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J 'aime pas l 'éclipse.
Ah,
what a sizzler.
Lucky for you. The hundredthizzler, she's got to eat.
Il y en a de la veine, ce salaud -lĂ .
Il me contendrait d 'un boulot comme ça.
Réservez vos électeurs.
Tu as ta carte.
... ... ... ... ...
... ...
Il y a si peu d 'amusement.
C 'est dans ce chaud qu 'on nous parle.
Tu vas
venir ce soir ? Tu peux.
Tu les as ?
Sous -titrage ST'
501
... ... ... ...
Comment vais -je savoir que tu lui as touché le pouls de la robe ? Moi ?
la gana que tengo de hacerle daño.
Al contrario.
Lo que voy es hacerle bien.
ÂżVerdad, pichona ? SĂșbete al cuarto.
Luego voy.
SĂ, sĂ, no.
Deja eso.
C 'est trop chouette, celle -lĂ .
ArrĂȘtez -vous.
Vous ĂȘtes perdus, vous ĂȘtes dĂ©chirĂ©s.
Vous m 'arrĂȘtez. C 'est comme ça que vous vous dĂ©truisez, malveilleux.
ArrĂȘtez -vous.
La rue n 'est pas la vĂŽtre. Mais qu 'est -ce que vous avez ? Et demain, vous
allez faire une tournée dans l 'officier d 'émigration.
D 'accord ? Oh, putain !
Et le courrier ? Tu n 'as pas entendu l 'avion ? Tu devrais dĂ©jĂ ĂȘtre Ă l
'aĂ©roport ! ArrĂȘte -toi, arrastre -toi ! Tu me dĂ©routes entre tous ! Je vais te
tuer Ă cause de toi ! Mais qu 'est -ce que tu fous lĂ ? Tu m 'amĂšnes avec toi ?
Alors, tous, sois vite !
Mais si, un jour je trouverai un pilote qui sera chic.
Il me prendra avec lui.
Ou il me laissera entrer dans la suite Ă bagages.
Je lui montrerai mon visa pour les States.
Parce que tu sais, il est vrai mon visa.
Tu l 'as dĂ©jĂ montrĂ© ? Je l 'ai montrĂ© Ă tout le monde, du mĂȘme tour.
Il y a un acte, ça pourrait intéresser.
Alors ramasse tes papiers.
Sous -titrage FR ?
Je n 'ai pas d 'identité.
Pas de passeport ? Oui, pas de passeport.
Qu 'est -ce que tu viens faire ici ? Je ne sais pas.
On
va
trouver Tourette.
Sous -titrage Société Radio -Canada
Sous -titrage ST' 501
Tu veux mon portrait ?
Moi, je suis le propriétaire.
Ah, tu es persico, toi.
Oui, mais le travailleur est doué.
Alors, on est payĂ© quand mĂȘme.
Oui.
Ăa va mieux.
Ăa sera moins moche que ce que je croyais.
Tu viens de t 'écousser Galpard ? Pas mal.
Dis, fais pas tout ça, franchis -moi.
Je suis complĂštement raide, j 'ai mĂȘme pas de te payer le rongeur.
T 'as pas une combine dans le coin ? On pourrait tenter le coucher hollandaise,
c 'est le bistrot.
Il est gueulard, mais pas mon bécheval. C 'est loin.
On va prendre le taxi.
De toute façon, si un dollar pisse, ça fera mieux qu 'on va arriver.
Et le corsario ?
AllĂŽ,
patron ? Je traigo un compingito.
Sous -titrage ST' 501
Merci de quoi ? Merci d 'ĂȘtre bien aimable.
Ah non, tu me tutoyais tout Ă l 'heure.
Je m 'appelle Joe.
Pour toi.
Pour que par les autres, soyez le seigneur Joe.
Ressaisis.
A la tienne.
Joe. A la tienne.
Tout s 'arrangera trĂšs bien.
T 'en fais pas.
On est pas mal.
On se lasse vite.
C 'est pas mes oignons, mais t 'as choisi une branle de bled pour te
Des fois, on choisit pas.
Cette fois -ci, je me suis sauvĂ© en courant. MĂȘme pas le temps de penser Ă
banque. J 'ai filé tout droit à l 'aérodrome, j 'ai raté mes fonds de
puis je leur ai dit de donner moi pour 50 dollars.
C 'est comme ça que je suis ici.
C 'est Linda, une gentille petite sĆur.
Je vois ça.
C 'est gentil, mais ça n 'a pas d 'éducation.
C 'est moitié sauvage, quoi.
T 'as vu le genre ?
Elle tombe tout droit du cocotier, celle -lĂ .
T 'as un crouté ? Oui, dans l 'avion. C 'était compris dans le billet.
Alors, tu m 'excuseras, mais il faut que j 'aille casser la graine.
Oui, t 'as pas le gouvernement ici ? Ah non, oui.
Je m 'accarais en ville.
Faut tout de mĂȘme de l 'indĂ©pendance.
Bien sûr.
Je me casse, mais je serai pas long.
Tu vois ? Je l 'ai pas cherché.
Bien sûr.
Sous -titrage MFP.
Quel est ton anniversaire ? Pour un cadeau.
Encore Ă faire ? Eh, ne t 'en fais pas.
Ne t 'en fais pas.
Tu verras que je te ferai une sauce comme ça. Je n 'ai pas le temps.
On va manger Ă l 'eau Ă ta part.
J 'ai un rendez -vous. Un rendez -vous ? Avec une femme ? Et quelle femme ? Avec
un homme.
Un vrai homme.
Tendras plata ? Ida, que me temen.
Veremos.
Pobrecito.
Uno, dos, tres... A dos cervezas a la terraza.
You got two bucks left till the end of the month.
That'll just about make us even.
Hey, hey, hey!
What the hell are you gonna drink till the first?
You're gonna give me a raise.
Why? Parce que ça va ĂȘtre vraiment chaud.
Eh, Molo, mon pote.
Thanks, T.
Coupe ça.
J 'aime pas la musique.
Bon,
les gars, allez -y.
Je pense qu 'on a compris.
Une punta de vinagrado.
Une punta de vinagrado.
Forcément.
S 'il n 'y en a pas un qui a un job.
On a des coupures, des combines.
On arrive à cÎté et às 'en jeter un de temps en temps.
C 'est tout.
Mais pourquoi vous vous barrez pas ? C 'est pas l 'envie qui manque, tu verras.
Oh, il n 'y a pas de barreau, il y a de l 'espace.
C 'est ça qui tue, c 'est trop grand.
Pour se retrouver dehors, il faudrait un sacré élan, tu sais. On est le dur.
Il n 'y a pas de chemin de fer.
La route.
Il y en a qu 'une, elle s 'arrĂȘte au puits de pĂ©trole.
L 'avion. Ils n 'ont pas les tarifs.
Caracas, c 'est trop prĂšs.
On est brûlés dans ces coins -là .
AprÚs, ça va tout de suite chercher dans les 200, 300 bucks.
Tu les as ? Non.
Moi non plus.
Et le visa ? LĂ -bas, il faut un visa.
Ăa se trouve, un visa.
Oui, mais un vrai.
Un vrai aussi.
Quand tu as les sous.
Et les sous, il faut les gagner.
Et pour les gagner, il faut du travail. Et du travail, il n 'y en a pas.
Tiens.
Ils ont commencé ce building il y a deux ans.
Ils ont tout laissé tomber.
Avec ce soleil, ça se comprend.
Non, je te dis.
Ici, c 'est comme la prison. Pour entre eux, c 'est tout facile.
Par ici, il y a bonne soupe.
Mais pour sortir ma cache, je ne suis pas sûr que tu crÚves.
Moi, je n 'ai pas envie.
Personne n 'a envie.
On crĂšve tout de mĂȘme.
La preuve.
Il ne me tenait plus debout.
Bien sûr, avec les fiÚvres.
Mais tu sais, il n 'y a pas que les moustiques.
On a des araignĂ©es, des petites bĂȘtes qui vous goufflent le foie par en
On a mĂȘme la lĂšpre.
Tu verras, le matin, on se regarde les poignets Ă cause des taches.
Et encore, tout ça, c 'est de la rigolade.
Non, il n 'y a qu 'une maladie vraiment moche et chronique.
La faim.
Par ici, la plupart des mecs en sont morts.
Pas par lĂ .
Par lĂ , c 'est le coin de la Merloc.
Il y a des ricains Ă l 'aspirasse. Tu parles.
Et du pétrole, ils sont pas loin, tu sais.
L 'ASOC, qu 'elle s 'appelle, leur compagnie.
Ils ont leur camp, là , à cÎté.
Ah, eux, ils sont organisés, eux, là .
Ils ont leur baraque, leur cantine, leur cimetiÚre, entiÚrement préfabriqués.
Aubrienne passe une fois tous les huit jours pour voir si tout est en ordre.
Aubrienne ? Ville Aubrienne ? Un costaud ? Tu le connais ? Oh, tu parles.
On a fait le trafic ensemble Ă Goryakil en 32.
Oh, pardon.
Ăa change tout, ça.
On est Ă quinze cents kilomĂštres de pipe, lĂ .
Bah, pipe, c 'est fragile.
Deux, trois coups de pétard là -dedans, ça ferait du bruit.
Et si les flics veulent me mettre ça sur le dos, they will not have a chance in
Zimbabwe.
Sous -titrage ST'
501
T 'es foutu, hein ? Pour le moment, mais pour l 'aile de sort, ça changera.
Pas possible qu 'il n 'y ait pas un peu de fric Ă piquer quelque part.
à l 'aspirant, il y a le pétrole.
Et quand le pĂ©trole s 'arrĂȘte, il n 'y a plus rien.
Tiens, dors dessus, lĂ .
Il a travaillé pour lui, cet idiot.
Tu vois oĂč il en est ?
Tu permets ?
Qui c 'est ?
C 'est Luigi, mon pote. Un brave gars, tu verras.
Un brave gars.
Qui te laisse drĂŽlement tomber depuis quel temps.
Avant, il était à notre place, avec tout le boulot qu 'on a.
Il changerait bien.
Nous, c 'est... avec la tĂȘte qu 'on travaille.
Alors, ça va la bĂątisse ? Ăa va petitement.
Ăa pourrait payer plus fort.
Il est avare, ce cochon -lĂ .
Il n 'en a jamais assez, mon vieux.
Quand il gagne deux dollars, il faut que je la mette à un cÎté.
Faut bien.
Tu veux repartir au pays.
Excusez, notre vache n 'aime pas qu 'on fasse la conversation.
Tu vois ce que je te disais ? Le mec Boulot.
On partage la carré, tous les deux.
C 'est lui qui repasse le linge, qui prépare la tambouille.
Un type formidable.
Un beau con.
Pourquoi il m 'en veut, ton maçon ?
C 'est forcé, quoi.
Avant que tu sois là , on se fréquentait beaucoup.
Maintenant que je ne te quitte plus, il a sec.
Quelle mortalité.
No tengas miedo.
Est -ce que ce vilain se va ĂȘtre lĂ ? Eh bien, chez le coiffeur, ça nous
distraira. J 'y suis allé samedi.
Ăa ne fait rien, tu me tiendras compagnie. C 'est que... Aujourd 'hui, j
promis Ă Linda.
C 'est son jour de sortie.
Ah, pardon, ça change tout.
Parfait, parfait.
Tu m 'en veux ? Mais pour qui tu te prends ? T 'es pas regardé, mon petit
Non, Jo, attends -moi.
Attends -moi, j 'y vais.
Je ne
sais
pas pourquoi je suis content.
Allons -y.
Nous devons sortir.
Qu 'est
-ce
que je vais mettre en attendant ?
Comme balader les fesses Ă l 'air.
Et passer l 'Ăąge.
T 'en fais pas.
On a de la ressource ici.
Tiens.
Tu vas mettre en pantalon Luigi.
C 'est son vieux, Luigi, le bandit cadavré.
Ouais, il est chouette, hein ? Tiens, ça ira, ça. Dis donc.
T 'as vu mon musĂ©e ? Ăa, c 'est les gonzesses. Pour le rĂȘve, quoi. Pour
autre chose quand tu plotes d 'une négresse.
Et puis ça, c 'est le présent.
L 'édium de la courroie.
En vrai, tu sais, bise.
Sans blague.
Ăa fait une bĂȘte que je n 'en avais pas vu.
Pigalle.
C 'est le dernier que j 'ai pris, mon gars.
On m 'a conduit au train, le train au bateau, et le bateau ici.
Ăa vous mĂšne plus loin qu 'on croit, le Nord -Sud.
Il coûtait 14 sous, je suis parti.
14 sous pour partir, 1000 dollars pour rentrer.
Il n 'y a pas Ă dire, la vie augmente.
... ... ...
... ... ...
Mais Scott, tu sais, nous sommes ensemble, non ? Si le mio mouzo ne t 'y
plus, il est sur le stouffe del tour, comme Mio Strada. Non, mais qu 'est -ce
'il veut ? Non, rien, il est bloqué. Viens, débile en noir avant que je me
en rogne. C 'est ça, débile -toi.
C 'est pas moi qui te regretterai.
Ben, t 'as vu ? Qu 'est -ce que je lui ai mis ? Attends.
Il est repris.
Que te casas ? Festejo a los amigos.
Esta ronda es mĂa, compadritos.
Mucho, sĂ.
¿Qué va a hacer ? Dos whiskies. Ahora mismo, señor Joe.
SĂ, preciso.
Cada uno la suya.
Pues claro, una caseosa para cinco.
ÂżCĂłmo la caseosa ? No estamos tan pelados.
Champagne.
C 'est ça, un peu de musique.
Ăa serait plus gay.
T 'es prévenu, hein ? Moi, avec ma situation, je peux pas me colter comme
docker.
Je tire.
C 'est facile de graver avec ça.
Hein ?
Un tir.
Comme ça, je ne peux pas.
Comme ça.
T 'as bonne mine, hein
? Révolver, ça suffit pas.
Il faut avoir autre chose.
Je ne suis pas un assassin, moi.
Alors, c 'est whisky, on se détape ? On rétomise, moi ? Ah, tu m 'as foutu les
jetons, dis -donc. C 'est de la rigolade, ça.
T 'aurais pu te dispenser de lui mettre la baffe.
Il pouvait devenir mauvais.
Un assassin.
La fantaisie.
Qu 'est -ce qui se passe ? Une révolution ? Une catastrophe au puits de
Ă 500 kilomĂštres d 'ici.
13 victimes qui ont tous de la famille dans le coin.
Sous -titrage MFP.
Si il me tue, je lui appellerai.
C 'était la mÚre de Reiner.
Il n 'a pas eu la chance.
Dans sa condition, c 'est un coup pour lui.
Pour nous aussi.
Bien sûr, bien sûr.
Bien sûr, évidemment.
Le boss vous envoie ses regards.
Oui.
Le matériau.
Il n 'y a pas trop de choses Ă dire.
La Chambre attend.
Ok.
Sous -titrage
Société
Radio
-Canada Nous avons seulement 200 gallons de nitroglycérine.
Trois fois autant que nous en avons besoin. Ăa va bien.
Ăa va bien, mais les tanks sont lĂ -bas et non ici.
Et pour faire ça, j 'ai besoin d 'un équipement spécial. Je n 'en ai pas.
Moi aussi, et je n 'ai pas le temps de les acheter. Non?
Donc, prenez vos deux meilleurs voitures.
Vous voulez 10 tonnes pour 100 gallons de nitroglycérine? Je dis, prenez vos
deux meilleurs voitures.
Lùchez -les, mettez -les sur une base élastique pour absorber le choc. C 'est
meurtre. La condition des routes, vos chauffeurs n 'ont pas un...
Sous
-titrage
ST' 501
Sous -titrage
Société Radio -Canada
On demande aux chauffeurs d 'expérimenter.
Travail dangereux.
TrÚs bien rétribué.
S 'adresser d 'urgence au bureau de la S3. T 'entends ça ? Deux mille dollars
chacun ce qui passe.
Dans huit jours, on sera loin.
Et nous n 'en oublierons rien d 'anglais.
Nous nous portons comme des gens.
OĂč ĂȘtes -vous ?
C 'est l 'heure de la sieste.
Qu 'est
-ce
qu 'il faut faire ?
Bon.
Combien vous payez? Deux milliards.
C 'est pour la vie !
So long, boys, and good luck.
Did you hear that?
If any of you guys want to back out, there's still time.
Okay.
You thought it over?
Guy's going to be crazy.
Sous -titrage
Société Radio -Canada
Qu 'est -ce qui se passe lĂ -bas ? Il y a beaucoup de gens.
Qui croyait qu 'il y avait tant de candidats ? Ce ne sont pas des voitures.
Ce sont des roulettes.
Quelle espérance ! Je n 'ai jamais vu l 'un d 'eux.
Linda ! Linda ! C 'est l 'impartial ! C 'est l
'impartial !
Tout le monde ici ? D 'accord, les gars, on a perdu assez de temps.
Allons -y.
Qui le tourne, maintenant ? S
'il y a quelqu 'un qui joue au con,
je prends le premier, n 'importe lequel, et je lui sonne la gueule sur les
longes ondes.
Vous l 'aurez sur la conscience.
Vous tuerez, vous entendez ?
Ils sont en fer.
Celui -lĂ , c 'est en fait un.
Oh, ferme -toi.
C 'est mon pain et mes choses. Si vous n 'ĂȘtes pas satisfaits, allez chez vous.
Oui, mec, allons -y.
Bien, maintenant.
Les quatre gars que j 'ai choisis devraient ĂȘtre ici Ă 3h du matin.
Bien sûr, je sais que ça aurait été mieux si vous aviez commencé plus tÎt.
Mes voitures ne seront pas prĂȘtes jusqu 'Ă la nuit.
Ne vous arrĂȘtez pas, le soleil ne va pas vous blesser.
Allez, prenez un peu de repos.
Je vous verrai plus tard.
Bill et Joe.
Et on va s 'expliquer.
Allez,
allez, pas de salade, on se connaĂźt depuis trop longtemps.
Pour ce qui est du volant, tu sais ce que je vaux.
Alors quoi ?
Mais je ne le sens pas vieux du tout, moi.
Moins vieux que tes mecs qui vont se dégonfler sur la route.
Nous verrons.
C 'est tout vu, qu 'est -ce que tu paries ? Deux mille dollars.
Le premier qui abandonne, tu prends ce place, bien.
C 'est sur le stouffe.
Ok.
Vous ĂȘtes des hommes, pas moi.
Qu 'est -ce que je fais ? Reviens.
Je suis derriĂšre toi. Corian va s 'occuper de lui.
Il a raison de s 'occuper, maintenant qu 'il a fait la malapassada.
Tu y vas, et il s 'en va.
Encore une heure.
C 'est assez.
C 'est l 'heure de partir.
C 'est qui que va loin, petit Dieu ?
Sainte Marie, MĂšre de Dieu, priez pour nous, les
pécheurs.
PremiĂšre victime de Mr. O 'Brien.
On a l 'air malin avec ce plume.
Allez au casse -pipe sans uniforme. On n 'a jamais vu.
MĂȘme pour la guillotine, une tenue spĂ©ciale.
On déguise le mec avant la cérémonie.
Still no news from a smell -off, huh?
Funny, don't you think so?
Ăa ne lui ressemble pas, d 'ĂȘtre en retard.
Non, ce n 'est pas son genre.
Five more minutes and I'm going to replace him.
J 'ai envie d 'appeler le court sérieux à toi, Jean.
Tiens, le voilĂ .
Bonjour. C 'est vous.
Salut les gars.
Je viens dire au revoir Ă mon pote.
Eh bien, qu 'est -ce qui se passe ? Vous en faites des bougies ? Tu n 'as pas
rencontré Smolov par hasard.
Pourquoi ? Il n 'est pas là ? Ah, c 'est pas sérieux.
Qui avait eu Smolov le dernier ?
Il a pris l 'apéritif avec nous.
Et puis, il est sorti avec Jean.
Hein, Jean?
Ben oui, on avait des choses Ă se dire.
C 'est pas défendu, non?
Tu crois pas qu 'on fait une connerie maison ? Mais qu 'est -ce qui te prend ?
'ai des fois.
Non. Ouais.
J 'ai des fois de pas ĂȘtre Ă la hauteur.
T 'inquiĂšte pas, ma gosse, je suis lĂ , je te montrerai Ă mesure.
OĂč est la camelote ? Ce n
'est
pas bon pour les réflexes.
Je m 'excuserai, monsieur. Oh, oubliez -le.
Prenez un autre verre.
Eh bien, c 'est la fin, Luigi.
C 'est la fin, c 'est la fin. Le gagnant prend le grand véhicule et sort
immédiatement. Les autres vont suivre une demi -heure plus tard que celui -là .
C 'est un margin de sécurité.
En cas de... En cas d 'accident.
Faites votre choix.
Qu 'est -ce que ça peut nous foutre ? Puisqu 'on part de toute façon, alors.
Des clous. Il n 'y a pas de raison.
On tire.
Bill, passe.
J 'avais eu la mĂȘme, moi.
Il parle d 'un chopin.
Bill, ferme la porte.
Ăa va
?
Une minute, Toto.
Moi, je pars pas comme ça.
Une minute, que j 'ai dit.
à combien on les a gonflés, les boudins ? Oui, tu parles.
Moi, si la mécanique flanche, c 'est moi qui pars en fumée.
Alors, permettez.
Montre, petit.
Allume
les
girandoles.
Bon.
Les lanternes.
Bon. Les fleurs.
Les fouilleurs.
Ăa va.
Si tu veux prendre le macaron, il faut pas te gĂȘner, il est encore temps.
C 'est toi qui l 'auras fait, cette bombe, non ? Alors, fous -moi la paix.
Joe, je t 'ai apporté quelque chose.
C 'est pour toi.
Non, mais t 'es pas l 'ouf.
Prends, je te dis.
Tu regretteras pas.
De toute façon, il est plus bon, alors.
Ready? Oui, mon pote.
Hey, Lord, je vous dis, man.
Same to you.
Get going.
Il a votre bousin. Vous avez du pétrole, oui ? Contact.
Something wrong ? Ăa va, c 'est rĂ©parĂ©.
Allez ça, goûte l 'eau ! Coca -Cola dans le dos !
D 'accord, au revoir.
Je t 'aime.
Je t 'aime.
Attention.
Adios, Mario.
Adios, amor mio.
Promete -me, seu prudente. Ten cuidado.
Promete -me que volverĂĄs.
Encore pour ce coup -lĂ ? Pour le prochain, t 'en fais pas.
Il fait chaud ou froid ? PlutĂŽt chaud, pourquoi ? Je sais pas, je gĂȘne.
T 'as pris ton chandail, tu veux le mettre ? Non, pas maintenant.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Ăa va pas ? Je crois que je suis malade.
T 'as pas la fiĂšvre, non ? Je sais pas, des frissons.
C 'est mon palud qui me revient.
Ăa commence bien.
OĂč on en est ? Ă peu prĂšs 200 mĂštres depuis le tournant.
Trois mille fois comme ça, puis on sera arrivé.
Pas que ça cocotte lui, toi.
Ah non, je sens rien.
Vous pouvez le mouler, peut -ĂȘtre chaud.
Depuis une heure, on n 'a guÚre bougé de la seconde.
Bon, eh bien, on va le laisser souffler un peu, hein.
Il est chaud, mais il ne bouge pas.
Il vaut mieux ĂȘtre prudent.
Ah, ben, moi, ça va mieux.
Si on cassait la graine ? DĂ©jĂ ? Ăa n 'a fait que 17 kilomĂštres, mon vieux.
Quand on commence Ă prendre du retard, c 'est gai.
Ils nous attendent là -bas avec la camelote, tu sais. Oh, dis, hé, on
pas, hein ? Pétrole, moi, je m 'en fous.
à la fin de l 'année, ils ne viendront pas nous chercher pour les divinandes.
HĂ©, Joe !
Grouille un peu en stris, ça. T 'es pas fou, non ? Regarde.
Tu chausseras plus tard, viens. Tire -nous, allez, viens.
T 'entends ?
C 'est drĂŽle.
Hier, on était comme eux.
Enfin, comme tout le monde.
On pouvait rigoler, dormir, manger.
On était avec des hommes, des femmes.
Et maintenant, il n 'y a plus personne.
Il n 'y a plus que nous deux.
C 'est assez, non ? Ah oui, oui. On peut conduire un camion.
Ben, tu sais.
J 'aime bien la société, moi.
On s 'assoit devant la porte le soir, on boit un fiasco, on cause.
De quoi ? Je ne sais pas. Ce qui passe par la tĂȘte.
Et puis, on amĂšne les petits dans un coin, on les chatouille.
Tu n 'aimes pas les femmes ? Non.
Ah, tu as été trop gùté par la vie.
De quoi, hein ? Tu es un fils Ă papa.
Qu 'est -ce qu 'il fait, ton pĂšre ? Je suis orphelin.
Quel Ăąge as -tu ? Cent ans.
Cent ans ? C 'est pas vrai ! Faut pas longtemps pour avoir cent ans.
Quelques mois.
Il suffit d 'ĂȘtre au bon endroit, au bon moment.
MĂȘme pas le temps de prendre un jus.
Ăa te reprend, ça va pas ? Si, ça va, mais quand je conduis, j 'aime pas qu
me les brise.
Comment tu veux que je le prenne ? Avec tes mains, tiens.
Si on est quatre, alors oĂč est -ce qu 'on va nager ? Avec des boudins Ă neuf.
Tu rigoles, non ? Ăa, c 'est dĂ©jĂ vu.
Alors, qu 'est -ce que je fais ? Je le balance ? Non, tiens -le -moi.
Vas -y.
TĂȘte, mon petit pĂšre.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Ăa va pas ? Le
volant ! Tiens, le volant !
Je
t 'avais bien dit que t 'avais hĂąte de bouffer !
Vous, qu 'est -ce qu 'il y a ? Vous ĂȘtes en carafe ? Non, on va repartir. Il y a
un malade.
Un malade ? C 'est lui -lĂ ? Il est saoul ou il a les foies ? Les foies,
Va lui dire ça, va.
T 'en blagues.
HĂ©, la terreur, haute cause.
Ah, vos gueules.
Vous allez lui foutre la paix, oui ? T 'en fais pas.
Je ne vais pas l 'enlever, ton cahier. Je ne suis pas jaloux.
Seulement, tirez -vous.
On n 'a pas envie de coucher lĂ .
On se tirera quand on sera prĂȘts.
Non, mais sans blague, on n 'a pas l 'ordre de recevoir des mecs comme toi,
? Et nous, on n 'a pas envie de s 'arrĂȘter tous les 15 kilomĂštres.
Mais laisse tomber, petit, s 'ils sont pressés, non qu 'à passer devant.
L 'ordre, c 'est l 'ordre. Vous devez garder une demi -heure d 'avance.
Laisse donc.
T 'as vu comme il roule ? Si on le laisse passer devant, on va se traĂźner
des limaces.
Ils sont pas des chauffeurs.
C 'est des cul -de -jatte.
Moi, ceux -là , quand ils seront retournés les pinceaux, ils seront
tiens. Pourquoi ? T 'es mauvais plus loin ? Tout le bambou, ça va.
Je veux dire que c 'est pas jusqu 'au petit corral.
Seulement aprĂšs, t 'as un mec en bout de tout, lĂ .
Tu connais ça, toi, le tour ondulé ? C 'est avec quoi on couvre les balades ?
Chez nous, oui.
Mais ici, c 'est la mauvaise route.
C 'est le vent qui fait ça.
Il rie les chemins comme une vieille pomme.
Ăa fait vibrer les chĂąssis Ă tout dĂ©molir.
L 'année est trop.
Elle va péter. Pas si tu fonces.
Ă 40 miles, tu voles sur les postes sans rien.
Seulement, il faut garder la vitesse.
Au -dessous des 30, tu vibres.
Et... fini.
Et un allant comme ça ? 20 000 à peu prÚs à partir du petit corral.
Tiens.
LĂ , le corral.
Et puis lĂ , la tĂŽle.
Au milieu, il y a la pompe 6.
Les Américains ont aussi monté devant.
Mais mĂȘme lĂ , tu peux pas ralentir. T 'aurais pas le temps de te relancer, tu
comprends ? Faut garder ton maximum tout le temps.
Ben, on peut faire ça en perpénard, au ralenti.
Tu vibreras, mon vieux. C 'est de l 'ondulation serrée.
Pour garder la sĂ©curitĂ©, il faudrait pas dĂ©passer, je sais pas moi, le 6 000 Ă
ce moment -lĂ . Eh ben, d 'accord.
Allons -y. Au pont.
Quand tu rigoles, non ? 30 bornes, t 'en aurais au moins pour 4 heures.
AprĂšs le petit pont, tu accĂ©lĂšres. Peut -ĂȘtre Ă 40 miles, sans demi.
Enfin. 40.
VoilĂ le corail.
Tu y es.
Colt a bien la musique dans l 'oreille. Il n 'en bouge plus.
C 'est l
'heure.
J 'aime pas fumer en conduisant.
On sent pas le goût.
Ăa va ? Ăa va.
On va pas aimer ça, non.
Mets la gomme.
Le pied au plancher, franchement. On est un peu délants.
On est Ă la gifleur.
Oui. On va profiter du ciment larriquin pour laisser tomber la vitesse.
Le ciment, si on y arrive.
On n 'y arrivera pas. Je te dis qu 'on n 'y arrivera pas.
Il est plutĂŽt lĂ -bas, Ă la broche.
Il faudrait te lancer, j 'ai le moment.
Tu crois pas qu 'il voudrait... Non, je te l 'ai dit.
Tu vas faire en premiÚre 12 minutes si tu fonces. Mais il faut pas que ça
Et touche du bois.
J 'en ai plein les pognes.
Gros, il passe la quatriĂšme, on n 'est plus loin.
LĂšve pas le pied, appuie, mets la gomme.
Mais bourre, mon vieux, bourre, plus que 100 mĂštres.
Vas -y, mais vas -y donc.
La prise, mon Dieu, la prise.
C 'est pas fou, non ? Maintenant, c 'est foutu.
Mais il fallait y aller, bon Dieu. Qu 'est -ce qui t 'a pris, hein ? Est -ce
c 'est de ma faute, moi, si cette bagnole n 'a rien en le ventre ? C 'est
veau. Non, c 'est pas normal.
Un camion tout neuf au tiers de sa charge, ça doit avancer.
Il y a peut -ĂȘtre un limitateur de vitesse.
C 'est leur marotte, aux Américains. Ils ont tellement peur qu 'on abßme leur
camelote.
Si c 'est ça,
ils en entendront causer. Moi, je te le dis, hein ? C 'est sûrement ça.
Ăa peut pas ĂȘtre autre chose.
On va se relancer.
Il n 'y en avait pas ? Non, il n 'y en avait pas.
Allez, recule un peu pour que je vois quelque chose.
Allez, vas -y !
AmĂšne
-toi un peu, viens voir.
Si on fait demi -tour lĂ -dessus, on va tout labourer.
Et alors ? Alors, faut reculer dans les traces.
Non, mais t 'es pas fou.
Au retour, tu vas rouler dans les orniĂšres.
Alors, si tu chasses, puis que tu retombes dedans, c 'est le coup dur.
Je ne chasserai pas, voilĂ tout.
Allez, guide -moi.
Si j 'étais né l 'enfant de putain qu 'a fait le plein, il a commencé par foutre
de gazole, j 'ai paré.
Et puis, quand il s 'est aperçu, il a rien dit, cette pourriture.
Bouge pas, je les retrouverai, les mecs.
Il n 'a pas connu le mousse.
Tu n 'auras pas d 'essence propre.
Je pense Ă une chose.
On n 'a pas la place pour se relancer.
Tant pis, on finira au repas.
Et les autres, s 'ils foncent comme des fous, ils ne pourront pas freiner sur l
'atoll. Ils vont nous rentrer dedans.
Ils font ça au ralenti, je te jure.
S 'ils avaient foncé, je serais déjà là .
J 'ai envie de leur mettre quand mĂȘme un signal.
Vas -y, pendant que je finis.
Deux mouchoirs.
Dommage, il est tout neuf.
Tiens.
Il m 'a rasservi au moins une fois.
Allez, trace ! Des morts menacés de recul comme ça ! Allez, monte ! Mais tu
crois pas que ça m 'aide de plus ? Rentre, on y va !
Encore deux kilomĂštres et on en sort.
On est bon mon fils, on est bon.
Peut -ĂȘtre partout, qu 'est -ce qu 'il prend ? Tu les as pas vu d 'abord au
tournant ? Qui ? Eux, quoi, le Dodge.
Ah non, je vois rien, c 'est trop loin pour moi.
Tiens ! Vache, t 'as raison, c 'est eux.
On a du séjour, ils arrivent, accélÚre !
Combien sont -ils, d 'aprĂšs toi ? Je sais pas.
100 mĂštres, Ă peu prĂšs.
100 mÚtres ? On réhite ? C 'est fini.
Non, c 'est pas fini.
Regarde. Le petit point argenté, là -bas.
C 'est l 'affaire de l 'atoll.
10 secondes, et hop.
Un.
Deux. Et trois, gros dieu.
Trois.
Cinq.
Six. Fait.
Yes, sir.
OĂč ? Treize.
Quatorze.
Regarde, idiot.
Ils avancent.
Ăa y est, Joe.
On a gagné.
C 'est moche, hein ? Ăa n 'a pas l 'air joli.
Ils sont en train de lĂącher la route.
Tu ne passeras pas.
Faut manoeuvrer.
Il faudrait prendre par ici.
Aller se jeter jusqu 'au fond.
Venir ici en marche Ă l 'arriĂšre.
Et repartir.
AĂŻe lĂ !
Oh !
C 'est la voix qui est la mauvaise.
Ăa tiendra ? Vas -y, comme ça !
Merci, Luigi.
C 'est rien, Bimba.
Il suffit d 'avoir de l 'oeil et du... Viens voir.
Eh bien, mon vieux.
On peut dire que... Oui ? Tu parles d 'un piĂšge Ă rats.
Il faut les signaler aux autres.
Comment ils vont s 'en tirer ? Ils se démarreront.
AprĂšs tout, il n 'en a qu 'Ă rester devant.
Tu l 'entends ? Comptez !
C 'est des mecs qui se sont ratatinés, tout ça ? Faut voir dans quelles
conditions. Ils trimballaient des bouts de ferraille de 3 tonnes, des 18 mĂštres
de portée sur des chemins pareils.
C 'est du suicide.
Tu crois que nous, c 'est mieux ? Je veux, oui.
Qu 'est -ce que ça veut dire ? Ah, je sais pas, mais je m 'en fous.
Tout ce que c 'est, c 'est que pour moi, un petit promenade est terminé.
Pour toi ? Pour toi aussi.
Comment vas -tu manĆuvrer ici avec ton 10 tonnes ? Tu vas pas me faire sauter
trou Ă ton camion, non ? Alors, il n 'y a que deux choses Ă faire.
Faut se tirer, puis vivement.
Ouais, ici, ça a l 'air meilleur.
En venant en ras du bord, en braquant tout, ça doit y aller.
Et tu vas pas t 'engager lĂ -dessus, c 'est pourri jusqu 'Ă l 'os.
Pas du bois, c 'est de l 'éponge, mon vieux.
Non, mais tu débloques.
Les autres y sont passés, nous aussi.
Mais ils pÚsent pas moitié aussi l 'or que nous, ils ont déjà du fossé de
tablier. Non, mais ça te saoule, là , l 'hydro, pas possible.
Non, mais regarde, regarde ton plancher. Il est tout savonné de graisse, voyons.
Petite patinoire.
MĂȘme si tu passes pas au travers, tu vas passer dans les licors.
Ăcoute, Joe.
Ăcoute -moi bien.
Il y a 2000 dollars à la clé. Oh, mais je m 'en fous du pognon, je tiens à ma
peau. Trop tard, mon pote, fallait réfléchir avant.
J 'ai pas demandé à venir, non ? Je te l 'ai assez dit que j 'avais les foies.
T 'en fais pas, ma gosse. Je te montrerai Ă mesure.
Tu te souviens ? Bon.
Maintenant, il faut passer et on passera. Mais c 'est de la connerie.
La connerie, c 'est de s 'ĂȘtre embarquĂ© dans cette course d 'andouille.
Et c 'est toi qui m 'as embarqué.
N 'oublie pas.
Allez, mets -toi derriĂšre et fais gaffe.
Tu l 'auras, ta légion d 'honneur.
Ă titre posthume.
J 'y suis.
Et doucement.
Doucement.
Il reste combien ?
Joe.
Joe.
Merci.
Fumier, va ! HĂ©, Joe ! Joe ! C 'est pas la peine de te planquer
! Je t 'ai vu ! Je t 'ai vu ! Tu vas
descendre, les salopes !
Fumier, ordure.
Non, ça va dire rien, j 'ai compris.
Monsieur, elle est flube, hein ? Oui, toi.
Monsieur, elle est copo.
Tu parles d 'une terreur.
Il est joli, Al Capone. Il est frais.
Le palu.
Je t 'en foutrai, moi, du palu, tiens.
Tu veux que je te dise ? Tu craques de peur, t 'es une gonzesse. Je te défends
de dire ça, hein ? Si t 'Ă©tais passĂ© par oĂč je suis passĂ© ? Ah non, dis tes
histoires, polope, hein ?
Tu as peut -ĂȘtre Ă©tĂ© un homme dans le temps, je ne dis pas, mais ça remonte Ă
grand -mÚre, ça.
Maintenant, tout ce que tu sais faire, c 'est de descendre les types dans le
dos, sans risque.
Parce que les risques, tu ne les aimes pas. Je ne les aime pas parce que je les
connais.
Toi, tu es comme ça, tu comprends ? Tu fonces sans regarder.
Tu crois que tu es incontestable.
C 'est facile parce que tu n 'as pas d 'imagination.
Moi, je guette le caillou ou le trou que tu vas nous faire sauter.
Puis cette nuit, c 'est comme si j 'étais déjà mort, 50 fois.
J 'espace là -dedans, mais tu comprends, je me vois éclaté, déchiqueté,
Ă©parpillĂ© par tout... Ah non, non ! C 'est pas ĂȘtre une lobe que d 'avoir
quelque chose dans le citron.
Tu devrais l 'avoir oĂč je pense, crois -moi.
Cause toujours, on en reparlera quand tu les auras accrochés aux branches, comme
une pierre de cerise.
J 'en ai.
Je vais sucer un petit coup.
AprĂšs demain, je t 'en ferai un pour toi seul.
Chacun fumera le sien. C 'est ça, c 'est ça.
Eh Bimba, mais pourquoi tu es triste ? C 'est fini les semences, fini les
corsarios. AprĂšs demain, on sera riches.
Si on n 'est pas morts.
Et si on est morts, ça sera fini quand mĂȘme.
Mais si on n 'est pas morts, Bimba, ce sera bon de t 'en aller.
T 'en aller oĂč ? Ailleurs.
J 'en ai une moustique, merci.
Les moustiques d 'ici ne suffisent.
Ah, je préfÚre les biens des moustiques.
Avec la prime, je rentre dans ma calabre, j 'achĂšte la campagne, et j 'ai
marié la jolie fille.
Avec la prime.
Dans la pétache, t 'as qu 'à descendre. On t 'en tient pas.
Pas une maison de retraite ici, c 'est un camion de soupe.
Eh ben non.
Je continuerai. Si tu as besoin de ces sous, je les gagnerai.
Tu les gagneras, tu les gagneras. Si tu as gagné, je te les gagne.
Faut pas confondre, ma gosse. Je suis pas le ton des pauvres.
Je m 'enverrai tout le primaire pour que mon jour passe Ă la banque.
Et hop, 2000 dollars dans la fouille, au revoir, messieurs, dames.
Ben non, ça colle pas, tu comprends ? Le pognon, il faudrait le gagner. Il
faudrait jouer avec les pédales.
C 'est pour ça que t 'es payé.
Tu crois que t 'es payé pour conduire un camion ? Bon, t 'es payé pour avoir
peur.
T 'as pas compris ? C 'est ça, la division du travail.
Toi, tu conduis, puis moi, je crĂšve de peur.
Croix -Mouette est la meilleure place.
Je ne manquais plus que ça.
C 'est trop.
C 'est trop.
Qu 'est -ce qu 'on a fait, mon Dieu ? Tout au compte de nous.
C 'est le pays de Pierre.
Comment est -ce qu 'il est venu là ? Il est venu là -haut. C 'est un éboulis.
Ici, c 'est la pierre qui est la mauvaise.
On va faire sauter l 'obstacle.
Sauter ? Avec quoi ? Tu crois qu 'il n 'y a pas assez lĂ -dedans ? Tu vas faire
sauter un jerrycan de nitro ? Un jerrycan.
Pourquoi pas un tonne ? Un litre, mon vieux.
Un litre, ça suffit.
Ah, tant mieux.
Mais comment tu vas faire pour ne soutirer ton litre ? Avec un caoutchouc,
siphonant.
Pendant ce temps, tu prends cette pince.
Et tu me fais un logement sur la... HĂ©, Luigi, tu me fais un
logement sur la pierre.
70 Ă 80.
Bon.
Ăa te suffit ? Oui, ça ira comme ça. Va me chercher la manivelle du cric et un
marteau.
Alors, les potes, à quoi vous jouez ? Tu vois, Bilba va faire péter la montagne.
Quoi ? Vous ĂȘtes singuliers. Faut dĂ©gager le chemin, non, alors ? Qu 'est
que t 'en penses, toi ? Rien.
Ici, chacun donne son avis.
Tu peux donner le tien.
Moi, je m 'en fous, tu sais.
Dis donc, tu trouves pas ça plutÎt risqué, toi ? Tu sais que t 'es capable
faire tout le stock puis nous avec, hein ? Bien sûr.
Faut mettre le camion Ă l 'abri.
D 'abord le vĂŽtre, et puis aprĂšs nous.
Bon.
T 'entends ? Et le caĂŻd ? T 'entends ? Parfait.
Reculons.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Les chocottes.
Si vous voulez un dur, faut pas vous gĂȘner, je vous en fais cadeau.
Non, mais regardez -le.
Et l 'invĂȘte, tu dĂ©gages, oui.
Tu attends, tu vois pas, c 'est tes morts qui marchent.
Voyons -nous, on n 'est pas des morts qui marchent. HĂ©, Mario, emporte le
jerrycan le plus loin possible.
Pas l 'outil, donne -moi la thermos.
Il y a marseille dans les termaux ? Peut -ĂȘtre mĂȘme trop.
Tu parles d 'une combine.
Elle est simple.
J 'allume le cordon et quand le feu monte jusqu 'ici, le marteau tombe
et bingo.
On va me chercher une branche de panier lĂ -bas.
Tiens.
Bon.
Maintenant, tu peux te tirer.
Tu m 'as assez vu ? D 'abord, il faut reculer le camion.
Et puis, c 'est pas la peine de prendre un risque inutile.
Adieu.
HĂ© ! Ton cigare.
Si je crois qu 'on est bon.
Ah, ça pourrait ĂȘtre bon.
On est bon.
Comme ça se passe là -bas.
C 'est long.
Cachez -vous donc ! Mon Dieu ! Les
camions ! Si un caillou tombe dessus, je vais les reculer. Trop tard ! Je vais
éteindre la mÚche ! T 'es fou, viens avec nous ! T 'es plus sûr !
Toi, Dieu !
Il est mort ? Non, il respire. Il respire vos pieds, bougre d 'idiot.
Va, mon salaud ! Tu nous la copieras ! T 'as quelque chose ? Attends,
je vais boire.
Tu nous as foutu le traque, c 'est ? Je te croyais mort.
Moi aussi.
Bien heureux, les pauvres d 'esprit.
J 'ai été soufflé, c 'est tout.
Et puis la biĂšre aussi, tiens.
Ah, mon vieux, c 'est pas si loupé.
Félicitations. On a fait ce qu 'on peut.
Il n 'y a plus rien.
Parti.
Vous avez vu ? On a trop m 'entendu.
C 'est vous qui ĂȘtes cintrĂ©.
On est tous lĂ , oui.
Alors, il faut nous l 'appeler.
Viens. On va roser ça.
Alors,
on m 'invite pas, non ? Je pisserai en Suisse.
Attention, eh ! Pas de secousse ! Ah alors, toi ! Mario a dĂ» prendre.
Ouais, un peu moins.
Toujours pas du tout.
Mais toi, je ne sais pas.
On dirait que tu ne te rends pas compte.
Tu n 'as jamais travaillé dans une mine de sel ? Maintenant, j 'ai mis en coller
pendant trois ans.
J 'étais à moitié mort quand je me suis tiré.
Alors, Ă cĂŽtĂ© de ça, la nitroglycĂ©rine ? Bien sĂ»r, mais quand mĂȘme...
Pourquoi tu te rĂąles ? Ăcoute, Luigi.
Avant d 'ĂȘtre tendu, mon pĂšre m 'a demandĂ© Ă prendre une douche.
C 'est une mauvaise habitude dans la famille.
Je ne me suis jamais mis Ă table sans me laver la main.
Si je dois faire un macchabée, autant que ce soit un macchabée.
Présentable.
T 'as peur de pas m 'écouter ? J 'ai la gueule en palissante, moi je cracherais
des échardes.
Non.
Mais j 'ai envie d 'inviter le fraise.
Sur le zinc.
Au ballon d 'éther.
Tu fumes pas ? C 'est roulement, une carte.
Du gris que l 'on prend dans ses doigts et qu 'on... T 'as pas reconnu ça, toi ?
Non. Oui, dis -je. C 'est parce que j 'ai la conscience pure.
Sans blague.
Luigi. Il n 'y a plus Luigi.
Et puis merde, ça devait arriver à force de jouer au couillon, on finit toujours
par gagner.
Ăa aurait pu ĂȘtre nous.
Pouf gars.
Bon, on n 'en parle plus.
Vous avez pris le risque, ils ont perdu, il s 'est réveillé.
Eh ben, t 'es pas dur, toi. T 'as ton pote qui se volatilise, c 'est tout ce
tu trouves à dire. Et qu 'est -ce que ça changerait ? Toi, au message, je te
casse la gueule ! T 'es pas fou, t 'avais fait pas ça.
ArrĂȘte -toi ! Mais arrĂȘte -toi ! Ferme la loupe, j 'aime pas les courants d
'air. Merci Ă vous.
J 'ai ton piquet.
J 'ai ta pierre.
Toi d 'abord.
C
'est
peut -ĂȘtre pas rĂ©gulier, mais de toute façon, j 'Ă©tais le plus fort.
Alors ça gagne du temps.
LĂšve -toi.
Pourquoi ? Pourquoi tu es vache avec moi comme ça ? Tu n 'as pas encore compris,
non ? J 'ai besoin de toi.
On n 'est plus que nous deux.
Alors tu vas m 'accompagner gentiment.
Jusqu 'au bout.
Allez au camion.
Enclenche l 'explosion.
Vise un peu.
Il faut croire qu 'ils sont tombés dans le trou.
Regarde, les traces viennent jusqu 'au bord et aprĂšs, il n 'y a plus rien.
C 'est drĂŽle.
C 'est comme les traces de l 'avion qui se sont envolées.
C 'est ce qui s 'est passé.
Ils se sont envolés.
Qu 'est -ce qui a pu leur arriver?
Ce que je sais, moi.
On ne saura jamais.
Si ça se trouve, mĂȘme eux, ils n 'ont pas su.
C 'est mĂȘme pas profond.
Non, mais le niveau va monter.
Regarde -moi ça.
MĂȘme le paille fait crever.
Dans une demi -heure, ça fera un vrai tank à pétrole.
Il n 'aura pas éliminé une de ces séries de merde de piÚges à cons.
Regarde. C 'est une cigarette de Vimba.
Tu peux chercher, c 'est tout ce qui reste.
Bon, on ne va pas moisir ici.
Dans une heure, il faudra un bateau pour traverser.
Rentre dedans pour voir ce que tu fais.
Moi, je vais chercher le bahut.
Viens avec tes pieds. J 'arrive dans deux minutes.
Mais oui, mais oui.
Deux minutes ou l 'année prochaine, on en est.
C 'est grand ! Ouais ! Et je te dis que c 'est grand ! Ăa patine ! Si tu t
'arrĂȘtais, tu pourrais pas repartir ! Tant pis, faut y aller ! Quoi
? Mais surtout, t 'arrĂȘtes pas, hein ! Je suis !
DĂ©pĂȘche -toi ! Attends !
Attends, Bayo ! Attends, je vais la dégager.
C 'est pas clair, mon Dieu ! C 'est pas clair !
Ma jambe ! Tu ne pouvais pas te garer, non ? Tu ne trouves pas qu 'on est
ensemble merdé comme ça ? Tu l 'avais, tu pensais sur moi.
Tu l 'es passĂ© quand mĂȘme, sur ton copain.
Copain ou pas copain, il fallait que je passe.
Tu me fais mal !
Tu
me fais mal ! C 'est ta faute.
Oh, je te l 'ai assez crié de dégager, hein ? Si j 'avais pas hésité, tiens.
t 'as hésité.
Parfaitement. Ăa en serait dĂ©jĂ sur l 'autre bord.
Grùce à toi, toutes les acrobaties qu 'on s 'est tapées, c 'est zéro. On est
plus dans la course.
Et on n 'a mĂȘme pas sautĂ©, tiens.
On s 'est enlisés comme des culs terreux avec leur tombereau.
On a bonne mine.
Tu parles comme j 'ai le temps.
Oh, Mario.
Oh, je souffre.
Repose -toi.
Tu avais envie de rester sans rien foutre. Tu as gagné maintenant.
Tu es content.
Le camion aussi a la fiÚvre. Les tÎles sont brûlantes.
La trappe escadiobrienne, à 80 degrés, tout le toutime se vaporise.
Alors ? HĂ©, si je te donne le truc pour sortir le camion, tu le seras tout de
suite ? Quand le camion sera à l 'ombre, je te l 'ai déjà dit.
C 'est trop dégueulasse, ça te dégarde, toi, tout de suite.
Oh, écoute, Joe, fais pas le guignol.
Pour une fois que tu peux ĂȘtre utile.
Tu connais un moyen ? On dit non, c 'est bon.
Je m 'en fous, je ne sortirai rien, j 'ai trop mal.
Tu vas parler, oui.
Dis -lui.
Qu 'est -ce que c 'est que vous ? Oh, les noix.
Parlez -toi Ă boire.
Je parle.
Ta place, j 'aimerais mieux causer.
C 'est quoi ton truc ? Oh, pour que tu me foutes la paix !
T 'as qu 'Ă fixer le baramine dans l
'axe, hein ? Dans... bien dans l 'axe.
C 'est quoi ça, papa ?
Merci.
Tu te secoues pas trop, non ? Je ne suis pas de la nitro.
Je ne suis pas d 'un jouet.
Enfin, je ne le suis plus.
Faut pas que ça pue.
Ăa pue ? Oui.
Mais guibole.
Penses -tu ? Ăa sent le pĂ©trole, c 'est tout.
Ah non.
C 'est moi qui sens la charogne.
Tu débloques pas, tu veux ? C 'est moi, je te pourrai revivre, tu sais.
Si tu commences Ă te frapper, t 'es foutu.
Tiens, regarde mes ongles.
Ils sont violets.
C 'est la fin, ça, c 'est... Ah non, dis -toi pas de blague, hein.
Tu vas pas te laisser mourir, non ? Laisse -moi, moi, je passe.
Eh oh, Joe ! Parle -moi, Joe, dis -moi quelque chose.
J 'ai envie de dormir.
Ne fais pas ça, surtout.
Quand on dort, on ne se défend plus.
Ah, c 'est si fatiguant.
Je ne fais rien, Joe.
Force -toi un peu.
De quoi tu veux qu 'on cause ? Je ne sais pas, moi, n 'importe quoi.
OĂč est -ce que tu logeais, Ă Paris ? Ouais... Rue Gallande.
C 'est anglais.
On se connaĂźt, tu sais.
Oui, il y a longtemps.
C 'est marrant, ça.
Tu te souviens ? Au coin, il y a un tabac.
Il y est toujours ? Tu parles.
AprĂšs, il y a un marchand de couleurs.
Il m 'entend, c 'était une palissade.
Ăa a dĂ» se construire.
Non, tu as raison. C 'est la palissade, d 'abord.
La palissade.
Je n 'ai jamais su ce qu 'il y avait derriĂšre.
Dans le terrain vague.
AprÚs la palissade ? Le thé.
Non, le marchand de couleurs d 'abord.
Ah oui, c 'est vrai.
Alors écoute, on disait, le tabac, la palissade. La palissade, le thé.
Non, Jo, le marchand de couleurs d 'abord.
Ah oui, c 'est vrai, j 'oubliais.
Je ne sais plus.
C 'est ça, ce bruit.
Ăa va faire ? Ah, si.
Ah,
ce qu 'il est long, cette rue.
J 'ai tout essoufflé.
Mon pote, ne te laisse pas aller.
On est plus loin maintenant, tu sais.
Tu dors?
Jo. HĂ© Jo.
Oui, un peu on a gagné.
Comme ça, tu me fais peur.
Merci Ă vous.
Il a l 'air
d 'ĂȘtre battu.
Oui.
Les deux étaient assez proches.
Je l
'ai
fait pour
4000 dollars.
C 'est votre part et votre part.
Je pense que c 'est la façon dont je l 'ai aimé.
Il était un gros gars.
Et difficile aussi.
Oui.
Sous -titrage ST'
501
Malheureusement, Luigi et Bimba ont été explosés. Joe est mort.
Tu m 'aimes beaucoup, Mario.
Tu m 'aimes beaucoup, Mario. Tu m 'aimes beaucoup,
Mario.
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