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Vrombissement de la machine
- Cent.
- Ca fait beaucoup pour un bouiboui chinois.
- Ou alors il vend un tas de nems, le mec.
Cent.
Merde, fait chier, bordel ! C'est pas possible !
- On appelle le gars ? - A la main, à l'ancienne.
Laure marmonne.
- Attends, je vais t'aider. - Merci.
Ca fait 15 par personne.
- Le labo a analysé les billets et a trouvé un taux anormalement
élevé de résidus de cannabis. - Ben ouais.
- Tu m'étonnes ! Bon, ça fait 329510 euros.
Sifflement - Le resto servait de nourrice ?
- Et ils se sont fait carotter la recette par des mômes.
Voilà. 15, t'as dit? - Combien ?
15 ? - Ouais.
- Tiens, Tom. - Merci.
- Quelqu'un a 5 balles ?
- Ben tiens, regarde. - T'es sérieux ?
- Ca va pas, non ?
Thème du générique
- On a un mandat d'amener pour Rayan Kalfa. Organisez son transfert.
- On peut pas l'interroger avant ? Il est mûr pour parler.
- Roban l'a mis en examen. S'il a des aveux à faire, il les lui fera.
- Son avocat va lui dire de se taire. - Interrogez son complice.
- Pourquoi pas Rayan ?
- Berthaud, vos initiatives, on a vu où ça menait.
Laissez Escoffier aux commandes !
Je compte sur vous pour déferrer Rayan immédiatement.
- Je vais interroger le gamin.
Je vais lui donner à bouffer.
Prends 5 minutes, va fumer une clope.
- Oh !
Vous avez appelé mon avocat? - T'inquiète, on gère.
- J'ai pas faim.
- T'avais pas imaginé ça, hein ? - On les a pas tués.
- Ben raconte-moi, alors.
- On est passés par la porte des cuisines qu'on avait forcée.
- C'est qui "on" ?
- Jimmy, Karim et moi.
Dans le resto, y avait le Chinois et un autre gars,
genre chemise, propre et tout.
On les a braqués. Jimmy a dit au Chinois d'ouvrir le coffre,
mais l'autre a fait le beau, alors Karim l'a frappé.
- Et ensuite ?
- Ensuite, le Chinois a fait le code du coffre,
on a pris le fric
et on les a enfermés dans la réserve.
On les a fouillés et c'est là qu'on a vu
qu'en fait, le 2e c'était un flic.
On a pris son chargeur et on s'est barrés en Clio.
- Ils étaient que deux ?
- Ouais.
- Comment vous saviez pour tout ce fric ?
- Ca, c'est Karim. - C'est Karim...
Tu te fous de ma gueule ? Regarde-moi !
Tu charges ton pote comateux, c'est pas bien.
Tu sais, même sans meurtre, on parle d'un braquage avec séquestration.
C'est chaud pour ta gueule. Oh !
- Les mecs du 4x4 qui nous sont tombés dessus,
j'en ai reconnu un.
Celui qui a défoncé Karim. Il s'appelle Kader.
- Kader comment? - Je sais pas.
Il deale du shit Cité Curial, on est voisins.
Il était là quand vous m'avez embarqué.
Ca doit être lui qui m'a balancé pour le braquage.
- Balancé à qui? - A ses boss.
Je les connais pas.
- Vas-y, bouffe ta pizza.
C'est pas bien de sauter un repas à ton âge.
- T'as dit quoi, Rayan ? T'as balancé quoi ?
Tu peux pas fermer ta bouche ?
Ferme ta bouche, putain !
- Tom ! Appelle mon pote Boris aux stups,
je voudrais des infos sur le trafic de shit Cité Curial.
Le cash viendrait de là. Je veux savoir qui commande.
- Ca marche.
- Alors, il s'est mis à table ? - Alors...
Apparemment, ça s'est passé en 2 temps. D'abord, le braquage.
Les mômes vont au coffre, enferment Herville et Wang, et se tirent.
Ensuite, quelqu'un, ou une autre bande, arrive
et là... - Peut-être les trafiquants de shit
qui viennent récupérer leurs 329000 balles.
Ils comprennent qu'ils se sont fait carotter,
découvrent qu'Herville est flic et le tuent.
- Et le 3e mec ? - Rayan dit qu'il y avait
que Herville et Wang.
Le mec s'est peut-être tiré avant que la petite bande arrive.
- L'IJ a envoyé les résultats des empreintes de la scène de crime.
Il manque celles du personnel. J'en ai besoin pour le tri.
Et celles de Wang, elles sont où ?
- J'ai pensé que c'était inutile vu qu'il était identifié.
Désolé. - D'accord.
Je m'en occupe. - Pour l'instant,
on se concentre sur le business de shit.
T'as eu Boris ? - Ouais.
La cité a été dégringolée y a deux mois.
Gros coup de filet, 65 kg de résine de cannabis.
Par contre, dès qu'ils délogent une équipe, une autre arrive.
Ils ignorent qui tient le business. - On repart à zéro, quoi.
D'accord. Ali, va chercher Rayan.
- On l'emmène chez le juge ? - Ouais.
- Tu fais quoi
avec ton petit carton ? - Beckriche m'a filé un petit bureau
plein sud, donc j'y vais. - Super.
C'est sympa.
- Je rêve !
Je galère pour m'approvisionner et elle se fait livrer !
J'arrive plus par le parloir.
- De quoi tu parles ? - De quoi je parle ?
Du shit.
- On a une projection.
- Y a 200 g de shit,
facile. Hop !
Hop. Putain !
Mélanie va reprendre tout mon trafic.
Déverrouillage de la porte
Le matos va sortir
dans deux, trois jours, quand les surveillantes seront calmées.
- Mesdames, fin de promenade ! On sort,
s'il vous plaît ! Merci.
- Ce sera 5 par 5, merci.
Stop.
- Vous pouvez rejoindre votre cellule.
- Allez-y.
C'est bon.
Attendez.
- Tu vas récupérer le matos de Mélanie.
- Non, mon dossier doit être nickel pour mon audition.
- T'es jamais fouillée ! On fait ça demain.
T'es avec moi maintenant. On fait équipe.
- Allez-y. Vous aussi.
Stop. Vous, allez-y. Vous, allez en salle d'attente
pour la fouille.
C'est bon.
Attendez. OK.
Allez-y.
OK.
- La dernière fois que tu m'as invité c'était pour m'emprunter ma maison.
C'est quoi cette fois ? - On n'a pas fêté ton élection
à la présidence de l'association des avocats-pénalistes.
- Je vais faire fondre ta CB.
- OK.
C'est à propos de Joséphine Carlson.
Elle est en détention depuis 3 mois.
Personne dans la profession n'a bougé le petit doigt.
- Tu veux quoi? - Wagner va la convoquer.
Si quelques ténors
m'accompagnaient, ça lui mettrait la pression.
- Attends, rassure-moi, il t'a pas échappé
que Carlson est accusée de tentative d'homicide sur un confrère ?
- Le dossier est vide. - Ca, c'est toi qui le dis.
Tu permets ?
Elle t'a fait quoi, cette fille ? - Comment ça ?
- Elle te colle un procès, puis
tu la défends contre un confrère dans une affaire douteuse,
et maintenant, tu veux t'exposer pour elle devant les confrères.
Elle te rend con.
- Je t'ai demandé un service. Tu vas le faire ?
- Merde !
T'es amoureux ! - Chacun a droit à une défense.
- Arrête, pas à moi !
- Toute la profession déteste Wagner.
- Carlson n'est pas populaire non plus.
Je vais voir ce que je peux faire.
- Là.
Il a l'habitude de bicrave ici, en bas de ce bât.
- Dans la tour, là ? - Ouais.
- Y a du monde, tu le reconnais ?
- C'est lui, là-bas.
- Celui qui vient de jeter son bédo ? - Ouais.
- T'es sûr que c'est Kader ? - Ouais.
- On dirait pas qu'ils ont tapé la cité il y a 15 jours.
- On dirait un McDrive.
Tu sais quoi ? Tu vas acheter une petite barrette.
Pour être sûr que c'est lui.
- T'es sérieux ? Il va me détroncher direct !
Je lui ai couru après en criant "police" !
- T'étais loin, il va pas te reconnaître.
- Non, franchement. Ce genre de truc, ça se prépare.
- On le prépare, là.
Tom, Nico, il faut emmener Rayan chez le juge.
On va le déposer à l'entrée sud de la cité.
*-Reçu pour Tom et Nico.
- Tiens, prends ça.
A tout de suite.
- On verra l'an prochain.
- C'est scandaleux ! Il y a tout à jeter, là.
Entraîneur, joueurs...
- Ca va ?
Propos indistincts
- Fais attention à toi. Vas-y, mon gars.
Ouvre ta veste, tu connais.
T'as pas une feuille, mon pote ? - Euh...
Je les ai laissées dans la caisse. - T'as une feuille, mec ?
Merci.
C'est bon. Salut, mon gars. - Salut, mon poto.
- A la prochaine.
- C'est bon ? - Vas-y.
Sifflement du détecteur de métaux
- Je vais te prendre un 20 E, s'il te plaît.
- T'es nouveau, toi ? C'est la 1re fois que je te vois.
Tiens, celui-là est plus gros.
- Cimer. - Tu vas kiffer, c'est de la frappe.
Tu peux sentir, tout. OK ?
- OK. - Hé !
Tu reviendras pécho ici.
- Ca marche. - T'inquiète, ça va te plaire.
- Cimer.
- Alors ? - C'est lui.
Il deale dans les escaliers.
- On va se le faire ! - S'il a tabassé le gamin,
il fait peut-être partie de la bande qui a tué Herville.
On le coffre ?
- La mort d'un flic, c'est trop gros pour un dealer.
- Il a pu participer. - On veut le vrai responsable.
Si on l'arrête, on devra jouer franc-jeu.
On va l'utiliser pour identifier
le nouveau boss. - Comment ?
- On va planquer là en attendant qu'il sorte.
- Vous êtes en mauvaise posture, Rayan. Vous avez avoué avoir fait
un braquage. J'envisage
un placement en détention provisoire, sauf si vous parlez.
- J'ai déjà tout raconté. Vous voulez quoi de plus ?
- Je veux savoir à qui appartenait l'argent que vous avez volé.
- J'en sais rien ! - Vous êtes tombé dessus par hasard.
- Ca fait 2 h que vous me soûlez. Moi, j'ai déjà tout dit.
J'ai juste pris la voiture à mon éducatrice
et j'ai retrouvé Karim et Jimmy à Argenteuil.
Comme j'avais une caisse,
ils m'ont dit de les emmener. Je savais pas pourquoi.
- Et ils vous ont forcé
à faire un braquage. Sous la menace d'une arme ?
- Je suis désolé pour le keuf et le Noiche, là. Enfin, le Chinois.
J'ai rien d'autre à dire.
- Si vous restez dans cette attitude, je demande votre détention.
Messieurs.
- Mon juge m'aurait jamais fait ça.
J'suis pas une balance.
Dis à maman que je suis désolé.
- Je vais te sortir de là, OK ? - OK.
- Allez, avance.
- Bonjour. - Bonjour.
- Je demande son incarcération.
- Il a 15 ans, vous pouvez pas faire ça.
- C'est à lui de voir.
Sonnerie SMS
- Commandant Berthaud ? Bonjour.
C'est moi qui vais procéder au relevé des empreintes de M. Wang.
C'est pour Wang.
C'est pas celui-là.
- Pourquoi t'es pas allé chercher la barrette ?
- Toi, tu passes incognito. - Ca veut dire quoi, ça ?
- Comment ça ?
- C'est mieux d'avoir un Arabe qu'un Breton dans son équipe ?
- C'est mieux d'avoir un peu d'Arabe, de Breton, de Chinois, de gonzesse.
- Tu sais qu'un collègue sur deux vote FN ?
Regarde. On est deux, là.
Fais le calcul. - T'es fort en maths, toi.
- Eh ouais, mon pote.
- Il sort, là.
Il se casse.
Merde, je vois pas trop.
Qu'est-ce qu'ils foutent? Je les vois plus.
Vrombissement de la moto
On se le fait !
- Putain !
- C'est bon.
Je l'ai !
- A gauche !
Crissement des pneus
Prends à droite.
- J'ai vu, je suis pas con.
- Fais gaffe,
dos d'âne ! Dos d'âne !
Klaxon
Arrête-toi !
Halètements
Arrête-toi !
Viens là ! Arrête-toi ! - Lâche-moi !
- Calme-toi.
Je veux juste te parler. Fais-moi confiance.
- Je te crois pas ! - T'as ma parole.
Wallah hadim, c'est vrai !
- Vas-y, enlève ton casque. Arrête tes conneries maintenant !
Tu arrêtes ça !
T'arrêtes tes conneries maintenant, d'accord ?
- Pourquoi vous m'arrêtez ?
- Pourquoi ? C'est quoi, ça ?
Hein ?
On t'a vu tabasser un môme dans le 19e. Il est amoché.
- J'ai tabassé un môme, moi? - Oui.
- J'ai tabassé personne ! - C'est con, on t'a vu.
- Je suis connu pour le deal.
J'ai baffé des petits
parce qu'on m'a dit de le faire.
- Et tu connais pas celui qui t'a dit ça.
On veut bien être gentil, on oublie la procédure.
Je te préviens, t'as intérêt à nous donner des choses.
Ce qui nous intéresse, c'est le deal dans ta cité.
Rentre chez toi, réfléchis bien et demain, tu nous files un tuyau.
C'est clair ?
C'est clair ?
Vas-y, file-lui son casque et ta carte.
Hé!
Tu nous appelles, OK ?
Vas-y, casse-toi.
Roucoulement des pigeons
On frappe et on entre.
T'as dormi là, toi ?
- Ouais...
- Ca va ? - J'ai du lourd.
- Ah ? - Les empreintes sur le verre
en face de celui d'Herville,
c'est celles de Wang, le patron du restaurant.
Elles sont aussi sur le téléphone.
- Donc le rendez-vous d'Herville, c'était Wang ?
- Ouais. J'ai passé ses empreintes
au FAED
et elles sortent sous un autre nom.
Wang Xiao Peng, et non Wang Xiao Ping comme sur ses papiers.
Le même nom à une lettre près. - Ca te réussit, ce bureau.
- Regarde.
En 2008, il a été arrêté et a fait 1 an de prison
pour contrefaçon de médicaments. Il était clandestin.
Ce qui est bizarre, c'est qu'il a pas été expulsé.
- Et on le retrouve 10 ans plus tard avec des papiers
bidouillés à une lettre près.
C'est quoi l'embrouille ?
- Il a peut-être un dossier aux affaires réservées à la préf'.
Je vais voir.
- On sait qui Herville allait voir. Reste à savoir pourquoi.
- C'est ça.
- Ton dossier est vide ! L'accusation repose uniquement
sur le témoignage de Vern qui dit t'avoir reconnue.
Je prouverai que c'est impossible. - Comment ?
- Je vais louer une bagnole et aller sur place avec un expert.
On va montrer qu'il est techniquement
impossible qu'il t'ait reconnue.
- T'es sûr que c'est la bonne stratégie ?
- Wagner fera pas de reconstitution,
aucun juge ne se lance dans une procédure si onéreuse.
Pour autant, il sera sensible à une argumentation précise.
Bonne nouvelle : on aura quelques ténors avec nous à l'audition
pour mettre la pression à Wagner.
- Ah bon ?
- L'ADAP va se mobiliser. Le président est un ami.
- J'y crois pas.
- Que c'est un ami ou qu'ils vont venir te soutenir ?
- J'ai du mal à croire à la solidarité de notre profession.
Encore moins pour moi. - C'est dans l'adversité
qu'on voit ses semblables
différemment. - Ton catéchisme te revient?
- Toi, tu retrouves ton humour. C'est bon signe.
- Allô ?
*-C'est Kader. Tu peux me rendre service ?
Un PD a acheté la caisse de ma sœur mais elle reçoit les PV.
- Et alors ?
- Je te passe la plaque et tu me dis où il habite.
Tu me donnes des infos.
- Tu me donnes quoi en échange ?
- Là, sur le parking de la galerie marchande,
*il y aura une voiture grise garée, à midi.
Une Seat. C'est un grossiste.
Écoute, oublie.
- Non, c'est bon. Envoie-moi la plaque d'immatriculation.
*-T'inquiète, tu vas pas être déçu.
- Fin de promenade ! Merci de vous rapprocher de la grille.
- Qu'est-ce que tu fous ? - Avance, putain !
Musique de tension
- C'est bon, allez-y. Vous pouvez y aller.
C'est bon, allez-y. Allez-y.
Votre bonnet, s'il vous plaît. Vous passerez à la fouille.
Allez-y.
Avancez. Allez-y.
- J'ai oublié mon livre dans la cour. Je peux aller le chercher ?
- Surveillante !
Allez-y. - Merci.
- Avancez, merci. Allez-y.
Par contre, vous passerez à la fouille avec ma collègue.
Vous pouvez avancer. Merci.
On entre.
- Qu'est-ce qui t'a pris ? - Plus jamais tu me fais ce coup-là !
- Ah ouais ? Sinon quoi?
- Tu veux ton shit ? Tu l'auras.
Mais à ma manière.
- C'est le point d'impact officiel.
- Y a pas de caméras ? - La concierge est formelle.
Depuis l'accident, la copropriété n'a pas voté le budget.
Ca donne quoi, là ? - Il y a aucun reflet.
- Sûre ? - Je vois parfaitement ton visage.
- Oh, merde !
- Y a pas assez de lumière.
Le néon est pas assez puissant. Ca manque de contraste.
- Ah, il est cassé celui-là.
Attends...
Il est accessible, là.
Tiens.
- Qu'est-ce que tu fous ? - Si on te demande,
dis que j'ai réparé les néons.
Merci. Attention.
Ca bouge pas.
Tiens. Vas-y, donne.
Parfait.
- C'est un peu mieux.
Tu peux monter dedans ? - Bien sûr, attends.
- Portière fermée. - Je ferme la vitre aussi.
- C'est parfait !
J'ai un bon reflet, je vois plus du tout ton visage.
- Shoote, shoote !
- C'est bon.
- Montre.
- Regarde.
- Parfait !
Tu pourras mettre "expertise" sur ta facture ?
- J'ai été obligé de vous reconvoquer.
- Vous faites votre métier. On frappe.
- Pardon, M. le Juge. Madame.
L'audience précédente avait beaucoup de retard.
- Votre infirmier-anesthésiste
m'a fait une déclaration troublante.
D'après lui, vous n'étiez pas présente
dans le bloc opératoire lorsque
s'est déclarée l'hémorragie qui a été fatale à M. Vouters.
- C'est vrai.
J'ai menti, car je ne voulais pas mettre en cause cet infirmier.
Je suis la chef de service, c'est à moi d'assumer ce décès.
- Mais alors,
où étiez-vous ?
- En réanimation.
J'ai dû accepter en urgence un accidenté de la route.
- Il y avait donc ce jour-là 4 blocs opératoires ouverts
et ce pour une anesthésiste.
Vous étiez donc en situation de sous-effectif.
- C'est une situation courante.
- Vous m'avez rapporté qu'un chirurgien a fait pression
sur vous pour garder son bloc ouvert et ne pas annuler ses opérations.
- Les opérations du Dr Beauchamps étaient simples.
Il avait besoin de ces interventions pour remonter ses chiffres du mois.
- Vous voulez dire
que l'hôpital impose des objectifs chiffrés aux médecins ?
- L'hôpital facture à l'acte et veut des résultats.
Ca marche ainsi depuis quelques années.
- On suit la dictature du chiffre.
Nos institutions sont sous le même joug.
- Ma cliente a dénoncé plusieurs fois à l'administration
ce problème chronique. - Je ne souhaite pas
incriminer ma hiérarchie.
- Je ne vous demande pas de le faire.
Je m'en charge.
- Votre dossier est bien ici.
Le nom, c'est Wang Xiao Peng, numéro 345FC.
- Si je pouvais avoir une copie papier, ce serait parfait.
- Oh, ça bugue ! Elle insiste sur le clavier.
Vous pouvez pas le consulter.
- J'ai rempli la clause de confidentialité.
- Certains dossiers nécessitent l'accord
du bureau du directeur de cabinet du préfet. C'est le cas ici.
- On peut trouver une solution. - Je viens de vous la donner.
- Je vous dérange, M. le Juge ?
- Il a dit quelle heure ?
- Entre midi et midi et demi.
- Il t'a gâté ton tonton. C'est un tonton de compète, ça.
- Avec ça, on lui met la pression, il balance le nom de son chef.
- Tu l'as bichonné ? - J'étais à bonne école.
*-Gilou ? - Ouais ?
- La Seat vient d'arriver. Immat' :
*Alpha-Roméo-3-4-7-Mike-Roméo.
Elle est en face du PMU, à droite en sortant.
- C'est bon, je la vois.
*-Ca marche. - Tu passes par la droite.
Sors de là !
Dépêche-toi ! Ecarte les bras et les jambes.
Tu fais quoi là-dedans ? - J'ai juste garé la caisse.
- Qui te l'a demandé ? - Un pote à moi.
Il m'a dit de la garer ici.
- Il y a quelque chose ? - Putain, y a rien !
- T'as quel âge pour conduire, toi ?
-15 ans. - C'est pas bien, ça.
Allez, casse-toi de là.
On s'est fait baiser !
- Il m'a pas raté, l'enfoiré !
- Ca arrive que les tontons nous la mettent profond.
- C'est ma faute. - Pourquoi ?
- Il avait besoin d'un service pour sa sœur,
donc j'ai donné un nom et une adresse à partir d'une immat'.
- T'as filé une adresse comme ça ? - Ouais !
- Tom, on s'est fait baiser. On se casse.
*-OK, reçu.
- C'est quoi le nom ? Oh !
- Amina Chemla.
- Tu fais jamais ça !
Boris, c'est Escoffier.
Est-ce que le nom d'Amina Chemla te dit quelque chose ?
Amina Chemla.
Je comprends mieux. Merci.
Amina a aidé les stups à démanteler un trafic dans la cité.
Elle a déménagé par peur des représailles.
Kader veut sa nouvelle adresse pour la buter.
On y va. Le coup de la frangine,
j'y crois pas ! Je parie qu'il t'a parlé en arabe.
- Ca veut dire quoi? Nous, les rebeus,
dès qu'on nous parle de frangines, on pète les plombs, c'est ça ?
- J'ai pas dit ça... - Que ce soit clair,
je suis né à Rouen, mes parents sont profs et j'ai pas de sœur.
Le chanteur préféré de mon père, c'est Brassens, pas Cheb Khaled.
C'est moins exotique, du coup.
- Ils étaient deux.
- On sait qui c'est, madame. - Vous croyez m'apprendre un truc ?
- Il faut porter plainte.
Emue - Comptez pas sur moi.
Elle renifle.
- Faut qu'on fasse plonger Kader pour le tabassage de Karim.
S'il est toujours dans le coma, il va prendre un max.
- Kader est notre indic', on a besoin de lui.
- C'est toujours les mêmes qui trinquent!
Je suis devenu flic pour protéger ces gens.
- On va gérer Kader à ma façon. Il nous a baisés, un point pour lui.
On va le reprendre en mains, tu vas voir.
- Une administration coriace, mais il doit y avoir une raison.
Regardez ça.
- Merci.
Vibreur
Vous avez mis la main sur une pépite.
Wang a été régularisé il y a 10 ans
à la demande de qui? Je vous le donne en mille.
- Herville. - Tout juste.
A l'époque, Wang l'a aidé à démanteler
un trafic de clandestins.
- Wang était son tonton.
- On peut dire ça comme ça, même si ce lien n'a jamais été enregistré.
On avance. Bravo, Laure !
- Hé !
Tiens, on est sympas, on t'a pris à bouffer.
- Cool, je suis content. - On est pas rancuniers, hein.
- Vous êtes marrants, je vous ai filé un tuyau quand même.
- Tu te fous de moi avec ton tuyau percé ?
- Ferme ta gueule, mange ton truc.
Voilà, je te demande un truc, tu le fais.
- On s'est pas bien compris avec ton collègue.
- T'as intérêt à nous filer du lourd ou on t'envoie en taule.
Quand tes potes de cellule sauront
que tu faisais du shopping avec nous, ils vont
te percer le cul.
- Demain, y a le comptage. - Comment ça ?
- Le boss vient chercher la recette. - Où ?
- A la cité. La dernière fois, c'était au 2e, chez un Malien.
- Qui nous dit qu'il y aura la thune et que tu vas pas nous niquer ?
- Je me foutrai à la fenêtre, je pèterai une clope.
Ca vous va ?
- Viens, on va mettre du ketchup dans ton truc.
- Wang était
le tonton d'Herville.
C'était pas officiel, mais son intervention
pour le régulariser prouve qu'ils avaient un lien.
- Sa présence le soir du braquage n'était pas un hasard.
- Ca nous dit pas pourquoi Wang l'a appelé ce soir-là.
- On sait que Wang était nourrice pour l'argent de la drogue
de la cité voisine. Il était peut-être sous pression
et il avait des choses à dire à son ami flic.
- Le braquage des gamins alerte les trafiquants, qui arrivent
et trouvent Wang enfermé avec un flic.
Ils pensent qu'il les a balances et décident de les liquider.
- Ca se tient.
- Mais on n'a rien pour étayer ces hypothèses.
Vous n'avez pas identifié qui est à la tête du trafic de drogue.
- Non, mais demain matin, on a moyen de taper
le chef en flag avec sa recette.
D'après notre indic', il récupère son blé tous les 15 jours,
soit 150000 euros.
- Avec ça, on a de quoi le cuisiner. - Non, selon moi,
ça va bien trop vite.
On ferait mieux de l'identifier et de monter un flag plus tard.
- Nous, on est prêts.
On sait où se fait le comptage
et on a un appart' en face pour les surveiller.
- Raison de plus pour prendre le temps d'observer.
- Si, on y va.
On interpelle demain.
Je vous laisse travailler.
Applaudissements
- Bon, je vous présente le dispo. Téléphone
On fait ça sans renfort pour être discret.
- Laure, c'est pour toi.
- Prends le message.
- On se met en place cette nuit.
Le comptage se fait ici. - Quoi ?
- Nous, on sera en face pour observer. Deux voitures ici
et là pour bloquer les issues
et éventuellement
interpeller. Je fais passer.
Apparemment, le big boss roule en Mégane grise.
- C'est une certaine Nathalie. Ca a l'air grave.
Elle parle d'une urgence. Tu dois rappeler.
- Laure ?
- C'est Romy.
- Enfin ! T'étais où ? Nat' a tenté de te joindre !
- Qu'est-ce qu'elle a ? - Tu peux pas répondre ?
- J'ai cru
qu'elle appelait pour la fête.
- On avait besoin de toi.
- Le chirurgien voulait pas l'opérer sans l'autorisation d'un parent
et Vincent était à Lille.
- Moi aussi, je bossais. - Tu déconnes, Laure.
Romy était en danger et t'es pas foutue d'être là.
(-Arrête.)
- Qu'est-ce qu'elle a ?
- Depuis hier, elle a de la fièvre. Elle avait du mal à respirer
donc je l'ai amenée ici.
Le canal artériel est mal refermé. C'est fréquent chez les prématurés.
- Qu'est-ce que... Où tu vas ?
Oh ! Nat est restée seule avec Romy alors qu'elle souffrait.
Tu vois ce que ça fait?
Non, tu peux pas savoir, t'es jamais là.
(-Vincent !)
- Je croyais que tu t'en foutais de mon dossier.
- Y a que les cons qui changent pas d'avis.
Ton avocat commis d'office est à côté de la plaque.
Quand t'as accouché d'Alizée, on t'a retiré tes droits parentaux ?
- Son père et moi, on était toxicos,
on vivait dans un squat, il était HIV...
- OK, j'ai pas besoin des détails.
Il y a 10 mois,
tu vas chercher Alizée à l'école et l'emmènes à Disneyland, c'est ça ?
- C'était son anniversaire.
Elle sait que je suis sa mère, même si c'est l'autre pute qui l'élève.
- Et c'est bien toi qui l'as ramenée dans sa famille d'accueil?
- Oui. Elle arrêtait pas de chialer, je savais pas quoi faire.
Elle avait peur du train fantôme,
c'est bon, elle a 10 ans ! Elle est comme son père,
il avait peur de tout, c'est moi qui tuais les araignées.
- Mélanie, ton avocat est passé à côté d'un truc énorme.
Je peux t'aider en échange du shit. - Quoi ?
- Celui qui était planqué dans la cour.
- Tu te fous de moi. - Non.
Si on a un deal, je t'explique la suite.
Tu veux sortir ou pas ?
- Deal. Je t'écoute. - Même déchue de tes droits,
tu restes la mère biologique d'Alizée.
- Grave que je suis sa mère ! - T'as été mise en examen
pour enlèvement et séquestration, mais il s'agit d'une soustraction
de mineur par ascendant. - Ca change quoi?
- T'es sous mandat de dépôt criminel
depuis 9 mois alors qu'on ne peut te poursuivre que pour un délit
avec mandat de dépôt de 4 mois renouvelables.
Ils ont tout faux. Le juge devrait te libérer rapidement.
- Sérieux ? - Je te mets tout ça par écrit,
ton avocat pourra faire le nécessaire.
- T'es trop forte, toi !
Tu vas te faire plein de copines.
- Non, dis rien à personne. J'ai pas l'intention de prendre racine ici.
- L'opération s'est bien passée. Soupirs de soulagement
Votre fille est une battante.
On la garde en observation. - Merci, docteur.
- On viendra vous chercher quand vous pourrez la voir.
- Salut.
- T'as bien bossé.
Tu mérites une récompense.
- Putain, je saigne !
- Y a des nanas qui entrent en taule en parfaite santé, et en 2 mois,
bim ! Elles perdent leurs dents.
C'est un truc de malade, hein ?
- C'est juste de la fatigue.
- S'il y a des bulles, c'est qu'il a été coupé au caoutchouc.
Il y a l'odeur, la texture,
mais y a qu'une chose à faire pour savoir s'il est bon,
c'est le fumer.
Tiens. - Non, je viens
de me laver les dents.
- Putain, t'es chiante ! Kiffe le moment, merde !
- Tu kiffes d'être ici, toi ? - Eh ouais.
Je suis dans le présent.
Je prends ce qu'il y a à prendre.
Si tu passes ta vie à gamberger sur ton dossier,
à penser à l'extérieur, tu vas crever à petit feu ici.
Jamais être dans le présent, c'est pas sain.
Cris de jouissance
C'est Vanessa.
Elle a une façon de jouir
trop cheloue. Rires
Elle te fait monter direct !
C'est un truc de malade !
- C'est gentil, madame, de nous aider.
Il est pratique, votre appartement.
Par contre, je vais vous demander d'éteindre votre lampe.
C'est pour pas qu'on nous voie de l'extérieur. j'éteins.
Voilà.
- Ca va être compliqué pour les mots croisés, mais ça va ?
(-Ca va.) (-On fait doucement.)
- D'après Kader, les Maliens
sont au 2e étage, appartement 27.
- OK. - A tous de Gilou,
vous êtes en place ? *-En place pour Nico.
- En place pour Tom. Par contre, Laure est toujours pas là.
- OK, reçu.
- Elle a quel âge, sa fille ? -6 mois.
- T'as eu une petite histoire avec ? - Oui, mais ça a pas collé,
voilà. Et la fille, elle est pas de moi.
Ali siffle. - OK, d'accord.
Je disais ça comme ça.
- Faut que je l'appelle. Tu checkes ? - Ouais, vas-y.
Vibreur
- Ouais, Laure, c'est moi. Je voulais prendre des nouvelles.
Tiens-moi au courant.
- Gilou pour Tom. Une Mégane gris foncé vient de passer devant moi,
suivie d'un T-Max.
Ca se dirige vers vous.
- OK, ça correspond aux renseignements de Kader.
On reste en position. *-Bien reçu pour Tom.
*-Reçu pour Nico.
Clic de l'appareil
- Le barbu avec la casquette, là, c'est peut-être lui, le boss.
Je vais envoyer la photo
à mon pote des stups pour savoir s'il le connaît.
Tom, des nouvelles de Laure ? - Négatif.
*-Et toi, Nico ? - Négatif, toujours rien.
- On va au 2e !
Sonnerie SMS
- C'est Kader ? - Ouais.
- Il dit quoi ? -"Le boss est là."
- C'est bon pour nous, ça. - Doucement, il nous a déjà baisés.
A tous, on bouge pas. On veut un flag.
Le boss et le fric. *-Reçu pour Nico.
*-Reçu pour Tom.
- Ouais, Boris. T'as reçu la photo ?
Alors ?
OK. Je te tiens au jus.
- Il a dit quoi ?
- Le mec à la casquette c'est Nasser Ben Slimane,
un gros client qui a une autre cité dans le 93. C'est le boss.
- Yes !
Ronflements
(-Elle s'est endormie !)
(-Madame !) (-Chut, arrête.)
Brouhaha
Il sonne.
- Ca va ? - Ouais, tranquille.
- Au calme.
Venez, on va au 4e. Sa dame là,
elle regarde trop mal. Un jour, je vais la plier.
Elle nous met l'œil chaque fois.
- Ils ont pas l'air
d'aller chez les Maliens.
- Ils vont se coucher. - Kader nous a embrouillés.
Soupir
- Hé, dès qu'on rentre, vous allez tous dans le salon, OK ?
Il sonne.
- Ca s'est allumé au 4e.
- Ca va, l'ancienne ?
Désolé de te déranger, on prend ton salon vite fait.
- T'abuses. - Vas-y, rentrez.
- T'abuses, toi. - Désolé. Tu nous fais des frites ?
Ouais, fais-nous des frites. Pas pleines d'huile cette fois.
Bien croustillantes, OK ?
Merci. Hé, machine, billets, téléphones !
- Ca tombe bien, envoie le téléphone.
Envoyez les téléphones !
Préparez les feuilles de compte.
Tenez, de la part du patron.
- T'as récupéré tous les bigots ? - Ouais.
- Toi, t'as rien à me dire ? - Envoie les feuilles de compte.
- J'te parle ! T'as rien à me dire ?
- Comment ça ?
- T'as pas un petit qui s'est fait soulever ?
- Dis pas n'importe quoi, c'est un petit, il a 15 ans.
Il roule sans permis, c'est pas ma faute.
- Tu crois que les keufs sont là par hasard ?
Écoute bien,
la mort de Wang et du commissaire, ça peut les mettre
sur nous direct. T'y as pas pensé ?
- Arrête d'être parano.
- Celui qui a fait ça, quand je vais l'attraper, je vais lui faire
des trucs, ma parole, c'est pas répertorié.
- Tiens ça.
- Merci.
- Fais voir.
- Tu crois qu'ils sont là ?
Elle démarre.
Brouhaha
-4e fournée. - Aïe, aïe, aïe !
- C'est bon, y a Kader. A tous,
Kader fume une clope à la fenêtre.
Le comptage doit être terminé.
Tom, des nouvelles de Laure ? *-Toujours rien, Gilou.
- Dès qu'ils sortent, on les serre.
- T'es à 3000/jour, là. - Facile !
On a ouvert un drive au quartier.
On sert les clients en 2 minutes, ils sont satisfaits, ma gueule !
- Faut être créatif ! - Il fait le fétiche.
- Arrête de parler ! - Tiens, le fétiche,
tu feras des courses pour la daronne.
Donne-lui des frites aussi. Enlève tes mains ! Tiens.
- Vas-y, c'est bon.
- Recompte-moi ça.
Il est où, Kader ?
- Il est aux chiottes.
- Oh, tu fais quoi, là ? Qui t'a dit d'ouvrir ?
- Je fume et j'aime pas l'odeur des frites là-bas.
- Si je t'ai repris
dans mon équipe, c'est uniquement parce que tu connais le terrain.
Essaie même pas de me baiser. Allez, casse-toi !
Vas-y, casse-toi avec les autres.
On remballe !
- A tous, tenez-vous prêts.
Il nous faut la thune et le boss. Tout le monde est en place ?
*-Ouais, on est en position, Gilou.
Brouhaha
- OK, ça sort.
Il est où, le fric ? - Ils l'ont laissé en haut?
*-Gilou, on interpelle ?
- Non, il nous faut le fric. *-Reçu.
*-Reçu pour Nico.
- Ils l'ont sur eux ? - C'est des petites coupures,
ça se verrait, c'est encombrant.
Personne est entré ou sorti, j'ai pas rêvé ?
- Le facteur !
Il y a que lui
qu'est entré.
- T'as raison, ils ont sorti le cash avec le facteur.
Vibreur Ouais, Laure ?
- Je suis désolée, j'ai merdé ! Vous êtes où ?
- Nulle part, on s'est fait baiser par un facteur qui a sorti le cash.
- Comment ça ? *-Un faux facteur
a sorti le fric.
*On peut pas intervenir. - J'arrive !
Crissement de pneus Putain !
C'est pas vrai !
Un postier au casque noir ? - Tu le vois ?
- Oui, je l'ai. Un postier avec un jean !
- Le lâche pas !
Générique de fin
Sous-titrage : Carole Moireau pour Lylo Media Group
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