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Quelqu'un prend une photo.
-Elles seront pretes dans 2 jours. -Merci.
-Tu me les enverras. On va se baigner ?
-Anne, tu viens ? -Non.
Frederique, grouille-toi, il va nous attendre !
Je m'en fous, c'est pas moi qui me ferai engueuler.
*CUff Richards : "Living doll"
-Take a look at her hair, it's real
Don't believe what I say, just feel
Gonna lock her up in a trunk
So no big hunk can steal her away from me
Got myself a crying, talking, sleeping, walking, living doll
Got to do my best to please her, just because she's a living doll
Got a roving eye and that is why she satisties my soul
Got the one and only walking, talking, living doll
-Allez, au revoir. N'oubliez pas de m'ecrire.
-Papa, et le cheque pour maman ?
-Il y a eu les vacances.
Ce sera le mois prochain.
Vous m'ecrivez, hein ?
Au revoir.
Au revoir, bon voyage.
Au revoir.
-Regarde.
-Ou t'etais ?
-Dans les autres cabinets, ceux-la etaient occupes.
Ou je suis avec Martine et Sylvie, ou je demande a changer de classe.
-Si les listes sont faites, tu pourras pas changer.
-C'est l'heure.
Vous allez pas etre en retard le 1er jour ?
Faites bonne impression, hm ?
*-Il est 8h, les informations, Andre Arnaud.
-Mettez-vous au 1er rang !
Ambiance de cour d'ecole
-Anne ! Martine !
Ca va ?
Ou t'as ete en vacances ? -A St-Aubin.
-Bien. -T'as vu "le champignon" ?
-Il a mis une nouvelle blouse. -En tout cas, il a pas grandi.
-Oh, salut, ca va ?
-Regarde. -Ah !
-Salut !
-Vous avez pas vu Francoise ?
-Non.
On a du pot d'etre dans la meme classe.
-Y avait pas de raison. -T'as bronze, dis donc.
-Et toi, t'as ete ou ? - J'ai voyage.
-C'etait bien ? -Ouais.
Je me suis marree.
-Benazeraf ? -Mais non, je vous l'ai barree.
-Ah oui.
-Mademoiselle, j'ai deux cabinets bouches.
-Ben, debouchez-les !
-Mais j'ai pas de... -Oh, mais debrouillez-vous !
-Salut.
T'as deja brode ta blouse ? -Qu'est-ce que tu crois ?
"Seconde", et tout, oh...
-Tu l'as vu, sa coiffure ?
Elle s'est fait couper les cheveux.
-Je l'ai mise en 3e B.
-Bon. -Allez, on y va.
Coup de sifflet
-OH !!
-Silence !
Mettez-vous en rangs !
Prenez vos places, allez, allez, avancez !
-Maury ?
-Francois ?
-Meyer ?
Pichon ?
Christine ! -Ramonet !
-Anne ?
Ca va ? -Beraut !
Van Nuyck ?
-Habib ? -Mallory ?
Allez, venez !
Theme au piano
-Qu'est-ce qu'elle a, celle-la ?
Pourquoi t'es pas avec ta classe ?
-On m'a pas appelee. - "Mademoiselle".
-Mademoiselle. -Ton nom.
-Monique Martinez. -Mademoiselle !
-Mademoiselle. -Tu rentres en 6e ?
-Oui, mademoiselle. -Tu viens d'ou ?
-D'Oran. -C'est quoi ca, "doran" ?
Ca doit etre un cours prive, ca. Viens, on va trouver ta classe.
Allez, depeche-toi.
-Claudine Agostini. -Oui.
-Nathalie Almengro. Presente.
-Annie Barthot. -C'est moi.
-Ou allez-vous ? -Aux waters, madame.
-Vous n'allez pas trainer des le 1er jour, non ?
-Non, madame.
Restez assises.
Viens ici, toi.
Mme Renaud, vous allez me prendre cette petite pour la journee.
Elle vient du prive, "Doran", je ne sais quoi...
-D'Oran ? La pauvre. Va t'asseoir au fond, mon lapin.
Ca va s'arranger.
D'Oran, la pauvre...
-A tout a l'heure.
Assises !
On ne court pas dans les couloirs !
-Vous ecrivez en majuscules les renseignements suivants :
nom, prenom, adresse,
profession des parents.
-En lettres capitales, bien lisiblement,
vous ecrivez nom, prenom, adresse, profession des parents.
Et vous precisez la mention "veuve" ou "divorcee", si c'est le cas.
Veuve ou divorcee.
-T'as vu ses pieds ?
Sonnerie
-Je n'ai rien ose dire.
-Comment, vous n'avez pas ose ? Je dois etre au courant de tout.
Brouhaha
-Il parait que l'annee derniere, elle a jete une paire de ciseaux.
-Elle est devenue de plus en plus folle.
-Je vais voir ma soeur.
-Ma soeur, Anne, elle rentre en 4e.
Muriel, une nouvelle.
-Bonjour.
-En histoire-geo, on a Peronnet.
-OH, LA, LA !
-Vous allez rigoler.
Et en dessin ? -Bruyere.
Et en francais, Petitbon. -Oh, les pauvres !
-Peslier ?
-"Pelier", presente.
-Paulo ?
Presente.
-Rival ?
-J'en ai encore ?
-Oui.
T'en as plein les mains. -Mince.
-Rubon ? -C'est "Ruban", madame.
-Stebe ?
Presente.
-Weber ? Presente.
-Vous avez une soeur ici ?
-Oui, madame.
-Eh ben, ca promet.
Vous allez me remplir la petite fiche traditionnelle.
Sur votre feuille de cahier, dans le sens de la hauteur,
vous ecrivez bien lisiblement a 4 carreaux de la marge.
Nom...
-Allez, mesdemoiselles, sortez, pas de pagaille.
Brouhaha
*-C'est "Salut les copains"
*-Une emission de Daniel Filipacchi.
*Rock'n'roll
Quelqu'un entre.
-Frederique ? -Quoi ?
-T'as une lettre sur la table de la salle a manger.
Sonnerie
-Ben non, alors, oh ben non !
Rires
Allez, ca suffit !
Rends-le-moi ! -Foutez-lui la paix.
-Oh, quelle becheuse.
-Depechez-vous, elle gueule.
-Un peu de nerfs !
-Baisse la tete, t'auras l'air d'un coureur !
Rires
-Ca va, allez.
-Faut maigrir, ma vieille !
-Donnez-moi un exemple de roche dure.
On recouvre les toits avec.
Oui ?
-Les tuiles ?
-L'ardoise. Et comme roche tendre ?
Vous ne saurez pas : le kaolin.
Et avec le kaolin, on fait... -DU BOUDIN !
-Du talc.
Alors, je vais vous passer un specimen de chaque pierre.
Vous vous les faites passer d'une rangee a l'autre.
La derniere aura la gentillesse de rapporter ca a la fin du cours.
Voila.
-Qu'est-ce que tu fais ?
C'est lui ? -Ouais.
-Il a quel age ?
-16 ans.
-Il est mignon.
Et ca, qui c'est ?
-C'est mon pere et ma mere.
Brouhaha
-Moi, mes parents sont divorces.
-Ta mere fait quoi ? -Elle travaille dans une boutique.
-T'as jamais pense a te sauver ? -Ou est-ce que j'irais ?
-Je sais pas. Lui, il vit chez ses parents ?
-Non, mais c'est pas le probleme.
J'ai juste envie de le voir. -Tu le verras peut-etre a Noel ?
-Anne, ca suffit ! -Elle te laisse vraiment pas libre ?
-Je peux pas sortir
si elle sait pas ou je vais.
Les tiens sont pas comme ca ?
-Tu sais, ma mere s'est suicidee l'annee derniere.
-Elle s'est suicidee ?
-Tu sais, elle etait malade.
Elle etait malade des nerfs.
J'aime bien mon pere, il va peut-etre se remarier.
-Moi, je peux pas imaginer que ma mere se remarie.
Remarque, ca serait pas plus mal.
Tu crois que je peux recevoir mes lettres chez toi ?
Toi, tu sors avec beaucoup de garcons.
T'as deja couche avec un garcon ?
-Moi, j'ai couche avec un garcon.
-Pff... -Si, c'est vrai !
-Et alors ? -Ben rien.
Je suis allee chez lui,
enfin, chez ses parents.
Il m'a embrassee sur la bouche.
-La bouche ouverte ? -Oui.
-C'est degueulasse. -C'est comme ca.
Il m'a demande de me deshabiller.
-Tu l'as fait devant lui ?
-Ouais, et il m'a dit de me coucher sur le lit.
Toute nue. -C'est pas vrai.
-Je te jure que si ! -Et alors ?
Qu'est-ce qui s'est passe ?
-Rien, il s'est allonge aussi et il a lu un "Spirou".
-C'est tout ? -Ben ouais.
On marche ? -Ouais.
-T'as jamais remarque les garcons, sur la plage,
des fois, leur maillot fait comme une bosse.
-J'ai jamais fait attention. -Tu regarderas.
Ben, ils appellent ca "bander".
-Ah bon ? -Ouais.
Quand un garcon couche avec une fille,
ca peut devenir tres long, certains restent meme coinces.
-Mais comment long, tres long ?
-Je sais pas, je crois que ca peut faire 2 m.
*Musique traditionnelle asiatique
*-Hong Kong, plaque tournante de l'Extreme-Orient.
Ville mysterieuse ou redent 100 000 trafiquants.
Hong Kong, ou tout s'achete, tout se vend.
Le bateau de Singapour
a accoste.
-Va fermer la porte, ta soeur doit dormir.
*-Gregory Walsh, le correspondant
du "Daily Time" de Londres debarque a Hong Kong.
-Je te laisse ouvert.
*Corne de brume
-Si vous n'avez pas le temps de finir aujourd'hui,
vous reviendrez samedi prochain.
Ca vous occupera.
Ca ressemble a un Bambi, ca ?
Alors, voila le travail de Weber.
Alors, voila son Bambi.
Moi, je veux bien, remarquez.
Vous allez recommencer.
-Par-dessus ? -Oui.
Pour ce que vous en faites, inutile de gacher du papier.
Maintenant, allez donc vous laver les mains.
Tourly, venez un peu a mon bureau.
-Je m'en fous, je vais me casser un bras.
Comme ca, je serai dispensee. J'en ai marre du dessin.
Elle me croit pas quand je dis que les profs sont fous.
Ils ont toujours raison
avec elle.
-Je vais vous decaper, ma petite.
Montrez vos ongles maintenant.
Allez, vos ongles !
Ah, ben, c'est du propre.
Vos parents vous laissent sortir comme ca ?
Eh ben, vous venez au lycee comme ca ?
C'est du beau !
Vous devriez avoir honte.
-On va porter plainte. -Ils nous croiront jamais.
-Mais c'est une sadique. -Ils nous croiront pas, je te dis.
-Voila. C'est mieux.
-Brrr, il fait froid.
-1 m 60.
-1 m 60.
-Suivante. -Margayan !
-Etes-vous reglee ?
-Oui.
Euh... non.
-Ma mere est inquiete.
Elle dit que c'est pas normal de pas les avoir a 14 ans.
-Tu verras, c'est pas marrant. Moi, je suis malade quand je les ai.
-Qu'est-ce qui lui prend ?
Attends-moi !
-Tu prends tout ca ?
-Occupe-toi de tes oignons.
J'ai une dissertation, tu sais pas ce que c'est.
Et une interrogation en physiques.
Ca non plus, tu sais pas ce que c'est.
Coups de klaxon
-Le voila, depechez-vous.
Frederique, tu emportes une valise ?
-Si je peux pas travailler, j'y vais pas.
-Bon, on y Va.
Anne, prends le transistor dans la cuisine.
-Grenouille, une photo ?
-Non, j'ai pas envie. -Allez, sois pas bete.
Prends-la quand elle fait la tete,
regarde comme elle est belle.
T'es jamais contente de rien.
Tu boudes toujours.
Moi, si ca continue,
je vais la faire operer de l'appendicite.
Elle a un truc, c'est pas possible.
-Allez.
Un petit sourire, hein ?
T'es vilaine comme ca.
-Laissez-moi tranquille !
-Reste dans ton coin.
Nous, on va
faire un tour.
*Generique d'emission au transistor
*-Gilbert Ducreux avec vous jusqu'a 18h
pour cette apres-midi musicale.
Elle sanglote.
-Na, na, na, Na, Na...
-Tu m'as pique quelque chose. -Ca va pas ?
-Oh, on a une interro en maths et j'ai meme pas ouvert mon cahier.
Allez, salut.
-In what season does this scene take place ?
And...
Justify your opinion.
Elles parlent en meme temps. -Chut, chut.
Michele ?
-This scene takes place in october. -Why ?
-Becalse... -Oh, j'ai mal.
Faut vraiment que je sorte.
-Ben, demande-lui.
-En anglais, tu crois ? -Ben ouais.
-Why ?
Yes, Anne ?
-May I go to the toilets, please ?
ยซYes.
Go quickly.
-Qu'est-ce que c'est que ces ricanements ?
Janin ! Presente.
-Jacquet ! -Oui.
-Quoi, Delcroix ?
-Non, rien, y en a qui sont souvent dispensees, c'est tout.
-Ah non.
Pas deux fois dans le mois.
-Si, je les ai eues deux fois.
-Vous me prenez pour une idiote ?
Allez vous mettre en tenue.
Silence !
Piano !
Et 1, et 2, et 3 !
Et...
Elles pouffent de rire.
Enlevez-moi le baton.
Ent... Enlevez-moi le baton !
Retirez-moi ce baton !!
Bon, changeons d'exercice.
A la poutre !
-Mademoiselle ? -Oh, allez jouer plus loin.
-Je peux aller a l'infirmerie ? J'ai tres mal au ventre.
-Qu'avez-vous comme cours ? -2 heures de maths.
-Ah, d'accord. -Non, mais c'est vrai, hein ?
-Les deux heures de maths, c'est surement vrai.
Allez-y. -Merci.
-Mais ou allez-vous ? -A l'infirmerie.
-M. Dussolier ?
-Oui, mademoiselle ?
-Dis donc, ou elles sont, tes redactions de 4e ?
-Dans mon placard. C'est quoi comme sujet ?
- "Imaginez une fete dans un chateau au Moyen Age."
-Oui, je l'ai eu, elle doit etre dans mon placard.
Elle est vraiment gateuse, Petitbon.
*Jingle
Attention, tu renverses. *-Europe 1, 8h.
-Bien dormi ? -Oui.
*-40 000 Parisiens enterrent Edith Piaf.
-Tu me donnes ma semaine ?
-Prends dans mon sac.
-Je prends combien ?
-3 F, que veux-tu d'autre ?
-Ne prends pas l'autobus, c'est a 1/4 d'heure a pied.
C'est toutes les semaines pareil.
-La, je le prends, je suis en retard.
-Tu rentres a quelle heure ? -4h.
-Tu commences a quelle heure, toi ' - 9h.
-Ah non, tous les lundis, c'est pareil.
Allez vous asseoir.
-S'il vous plait... -Non, allez vous asseoir.
-Tiens, toi aussi, tu l'as fait expres ?
-Non, on commence par quoi ? -Ben...
-Par le dessin ?
Quel pot, j'ai pas mes affaires. -Nous, on l'a fait expres.
-Des eleves de 4e M1, il y en a ?
Mlle Bruyere vous reclame, allez rejoindre votre classe.
Les autres, en etude.
-Bien fait, ca fera 2 heures de colle au moins, et allez !
*-Seulement, il y a la vie Seulement, il y a le temps
Et le moment fatal ou le vilain mari tue le prince charmant
Son bel amour, il ne vaut pas bien cher contre un calendrier...
-7 de coeur.
C'est bon, ca.
-Kennedy a ete assassine !
-Menteuse.
L'orage gronde.
Quelqu'un ecrit au tableau.
-Tu me pretes un stylo ? -Tu me le rends, hein ?
Elle sanglote.
-Bonsoir. -Tiens, salut.
-Ca Va ?
-Mesdemoiselles, passez, ne bouchez pas la porte.
-Frederique, t'as une lettre.
-Merci.
-Bon ! Je commencerai par Weber qui s'est beaucoup fatiguee.
A l'avenir, quand vous recopierez les redactions de votre soeur,
essayez de corriger les fautes, vous m'eviterez du travail.
Vous avez zero, bien entendu.
Oh, Stebe.
Toujours dans le peloton de tete, hein ?
Un demi, changez rien surtout.
Un demi aussi.
En progres, continuez.
Vous, je suis pas contente. Il y a un manque de maturite.
Puis alors, l'orthographe, l'ecriture...
Vous avez des problemes, en ce moment ?
-Non. -Non ? Venez me voir, apres.
Hein ?
Je vous ai mis 2 pour vous encourager.
*Morceau ye-ye
*-"Dans le vent", bonsoir, Johnny. *-Bonsoir.
*-Tu sais pourquoi on est la ? *-Je suppose.
*-Oui, pour jouer au jeu des gages, ensemble.
*-Je suis venu pour ca.
-Hopital Bretonneau !
-L'autobus, je peux le prendre que quand tu descends avec moi.
Frederique, elle le prend, l'autobus.
Elle achete des tickets avec son argent de poche.
-T'as qu'a t'en acheter.
-Elle, tu lui donnes 5 F, moi, j'ai pas assez.
-Elle est plus grande que toi, l'an dernier, elle avait 3 F aussi.
-Oui, mais ca a augmente.
-Billet, s'il vous plait.
Merci.
-C'est fait.
-Je voudrais mettre des bas.
-Ecoute, j'ai dit non, c'est non.
-J'en ai marre, les filles se moquent de moi.
-Ben, appelle la brigade des reclamations.
-Toutes les filles en portent, sauf moi.
Sinon, des collants. Ca file moins vite que les bas.
Puis qu'est-ce que ca peut bien te faire
que j'en porte ? -Tu n'en porteras pas, point.
-Tiens.
Celle-la, elle est
dans ma classe.
-Me laisse pas tomber, Sylvie, tu me passes les resultats, hein ?
D'accord. -Oublie pas le mot d'explication.
-Ce sera une telle pagaille
que tu risques pas de la rater.
-La voila.
-CHUT !
Rires
-Vous avez une heure et je ne veux rien entendre.
-Tu veux que je signe ca ?
Tu peux m'expliquer les deux heures de retenue
pour jeudi prochain ? - J'avais pas ma peinture en dessin.
-Et le zero en sciences naturelles ?
Et pour la composition, pourquoi t'es pas classee ?
-Je m'etais trompee de sujet.
-C'est possible de se tromper de sujet ?
-Ca arrive, la preuve.
-Bon, j'irai voir tes professeurs, tu ne fais rien, en ce moment.
Tu n'arriveras jamais a rien si tu continues comme ca.
C'est pour ton bien que je te dis ca.
Tu vas me prendre rendez-vous avec ton professeur de sciences,
un matin, avant 11h.
-C'est pas possible,
tu peux pas la voir. -Comment ca ?
-Elle recoit pas les parents.
-Un professeur qui ne recoit pas les parents, ca n'existe pas.
-Le professeur de sciences nat", elle recoit pas les parents.
-Pour quelle raison ? -Elle est paralysee.
-Elle est paralysee ?
-Oui, elle a eu la polio, elle ne peut plus marcher.
-Et comment elle vient au lycee, sur les mains ?
-Non, on l'emmene, une infirmiere vient avec elle.
Et on vient la chercher le soir, tout de suite apres les cours.
Je t'avais pas dit qu'on avait un professeur handicape ?
Je croyais te l'avoir dit.
-Bon, le mois prochain,
je veux un autre carnet que ca.
-Oui. -Tu l'as quand, ta note de maths ?
-Mercredi.
-J'espere que, pour une fois, tu auras fait un effort.
-"Vers 9h du matin..."
Des filles chahutent dans une autre classe.
"On entendit du cote de la mer
les bruits epouvantables..."
-CE SOIR, JE SERAI LA PLUS BELLE POUR ALLER DANSER
CE SOIR, JE SERAI LA PLUS BELLE POUR ALLER DANSER
CE SOIR, JE SERAI LA PLUS BELLE POUR ALLER DANSER
CE SOIR, JE SERAI LA PLUS BELLE POUR ALLER DANSER
-Ce soir, je serai la plus belle pour aller danser...
-Asseyez-Vous.
Bon, alors, pour toute la classe : un zero en composition,
une opposition au tableau d'honneur, un zero de conduite,
et vos parents recevront la note suivante :
"Votre fille a triche en composition de mathematiques."
Sauf si votre professeur estime que certaines n'ont pas a etre punies.
Martine Dubreuil,
vous passez en conseil de discipline.
Elle pouffe de rire.
Eclats de rires
-Taisez-vous !
Si vous continuez,
je vais chercher madame le censeur !
Elles font toutes : "Hum..."
Perrine, qu'est-ce que c'est que cette histoire
avec ton professeur de lettres ?
-Non, c'est en histoire-geo, le professeur fait de la politique.
-Je vais aller voir madame le censeur,
si ca continue.
-Beaucoup de professeurs d'histoire sont communistes.
Dans mon lycee, ils l'etaient tous.
-Stephane...
-Tiens-moi au courant.
Ca, je ne tolere pas, la politique est interdite dans les lycees.
Stephane, prends du potage.
Le telephone sonne.
Laissez, Solange, c'est surement pour la petite.
Allo ?
Oui, c'est Mme Jacquet.
Vous avez trouve son mot ?
Ah bon ? Je lui dis, elle sera contente.
Ta maman a retrouve tes cles.
Tete en l'air...
Allo ?
Non, c'est normal.
Perrine l'a rencontree dans la rue.
Elle ne savait pas ou aller.
Enfin, vous voila rentree chez vous.
Non, non, je vous en prie.
Je vous en prie.
On en est au potage.
Je la mets dans un taxi avant le dessert,
ca lui apprendra.
Je vous la passe. Anne ? Viens.
Elle cogne les assiettes.
Brouhaha
-Tiens ? Salut.
-Tu as des bas ? -Non, des collants.
C'est plus pratique et ca file moins vite.
Sonnerie
Depeche-toi, depeche-toi.
-On ne court pas dans les couloirs !
-Oh, j'ai oublie mes affaires de gymnastique.
-Alors ?
-Il y a une terminale et c'est a elle.
-Ils te renverront pas.
-S'ils te mettent a la porte, on y va
toutes ensemble et... -Martine Dubreuil !
-Oh, la, la ! La pauvre.
- J'aimerais pas etre a sa place.
-Alors ?
-C'est le prof de maths qui s'est fait engueuler
car elle a pas assez d'autorite, mais j'ai 8 heures de colle.
Bon, je vous paye une glace chez Luce ?
-Non, allons en face, c'est moins cher.
D'accord. -T'as eu de la veine.
Propos inintelligibles
-Qu'est-ce qu'on prend ?
-Y a pas de glaces, ici.
-Moi, je prends un chocolat chaud. -Moi, un diabolo menthe.
-Mesdemoiselles ?
-Un diabolo menthe. -Moi aussi.
-3. -Avec des glacons ?
-Oui.
-3 diabolos menthe ! -Et des pailles.
Alors, et apres ?
-Je te presente Patrick. -Bonjour.
Lucille.
-En train de chialer !? Ah, j'aurais aime voir ca.
-Qu'est-ce que tu fais ici ?
-Et toi ? -Mais ca va pas, non !
T'es folle ! Rentre a la maison.
Alors, tu vas trainer dans les cafes, maintenant ?
Mademoiselle met des bas, joue les grandes dames.
Maman va etre contente.
-Tu lui diras pas, hein ?
-T'as interet a rentrer directement.
Anne recite un poeme en anglais.
Sa mere :
-Tu vas dans les cafes apres les cours,
tu portes des collants en cachette, tu ramenes un zero en redaction,
une opposition au tableau d'honneur.
Anne, si le 2e trimestre se passe comme le 1er,
c'est la pension.
Tu entends ce que je te dis ?
-Mademoiselle, votre carte de sortie.
Ca fait 3 fois que vous me faites le coup.
J'en ai assez, la prochaine fois, je vous signale.
-Anne !
Bonjour.
-Qu'est-ce que tu fais la ?
-Ta soeur n'est pas sortie ? -Non.
-Je vous emmene au restaurant.
-Comment tu savais qu'on sortait a midi, le samedi ?
-La voila, Frederique ! Oh, oh !
-Bonjour.
Qu'est-ce que tu fais la ? -Je vous emmene au restaurant.
Ou voulez-vous aller ? -Ca m'est egal, ou tu veux.
Maman est prevenue ? -Oui, oui, elle est prevenue.
Allez, on va manger ? -J'ai pas tellement faim.
-Tu mangeras pour me faire plaisir.
J'ai fait 500 km, tu mangeras.
*Chanson en italien
Mange, ca va refroidir.
-On ira aux sports d'hiver ?
-Peut-etre, on verra.
Mange.
-Je voudrais faire du ski.
On en louera ?
-C'est bon, ce que vous mangez a midi, a la cantine ?
Hein ?
-Ouais, ouais.
- J'aimerais bien qu'on aille a l'Alpe d'Huez.
On ira
a l'Alpe d'Huez ?
-Oui, on verra.
Mange pendant que c'est chaud.
-Non, mais a l'Alpe d'Huez, hein ?
-Oui, a l'Alpe d'Huez.
Je vais vous raconter une blague.
C'est un type qui marche dans le desert.
Il marche, il marche, il marche et il rencontre une caravane.
Et il dit au chef de la caravane : "Pardon, c'est encore loin la mer ?"
Alors, le type de la caravane le regarde et lui dit :
"Vous n'etes pas arrive, la mer est a 1 400 km."
Alors, le type regarde le type de la caravane et lui fait :
"Oh ben, dis donc, belle plage, hein ?"
Le pere rit.
-J'ai pas compris.
-Mange.
-La petite, la, qu'est-ce que tu fais la ?
Veux-tu descendre !?
On n'a pas le droit de monter sur les murs comme ca, tu le sais.
-Ecris pas trop gros, y aura plus assez de place.
-Tu vas le garder longtemps ? -Oh, quinze jours.
-Dans notre hotel, il y a eu 3 jambes cassees, des bons skieurs.
-Ca veut rien dire.
-Un film de Resnais qui a un nom de femme, en 6 lettres ?
- "Muriel". -Quoi ?
-Pas toi.
-Quelle Muriel ? -T'as pas vu "Muriel" ?
Le film, "Muriel".
-De Resnais.
-Vous avez vu "La grande evasion" ? -Ce navet ?
-Non, c'est un bon film.
-Tu l'as pas vu, si ?
-Bien sur que si.
-Tu l'as vu quand ?
-Anne, fous-nous la paix, hein ? Sinon, va jouer avec tes copines.
-Moi, je l'aime bien, Steve McQueen.
-Qu'est-ce que tu fais ? -J'ai mis un mot.
J'ai dit qu'on etait chez Perrine.
-Pourquoi t'as dit que tu l'avais vu ? C'est bete.
-2 orchestres, s'il vous plait.
Merci.
-T'as vu, Cliff Richards. Faut revenir la semaine prochaine.
-Ca va pas ? T'es folle.
-Ca y est. Maman !
Ca y est, j'ai mes regles.
-Ma cherie...
C'est une tradition.
On fait toujours ca, ca donne bonne mine pour toute la vie.
Faut pas que tu pleures, t'es une grande fille maintenant.
C'est simple, ou tu l'emmenes, ou tu n'y vas pas.
-Elle va s'embeter.
Elle sait pas danser, elle est trop petite.
Puis il n'y a que des copains de mon age.
Puis elle n'a pas envie de venir.
-Si, j'ai envie.
*Leny Escudero : "Ballade a Sylvie"
-J'ai perdu mon ame
quand j'ai perdu son amour...
-Il parait qu'en Angleterre, il y a plein de pigeons.
-J'ai perdu mon ame
En perdant Sylvie
J'ai perdu mon ame
En perdant ma mie
Par un soir d'automne...
-Celle que je prefere, c'est "Shadow Boogie".
Puis Jimmy Cliff joue avec eux. -Moi, je prefere ce type.
-Oui, mais Jimmy Cliff est meilleur.
Tu connais pas Jimmy Cliff ?
-C'est avec la robe que ca va pas.
-Oh, le bleu marine et le rouge, ca va assez bien ensemble.
-T'as vu le rouge que c'est ?
*-Et devant ma porte
Son regard caressant...
-Ah, les voila.
Bonjour. -Bonjour.
Comment ca va ? -Bonjour.
-T'es toute seule ? -Non, je suis venue avec ma soeur.
-Comment tu t'appelles ? -Anne. Et toi ?
-Xavier.
T'es de St-Cloud ?
-Non, c'est Muriel qui nous a invitees.
Elle est en classe avec ma soeur.
-Moi, je suis venu avec mon cousin.
Adamo : "Tombe la neige" *-Tout en larmes blanches
L'oiseau sur la branche...
-Tu bois quelque chose ? -Oui, je veux bien.
Apporte des gateaux, aussi.
*-Tu ne viendras pas ce soir...
-On va danser ? -Ouais.
*-Me crie mon desespoir...
-Alors, on s'amuse ?
*-Mais tombe la neige
Impassible manege
La, la, la, la...
*Twist
*-Il me tient, il me fait souffrir...
-Dis, Xavier me raccompagne a la gare.
C'est 7h et maman avait dit 6h. -Elle rentre pas, maman.
-Oui, mais on sait jamais, je rentre.
*-Il revient, il dit que j'ai eu tort
Il me tient un peu comme un remords
Cet air obsedant a tout jamais nous lie
Il se plaint, le voila qu'il supplie
Wa, wa waouh, wa, wa, waouh, wow...
Sifflet du train
-Je viens d'en rater un.
C'est bien d'habiter a St-Cloud, non ?
-Oui, mais ce soir, j'aimerais bien habiter a Paris.
Un train approche.
Quelqu'un frappe a la porte.
-Oui ?
Qu'est-ce que tu veux ?
-Je voulais te demander pardon. -C'est pas la peine.
-Je me suis pas rendu compte de l'heure.
Je te demande pardon.
-Pas de pardon qui tienne, n'insiste pas.
-C'est la derniere fois.
Je te le promets.
Je recommencerai plus.
-C'est toujours la derniere fois, je connais tes promesses.
Elle pleure.
-Arrete de pleurer, ca sert a rien. Viens.
Je suis pas du tout contente de toi, en ce moment.
D'abord, quand je dis 6h, ca veut pas dire 10h.
Puis au lycee, tes histoires de politique, ca me plait pas.
Tu as de tres mauvais resultats, tu ne vas pas passer en premiere.
Je sais bien pourquoi tu es comme ca, ces temps-ci.
C'est Marc ?
J'ai trouve des lettres dans ta chambre.
Je suis triste car ces lettres ne sont pas de ton age.
"Je voudrais caresser ton corps, embrasser ta bouche",
c'est des lettres qu'on recoit
a 15 ans, ca ?
Tu es sur une mauvaise pente, je dis ca pour ton bien.
Je sais pas.
Tu fais ce que tu veux, mais a ta place,
je les dechirerais.
Tu veux les dechirer ?
Elle se remet a pleurer.
La mere chuchote :
La premiere fois, c'est toujours tout feu tout flammes.
Mais c'est pas ca, l'amour.
Crois-en ma vieille experience.
Et puis, tu sais, on a le droit de changer d'avis.
Tu ne l'aimes peut-etre pas vraiment.
Tu sais, ca m'est arrive plein de fois.
Moi aussi, j'ai eu ton age.
-Je suis malheureuse.
-Mais tu es folle.
Tu as tout pour etre heureuse.
Tu es jolie, tu as 15 ans.
Tu as toute la vie devant toi.
-Je voudrais le voir a Paques.
-On verra, on en reparlera.
Je voudrais que tu ailles dormir, tu te leves tot.
-Pauvre petite, va.
-Anne, va te coucher.
-Nous en etions restees a la formation de la Convention
qui siege aux Tuileries et qui comprend 749 deputes.
Ces travaux sont prepares par des comites.
Un peu comme les commissions parlementaires
d'aujourd'hui.
Quels sont les partis qui forment la Convention ?
Ca n'a pas l'air de vous interesser beaucoup, hein ?
J'ai l'impression de parler dans le vide.
Bon, on va aborder le sujet differemment.
Vous savez que la politique et l'histoire, c'est lie, non ?
Les problemes politiques, ca vous interesse pas ?
-Si, moi, ca m'interesse.
Je trouve qu'on devrait nous en parler au lycee.
-Moi, chez moi, quand je donne mon avis,
mon pere, il se met a rigoler.
Puis finalement, il a raison, parce que j'y connais rien.
-Moi, je trouve que la politique, ca nous regarde.
Par exemple, la bombe atomique, ca nous interesse.
-Vous savez qu'un jour,
vous aurez le droit de vote.
Qu'est-ce qui influencera votre opinion politique ?
-Je voterai comme mon mari. Comme ma mere.
-Et si t'es pas mariee ?
Rires
-Elle votera comme son pere.
-Moi, je voterais pour Johnny ou pour Eddy Mitchell.
-Et moi, pour Chouchou.
-Mais c'est pas vrai !
-Qu'y a-t-il, Pascale ?
-Non, non, rien.
Mais il y a eu Charonne, quand meme. -Ah, tiens, Charonne.
Qui peut nous en parler ?
Personne ?
L'annee derniere, le 8 fevrier. Ca ne vous dit plus rien ?
-Si, si !
-Moi, en fevrier, j'etais malade.
-Pascale, tu veux nous expliquer ce qui s'est passe ?
-Ben, c'etait quand il y avait les plastiquages OAS dans Paris.
Il y a eu une manifestation contre les attentats.
On habitait boulevard Voltaire.
C'est comme ca que j'ai vu tout ce qui s'est passe.
Il y avait beaucoup de monde.
Avec mon pere, on etait sur le balcon.
On criait des slogans avec les manifestants.
Quand les gens ont commence a partir, les flics ont charge.
Ils sont devenus enrages, ils ont cogne dans tous les sens.
Mon pere a ferme la fenetre.
Meme avec les fenetres fermees, on entendait les gens crier.
Quand on est ressortis, il n'y avait plus personne.
Par terre, il y avait des chaussures.
Plein de chaussures.
Sur les trottoirs, dans les caniveaux.
Des gens les ramassaient.
Le lendemain, on a appris que ceux qui avaient voulu
se refugier dans le metro
s'etaient retrouves coinces par des grilles fermees
et que les flics leur avait balance des grilles d'arbres, des bancs.
A la fin, ils avaient releve 7 morts.
Avec mon pere, on est alles a l'enterrement.
On s'est retrouves place de la Republique,
derriere le portrait de Daniel Fery, un lyceen de 15 ans
qui avait ete tue.
Le cercueil etait tout blanc.
Il etait sur un char recouvert de fleurs blanches.
Parce que c'etait un enfant.
Il y avait des fleurs partout, des couronnes, des bouquets.
Ca tournait la tete, tellement il y avait des fleurs.
On a marche jusqu'au Pere-Lachaise, sous la pluie.
A midi, il y a meme eu un orage.
Mais on a continue a marcher.
Il y avait un silence incroyable.
Il y avait des gens qui pleuraient.
Tous ces gens
ne se connaissaient pas et marchaient vers quelque chose.
Et c'etait vers un cimetiere.
Sonnerie
-Je peux telephoner ? - Allez-y.
-Donnez-moi un cognac.
Cecile, c'est moi, je sors de chez le medecin.
Non, non, je suis dans un cafe.
Il dit que c'est le psoriasis.
Le psoriasis !
Mais non, le psoriasis, c'est un champignon.
Il dit que c'est pratiquement incurable.
Je vais garder ca toute ma vie.
Mais non !
Mais non, ca va pas s'arranger.
Non, mais j'en peux plus, je suis au bout du rouleau.
Non, je vais rentrer, on peut pas parler, la.
Je te rappelle de chez moi.
Non, t'inquiete pas.
Je t'embrasse, a tout de suite.
Au revoir.
*Morceau klezmer : "Yiddish mama"
-Bon anniversaire !
-Bon anniversaire, maman.
-He, Frederique !
-Tu sais, je pars en vacances avec Marc a Paques.
-C'est pas vrai !
-Si, elle me fait confiance. Je pars 10 jours, on va camper.
-C'est chouette. -Depeche.
-Ouais, salut. -Salut.
-Depechez-vous.
Allez les dernieres.
-T'as faim ? -Pas tellement.
-Ca m'etonne pas, t'as jamais faim.
-Alors, ils mangent quoi,
les tourtereaux ? Il faut prendre des forces.
Je reviens.
C'est pour vous !
Non, pour la demoiselle.
-Alle ?
*-C'est Anne, il est arrive quelque chose.
Muriel a disparu. -Comment ca ?
*-Perrine a appele, elle a ete convoquee a la police
avec ses parents.
Ils ont aussi appele a la maison, mais j'ai dit que t'etais pas la.
-Je rentre, dis rien a maman.
*-Ben, elle est a Deauville. -Je rentre tout de suite.
On devrait aller voir
son pere, non ?
-Moi, j'ai pas ose.
-Et Patrick ?
-On n'arrive pas a le retrouver,
personne ne le connait, tu connais son nom ?
-Non. Tu veux pas rester ici
jusqu'a samedi ?
Appelle tes parents.
-Ouais, d'accord.
Qu'est-ce que tu lui as dit ? -Que maman avait eu un accident.
-Il va savoir
que c'est pas vrai.
-C'est pas grave, je ne l'aime plus.
-Comment ca ?
-Ben, il m'enerve, alors, je ne l'aime plus.
-Mais qu'est-ce qu'il t'a fait ?
-Mais rien, il m'enerve.
Puis il a une Vespa, j'ai horreur de ca.
Il a un porte-monnaie et je trouve ca ridicule.
-C'est pas possible !
-Qu'est-ce qu'il y a, t'es folle ?
Arrete de pleurer.
Mais arrete !
Attends, je te fais rigoler.
-Arrete ! -Mais pourquoi tu pleures ?
Qu'est-ce qui te prend, t'es folle ?
Tu vas faire deborder la baignoire. -Arrete !
Alors, qu'est-ce que vous allez faire ?
Tu fumes ?
-Anne, sois gentille.
C'est pas de ton age, laisse-nous, on a a parler.
Le telephone sonne.
Allo ?
Perrine ?
He, Perrine, reveille-toi.
C'est grave.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Quelqu'un vient de telephoner.
Parait qu'il y a un message a la porte de bronze.
-Qu'est-ce que tu racontes ?
-Il y a un message a la porte de bronze, au lycee.
Il y a quelqu'un qui a telephone.
Ca doit etre pour Muriel.
-Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
-T'as pas entendu le telephone ? -Mais t'es folle, t'as reve.
-Mais je viens de raccrocher.
-Qu'est-ce que ca veut dire ?
-J'ai achete des croissants.
Qu'est-ce qu'il y a ?
-Rien, tu fais du cafe ? -Ouais.
-Qu'est-ce qu'on fait, on y va ?
-On va aller voir son pere.
-Ouais, d'accord.
-Bon, je vais aller chercher ce message.
C'est rue de Douai ? -Non, c'est cote boulevard.
Vous appelez pas la police ?
-Non, je prefere y aller d'abord tout seul.
J'espere qu'elle sera la.
-On peut rester la ? Si des fois, on telephonait.
-Non, vous etes gentilles, rentrez chez vous.
-C'est quand meme bizarre, ce coup de telephone.
Vous trouvez pas ca bizarre ? -Ne vous inquietez pas.
Je suis sur que c'est une fugue.
-Alors ?
-Quoi, alors ?
-Vous etes allees a la porte de bronze ?
-Son pere y est alle. -C'est pas vrai ?
C'est moi qui ai telephone, t'as pas reconnu ma voix ?
Je croyais que tu me faisais marcher.
-Mais t'es completement folle !
Pourquoi t'as fait ca !?
-Lache-moi !
-Mais ca va pas, pourquoi t'as fait ca !?
Hein, pourquoi !?
Pauvre fille, va, folle !
Je te le pardonnerai jamais.
-Aie ! Arrete !
-Je comprends pas pourquoi
elle a fait ca, qu'a dit la police ?
-Ils n'ont pas pris ca tres au serieux.
Les coups de telephone anonymes, ils ont l'habitude.
-Je pourrai jamais lui pardonner. -Mais bien sur que si.
Elle est petite, elle s'est pas rendu compte.
-Mais pourquoi elle a fait ca ? C'est ca que je comprends pas.
ยซJustement, comme elle est petite, elle s'est sentie exclue.
C'est une maniere de montrer qu'elle existe, tu comprends ?
-Vous croyez toujours que c'est une fugue ?
-Oui, oui.
De plus en plus.
Oh, je sais pas.
Depuis cinq jours, je m'accroche a cette idee.
Mais que veux-tu que je fasse d'autre ?
Je prefere l'imaginer loin d'ici, au soleil, heureuse.
Plus heureuse qu'ici.
-Mais c'est injuste.
Vous etes tellement... -Tellement quoi ?
Tellement rien du tout.
Tellement seul.
Frederique, il est tard, il faut que tu rentres.
Allez, Frederique, depeche-toi, rentre vite.
Sonnerie
-Allez, depeche-toi.
-Mesdemoiselles, depechons !
-Depechez-vous, voila la directrice.
On va se faire engueuler.
-Mlle Weber !
Vous ne savez pas que ces badges sont interdits ?
Qu'est-ce que c'est ?
Vous faites une collecte au lycee ?
Alors, la, ca va vous couter cher.
Allez, ramassez-moi ca, vite !
Allez, venez, suivez-moi.
Qu'est-ce que vous attendez !?
-Je t'avais dit que ca serait rien.
C'etait pas la peine de t'en faire, t'es tombee sur un imbecile.
C'est completement fini ? -Il en reste un peu dans le dos.
Tu parles d'une saloperie, heureusement que j'ai vu Delvaux.
-Tu t'inquietes toujours trop.
-Non, les enfants sont la.
-Je vais me coucher. -Va, ma cherie.
Dis-moi, Frederique.
Ta soeur raconte que tu fais partie d'un comite
antifasciste, c'est vrai ? -Et alors ?
-Je n'aime pas ca.
-T'aimes pas quoi, les fascistes ou les autres ?
-Tu sais ce que je pense de la politique.
Ce n'est pas de ton age.
-C'est pas grave si on me traite
de "sale Juive" ? -On t'a dit ca ?
-Ca peut arriver.
-Si ca arrive, tu me le dis, j'irai voir Mme le censeur.
-Elle est antisemite, Mme le censeur, tu le sais pas ?
-Oh...
-Qu'est-ce qu'on fait ?
-Continuez, ils bougeront pas.
-Tu parles.
Regarde.
-Salaud ! -Pauvre conne !
-C'est clair ?
J'aime pas les cocos ni les Juifs.
-Fachos !
-Sales rouges !
Sales rouges !
Coups de sifflet
-Ca suffit ! On vous a deja dit de pas faire de politique au lycee.
Foutez le camp ou j'appelle la police !
-Elle s'est peut-etre cassee une jambe ?
- J'espere qu'elle viendra pas.
-Avec ses bas blancs,
elle etait avec les fascistes de Janson de Sailly.
-Je m'en fous de vos histoires.
Et la bagarre pendant le cours d'allemand, je trouve ca con.
-Il faut que tu choisisses, Perrine.
-Non, non, posez ca la.
Il existe un reseau dans notre lycee.
Politique, un reseau politique.
Malheureusement, il est encourage par certains professeurs.
Nous ne pouvons pas tolerer que la politique entre au lycee.
Frederique Weber fait des collectes.
Dans l'enceinte de l'etablissement.
Elle porte le badge.
C'est votre fille, je le deplore, croyez-le bien.
Nous ne pouvons pas lui appliquer un traitement de faveur.
C'est une bonne eleve,
par consequent, elle ne sera exclue que 3 jours.
A titre d'avertissement. -Merci beaucoup, Mme le censeur.
-Partez !
Respirez !
Allez, un peu de souplesse !
Regardez-moi ces chiffes molles, pas comme ca, voyons !
Allez !
-Je te dis pas enlevement, je te parle de la traite des Blanches.
-Ca veut dire quoi ? -Dans les magasins,
ils enlevent les filles et les envoient dans les pays arabes.
-Pourquoi "des Blanches" ?
-Parce qu'on n'enleve pas les Noires, mais les Blanches.
-Pourquoi ? -Pour en faire des danseuses.
-Non, des esclaves.
-En Afrique, ils les emmenent.
-Muriel, tu crois que c'est ca ?
-Ca se peut.
Il parait qu'on leur fait une piqure dans le salon d'essayage,
la, une trappe s'ouvre et elles tombent dans les egouts.
-Qui t'a raconte ca ?
-Tout le monde le sait. -Prets !
Partez !
Bon, ca fait rien.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10...
-Madame. -Taisez-vous. 11, 12, 13.
-On peut jouer au ballon ?
-Oui. 17, 18, 19... -Madame.
-Qu'est-ce que c'est !?
Allez, allez, partez.
Allez, vous n'avez pas honte ?
Malhonnetes, satyres.
Allez, partez, partez !
Cochons !
Degoutants !
48, 49.
-Bonjour.
-Bonjour, c'est bien la maison "Magdalena" ?
Vous avez amene la famille ? -Oui, justement.
Aujourd'hui, je viens habiller mes filles.
-Oh, mais je ne fais pas de detail. -Oh, allez, pour une fois.
-Qu'est-ce qu'elles veulent ?
-Oh, elles savent tres bien. Elles peuvent essayer en vitesse ?
-Ah non, non, j'ai pas de salon, j'ai pas le droit.
-Il y a bien un coin ou elles peuvent passer une robe ?
-Bon, la, derriere.
-Vas-y.
-Et les affaires ?
-Ca va, tres bien, meme.
-Ca a ete dur, cet hiver. -Oh, m'en parlez pas.
-Il a fait si froid, les gens ne sont pas sortis.
Quelle age elle a ? -13 ans.
-Vous les avez bien reussies. -Tu veux essayer ?
-Non, j'ai pas envie.
Y a rien qui me plait ici.
-Mais qu'est-ce que c'est ? Oh, mais je reve pas !
C'est du vol.
T'as pas honte ? Tu sais comment on finit ?
C'est vous la mere ? Ah, bravo !
Oh, elle s'en fiche, elle s'en va.
Vous avez vu ca ?
-Ma fille est une voleuse.
Une voleuse !
-T'en fais pas, ca va lui passer.
-Ma fille est une voleuse !
-J'y vais tout de suite ou j'attends demain ?
-Pour quoi faire ? -Pour lui demander pardon.
-Attends demain, ce soir, t'en as pour 2 heures.
Qu'est-ce qui t'a pris ?
-Je sais pas, je me suis pas rendu compte.
-Tu crois pas qu'elle a assez de soucis comme ca ?
-Je l'avais pas vu, le bonhomme.
Sonnerie
Brouhaha
-Alors, vous versez de l'acide chlorhydrique dans l'eprouvette
et vous constatez que le tournesol vire au rouge.
Ce qui prouve bien que nous sommes en presence d'acide.
C'est ca, c'est bien ca.
Oui, c'est ca.
C'est bien.
C'est bien.
-Ben...
Murmures
-T'es folle de vouloir arreter tes etudes.
-Je veux pas arreter mes etudes, je veux plus aller au lycee.
Tu peux pas comprendre.
La-bas, c'etait comme si on etait maries.
Alors, retourner au lycee...
-Ou vous avez habite ? -Dans une ferme.
On a travaille.
-He, la-bas ! Que faites-vous dans la cour ?
C'est interdit.
-Elle nous casse les pieds, elle.
-Viens, on rentre. -Ca va pas ?
-Je dois venir vous chercher ? -Vous pouvez toujours essayer.
-Allez, viens.
-Oh, c'est Cazeau, je ne suis pas etonnee.
Weber, sortez de sous les arbres.
Et vous, vous allez prendre racine ?
-Je vous dis merde. -Pardon ?
-Je vous dis merde, merde et merde !
Je vous dis merde !
Je vous dis merde et merde !
Merde !!
Je vous dis merde, merde !!
Merde !!
Merde, merde, merde ! Meeer...de !!
Merde !!
Meeer...de !!
Merde, merde, merde !
Rires
-Vous aurez une interrogation ecrite lundi
sur le cours d'aujourd'hui.
Ricanements
Bon, qui a fait ca ? -Veronique Gauthier !
-Ca va pas, non ? -SI, C'EST VERONIQUE GAUTHIER !
C'EST VERONIQUE GAUTHIER ! C'EST VERONIQUE GAUTHIER !
C'EST VERONIQUE GAUTHIER ! C'EST VERONIQUE GAUTHIER !
C'EST VERONIQUE GAUTHIER ! C'EST VERONIQUE GAUTHIER !
-Gauthier, ca suffit ! Et vous, Dubreuil, ca va aussi !
Taisez-vous !
Sonnerie
-Tu viens aux repetes, cet apres-midi ?
-Oui, 5h. -Merci.
-C'est quoi, "Les femmes savantes* -Une piece de Moliere.
-Tu joues qui ?
-Trissotin. -Un role de garcon ?
-Oui.
-L'annee prochaine, je ferai partie du groupe theatral.
C'est bete que les 4e puissent pas venir le samedi soir.
On peut venir que le dimanche.
-Moi, je peux venir, puisque ma soeur joue.
-Toi aussi, tu passes en 3e ?
-Ouais, j'ai eu de la veine.
-Dis, finalement, Muriel, c'etait pas la traite des Blanches ?
-Frederique dit que ca existe pas, la traite des Blanches.
-Elle s'est fait renvoyer du l -Oui.
C'est ce qu'elle voulait. -Elle va arreter ses etudes ?
-Non, elle veut rentrer aux Arts Decos.
-C'est quoi ? -Une ecole de peinture.
-Ou alors, elle va se marier.
-Peut-etre.
-Ma plume vous apprendra quel homme je puis etre.
-La mienne saura te faire voir ton maitre.
-Je te defie en vers, prose, grec et latin.
-Eh bien, nous nous verrons chez Barbin.
-"Seul a seul chez Barbin." -Seul a seul chez Barbin.
-Bon, c'est pas mal du tout.
Pascale, a la fin, donne-lui quelques coups avec ta canne.
Allez, ca suffit pour aujourd'hui.
Apprenez vos textes pour jeudi prochain.
A jeudi, tout le monde.
-Au revoir.
-C'est bien mieux, bien mieux.
-Qui est-ce qui va a Port-Royal ?
*-L'abbaye de Port-Royal fut fondee vers 1204
par Mathilde de Garlande.
C'etait un courant de femmes, relevant de l'ordre de Scipion
et installees dans le vallon si sauvage du Rhodon,
que le site s'en appelait originellement "Porrois",
mot de l'ancien francais
qui signifiait "broussailles".
Destine a une douzaine de religieuses environ,
il eut une histoire obscure jusqu'a la Reforme,
qui introduisit, en 1609, l'abbesse Angelique Arnauld.
Mais chassee par...
Conversation en latin
*-Ainsi la ferme des Granges fut erigee au-dessus de l'abbaye,
et on pouvait l'atteindre par le chemin dit "des cent marches".
-Elles en ont pour une heure, on a le temps.
C'est drole que tu sois fachee avec Perrine,
vous etiez amies depuis longtemps. -Oui.
-C'est marrant, au debut de l'annee, on pouvait pas se voir.
C'est bizarre, ca change, les groupes.
On n'a meme plus les memes amies a la fin de l'annee.
-Oui, on change.
-On est bien, ici.
-Faut y aller.
-On la monte a genoux la "cent marches".
-Ouais.
-T'as le trac ? -Ca Va.
Tes parents sont la ? -Oh oui.
Meme ma grand-mere.
Elle veut rester pour le bal, en plus.
-Comment tu les fais, tes moustaches ?
-10 coups rapides
et 3 lents ! D'accord.
Alors, 10 coups rapides...
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10.
1... 2 ... 3. -Ou sont les bouchons ?
-Les bouchons, mesdemoiselles, depechez-vous.
-Qu'est-ce que tu fais la ?
-Dis donc, t'es drolement maquillee.
Papa est dans la salle. -C'est pas vrai !
Il vient d'arriver, il a meme pas dit bonjour a maman.
Elle veut qu'on fasse comme si si on connaissait pas Philippe.
-Pourquoi il est venu ? -Pour prendre des photos.
-Mais non, papa.
-Ben, il voulait te voir.
Tu lui as meme ecrit que tu jouais dans la piece.
-Allez, va-t'en, je dois repeter.
-T'es pas trop maquillee ? -Non, vas-y.
-He, t'as pas peur ? -Non, allez, file.
Le concierge :
-Alors, je voulais vous demander autre chose.
Qu'est-ce que vous faites la ?
Brouhaha
Ah, elle va chercher son peigne.
Et vous, qu'est-ce que vous faites ?
Voila votre broche.
-Vous donnez sottement vos qualites aux autres.
-Fort impertinemment, vous me jetez les votres.
-Allez, petit grimaud, barbouilleur de papier.
-Allez, rimeur de balle, opprobre du metier.
-Allez, fripier d'ecrit, impudent plagiaire.
-Allez, cuistre. -Messieurs.
Que pretendez-vous faire ?
-Va, va restituer tous les honteux larcins,
Que reclament sur toi les Grecs et les Latins.
-Va, va donc faire amende honorable au Parnasse
D'avoir fait a tes vers estropier Horace.
-Souviens-toi de ton livre
et de son peu de bruit.
-Toi, de ton libraire, a l'hopital, reduit.
-Ma gloire est etablie, en vain, tu la dechires.
-Oui, je te renvoie a l'auteur des "Satires".
-Je t'y renvoie aussi.
-Ma plume t'apprendra quel homme je puis etre.
-La mienne saura te faire voir ton maitre.
-Je te defie en grec et en latin. -Eh bien, nous verrons chez Barbin.
-A mon emportement,
ne donnez aucun blame.
C'est votre jugement
que je defends, madame.
Dans le sonnet...
Allons, monsieur, suivez l'ordre que j'ai prescrit
Et faites le contrat ainsi que je l'ai dit.
Applaudissements
-BRAVO ! BRAVO !
-Bravo !
Bravo !
-Bravo !
Brouhaha
-Il y aura tes parents avec toi ? -Ma mere.
-Frederique ?
-Tu as ete formidable.
-C'est vrai ? -C'etait bien !
-Tu as vu quand je t'ai souri ? -Oui, tout etait parfait.
-Papa est ou ? -Il est parti.
-C'est bien lui, ca, de partir sans te feliciter.
On t'a fait un beau maquillage. -Ouais.
Vous etiez la ?
Maman, Anne. M. Cazeau, le pere de Muriel.
-Enchantee. -Je vous l'enleve une minute.
-Je vous en prie.
-Monique, c'est Frederique.
-Bonjour. -Bonjour.
-Muriel n'a pas voulu venir, elle m'a envoye a sa place.
Je voulais te remercier, tu as ete tres bien.
A bientot.
Tu es tres drole dans Trissotin.
Passe de bonnes vacances.
Salut, Fantomas.
A l'annee prochaine.
Au revoir.
-Ca va, qu'est-ce que tu as ?
-Rien, tu restes au bal ? -Non, non.
Non, restez un peu toutes les deux.
Ce soir, vous avez l'autorisation, je ne rentre pas.
Amusez-vous bien. -Au revoir !
Qu'est-ce que t'as ?
C'est parce que papa est parti ?
-Oui, c'est parce que papa est parti.
*Slow
-Encore un peu...
-Non, non, ca suffit.
-Un peu de betterave,
comme ca, il pourra pas dire que vous avez mauvaise mine.
Vous en remettez en arrivant. D'accord.
-Au revoir. -Au revoir.
-Pardon.
-Vous ecrivez, hein ? -Oui.
-Pardon. -Toi aussi.
*-Attention au depart. -Bon voyage !
Yves Simon : "Diabolo menthe"
-Dans tes classeurs de lycee
Il y a tes reves, tes secrets
Tous ces mots que tu ne dis jamais
Des mots d'amour et de tendresse
Des mots de femme
Que tu caches et qu'on condamne
Que tu caches, petite Anne
Dans tes classeurs de lycee
Il y a du sang et il y a des pleurs
Des premieres blessures de ton coeur
Les premieres blessures, les premieres...
dechirures
Qui font des bleus a ton ame
Qui font des bleus, petite Anne
Dans les cafes du lycee
Faut que tu bluffes, que tu mentes
Autour des diabolos menthe
Quand tu racontes les nuits
du dernier ete
Et les tout premiers amants
Que tu n'as eus qu'en revant
Dans tes classeurs de lycee
Il y a tes reves et tes secrets
Tous ces mots que tu ne dis jamais
Des mots d'amour et de tendresse
Des mots de femme
Que tu caches et qu'on condamne
Que tu caches, petite Anne
Que tu caches et qu'on condamne
Sous-titrage ST' 501
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