All language subtitles for Master.Crimes.S02E02.PROPER.FRENCH.1080p.WEB.H264-FW

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Original subtitles

-Accélérez !

Les équipes thanato vous attendent avant d'emmener le corps.

- Ca va, il est mort ! On a 5 minutes, non ?

- Quoi, encore ?

- Louise se racle la gorge. - Musique cocasse

Les 48 premières heures d'une enquête sont cruciales.

- Il n'y a rien qui vous interpelle ?

J'ai sacrifié mes talons de 8 cm.

Je me retrouve à plat pour braver la boue.

- Vous voulez une ola ? - Vous devriez être contente

que j'apprenne de vous. - On en parle

de votre pantalon blanc immaculé ?

- On va y aller par étapes. Le pantalon blanc, c'est mon dada.

Et vos chaussures, on en parle ? - Elles sont pratiques

et confortables. - Pour moi, c'est leur seule qualité.

Cris d'animaux de la ferme

On est chez les Indiens ?

- Dans l'écovillage Le Refuge vert, une petite communauté écolo

implantée ici depuis 10 ans. La victime

a été retrouvée dans cette grotte, ce matin.

- Des yourtes ? Une grotte ? Vous me gâtez, Capitaine.

- N'en faites pas trop.

- Une grotte est un lieu sombre qui s'enfonce vers l'inconnu.

Ca peut servir d'abri, mais aussi se transformer en piège

dont on ne s'extirpe pas. J'adore !

Générique

Musique sombre

Vous faites de l'effet à cet homme. J'hésite entre crainte...

et adoration.

Bien...

"O'vert-dose". Apparemment, le tueur aime les jeux de mots.

-La victime s'appelait Lucas Barrault.

25 ans, membre de la communauté depuis 6 mois.

Musique intrigante

- Cher Théodore, je suis tout à vous.

Professionnellement. Je ne veux pas de problème.

- Vous avez fini ? - Oui.

- La victime ne présente aucune trace de coup, mis à part

cette plaie pénétrante.

Le tueur a surgi dans son dos,

il l'a tiré en arrière

et a planté une lame tranchante

dans la gorge.

On n'a pas trouvé l'arme du crime.

- - Heure de la mort ? - -A vérifier,

mais vu que la rigidité cadavérique est maximale, je dirais

hier soir, entre 22 et 23h.

- Exécution efficace. Le tueur ne lui a laissé aucune chance.

-Oui, mais...

Il ne l'a pas attaqué

par hasard.

Il a voulu le réduire au silence.

Il a choisi un couteau,

peut-être en pensant à l'empreinte carbone.

- Evitez ce genre de blague devant les membres de la communauté.

Cris d'animaux de la ferme

Monsieur Rive ?

- Oui, c'est moi.

- C'est vous qui avez découvert le corps ?

- Oui.

Lucas était un chouette gars, très investi dans nos tâches.

-On s'est tous étonnés

ce matin de ne pas le voir

au travail dans la serre.

- Vous êtes ?

- Euh, pardon.

Je suis Sandrine Toussaint.

- C'est Sandrine qui a fondé Le Refuge vert.

- Très bien. Et à propos... - Et...

- Vous êtes en autonomie complète ? - -Oui.

Nous produisons notre propre électricité

et nous vivons de nos cultures,

aidés de cette belle forêt comestible.

- Et l'eau, vous allez la chercher au puits ?

- Nous avons un forage performant

et un bloc sanitaire

avec toilettes sèches

et douches cycliques alimentées par des panneaux solaires.

- Impressionnant. Ca donne presque envie d'essayer.

- Lucas Barrault était parmi vous depuis 6 mois ?

- Ouais.

- Il avait des amis, de la famille ?

- Il ne voulait pas en parler,

et nous avons respecté sa volonté.

- - Il avait des problèmes ? - -Lui, non.

Mais notre communauté, oui.

- - C'est-à-dire ? - -Les chasseurs

du village voisin nous ont déclaré la guerre.

Nous n'avons aucune envie qu'ils saccagent cette forêt.

Leur leader,

Sylvain Caron, a peu apprécié qu'on déverse

du purin dans son 4x4.

- Il nous a menacés.

- Ca, c'est les chasseurs. Ils sont sanguins.

- On va l'interroger.

Merci.

-"Le Refuge vert. Bienvenue dans une oasis de paix

"et d'harmonie avec la nature."

Amen. - J'ai le casier de Sylvain Caron.

5 ans dans l'armée de Terre, viré pour fait de violence.

Il a même fait un an de prison. - Coupable idéal. J'aime beaucoup.

Et puis cibler le cou est une technique d'attaque utilisée

dans le combat rapproché. - Je vous connais, Professeure.

Vous allez pencher pour un membre de cette communauté.

C'est tellement plus excitant. - Ah !

-Vendredi, là ?

Je regarde, ne bougez pas.

J'ai le plaisir de vous annoncer que c'est tout à fait possible.

Non, bien sûr !

Mes filles sont très professionnelles.

Elles sont là pour vous satisfaire.

Un garçon ? Bien sûr !

C'est possible.

C'est paiement en liquide uniquement et avant la prestation.

Ouais, j'y tiens.

Hm-hm...

Si vous avez des demandes spéciales, on sera ravi d'y répondre.

Tout à fait. A votre service.

Musique intrigante

- Bonjour, tout le monde. - Bonjour, Professeure !

Très très "hype", les bottes.

On les voit partout à New York.

- Parfait, merci. Bien, euh...

Changement de programme.

Voyons les troubles psychiatriques pouvant mener à l'acte criminel.

Désormais, vous êtes

en mesure de déterminer

le comportement d'un individu, n'est-ce pas,

à travers

son comportement criminel, mais aussi...

sa personnalité.

Si je vous dis "vengeance", vous l'associez à quoi ?

Samuel ?

- A un délire chronique.

- Oui, mais cela inclut quoi, précisément ? Valentine ?

- Euh... Paranoïa, psychose hallucinatoire, paraphrénie.

- Et si je vous dis homicide altruiste avec ou sans suicide ?

- Mélancolie.

- Bien. Et mon préféré, réaction

impulsive ? - Névrose.

- Vous me semblez prêts.

Alors choisissez

une affaire non résolue,

étudiez au plus près

le comportement du criminel

pour déterminer

de quel trouble il souffre, faites son portrait psychologique

et n'oubliez pas d'évaluer sa dangerosité.

- 2 minutes. J'arrive.

Oui, bonjour.

C'est à propos de votre article

qui recense les sectes des années 80-90 en France.

Il y en a une pour laquelle vous évoquez le gourou,

mais vous citez pas son nom.

Musique pesante

Ah, je comprends. Merci. Merci beaucoup.

J'essaie juste de retrouver sa trace.

- C'est moi qui mène l'enquête.

C'est trop risqué.

S'il découvre votre identité, il s'en prendra

à vous. J'ai promis à votre père,

alors restez en dehors de ça.

C'est clair ?

- Vous m'écartez vraiment pour me protéger ?

- Que sous-entendez-vous ?

- Mon père est votre seul échec.

Vous ne voudriez pas

réparer cette erreur uniquement pour soigner votre ego ?

- Ca va ?

-Hm-hm.

- Des nouvelles

de votre chasseur ?

- Mes hommes cherchent à le localiser.

Sonnerie de téléphone

Oui, Arthur ?

OK. - Un problème ?

- Lucas Barrault est un faux nom.

- Notre victime

ne dissimulait pas sa véritable identité sans raison.

Il voulait soit échapper à quelque chose,

soit se rapprocher de quelqu'un dans cette communauté écolo.

- Je vous rappelle que rien ne nous prouve

que son meurtre soit lié à cette communauté.

- Vous vous accrochez

à votre chasseur. C'est marrant

ce besoin d'avoir toujours raison.

- Non, mais je rêve !

- C'est tout vous, ce côté "je sais tout", "je contrôle tout".

Vous ne trouvez pas ?

- C'est marrant, ça me fait plutôt penser à vous,

cette description. - S'il vous plaît !

- Sauf votre respect,

évidemment. - Oui, sauf !

- La mort était quasi instantanée.

Un accident vasculaire cérébral hémorragique dû

à une section par arme blanche de la carotide,

mais aussi de la jugulaire.

Le larynx a été atteint, ce qui explique que la victime

a été dans la capacité de crier à l'aide. Voilà.

Autre chose.

Le tueur a tourné

son couteau dans la plaie

pour l'achever. - Une idée de l'arme utilisée ?

- Je dirais un couteau de chasse,

au moins, oui.

Musique cocasse - Hm !

C'est tout ?

Vraiment ?

- Oui, vraiment. Vous remettez en question mes observations ?

- Vous nous avez habituées à des analyses

plus poussées, mais peut-être

que votre situation amoureuse vous accapare

un peu trop.

Peut-être.

- Alors ça... Je vois pas

de quoi vous parlez.

- Je vois pas du tout.

- Tu m'as défendue, ça l'a énervée.

- Oui, je vois ça ! - Tu peux faire une recherche ADN ?

Lucas Barrault est un faux nom. Il n'est pas fiché.

Un membre de sa famille peut être fiché.

- Tout de suite, mon coeur.

-Boris, accrochez

les éléments de la scène de crime au tableau. Samuel,

aidez votre camarade.

- Je ne vais pas pouvoir gérer ça maintenant.

Ca va couper parce que le métro va passer

- sous un gros tunnel. - Propos hachurés

- Pardon pour le retard. - -Vous ne croyez pas si bien dire.

Enfin là, ce n'est pas un tunnel,

c'est une grotte.

Alors...

Lucas Barrault, 25 ans. Il a intégré

sous une fausse identité

une communauté écolo. On l'a retrouvé assassiné.

La capitaine Delandre penche

pour la vengeance d'un chasseur idiot.

C'est son côté écolo.

Je pense que le coupable

est un membre de la communauté.

- - Qu'est-ce qui vous fait dire ça ? - -Samuel,

c'est moi qui pose les questions. Parlez-moi de l'acte criminel.

- On dirait une exécution. Ca colle avec la théorie de Delandre.

-Non, ça colle pas, ton truc. Le tueur

l'a attaqué de dos.

Logiquement, un chasseur l'aurait affronté.

- Bah oui. Là, Mia marque un point.

La victime connaissait

son assassin, qui a pu s'approcher

sans que Lucas se méfie.

Autre chose qui vous interpelle sur cette mise en scène ?

-Le tueur a saccagé

toutes les fresques,

sauf celle avec l'arbre, avec les mains.

Elle avait beaucoup d'importance pour lui.

- Hm, on avance.

Un poil.

- Pourquoi on va pas sur place ?

- Bonne question.

Je vous ai inscrits,

Mia et vous,

dans un atelier

découverte au Refuge vert. C'est ce soir, à 18h.

Vous allez enquêter sur Lucas.

- J'avais déjà un truc de prévu

avec ma copine.

- - C'est-à-dire ? - -C'est-à-dire

resto et ciné.

- Ah, c'est bien !

Vous me remercierez

de vous avoir épargné une soirée morne et ordinaire

avec votre dulcinée.

Valentine rit.

Valentine, vous avez de quoi vous équiper

- pour un tour en forêt ? - -Bien sûr.

Je peux customiser n'importe quelle tenue.

Les accessoires, c'est le petit twist en plus.

Mais, euh... - Mais ?

- Est-ce qu'il y a...

Est-ce qu'il y a des bêtes ?

- C'est le principe, en forêt.

-Et moi,

Professeure ? - Vous restez à mes côtés.

Vous faites une tête !

Ca fait plaisir !

Avant de creuser les profils

des membres du Refuge vert,

allez me chercher s'il vous plaît de la focaccia,

du jambon de Parme,

de la mozzarella di bufala,

des tomates

et de la confiture de figues.

- Mais Samuel est payé. Pourquoi il le fait pas ?

Rire narquois

- Ah, oui ! Prenez-moi aussi un arancini et...

tiramisu !

A toute, Cendrillon !

Et pas un mot à la capitaine Delandre !

- -Allez... - Aboiement

- Monsieur Caron ? - Ouais, c'est moi.

- Police. - Qu'y a-t-il ?

- Ca concerne le meurtre

de Lucas Barrault. - J'ai rien fait à ce connard.

- Suivez-moi au commissariat.

- Si vous voulez que je vous suive, il va falloir être

un peu plus persuasive, ma petite chérie.

Cris

- - C'est quoi, le problème ? - Aboiements

Cris

- C'est assez persuasif ?

Vous étiez où hier soir entre 22 et 23h ?

- Chez ma copine. - Elle confirmera ?

- Evidemment. Mais vous devriez creuser du côté des écolos.

Lucas a dit à ses copains qu'il avait caché des trucs

dans un arbre ?

- Vous allez m'y conduire.

-OK, je me lance.

Sandrine Toussaint,

ancienne publicitaire. Elle a acheté un terrain il y a 10 ans

et s'y est installée avec son mari et sa fille.

- Mais son mari s'est cassé. - Comment tu sais ?

- Je suis médium. - Mais non !

Tu tires les cartes ?

- Valentine ! Bah non, stop !

- Merci Professeure. Là, c'est chez Fabrice Rive

et son fils Nathan. Ils sont là depuis 7 ans.

C'est un ami d'enfance de Sandrine Toussaint.

Estelle et Paul Simon, enfants d'agriculteurs,

sont là depuis 2 ans.

- Ca les a pas beaucoup changés.

- Là, c'est la yourte de la doyenne, Ludmila Fontaine, 62 ans.

Elle est là depuis 5 ans.

Et pour terminer, on a un couple arrivé

il y a moins d'un an, Jules et Jules Ferrara.

Oui, deux Jules ensemble et mariés.

- On n'est quand même pas sur du grand banditisme.

L'assassin serait parmi eux ? - Pensez

à ce qu'ont dit les experts de Marie Besnard.

Elle est "anormalement normale".

L'un d'eux est passé à l'acte.

Trouvez lequel.

Ah, non !

- Un petit... - Non, rien ! Voilà.

Musique légère

- Alors, cette chasse à courre avec monsieur Caron ?

- Un sale con, mais il a un alibi solide.

- Voyez, chère capitaine,

ça me fait mal de le dire,

mais j'admire votre obsession de la vérification.

C'est précieux, parce que vous ne négligez

aucune piste.

-Un compliment ?

Savourez-le.

Vous avez avancé

sur l'identité de la victime ?

- Sylvain Caron nous a emmenés vers une planque où notre victime

- cachait quelques affaires. - Téléphone

...- On a retrouvé

un manuel du parfait écolo, 500 euros en liquide,

un téléphone avec une carte prépayée

et une photo de Lucas avec une fille.

- Lucas n'était donc pas là

par hasard. Il cherchait à duper

la vigilance de ses amis écolos. Vous avez remarqué ?

La fille porte

le même médaillon que Lucas.

- - Elle comptait donc pour lui. - Vibreur

Excusez-moi.

C'est Théodore.

Téléphone

Théodore, vous êtes sur haut-parleur.

- Oui, alors l'ADN de parentèle a donné un nom.

Notre victime s'appelle Lucas Hautier.

Sa soeur, Emma, a été assassinée il y a 8 ans

lors d'un cambriolage qui a mal tourné,

et le coupable n'a jamais été retrouvé.

- Merci. Je vais me rapprocher de la famille de Lucas.

- Alors, on en était où ?

- Tut-tut-tut-tut-tut !

Nulle part.

Dans le cadre de ton plan retraite.

A lire avec beaucoup d'attention.

Musique cocasse

Bonne lecture.

Sanglots

Elle souffle.

Musique dramatique

- Lucas me disait

faire partie d'une communauté écolo.

J'y voyais pas le mal.

J'étais contente.

Je me disais

qu'il avait trouvé la paix depuis la mort de sa soeur.

- Mais votre fils ne s'en est jamais remis.

- Vous avez des enfants ?

- Un fils.

- Alors vous comprenez ma douleur.

Sanglots

Promettez-moi que cette fois, la police retrouvera

le coupable. - On va tout faire pour.

- Merci.

Musique dramatique

Cris d'animaux de la ferme

- Je préfère que ce soit toi. Tu es plus expérimentée que Julia.

Le client est hyper exigeant.

- Je peux pas... - Vibreur

Il faut que je te laisse.

Allô ?

- Vous n'avez pas été dévorée par les loups ?

- Il y en a ?

- Très peu du côté de Versailles.

- J'aurais adoré en voir un.

- Boris va vous envoyer un mail

*avec la véritable identité de la victime

et son background. Valentine, écoutez-moi bien.

*Votre rôle est crucial

dans cette enquête. Appuyez-vous sur tout ce que je vous ai appris.

*Notre tueur a franchi une limite.

En ce moment, il est en train de lutter

pour masquer ses tourments intérieurs.

*Valentine,

rappelez-moi les composantes d'une personnalité criminogène.

- Egocentrisme, agressivité, instabilité, indifférence affective.

- Très bien.

- Je recherche ceux qui ont un grand couteau.

- Si vous avez le combo gagnant, vous me faites signe.

- D'accord.

- Mia et Samuel sont arrivés ?

- - Euh... - Musique intrigante

Ouais, ils sont là.

Ils sont trop choux. Mais les fringues, c'est pas ça.

- Bon ben... gardez un oeil sur eux.

- Affirmatif, Professeure.

- Merci, Valentine.

- T'as dit quoi à ta meuf pour annuler vos plans ?

- Que je devais aller sur le terrain.

- Tu lui as dit que c'était en duo ? - Je lui ai dit, oui.

- Avec moi ?

- Avec Boris.

Ca va !

- Mia et Samuel, je suppose ?

- Non, moi, c'est Boris. - Pardon ?

- Non, c'est une petite blague entre nous, mais c'est nous.

- Bienvenue au Refuge vert.

- Merci.

- Nous vous invitons à vous abandonner à la nature,

à vos racines...

sans vos téléphones.

- Ah, euh... bon.

- Ca va de soi.

- Vous savez que l'effondrement écologique

a déjà bien commencé. - Oui.

Bien sûr. -Nous vous invitons

à vivre avec moins de confort, en connexion totale avec la nature.

On fait tout

nous-mêmes. Il y a beaucoup de travail.

- J'imagine, oui.

- Ca va, ma chérie ?

Ma fille, Chloé.

- Elle a l'air tendue.

C'est à cause de ce qui est arrivé ?

- Oui, évidemment. C'est un choc pour nous tous ici.

La police cherche le coupable.

- Je vous montre votre yourte ?

- Euh oui,

merci. - Si vous avez besoin,

vous n'hésitez pas. Voilà.

Installez-vous tranquillement.

Chloé viendra vous chercher pour le dîner.

- Merci. - Allez, bonne installation.

- C'est spartiate, mais c'est plutôt sympa.

- Ouais.

C'est quoi, tout ça ?

- Gwen a peur que je tombe malade.

Et elle m'a aussi donné ça.

- Il n'y a pas de place pour l'imprévu avec elle.

Téléphone - C'est elle.

...- Déjà ?

- Oui, mon amour ?

Oui, on est arrivés. Boris est déjà là.

Il te passe le bonjour.

Bonjour, Gwen !

- Si, c'est lui, mais il a la gorge un peu prise.

Je vais lui filer des médocs.

Je peux te rappeler plus tard ?

OK. Bisous.

Fais un effort. - Mais c'est toi !

Qui fait ça ?

- J'ai raccompagné madame Hautier.

Perdre un enfant, c'est terrible,

mais deux... J'ose pas imaginer

ce qu'elle traverse.

- Lucas ne cherchait pas à se cacher,

mais à se venger de celui qui a tué sa soeur.

- Apparemment, il l'a trouvé.

-On cherche un lien

entre la soeur de Lucas et un membre du Refuge vert.

- Allez leur révéler l'identité de Lucas

et voyez si quelqu'un réagit. -Ce n'est pas la bonne méthode.

Si le tueur s'en aperçoit, il pourrait s'enfuir.

- Professeure ?

- La capitaine Delandre et moi-même sommes

en phase,

Commissaire.

Quand vous serez à la retraite...

vous n'assisterez plus à de tels moments de grâce.

Une poule glousse.

-Bon appétit. -Merci.

- J'ai trop faim ! Je pourrais tuer pour la focaccia d'Arbus.

- Bon appétit. - C'est l'entrée, là ?

- C'est le plat de résistance. - Ah !

- Légumes cultivés avec amour.

- L'amour, ça remplit tellement ! - Tiens.

- C'est tout ce qui compte. - Ouais.

- Prenez de l'huile d'olive.

- Oui, je vais en prendre.

- Du chou rouge ?

- Ouais. - Un peu plus.

- C'est jour de fête. Merci. - Bon appétit !

Propos indistincts

Musique intrigante

- Regarde Nathan et Chloé. On dirait nous après une dispute.

- Je pense que c'est plutôt la mort de Lucas Hautier qui les chamboule.

Musique sombre

- Vous connaissez son nom ?

- On l'a entendu à la radio en venant.

-Lucas nous a menti ?

Pourquoi ? Ca n'a pas d'importance

dans la communauté. - Et ils ont dit quoi d'autre ?

- La police se demande

pourquoi il se cachait ici.

Ils fouillent un petit peu son passé.

- Mais c'est dingue !

Mais... vous croyez qu'il avait fait quelque chose de mal

et qu'il se planquait ici ? - Ca m'étonnerait pas.

- Non, attendez, attendez !

S'il vous plaît, calmons-nous !

Ne gaspillons pas d'énergie à échafauder des suppositions.

Laissons la police enquêter.

- Sandrine ? - Oui ?

- Demain,

on travaillera au potager ?

- Nous planterons les légumes les moins sensibles au froid.

- De la betterave, du navet ?

- Tout à fait. Je vais voir si Chloé va bien.

- Ca marche.

Peut-être qu'elle n'aime pas le chou.

Hululement

Musique sombre

T'as trouvé ça où ?

Musique cocasse - J'ai pensé à tout.

Tiens.

- C'est incroyable !

- Tu as lu le dossier sur la retraite ?

Augmentation du stress, de l'anxiété, dépression...

Le travail, c'est bon pour la santé.

- Oui. Mais rien faire, c'est la conserver.

- Tu veux pas qu'on chante ?

- Pourquoi pas ? Le chant, c'est bon pour la santé.

- La nature aussi, mais ça n'a pas vraiment réussi à Lucas Hautier.

- Téléphone - Tchin !

Allô ?

- C'est nous !

Musique cocasse

- Tu mijotes un truc avec tes étudiants ?

- Non ! Pff !

Alors ?

- Samuel a lâché la vraie identité de Lucas en plein milieu du repas.

Ca a secoué tout le monde, surtout la fille Toussaint.

- - C'est-à-dire ? - *-Elle est sortie et direct après,

Nathan aussi. Il avait l'air hyper inquiet.

Je les ai suivis, et Chloé est partie vomir dans la forêt.

- Après un choc psychologique,

un déséquilibre émotionnel peut déclencher ces symptômes.

- Tuer quelqu'un, ça doit secouer.

- Ou alors, elle est enceinte. J'ai remarqué

*qu'elle n'avait pas touché au fromage de chèvre.

Elle l'a mis en bout de table, comme si l'odeur l'incommodait.

- Je dois vous laisser. Continuez votre profilage.

Je vous rappelle.

Sonnerie

- Euh, oui. Enfin... quand le téléphone est libre.

A plus, Professeure. - Au revoir.

Oui, mon coeur ?

Je travaille, mais dis-moi, je t'écoute.

Les barres chocolatées dans mon sac ?

Musique cocasse

Oui, je les ai trouvées.

Je partage avec Boris. Il m'a pas attendu.

Il se régale.

Désolé, je te rappelle demain, parce que là je dois bosser.

Cool.

Bisous, bonne nuit.

Oui, moi encore plus.

- J'avoue, j'ai un peu fouillé.

- Y en a d'autres ?

- Plein.

- C'est le paradis, ça !

Alors déjà... Ca, ça, ça... ça va là.

Celles-là... - Tu m'en laisses ?

- Ca, c'est sans sucre. Tu prends. Moi, je suis en hypo.

Les poules gloussent.

Un coq chante.

Musique cocasse

- Le docteur Belin vous a encore rendu ses hommages.

Hou là ! On dirait

que ça ne vous fait pas très plaisir.

- Il est censé être discret au boulot.

- Il craint peut-être que vous mettiez une distance.

- Merci beaucoup pour la séance psy qui a égayé ma journée.

- Hou... Méchanceté, ça !

- Emma Hautier et Nathan Rive étaient dans le même lycée.

Lucas a pu le soupçonner d'avoir tué sa soeur.

Devinez qui est venu se livrer ce matin.

- Chloé Toussaint ?

- Vous m'écoutez ou pas ? Je vous parle de Nathan !

- Vraiment ? Alors ça, c'est surprenant.

- C'est assez jouissif de vous voir si désappointée.

Rire narquois - Je ne le suis pas, Capitaine.

Je cogite. Ca n'a rien à voir.

I'm "cogiting", Captain. I'm not disappointed.

Musique pesante

Alors...

- M. Rive, vous ne désirez pas la présence d'un avocat ?

- Non.

J'ai tué Lucas, je dois assumer.

- Qu'est-ce qui s'est passé ?

- J'étais dans le même lycée qu'Emma, la soeur de Lucas.

*J'étais accro à la coke.

Il me fallait toujours plus de thune, et...

il y avait du cash chez Emma.

Alors j'y suis allé.

Y avait personne, mais Emma est rentrée.

*J'étais complètement défoncé.

Elle a commencé à hurler et je l'ai giflée.

Elle est tombée sur la tête.

- Vous l'avez abandonnée comme ça, agonisante ?

- Oui, j'ai agi comme une merde.

Mais après ça, j'ai arrêté la drogue.

J'ai poussé mon père à rejoindre la communauté.

Je voulais me sevrer. - Et vous planquer.

Comment Lucas a su que vous aviez tué

sa soeur ? - Il a compris.

J'ai disparu juste après.

- Il vous a retrouvé et a voulu vous dénoncer,

donc vous l'avez tué.

- Personne devait savoir. Mon père savait pour la drogue,

*mais pas pour Emma.

Alors quand ça a chauffé avec les chasseurs,

j'ai voulu faire accuser Caron.

- Où est l'arme du crime ?

- Qu'est-ce que ça change ? - Beaucoup de choses.

Je vais vous ramener en cellule le temps de tout vérifier.

Musique pesante

Reste avec lui.

Comment t'as pu rater ça ?

-C'est impossible à déceler.

- Hou là ! Ca sent la tension par ici ! Elle vous a grondé ?

- Lucas n'est pas mort entre 22 et 23h, mais une heure plus tard.

Vous m'avez titillé la dernière fois,

alors moi, j'ai creusé.

- Vous m'intriguez.

- Le premier coup de couteau n'a fait que blesser Lucas.

Le deuxième, mortel, lui a été infligé une heure plus tard.

- Alors là, je vous retrouve. Ca, c'est mon docteur Belin !

Pointilleux, précis, déterminé, pugnace.

- Vous allez me faire rougir. - Bon...

Revenons à nos moutons.

- Oui, alors...

- Le fait d'avoir tourné le couteau dans la plaie a sectionné

la carotide. - Oui.

- Ca ne colle pas avec Nathan.

Il est empreint de culpabilité.

S'il a asséné le premier coup, je l'imagine pas

revenir une heure plus tard pour achever Lucas.

- J'ai ses aveux circonstanciés.

Je vais prévenir le proc et faire une perquise au Refuge vert.

- Je viens avec vous. - Vous avez pas des cours à donner ?

- Pas aujourd'hui !

Allez, après vous !

- Circulez ! - Musique cocasse

Cris d'animaux de la ferme

- Coucou, les loulous ! Deuxième jour de planque pour moi.

D'ailleurs, un grand merci à Big Grizzly pour le matériel.

Par contre, je me suis fait bouffer par les fourmis toute la nuit.

Big Grizzly est avec nous.

Il me dit de m'étaler du miel

sur le corps pour calmer l'inflammation. Merci du conseil.

- Sirènes de police - Faut que je vous laisse !

- Vous allez où, là ? - Là où on va seul.

-C'est ma communauté !

Ne vous croyez pas tout permis !

- Vous n'avez pas fait sécession avec la République.

- Je n'attends que ça.

- Pourquoi t'as fait ça ? - Lucas allait me dénoncer.

J'ai pas eu le choix.

J'ai paniqué.

- Non...

Non...

- Je l'ai tué.

- Je vais pas y arriver sans toi ! - Pense au bébé.

- Ecoute ta mère.

Pense à notre bébé.

-Madame Toussaint, nous sommes là

pour effectuer une perquisition. Où se trouve le père de Nathan ?

- Dans le potager.

- Va le chercher. Je dois perquisitionner sa yourte.

Allez-y, je vous rejoins.

- Je t'aime.

Musique sombre

-Ca fait 3 heures

qu'on est là-dessus ! - Tant qu'on n'a pas fini,

on va pas manger. - Va falloir

sauter un repas.

Nathan s'est livré à la police ce matin pour le meurtre de Lucas.

- On se demandait où il était. - On n'a plus besoin d'être là ?

Parce que là, je rêve d'une pizza 4 fromages.

- Ne rêvez pas trop. Vous restez.

Je ne suis pas convaincue par la culpabilité

de Nathan. Allez vous planquer.

La tornade Delandre va débarquer.

Allez, allez, allez !

Allez...

Allez...

- Vous parlez à qui ? - Aux arbres.

- Aux arbres ? - C'est divin.

Ca permet de réduire le stress. Vous voulez pas essayer ?

- On y va, là !

- Merci, les arbres.

Je finis ma conversation.

Au revoir les arbres !

*Propos indistincts de la radio de police

Musique sombre

- - Capitaine ? - -Oui ?

C'est bien l'arme du crime ?

- Oui.

-Nathan ?

- Je suis désolé, papa.

Désolé

de t'avoir tant déçu.

T'auras plus à t'inquiéter pour moi. - Je t'aime, mon gars ! Hein ?

On va régler ça, OK ?

Tu leur dis rien. -Ca va aller.

Je pouvais plus garder ça pour moi.

- Il faut y aller.

Musique grave

- - Oh... - Petit rire

-I love you !

- Les cadeaux sont des témoignages d'affection,

mais parfois, donner, c'est prendre. C'est mettre le bénéficiaire

en position de débiteur.

Pour moi, Théodore attend quelque chose de vous.

- C'est romantique !

- Ah non, pas du tout ! Moi, je dirais plutôt pragmatique.

- Revenons à Nathan.

- - Oui. - -Je ne remets pas en question

sa culpabilité pour le meurtre d'Emma Hautier,

mais je doute du meurtre de Lucas.

- J'adore votre lucidité. Continuez. Je suis tout ouïe.

- Sa réaction en voyant le couteau,

ses mots pour rassurer son père et sa copine...

Je me demande s'il protégeait quelqu'un.

Mais sans preuve, je doute que le proc me suive.

- Vous allez y arriver.

- C'est tout ? Vous partez comme ça ?

- C'est d'un ennui profond quand on est d'accord.

- C'est reposant, en tout cas.

- Qu'est-ce que vous avez tous avec ça ? "Reposant", "reposer"...

Partez à la retraite avec Oscar,

investissez dans les cannes à pêche.

"J'ai attrapé

"un petit poisson !"

Sans moi !

Musique légère

Ah oui, quand même !

Ca, c'est la touche de vanille.

C'est leur petit secret.

Une révélation, Boris ?

- Chloé et Nathan me font penser à Ted Bundy et sa Lady Killer,

Elizabeth Kloepfer.

- Hm-hm...

- C'est triste.

- Allez-y, développez, Boris.

- Chloé a un destin tragique : elle est amoureuse d'un tueur.

Ted Bundy était

un homme aimant et attentionné, comme Nathan.

Elle est tombée enceinte d'un tueur !

- Détendez-vous, Boris. Je ne pense pas Nathan coupable

du meurtre de Lucas.

Je pense à Chloé.

De ce que j'ai vu,

elle souffre clairement

d'un TOC déclenché par le milieu anxiogène

dans lequel elle a grandi,

en mode "chaos". Moi, je mise sur une phobie d'impulsion.

Mettez-vous

à la place de Chloé.

D'accord ?

Nathan lui a tout raconté.

Que feriez-vous ?

- Chloé ? - Ouais.

- Ah oui ! - Sanglots

Ah oui !

- Tout mon monde s'écroule !

J'aime un assassin...

dont je suis enceinte.

Et Lucas va le dénoncer. - Hm.

- D'un geste désespéré, je lui plante le couteau dans la gorge.

- Hm.

- Puis je panique.

Sanglots

J'appelle

mon amoureux.

- Nathan ! - -Ouais.

- Mon amoureux, viens !

Pour me protéger,

il achève Lucas.

Ca colle !

Nathan se dénonce parce que la piste du chasseur ne prend pas.

- Il y a quelque chose qui ne colle pas.

Pourquoi elle n'a pas

vandalisé toutes les fresques du mur de la grotte ?

Le trip écolo, c'est pas son truc.

C'était une planque.

- Il a pu être dérangé.

- Oui. Boris... allons chercher vos camarades

qui sont plus dans le concret.

Cris d'animaux de la ferme

Là, alors, je ne comprends pas. Valentine devrait être là !

- Vous allez nous faire repérer !

J'ai pas bougé.

Je vais pas aux toilettes.

- Attendez, vous avez... - Des couches de vieux.

Il y a même

une barrière antifuites.

Le liquide reste... - C'est bon, on a compris.

On a compris. Boris,

restez avec elle.

- Viens là et planque-toi. - Je vais me salir.

- Chut !

- Hum-hum !

Euh...

Bonjour.

Musique zen

Vous savez

où sont Samuel et Mia ?

Toc-toc !

Claquements de langue

Frottement

Pan ! Pan !

Vous me faites juste un signe.

Claquement de mains Sifflement

Elle dort debout.

Enfin, assise.

Bien...

- Tu vas voir. 95 est une très très belle année.

- Avec tout ce que tu m'as fait livrer,

tu trouves encore quelque chose à m'offrir ?

- J'en fais trop, c'est ça ?

- Un peu. Tu sais qu'à force, le livreur et moi, on se tutoie.

Petit rire - Je veux pas que tu croies

que parce qu'on s'ignore au boulot, je pense pas à toi.

C'est tout.

- Tu sais quoi ? On oublie tout ce que j'ai dit.

Au boulot ou ailleurs, on arrête de faire semblant.

Petit rire

- Ah, donc on officialise le couple ?

- Notre relation.

- Hm. - Ca veut pas dire

que ça devient super sérieux. Juste sérieux.

- Ah, d'accord. Juste sérieux, mais pas super sérieux ?

- Voilà. - Ouais ouais, c'est super clair.

D'accord.

Téléphone

Ah... Excuse-moi, c'est l'IML. Il faut que je prenne.

Excuse-moi, pardon.

Oui.

- Oui, oui. Euh... - Téléphone

- - Allô ? - *-Sandrine Toussaint.

- Madame Toussaint ?

*-Cette femme est encore venue sur notre domaine.

C'est un domaine privé. Je vais porter plainte.

- Vous n'avez vraiment aucune limite !

Vous êtes complètement inconsciente !

Sandrine Toussaint va porter plainte.

Il pourrait même y avoir vice de procédure.

- Bon... Vous boudez, Capitaine, mais vous n'êtes pas sourde.

Voilà mon équipe de choc, qui par son action jugée répréhensible

par les plus belliqueux,

m'a permis de trouver qui est le tueur.

Musique militaire

- Je n'en peux plus.

- Les enfants... Qui a tué ?

- SANDRINE TOUSSAINT !

- Formidable.

Vous êtes trop furieuse pour l'intégrer.

Mais écoutez tout de même.

Mia et Samuel, après observation,

comment définiriez-vous

la personnalité de Sandrine ? -Complexe.

Organisée sur un mode pervers narcissique.

Elle révèle une froideur affective vis-à-vis de sa fille.

- Nathan s'est accusé d'un crime pour protéger Chloé,

mais Sandrine est coupable ?

-Quand Chloé a vu Nathan

à la perquisition,

elle lui a dit : "Pourquoi tu as fait ça ?".

- Chloé parlait pas du meurtre,

mais du fait que Nathan se soit dénoncé ?

- Après avoir poignardé Lucas, Chloé a paniqué et a appelé sa mère,

qui l'a achevé et maquillé le crime.

-Mais elle s'est trahie.

Elle a tout saccagé, sauf la fresque avec les mains

de la communauté.

Cet arbre symbolise le Refuge vert.

- Le jour de la perquisition,

elle a fait un truc chelou : foncer aux toilettes sèches.

- En quoi c'est chelou ?

- Elle est restée 7 secondes et 12 centièmes.

Impossible pour une femme de se soulager aussi vite.

Et je m'y connais.

Du coup, je me suis dit : "C'est sûr, elle cache un truc".

Elle est rentrée

dans la yourte de Nathan avec un truc,

elle est ressortie sans rien. Je suis sûre que c'était le couteau.

-Merci,

Valentine, pour cette observation hautement documentée.

- Alors, elle vous a pas servi, cette petite infiltration ?

- Oui. Mollo, hein !

- - Oui. - -Maintenant,

grâce à vous,

Sandrine Toussaint se méfie.

Comment on la fait craquer ?

-Alors vous...

Ce que vous pouvez être ingrate !

C'est quelque chose ! Enfin, celui

qui trouve une idée aura 20.

Rompez !

- Ah non ! Ah non, non, non !

- On se la trouve, cette idée ?

- Deux secondes.

Non ! Mais non !

C'est le créneau de Mélodie, c'est pas celui de Nawel !

Si les filles se volent les clients, on va pas y arriver !

- C'était quoi, ça ? - Oui.

Musique cocasse

- Yes ! Je sais !

- Tu sais quoi ?

- Vous êtes morts ! Vous êtes morts !

Il est pour moi ce 20 ! Il est pour moi !

Bravo !

- Chère Capitaine, nous vous avions promis une solution

pour faire craquer Sandrine.

- Et donc ?

- Boris, c'est à vous.

- Chloé n'est pas la kryptonite de sa mère. Sa communauté, oui.

- OK.

- - Voilà. - Petit rire

- Vous avez peut-être l'habitude de Boris,

mais moi, j'ai besoin d'une traduction.

- Je comprends. Au début, c'était pareil.

Tout va bien. Je vais traduire.

Le point faible de Sandrine n'est pas sa fille,

mais sa communauté.

C'est la seule chose qui compte à ses yeux. On y va ?

Et prenez vos menottes.

J'adore !

Quand vous menottez, j'adore ! Hein ?

- Sandrine !

Pourquoi elles sont encore là ?

T'avais dit

que tout était réglé. - Nathan a avoué ses crimes,

et j'ai demandé à Fabrice de partir.

Nous allons bientôt retrouver notre sérénité.

- Je n'en suis pas sûre.

- Pourquoi prenez-vous plaisir à nous tourmenter ?

Notre mode de vie vous dérange ?

-"Tourmenter"... Vous n'avez pas la conscience tranquille ?

Votre mère ne vous a pas dit.

Vous avez juste blessé Lucas.

Il aurait survécu si votre mère

ne l'avait pas achevé.

-Hier,

Nathan, maintenant moi...

- Nous sommes ici pour vous avertir

que le procureur a décidé de la dissolution judiciaire

de votre association.

Un mort, il n'aime pas.

C'est prévu pour quand ? - C'est à effet immédiat.

- Ca, c'est dégueulasse !

- C'est assez ironique que votre doux rêve de vie meilleure

s'envole à cause de votre fille.

- Taisez-vous ! Vous savez rien de ce que j'ai entrepris.

- Maman, ça va trop loin ! - Ferme-la !

C'est à cause de toi, toute cette merde !

J'ai fait tout ça

pour toi. Pour que tu grandisses dans un monde meilleur, protégée

des excès des hommes. - Ton monde meilleur n'existe pas.

Il nous a détruits.

Même moi, j'ai pété les plombs.

- C'est toi ! Avec Nathan, vous avez tout foutu en l'air !

Lucas allait le dénoncer. Moi, j'ai fait ce qu'il fallait.

Toi, t'as été capable de rien ! T'as même pas pu le tuer.

Non !

Ne partez pas ! On va tout reconstruire !

- Arrête, c'est fini !

-Non ! Non...

- Vous allez être entendues. Emmenez-les.

- Non ! Non, je l'ai pas tué pour rien !

Restez !

Musique grave

- Merci infiniment.

Vous avez retrouvé les assassins de mes enfants.

Je vais pouvoir avancer.

- Je vous en prie. Au revoir, madame Hautier.

Musique dramatique

- Sonnette - Musique intrigante

- Oh ! Mais que me vaut ce plaisir inouï

de vous voir, cher ami ?

- Tu pensais que j'en saurais rien ?

J'ai réussi à calmer le procureur.

Mais ton équipe sur le terrain, c'est fini.

C'est pas des flics.

- Tu as raison.

Qu'est-ce que c'est ? - Bilan de santé.

Je fais un peu d'hypertension.

- Moi aussi, et j'en fais pas tout un plat !

- Mon médecin approuve que je prenne ma retraite.

- Ah ! - J'ai besoin de repos.

Louise ricane. - De repos ?

- Oui. - Alors ça, c'est dément !

C'est n'importe quoi !

- Tu serais pas en train d'essayer de me faire changer d'avis ?

Tu sais pourquoi on en est là ? - Oh, le vilain chantage !

Des couples se séparent à la retraite.

- Ah... Parce qu'on est en couple ?

- Non, non, attends ! Hou là là ! Calme.

Du repos, c'est bien. Du repos. Beaucoup de repos.

Et puis tu sais, passer tes journées à regretter

toutes ces années d'activité

en pêchant, ça, ça va être merveilleux !

Mais alors...

Tu es sûr de rester, ce soir ?

Il faudrait pas que...

Louise crie. Oscar ricane.

...- T'as eu peur ?

- Je l'ai bien fait ? - Rires

J'espère que le sujet vous a inspirés.

Avant de quitter l'amphi,

je vous demanderais de me laisser vos TD. Merci.

- Professeure !

- Oui ?

- Avec toutes les missions que vous nous avez confiées,

on n'a pas pu faire le TD.

C'est possible d'avoir un délai, même tout petit ?

- Non. - C'est pas juste !

-Non mais arrêtez !

J'ai été bouffée par les fourmis et j'ai fait

dans mes couches.

Je mérite ce délai.

-Quelle solidarité !

- Nous, c'est pire, on a failli mourir de faim !

- J'entends vos réclamations

légitimes. Voilà ce qu'on va faire.

Je vais prendre le 20 de Boris

et je vais le diviser par 4.

Et comme ça, vous aurez chacun 5 à votre TD.

Mais... Mais...

je vous ai réservé à mes frais une table dans une trattoria

où vous pourrez déguster d'excellentes tripes à la romaine.

Vous êtes gris.

- - Ben non ! - -Si !

Je sais ce que je dis !

- Eh oui. - D'accord.

- On est gris.

Générique

Sous-titrage TITRAFILM

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