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Zulu
---
Chant tribal
...
Musique dynamique
...
- Mesdames.
...
Ah.
- La pièce maîtresse vole plus haut. -J'espère.
La médiocrité, c'est comme l'incompétence.
Même un peu, c'est déjà trop.
Bips électroniques
Les cloches sonnent.
Couleur bois de rose, très bon choix, ça.
- Merci.
- C'est étonnant de vous voir apprêtée, mais bien.
Ca change.
*Echanges au talkie-walkie
Musique énigmatique
Effectivement, c'est sculptural.
...
Générique
...
-Rigidité maximale.
Le décès remonte à une douzaine d'heures.
Pas d'hématomes ni de lésions aux poignets.
- Il s'est laissé attacher. -Oui, oui.
Des rougeurs, sûrement une allergie.
- Oui, satanées rougeurs.
(-Quoi ?)
Musique comique
- Elles sont particulières, ces cordes.
- Du palmier tressé, utile pour les suspensions,
pour les luttes ou...
- Les oeuvres d'art.
Notre Penseur de Rodin a une identité ?
- Oui, Michaël Londan, 38 ans.
Célibataire, sans enfants, carreleur.
- Un ouvrier qui finit en sculpture ?
Intéressant.
*Echanges au talkie-walkie
- C'est la prof qui l'a découvert. On la voit,
si vous voulez.
Non ?
Bon.
Musique énigmatique
...
Murmures
... ...
...
*Echanges au talkie-walkie
- Une première intuition ?
- Absolument.
Ce crime a été commis dans les règles de l'art.
*Echanges au talkie-walkie
- Sonia Marchal ?
Vous êtes professeure de peinture ?
- Je suis art-thérapeute.
Je travaille avec des femmes en souffrance psychique.
Grâce à la peinture,
elles se reconstruisent.
-Que des femmes ?
La victime n'était pas un élève ? -Non.
Michaël était notre modèle masculin.
Comment je vais leur dire ?
Elles l'appréciaient beaucoup.
-Elles sont nombreuses ?
- Quatre.
- Elles ont accès à l'atelier ? -Oui.
Elles ont le code de l'entrée.
- Quand vous dites : "elles l'appréciaient",
c'est... -Ecoutez.
Ca veut dire qu'elles aimaient travailler avec lui.
La relation
artiste-modèle est interdite,
pour ne pas compromettre la thérapie.
- Et entre lui et vous ?
Parce que...
vous avez l'air affectée.
- Ici, on se met à nu.
On se libère.
Mais en dehors de l'atelier, nous ne nous voyions pas.
C'était notre modèle.
Ces séances apaisaient les femmes.
- Alors, si ça les apaise...
Je... - Merci, Mme Marchal.
Elle a un alibi, à vérifier, bien sûr.
- Je sais.
Elle suivait la formation :
"Comment dissimuler des informations à la police ?"
Une femme amoureuse se trahit par des signes
et des stratégies d'évitement
pour cacher ses sentiments.
Un homme ne fait pas mieux.
- Ils étaient en couple ?
- Interdire toute interaction avec le modèle
afin de coucher avec lui, c'est assez croustillant.
- Vous la suspectez ?
- De meurtre, non.
Mais de dissimulation, peut-être.
Pour un atelier de nu, c'est embêtant.
- Si vous devinez toujours tout, qu'est-ce qui vous surprend ?
- Rien ne me vient. Mais je vous trouverai un exemple.
- J'en suis sûre.
Elle me transférera les dossiers médicaux des élèves.
Vous aviez deviné ? -Ah, oui.
- Je vous les passerai.
Je vais enquêter sur leur relation.
- Faites, Capitaine.
Faites. Moi, j'ai mon cartable à préparer.
C'est la rentrée.
- Eh oui. - Eh oui.
*"Carmina Burana" (Atlanta Symphony Orchestra)
...
Applaudissements Bienvenue en 2e année
de psychocriminologie.
Si vous pensez que le plus dur est derrière vous,
fuyez vite, la 1re année n'était qu'un entraînement.
Un petit échauffement.
Alors,
que venez-vous de voir ?
Oui, vous.
- Une entrée en scène. - Pas mal, mais raté.
Mia ? - Une entrée mise en scène.
- Exact.
Une mise en scène à la hauteur de mon talent.
Bien.
On va étudier la mise en scène.
Alias, en criminologie,
le staging.
De quoi s'agit-il ?
Au hasard, Boris.
- Les moyens utilisés pour maquiller une scène
de crime ? - Oui, dans quel but ?
Mademoiselle ?
- Euh... Cacher son intention réelle.
- Pas mal.
Samuel,
d'autres raisons ?
- Pour compliquer l'enquête. -Bravo.
Bonne réponse.
Il ne faut jamais
croire ce que montre une scène de crime.
C'est pas facile.
Il faut la remettre en question.
Chercher les faux indices, voir ce qui se cache,
et ne pas lui donner le sens qui nous paraît évident.
D'accord ? Le staging,
c'est l'art de créer ce qui n'est pas
pour cacher ce qui est.
Ca...
Oui.
La mise en scène
de votre inaptitude à saisir un concept relativement simple
est très réussie.
Ca fait peur.
Ca va être long.
(Oui.
(Très long, oui.)
- Si, si, je t'assure.
Samuel a une chérie, Gwen.
Et c'est pas mort entre Mia et Sam.
Avant de passer à la monogamie...
Tu connais ? - Oui.
- Certains aiment bien se garder un créneau pour "ken" librement.
(-Quoi ?) - Mais si.
En attendant.
- Oh, regardez. - Quoi ?
- Regardez.
Elle nous remplace.
Mais pourquoi elle nous fait ça ?
-Mais non, mais...
elle leur parle juste.
- Tout est là.
Qu'est-ce qu'il y a ?
On dirait les quatre cavaliers de l'apoplexie.
- Mais... - Vous formez un groupe ?
- Ah, oui, tout à fait.
Ils sont très motivés.
Musique comique
C'est génial.
- Madame, on a fait quoi ?
- Rien.
Le seul problème,
c'est que là, il va vous falloir faire beaucoup.
Beaucoup.
Alors pour commencer, RDV ici
dans deux heures.
Et pas de retard, sinon...
bye, bye, les quatre, et...
hello,
les "new" quatre !
- Je veux pas qu'elle nous remplace.
- Ah !
Tant que j'y pense, cadeau.
- Qu'est-ce que c'est ? - Celui-là ne bave pas.
En cas de papouilles.
Ne me remerciez pas.
Alors, du nouveau ?
- Oui, vous aviez raison.
Ils étaient ensemble.
Ca vient du portable. - La thérapeute a dit quoi ?
- Elle m'a supplié de ne rien dire. Elle le cachait aux filles.
- Si elles ne l'ont pas deviné, elle est douée en cachotteries.
- Oui, mais son alibi est solide.
On a voulu vérifier les passages autour de l'atelier,
mais la porte n'est pas surveillée, on ne sait pas qui est entré.
Voilà les dossiers médicaux.
C'est du lourd.
- Chercher une solution à ses problèmes dans la peinture
témoigne de parcours de vie compliqués.
- Mmh.
- Donc...
pas d'empreintes sur la victime,
qui, c'est confirmé, est morte d'une réaction allergique.
Gonflement de la langue, de la gorge,
éruption cutanée,
congestion multiviscérale. - Choc anaphylactique.
- Oui, qui a causé un arrêt cardiaque.
- Dû à quoi ?
- Les recherches toxicologiques basiques sont...
sans particularités.
Alcoolémie nulle,
ni substances volatiles ni stupéfiants.
Mais, mais regardez, là.
C'est une trace d'aiguille.
Donc on lui a injecté quelque chose,
mais ça n'a pas laissé d'hématome.
- Il s'est laissé faire, là aussi.
- Il avait confiance en son bourreau.
- Oui, sûrement.
- Bref, Théodore, on a rien ?
Et alors, elle aime pas quand on a rien.
- Si.
J'ai demandé au labo d'autres analyses
donc dans 24h, on les aura, on les a.
-Ca va. - Oui.
- Merci, Théodore. -Merci.
- Voyons si vos neurones ne sont pas ramollis par le pouvoir de l'art.
Que vous inspire cette scène ?
- Euh, le tueur se prend pour un artiste tout-puissant.
Les cordes
symbolisent son narcissisme.
Lui, en gros, c'est le créateur,
et la victime, la créature. -Pas mal.
Les cordes peuvent aussi valoriser l'oeuvre qu'elles soutiennent.
C'est plus son humiliation, c'est sa sublimation.
J'en attends plus.
Je me demande à quoi servent
mes cours, enfin...
Le staging !
- Elle, euh...
La victime, son corps,
c'est pas ce qu'on voit dans les pubs
ou sur les réseaux,
mais je le trouve vachement beau.
Enfin, il y a un truc, c'est...
Euh, sexy !
- Voilà, oui, regardez ses mains !
C'est des paluches.
Le gars, il a deux pelles à tarte.
Son corps raconte une vie d'ouvrier.
Pourquoi un tel physique
dans un atelier de peinture ?
C'est incongru, non ?
Ca dit quoi
sur la typologie du tueur ?
Boris, je sais que vous avez du mal avec les changements de lieux,
mais on est hors amphi.
Tout le monde s'en est rendu compte.
Je vous écoute.
- C'est une vengeance. Le tueur a un message.
Il envoie l'homme en enfer.
- Tiens, et vous sortez ça d'où, je vous prie ?
-"Le Penseur de Rodin" est connu.
Il fait partie d'une oeuvre plus grande qu'il n'a jamais finie.
"La Porte de l'Enfer".
Pff ! Pff !
Pff ! Pff ! - Enchaîne.
-Le Penseur,
c'est le juge des Enfers.
Il dirige les damnés vers les régions infernales.
- Allez droit au but.
La victime est un juge ou un damné ?
- Le tueur se met en scène et choisit d'être juge.
- Il faut préciser tout ça.
Faites comme le Penseur, hein ? Pensez.
- Ah. -Oui, oui.
- Ouh, là.
- Tenez, du carburant
pour la cogite, les dossiers des participantes.
Je veux des portraits des filles.
Ou vous perdez le dossier.
Voilà, si ce n'est pas déjà fait.
Il y a des moments où je sais plus ce que je fais.
Je me rappelle pas.
Musique mystérieuse
Rire moqueur
- Alors mon frère s'exhibait devant une bande de cinglées ?
Ca m'étonne, venant de lui.
Il était pas à l'aise avec les femmes.
Il complexait
sur son physique.
- Vous n'avez pas l'air touché.
- Si, bien sûr, c'est terrible, mais bon.
Il y a rien à dire. Michaël a eu le choix.
Il aurait pu devenir médecin, comme papa, comme moi.
Mais il a fait n'importe quoi.
- Il a fait n'importe quoi, en suivant une autre voie ?
- Non, j'ai pas dit ça.
Notre mère est morte quand on était gamins.
Papa nous a tout donné.
Et lui, il a choisi d'être carreleur.
Quel gâchis !
- J'imagine que je n'ai rien manqué de capital, Capitaine.
- Chez la victime,
on a trouvé
le numéro de Sonia Marchal, mais pas ceux des élèves.
- Le frère de la victime, qui a été interrogé,
décrit Michaël comme très complexé par son poids,
renfermé et solitaire.
- Ben, il fallait commencer par ça.
C'est terrible, ça, on ne me dit rien,
à moi, enfin.
Un renfermé et solitaire se met tout nu devant des femmes ?
Quelqu'un a transformé la chrysalide en papillon.
Non ? -Sonia Marchal
a su le décomplexer.
-Oui, je ne voudrais pas
vous décevoir,
mais je doute qu'une seule femme puisse combler un tel vide.
- Il aurait couché avec une des autres filles ?
- Des femmes inadaptées qui croisent la route d'un homme rejeté...
Ca peut créer
une émulation intéressante.
- Je les ai convoquées, on verra.
- J'ai raison.
Ca, c'est mon plus gros défaut.
Tout le temps.
C'est pénible, même pour moi.
Mais... c'est comme ça.
Musique intrigante
...
Un coup de mou ?
A votre âge, faut se ménager.
- Très juste.
Et bientôt,
plus d'enquêtes, plus de zinzins, que du repos.
- Ca va pas ?
- Ma chère, je vais prendre ma retraite.
- Comment ça ?
- Autant que je parte en vadrouille, tu ne veux pas vivre avec moi.
- Tout de suite, les grands mots.
Musique comique
- On est en compétition, on se doit d'être au top.
Je veux pas être remplacé.
En plus, les winners, ça attire les filles.
OK, Eglantine Jamelot, 34 ans,
fille d'un boxeur alcoolique.
Hors du ring, il cogne sa femme et sa fille.
Eglantine craint le contact.
Elle souffre d'haptophobie, la peur de tout contact physique.
- Elle touche pas les gens ?
- Exactement.
Exemple.
- Ah !
Ah !
- Oui, c'est bon, on a compris.
- Elle est aussi
diabétique.
- Elle manie la piquouse. Notre victime a été piquée.
Musique sombre
- Michaël, c'était quelqu'un de délicat, sensible
et patient.
Il se forçait à tenir la pose.
- Vous aviez quel rapport avec lui ?
- Aucun.
- Vous étiez où, dimanche ? -Au travail.
Je suis restauratrice d'art. *-Vous avez un témoin ?
-Non, je vois jamais personne.
- Aïssatou Maïga, 27 ans, originaire du Sénégal
où elle a subi des violences sexuelles.
Elle souffre de troubles bipolaires
et alterne euphorie et épisodes dépressifs majeurs.
- Elle est violente ? -En phase maniaque, oui.
Agressions, garde à vue, séjours en H.P.
Elle est sous traitement et sous contrôle judiciaire.
- Je le connaissais pas. - Vous l'avez dessiné
plusieurs fois. -C'était un corps.
Je crée pas le contact, moi, sinon, ça devient gênant.
- Vous faisiez quoi, dimanche ?
- Je travaillais. Je suis serveuse.
J'économise
pour faire venir ma soeur et lui épargner ce que j'ai vécu.
- La troisième, c'est Sarah James.
42 ans, née en Angleterre,
elle souffre de T.O.C.
Elle fait des grosses crises d'angoisse.
Et elle sort jamais.
- Elle bosse ? -Depuis son appart.
Elle est développeuse web.
Musique sombre
- Quand avez-vous commencé l'art-thérapie ?
...
Rangez-le, si vous voulez.
...
*-Merci.
(accent étranger) Michaël faisait attention à ça.
Il prenait les poses les plus...
symétriques possibles
pour que je travaille sereinement.
- Il était très attentionné. - Oui.
Il savait de quoi on avait besoin.
Et il hésitait pas à nous le donner.
C'était une perle.
- Dimanche, vous étiez où ?
- Chez moi.
Et non,
personne pour le confirmer.
-Et enfin,
Alexandra Ruiz, 29 ans,
victime d'un mari pervers qui l'a détruite, dépressive,
suicidaire, divorcée, elle hait les médecins
qui ont pas pris au sérieux sa détresse.
- A quel point ?
- Michaël vient d'une famille
de médecins.
Musique sombre
- Oui.
Oui, il était très respectueux.
Quand il me parlait, il était très doux.
Très poli.
Je l'aimais.
C'est mal ?
- Non. Il y a aucun mal à éprouver ça.
Vous vous êtes vus en dehors de l'atelier ?
- Non, c'était interdit.
De toute façon, Michaël était très gentil, mais...
il aurait jamais accepté de sortir avec moi.
- Et vous étiez où, dimanche ?
- A la maison.
Avec ma grand-mère.
- Pardonnez-moi, je vous ai fait attendre.
Pas un seul alibi qui tienne.
Elles sont de mèche ?
- Un meurtre collectif ?
-Intéressant.
Et plausible. - On va dans le même sens.
- Oui.
Et non, la scène de crime
ne peut pas être une oeuvre plurielle.
Elles mentent toutes pour se protéger.
Pour l'une d'elles,
c'est compulsif, pathologique.
On cherche une mythomane.
- Elles suivent une thérapie commune.
- Mais rien de plus.
Il faut des liens forts
pour commettre un meurtre collectif.
- On a analysé leurs fadettes. Elles n'ont aucun lien.
Avec personne, à part des livreurs.
-Merci.
- Il est formidable. Comment il s'appelle ?
- Arthur. - Arthur.
Je l'adore, ça confirme ce que je disais.
Dites-moi,
votre petit Théodore,
ses analyses toxicologiques complémentaires se font attendre.
- Il avait dit 24h.
- Elle le défend tout le temps.
Musique comique
...
Musique énigmatique
...
Tu refuses mes visites ? -Je veux plus te voir.
Je te l'ai déjà dit 100 fois.
- Ta femme est vivante.
Tu disais l'avoir tuée.
...
On a localisé Eva. On va aller la chercher.
Elle va nous parler.
- Fais pas ça.
Tu sais pas ce que tu vas provoquer.
Tu vas la mettre en danger.
Et Mia le sera aussi.
- Il va falloir mentir plus.
- Parler, c'est dangereux. C'est pour ça qu'on a fui.
-Tu ne me dis rien,
je donne la photo aux flics.
Musique inquiétante
Klaxons
- Alors, vous l'avez vu ?
- Oui.
- Il a réagi comment quand il a vu la photo ?
- Mal.
Très mal.
Il a paniqué.
Il dit que c'est trop dangereux. Qu'il est très dangereux.
- Je comprends pas.
Dangereux de quoi ? Qui ?
- Ce que j'ai à vous dire est difficile.
Votre mère a fait partie d'une secte, dans sa jeunesse.
C'était la maîtresse du gourou
et votre père l'a aidée à s'en sortir.
- Attendez, une secte ?
Mais comment ça ?
- C'était il y a longtemps.
Vos parents ont passé leur vie à fuir.
Dès qu'ils s'installaient quelque part,
le gourou les retrouvait.
Il cherchait votre mère.
- Mais les flics ont rien pu faire ? - Non.
Il a menacé de s'en prendre à vous,
si vos parents le dénonçaient.
Et puis un jour,
vous êtes rentrée de l'école avec un médaillon de la secte.
Le message était clair. Ca les a terrifiés.
Ils ont compris que...
cet homme ne s'arrêterait jamais.
Sauf...
- Sauf si ma mère mourait.
- Oui.
- Donc tout ça,
ce procès,
c'était...
- Un écran de fumée.
Ils nous ont menti, à vous,
à moi.
Je suis désolée, Mia.
Mais...
Musique menaçante
- Ben...
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Ca me va bien, non ? - Non.
J'espère que personne t'a vu.
- Pourquoi ?
- Ca va ? - Mmh.
- Je te sens bizarre, ce soir.
- Pardon, je suis un peu tendue. Cette histoire de rouge à lèvres.
On peut pas continuer comme ça.
- Ah bon ? Enfin, tu...
Tu veux... Je comprends pas.
- Ca risque de déborder sur mes enquêtes
et sur ma façon de collaborer avec toi.
Ca se mélange, je gère plus.
- Et alors, du coup, on fait quoi ?
*Musique rock
- Comme d'habitude, mais sans démonstrations en public.
Pas le moindre signe d'affection, rien, ça doit être indétectable.
Sonnerie - Comme si on se connaissait pas ?
- Capitaine Delandre, j'écoute.
- Eh.
Elle dit ça, mais si tu la ghostes, elle va câbler.
- J'ai rien compris.
- Maman,
elle te dit de l'ignorer,
mais si tu le fais, elle va flipper.
- Alors je fais quoi ?
- Sois avec elle sans l'être.
C'est tout. - Ah, OK.
*Musique rock
J'ai pas compris.
-Bien.
Vu vos têtes, vous avez travaillé toute la nuit.
Ca a porté ses fruits ?
- Oui, et on sait qui a tué.
- Rien que ça ? J'écoute.
- On a repensé à Rodin et cherché le lien avec le tueur.
- On l'a trouvé, surtout. C'est l'haptophobie.
-Oui.
Comme Eglantine, la mère de Rodin en souffrait.
Elle a jamais pu le toucher ou lui faire de câlin.
Du coup,
Rodin a comblé ce manque en travaillant la matière.
- Michaël, privé de l'amour maternel,
a choisi un métier manuel pour combler un manque de contact.
- C'est ça, voilà, bravo.
20/20.
Ouh, là.
Pardon.
- Ben oui.
- Eglantine a vu son lien avec Michaël
comme un remède. -Grâce à l'art,
elle répare ce qui est brisé.
- Elle a pu toucher Michaël en le considérant comme une oeuvre.
Le diabète,
les piquouses, tout ça, ça colle.
- Tout ça, tout ça. Et vous ?
Vous partagez la conclusion de vos camarades ?
- Vous dites
que le staging, c'est fait pour dissimuler des indices.
Là, ils donnent du sens à ce qui se voit,
pas à ce qui est caché.
Tout ça, c'est...
un écran de fumée.
- Mia a raison.
Votre théorie se tient
grâce au décor du crime.
Si le visible
accuse Eglantine, où est le staging ?
Et en quoi
notre mythomane nous manipule ? Sonnerie
Oui, du nouveau ?
- On a fouillé chez Michaël Londan. Qui j'ai trouvé parmi ses clients ?
*Une restauratrice d'art.
- EGLANTINE JAMELOT ! *-Oui, c'est elle.
*Et chez elle, des peintures
*de Michaël,
des seringues
et des cordes identiques à celles de la scène de crime.
On tient la coupable. *-Très bien.
Tu me tiens par la barbichette. Merci, Capitaine, au revoir.
-C'est... Ah...
C'est la boulette ?
-Disons que...
comme la police, vous vous en tenez à l'interprétation la plus évidente
de la scène de crime.
Aucune analyse poussée.
-Madame ? - Oui ?
- Et l'autre groupe ?
- Ils sont loin.
C'est simple.
Si loin que je les vois plus.
Musique comique
- C'est une situation stressante.
Mais on peut l'abréger.
Répondez clairement à mes questions.
*Vous avez vu Michaël hors atelier.
Pourquoi nous avoir menti ?
- Sonia l'aurait renvoyé si elle l'avait appris.
On ne fréquente pas les modèles.
- Vous, c'était différent.
Vous connaissiez Michaël d'avant.
Vous l'avez appelé
il y a 11 mois pour des travaux chez vous.
Il est modèle depuis huit mois.
Vous n'y êtes pas pour rien.
-Je suis tombée amoureuse de son corps.
*J'ai eu envie de le peindre.
C'était irrésistible, comme une pulsion.
Il a mis du temps à accepter, il se trouvait moche
et il disait que j'allais gâcher ma peinture.
Et quand il m'a vue le dessiner,
pour la 1re fois de sa vie, il s'est senti beau.
Ca l'a bouleversé.
Et ça m'a bouleversée.
- Et il est venu à l'atelier ?
-J'ai vu le bien
que ça lui faisait et je l'ai poussé à devenir modèle.
J'avais jamais aimé d'autre homme.
-Mais c'était pas réciproque.
*Que lui avez-vous injecté ? *-Non !
- Vous l'avez attaché. -Non !
Non, je l'ai pas tué. J'aurais pas pu lui faire de mal.
C'est lui qui voulait les cordes.
Moi, je répondais toujours "oui" à ce qu'il demandait.
Mais je l'ai pas tué.
Il était merveilleux.
Je l'aimais, c'est pas moi.
Je l'ai pas tué. *-Capitaine.
Vous vous trompez.
- Ce sera tout, merci.
On frappe. -Pour moi, ces femmes
sécurisent ce qui touche à leur intimité.
Ce qu'elles éprouvent, elles l'éludent.
- Oui, certainement. -Pourtant,
elles l'expriment dans l'art.
Alors pour atteindre la vérité, je ne vois qu'un moyen.
- Ca sent l'infiltration.
Illégale et dangereuse.
- Vous n'imaginez pas ce qui va arriver.
- Commissaire.
- Commissaire.
- A l'aube de mon départ,
je ne tolérerai aucune entrave
à la procédure.
- Evidemment.
De quoi parle-t-on ? -Voilà.
Vous avez du travail, vous pouvez disposer.
- Oh, non.
Klaxons
Vibreur
*Musique funk
-J'en étais sûr.
On bat l'adversaire par la force de l'esprit.
Je vais me les faire, l'autre groupe.
...
- Jolie montre.
- Ca ? C'est trois fois rien.
- Ca vient de qui ?
Vas-y, dis.
- De moi.
- T'es dans la dèche.
- J'ai des ressources.
- Ah ouais.
- Ah, capitaine Delandre.
Voilà enfin le rapport d'analyses complémentaires.
- Merci, Dr Belin.
Quelles sont les conclusions ?
- Du rocuronium dans le sang. - Qu'est-ce que c'est ?
- Du curare, un poison venant d'Amazonie.
En Occident,
il sert de décontractant musculaire.
Mais il peut provoquer de graves réactions allergiques.
- Michael est mort de cette injection.
Bien, merci,
Théo.
Je veux dire... Dr Belin.
- De rien, je retourne à mon travail.
Hein.
Et regardez la dernière page de mon rapport, elle est capitale,
Capitaine. - Très bien, merci.
Musique douce
...
- 2e phase, qui aurait dû être la 1re.
C'est ? - Trouver l'invisible.
- Voilà, en l'occurrence,
une mythomane capable de dissimuler sa véritable personnalité.
Une femme complexe,
qui éprouve des difficultés
à distinguer la réalité de ses mensonges.
Vous allez la démasquer. - En repartant de zéro ?
- Ah, non. On va faire plus amusant.
J'adore l'idée.
-Ah, non.
Je ne peux pas recevoir vos élèves ici.
- C'est la seule solution pour connaître la vérité.
Et ici, vos patientes se montreront plus sincères.
C'est non négociable.
Parfait.
Samuel, Mia, vous avez gagné une séance
d'art-thérapie.
- C'est non mixte.
- Oui, seule Mia va peindre. -D'accord.
Moi, je vais où ?
- Eh ben, sur le...
Là.
Musique comique
- Ah, non.
- Ah, si, si, si. -Non.
Non, vraiment.
- Si, si, vraiment.
- Alors, je comprends l'idée, mais...
Mais moi, je fais pas ça.
- C'est gentil.
Merci beaucoup.
(Beaucoup.)
-Y a plein de trucs oufs, on a envie de tout acheter.
- T'as pas changé de portable ?
- Si, pour le boulot. Ca, c'est mon perso.
Je l'adore.
Il date.
- Allez, zou, on y va.
- Mia et Samuel sont où ? Louise rit.
- Alors, comment dire...
En atelier.
Peinture nature, ou nature peinture, ça, c'est...
C'est selon.
On retourne au bureau, j'ai du dérangement à faire.
- Plutôt du rangement.
- Ma petite Valentine, j'ai encore toute ma tête.
Bien, question. Elle vaut des points.
Pourquoi un modèle prendrait un décontractant musculaire ?
- Pour pas bouger.
- Boris, je vous mets cinq points
en plus. - Ca compte, dans la compétition ?
- Non.
- Les cordes, c'était pas pour en faire un pantin ?
- Vous êtes survitaminés, aujourd'hui.
Les cordes le tenaient dans la posture,
mais elles ne symbolisaient rien.
C'était une fausse piste.
Je parie que l'artiste criminelle les a effacées sur sa peinture.
- Oh !
Donc il y a un portrait de Michaël mort ?
- Oui, mais tant qu'il y aura des dingos, on aura du boulot.
Hein, allez.
Boulot, bureau. - C'est pas "dodo" ?
"Boulot, dodo" ?
- Voici Mia.
Elle va participer avec nous à la séance.
Eglantine ne viendra pas. Elle est encore trop remuée.
Vous pouvez prendre sa place.
- Tu vas voir
le bien que ça fait de tout sortir.
- De tout sortir ? - Colère,
frustration, angoisses,
névroses, tout ce qui t'empoisonne, là, tu l'expulses ici.
- D'accord.
- Ca va ?
- Super. Super.
- Nouveau modèle ? - Oui.
-Mesdames,
veuillez accueillir notre modèle,
Samuel. - Bonjour.
Musique comique
...
Là, je...
-Prenez une pose.
Ce qui vous vient.
C'est parfait.
Musique douce
...
(Beaucoup de finesse, bravo.)
...
-Capitaine ?
- Oui ?
- Il y a un site qui vend du curare.
Un médecin sud-américain proposant des médicaments exotiques.
- OK, et ?
- Voici la liste des clients récents.
- Bien joué, Arthur, merci beaucoup.
- Je vous demande de mettre le désordre dans mon bureau.
- C'est déjà fait. - Du cluttercore.
- Quésaco ?
- C'est la nouvelle tendance déco.
C'est un désordre
...organisé,
pour un intérieur branché.
-D'accord, voilà.
"Cuttercorez". -Pourquoi on fait ça,
professeure ? -Pour créer
un écran de fumée. -Oui, Mia.
Le vrai désordre
a une cohérence.
Mais dans le faux désordre,
les objets ne sont pas déplacés selon leur utilisation.
- Notre mystérieuse mythomane se cache derrière ce désordre ?
- Eh oui, Boris, on y est. Il fait partie de sa stratégie.
Voilà, bien.
Vous, comment ça s'est passé ?
- Une révélation. -Ah oui ?
Eh ben dis donc. Vous avez rapporté mes dessins.
- Oui.
-Voyons, voyons.
- Voilà.
- Oh !
- Et...
C'est celui de Mia.
- Voilà.
Ben, Boris ? - Je peux pas voir Samuel nu.
- Si vous continuez, je vous remplace.
Voilà, bien.
Voyons si notre mythomane se cache parmi ces dessins.
Alors, là, des courbes et de la rondeur.
Elle a annulé les angles,
tout ce qui ramène au cadre, à l'autorité.
Laissez-moi deviner.
Aïssatou Maïga ? -Ouais.
Elle dessinait en se dépêchant.
- Oui, une personnalité dépressive qui souffre d'agitation anxieuse.
Trop pressée pour mettre en scène un crime.
Alors, après.
Ca, Samuel, priez pour nous.
Alexandra Ruiz, c'est ça ? - Ouais.
Elle voulait un dessin parfait
pour ma 1re fois.
- Le syndrome de l'infirmière.
Elle ne prend soin que des autres.
La cible idéale
des pervers narcissiques, totalement inoffensive.
Et enfin, notre Sarah,
avec son obsession de la symétrie.
- J'avais peur qu'elle fasse une crise en me regardant.
- C'est pratique, un toc pareil,
quand une scène de crime est si désordonnée.
- Vous avez dit quoi ?
- Nous cherchons quelqu'un
qui utilise ce qui l'entoure pour se cacher,
qui pousse l'art du mensonge à son paroxysme.
La scène de crime est son chef-d'oeuvre.
Cette femme, mes amis, c'est...
Sarah James.
- Pourquoi elle l'aurait tué ?
Sonnerie - Oui, capitaine ?
Là, nous sommes en train
de résoudre l'affaire.
*-Ah oui ?
*Moi aussi.
Je viens d'arrêter Alexandra Ruiz.
*Elle a acheté du curare. Vous venez ?
- J'arrive.
Bon, le temps de sortir Alexandra des griffes de la capitaine,
travaillez sur Sarah James.
Si elle a simulé
son toc, ça veut dire quoi ?
- Son dossier médical est faux. -Excellent.
Trouvez le vrai.
- J'ai du mal à vous croire. - Non !
Non, non, non, je l'ai pas tué.
Je l'aimais.
Vous comprenez ?
- Pourquoi avoir acheté du curare ? On en a retrouvé dans son sang.
- C'est un décontractant.
Je dois pas être la seule à en acheter.
C'est pour mes angoisses.
J'ai dépanné une fille, l'autre jour.
- Ah oui ? Qui ?
- Une livreuse.
- Pourquoi avoir fait ça ?
- Elle a fait une crise d'angoisse.
- Son nom ? -Je sais pas.
Je sais pas.
- Bien sûr.
- Capitaine.
(Vous devriez venir.)
- Emmenez-la.
- Venez.
Musique inquiétante
- Qu'est-ce qui se passe ?
...
- J'ai tué Michaël, je me rends.
- Vous vous demandiez ce qui pouvait me surprendre ?
Ca, c'est surprenant.
-Alors...
je lui ai injecté le curare que j'ai volé à Alexandra.
Je l'ai attaché dans la position du Penseur
avec les cordes récupérées chez Eglantine.
Et ensuite, ça l'a paralysé.
Il sentait plus la douleur de l'immobilité.
Du coup, j'ai pu le peindre tranquillement.
- A quel moment avez-vous su qu'il était mort ?
- A la fin.
Il bougeait plus, mais je croyais que c'était volontaire.
Que c'était normal. Quand j'ai compris, j'ai paniqué.
J'ai mis le bazar et je me suis enfuie.
- Pourquoi avoir fait ça ?
Musique lugubre
- C'était pas fait exprès.
Je voulais pas lui faire de mal.
Je l'aimais.
*C'est juste que je me suis dit que comme ça,
en le peignant, dans un sens, il serait...
un peu toujours à moi.
...
- Ouais.
- Elle a avoué, ça vous suffit pas ?
- Alors on avoue et hop,
c'est réglé ?
La retraite sonne déjà à vos oreilles.
-Mais enfin !
Vous cherchiez une mythomane et Aïssatou ment.
- Là, je me sens vraiment seule.
- Elle avait des détails.
- Elle récite.
C'est même pas sa façon de parler, enfin !
Vous avez bien vu.
- Je sais que vous tenez à avoir raison,
mais c'est terminé, ses aveux sont précis.
- C'est ça, le problème.
Musique mystérieuse
Je finirai de lire ça demain.
En tout cas...
En tout cas, bravo.
Excellent travail.
Exceptionnel.
Voilà, merci.
Ah, ben tiens.
Vous voilà.
Musique intense
...
Hurlement et grognements
... ...
Bien.
J'espère que vous avez bien bûché, ou une innocente croupira en taule.
- Ca va vous plaire.
- Oh, méfiez-vous des montées d'optimisme, Boris.
Les descentes sont... violentes.
-On a vérifié
le dossier de Sarah.
- Oui. -On a vu le médecin
qui l'a soi-disant diagnostiquée, et il ne la connaît pas.
-On s'est dit :
elle est capable de tout falsifier.
- Peut-être même son adresse.
- On y est allés.
-On a montré
sa photo aux voisins.
- C'est Claire Chaumont.
- Claire, c'est Sarah.
Claire s'est mariée,
a eu un enfant,
puis a divorcé et a perdu sa garde.
- Selon qui ?
- La concierge.
- Pour tout le monde, c'est Claire, mais à l'art-thérapie, c'est Sarah.
- Vous avez l'adresse de son ex ?
- Ouais. -Ah...
Bien joué.
Allez, dépêchons.
- Mais il est 21h.
- La vérité ne regarde pas l'heure, Boris.
Sonnerie
Oh, non. Pas maintenant, mon chouchou.
Coucou, mon trésor.
Comment va ma bouille d'amour ?
*-Mal,
en vrai. - Ben.
Pourquoi ? *-A l'école,
y a des garçons qui m'embêtent.
Papa est allé voir la directrice.
Elle leur a parlé, mais ils continuent.
- Ils font quoi ? *-Ils m'appellent "Frenchie".
Ils me font manger des escargots.
- Ecoute-moi, mon chéri.
C'est pas des Yankees qui vont t'enquiquiner.
Je finis le travail
et je trouve des solutions pour leur clouer le bec.
Alright ? *-Oui, mamie.
Gros bisous. - Bisous, mon chéri.
Des escargots, quand même, c'est...
Bon, allez, maintenant,
l'ex-mari de notre mythomane.
-Allez, venez !
J'ai un cadeau !
Et y a du talent, là !
Vous êtes prêts ? - Ouais.
- Vous êtes chauds ? -Chauds.
- OK. Attention, tadam !
C'est nous !
Dans le...
Ca vous plaît ?
Musique comique
Boris ?
Boris ?
T'as le droit de pas aimer.
C'est pas grave.
-Je peux te demander
comment t'as payé ? - Facile.
Il m'a fait un prix d'ami.
Eh oui, j'ai des amis.
...
- Je crois qu'on va arriver en retard.
...
- Je crois que ça leur a plu.
*Musique zen
...
- Merci d'être venue.
- Votre message était assez énigmatique
pour donner envie d'en savoir plus.
- J'ai rendu visite à votre ex-mari, hier.
Votre fils m'a donné ceci
pour vous et il a laissé un mot derrière.
Musique sombre
Il a besoin
de vous, Claire.
De votre amour.
Vous êtes malade.
Votre mari m'a tout raconté.
Vous avez un trouble du comportement histrionique
qui provoque un besoin d'attention
et pour l'obtenir, vous inventez des histoires.
La mythomanie est issue de l'histrionisme.
Vous vous êtes inventé une leucémie pour attirer l'attention.
Quand votre mari a compris, il a demandé le divorce,
est parti avec votre fils.
Vous vous êtes retrouvée seule, abandonnée,
puis vous avez découvert l'art-thérapie.
Vous vous êtes inventé un autre trouble,
une nouvelle identité
et Sarah James a intégré l'atelier.
- C'était une bulle sécurisante
et puis Michaël est arrivé.
Bienveillant, doux, prévenant... On est toutes tombées amoureuses.
Mais pour moi, c'était différent.
Il ressemblait tellement à François, mon ex-mari !
- Et puisque vous n'aviez pas eu le 1er,
vous vouliez le 2nd.
- J'ai besoin d'un homme comme Michaël
ou François dans ma vie.
- Michaël n'était pas plus attentif à vous qu'aux autres.
Le faire poser pour vous, ça vous assurait du temps ensemble.
- Je pensais que si je peignais une image parfaite de lui,
un tableau où il serait magnifique,
il m'aimerait.
- Pourquoi cette injection ?
- Il voulait un produit naturel pour détendre ses muscles.
J'ai entendu Alexandra en parler.
Je...
- Pourquoi l'avoir tué ?
- C'est un accident.
Ca devait pas se passer comme ça.
- Si, vous l'avez tué parce que vous vouliez qu'il soit à vous.
Dans toute sa beauté.
Définitivement.
- Non. - Si.
Vous avez mis le bazar pour compliquer l'enquête.
La posture de Michaël nous orientait vers Eglantine,
le décontractant vers Alexandra et en voyant l'étau se resserrer,
vous avez obligé Aïssatou à avouer.
Vous vouliez qu'on tourne en rond avant de vous trouver.
Etre au centre de nos investigations.
Vous vouliez
cette confrontation avec moi.
Ce moment où je serai tout entière
concentrée sur vous.
Musique sombre
Vous êtes une criminelle.
...
(sans accent) - Mais je suis quelqu'un.
Maintenant, on parlera de moi.
- Un homme est mort pour ça.
Aïssatou,
comment avez-vous fait pour la convaincre de se dénoncer ?
- J'ai payé le voyage de sa soeur.
- Je vous souhaite de guérir.
- Veuillez nous suivre, s'il vous plaît.
Musique sombre
...
-Sur une scène de crime,
le tueur décide de ce que vous verrez.
S'il sait mentir à propos de son crime,
il va révéler sa version des faits.
Donc remettez constamment en question
vos premières impressions.
Volontairement ou non,
une scène de crime est fabriquée pour vous tromper.
D'accord ?
Bien,
passons à ce que certains attendent impatiemment.
Je veux dire : les résultats d'une compétition.
Alors...
Figurez-vous
que quatre de mes plus fins limiers
ont interprété une scène banale
comme le début d'une compétition qui n'a...
jamais existé.
Enfin,
vous luttiez contre des concurrents fantômes.
Alors oui,
vous avez effectué un travail d'une qualité remarquable,
mais motivé
par une interprétation erronée d'une scène anodine.
Vos efforts ne seront pas récompensés.
Et vous ne décrocherez aucune note.
Histoire de retenir la leçon.
C'est ça, l'apprentissage.
Sonnerie Avant de sortir, n'oubliez pas.
Ce qui est visible n'est que le reflet de ce qui est...
- INVISIBLE. - J'entends pas.
C'est pas mal, on le refait : de ce qui est...
- INVISIBLE.
- Ah, mieux, merci.
Musique mystérieuse
...
Sous-titrage TITRAFILM
...
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