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Original subtitles

Appelle une ambulance.

Il est encore vivant !

L'ESPRIT DE LA MORT

Bienvenue chez vous, monsieur.

Nous voilà rendus, ma chère.

Mason, Mlle Wheetly. Sa chambre est prĂŞte ?

Montez-lui ses bagages, voulez-vous ?

- Clive et Christina sont là ? - Dans la bibliothèque.

Gilles est lĂ , lui aussi ?

Je vous assure, ma chère, vous n'avez rien à redouter.

Ils vont vous adopter.

J'en suis convaincu.

Dommage que toute la famille ne soit pas lĂ .

J'ai dĂ» laisser Elizabeth en Suisse.

Elle regrette de ne pouvoir assister Ă  ce mariage.

Tant mieux s'il se remarie. Voilà des années que je l'y pousse.

A t'entendre, on croirait une douairière.

Il s'est enfin décidé à franchir le pas.

Les voici.

Clive, mon fils, sois le bienvenu chez nous !

Anna, voici mon fils, Clive.

Enchanté de vous connaître.

Et voici ma fille, Christina.

Grondez-le. Il ne se couvre pas assez en hiver.

Insinuerais-tu que je suis vieux ?

Et voici mon fils adoptif, Gilles.

Je suis la dernière carte du paquet.

En quelque sorte le joker.

Asseyez-vous. Ne vous croyez pas obligés de rester debout.

J'ai monté les bagages. Voici des rafraîchissements.

Vous avez bien fait.

Laissez, je m'en occupe.

Votre soeur est souffrante ?

En effet.

Si je puis faire quelque chose, n'hésitez pas à me le demander.

Merci, Monsieur.

Bien... Tout le monde veut un verre ?

Clive !

Champagne !

- Anna, chérie ? - Oui , bien sûr !

Bon !... j'ai une petite surprise pour vous.

Père ?

Anna et moi avons enfin décidé de nous marier.

- Quand, exactement ? - Ce samedi.

Comme vous voyez, mon père est un homme très déterminé.

Quand il veut vraiment quelque chose rien ne l'arrĂŞte.

A vous deux. Soyez très heureux.

- Anna - Anna

Ils t'aiment du fond du coeur.

Je tenais beaucoup Ă  leur faire bonne impression.

Et quelle impression ma... progéniture te fait-elle ?

Christina est délicieuse.

Et déjà promise, je le crois. Elle et Gilles...

Ils semblent très épris.

Moi qui les croyais indifférents ou presque.

Et que penses-tu de Clive ?

Il a ton sens de l'humour.

Lui aussi va bientĂ´t se marier.

Tu aurais pu suggérer un double mariage.

On lui aurait volé sa surprise.

Je me sens rassurée. J'espère que tes enfants le sont aussi.

Mes enfants sont à présent adultes.

Chacun partira vivre sa vie d'ici peu.

Alors, je te donnerai des enfants.

Rien ne me ferait plus plaisir...

ma chère Anna.

Déjà l'heure !

La réunion ne peut commencer sans toi.

J'en ai pour quelques heures.

L'étude du psychisme... Tu t'y intéresses depuis longtemps ?

Quelques années.

Et la photographie ?

Depuis ma jeunesse.

En parles-tu aussi peu avec Christina qu'avec moi ?

Je ne crois pas que ça t'intéresserait beaucoup.

Tout ce que tu fais m'intéresse.

Qu'est-ce que tu photographies, au juste ?

Tu ne me croirais pas si je te le disais.

Essaye.

Je préfère m'abstenir.

Ai-je commis un impair ?

Aucun.

Pardon, je n'aurais pas dĂ» te questionner.

Fort bien. Soyons juste : je te dois une réponse.

Tu vas la trouver saugrenue, sinon franchement macabre.

J'attends que tu m'expliques.

Mes collègues et moi...

Sir Edward que j'ai rencontré.

... nous photographions les morts.

- Je vois. - Tu désapprouves ?

- Je ne sais pas. Pourquoi photographier... - Des cadavres ?

Qu'espères-tu apprendre...?

Un jour je te le dirai.

- Une obsession morbide pour... - La mort ?

Pourquoi fais-tu ça ?

Provoquerais-je la Divine Providence ?

Probablement.

Non !

Voici une tache... ici.

Et une autre... lĂ .

Et enfin... une autre, ici.

Au début, j'attribuais les taches que je vous ai montrées

Ă  une sous-exposition.

Mais, Sir Hugo, 3 sujets différents

pris avec 3 appareils différents...

Par 3 photographes différents !

De quoi vous rendre perplexe.

Les 3 plaques, outre les taches que vous avez vues,

ont un point commun.

Votre président va vous l'expliquer.

Sir Edward...

Les sujets qu'on vous a montrés étaient sur le point de mourir.

J'ai pris la première. Le sujet est mort aussitôt.

Sir Hugo a pris la seconde.

Et je l'ai prise au moment oĂą l'homme mourait.

Le troisième opérateur a certifié que, lui aussi...

avait attendu la mort pour photographier.

Or, chaque cliché présente cette tache caractéristique.

Votre président a émis des suggestions.

J'ai inspecté plaque et appareil, la tache pouvant provenir

d'un mauvais fonctionnement.

J'ai vérifié que rien ne fausserait l'exactitude de l'enregistrement.

Nous avons surveillé le troisième opérateur,

inspecté son matériel,

vérifié ses manipulations.

Les conditions étaient parfaites. Aucun incident technique.

Tous trois, nous avons été obligés d'aboutir à la même conclusion.

J'ai moi-même préparé les plaques employées pour les prises de vue.

J'affirme qu'elles ont été correctement utilisées.

Ce que vous avez vu, ce que nous avons pris,

c'est l'âme au moment où elle quitte le corps.

Lors de la mort.

Tu n'y crois pas vraiment.

Photographier l'âme ! Si elle existe !

Et ces taches ? Des empreintes de pouce ?

Sans doute.

Rester lucide, c'est bien. Mais quel sceptique tu fais !

Je suis prudent. C'est tout.

Je me méfie des découvertes touchant aux "phénomènes psychiques".

Quand rentres-tu en Suisse ?

Elizabeth m'attend d'ici une quinzaine.

Tu l'as bien choisie. Elle fera une bonne épouse.

Anna et toi, vous faites un couple idéal.

Bonsoir, monsieur.

Pour votre soeur, dites au médecin de m'envoyer ses honoraires.

C'est bien aimable Ă  vous. Merci.

Dites Ă  Mlle Wheetly que je suis lĂ .

Tu es trop généreux, père.

Les Cunningham ont des devoirs. Depuis 500 ans,

nous bénéficions d'énormes privilèges.

Qui dit privilège, dit pouvoir. Il ne faut pas en abuser.

Nous sommes en plein changement. Il faut qu'il soit bénéfique.

Comment y parvenir ? En repeuplant la paroisse

pour décourager les exploiteurs et assurer les réformes sociales ?

Pourquoi pas ? Elizabeth et toi, vous y contribuerez.

Ta mère avait ton âge quand elle est morte.

On espérait avoir plus d'enfants.

Je n'aurais jamais cru me marier Ă  nouveau.

Quand toi, Gilles et Christina volerez de vos propres ailes,

Anna et moi aurons des enfants.

Ce sera ma contribution pour garantir la continuité

de la lignée Cunningham.

M'exprimant au nom de la famille, toutes les contributions...

seront bien reçues.

Ton père approuvera notre union ?

Bien sûr qu'il approuvera.

Mais ne dis rien avant qu'Anna et lui ne se soient mariés.

Regarde-le : on dirait un vrai collégien.

Nous emmener à la rivière en mars !

Allons-y.

Ne bougez plus !

Comme ça ?

Parfait !

Attention, préparez-vous.

Faites vite ! On va geler !

Attention...

allez-y !

Ça va ?

Excellente prestation. Excellente !

Je n'ai guère brillé ?

Merci.

Et la suite ?

Ça ira.

OĂą sont-ils ?

Là-bas, derrière l'arbre.

Tu es prĂŞt ?

Ne bouge plus.

- Comme ça ? - Parfait !

Je compte jusqu'Ă  trois.

Un...

deux...

trois !

La perche s'est envasée !

Clive !

La branche !

Anna !

Vite, un grappin !

Elle ne sait pas nager !

Oh, non !

Je ne vois rien ! L'eau est noire !

C'est Anna.

On a abandonné les recherches.

Elle a dĂ» passer par-dessus le bief.

J'aurais pu le sauver en me pressant.

- Et Anna... - Tu as fait ce que tu as pu.

L'eau...

était très sombre.

Tu ne dois pas te blâmer.

Ton père a raison, Gilles.

Pourquoi travailler si tard ?

Je développais les photos prises quand...

Celles de Clive ?

De Clive et d'Anna.

- Vous ne pouvez... - Pourquoi pas ?

C'est le seul instant que j'aie.

Je dois les revoir.

Les revoir maintenant.

Baisse la lumière, veux-tu.

La tache !

Qu'est-ce qui a bougé ?

Tu l'as vue de tes yeux.

Une nette ressemblance avec cette tache-lĂ .

Et avec celle-ci.

- Et avec celle-lĂ . - Qu'est-ce ?

Selon les spécialistes du psychisme,

on peut photographier l'âme qui quitte le corps.

C'est ce que vous avez sur vos photos animées ?

- Ce qu'on a vu ? - Non.

- Alors ? - Ça avançait vers Clive.

Tu l'as dit : ça bougeait.

La tache avertissait-elle Clive du danger ?

Clive l'a-t-il vue ?

Savait-il qu'il allait mourir ? Je dois le savoir.

C'est impossible !

En reprenant une photo.

De quoi ?

On dit que les cadavres retiennent l'image indélébile de la mort.

Superstition !

C'est possible.

Je dois photographier Clive.

Maintenant ? Au bout de deux semaines ?

Tâche peu agréable

mais qu'on ne peut négliger.

Même si ça fonctionne, qu'espérez-vous élucider ?

La vraie nature de ce qu'on a vu...

sur ces plaques.

En photographiant la dépouille de votre fils ?

Je dois savoir si Clive a su qu'il allait mourir.

Sinon, je deviendrai fou.

Avec mon aide ?

Je t'en supplie, Gilles.

Allume le flash Ă  mon signal.

Vas-y.

Rien.

Aucune trace.

Puis-je allumer, à présent ?

Si tu veux.

Tu sais, c'est inutile de feindre.

Je ne comprends pas.

Tu me désapprouves ?

A cause de Christina.

Tu l'as avertie ? Tu ne dois pas.

- Jamais ! - Bien sûr.

Puis-je ĂŞtre franc ?

Vous vous épuisez avec ces expériences inutiles et nuisibles.

Tu crois savoir ce que je cherche ?

Vous avez observé une manifestation mais on ignore de quoi il s'agit.

Vraiment ?

D'après mes recherches, dans la mythologie grecque,

ceci incarne l'esprit de mort.

Ils l'avaient baptisé :

"Asphyx".

Il se manifeste lors d'un danger

et vit une éternelle agonie.

Il cherche les mourants ou les damnés.

En possédant ceux qui vont mourir, il échappe à des tourments atroces.

Ne comprends-tu pas ?

Cette tache qu'on a vue a disparu quand Clive est tombé à l'eau.

Elle l'a possédé. Pourquoi est-elle absente de la nouvelle photo ?

Parce qu'elle a été absorbée et qu'elle a disparu.

Elle se manifeste brièvement ?

J'aurais dû prendre Clive dès qu'on l'a sorti de l'eau.

Cessez tout cela. Immédiatement.

Ce n'est pas de la science.

Vous n'en avez pas le droit.

Lui !

L'Esprit de la Mort !

L'Asphyx a possédé mon fils unique.

En lui, il a trouvé le repos et je n'aurais pas le droit !

Vous invoquez votre chagrin

pour justifier vos inutiles et dangereuses...

Elles ne sont pas inutiles !

Je ne te permets pas cette critique !

Pardon. Je n'aurais pas dĂ».

C'est moi qui te demande pardon.

Je ne voulais pas crier.

Ă€ quoi attribuez-vous

votre capacité à photographier l'Asphyx quand il apparaît ?

Cela doit venir de la composition des produits chimiques

que j'utilise pour révéler les photographies.

Comme celui-ci ? Il a une odeur répugnante.

Ne touche pas !

C'est de l'acide.

Tout ce que tu dit,

n'est qu'une simple théorie.

Et toujours fondée sur un mythe !

C'est seulement une spéculation, je sais.

Mais je dois mettre cette théorie à l'épreuve !

Comment ?

Et bien...

L'idée...

c'est que l'Asphyx apparaît quand la mort menace...

- Que fais-tu ? - Tu sais utiliser l'appareil photo.

Je veux que tu me photographies Ă  l'instant oĂą je bois cette tasse.

- Ça n'a pas de sens. - Exact !

Parce que l'Asphyx sait que je n'ai pas l'intention de me suicider.

Tu veux dire qu'il a une intelligence propre ?

Et comment sait-il Ă  quel moment il doit se manifester ?

Tu crois qu'il est assez intelligent pour mettre quelqu'un en danger ?

J'en doute.

Sinon, il pourrait agir sur une personne plus vulnérable,

comme un enfant.

Non...

Cela doit dépendre de circonstance hors de son contrôle.

Pour autant qu'on puisse l'imaginer.

Je dois trouver une manière de le photographier clairement.

Pour cela, il faut être sûr de l'instant où quelqu'un va mourir.

Très bien...

Je ne prévois pas d'assassiner quelqu'un.

Oui. Et ne te mets pas en danger !

Et comment puis-je rencontrer l'Asphyx ?

Tu préfères rester en vie ou devenir...

...un homme mort ?

Et bien, Gilles...

Quel est ton opinion ?

Tout indique qu'il faudrait abandonner tes expériences.

Tu veux dire que j'ai atteint mes limites ?

Ne me dis pas que tu deviens supersticieux.

Provoquer la Providence est le passe temps des fous.

Et le destin des plus grands.

Sir Edward Barrett.

Mon cher Barrett !

- Vous ĂŞtes au courant ? - De quoi ?

De ce retour Ă  la barbarie.

Vous ĂŞtes parfois d'un vague !

Une exécution publique.

Une pendaison ?

- Quand ? - Demain. Sur la place du marché.

Ne peut-on rien faire pour l'empĂŞcher ?

Rien.

Tout le cérémonial ! On va entonner une prière,

briser le cou d'un homme,

et le laisser pendre au bout d'une corde.

J'ai du mal Ă  le croire.

Il n'y a pas eu d'exécution depuis des années. Qui l'a ordonnée ?

Le juge Hall.

Pour faire un exemple, selon lui,

face à la montée de la criminalité.

Il y a eu des appels à la clémence.

En vain.

Hugo... il faut l'enregistrer.

Vous voulez dire... photographier ça ?

Une pendaison !?

Cet acte barbare demeurera dans les archives.

Nous avons déjà lutté ensemble

et je ferai toujours tout pour favoriser les réformes,

mais je ne vois guère où est l'utilité de... photographier...

Si nous voulons accomplir des réformes,

montrons au peuple les actes révoltants

qu'on commet en son nom.

Ne nous faites pas défaut.

C'est entendu.

Je le ferai.

Le Seigneur a dit :

Tu ne tueras point.

Bienheureux les miséricordieux !

Que Dieu te juge, toi qui as offensé la loi divine !

Soyez maudits !

Au nom de toute l'Humanité !

TOUTE VIE EST SACRÉE

BIENHEUREUX LES MISERICORDIEUX

Hugo, merci.

Bonne journée.

Pourquoi ne pas reconnaître ce que tu fais ?

Je suis ici pour enregistrer tous les excès de violence

commise par les autorités, au nom de la loi et l'ordre.

Et qu'en est-il de tes propres intérêts, pour tes expériences ?

Que veux-tu dire ?

Que tu es ici pour saisir l'Asphyx du condamné.

Ça ne signifie pas que tu veux le sauver.

Oui, oui... Barrett me l'a dit.

Tiens, prends ça. Et va-t'en.

Un jour, Gilles, je te dirai exactement ce que j'essaye de faire.

Tu verras que la sagesse...

Je ne vois aucune sagesse Ă  photographier

un pauvre malheureux qui va perdre la vie !

Quand la trappe s'ouvrira, la corde allongera son cou de vingt centimètres.

Et ils le laisseront lĂ .

Jusqu'au soir, pour être sûr qu'il soit mort.

La pandaison me répugne aussi mais

ma présence ici est vitale pour...

Oui...

La mienne, non !

A la maison.

TU NE TUERAS POINT

Ton dernier voeu a été qu'on ne dise pas de prière.

Néanmoins, je supplie le Tout-Puissant

d'avoir pitié de ton âme qui ne se repent pas.

De tels individus accusés de péchés ignobles,

ont été punis et châtiés en ce monde.

Que leurs âmes soient sauvées le Jour du Seigneur !

Et que les autres, redoutant cet exemple,

craignent davantage d'offenser Dieu.

Arrêtez l'exécution !

Détachez-le !

Libérez-le ! Il est innocent.

Ça suffit !

Assez !

Vous avez les plaques ?

Elles sont juste sèches.

Merci.

Elles nous seront très utiles.

Des plaques et des images animées.

Des images animées ? Je ne comprends pas.

J'ai inventé un procédé

qui enregistre le mouvement des objets.

Il faut les montrer aussi.

Non.

Je les garde pour mes besoins personnels.

A savoir ?

Je ne peux le dire.

Voyons, nous n'avons pas de secrets.

Partageons les fruits de nos recherches.

Une nouvelle découverte ?

C'est possible.

Mais je ne veux pas en discuter.

Vous avez d'autres théories. Mais à quel propos...

Cette apparition ?

Vous l'avez prise en mouvement ?

Je refuse d'en parler !

Avant d'ĂŞtre certain.

Peut-ĂŞtre.

Mais...

Ce sera tout.

- Vous ne faites rien à moitié. - Pas trace d'Asphyx.

Qu'en concluez-vous ?

Qu'il se manifeste un instant et qu'il disparaît.

A présent, comparons-le aux images animées.

Quelle horreur !

Je te l'affirme : il m'a vu.

L'Asphyx du pendu m'a vu.

Et il s'est arrêté.

Tu as pu le constater.

On dirait qu'il...

m'a repéré !

S'il vous a vu, c'est qu'il possède une intelligence surhumaine.

Quelle explication, alors ?

On dirait qu'un obstacle l'arrĂŞte.

De quel genre ?

Le condamné générait peut-être une forme de résistance...

- Générait ? - Ou alors...

Résistance, certes, mais pas de la part d'un mourant.

De la part de qui ?

Pas d'une personne.

Mais d'un objet !

L'article du "Times" parle d'une lueur.

Effectivement, c'était la mienne.

Sur le film, l'Asphyx s'arrĂŞte

au moment précis où j'utilise mon projecteur.

Je ne suis plus.

Je capte l'Asphyx grâce au fluide de mon matériel photographique.

Mais si la lumière de mon projecteur déterminait

les mouvements de l'Asphyx ?

D'où vient la lumière ?

De sels de phosphore.

En appuyant sur la détente, je fais tomber des gouttes d'eau

sur ces cristaux, ce qui produit un faisceau lumineux...

De lumière bleue.

Ta curiosité te pousse à comprendre.

Vous m'avez appris qu'il faut se montrer curieux.

Alors, dites-moi. Qu'est-ce que vous cherchez ?

Quand j'aurai vérifié mes théories, je te le dirai.

Mais promets-moi : pas un mot Ă  Christina.

Vous devriez l'informer.

Elle n'y comprendrait rien.

Très bien.

Si c'est lĂ  votre avis, vous avez ma parole.

Gilles... trouve-moi un cochon d'Inde.

Il n'a rien mangé depuis 2 jours.

Il va avoir de quoi manger.

Tiens, mon petit.

Ton miam-miam.

Vous allez le tuer.

Je sais ce que je fais.

A présent, prenons-le.

Faisons le point sur lui.

Tu as le projecteur ?

Au moment où je te le dirai, appuie sur la détente.

Economise l'appareil.

Allume le projecteur !

Le voilĂ  !

C'est l'Asphyx !

Baisse la lampe.

On pourra mieux le voir.

Garde ton projecteur.

Dirige-le sur l'Asphyx.

VoilĂ .

A gauche de la cage.

Etape suivante.

Essayons de faire passer l'Asphyx dans cette boîte.

Fais ce que je te dis.

Vas-y doucement.

Dirige le faisceau vers la boîte.

C'est difficile.

Opère doucement, tout doucement.

A ma gauche...

A gauche !

Encore un peu... encore...

Allez, tu y es presque !

Encore un peu.

Il s'en faut d'un poil.

Il faut les superposer !

Ils se repoussent !

Le faisceau de l'Asphyx semble ĂŞtre le plus fort.

Continue à l'éclairer.

Ça marche !

Eteins ton projecteur !

Regarde-moi.

Regarde-moi et apprends.

Vous avez réussi !

Si on voulait garder cet Asphyx,

il suffirait de mettre cette boîte dans la crypte.

Le tuyau est alimenté par une source.

Il suffit de relier la boîte au tuyau par un goutte-à-goutte.

L'eau tombant sur les cristaux le gardera en vie pour toujours.

Comprends-tu ?

- Le cobaye ne peut plus mourir. - Rien ne peut le tuer !

A moins de libérer son Asphyx.

Le compte-goutte.

Un antidote.

Vous avez raison de sourire.

Votre expérience est un triomphe !

Il sera remis demain matin.

Et si on piégeait un Asphyx humain ?

On peut essayer.

Père, pourquoi sortez-vous ?

Rentre ! Tu vas prendre froid.

Nous ne serons pas long.

Mais...

- Où allez-vous ? - Fais ce que dit ton père.

Retourne à l'intérieur.

Si seulement tu pouvais parler,

tu me le dirais n'est-ce pas ?

Qu'est-ce qu'ils font ?

N'ai pas peur. Je ne te ferai pas de mal.

Qu'est-ce qui se passe ?

Je vais te libérer...

Calme-toi...

Ne mord pas.

Gilles, il y a quelque chose que je dois te dire.

Et c'est maintenant le bon moment.

REFUGE POUR SANS-ABRI

"Don aux pauvres de cette paroisse par Elijah Cunningham - 1815"

- Attendez ici. - Bien, monsieur.

Je n'ai pas mangé depuis deux jours.

Pourquoi me priver ainsi ?

Tu mérites d'être puni.

Tu sais lire et écrire, et tu veux soulever la canaille !

C'est Ă  moi que tu veux nuire ?

Tu te crois supérieur à moi.

Mais moi, j'ai la force de gagner ma vie.

Il me faut un médecin.

Je vous en supplie, faites venir un médecin.

Remets-toi Ă  genoux !

Sinon, tu seras privé de lit !

Sir Hugo !

Que puis-je pour vous ?

Tu as la fièvre.

Depuis quinze jours.

Par pitié, faites venir un médecin !

Il est dans un état désespéré. Je l'emmène.

Mais Sir Hugo, vous ne pouvez...

Pourquoi a-t-il fait venir ce malheureux ?

D'oĂą sort-il ?

De l'institution d'où ton père m'a tiré.

- Je ne comprends pas. - De Bede House.

De Bede House ?

Oui, je suis un enfant trouvé.

Je pourrais ĂŞtre...

n'importe lequel...

Je ne suis pas fait pour toi.

Devrais-je cesser de t'aimer pour cela ?

Cela finira peut-ĂŞtre ainsi.

Allons en parler à ton père.

Oui, mais je t'en prie, raconte-moi tes expériences.

Je suis allée au laboratoire.

J'ai vu une espèce de boîte. Avec quelque chose dedans.

Je regrette. Tu n'étais pas censée voir ça.

- Qu'était-ce ? - N'en parle pas !

Pourquoi refuses-tu de me le dire ?

Ton père m'a fait jurer le secret.

C'est le moins que je lui dois.

Mais cet homme...

pourquoi est-il ici ?

Acceptez-vous ma proposition ?

Je n'ai pas le choix. Vous m'avez fastueusement reçu.

Le condamné a eu son festin.

Que dit le docteur ?

Vous ĂŞtes instruit.

Vous êtes civilisé.

Vous m'enterrez donc comme un honnĂŞte homme.

- Dois-je vous remercier ? - Le médecin a fait de son mieux.

Son mieux ne suffit pas.

Il s'agit de tuberculose.

La tuberculose...

Dites !

... a atteint vos poumons.

J'en ai pour combien de temps ?

Un jour. Peut-ĂŞtre deux.

Si vous n'y voyez pas d'objection, j'aimerais regagner mon lit.

Gilles va vous aider.

Je n'ai pas besoin d'aide.

J'ai dormi dans des taudis, sous des porches.

Mais jamais, je l'avoue, au milieu d'instruments de laboratoire.

Si tel est mon lot, puis-je douter de la sagesse de mon Créateur ?

Avant de partir, je voudrais vous demander une faveur.

Laquelle ?

Quand je serai mort, épargnez-moi la dissection.

Faites-moi mettre en terre.

Vivant, j'ai été inutile aux hommes et aux bêtes.

Mort, je pourrai nourrir quelques racines desséchées.

Bonne nuit.

On l'a pris au piège !

Lâchez-le ! Il agonise !

Mais il faut d'abord l'enfermer.

Allume !

Dirige la boîte vers l'Asphyx.

Mon visage !

Mon visage !

Enlève les pansements.

Le docteur a dit...

Tout de suite.

Je t'en prie, sois patient. Laisse faire le docteur.

Laisse-moi, mon enfant.

Un jour, je t'expliquerai.

Fais venir Gilles.

Oui, père.

Vous vouliez...

Horrible ?

Nul ne me force Ă  le regarder !

Vous n'auriez pas dĂ».

Cela me gênait. Ma tâche avant tout.

Vous parlez de la vraie nature de vos expériences.

- Ainsi, tu as deviné ? - L'immortalité.

Tu as vu par toi-même qu'elle est à portée de main.

Piège l'Asphyx d'un homme,

enferme-le Ă  double tour. Et tu as un homme immortel.

C'est un concept qui me dépasse.

A cause du temps que ça prendra ?

Le temps d'un battement de coeur, d'un clin d'oeil...

L'éternité est si vaste. Ni commencement,

ni milieu, ni fin.

A quoi bon l'immortalité ?

Je l'ai dit Ă  Clive : le monde change.

Assurons-nous qu'il change pour le bien de tous.

Immortel, on a prise sur le cours des choses, perpétuellement.

Avec la sagesse de chaque civilisation.

Vous avez mené une existence agréable et digne.

Vous avez des responsabilités.

Mais vous devez savoir abandonner le pouvoir.

Gilles, aide-moi.

Fais venir mon Asphyx.

Enferme-le dans la crypte à côté de mon fils.

Songez Ă  votre chagrin quand Christina mourra avant vous.

Tu me donnes une idée.

Laquelle ?

Tu aimes Christina ?

Nous voudrions nous marier.

Je m'y attendais.

Aide-moi. Je vous immortaliserai tous deux.

Qu'en dis-tu ?

Laisse-toi tenter. Songe Ă  notre pouvoir !

Et si on échouait ?

Je suis prĂŞt Ă  prendre le risque.

Si l'expérience rate, si je meurs, Dieu l'aura voulu.

Si je survis pour toujours,

ce sera la volonté de Dieu.

Qu'avez-vous en tĂŞte ?

Demain, je te montrerai.

A n'ouvrir que si je meurs

Laisse-moi t'expliquer.

Si l'expérience réussit, on enfermera mon Asphyx ici.

Tu commanderas une serrure pour la crypte.

Une serrure sans clé qui interdira l'accès de cette porte.

- A combinaison. - Exactement.

Mon Asphyx ne doit pas pouvoir sortir.

Et je ne dois pas être tenté de le relâcher.

Note la combinaison sur un papier et dépose-le dans mon bureau.

Une fois immortel, je le détruirai.

Et si l'expérience échoue ?

Si je meurs ?

Je veux reposer ici aux côtés de Clive.

Si je meurs, tu porteras une lettre à mes exécuteurs.

Tu la trouveras dans ma chambre.

Tu comprends ?

Parfaitement.

Comment ferez-vous venir votre Asphyx ?

Quel genre de mort ai-je choisi ?

Vous êtes bien sûr de vous.

J'ai beaucoup prié pour obtenir un conseil.

Mais quelle méthode ?

Comment es-tu arrivé jusqu'ici ?

Qu'y a-t-il ?

Reste.

Attends.

Viens par ici.

Je vais te faire sortir.

La manette sur le fauteuil

permet d'augmenter le courant quand tu opéreras.

Je dois laisser monter le voltage.

Sinon, tu n'auras pas le temps de retenir mon Asphyx.

C'est clair ?

Allez, va-t'en.

Va te promener.

Très serré.

Les courroies.

Autour de mes cuisses et ma poitrine.

Père ?

Tu dors ?

Tu es bien silencieux.

J'ai peur.

De quoi ? Il n'y a rien Ă  craindre.

Je n'y arriverai pas.

Tu as parlé d'une dette que tu as envers moi.

Si tu es sincère, fais ce que je te demande.

Mais...

Impossible de faire demi-tour.

Aussi serré que possible.

PrĂŞt ?

Les cristaux ?

J'ai prévu une bonne marge d'erreur.

Contact.

L'autre projecteur !

Ne le touche pas ! Viens ici !

Gilles !

Viens !

Mon père ! Qu'est-ce que tu lui fais ?!

Tu dois l'aider !

Chaque seconde compte ! Fais ce que je te dis !

Mets la main sur ce levier. Quoi qu'il arrive, ne le lâche pas !

Ça va comme ça ?

Oui, je crois.

Tu vas diriger ton faisceau sur lui.

Tu calmeras ses mouvements.

Doucement.

Doucement ! Oriente le faisceau vers moi.

Vers cette lumière.

Je dois absorber ton faisceau dans le mien.

Je l'ai eu !

Tu peux lâcher, à présent.

Ne le touche pas !

Père !

Ça ira.

Père, c'est moi.

C'est Christina.

Tu lui as sauvé la vie.

Gilles...

Gilles...

cette chose dans la boîte...

Il dormira jusqu'au matin.

Dans deux jours, il sera rétabli.

Une expérience sur l'électricité. Il y a eu un hic.

Tu ne me dis pas la vérité.

Très bien. Suis-moi.

Pouvons-nous le laisser ?

J'ai promis à ton père de ne rien dire sur ses travaux.

Il a failli mourir. Tu me dois une explication.

Viens m'aider.

Si je te le dis, promets-moi d'oublier chacun de mes mots.

Je ne peux pas te le promettre.

- A moins que... - Fais ce que je te dis.

Prends l'autre poignée.

En assurant un débit d'eau constant mais mesuré,

tombant goutte Ă  goutte sur les cristaux,

l'Asphyx de ton père

sera emprisonné pour l'éternité.

Ainsi... quoi qu'il arrive... il ne peut plus mourir ?

Jamais.

Il est immortel.

Comment puis-je te croire ?

Si elle n'était pas arrivée, vous auriez pu mourir !

L'expérience nécessitait deux aides. Sinon, l'issue était fatale.

Il a fallu que je lui dise.

Bien sûr, elle ne t'a pas cru ?

En quel honneur ?

Il faut la convaincre, Gilles.

J'ai conduit ton père à la gare.

Il va Ă  Londres avec Barrett,

donner une conférence au Cercle Psychique.

- Quand rentre-t-il ? - Ce soir, tard.

Alors, on a la soirée pour nous.

Tu as l'air contrariée.

Non, Gilles.

- Tu me mens. - Pourquoi dissimulerais-je ?

Christina, ma chérie,

si quelque chose t'angoisse,

n'hésite pas à me le dire.

Très bien.

J'ai peur pour mon père.

Peur ?

Pourquoi ? Parce qu'il est immortel ?

Oui. Parce que c'est mal !

Ton père ne songe qu'au bien.

Comment est-ce possible ?

Il sait que personne n'est fait pour ĂŞtre immortel.

Nous sommes tous essentiellement des créatures de Dieu.

Pas Dieu.

L'immortalité lui permettra de nous aider, toi et moi.

Comment ?

Veux-tu que nous vivions longtemps ensemble ?

Rien ne me plairait autant.

Alors, laissons-le nous immortaliser.

Christina...

as-tu peur de vivre éternellement avec moi ?

Si seulement je parvenais Ă  croire...

que c'est bel et bien possible !

Ton père est courageux et intelligent.

Il te prouvera que c'est possible.

Mais comment ?!

Tu verras demain.

Dis-le-moi maintenant.

Demain...

C'est l'heure du dîner.

Bonjour.

Il n'a pas dormi ici.

- Il va bien. - Dis-moi oĂą il est.

Viens avec moi.

Pourquoi dire qu'il était à Londres ?

Ne crains rien.

J'ai peur. Comprends-tu ?

Ton père et moi allons te rassurer.

Pourquoi ce secret ?

Va me chercher un verre d'eau.

Mes yeux...

Pose la lampe.

Tenez.

Doucement...

Ton père va tout à fait bien.

Son cercueil est hermétique.

Il a passé la nuit confiné dedans et il a survécu.

Quelle autre preuve te faut-il ?

Rose, dites Ă  Jenkins que je ne suis lĂ  pour personne.

Alors, Christina,

es-tu décidée ?

J'hésite encore.

Gilles m'a dit que vous vouliez vous marier.

C'est vrai.

Tu as ma bénédiction.

Père, je te remercie.

Quand veux-tu te marier ?

Tout de suite.

Ton père nous le permet.

A certaines conditions.

Des conditions ?

Tu as eu le temps de réfléchir et tu ne risques rien.

Laisse-moi te rendre immortelle.

Mais j'ai peur !

Si tu ne surmontes pas ta peur,

- point de mariage. - Tu oses ! Tu oses en profiter !

Christina, je t'en prie, laisse-nous.

Je veux lui parler.

Vous ne la forcerez pas !

Elle est si... entêtée !

C'est son droit.

Je l'ai été aussi.

J'ai dit à Sir Edward que monsieur n'était pas là. Il veut vous voir.

Il est dans le bureau.

Mais je...

C'est bon, Jenkins.

Ma chère Christina, savez-vous quand rentre votre père ?

Je crains que... non.

Je vois... Dites-lui que je reviendrai demain.

Non, ne partez pas. J'aimerais vous parler.

Je peux l'obliger, et vais le faire.

Laissez-moi lui parler.

Très bien.

Dissipe ses craintes, si tu peux.

Dites-moi très précisément ce qui vous bouleverse.

Expliquez-moi la nature exacte de ses travaux.

Il est parvenu non seulement Ă ...

Cela concerne les images animées.

Mais il est aussi...

- J'ai Ă  te parler. - Je vais t'expliquer !

Que fait Sir Hugo pour bouleverser sa fille Ă  ce point ?

Je ne peux rien dire.

Je vous conjure de m'expliquer.

C'est à propos de ces images animées ?

Ou du pendu ?

Qu'est-ce que ça lui a prouvé ?

Qu'a-t-il découvert ?

Je dois connaître l'étendue de ses travaux, ses ramifications.

S'il a fait une découverte...

En effet !

Mais je ne vous dirai rien. Vous osez venir fouiner !

Vous insinuer jusque chez moi !

J'espérais...

Quoi, au juste ? Mon travail ne vous regarde pas !

Je venais vous demander de présider un séminaire

et vous parler d'un projet.

J'ai déjà mes projets à moi !

Et ils n'ont rien à voir avec vous. A présent...

veuillez nous excuser.

Jenkins !

Sir Edward s'en va.

- Que lui as-tu dit ? - Rien.

Je croyais que je pouvais me fier Ă  ma fille.

Personne ne doit connaître mon oeuvre !

Tu comprends ?

Je comprends que tu t'épuises.

Mais non ! Je suis impatient !

Es-tu décidée ?

Elle n'est pas en état de décider.

Depuis la mort de Clive et celle de ma chère Anna,

j'ai voulu que la descendance des Cunningham fût assurée !

Mais s'il n'en a rien été...

Je veux que tu épouses Gilles, que tu aies des enfants !

Je vous rendrai immortels. Les Cunningham seront éternels !

J'ai déjà perdu Clive, ton frère. Je ne dois jamais te perdre.

Je te donnerai satisfaction.

Christina, ma chérie, essaie de comprendre, si tu peux,

ce qui me pousse.

Je comprends, père.

Je ne pourrai pas !

Laisse-moi prendre du chloroforme.

Tu dois ĂŞtre consciente quand le couteau tombe.

Il faut que l'Asphyx sente ta peur.

Sinon, il ne paraîtra pas.

Ton père t'aime et moi, je t'aime.

On a tout vérifié, il n'y aura pas d'incident.

J'ai relié le goutte-à-goutte à l'arrivée d'eau

grâce à ce tuyau. Ainsi, on ne risque pas

de manquer d'eau, au cours de l'expérience.

Gilles a la guillotine et le projecteur

pour les manipuler ensemble.

Libère le couteau.

Très doucement...

pour que l'Asphyx apparaisse.

Quand je l'aurai piégé, retiens le couteau.

Rajoute des cristaux !

On a échoué !

On a échoué !

Non... non, on a son Asphyx.

Ça ne sert à rien, je te dis !

Il faut la sauver !

C'est trop tard !

Vous l'avez tuée.

Vous avez tué Christina.

J'ai dĂ» la laisser mourir.

Elle n'aurait pas survécu. Sa tête...

Tu ne peux pas me tuer, Gilles.

Personne ne peut me tuer...

...Ă  jamais.

Que faites-vous ?

Je cherche la combinaison.

Pourquoi ?

Je veux aller dans la crypte.

Pourquoi ? Christina repose. Inutile d'y aller.

Il faut que j'y aille.

- Je ne comprends pas. - Mon Asphyx !

Enfermé ! Nul ne peut l'approcher.

Mais il le faut !

Pour vous rassurer ? Je le ferai.

Je vais relâcher mon Asphyx.

Vous refusez l'immortalité ?

Je suis condamné à la culpabilité, au remords éternel !

Si vous le relâchez...

La combinaison, elle est ici quelque part.

- Si vous relâchez votre Asphyx... - Rien ne m'arrêtera.

Tout ce que je veux, c'est expier.

Je veux rejoindre mes enfants dont j'ai causé la mort.

Et Anna.

Nous avons conclu un pacte.

Je te demande

de me délier de mes obligations.

Vous deviez m'immortaliser.

On ne triche pas avec la providence.

A nous deux, on a tué celle que nous aimions.

Comment puis-je expier ma faute ?

Cela demandera du temps.

Je dois donc devenir immortel.

Et survivre pour continuer votre oeuvre.

Alors, je tiendrai ma promesse.

Si tu te sens obligé de poursuivre l'expérience, fais-le.

Mais promets-moi une chose.

Quand je t'aurai rendu immortel,

relâche mon Asphyx pour mettre fin à ma vie.

Que je puisse rejoindre mes enfants.

Hugo fait des plans, Hugo fait des projets.

Moi aussi, je peux en faire.

J'ai perfectionné le projecteur.

La détente, une fois pressée, reste en place toute seule.

Je peux donc manoeuvrer l'autre.

C'est fait.

J'ai renouvelé les cristaux.

J'ai hâte !

N'oublie pas la promesse que tu m'as faite.

Tout se déroulera comme prévu.

Ne me trahis pas comme j'ai trahi Christina.

Le chiffre de la combinaison ?

Il est dans mon bureau ?

- J'y vais. - Pas la peine.

Quoi qu'il m'arrive, vous le trouverez lĂ .

C'est sage de ta part de prendre ces... précautions.

J'ai vérifié le caisson,

le gaz

et l'oxygène.

Une fois que je serai lĂ -dedans, ce sera long de m'en sortir.

Si quelque chose fonctionnait mal,

fermez le gaz et envoyez l'oxygène.

Tu es prĂŞt ?

Et j'ai hâte.

Le projecteur !

Il ne marche pas !

L'oxygène ! Je t'en envoie !

Christina...

Oh, mon Dieu !

Gilles !

Je t'ai tué !

Je t'ai tué, toi aussi.

Nous avons conclu un pacte.

Vous deviez me rendre immortel.

A nous deux, on a tué celle qu'on aimait.

Mon Asphyx !

Mon Asphyx !

On a tué celle qu'on aimait

Comment pourrai-je expier ma faute ?

Cela demandera du temps. Je dois donc devenir immortel

Vous deviez m 'immortaliser.

Comment expier ma faute ?

Il faudra du temps...

Je veux devenir immortel

Je dois survivre...

Je dois devenir Immortel, ainsi le temps m 'appartiendra.

J'obéis à la volonté divine, mon ami.

Mon seul ami.

Mon éternel ami, mon ami pour toujours.

Mon compagnon d'immortalité.

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