, enfin.
-C'est facile, ça.
Il a arrêté ma thérapie en me disant de trouver une âme soeur névrosée.
-Je suis névrosée ?
-Mais je n'ai jamais parlé de toi, surtout pas à lui.
"L'âme soeur névrosée",
c'est une théorie virtuelle.
-Tu savais, maman ?
-Non, ton père ne me parle jamais de ses patients.
-Evidemment.
C'est la déontologie. - Arrêtez !
Tout est de ma faute.
J'ai demandé à ton fiancé de dire toute la vérité.
-Mon fiancé, quel fiancé ? Il n'y a plus de fiancé !
-Cheh !
-Il m'a menti !
- Alice ! - Me touche pas !
-Bon, Damien.
Je vais vous ramener Ă la gare. - Non, docteur.
Je raccompagne ce mythomane. Allez, viens.
-Je monte sur tes épaules ?
- C'est inutile comme réflexion. - C'est pas gentil.
-Vous êtes pathétique.
-Fauteuil de merde.
-Un problème de nageoire, le dauphin ?
-Ta gueule, toi.
Fait chier !
- Je vais t'aider. - Merci, ma Choup's.
-Qu'est-ce que je fais ?
-Tire la manette rouge et rabats les côtés.
Tu fermes d'un coup sec. - Aaah !
-Non, pas comme ça, ma Choup's.
- Que se passe-t-il ? - C'est le fauteuil !
-Elle va perdre son bras !
-Chérie, n'en rajoute pas !
Contrôle tes émotions.
-Tu me fais chier, Olivier !
-Mais quoi, je te fais chier ! Bon, Stéphane...
-Vers le haut !
-J'y arrive pas !
Elles hurlent.
Foutez-moi le camp, vous !
-La poignée !
-Appelle les pompiers.
-Je suis tétanisée.
-Reste pas plantée comme un piquet !
- Tire la poignée, putain ! - C'est ce que je fais !
Alice hurle. Stéphane, elle va perdre
un bras !
-Putain, sans déconner, c'est pas compliqué !
VoilĂ , merde !
- Merci, Stéphane. - Voilà .
-Mais...
-Quoi ?
-Mais tu marches ?
-Vous vous rappelez
de ce qu'ont dit les médecins ? "Une chance sur mille !"
Je suis un miraculé.
-Tu te foutrais pas de notre gueule ?
-Mais pas du tout, non.
Coups de pied
- Tiens ! - Ah !
-Tiens, tiens, tiens !
-Tu frappes un handicapé ?
-Oui, car je pensais qu'il ne sentait rien.
Mais en fait,
il sent très bien, l'enfoiré ! Escroc !
-OK, eh ben, oui !
Eh ben oui, voilà ! Voilà , voilà , l'handicapé !
Voilà l'handicapé !
Ma Choup's, j'ai fait ça pour toi.
-Ne m'appelle plus "Ma Choup's",
connard !
-Mais ma Choup's...
Vas-y.
- Il vaut mieux partir, oui. - C'est bon.
Toi, récupère ta merde. - Merci.
-Et ça, c'est cadeau.
-Au revoir !
Quel enfoiré ! - Quelle ordure.
-Et le fauteuil, on en fait quoi ?
-On peut le donner Ă Maminouche.
-Ecoutez, il s'agit de ma mère, alors, allons-y mollo.
-Pardon, désolé.
-Quoi ?
Qu'est-ce qu'on peut faire de ce fauteuil ? Quoi ?
Thème romantique
...
-Tu as mal ?
-Un peu.
-Je vais m'occuper de toi.
-(Moi aussi.)
...
-Les Royer, on les met oĂą ?
- "Corcovado", avec les Cohen. - Très bien.
Et on met les Delanoy Ă "Freud", c'est plus loin de nous.
Ils sont rasoir.
-Surtout lui.
-Elle, elle m'endort.
-Papa, j'ai trouvé le dossier de Damien sur ton bureau.
-Il fallait pas fouiller mon bureau.
-Je sais que c'est pas le gendre idéal,
mais il est gentil, sensible et honnĂŞte et je l'aime !
Ca vous va ? - Mais bien sûr.
- Papa, ça te va ? - Bien sûr que ça lui va.
-Maman, laisse-le répondre.
-Oui, ça me va. Ca me va.
-OĂą est Damien ? Qu'on l'embrasse et qu'on boive un verre.
-Papa, tu seras pas surpris, il est sur le toit et menace de se suicider.
-Quoi, sur le toit ?
-C'est une vanne, je suis guéri, docteur !
-Excellent, excellent.
Excellent. - On l'a eu.
- Ca vous fait pas rire ? - Si, c'est une bonne blague.
Mais il y a des antécédents. - Oui, c'est vrai.
-Le toit n'est pas haut, mais...
Une chorale chante un air sacré.
...
Applaudissements et cris de joie
...
-Paloma, Olivier.
Bravo pour ces noces de perle.
On vous aime.
- Oh... - Joyeux anniversaire.
-Joyeux anniversaire !
-Bravo !
-Et moi,
je souhaite le même bonheur à Alice, notre fille adorée,
ainsi qu'Ă Damien
que nous recevons avec joie dans notre famille.
-Attention, décollage.
Un drone décolle.
-Oh...
C'est une petite surprise.
Hop lĂ .
-Mais qu'est-ce que c'est ? Oh...
-Perles noires de Tahiti.
-Merci, mon amour.
C'est magnifique.
-Tu es la plus belle, Paloma !
"Faith", en version chorale
...
-WELL, I GUESS IT WOULD BE NICE IF I COULD TOUCH YOUR BODY...
-Une fontaine de champagne, la classe.
Par contre, il est dégueulasse.
- Ca, ça fait plaisir. - Je préfère le dire.
...
-Et encore désolé, pour...
...
-Je peux te l'emprunter deux minutes ?
- Oui. - Ce sera pas long, t'inquiète pas.
Venez.
-FAITH, FAITH, FAITH I GOTTA HAVE FAITH, FAITH, FAITH
-Vous aimez ma fille, elle vous aime.
Je le sais et ça me fait très plaisir, voilà .
Je voulais vous le dire. - Merci, docteur.
-Mais je voulais vous demander un petit quelque chose.
Si, on ne sait jamais,
vous étiez confronté à un gros down
et, de nouveau, Ă des pulsions suicidaires,
faites-moi une promesse.
-Oui, laquelle, docteur ?
-Consultez un autre psy que moi.
-OK, comme vous voulez.
-Merci.
Mais c'est une blague !
Une vanne, enfin !
Le cabinet vous est ouvert !
Dans mes bras, mon gendre !
-Merci, docteur.
Chanson soul : "Another day", Jamie Lidell
-On reprend les séances dès lundi prochain.
- Ah bon ? Mais je suis guéri. - Non, on parle d'épouser ma fille.
Je ne vous lâcherai pas. - C'est sans fin, votre truc.
-Oui, un bon psy, c'est pour la vie.
D'ailleurs vous me devez 4 séances. - C'est vrai.
- Non, 5. - Hein ?
...
La mouette crie.
...
Sous-titrage : PS MA SOEUR
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