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Original subtitles

...

"London Calling", The Clash

-Oh ! Tu as vu, là ?

...

-Big Ben.

-C'est super !

-Mais non ! Tu as les mêmes.

C'est les mêmes.

...

-Tiens. C'est trop bien, ça.

...

...

...

Samy ?

-Très bien, super.

-Ce n'est pas anglais, ça ? -Très anglais.

-Non, regarde. Ca, c'est anglais.

Oui, ça, c'est anglais.

...

Oh, my God !

...

Générique

...

Baked beans, bacon,

sausage, porridge.

-Your sugar, Sir.

-Thank you. -You're welcome.

-Oh là là là là !

Charlie se délecte.

Ca, c'est bon, ça.

Tu sais comment on appelle les oeufs au plat en Angleterre ?

-Non. -Sunny-side up.

C'est beau, hein ? -Les céréales collent.

-Non ! Porridge, pas céréales.

Sens ça. Alors, c'est quoi ?

-Une saucisse.

-C'est sausage.

Du cumin. Ils mettent du cumin.

Wonderful !

Mmh !

Son téléphone vibre.

-Tu le prends ?

-Oui, Charlie, c'est encore papou.

Rappelle-moi, s'il te plaît.

-Tu veux aller voir ta soeur direct ?

-Mmh-mmh.

J'ai appelé sa boîte, New.

Elle est à Genève et revient en fin de journée.

Je vais attendre en bas.

-Tu vas lui dire quoi ?

-Bah, qu'on est soeurs. Enfin, demi, quoi.

-C'est tout ? -Mmh.

Elle va être surprise,

mais elle vient d'enterrer son père et...

-Votre père.

-Si tu veux. Elle va être super contente de me voir.

Tu veux goûter ça ?

Mmh ! C'est bon, hein ?

-Tu as mis de la marmelade dedans ? -Oui.

En attendant, on fait les touristes.

-OK.

-Tu vas adorer la première étape. -C'est quoi ?

-Je l'ai bookée spécialement pour toi.

-C'est quoi ?

-Je ne te le dirai pas. -Allez !

-Voilà.

-Mais non ? -Si.

Ce n'est pas dingue ? -Extraordinaire, mais...

-Et je nous ai trouvé une visite en français.

-Par ici, suivez-moi.

A sa mort,

Sherlock Holmes a légué sa maison à l'Etat.

-A condition qu'elle reste telle qu'il l'avait laissée.

-Oui.

Oui, exact.

Bon, euh...

Ici,

on a le fameux salon

de Sherlock Holmes.

Et là... -C'est la poupée

du roi de Bohême, et sur le diadème,

ce sont des vraies perles.

-Tu veux faire la visite à sa place ?

-Je pourrais.

Ce n'est pas contre vous. Je suis un peu fan.

Et on est en présence de son arrière-petite-fille.

-Oui, c'est ça.

-Oui, c'est ça. Vous ne nous croyez pas ?

Venez, je vais vous montrer un truc. Si, si, si.

Là, il y a le profil. Hop, mets-toi là.

Lève la tête. Et voilà. Il n'y a pas un truc, là ?

-Oui, elle lui ressemble !

-Après, il faut imaginer avec la pipe et le chapeau.

-Vous vous appelez comment ?

-Holmes. Je viens de le dire.

-Charlie. -Holmes.

-Charlie Holmes ? -Oui.

-Vraiment ?

-Montre ta carte. -Non.

-Si, si, si. On y est, donc vas-y.

-Ah oui.

C'est incroyable.

-Regardez ! Regardez là-bas !

-C'est pas vrai !

-Vous êtes Betty Sheraton ? -Oui.

-Mais c'est qui ?

-C'est qui ? -Oui.

-Betty Sheraton, c'est qui ?

-Laisse-moi deviner. Port de tête,

gestuelle, attitude...

Elle minaude.

C'est une comédienne. -Bah oui.

-Fans français et anglais. Elle joue

dans une série internationale.

-"Oxford Palace". Tu ne connais pas ?

-Mesdames-messieurs,

on va continuer la visite.

Mme Sheraton ?

Excusez-moi. -Pardon.

-A l'étage, vous pourrez voir

la chambre du Dr Watson.

-M. Sheraton, les journalistes nous attendent à la sortie

pour annoncer qu'elle jouera dans le prochain biopic

de Sherlock Holmes. -Formidable.

-Voici donc la chambre du fidèle Dr Watson.

-C'est vrai qu'on peut voir l'impact de la balle

qui a failli le tuer ? -Oui, absolument.

Musique intrigante

...

Le sommier grince.

...

... Halètement

... ...

Charlie crie. -Ne vous approchez pas !

-Mais tu es la fille de l'actrice ? -Oui.

-Que fais-tu là ? -Ce n'est pas vous ?

-Moi quoi ? -Qui voulait me tuer.

-Ecoute, tu trembles, je vais

voir tes parents. -Non, on ne doit pas me trouver.

-Hum...

OK, je vais te faire sortir d'ici. Il y a une porte à l'arrière.

Viens.

-Je sais que c'est complètement fou, mais ma soeur m'a prévenue.

Elle m'a dit qu'on me voulait du mal.

-Pourquoi tu dis que c'est fou ?

-Elle est morte.

Je vous jure.

Avant que vous arriviez, j'étais toute seule

et j'ai entendu ma soeur.

-D'accord.

Bon, après tout,

les morts aussi ont le droit de prendre soin

de leurs proches.

Et qu'est-ce qu'elle t'a dit ?

-Elle m'a dit que quelqu'un voulait me tuer

et qu'il fallait que je parte

le plus vite possible. -Et ensuite ?

-J'ai entendu des pas et je me suis cachée.

J'ai eu super peur.

-Pourquoi ne rien dire à tes parents ?

-Ils ne me croiront pas et ça les peinerait

que je parle de ma soeur.

-Charlie,

tu es partie ? -Tu as eu mon SMS ?

-"Rendez-vous à l'hôtel", c'est léger.

Et c'est la panique au musée.

Il y a la fille de Betty Sheraton qui...

Vos parents vous cherchent.

Ils pensent qu'elle a été enlevée.

-Bon, écoute, je voulais qu'elle se sente en sécurité.

Je sais ce que tu diras,

mais...

Elle dit que sa soeur morte

l'a prévenue d'une menace.

-Sa soeur morte ? -Oui.

-Ses parents imaginent le pire. On a retrouvé des ciseaux

avec du sang. -Pas de panique.

C'est ça. -On arrête les conneries.

On la ramène à ses parents. -D'accord.

Tracy, tu veux bien

appeler tes parents ?

Tu leur dis qu'on te ramène.

-Ma soeur m'a dit de ne pas rentrer.

-Sa soeur lui a dit de ne pas rentrer.

-J'entends, je suis là. -Tu seras en sécurité.

Je vais éclaircir tout ça. Je suis de la police.

Je ne te lâche pas. Il ne t'arrivera rien.

-OK.

Musique légère

-Merci. Merci mille fois.

On a eu tellement peur.

-Elle va bien, c'est l'essentiel. Allez, entre.

-Il a raison. Venez.

...

Je vous en prie.

...

-Notre aînée, Emma.

Elle nous a quittés il y a 3 ans.

-Rose, nous prenons le thé dehors.

-Ils préfèrent

peut-être une mauresque.

-Avec plaisir. Ca change du thé.

-Pour une fois que j'ai des compatriotes.

-Dommage d'en savoir si peu

sur votre arrière-grand-père.

Ca m'aurait intéressée pour mon rôle.

-Je vais me reposer.

Je ne me sens pas très bien.

-Tu as des nausées encore ? -Je viens avec toi ?

-Non, non, ça va aller. J'ai juste besoin de m'allonger.

A plus tard.

-A plus tard.

-Ca fait des mois qu'elle ne va pas bien.

-Je peux l'ausculter. Je suis médecin.

-Si vous voulez.

-Elle a en vu tellement. A quoi bon ?

Aucun n'a été capable de trouver ce qu'elle a.

-Je ne veux pas vous alarmer davantage,

mais elle m'a confié que quelqu'un voulait la tuer.

-C'est pas vrai ?

C'est un cauchemar. Ca recommence.

-On a vécu la même chose avec Emma. Elle était malade.

Comme Tracy, on n'a jamais su ce que c'était.

Elle a basculé dans une paranoïa, un délire de persécution.

Ca a dégénéré très vite. On n'a rien pu faire.

-Le jour de ses 18 ans,

elle s'est suicidée.

-Quel âge a Tracy ?

-Elle aura 18 ans après-demain.

-Donc, je récapitule : nausées, vertiges, palpitations.

Tu avais déjà entendu des voix ?

-Non. Ce n'est pas dans ma tête.

Je ne suis pas folle.

-Ce n'est pas ce qu'il a voulu dire.

On voudrait comprendre.

Ainsi, on pourra t'aider.

Ca va aller.

Tu as mon numéro, au cas où.

-D'accord.

-En attendant, tu ne bouges pas d'ici.

Mmh ? -OK.

-Ah ! S'il vous plaît ! Monsieur !

-Yes ! Hyper sympa.

-On va en trouver un autre.

Bon, alors, ton diagnostic ? -Je pense qu'elle somatise.

Sa soeur est morte à 18 ans. Tracy va fêter les siens.

Donc, elle se sent coupable. C'est le syndrome du survivant.

S'il vous plaît !

-Ah, taxi !

-S'il vous plaît ! -S'il vous plaît !

-Stop, s'il vous plaît !

-Je ne suis pas d'accord.

Tu as bien vu les photos dans sa chambre.

On la voit, elle fait de l'escalade, du skate, de l'alpinisme.

Elle avait l'air sacrément vivante.

Enfin, jusqu'à récemment.

Son téléphone sonne.

-C'est ton grand-père ? -Non, c'est Billon.

Je peux encore me disputer avec qui je veux ou pas ?

-Ah, excuse-moi. -Rose ! Super.

-Hop !

Voilà.

Hello ! -Hi.

-14h. On peut encore choper la visite.

-Oui, alors, non.

J'ai des répétitions avec la chorale en visio.

J'en ai déjà loupé deux.

Mais fais-toi plaisir. Oh, pardon, excuse-moi.

Je vais retourner à l'hôtel. -Tu te fous de moi ?

Je te rappelle que tu ne parlais plus à George.

-Sir ? Tower of London.

-No problem, Madam. -Allez, amuse-toi.

Ciao !

Musique légère

...

On frappe à la porte.

...

Oui ?

Alors, comment ça s'est passé ? -Et ta répète ?

-OK, c'était une excuse pourrie.

Mais regarde sur quoi je suis tombée.

-Oui ? Tu es une "fille de". Je ne vois pas où est le souci.

-Oh là là ! Tu boudes ?

-Non, pas du tout.

C'est juste que le taxi que j'ai pris

m'a parlé en allemand tout le trajet

parce que j'ai un accent pourri, mais tout va bien.

-Pardon, mais il fallait que je fasse des recherches.

Je ne supporterais pas qu'il arrive

malheur à Tracy.

-Et ça, c'est sur Tracy ?

-Non, sur sa soeur.

-Tu as trouvé quoi ?

-Avant son suicide,

elle s'est fait interner dans un établissement de santé.

-Il faut trouver son dossier médical.

-Le problème,

c'est que le nom de cette maison de repos pour stars

n'a fuité nulle part.

Mais j'ai envoyé un texto à Tracy

et elle m'a dit

qu'elle se souvenait d'une grande bâtisse à 2 étages

à moins de 2 heures de Londres.

-Oui, c'est vague. On ne trouvera jamais.

C'est foutu, quoi.

Non ?

Tu as trouvé ? -Mmh-mmh.

Elle m'a envoyé une photo prise là-bas.

Vu la largeur de la Tamise

et la végétation, c'est en amont

de Londres.

Et vu le sens du courant, c'est forcément rive sud.

Donc, on cherche une bâtisse isolée

avec un parking privé qui ne soit ni un hôtel,

ni un restaurant.

Et donc, je te présente la Whitecliff Mansion.

Elle a été fondée par un Français

et elle est très prisée par les expats.

-Bien joué, Mlle Holmes.

Quel est le plan ?

-Je dois passer un appel et on y va.

-Oh, ma petite Sherlock !

*Que me vaut l'honneur ?

*-Euh... J'avais une petite question.

En théorie, à l'étranger,

disons en Angleterre, ce serait quoi,

la procédure officielle... -Attends, je t'arrête.

Tu n'es pas en fonction. D'accord ?

-OK, mais c'est pour ça que je dis

"en théorie", si j'avais envie

d'aller visiter un établissement de santé

en disant "je suis de la police"...

-Tu es une putain de touriste, OK ?

Va te faire une comédie musicale, des selfies chez Madame Tussauds,

un bon fish and chips et reprends ton Eurostar gentiment, OK ?

-Charlie, j'essaye

*de te joindre depuis hier.

-Patronne, comment ça va ?

Contente de vous avoir.

Je suis dans un endroit

où on ne capte pas très bien.

Elle parle de manière saccadée.

...

-Elle se fout de moi.

-Le coup du tunnel,

ça marche à tous les coups.

En attendant, on va faire du shopping.

Est-ce que tu es prêt

à jouer le rôle de ta vie ?

-C'est-à-dire ?

La porte grince.

(Psst ! Pourquoi mon déguisement, c'est une sacoche ?

(-Tu as déjà une tête de médecin. (-Quoi ?)

L'homme parle en anglais.

(-Ca veut dire quoi, ça ?)

-Hi ! -Hi.

-Je parle français.

Comme chacun ici.

-Ah ? Lovely.

Je vous présente le Dr Vatel.

Le Dr Vatel est

le nouveau médecin de la famille Sheraton.

-Tout à fait. -Hazel Spencer.

Comment puis-je vous aider ?

-Euh... C'est concernant Tracy Sheraton,

leur cadette.

Il se trouve que son état est assez préoccupant.

Puisque par rapport au fait

que sa soeur Emma était

un peu dans le même état...

-Emma Sheraton. -C'est ça.

Elle a été accueillie ici il y a 3 ans, je crois.

-Je n'étais pas encore là, mais oui, j'en ai entendu parler.

-Du personnel de l'époque est encore ici ?

-Euh... Oui.

James.

Et puis, il y a aussi Kyle,

des infirmiers et Fanny Rigold,

la kiné. -Ce serait possible

de consulter le dossier d'Emma ? -Non,

ce ne sera pas possible.

Ils ne sont pas accessibles, même à la famille.

-C'est chiant.

-Oui, c'est fort dommage.

Le grand Dr Vatel s'est déplacé

de France exprès.

-Je vous propose une demande par écrit.

-Non. -Oui, oui !

Wonderful.

C'est très bien.

Allez, zou. Merci, merci.

Thank you. -Au revoir.

-C'est ballot, je commençais à entrer dans le rôle.

C'est quoi, le plan B ?

Le but, c'est de voir la kiné, là, Fanny Rigold ?

-Oui, fais ce que tu veux.

Moi, je vais parler à James.

-Attends-moi.

Et on le trouve comment, ton James ?

-Il est en pause.

J'ai entendu son collègue le dire au téléphone.

En anglais

-Et il reprend son service dans exactement...

Ouh là ! 9 minutes. Dépêchons-nous.

Et voilà.

La salle de repos. Oui, monsieur.

James ?

-C'était bien.

Il y avait une belle énergie, une intention.

Après, ça ne peut pas marcher à tous les coups.

-James !

-Yes ? -Oh !

James, oui, euh...

Hazel Spencer nous a dit de venir vous voir.

-Que puis-je faire pour vous ?

Emma a eu droit à tout.

Hématologie,

dosage hormonal, des scanners aussi, des IRM.

Tout.

-Mes confrères disaient quoi ?

-Rien. Ils étaient dépassés.

-Elle voyait un psy ?

-Oui.

Le Dr Wayman.

-OK.

On lui a diagnostiqué un délire de persécution ?

-Euh... Il faudrait lui demander,

mais il est parti à la retraite.

-Très bien. Notez.

Wayman.

S'il vous plaît.

Merci.

-Et, euh...

Emma...

Vous l'aimiez bien, ça se sent.

-C'était une fille super.

-Et puis, vous êtes jeune.

Ce n'est pas vraiment un hôpital ici.

Enfin, il n'y a pas des décès tous les jours.

Ca a dû vous marquer.

-C'est surtout que j'étais là quand elle a sauté.

-Ca s'est passé comment ?

-Je prenais ma pause sur la berge.

Elle arrivait par le pont.

Je me vois encore relever la tête et voir son corps tomber dans l'eau.

Le courant était fort. On n'a rien pu faire.

Ma pause est finie depuis longtemps. Je suis désolé.

-Merci. -Oh, je suis maladroite.

Merci.

-Au revoir.

-Zou !

Samy !

Dis donc !

Tu as remarqué son émotion quand on parlait d'Emma ?

Il était amoureux.

-A quoi tu vois ça ?

-Ses pupilles, sa jugulaire,

la façon de tripoter son alliance.

Il se sentait coupable vis-à-vis de sa femme.

-Ah bon ?

-Ce genre de choses, je le capte direct.

-Et pourquoi tu as fait tomber ton carnet de...

Oh non ! Tu as pris un truc dans son casier ?

Son pass ? Mais ça va servir à quoi ?

-Pour revenir chercher le dossier d'Emma cette nuit.

Bon, il faut se mettre une petite pile, là.

J'ai peur de rater April.

C'est quand même pour elle qu'on est venus.

-Tu étais sérieuse quand tu disais

que tu étais capable de déceler quand les gens sont amoureux ?

-Bah oui. Pas toi ?

-Oui, si, bien sûr, pareil. Oui, oui. Enfin, oui.

-Salut. Salut, je suis ta soeur.

Non, pas de "salut". Bonjour. Bonjour, je suis ta soeur.

Son téléphone vibre.

...

Pas maintenant.

Bonjour. Je m'appelle Charlie Holmes.

Je suis ta soeur.

Je suis ta soeur. Euh... Demi-soeur.

Bonjour.

Je m'appelle Charlie.

Holmes.

Euh...

Alors, je sais que nos familles ne sont pas en très bon termes,

voire plutôt ennemies, mais...

Enfin, voilà, c'est pour vous.

Là, voilà.

Votre père a eu

une liaison avec ma mère.

On a le même père.

Ca veut dire qu'on est demi-soeurs. Euh...

Je ne sais pas pour vous, enfin, pour toi, mais moi,

j'ai toujours rêvé d'avoir une soeur. Voilà.

-Mon père est mort depuis 2 semaines

et vous m'annoncez qu'il a une bâtarde ?

Je ne sais pas si vous êtes folle, mythomane ou attardée,

mais vous ne m'approchez plus.

Musique troublante

...

-Waouh.

...

Charlie sanglote.

Je lui ai fait peur.

Je l'ai effrayée. Je m'y suis mal prise.

...

En plus, tu m'avais prévenue.

Je suis vraiment la reine des idiotes.

-Mais non ! Tu as été un peu impulsive.

-Impulsive ?

Mais je n'ai pas de famille

et tout le monde me trahit.

-Bon, euh...

Tu devrais reprendre tes médicaments.

-Non. -Si, si.

-Non. -Attends, attends.

Et puis...

Et puis, April, on s'en fout.

Elle ne sait pas ce qu'elle perd.

-Oh...

C'est gentil, ça.

Ca, c'est... Mais toi, tu es gentil.

Toi, tu es gentil.

Tu es gentil.

-Tu as envie de quoi ? Tu veux aller manger indien

à Soho ? -Non.

-Tu veux qu'on retourne à la friperie de Camden ?

-Non. -Qu'est-ce qui te ferait plaisir ?

-Aider Tracy.

-Bah... On va aller aider Tracy, alors.

-Merci, Samy. Je me sens déjà un peu mieux.

Bip

(-Il y a une marche. Attention !

(-Attends !

(Tu vas me faire croire que là, tu te sens mieux ?)

-Carrément. Pas toi ? C'est hyper excitant. J'adore !

Bips de refus

(-Dans l'autre sens ! (-Oui.)

Oh !

(Qu'est-ce que c'est ?

(-Une petite dame. Ne bouge pas.)

(-Chut !)

Mrs Wood ?

Bip

(-Yes !

(On ne voit rien ! (-Je sais. Attends.

(OK.

(-Comment on va retrouver le dossier d'Emma ?

(Rien n'est indiqué.) -Il est là.

(-Quoi, il est là ?)

-La secrétaire a regardé le meuble quand on en parlait.

-Ce serait possible de consulter le dossier d'Emma ?

-Eh ben, super.

-Maintenant, il faut trouver la clé.

Je vais chercher par là.

Son téléphone vibre.

(-C'est qui ?)

-Tracy ?

Tracy, ça va ?

-Je viens de recevoir un snap. Un numéro inconnu.

Il dit que je suis en danger et que je dois fuir la maison.

-Attends, attends. Calme-toi.

*Ecoute-moi bien. Tu inspires

et tu expires.

C'est bien. Maintenant,

tu m'expliques calmement ce qui se passe.

*-Je ne peux pas rester ici. Il faut que je parte. Vous êtes où ?

-Quoi ? Non, tu ne vas nulle part cette nuit.

D'accord ?

Tu restes chez toi, dans ta chambre.

C'est là que tu es en sécurité.

Et nous, promis, on arrive à la première heure demain.

-Première heure ?

-Oui. Je te le promets.

Vas-y, promets.

-Oui, juré, on sera là. -D'accord ?

A demain, Tracy.

Tracy sanglote.

Charlie soupire. (Mais putain !

(Elle est où, cette clé ?)

-Hé hé hé !

(-Oh ! Oh, tu es génial. Allez.

(OK.

(Sheraton, Sheraton...

(Là ! Là !

(-Oui ! Vas-y, vas-y.

(C'est bon, je l'ai. (-Oui, oui.

(-On va se répartir les tâches.

(Moi, je prends les analyses. Non, tu prends les analyses.

(Non, je les prends, et toi...

(-Donne-moi le rapport d'autopsie.

(-Ca n'a aucun sens.

(Son arythmie se régulait. Tout allait mieux.

(Pourquoi elle se serait suicidée ?

(-Le psy aussi parle d'une amélioration.

(Ah non, attends, attends.

("Dégradation, pensées morbides,

("pulsions suicidaires."

(-Et il explique pourquoi ?

(-Non, il y a un truc qui n'est pas normal, là.

(3 fois la même faute de grammaire. Le psy ne l'a jamais

(faite avant.

(C'est un faux.

(-Mais pourquoi faire ça ?

(-Pour qu'on croie à un suicide.

(-Mais Emma a été vue

(en train de sauter, donc...

(Non. Non, elle a été vue en train de tomber.

(Personne ne l'a vue sauter, en fait.

(-Samy,

(on l'a poussée.

(C'est un meurtre.)

On a contacté le psy. Il n'a jamais écrit ce rapport.

*-Les gars, venez m'aider. Jules, lâche la console.

-Qu'est-ce qu'il dit ?

-Quelqu'un a tué Emma et fait passer son meurtre

*pour un suicide. *-Vu ses troubles psychiques,

les flics n'ont pas creusé. -Les gars,

vous avez entendu ? -Chris ?

Le meurtrier s'en prend à sa petite soeur.

Tu as déjà eu affaire à un truc comme ça, toi ?

-Tu dois regarder avec les flics sur place.

Moi, je ne peux rien faire.

-Je sais, mais je lui ai promis de l'aider

et je sais que toi, tu es un bon.

-Je suis à la bourre. Je ne peux pas t'aider.

Je vous préviens, la soirée paintball, c'est mort.

Je compte jusqu'à 3. Oui, c'est du chantage !

-Allô ?

Bon, il a raccroché.

Bon, OK. Deux soeurs, un ennemi.

Dis-moi à quoi tu penses, sans réfléchir.

-Euh... A un cousin qui les déteste ?

Bips de messagerie

-C'est Chris. Attends. "Affaire Carlier, 1998.

"Harcèlement sur les 3 gosses d'une famille.

"C'était les parents qu'on faisait payer."

Il est gentil, ce Chris.

-Ca va, c'est pas non plus...

-On s'en prend à ses filles pour lui faire du mal ?

-C'est une diva connue.

La célébrité attire les fous.

-Bonjour, Tracy. -Bonjour.

-Vous avez découvert quelque chose ?

-On avance, on avance.

Bonjour.

Rose, c'est ça ?

-Oui.

-On vous emploie ici depuis longtemps ?

-12 ans, madame.

-Mademoiselle. Mlle Holmes.

Et ça vous plaît de travailler ici ?

Non, parce que...

Elle n'a pas l'air commode. Elle a des amis ?

-Madame me fait confiance parce qu'elle connaît ma discrétion.

-Bien sûr.

Ecoutez,

si je vous demande ça, c'est pour aider Tracy.

C'est important.

-Non. Ils ont trop souffert des tabloïds.

Je ne dis rien à personne.

-Je ne suis pas journaliste. Vous pouvez

me parler. -Madame.

-Zut.

-Hello. -Hello.

-Ca m'étonnerait qu'elle ait marché.

-Tu plaisantes ? J'étais crédible au téléphone.

Tu verras, elle viendra. -Pardon, pardon.

-Elle aura des choses à nous dire.

Tiens, je te parie les scones, le shortcake, le crumble,

le pudding, le banoffee, le crumble lemon curd...

-Tout ça ? Oh là là, trop long.

-Attends !

Tu vois, je te l'avais dit.

-Désolée, j'attends quelqu'un.

-Oh !

La journaliste ?

Elle ne viendra pas. Je la remplace.

-C'était un piège.

Mais je n'avais pas l'intention de répondre à vos questions.

-C'est pour ça que vous êtes venue.

-Pour tout éclaircir. -Vous vendez des infos aux tabloïds.

Et ainsi, vous arrivez à vous payer vos chaussures.

Des Charro. Dernière collection.

Ca vaut plus de 800 livres.

Et je vous ai vue en porter 2 paires

différentes.

-C'est Mme Sheraton qui me les donne dès qu'elle s'en lasse.

-Non, non. Vous ne faites pas

la même pointure. -Et ce n'est pas son style.

-Quand on a ramené Tracy hier,

l'info a fuité dans la demi-heure.

Ca ne pouvait venir que de vous.

-OK.

Qu'est-ce que vous voulez ?

Evidemment que Mme Sheraton a des ennemis.

Mais il y en a plein qui se font passer pour ses amis.

-Comment ça ? -Pour obtenir un job,

une place dans une école privée,

pour être invités où il faut.

Elle est influente.

-Qui sont ces gens ?

-Qu'est-ce que vous croyez ?

La liste est longue.

-On n'est pas pressés.

-Enrico Marcy, un réalisateur.

Vivienne Steinfeld, une curatrice. Pierre Mensard,

un comédien.

-Pierre Mensard !

Parlez-m'en.

-C'était Sylvain

dans "Oxford Palace". Je l'adorais.

Ils l'ont fait disparaître dans un accident curieux.

On ne l'a plus revu.

-C'est Betty

qui l'a fait virer.

-Excusez-moi.

-Ensuite, la série a cartonné.

-Donc, Betty Sheraton aurait brisé la carrière de Pierre Mensard ?

-Oui.

-Mmh !

C'est intéressant. Merci.

Merci pour ces informations. -Je peux y aller ?

-Vous voulez un peu de...

-No, thank you. -Non ?

-Pourquoi tu as bloqué sur le nom de Pierre Mensard ?

-J'ai vu son nom sur un dossier à la Whitecliff Mansion.

Il a été hospitalisé à la même période qu'Emma.

C'était facile de la tuer

et de faire passer ça pour un suicide.

Musique palpitante

...

M. Mensard ?

Oui, Betty Sheraton l'a fait virer de "Oxford Palace"

avant même qu'il ne commence.

On n'a rien compris.

-Ah oui, non, je n'ai pas compris.

-Elle ne perd pas la main. Elle m'a fait le même coup.

-Oh, quelle ordure.

Mon mari est très déprimé. Hein, chéri ?

-Oui, je suis déprimé. -Excuse me.

-Suivez-moi.

Il y aura des opportunités. Vous êtes jeune.

-Vous n'auriez pas deux ou trois castings ?

Il est doué.

-Oh ! -Oh si !

-Ce n'est pas la peine.

-Fais-lui ton monologue. -Mon monologue ?

-Vous voyez ce qu'en a fait Betty Sheraton ?

Voilà, il n'ose plus.

Elle l'a bridé.

Vous ne lui en voulez pas, vous ?

-Oh, plus maintenant.

Moi, j'aime le théâtre.

Ca me convient très bien.

-N'empêche que ça a dû être dur.

J'aurais fait une dépression. -J'en ai fait une.

-Et vous êtes allé dans la même maison de repos

que sa fille Emma. -Comment vous savez ?

-Parce que tout le monde le sait.

On a entendu parler de sa mort. D'ailleurs...

Il paraît que ce n'est pas un suicide.

-C'est quoi, cette histoire ?

-Il paraît que quelqu'un l'aurait poussée du pont.

-Non, impossible.

Mais pourquoi vous dites ça ? -Pas de ça entre nous.

Vous deviez détester la fille autant que la mère.

-Non, c'était mon amie.

Vous ne me croyez pas ?

Regardez.

-C'est l'aquarelle que j'ai vue dans votre loge, là ?

-Elle me l'a offerte la veille de sa mort.

Regardez derrière.

-"Je serai toujours un peu là."

-Si seulement j'avais su sur le moment.

C'était ses adieux.

Elle avait prévu de se tuer.

On toque à une porte.

-Hello !

Thank you. -You're welcome.

-Putain.

Il souffle.

-Oh !

Mais c'est trop chouette, ça, comme idée.

-Ca va ? Ca t'a fait du bien, alors ?

-Ouais. Enfin... Oui et non.

Je n'arrive pas à me sortir April de la tête.

Elle m'obsède.

-Et tu veux lui en reparler ? -Non.

Ce n'est pas quelqu'un de bien.

-Oui, mais tu as vu ses journaux. C'est de la presse de caniveau.

Et en même temps, de la part

d'un Moriarty...

Enfin, ou d'une Moriarty. On les connaît, hein.

-Tu l'as dit, c'est de la presse de caniveau.

J'estime que je n'ai pas de soeur. Voilà.

-Ca te dit, une soirée "Oxford Palace" ?

-Oui !

Oui, oui, oui, oui, oui !

D'accord. -Cool.

Il se racle la gorge.

-Tu fais quoi ?

-Non, mais parce que...

Il y a ton peignoir qui s'est ouvert.

-Ah ! Ah ouais.

Ils ont un rire gêné.

Samy se racle la gorge.

*Dialogue de série en anglais

...

-Tu pleures ? -Non.

-Tu as compris que c'était lui, le méchant ?

-C'est parce qu'il ne s'est jamais senti aimé qu'il est méchant.

Tu as vu la maman qu'il a, aussi ?

Je sais, je suis trop sensible.

-Ne t'inquiète pas. Tu es parfaite.

...

Musique légère

...

Ils parlent en anglais.

-La descendante de Sherlock. Vous voulez entrer ?

-Je peux ? -Oui, bien sûr.

Ce sera notre petit secret.

Elle joue.

...

-Je vous jure, j'ai entendu ma soeur.

Elle m'a dit que quelqu'un voulait me tuer.

...

-3 fois la même faute de grammaire. C'est un faux.

-Elle me l'a offerte la veille de sa mort. Regardez derrière.

-"Je serai toujours un peu là."

...

-Peut-on consulter son dossier ? -Non, c'est impossible.

...

-J'étais là quand elle a sauté.

...

Musique intrigante

...

On entre.

(-Samy !)

Tu dors ? Non. -Non, je ne dors plus.

-J'ai trouvé un truc de dingue. Sens. Sens-moi ça.

-C'est très tôt, quand même. -Huile de coco ?

-Coco, oui. -C'est ça, hein ?

Allez, amène-toi.

Allez ! On y va.

Allez !

Dis donc, je te trouve bien silencieux.

Tu n'es pas curieux de savoir ce que j'ai découvert ?

-Si, si.

-Bonjour, Emma.

-Vous devez confondre.

-Non.

-Mais ce n'est pas Emma.

-C'est sûr, vous avez bien changé en 3 ans.

Vous avez repris des kilos.

Vous avez changé

de couleur de cheveux.

Enfin, vous allez bien. -Il se passe quoi ?

-Ah ! James.

Vous tombez bien.

J'ai remarqué que vous étiez très nerveux

quand vous parliez d'Emma.

Vous n'arrêtiez pas de toucher votre alliance.

J'ai pensé à de la culpabilité vis-à-vis de votre femme,

mais en fait, pas du tout.

Non, pas du tout du tout.

C'est parce que vous êtes marié à Emma.

-Mais non.

-Comment ? C'est Hazel, ma femme.

-Oui, ça, j'ai bien compris. Oui, quand j'ai vu le planning.

Vous vous êtes arrangés pour faire

toujours les mêmes horaires.

Tu ne trouves pas ça mignon ? -Oui.

-Bref.

Hazel

et Emma, c'est la même personne.

-Quoi ?

-Je vous explique.

L'huile pour les cheveux que j'ai vue

dans votre sac la première fois

qu'on s'est rencontrés, c'était pour elle.

Je l'ai sentie dans la chambre de Sherlock.

Tracy venait d'entendre le fantôme de sa soeur.

-OK. C'est du délire, là.

-Non, ça devient intéressant. Continue.

-Emma ?

Votre bras, je peux ?

Ce soleil te dit quelque chose ?

-C'est le même que sur l'aquarelle d'Emma.

-Laissez-la. -Vous avez raison.

C'est moi. Je suis Emma.

Quand j'ai été hospitalisée ici,

je me suis mise à aller mieux d'un coup.

J'ai réalisé qu'il n'y avait qu'une seule explication :

je n'étais plus chez moi.

En fait, on m'empoisonnait.

-Et tu es allée voir la police ? -Non.

Mes parents ont cru que je délirais.

Et puis, ils m'ont demandé de me taire pour éviter un scandale.

-Et tu as préféré disparaître.

-Je devenais dingue.

Je soupçonnais tout le monde. J'avais peur.

-On a tout organisé ensemble.

Faux compte rendu du psy,

témoignages.

Elle s'est installée

chez moi, on lui a trouvé des faux papiers

et elle a fini de guérir.

-C'était risqué

de revenir à Whitecliff, non ?

-Je me sentais en sécurité ici.

J'étais avec James, et puis, pas trop loin de ma famille.

-Comme Rose vendait des infos,

je me suis fait passer pour un journaliste.

-C'est comme ça

que vous avez su pour Tracy ?

Ses symptômes ? -Mmh-mmh.

-Je voulais la prévenir,

mais j'avais peur de revoir mes parents.

-Et vous avez appris via Rose

qu'ils se rendaient au musée Sherlock Holmes.

C'était l'occasion.

-Je n'ai pas pu affronter ma soeur.

Je me suis cachée derrière le paravent.

-Et tu as fui par la fenêtre quand tu m'as vue.

Je le sais, car la table avait été tirée en dessous.

-D'accord.

-Et le snap, c'est toi aussi ? -Oui.

-Dis-moi, tu sais qui aurait pu t'empoisonner, à l'époque ?

-Je ne sais pas. Tellement de monde.

Il y a toujours des gens à la maison.

-Il n'y a pas eu d'analyse toxico ?

-Non, les médecins cherchaient tout sauf ça.

J'étais censée être paranoïaque.

-J'imagine qu'elle n'a plus rien dans l'organisme ?

-Dans le sien ? -Mmh.

-Ah non, non. Bah non.

En revanche, Tracy...

-Tu serais prête à la revoir, cette fois ?

-Oui.

-Happy birthday.

-Vous avez 30 minutes. Je dois l'emmener chez le coiffeur.

-Entendu, Rose. Merci.

-Vous avez trouvé quelque chose ?

Emma ? -Salut, mon p'tit crapaud.

-Emma ? C'est vraiment toi ?

-Oui, c'est moi. -Ce n'est pas possible.

-Pardonne-moi.

Pardon.

Ca va aller, maintenant.

Je suis là, d'accord ? Ca va aller.

(-Tu t'occupes de la prise de sang ?)

-C'est pas trop tôt.

Tu comptais me faire mariner longtemps ?

*-Il ne s'agit pas de George. -Il s'inquiète, et moi aussi.

-Tout va bien. J'ai un service à vous demander.

-Charlie, tu me chies dans les bottes.

-Je crois me rappeler que vous étiez en contact

avec un laboratoire médical à Londres, non ?

-Ne compte pas sur moi.

*C'est hors de ma juridiction.

Et puis, les Rosbifs et moi... -Allez, patronne.

J'ai besoin de ces analyses. La vie d'une jeune fille en dépend.

-Si je te dis oui,

tu te rabiboches avec ton grand-père ?

Il est très mal.

-Bien sûr que je vais le faire. C'est ma seule famille.

Evidemment.

Rumeur de circulation

Brouhaha

...

Eh bien, nous avons tout l'entourage

des Sheraton, aujourd'hui.

L'empoisonneur est forcément là.

Bips de messagerie

-C'est les résultats du labo.

Samy ricane.

Ils ont trouvé de la cotinine dans le sang de Tracy.

C'est un résidu de nicotine métabolisée.

-Elle ne fume pas. Quelqu'un l'empoisonnerait avec ça ?

-A grosse dose quotidienne, a priori.

-Donc, c'est quelqu'un

qui la voit tous les jours.

-C'est une femme si narcissique.

Peut-être qu'elle a peur que ses filles grandissent

et lui fassent de l'ombre. -Elle empoisonnerait ses filles

par jalousie ?

-Je n'en sais rien, mais...

(-Non, non, non. Viens.)

-Charlie, tu ne veux pas

qu'on prenne 2 secondes pour discuter ?

-Qu'est-ce qu'on cherche ?

-Une bouteille, une petite fiole.

-D'accord, OK.

Une femme crie. -Oh, pardon.

Musique à suspense

...

-Dans cette buanderie, quelqu'un serait tombé dessus.

...

-Ca, c'est le dressing. -C'est pareil.

-Enfin, c'est...

-Où est-ce que le personnel ne met jamais son nez ?

-Euh... Je ne sais pas.

-J'ai une idée. Suis-moi.

...

Tu te souviens quand Joseph nous a proposé

une mauresque l'autre fois ?

Tu n'as pas trouvé ça bizarre

qu'il enferme ses bouteilles dans un placard à clé ?

Charlie peste.

(Il n'y a pas la clé ! (-Oui, c'est un coffre !

(Evidemment qu'il n'y a pas la clé !)

-Non, mais fais le guet. Le guet, le guet !

(Regarde ! (-Vas-y, accélère !

(Qu'est-ce que tu vas faire ?

(-J'ai vu ça dans un film.)

-Non, mais n'importe quoi.

(-Je n'y arrive pas, Samy !)

Samy se racle la gorge. -Hello !

-Ouh, c'est beau, ça. C'est très beau.

(-Je voulais te dire, par rapport à hier soir...)

-Oh !

(Il y a un truc dans le fond.

(L'étiquette, là,

(qu'est-ce que c'est ?)

-Excusez-moi, j'ai vu que vous étiez à sec.

-Merci. -Je vous en prie.

Il est à votre goût ?

Applaudissements

Est-ce que je l'ai bien dosé ?

...

-Ca va pas, non !

-Ne vous inquiétez pas.

Je n'ai rien mis dedans.

Mais j'ai ma réponse.

-Mais comment tu as pu faire ça ?

-Quand est-ce que vous avez commencé ?

A leurs 17 ans,

quand elles allaient bientôt quitter la maison ?

-J'allais disparaître.

-Disparaître ?

-Betty, je suis quoi à côté de toi, moi ? Rien !

C'est simple, je n'existe pas. -Sauf quand

vous soignez vos filles malades.

-Là, on m'admire, oui.

Je m'en suis aperçu

pour la première fois en emmenant Emma aux urgences.

Elle s'était ouvert le menton.

-C'est le syndrome de Munchhausen

par procuration. -Je m'en fous !

Il a tué Emma !

-Maman, arrête.

-Quoi ? -Arrête !

Ecoute-moi, c'est important.

OK ? -Quoi ?

-Attends.

-C'est un cauchemar.

Emma ?

C'est... C'est... C'est toi ?

Mais... Mais c'est pas possible.

Oh, my God !

Je vous aime tellement.

Betty sanglote.

...

Musique légère

...

-Je te promets que cette fois, on regarde tout ensemble.

Et comme je sais que tu aimes étaler ta science,

j'ai prévu 2 heures.

-Ce n'est pas 2 heures qu'il me faudrait, mais 10.

Tu ne préfères pas qu'on discute de...

Qu'est-ce que tu fais ? -Viens !

-Non, non, non ! -Mais si !

-Non, non. -Allez !

Viens.

(-Bon, vite fait.) -Le temps d'un selfie.

Tu es prêt ? (-Oui.)

-Elémentaire, mon cher Watson.

-Je crois qu'on vous réclame.

Tumulte

...

Musique rock

...

-C'est quoi, ce délire, là ?

-C'est moi qui les ai prévenus.

Avec le Brexit et l'inflation,

il faut bien faire un peu de "peub".

-On va aller au pub ?

-"Peub", publicité.

-Ah, la pub !

...

-I turn around ?

OK.

...

I'm Charlie Holmes.

...

Musique intrigante

...

-OK.

...

SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA

...

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