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JOHN RANDOLPH BENTLEY 1973 - ANTENNE DE LA CIA À BERLIN
Tu m'as sacrément manqué, John.
Je ne me souviens plus de mon code.
Essaie 090969.
La date de sortie de "Fortunate Son".
Tu l'écoutais en boucle, à Hanoï.
Merci, Franck.
Je ne t'ai jamais remercié.
Inutile. Tu aurais fait pareil pour moi.
Ne sois pas si modeste, John. Tu as vraiment assuré.
En te laissant capturer, tu m'as permis de m'enfuir.
Tout s'est bien terminé.
On savait qu'après la jungle vietnamienne,
on irait loin, tous les deux.
C'est un autre type de jungle.
- Oui. - Tu as vu Matheson, là-bas ?
Laisse-le souffler un peu.
C'est mon partenaire, et il n'est pas revenu.
- Je ne sais pas où il est, Pete. - Lâche-le, Wilson.
Qu'est-ce qu'ils ont dit à ma mère ?
- Ils ont suivi le protocole. - Elle pense que je suis mort ?
Ça ne fait qu'une semaine.
John, on ne t'a pas vu depuis neuf mois.
- Comment tu te sens ? - J'ai perdu neuf mois !
J'ignore ce qui m'est arrivé, et ma mère me croit mort.
- Comment je me sens, à ton avis ? - Tu dois cogiter.
Tu as deviné.
Je préfère t'entendre dire ça à un silence gênant
entre deux types qui se demandent ce qui se passe.
Il se passe quoi ?
Le chef a pas mal de questions à te poser.
- Tu sauras y répondre ? - Je lui dirai ce dont je me souviens.
- Ce qu'ils t'ont fait, par exemple. - Je n'en ai pas de souvenir précis.
Si tu étais en contact avec quelqu'un, on pourrait l'identifier ou l'utiliser.
- Ravie de vous revoir, M. Bentley. - Moi aussi, Margie.
Neuf mois à l'Est, c'est long.
Il veut juste savoir ce dont tu te souviens.
Je t'attends dehors, mon pote.
Dennis Kohler, directeur de l'antenne. Bienvenue à la maison.
Merci, monsieur.
Vous avez vécu l'enfer, apparemment.
Je tiens à dire que tout le monde est ravi de vous revoir entier.
- Où est passé Morris ? - Sa femme a accouché.
Il est retourné à Washington. Racontez-moi tout, John.
INSPIRÉ D'UN PROGRAMME DE LA SAGA JASON BOURNE,
CRÉÉE PAR ROBERT LUDLUM
Frank Ferguson et moi sommes allés à Cracovie
enquêter sur un programme soviétique baptisé "Cigale",
dirigé par un ancien nazi, le docteur Gustav Meisner.
- On y est restés deux semaines. - Qu'avez-vous appris ?
Le labo de Meisner était en banlieue, dans une prison soviétique.
C'est de là que provenaient tous ses patients.
Nous avons pu confirmer l'hypothèse que le programme Cigale
avait pour objectif de créer des armes humaines.
Expliquez-moi.
Ils ont mis au point une méthode qui efface l'identité du sujet.
Elle fait appel à l'hypnose, la drogue
et la stimulation électrique de zones du cerveau.
Dans quel but ?
Le pousser à faire des choses qu'il n'oserait jamais faire.
Ferguson et moi avons reçu l'ordre d'éliminer le docteur Meisner
et de récupérer ses notes.
Mais ça ne s'est pas passé comme prévu.
J'ai été capturé.
Ferguson s'est échappé.
Il a déclaré que vous vous étiez sacrifié pour lui.
Ce n'est pas notre politique, mais c'est admirable.
Ils ont tenté de me faire craquer.
J'ai été placé en isolement, torturé,
sans eau ni nourriture.
On m'a injecté des drogues hallucinogènes.
J'ai essayé de m'accrocher,
à mon nom, mes souvenirs,
des pensées personnelles, mais...
c'était comme vouloir attraper de l'eau.
De quoi vous souvenez-vous ?
D'une femme aux cheveux roux.
Elle s'appelait Petra.
Curieusement, elle savait absolument tout de moi.
J'ai essayé de résister, mais mes pensées...
ce n'était pas les miennes.
Et qu'avez-vous ressenti, alors ?
C'était comme si je devenais plus...
plus entier.
- Plus... - Plus quoi ?
Complet.
J'ai fini ma mission.
Ce ne sont pas eux qui vous ont laissé sortir ?
Non.
Ça vaut le coup, s'ils y gagnent un agent double à la CIA.
Je ne suis pas un traître.
Je vous envoie voir un psy afin d'avoir un examen approfondi.
Vous allez rester en observation. Préparez son transfert.
Menottes. À la table.
Faites-lui entendre raison, Ferguson.
- Qu'est-ce que tu fous ? - Ton arme.
Et maintenant ?
Je vais sortir d'ici et je vous prouverai que je dis la vérité.
Ce bâtiment est ultrasécurisé.
- Vous n'atteindrez pas l'ascenseur. - Il va m'accompagner.
Je ne veux que le code d'accès.
Si tu donnes l'alerte, je te tire une balle dans le genou.
À quoi tu joues, John ?
Kohler croit que j'ai été retourné. J'avais pas le choix.
Il y avait mieux à faire.
On aurait pu trouver une autre solution.
- Félicitations. - Pour quoi ?
Tu as atteint l'ascenseur.
Tu as beau m'avoir sauvé la peau à Cracovie,
je ne vais pas menacer quelqu'un pour que tu t'échappes.
Code 18. Attention,
incident potentiel au niveau 8 impliquant John Randolph Bentley.
- Ils vont penser que je t'ai aidé. - Mais non.
DOUG MCKENNA AUJOURD'HUI
Tu as pioncé durant tout le vol.
J'ai trop picolé, hier soir.
Qu'est-ce qui s'est passé, au bar ?
Je ne sais pas. Ça n'arrivera plus.
Si ça recommence, préviens-moi.
La femme avec qui j'étais au bar, tu es sûr que tu ne l'as pas vue ?
Certain. Mais si je l'avais vue, je n'en parlerais pas.
Arrête, il ne s'est rien passé.
Tu vas retrouver ta femme. Tout ça restera dans l'Arctique.
Mesdames et messieurs, nous amorçons notre descente.
Redressez votre siège...
Le général Kwon est mort, sans doute assassiné.
Il évoque Treadstone alors qu'on l'écoute, et 24 h plus tard, il est mort ?
- Treadstone avait un champ très large. - Comme Blackbriar ?
Oui, mais celui auquel Kwon a fait allusion s'appelle Cigale.
Cigale ?
Des agents dormants sous une identité banale
sans souvenir de leur entraînement.
Comment Kwon en aurait-il eu vent ?
Il faisait partie intégrante du programme. Kwon était l'un des référents.
C'est quoi, ce bordel, Ellen ?
J'étais là quand cet agent s'est rebellé à New York, tu te souviens ?
J'ai assisté à la traque de près.
Il faisait ce que la CIA refusait de faire : arrêter Treadstone,
un programme clandestin devenu ingérable.
Ne t'énerve pas.
Si quelqu'un veut le relancer, on doit l'en empêcher.
Je sais.
Que proposes-tu ?
Treadstone faisait appel à un certain Martin Wells.
Un expert dans le domaine de la modification du comportement.
Si quelqu'un réveille ces agents, il sait peut-être comment.
D'accord.
Ça remonte à quelle époque ?
À celle de la guerre froide.
GUM, je vous écoute.
- Ici, le 778. Passez-moi le 343. - Pardon ?
Le 778. Passez-moi le 343. Il s'est passé quelque chose.
Vous êtes chez GUM, le magasin sur la place Rouge.
Quel service souhaitez-vous contacter ?
Passez-moi le quartier général.
Nous vendons des robes de soirée.
Vous n'avez pas le bon numéro.
Repose en paix.
GUM, je vous écoute.
- Allô ? - C'est Matt Edwards.
- Que voulez-vous ? - Savoir ce que vous faites.
Je me demande où vous avez eu mon numéro.
Je suis de la CIA. Que faites-vous à Paris ?
- Je dois vous laisser. - Écoutez-moi.
Info confidentielle : le général Kwon est mort.
- Comment ? - De manière suspecte.
Dites-moi ce qu'il a dit sur Treadstone.
Il m'a dit de me méfier de la CIA.
Il y a 24 h, vous discutiez avec lui.
Et maintenant, cette personne est morte, Tara.
Vous avez tout entendu.
Pas ce qu'il vous a dit après que le micro a été coupé.
Vous êtes à Paris, la fille de Kwon aussi, et on vient de nous signaler
que deux agents nord-coréens ont atterri à Charles-de-Gaulle il y a cinq minutes.
La fille de Kwon est en danger, donc vous aussi.
- Je sais me défendre. - Six hommes, c'est pour exfiltrer.
Deux hommes, c'est pour tuer. Je vous le demande une dernière...
Allô ?
Je dois parler à Jang-mi Kwon. C'est urgent.
- Elle est en sortie scolaire. - Où ?
Notre règlement nous interdit de divulguer où sont nos élèves.
PALAIS DE VERSAILLES
SOYUN PAK PYONGYANG, CORÉE DU NORD
Maman ?
Je suis prête. Allons au parc.
C'est joli.
Tu m'as dit que le jeu vidéo américain était dans ton casier ?
- Oui, mais... - Qui d'autre a la clé ?
Les enseignants ?
Le directeur ?
J'ai menti.
C'est un homme qui me l'a donné.
Un homme ? Quel homme ? Qui ?
Je ne l'avais jamais vu avant.
Pourquoi tu ne me l'as pas dit ?
J'avais peur.
Il m'a dit que je serais séparé de toi...
si j'en parlais à quelqu'un.
Je ne laisserais jamais...
quelqu'un te séparer de moi.
Le mascara, ça change tout.
Et souvenez-vous : il faut toujours brosser vers le haut.
J'aime beaucoup votre foulard. Très... vintage.
Billets.
Première classe ?
J'attends que vous me disiez s'il y a de la place en première.
Vu votre âge, vous avez dû oublier.
Vous n'étiez pas encore née que cet homme travaillait déjà.
Fidèle au poste tous les jours,
sans jamais poser de question, à assurer son service.
Et vous, qu'est-ce que vous avez fait ?
PETRA ANDROPOV 1973 - SIÈGE DU KGB
Vous m'avez assuré que l'Américain
avait été reprogrammé.
Le comité a investi des millions dans ce projet.
Il a été mandaté
par les hautes autorités du Kremlin.
Et maintenant, cet homme
s'est échappé, défectueux !
Dans ce secteur de recherche,
nous avons des années d'avance sur les Américains !
S'il se souvient de ce qu'on lui a fait,
nous perdrons cet avantage !
C'est très sérieux, camarade.
Alors que vous avez été diplômée
en terminant première de votre promotion,
vous pourriez manger du zharkoye aux vers ces 20 prochaines années !
C'est clair ?
Du "zharkoye aux vers" ? Vraiment, Yuri...
Oh, tu sais...
les tribunaux du KGB raffolent des lourdes conséquences
et des détails saisissants.
Tu as toujours été si théâtral, Yuri.
Tu sais que nous jouons un rôle devant nos camarades
autant que devant nos ennemis.
Ça fait partie de notre travail.
À propos de travail...
Je le retrouverai, Yuri.
Tu en es sans doute convaincue,
mais je te tiens pour responsable.
Comment as-tu pu le laisser s'échapper, Petrochka ?
Bentley est différent des autres. Plus malin, plein de ressources.
Meisner et toi avez créé un monstre.
On fait ce qu'on nous demande.
Ce que je me demande,
c'est si tu as cherché à gagner la confiance de cet Américain
ou si tu l'as séduit.
La jalousie ne te sied pas.
Et l'échec ne te sied pas !
Quel rôle joues-tu avec moi, Petrochka ?
Je retrouverai notre cigale. J'ai un plan.
Il ne s'y attendra pas.
Personne ne s'y attendra, pas même toi, Yuri.
J'aime les surprises.
Mais si tu ne le retrouves pas,
je devrai sans doute te tuer.
Je n'en attends pas moins de toi.
Allô ?
C'est Petra.
Petrochka ? Mon Dieu... Où es-tu ?
Tu as oublié l'existence du missile, ou seulement la mienne ?
- Tu es à Moscou ? - Oui.
- Pourquoi m'a-t-on déconnectée ? - Déconnectée ?
Oubliée.
Petra ! Je suis si heureux d'avoir de tes nouvelles.
Il faut qu'on se voie, ce soir.
- Avec Yuri ? - Oui, bien sûr.
Retrouve-nous au restaurant Matriochka.
Disons à 20 h.
- À 20 h. - À tout à l'heure.
PALAIS DE VERSAILLES
Jang-mi ? Il faut que je te parle de ton père.
Qui êtes-vous ?
Tu ne me connais pas, mais on a peu de temps.
- Allons-nous-en. - Accorde-moi une minute.
- Elle ne veut pas vous parler. - C'est important.
Si mon père veut me parler, il le fera en personne.
- Ce n'est pas si simple. - Si, c'est très simple.
Laissez-nous tranquilles.
Je suis censée te donner ceci, Jang-mi.
Ça ne prendra que cinq minutes.
- D'où connaissez-vous mon père ? - J'étais journaliste.
Hier, ton père a demandé à me voir.
Il m'a dit de t'apporter ce médaillon
et de te conduire à l'ambassade d'Équateur.
Je vais l'appeler.
Je suis désolée, Jang-mi, il a été assassiné.
Et je pense que ceux qui l'ont tué vont s'en prendre à toi.
Tu dois me croire.
Tu ne lui as pas dit que tu rentrais ?
Tu lui as dit qu'on s'était fait virer ?
Non. Je me suis dit que ça passerait mieux si je lui en faisais la surprise.
Putain... Je vais me renseigner pour savoir si on embauche, ici.
Je voulais offrir une vie meilleure à Samantha.
Allez, vas-y, Roméo.
Je n'hésiterai pas à tirer.
Mon Dieu ! Chéri...
Chéri !
Je t'ai pris pour un voleur en plein cambriolage.
Un voleur ?
- Qu'est-ce qui t'est arrivé ? - Je me suis cogné la tête.
Tu veux qu'on monte, que je puisse voir ça de plus près ?
Oui.
Ça va, en ce moment ?
Des migraines ?
J'en ai de temps en temps.
J'en parlerai à des médecins, au taf, qu'on te prescrive ces cachets.
Non, plus de cachets, Sam. C'est supportable.
Si ça empire, il faudra m'en parler, Doug.
Promis ?
Il s'est passé un truc, là-bas ?
La plupart des foreurs ont été virés. Moi, Mike...
- Je m'en doutais. - Ils font appel à un sous-traitant.
Tu dois aller quelque part où tu seras traité humainement.
Comme ici, avec toi.
Embrasse-moi.
Qu'est-ce qui se passe ?
Quand on s'est rencontrés,
tu n'as pas posé beaucoup de questions à mon sujet.
Et ça n'a aucune importance.
On s'en est très bien sortis.
Tu ne te dis jamais...
que ça aurait pu être différent ?
Différent ? Comment ça ?
Ceux qui...
...fuient pour aller en Corée du Sud.
Tu ne te demandes pas ce qu'ils deviennent ?
Et si ce n'était pas comme on nous dit ?
S'ils menaient une vie meilleure ?
Colonel Shin. Je ne m'attendais pas à votre visite.
Entrez.
Approche, Jin-woo.
Voici mon fils.
Le trajet s'est bien passé ?
Très bien.
Viens vite !
Votre mari a fait...
du bon travail, au bureau.
Je voulais l'inviter à boire un verre en guise de remerciement
de son dévouement pour le pays.
Un verre ?
Où ça ?
C'est une surprise.
Le Dirigeant suprême a besoin de jeunes soldats
qui font ce qu'on leur demande, comme ton père.
N'est-ce pas ?
Venez, Dae.
C'est ma tournée.
Merci, monsieur.
Je ne traînerai pas.
Maman ?
Quoi, Jin-woo ?
L'homme qui m'a donné ce jouet...
c'était lui.
Quand je claquerai des doigts, vous vous réveillerez.
Et quand je prononcerai le mot "volaille", vous deviendrez un poulet
et vous vous comporterez comme un poulet.
Bob, vous nous avez dit être végétarien.
En effet.
- Vous ne mangez ni poisson ni viande ? - Non.
Pas même du poulet ? Ou un autre type de... volaille ?
Au fait, Tommy, j'allais oublier : joyeux anniversaire.
Merci, docteur.
Cadeau de la maison.
J'ai bien aimé votre spectacle.
Votre accent, c'est la Virginie ?
Ou plus précisément Langley ?
Treadstone.
C'est du passé.
J'étais à New York quand Blackbriar a été révélé.
- Soutien et logistique ? - Activités spéciales.
Que savez-vous des volontaires du programme Treadstone ?
- Je sais qu'ils étaient dangereux. - Votre première erreur.
- Pourquoi ? - C'était plus que ça.
Ces hommes et ces femmes ont cédé leur propre pouvoir
à une institution qu'ils croyaient être du bon côté.
- Ce n'était pas le cas. - Ce n'est pas leur faute.
Que faisiez-vous dans le programme Cigale ?
J'élaborais des protocoles pour programmer
les candidats réceptifs à l'hypnose.
Un mot, un air, une image... C'est ce qui permet de les réveiller.
Vous voulez dire que ça fonctionnait ?
Au fait, Tommy, j'allais oublier : joyeux anniversaire.
Merci, docteur.
Cadeau de la maison.
Le taux de réussite chez les agents durant leur entraînement était de 85 %.
Quelqu'un les réveille.
Je sais.
C'est juste un détraqué qui abat des gens dans une supérette.
Ça ne prouve pas qu'on réveille des agents.
Observez-le bien.
Il dégaine d'une main avec facilité
et tire six balles en moins d'une seconde.
Impressionnant, mais pas assez pour mériter qu'on s'y attarde.
Mais observez-le encore.
Les droitiers tirent de gauche à droite.
Lui tire à droite, à gauche, au centre et à gauche.
Un choix de cible remarquable en situation de stress.
- Continuez. - Il commence par le jeune athlétique
et finit par le plus vieux, qui représente la menace la plus faible.
Puis, il tourne simplement la page.
Pas de panique, de retombée d'adrénaline, absolument aucune déperdition.
C'était il y a trois jours.
- La police l'a retrouvé ? - Très facilement.
Il est ressorti et s'est assis sur le trottoir,
comme s'il avait accompli sa mission.
Comment l'expliquez-vous ?
Plus l'agent reste dormant,
moins il sera fiable à son réveil.
Je veux parler à ce type. Vous allez venir avec moi.
Pourvu que ça marche, cette fois.
- J'ai reçu... une promotion. - C'est vrai ?
Trois fois mon salaire actuel.
Je serai responsable des systèmes électriques
d'un nouveau missile.
Celui qui dirigeait le programme, le général Kwon,
était un traître.
Je l'ai découvert
et je l'ai dénoncé.
Voilà pourquoi j'ai été promu.
Qui t'a accordé cette promotion ?
Le colonel Shin.
C'est une nouvelle vie pour nous trois.
Mais la vérité à ce sujet,
ce sera notre secret, d'accord ?
Et tu ne parleras plus jamais de ce rêve de passer au Sud.
Notre foyer est ici.
Promets-moi de ne jamais en reparler.
Je te le promets.
Alors, on en est où ?
Edwards se renseigne au sujet des allégations de Kwon.
- Qu'en penses-tu ? - Il a pris un risque en nous contactant.
Les Coréens l'ont appris et l'ont fait éliminer.
- On sait ce qu'il a dit à... - Tara Coleman ?
Oui, sur Stiletto Six.
- Non, mais elle n'était pas là pour ça. - On sait pour quoi ?
Pas encore. Elle affirme que Kwon ne lui a rien dit.
Tu la crois ?
Je te tiendrai au jus.
Je savais que mon père était en danger.
À un tel poste, dans mon pays, on court toujours un risque.
Mais je ne pensais pas que ça lui arriverait.
J'ai passé peu de temps avec le général Kwon,
mais il avait de bonnes intentions.
Je n'arrive pas à le croire. Rien de tout ça n'a l'air réel.
Tu n'es pas seule, chérie. Je suis avec toi.
On a un problème.
Attache ta ceinture.
- L'ambassade est encore loin ? - À quelques rues.
Attention !
Accrochez-vous !
- Merde ! - Ils sont juste derrière nous.
Poussez-vous ! Dégagez !
Accrochez-vous.
- Plus qu'une rue. - Plus vite, je vous en supplie !
Regarde-moi. On va s'en sortir.
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