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...
Atmosphère dramatique
...
...
Thème de la série
...
...
Musique rap
...
On frappe Ă la porte.
J'ai besoin d'une piaule.
C'est bon ?
Qu'est-ce qu'y a ?
Ils ont eu Marouane avec le fric.
Y va nous balancer !
C'est pas une balance, Marouane. OK ?
Il va attirer les keufs.
Il te faut quoi ?
Fric, phone ? - Tu peux ?
Tu veux grailler un truc ?
Vas-y, cimer. Va te faire enculer, toi.
Avec plaisir.
Pourquoi tu l'as pas tèj ?
- Il est en galère :
il nous mangera dans la main.
Et le dabiste qu'on a retrouvé mort ?
Je préfère garder le silence.
Et le pognon qu'on a retrouvé dans ton sac ?
Tombé du ciel ? Je garde le silence.
Tu endosses le pognon et la mort du dabiste.
C'est ça ?
Je garde le silence.
Control C, control V. C'est cool.
Bon, on va pas perdre de temps avec toi.
Tu te démerderas avec le juge.
Des observations ?
Non... C'est tout ?
Que reprochez-vous à mon client ? De ne pas répondre.
Je n'interroge pas
un mur. Garder le silence
est un droit.
Il peut aussi parler.
Ca vous irrite ?
20mn de garde Ă vue,
ça vous fait 30 euros ?
Tu relis et tu signes.
LĂ .
Atmosphère de suspense
...
Attends, tu veux peut-ĂŞtre bouffer un truc ?
Quoi ?
Chez le juge, y a rien Ă bouffer.
Tiens, JP,
va lui chercher un sandwich.
Allez, pose-toi !
Il soupire.
On n'est pas des monstres.
T'es peut-ĂŞtre un caĂŻd... Mais pas un tueur d'enfants.
De quoi ?
Un tueur d'enfants. C'est quoi, c'te merde ?
Vous me collez un meurtre ? Non, deux.
Une maman et sa petite fille. Voilà avant, et voilà après.
Ca te dit quelque chose ?
Regarde.
- Tu les connais.
Sandrine et Lucie Jaulin.
Je connais pas.
Bon écoute, Marouane. Faut arrêter
de jouer au con.
Sandrine bossait pour Zac et toi.
Elle vous a trouvé une planque à Asnières, fourni des portables.
Peut-être même des filles pour piéger des mecs.
On sait tout. Alors vas-y, balance.
Regarde-moi.
On note rien. On filme pas.
Tac, c'est coupé.
Pourquoi elles sont mortes ?
Pourquoi tuer une petite fille ?
C'est Zac ?
Ca reste entre nous.
VoilĂ mon sandwich.
Tintin approche.
Tiens.
Il soupire.
Je préfère garder le silence.
- Si on avait chopé ces deux connards,
on aurait pu les monter l'un contre l'autre.
Marouane lâchera rien, et l'autre est introuvable.
La CB qui leur a servi Ă payer l'hĂ´tel
appartient Ă un certain Bensimon.
Pas fiché. Tintin a trouvé
des photos.
Il bosse au Bar de la Place, Ă Montreuil.
Zac a plus un kopeck,
il va faire un coup.
Il va pas contacter Bensimon directement.
Etre aux abois, ça fait faire des conneries.
Les hormones aussi,
Berthaud.
Pourquoi
vous m'avez rien dit ? Pourquoi m'avoir
caché votre grossesse ?
Je voulais pas le garder.
Et maintenant ?
OK, vous allez le garder. Finissez cette enquĂŞte
avant que je vous colle
derrière un bureau ! On frappe.
Un problème avec la BAC de Clamart.
C'est quoi ? Djibril.
Salut. Ca va ?
Mérini s'est fait contrôler, il conduisait une voiture volée.
Il a rien expliqué, il a dit qu'il était votre tonton.
Il a donné le 06 d'Escoffier.
On en peut plus de serrer des toxicos et des voleurs
qu'on doit relâcher parce qu'ils sont vos indics.
Mérini nous rencarde sur une grosse affaire.
Si tu pouvais le décrocher, ça nous arrangerait.
Les femmes de ménage, on leur renvoie jamais l'ascenseur.
Ca dépend de la femme de ménage.
J'espère qu'elle vaut le coup, votre affaire. Par là .
Merci Ă toi.
Salut.
- Franchement,
merci, hein.
Je vous invite ?
Un petit resto ?
Compte plus sur nous pour ça, c'est clair ?
Comment je pouvais savoir ?
La caisse était pour des mecs qui montaient un coup.
Ils se sont fait serrer,
j'ai la caisse sur les bras. Quel coup ?
T'as rien dit. Je peux pas tout
vous donner. C'est ça.
Casse-toi.
Vous me déposez pas ? C'était quoi, ce coup ?
Un coup.
On est venus te tirer de ta merde. Tu veux y retourner ?
Un camion de cartouches d'encre, 22 euros pièce.
30 000 pièces.
Il part d'oĂą, le camion ?
Il part d'oĂą, le camion ? Transgarden, Bobigny.
On te ramène ?
- On balance
Djibril Ă Bensimon, il lui parle du plan, Bensimon contacte Zac.
Il monte au braquage, et on le tape en flag.
Djibril va refuser.
Non, y a du pognon Ă se faire.
Et puis...
il m'a Ă la bonne. Mais c'est pas
un argument, ça.
Si, ça le fait.
Ca reste entre nous.
Personne au jus, mĂŞme pas Herville.
Des objections ?
Aucune, super idée. Appelez Djibril.
Et pour le bébé ?
Le bébé ?
Ben... si tu veux que je t'emmène faire une écho,
acheter un landau...
Je sais pas.
Un couffin.
Enfin, voilĂ .
Moi, je suis lĂ .
Atmosphère dramatique
...
On frappe.
Oui, entrez ?
Vous vouliez
me voir ? Oui, je termine
d'habiller ma fille.
Elle a quel âge ? 6 ans.
Elle vit à Lyon avec son père.
J'aimerais votre avis sur un dossier compliqué.
Compliqué comment ?
Une plainte
de deux domestiques philippins.
Ils accusent leur employeur de sévices corporels.
La soeur aurait reçu des coups
de fer Ă repasser.
Leurs déclarations sont circonstanciées.
Quel est le problème ?
L'employeur, Tarek Ziani. Un homme d'affaires libyen très influent.
Sa femme est française, galeriste,
dans le 6e arrondissement. J'ai demandé à perquisitionner
l'hĂ´tel particulier de Ziani Ă Neuilly.
Mais la police reçoit des ordres pour ne pas m'assister.
C'est donc ça,
le dossier sensible sur lequel vous foncez ?
Machard ?
Qu'attendez-vous de moi ?
Je vous aide sur l'affaire Jaulin, et vous m'aidez
à débloquer le dossier Ziani.
Je suis touché de votre confiance.
Je peux vous dire
une ou deux choses ? Ne le prenez pas mal.
Dans votre commission rogatoire, vous mentionnez
le nom de Ziani
et son adresse. Contentez-vous d'une formule
beaucoup plus générale.
D'autre part, quand vous décidez d'aller rendre visite
à une personnalité sensible,
faites-vous épauler par des policiers de confiance.
Vous pensez Ă qui ?
Au groupe du capitaine Berthaud.
Cette perquisition est juridiquement fondée
et techniquement envisageable.
Mais notez qu'en vous en prenant
Ă ce Ziani,
un retour de manivelle est probable.
Réfléchissez bien avant de vous engager là -dedans.
Christophe ?
Vous pouvez émettre une commission rogatoire générale.
Bonjour.
Monsieur ?
Un demi, s'il te plaît.
Dis, mon pote.
C'est toi, Samuel ?
Pourquoi ?
Marouane, tu connais ? Qui ?
*Marouane Bénamar. *- Ouais.
*- Il s'est fait soulever par les chtars.
*- Pourquoi tu m'en parles ?
J'étais sur un coup avec lui.
Je suis en galère,
je me retrouve seul.
Il paraît que tu connais du monde.
Atmosphère de suspense
...
Bon, oublie. Combien, le demi ?
C'est quoi, ton coup ?
...
Cartouches d'encre, un container.
Ca vient d'oĂą ?
Direct fabricant.
Y en a pour 500 000 boules.
Et Marouane me disait rien ?
Maintenant, tu sais.
T'as un acheteur ?
Un mec qui les revend aux Chinois Ă Belleville.
Je peux t'appeler oĂą ?
Musique de suspense
Ben voilà . Il l'a ferré,
le Bensimon.
Je te l'avais pas dit ?
Prise de photos
Il s'agit d'une enquĂŞte criminelle, madame. Alors j'ai besoin de savoir
pourquoi l'aide sociale à l'enfance a retiré l'agrément aux Delorme.
OK. Et je fais comment pour récupérer le dossier ?
Merci, madame, au revoir.
"Je peux rien vous dire par téléphone."
Bon.
Ils ont été famille d'accueil de 1994 à 2006.
Ils ont perdu l'agrément il y a 8 ans.
Le conseil général refusait de dire pourquoi à Pierre.
Quel rapport avec les meurtres ?
Perdre un agrément, c'est pas rien.
Je les sens pas.
Je vais récupérer le dossier.
Je t'accompagne ? Non,
Roban vous veut pour une perquise.
Quelle perquise ? Sais pas.
Il a pas dit.
Tom accompagne-moi. Ca ira, sans moi,
non ?
Ben euh...
La baraque d'enculé !
Il doit avoir le bras long, ce pignouf.
Sonnette
Madame, messieurs ?
Vous avez de quoi justifier ce débarquement ?
M. Ziani ? Je suis la juge Mendy.
Voici le juge Roban.
Agnès,
mon épouse. J'attends vos explications.
C'est une perquisition.
Pourquoi ?
- Vous le savez,
M. Ziani.
Allons-y.
J'espère que
vous savez ce que vous faites.
Je veux tous les documents
qui concernent
la rémunération du personnel. Et un fer à repasser. Madame ?
Accompagnez ces messieurs.
C'est Ă Ziani que Djibril
a fait essayer la Lamborghini.
T'es sûr ?
Certain, ouais.
Ton baltringue
du 9-3 qui fait la teuf avec un milliardaire libyen...
Atmosphère de suspense
...
On en a trouvé deux, madame.
Saisie
et placement sous scellés.
...
Ah...
C'est beau, le marbre, hein ?
Tout de suite, ça...
Il ouvre un robinet.
Il ferme.
J'adore ces robinets, lĂ .
Bon.
Pour le moment, rien Ă voir
avec les déclarations de vos domestiques, qui prétendent
dormir sur un matelas Ă mĂŞme le sol.
Ecoutez, M. le juge,
je peux comprendre. Votre collègue
est une débutante, intoxiquée par l'association
qui a porté plainte au nom de mes employés.
Vous constaterez par vous-mĂŞme que cette histoire est absurde.
Je peux voir la cuisine ?
Certainement.
...
Allez-y.
...
Bien...
...
Et lĂ ?
...
C'est un débarras, inutilisé depuis des années.
Lieutenant ?
Vous pouvez ouvrir ?
...
Ah, ben voilĂ qui ressemble
beaucoup plus Ă ce que j'ai lu.
Venez faire des photos, merci.
...
Les policiers
vont vous notifier vos droits.
La juge Mendy et moi vous entendrons au palais.
A tout Ă l'heure, M. Ziani.
A compter de...
On est arrivés à 12 h 55.
Vous êtes placé en garde à vue
pour travail dissimulé et violences volontaires.
Vous pouvez garder le silence et consulter un avocat.
...
45 minutes.
Je les aurais tués.
Regarde.
C'est quoi ?
La plainte d'une ado qui accuse le père Delorme d'attouchements.
Mais elle est revenue sur ses accusations après l'enquête.
En 2006. L'année où ils ont perdu l'agrément.
Demande Ă Nico si on a quelque chose sur cette fille.
- Ouais, Nico ? C'est Tom.
Tu peux voir sur le STIC ?
Karen Hoarau.
H.O.A.R.A.U.
Ouais.
Atmosphère de suspense
...
Fichée ?
Condamnée à l'âge de 17 ans pour incendie criminel.
Elle a foutu le feu aux boîtes aux lettres
d'un immeuble avec une copine... Laetitia Ribeiro.
Il y a eu 8 morts. Karen est sortie de taule depuis 6 mois.
On a une adresse ?
Cité de l'Étoile à Bobigny.
Une photo ? Nico, envoie
la fiche.
Ouais, sur le téléphone.
Musique de suspense
Message
...
Tiens,
c'est elle.
...
Bon, on y va ?
Ouais.
...
Ca va ? Oui, je la prends.
Parfait, suivez-moi.
...
Alors...
Ca vous fera 3 967,90 euros, s'il vous plaît.
...
Excellente journée. Vous de même.
...
Au revoir.
...
Atmosphère d'angoisse
...
Elle crie.
Ta gueule !
Lâche ! Lâche !
Là j'en ai marre, tu lâches !
Elle crie.
Ta gueule ! ArrĂŞtez !
Tu la fermes !
C'est compris ? OK.
Elle a de la thune ! Prends-lui ses bagues.
Et bouge pas. Connasse, va !
HĂ©, les filles !
Elle aurait préféré que je lui coupe le doigt
que de me passer sa bague. Garde pas ça, c'est cheum.
Les mecs te respectent trop, quand t'as une alliance.
Tu t'en bats les couilles. ArrĂŞte, c'est tout vilain.
Atmosphère d'angoisse
...
Quoi ? Les keufs.
Barrez-vous, allez.
...
Karen Hoarau ?
Capitaine Berthaud.
On aurait quelques questions au sujet des Delorme.
Me parlez pas de ces bâtards. Ce sera pas long.
Venez.
...
...
T'avais quel âge, chez les Delorme?
14 ans.
T'avais pourtant tes deux parents.
C'était comment, avec les Delorme ?
Je suis même pas restée un an.
Rien de particulier ?
Ils étaient comment, avec toi ?
C'était galère avec le frère. Il était chelou, il se lavait pas.
J'ai lu ton dossier de l'ASE.
Et euh...
Ta plainte, aussi.
Je me suis rétractée.
Je suis pas lĂ pour te juger.
Ce que tu dis
reste entre nous. Je prends pas de PV.
J'ai rien Ă ajouter, en fait.
Donc, il s'est rien passé ?
Jamais ?
Delorme n'a jamais eu de geste déplacé, c'est ça ?
C'était pas moi, en fait.
C'était pas toi... quoi ?
C'était Sandrine.
C'est elle qu'il touchait.
On était dans la même chambre.
Je faisais semblant de dormir.
Il soufflait comme un gros porc.
Elle soupire.
T'en as parlé à qui, à part à la police ?
A Sandrine.
Elle m'a suppliée de rien dire.
Je pouvais plus supporter.
Je voulais que ce bâtard aille au trou.
Alors je l'ai balancé en disant que c'était moi.
Elle t'a forcée à te rétracter ?
Ils m'ont tous mis la misère.
La mère, le père...
J'ai plus jamais voulu entendre parler de cette famille.
Après, il y a eu l'incendie d'un immeuble.
C'est ma vie,
c'est ma merde. J'ai payé pour ça, j'en parle plus.
OK.
Je reviens dans une minute.
Elle sort.
Votre Karen a un casier, elle sort de prison et elle s'est rétractée.
On fait mieux, comme témoin. *Si Sandrine Jaulin
a subi des attouchements, ça réoriente l'affaire.
*Même si Delorme est impliqué dans ces crimes,
nous n'avons qu'un témoignage douteux. Et pour des faits
qui sont prescrits.
*Il y a forcément un rapport.
Ils nous mentent, les Delorme. Ils nous cachent leur fils schizo,
ils s'acharnent sur Jaulin, le père tripote sa fille...
*Très bien.
Convoquez Delorme sur la base d'un renseignement anonyme.
Tenez-moi au courant. *Merci, M. le juge.
Joséphine ?
Comment ça va ?
Je tiens debout.
Je peux décaler l'interrogatoire.
Quel interrogatoire ?
Vous n'avez pas l'air au courant ?
Au courant de quoi ? Tarek Ziani vous a désignée
pour son interrogatoire de première comparution.
Tarek Ziani ?
Comment il me connaît ? Ziani a confié ses intérêts
au cabinet Edelman, qui a dĂ» le renvoyer vers vous.
Edelman vous pose problème ?
Aucun.
Mais j'ai décidé d'arrêter le barreau.
Non.
Joséphine !
Ecoutez-moi.
La mort de Pierre m'est insupportable,
je ne dors plus depuis trois jours.
C'est pas une raison pour tout lâcher.
Qu'allez-vous faire ?
Je ne sais pas.
Des raisons de vous effondrer, vous en trouverez
tout le temps. Prenez la vie comme un tout,
il n'y a pas que les bons côtés.
Faites ce que vous savez faire. Défendez Ziani.
Ou un autre. Faites-le pour vous changer les idées,
mais faites-le. On travaille aussi
pour nous. La comparution a lieu Ă 17 h,
je vous attends.
Atmosphère mélancolique
...
La nana de Djibril. Qu'est-ce qu'elle fout lĂ ?
- Il a dĂ» se faire serrer. - Laisse-moi lĂ .
Ca va ?
Je t'attendais, on m'a dit
que t'allais pas tarder. Tu viens faire quoi ?
M'excuser pour l'autre soir.
T'excuser de quoi ?
Et je voulais te remercier.
MĂŞme si...
il m'a dérouillée quand je suis rentrée.
Il est complètement dingue. C'est lui
qui t'a fait ça ?
Ouais.
Je vais lui parler. Non.
Je veux juste porter plainte.
Il est en conditionnelle, il va retourner au zonzon.
Je sais.
Mais je bosse avec lui, moi.
Tu vas lui dire ?
Ben non.
Sinon tu vas dérouiller.
Je vais trouver une solution, je te tiens au courant.
J'y vais. Ouais.
Merci, en tout cas.
C'est quoi, cette histoire ?
La bagnole de la BAC,
ensuite Ziani, et maintenant il tabasse sa nana ?
Si je prends la plainte, Djibril va en prison.
Et on peut faire une croix sur Zac.
- La croix sur Zac
est déjà faite. Il a pas mordu au coup des cartouches.
Sinon, Djibril nous aurait appelés.
Bon. On garde Djibril, le temps de voir si Zac
se bouge le cul.
Pas plus.
Et pour Cindy,
tu fais quoi ?
Euh... je me démerde.
Bonjour. Maître Karlson.
Edelman m'assure que vous ĂŞtes
une spécialiste de ce genre d'emmerdes.
Que vos bons rapports avec ce juge vont aider.
Ouais, comptez pas trop lĂ -dessus. Et en plus, ils sont deux.
C'est une machination politique. En tant que démocrate ayant servi
la révolution dans mon pays, je suis un grand ami
de la France.
Je défends ses intérêts dans le processus de reconstruction
en Libye.
Vous comprenez ?
Parfaitement.
Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Que le dossier parle d'autre chose.
Je lis qu'un employeur a tabassé
ses domestiques Ă coups de fer Ă repasser.
Vous me prenez pour une racaille de bas étage ?
Une racaille, je la fais sortir de prison.
Si ce n'est pas de votre standing,
on peut reprendre votre petit topo. Les juges
rigoleront, et vous passerez ce soir
votre première nuit en cellule. Vous me parlez sur un drôle de ton.
Le palais regorge d'avocats
prêts à se battre pour vous défendre.
Et...
Et vous ?
Moi ?
J'en ai rien Ă foutre.
Atmosphère sombre
- M. Ziani,
j'envisage une mise en examen pour violences
ayant entraîné une invalidité, ainsi que pour
travail dissimulé.
Vu les risques de fuite
et de pression sur les témoins,
je demanderai votre placement en détention.
Vous pouvez garder le silence.
Mon client garde le silence.
Néanmoins,
permettez-moi de m'étonner.
Je vous en prie, étonnez-vous.
Revenons sur le dossier.
C'est une banale affaire de violence, oĂą la parole
des plaignants s'oppose Ă celle de mon client.
Les faits de cette nature sont généralement
traités en enquête préliminaire,
et les personnes mises en cause laissées en liberté.
D'autant que mon client a un casier judiciaire vierge.
Si les faits qui lui sont reprochés sont d'une sordide banalité,
votre client n'est pas M. Tout-le-monde.
C'est le moins qu'on puisse dire,
vu le traitement qui lui est réservé.
Non pas un, mais deux magistrats instructeurs.
Une perquisition
Ă domicile,
et on menace de le mettre derrière les barreaux.
Tant qu'on y est,
à quoi bon un procès ? Autant le condamner
maintenant.
Vous vous égarez, maître.
Votre client a de nombreux moyens
pour se soustraire
Ă la justice.
Parce qu'en plus vous présagez qu'il va prendre la fuite ?
Mais enfin.
M. Ziani a tout à perdre à ne pas se présenter.
En prenant la fuite, il se condamne lui-mĂŞme.
Il veut prouver son innocence.
Et puis ses affaires sont en France.
Sa femme est française.
Vous garantirez sa représentation dans le cadre
d'un contrĂ´le judiciaire.
Si une mise en examen est déjà limite, la détention provisoire
serait vraiment abusive.
Bien.
Pourriez-vous nous laisser seuls un instant ?
Venez avec moi.
Laissez Ziani en liberté.
Vous plaisantez ? Il a un palais en Libye.
Il est bourré de fric.
Fixez une caution en rapport,
et saisissez son passeport.
Alors on se laisse balader par son avocate ?
Elle a raison.
La situation n'exige pas une mise en détention.
Elle en convaincra le JLD, et vous serez affaiblie pour le restant
de l'instruction.
On s'était mis d'accord.
Les avocats ne sont pas uniquement lĂ pour faire joli.
Il n'est pas interdit de les écouter
et de se laisser convaincre.
Surtout quand ils n'ont pas tort.
J'aime le tempérament des femmes françaises.
Mon chauffeur m'attend.
La presse aussi.
Un justiciable
en Saint-Laurent qui monte
dans une Bentley...
Prenez un taxi par l'autre sortie.
J'avais décidé de virer Edelman,
mais je change d'avis. Occupez-vous de moi.
Atmosphère de suspense
...
...
Veuillez me suivre. Seulement monsieur.
Pourquoi ?
On va juste l'auditionner
tout seul. Vous pouvez l'attendre ici.
Et quand Sandrine était petite,
ça se passait comment, à l'école ?
Ca allait.
Ouais ?
Pas de problèmes avec ses profs ou ses petits camarades ?
Non, rien.
Et Ă l'adolescence ?
Elle a fait des crises ? Des fugues ?
Non, non.
D'accord.
Et les garçons ?
Elle avait des petits copains ?
J'étais pas trop au courant de ça.
Ah bon ?
Vous étiez au courant de quoi ? C'est bien votre fille ?
Oui.
Vous étiez plutôt complices ?
Ou dans une espèce de conflit de générations ?
Non, complices. Mais pas...
Les garçons, je m'en occupais pas.
Sandrine, elle n'avait que 17 ans,
quand elle a eu Lucie.
C'est un peu jeune,
pour être enceinte. Comment avez-vous réagi ?
Je sais plus.
Il sait plus. Vous savez pas
grand-chose.
Vous avez oublié ?
Quand on vous pose
des questions sur votre fille, ça vous fait rien ?
Vous voyez pas oĂą on veut en venir ?
Pas une petite idée ?
Non ?
J'ai rien fait.
Regardez-moi en face.
Regardez-moi en face.
On a un témoin qui nous a raconté
ce que vous avez fait Ă Sandrine tous les soirs.
C'est faux, ça.
J'ai rien fait.
Lucie est votre enfant.
Sandrine a voulu tout déballer.
Alors vous les avez tuées. Toutes les deux.
C'est ça ?
C'est ça ?
J'ai rien fait.
Il ment, putain. Peut-ĂŞtre,
mais il crache rien. Il réagit même pas
aux saloperies qu'on lui balance. C'est un aveu, ça.
On est limite.
C'est une audition libre. Les questions sont orientées.
Ca passera jamais en procédure.
J'essaie un truc.
Que se passe-t-il ? Vous pouvez rentrer.
Et mon mari ?
Il est oĂą ? En garde Ă vue.
Appelez son avocat pour en savoir plus.
Donnez-moi
des explications.
Il a avoué des attouchements
sur Sandrine quand elle avait 15 ans.
C'est vieux, ça.
"Vieux" ?
C'est tout
ce que ça vous fait ?
Cherchez l'assassin de Sandrine, vous acharnez pas sur nous.
Vous réalisez son calvaire ?
Et nous ? Tout ce qu'on a subi ?
Un fils schizophrène.
Notre fille et notre petite-fille assassinées.
Notre vie dans les journaux. Foutez-nous
la paix et rendez-nous Léo !
Mettons ça par écrit, venez.
Musique de suspense
...
Ah, Joséphine.
Je suis très heureux de vous revoir.
Par ici.
Bravo
pour le contrĂ´le judiciaire.
Ziani est euphorique. Vous allez avoir votre statue Ă Tripoli.
Et vous me devez
une fière chandelle. Personne n'aurait misé
un centime sur vous.
C'est Ă vous de me remercier.
Sans moi, Ziani vous quittait.
Allons, je vous taquinais.
Bien sûr que je vous remercie.
A vous, Joséphine.
A votre succès.
Le chèque.
Vous prenez combien de l'heure ?
300.
A ce tarif, Ziani croira qu'on le prend pour un Rom.
Nous, on le facture 450.
Plus un dépassement pour sa remise en liberté.
Merci.
Prenez un bureau ici.
Pardon ?
Vous travaillerez sur vos propres dossiers,
et sur celui de Ziani avec l'équipe.
Il vous veut, dites pas non.
Je ne sais pas.
Je n'avais pas envisagé... Pourquoi
hésiter ?
Je vais réfléchir.
Comme vous voudrez. Moi, j'ai besoin de vous.
Et je pense que vous aussi, vous avez besoin de moi.
Atmosphère mélancolique
...
...
Tu files une taffe ?
On a confronté Delorme à ce qu'a dit sa femme,
il a avoué des attouchements sur sa fille.
Il nie être le père de Lucie.
Je vais demander une comparaison ADN Ă Roban.
Ca les empĂŞchera
d'avoir la garde de Léo.
Quelle mère je vais être ?
Ton gamin aura juste besoin d'amour.
Tu sauras faire ?
Message
Attends.
C'est Djibril.
Zac a mordu à l'hameçon.
Alors ?
Bensimon
est passé au bar.
Il a un pote que ça intéresse. Il l'a appelé devant moi.
C'est Zac ?
Sais pas, il avait l'air intéressé de ouf.
Il est pressé. Il a besoin de fric,
il est en galère.
Y a juste un petit détail.
Bensimon veut voir l'acheteur.
Ah merde.
Je peux le faire, l'acheteur.
T'es sûr ?
Ca va,
je monte pas au braquo, non plus. Hein ?
Ben c'est jouable. Faut juste s'accorder
sur la date, le tarif,
et se renseigner un peu sur les points de vente Ă Belleville.
OK, rappelle Bensimon. File-lui rencard demain Ă midi.
Au Pacha ? Ouais.
OK. TchĂ´.
TchĂ´.
Faut pas qu'il parte au trou maintenant, hein ?
La procédure sera transmise au procureur.
Ca peut prendre du temps.
Merci.
J'arrive.
Bon, ben voilĂ .
Euh...
Je vais y aller. D'accord.
Ben... je checke.
OK. Merci.
On frappe.
Capitaine.
La juge Mendy
m'a rejoint sur notre affaire. Marianne est en congé,
Jean-Luc la remplace. J'ai reçu les conclusions
de l'expertise en hématologie que j'ai sollicitée,
suite aux aveux des Delorme.
Des comparaisons préliminaires sur la base du groupe sanguin.
Bonne nouvelle,
Delorme n'est pas le père de Lucie.
Mauvaise nouvelle,
Jaulin non plus.
Quand on a retiré l'agrément aux Delorme,
ils ont placé Sandrine dans un internat.
Dans le Val-d'Oise, Ă Bezons.
Elle a pu y rencontrer le père.
Elle est tombée enceinte à cette époque.
Zac était aussi en internat à Bezons.
Ah bon ?
Eh bien demandons
une comparaison ADN. Jean-Luc, faites une demande
de comparaison ADN pour Zacharie GabbaĂŻ
et la petite Jaulin, s'il vous plaît.
Merci.
Que faites-vous ici ?
Avez-vous pensé à prendre un nouvel avocat ?
J'en aurais encore un, si vous m'aviez écouté.
Vous voulez vous asseoir ?
Ecoutez.
Il y a un moyen de récupérer votre petit garçon.
Les enquêteurs ont découvert
de nouveaux éléments sur le père de Sandrine.
Avec un bon avocat,
les Delorme n'obtiendront jamais la garde de Léo.
C'est quoi, ces éléments ?
C'est dans le dossier.
Il y a quoi dans le dossier ?
Prenez un avocat.
Avec la prise d'otage, je sortirai pas d'ici.
Je vous placerai
sous contrôle judiciaire avec port d'un bracelet électronique.
Mon collègue qui instruit la prise d'otage en tiendra compte.
Tenez bon, M. Jaulin.
Roban sort.
Musique de suspense
...
Ouais, Gilou, t'es oĂą ? Qu'est-ce que tu fous ?
Le taulier veut te voir.
J'ai pas le temps. A ta place, j'irais.
...
Oui, patron ?
Le lieutenant Joubert,
le capitaine Borgès.
De l'IGPN. Vibreur
Atmosphère sombre
...
Vibreur
Djibril ?
Il fout quoi, Gilou ?
*Bensimon arrive.
Il arrive.
Putain, il est Ă l'heure, ce connard.
Putain, mais qu'est-ce qui se passe ?
On fait quoi ? Rappelle-le.
Je le rappelle.
Je fais que ça.
Gilou, tu fous quoi ? Tu vas tout faire foirer, lĂ .
Alfonso,
vous connaissez ?
Alfonso ?
Non.
Un garagiste.
A Clignancourt.
Non, je vois pas, non.
Escoffier, vous êtes placé en garde à vue
pour complicité de recel en bande organisée.
Entre collègues,
on vous met pas les menottes.
Musique de suspense
...
Thème du générique
...
...
...
Sous-titrage LIZARD C.S.E.
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