All language subtitles for Le.poulpe.1998.FRENCH.1080p.WEBRip.x265-VXT-French

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Original subtitles

[un homme] J'ai mal aux pieds dans ces groles.

[musique hard rock]

[silence]

Je ne la sens pas cette église.

Ouais, ça pue.

[un corbeau croasse]

[musique hard rock]

[silence]

[musique hard rock]

[silence]

[homme] Putain, les pompes !

[musique hard rock]

Et merde !

Tiens, aide-moi.

[grognements]

[en espagnol] Ah ! Fils de pute !

[grognements]

[grincement]

[musique hard rock]

Encore un indice Ă  la con.

[il joue "L'Internationale"]

ArrĂŞte tes conneries.

[musique hard rock]

Alors, qu'est-ce qu'on fait ?

Ben, c'est foutu.

Préviens les flics, moi, je vais me coucher.

[musique hard rock]

[chaussures couinent]

On est vachement bien dans ces pompes !

[musique hard rock au loin]

[musique de plus en plus forte]

[musique continue]

[guitare]

[il soupire]

["Where Is My Mind?"]

Ben, qu'est-ce que tu fous lĂ  ?

Tu aurais pu prévenir.

Je viens finir ma nuit.

Qu'est-ce que tu crois ?

Tu peux pourrir la mienne sans prévenir ?

Chérie, laisse-moi rentrer, je suis claqué.

- Tu m'ennuies, Gabriel. - [chasse d'eau]

T'es pas tout seul.

D'ailleurs, moi non plus.

["Where Is My Mind?" continue]

[sonnette de vélo]

Plus on en parle, plus il y en a.

Tu es d'accord ?

C'est pas si simple.

C'est comme les accidents d'avion.

C'est ce que je te dis,

plus on en parle, plus il y en a.

Je te l'ai déjà dit, couillon.

- [tousse] - [homme] C'est ce que je dis.

Mais il y a des pays sans avion.

Oui, oĂą il y a pas d'avion, il y a pas d'incendie.

Eh, oui.

- [toux] - Tiens, voilĂ  le Poulpe.

Vu d'ici, on dirait plutôt une murène.

-Il n'y a aucun danger. -[un homme] Le revoilĂ , lui !

[homme 2] La 3ème fois qu'on le voit.

[homme télé] Les systèmes de sécurité ont

comme prévu, bien fonctionné.

C'est ça, comme prévu !

Pour une fois de plus, contre l'exploitation partisane de ces…

Nos gosses naîtront avec deux têtes !

Allez, en prison, les hippies, non mais !

Ils nous font chier, ces cons.

Et mon café ?

Il est pas bien, lui !

[musique latino-américaine]

- Salut, Gérard. - [patron] Salut, Jean.

- Monsieur Jean. - [Gérard] C'est ça ! [rire]

- [sonnette] - Il s'est pas laissé faire le chevelu !

Deux tĂŞtes et quatre bras, je ne sais pas oĂą ils vont chercher ces conneries !

Remarque, c'est le genre de trucs que tu es capable de sortir quand tu es en forme.

Parce qu'aujourd'hui, euh…

Mais dis quelque chose, merde !

La cuvette est pleine de bouillon.

Quoi ?

Mais…

OĂą tu as vu du bouillon dans la cuvette ?

Ah oui, très fort !

[il rit]

C'est une contrepèterie, quoi !

Une fantaisie sémantique.

- [sonnette] - [homme Ă  gauche] Le signe, le sens,

la sémiologie, quoi !

Oui, la sémiologie !

- Bonjour, Castel. - Bonjour.

Sémiologie de mes couilles.

Tu ferais mieux d'aller bosser, toi, feignant !

[sonnette]

Je descendrais bien une petite cĂ´te.

Si c'est pour des factures, va boire en face.

J'en viens, Ducon.

N'importe quoi, toi !

[conversations indistinctes]

[sonnerie]

Viens voir ici, toi.

Oh, putain, ça sent la houle !

La liberté est une astreinte.

Tu me le rabâches depuis qu'on est ensemble !

On s'aime, on fait ce qu'on veut en respectant la liberté de l'autre.

Débarquer à l'aube chez moi sans me prévenir, c'est une atteinte à ma liberté.

Quant à tes vannes machos sur l'inventaire de la coiffeuse…

Je préfère les oublier.

J'ai sonné, mais il n'y avait personne.

Enfin, on ne m'a pas répondu !

- Elle se casse le col du fémur. - La pauvre !

- Elle doit souffrir ! - Le martyr !

[femme rousse] Après, elle descend les escaliers…

Ça vient de Morsang, où j'allais en vacances.

"Ville de Morsang. Mademoiselle,

"nous vous informons que des individus se sont introduits

"dans le cimetière, ont saccagé la tombe de vos grands-parents."

[bris de glace]

- Et merde ! - Sept ans de conneries.

Toi, paie et dégage, je t'ai assez vu !

"Nous vous serions obligé de venir pour constater les dégâts.

"En vous remerciant, bla bla, distinguées."

Tu viens avec moi ?

- Et ton boulot ? - [Chéryl] Il y a Sylvie et Vanessa.

Elles ne sont pas futées, mais elles tiendront une journée.

En ce moment, ça tombe mal.

[des oiseaux croassent]

Qu'est-ce qu'il cherche ?

Il a des belles pompes.

Vous ĂŞtes de la famille ?

Ouais ! Toujours un peu compliqué la famille.

OĂą elle commence, oĂą elle finit !

Remarquez, c'est sans doute tombé sur eux par hasard…

Le hasard, j'y crois pas beaucoup.

Moi, je ne crois qu'à ça.

N'importe quoi, lui !

Il faudrait vous entendre !

Il faudrait…

C'est mon troisième balayage en six mois, le TGA 22.

Très bien, vraiment très, très bien.

[réceptionniste] Vraiment contente, hein !

C'est bien !

Oui, c'est bien.

Continuez et dans six mois, on vous appelle Kojak.

Vous croyez ?

Le TGA 22, je m'en sers uniquement pour détartrer les chiottes.

Ah bon ?

Il manque deux tibias et des osselets dans la tombe ouverte. C'est officiel.

Et alors ?

Ben, c'est capital !

S'ils ont pris des os, ils vont recommencer !

Qui va recommencer quoi ?

Les adorateurs de Satan ! Ils piquent les os pour leurs cérémonies,

comme chez les Pygmées ! [il rit]

Je rigole, mais c'est pas marrant !

Comme si on n'avait que ça, avec tous les barbus atomiques !

Ça vous change des alcootests !

Ça change pas !

Ça complique !

[réceptionniste] Mais je peux faire quoi ?

J'ai une solution, mais serez-vous d'accord ?

Euh, dites toujours !

Je vous préviens, c'est radical.

Ah, radical !

[réceptionniste] Ah ben, merde, alors !

- Vous trouvez pas ça bizarre ? - Les pygmées ou les barbus ?

Ceux qui attaquent les centrales avec des guitares électriques.

Moi aussi, j'aime bien la guitare.

Mais j'aime pas les barbus.

Sauf Zézette Top ! Alors eux, ce n'est pas pareil.

Enfin, chapeau, ça, ça ramone !

Et solide !

Et les Quatre Barbus ?

Les Quatre Barbus ?

C'est quoi, cette connerie ?

C'est un vieux groupe.

Débile comme nom ! Quatre Barbus, ça ne veut rien dire !

- C'est toujours mieux que Zizi Top. - Zézette Top !

Vous avez vos papiers ?

Ça va vous compliquer.

[le policier] Vos papiers.

Ah, tiens !

Voilà, avec les taxes, ça fait 6 000 francs à régler dans le mois courant.

6 000 balles pour une stèle fêlée ?

Et le chèque doit être libellé à l'ordre de la mairie.

Oh la la ! Oui, mais pour le liquide, il faut me remplir un formulaire !

Ah oui ?

Vous me dites être domicilié dans un café,

mais vous prétendez ne pas y travailler ni en être le patron.

- [la femme] Vous y faites quoi ? - C'est vraiment nécessaire ?

Ah, indispensable, il me faut une profession !

Mettez "attaché de presse".

C'est un métier de fille !

Je sais, mais j'ai gardé le même métier après mon opération.

Quelle opération ?

[Chéryl] C'est comme la calvitie,

- au début, ça surprend, mais on s'y fait. - Hmm.

J'ai trouvé ça près de la chapelle.

Je sais pas ce que c'est.

Et je sais pas pourquoi je lui donne.

S'il revient dans le coin, qu'il passe me voir,

j'aime bien cette conversation.

Dites…

Il y a un hĂ´tel dans le coin ?

[l'homme] Il faut voir.

[Chéryl rit]

[ils rient]

Tu te débrouilles plutôt bien pour un attaché de presse !

Dis-moi merci.

Ă€ moi.

[petits rires]

[ils rient]

[musique électro]

Deux secondes pour Paris.

Il part quand ?

Départ dans une demi-heure, changement à Nantes, sinon…

Sinon quoi ?

Sinon, euh… Je ne sais pas, moi.

[un train passe]

Vous connaissez ce truc ?

Vous êtes flic, c'est ça ?

Pas vraiment, non.

Il faut pas m'en vouloir, je suis assis toute la journée.

Je dis des conneries.

Ça vient d'Angernaud, c'est un ticket

de l'écomusée, là où il y a le sous-marin.

Mais putain !

Mais il est malade, ce mec.

Salope ! Petite pute !

[l'homme] Je vais te tuer !

[la voiture démarre]

Si on se prenait deux ou trois jours ?

Tu es sérieux, là ?

Tu n'as pas des vieux copains dans la région ?

Et le magasin ?

- Tu as tes deux shampouineuses, non ? - Oh, non !

[elle rit] Elles vont massacrer la mère Perez.

Il faut savoir déléguer.

Attends, Gabriel.

T'es pas en train de m'embarquer dans une de tes enquĂŞtes Ă  la con ?

Je te préviens,

compte pas sur moi.

Oh, tu m'entends ?

Il y en a marre de tes histoires.

Tu en profiteras pour t'acheter des fringues.

- Tu as vu comme tu es fringué ? - Je t'aiderai à choisir.

Je t'emmerde !

Je suis curieux de connaître tes vieux copains.

- Ah ouais ? - Hmm.

Tu pousses ton cul, lĂ  ?

VoilĂ .

On se connaît, face de pet ?

T'as pas trop chaud, lĂ  ?

Bon, tu te désapes, on est pressé !

Ouais, Ă  poil, la fondue !

Allez, maintenant, tu vas me sucer.

- [fermeture éclair s'ouvre] - [un homme] On va la niquer.

Ça, ça m'étonnerait.

[cliquetis]

Continue, mon pote, t'arrĂŞte pas.

Munitions.

- [Gabriel] La fièvre de trous de balles ? - Un suppositoire chacun.

[musique de fanfare]

Oh ben, ça promet !

[Chéryl] Je connais un petit hôtel sur la côte, pas très loin d'ici.

[Chéryl] Tu verras, on sera bien.

- [Chéryl] Oh, tu m'entends ? - [Gabriel] Hmm.

[Chéryl] Ah ouais, d'accord.

[radio inaudible]

Une terrasse sur le port et deux bières, il peut nous arranger ça ?

Ça se peut.

[radio]…par nos confrères de RTL.

Vous connaissez la ville ?

Un peu, j'y suis venue il y a quinze ans.

Ça s'oublie pas, c'est comme la nage et les Frères Jacques.

[radio taxi inaudible]

Vous venez faire quoi Ă  Angernaud ?

[chauffeur] Vous avez bien fait de revenir, c'est bon signe.

Ça veut dire qu'on n'est pas encore mort.

Angernaud, comme le cimetière, mérite le détour mais ne vaut pas le voyage.

Eh ben, c'est gai.

[sonnerie]

Ah, saloperie.

- [sifflement] - Oh, c'est pas vrai.

[sirène de bateau]

[Gabriel] Tenez.

Vous voulez un reçu ?

- Ah ben oui, pourquoi pas ? - J'en ai pas.

Je suis Ă  sec, je vous accompagne.

Oh là ! Je te préviens, Gabriel, je reste pas là.

[sirène de bateau]

[musique classique au loin]

Ça, c'est intéressant, et c'est là que tu as les tuyaux…

[inaudible]

- Alors ? - Alors quoi ?

Ça gaule, ce week-end.

Oui.

Et quand ça court, ça ne prend pas de taxi.

Excusez-moi, vous croyez que le petit Jérémie a été enlevé ?

Tu vas nous foutre la paix, toi ?

C'est pas croyable de faire autant chier le monde !

Mais quel fouille-merde, celui-lĂ  !

Tu me remets ça ?

- [paroles inaudibles] - [sirène de bateau]

C'est pas possible, regarde-moi toutes ces épaves.

Allez, tu paies, on s'en va.

Pour aller oĂą ? On n'est pas bien ici ?

Tu te fous de moi ? Tu as vu le massacre ?

Arrête, dis pas ça. Moi, j'aime beaucoup cet endroit.

[Gabriel] C'est très typique.

Bon, reste si tu veux, moi, je vais chercher un hĂ´tel, un vrai.

[Chéryl] Et je vais m'acheter des fringues.

Je finirai ta bière.

[opérette]

[conversations indistinctes]

Vous ĂŞtes libre ?

On peut y aller ?

Ah ouais, d'accord.

[un homme] Putain de bateau !

- Il est dans le coin, l'écomusée ? - [l'homme] Je te parle !

Au bout du quai.

Réponds, connard !

[patron du bar] C'est un mal écrivain.

Chaque année, la mairie en accueille.

Le centre culturel les loge lĂ -haut dans l'immeuble.

Mais ils picolent ici, pour ce qui est de biberonner,

- ils sont champions. - Moi, je m'en fous qu'il parte,

mais vous, priez plutĂ´t pour

- qu'il revienne. - [patron] Le génie

s'épanouit dans l'humide.

Riez, riez, travailleurs de la merde !

Riez, buvez, car demain,

l'océan prélèvera son bien.

Une femme dans chaque port et un porc dans chaque femme.

Il vient d'oĂą, l'intello ?

D'Écosse.

En arrivant, il était nul en muscadet,

mais il faut reconnaître… [il souffle]

il bosse dur, l'animal.

Je ne suis pas un enculeur de mouche !

Moi non plus !

[vrombissement de mouche]

[alarme]

[l'écrivain] C'est le seul moyen d'entrer pour les cargos.

[l'écrivain] Cette merde se lève au moins dix minutes.

Tu vois le bateau lĂ -bas, casse-couille ?

Quand je l'ai vu entrer il y a une semaine,

j'ai su que je repartirai avec lui.

[l'écrivain] En plus, il s'appelle Mary,

ce n'est pas un signe ?

J'ai toujours voulu aller à Lomé.

Et de là… [il siffle]

… direction Zanzibar.

Zanzibar via Lomé, chapeau !

Tu m'entends, connard ?

Le bateau va partir et Thomas sera du voyage !

C'est quoi, ce bordel ? Salope, descends !

[en anglais] Je te pisse dessus, salopard !

Sale pute, c'est quoi ça, merde !

[il rit]

Oh, il est très fort, lui.

[musique moderne]

Ah, il est marrant celui-lĂ .

Si je peux me permettre, c'est du 16 ans.

Ah ouais ?

Alors ?

[la marchande] Euh, pas mal.

- [Chéryl] Le tee-shirt ou mes seins ? - Les deux.

Je le prends si vous me montrez les vĂ´tres.

[musique répétitive lente]

Forcément, Bernard, il n'a qu'un guide.

Mais vu le monde, c'est déjà un de trop.

Je peux lui parler ?

Il n'est pas lĂ .

Le sous-marin est fermé.

Je m'occupe que de la salle d'exposition.

- [la femme] Vous voulez visiter ? - Non, merci.

Tant mieux.

[Gabriel] OĂą trouver ce Bernard ?

Il travaille dans un restaurant Ă  Locarn.

[femme] Le quartier sud d'Angernaud.

Locarn, 800 maisons, 400 cafés.

[un homme au micro] Grand meeting de Marie-Jeanne Desanges…

[l'homme] À partir de 18h, venez nombreux

participer Ă  la tombola "France propre".

Ce qui est super, c'est quand tu arrives dans les tombeaux,

et que tu vois les momies, là, franchement…

[l'homme] Ouais.

Ou aller dans les pyramides,

c'est super.

Polikarpov I-16.

Gagné.

- L'avion dégueu. - Pas si dégueu que ça !

Fallait avoir la rage et les couilles pour faire voler cette enclume.

- Il n'est pas lĂ , Bernard ? - [patron du bar] Non.

Il vient quand il veut, celui-lĂ .

Vous êtes pas… flic ? Par hasard ?

- Non. - [patron] Tant mieux.

Parce qu'on n'est jamais flic par hasard.

[un téléphone sonne]

[patron du bar] Ouais ?

- Installez-vous. - [patron] Je la vends pas.

Je vais voir ce que je peux faire.

[patron] Je la vends pas.

[musique reggae]

OK, salut.

[fanfare]

[une voiture arrive]

Eh, trouduc !

- T'es le gardien du suppositoire ? - Quel suppositoire ?

- Le sous-marin. - Va te faire voir !

Oh !

- Eh, te fâche pas ! - Vous foutez quoi ?

Je suis en vacances ici, j'ai besoin d'un peu d'affection.

LĂ , j'ai envie de te latter la gueule.

Tu en penses quoi ?

- Vous me voulez quoi ? Ah ! - [klaxon]

- [il crie] - 6 000 balles en liquide,

- m'a coûté ton expédition à Morsang. - Ah…

- [klaxon] - [cri de douleur]

Je suis pas Bernard, je veux bien rendre service.

- Tu vas rendre service. - Ah !

- Sale con, putain ! - Tu vas dire

Ă  Bernard d'ĂŞtre ce soir au sous-marin avec le cash, OK ?

6 000 balles en liquide.

Connard, va !

Sale connard !

[musique hard rock]

[grincement de pneus]

[Gabriel] N'importe quoi, lui !

[Gabriel] Pauvre nain !

[chanson latino-américaine]

Tu te fous de moi ? Ça fait une heure que je t'attends.

Tu étais où ?

C'est carnaval ?

Eh bien, quoi ? Tu n'aimes pas le tee-shirt Ă  pipe ?

C'est nul.

Et ça, c'est nul ?

- Non, ça va. - [elle rit]

On a une chambre hôtel de l'Océan, on est dans ce taudis !

C'est pas un taudis, il y a un store.

Il y a même pas la télé.

En plus, il y a l'Eurovision, ce soir.

Ah ça, c'est con, oui.

Et j'en ai marre de te voir avec ces pompes, elles sont trop nuls.

Tout est nul, ici.

Toi aussi, tu as été nul ce soir.

Je suis vachement bien dedans.

Je te préviens, on est en vacances.

- Tu as promis… - [il ouvre la porte]

[elle soupire]

Sois prudent, mon amour.

[ronronnement sourd]

Il y a quelqu'un ?

- [grincement] - [Gabriel] Oh oh !

[Gabriel] Ah oui, il y a quelqu'un.

[Gabriel] Tu t'appellerais pas Bernard, toi ?

[cliquetis]

Rue Saignol, Angernaud.

Sandra.

[Gabriel] Pedro ?

C'est moi, arrĂŞte tes conneries.

Oui, Ă  Angernaud.

J'en sais rien, mais il se passe de drĂ´les de choses ici, rapplique !

Bon, tu notes ? Le bar de la Loire, quartier du Vieux Port.

- [pièces tombent] - Allô ?

- [tonalité] - Et merde !

[musique calme]

[moteur démarre]

[les chaussures couinent]

[un homme] Je vous fais peur ?

- Plus maintenant. - Belle soirée, non ?

Moyenne.

Tu as envie ?

Il vaut mieux pas, ce soir, il paraît que je suis nul.

Tu caches quoi dans ta poche ?

Rien.

Vous ĂŞtes lĂ  depuis longtemps ?

Pourquoi ?

Vous n'avez rien remarqué ?

Pas mal, ton tee-shirt.

Qu'est-ce qu'il a encore, ce truc ?

[Thomas] Aide-moi. Aide-moi, casse-couille !

Qu'est-ce qu'il fout lĂ , lui ?

C'est quand les jambes ne veulent plus suivre ma tĂŞte. [il rit]

[bruit de verre]

Oh, merde !

[en anglais] Aide-moi, vieux.

[en anglais] Je tombe…

Bouffé par les vers.

Vous savez que les mouches baisent en volant.

Ah non !

Après, elles pondent dans la viande,

et donc la colonie de mouche se met Ă  rebaiser en volant

et Ă  pondre, Ă  pondre.

[sirène de bateau]

Elles font ça sans réfléchir parce qu'elles sont esclaves de leur corps.

[une alarme sonne]

Comme toi et moi, casse-couilles.

Tu as raison, une mouche, c'est con.

[Thomas] C'est le bateau.

[Gabriel] Qu'est-ce qu'il a ton bateau ?

[Thomas] Putain, je l'aime, ce bateau,

en plus, il s'appelle Mary.

[Thomas] Ce n'est pas un signe ?

[Gabriel] Oui, tu me l'as déjà dit.

T'es libre, casse-couilles, libre d'aller mourir ailleurs.

[il siffle]

[Thomas] Ils m'ont jeté, je suis plein, immobile…

j'irai quand même, je les crèverai.

[Gabriel] Oui, on verra ça demain.

[un homme parle Ă  la radio]

[sirène de bateau]

[radio]… l'existence des chambres à gaz.

…des nouvelles du petit Jérémie disparu il y a dix jours…

aucune pour l'instant.

Les enquêteurs n'excluent pas la thèse de l'enlèvement.

Ah, merde !

[musique inquiétante]

Putain, la tronche !

[la musique s'arrĂŞte]

C'est bien, ça.

Ah ouais, impeccable !

Valable.

Tiens, un piéton.

C'est rare par ces temps de misère.

Ça va mieux ton oreille ?

C'est pour moi que vous dites ça ?

Tss.

- [taxi] On va au mĂŞme endroit ? - [Gabriel] OĂą ?

- [taxi] Là où j'ai emmené votre copine. - [Gabriel] Ah, d'accord.

[Gabriel] Alors lĂ , bravo !

C'était qui les gommeux avec les cheveux ?

J'en sais rien.

Des zombies de nuit comme les autres, c'est la région qui veut ça.

La guerre comme passé, la faillite comme avenir.

Vous avez mangé des civelles ?

C'est quoi, ça ?

Un truc du coin, une espèce d'anguille.

Elles remontent l'estuaire et se font prendre dans les filets.

Pourquoi elles font ça ?

On en sait rien, c'est dans leurs gènes.

Un peu comme vous.

Ça sera difficile, mais gardez un bon souvenir d'Angernaud.

[musique rock]

[Gabriel] Hmm.

[Gabriel] Il est pas couché, lui ?

Je cherche Sandra, elle est lĂ  ?

Sandra, c'est un prénom.

Toi, sourd ?

Il faut se servir tout seul ici ?

Non, il va revenir.

[musique pop]

- Je le pète. - Arrête !

J'aimerais savoir si Sandra est lĂ .

Sandra ?

Ton copain Bernard me doit 6 000 balles.

[Sandra] Je sais pas oĂą il est.

Je l'ai vu hier soir sur le port et depuis, plus rien.

Attendez-le, il va peut-ĂŞtre passer.

Plus j'attends, plus c'est cher.

- T'as le fric ou on va voir tes vieux ? - Ça va pas ?

J'ai pas de fric ! Pour l'argent, il faut voir Patrick.

Continue, il loge oĂą ?

Écoute, c'est pas de Patrick ni Bernard que tu dois avoir peur.

C'est de moi.

Il s'appelle Patrick Debard.

Eh ben, voilĂ .

Quoi ?

[Sandra] Il vit dans un pavillon, 7, rue des Carmes.

J'arrive.

Il s'est passé quoi avec Bernard ?

À part la connerie du cimetière ?

On a été sur le port, c'est tout.

Vous avez vu quelque chose ?

Non.

Oh oh !

Alors, les tarlouzes, c'est pour aujourd'hui ou demain ?

N'importe quoi, lui !

Je t'ai déjà vu quelque part, toi.

T'es trop jeune pour faire des conneries.

Et trop jolie pour pas en faire.

Tu viens ?

T'es vraiment chiant. Qu'est-ce que tu as encore trouvé ?

Juste un gosse refroidi dans un sous-marin.

Et toi, tu fais quoi, lĂ  ?

J'arrivais pas Ă  dormir.

C'est ça, prends-moi pour un con.

C'est sérieux l'histoire de sous-marin ?

Ça a un rapport avec le cimetière ?

Faut voir.

[Chéryl] Eh ben, c'est tout vu.

Demain, je me casse, direction bronzing.

[Gabriel] Tu ferais mieux de suivre l'histoire.

[musique d'ambiance]

Six sur dix.

En progrès.

T'as droit Ă  un rattrapage.

Pourquoi faire ? Six sur dix, c'est pas mal.

Tu sais, je la sens pas cette ville.

[télé]… l'écomusée de la ville. La police…

Tu me dis rien, on est pas prĂŞt de revenir.

Et on va acheter d'autres godasses.

Alors lĂ , tu peux crever.

- [télé]Un avis de recherche… - N'importe quoi, lui.

…un certain Patrick Debard.

[elle crie puis rit]

[télé]Sport, défaite du PSG.

Décidément, la saison ne s'annonce pas plus brillante que la précédente.

-[homme] L'équipe le cherchait ! -[autre homme] Et alors ?

Ben, t'as lu, non ?

Trafic de drogues, profanation de sépulture…

- C'était mérité. - Dis pas de conneries.

Tu sais ce qu'ils font tes mĂ´mes en ce moment ?

- Et le petit Jérémie ? - Laissez-moi tranquille.

- Vous croyez en l'enlèvement ? - Merde !

Tu fais bien de drĂ´les de choses pour du fric !

Et Jacques !

Sylvain Guzoni, le monsieur Afrique du gouvernement,

retrouvé mort dans son appartement.

Selon la police, il s'agirait d'un suicide.

C'est ça, suicide par pendaison avec veines tailladées et balles dans le dos.

[Gabriel] Normal !

Que faire pour vous prouver que je ne suis pas raciste ?

Divorcer ? Épouser un nègre ?

Non, pardon. Un noir ! [rit]

Avec le Sida si possible !

Marie-Jeanne ?

- [boulanger] La vache ! - [homme] Pauvre fille !

[homme] Bien fait ! - [femme] Elle l'a pas volé !

Connard !

Ah ouais, d'accord.

- [il joue] - [sirène]

Tiens.

J'en fais quoi ?

C'est mieux que tes tatanes Ă  la con. Et c'est fait main.

La main dans ta gueule, ça fait quoi ?

Me parle pas sur ce ton,

j'ai appelé le magasin, Vanessa s'est barrée avec la caisse.

Le métier qui rentre.

En attendant, c'est toi qui sors la monnaie.

Je récupère Pedro et je te rejoins.

J'en étais sûre ! Il vient faire quoi, le vieux débris ?

T'avais promis, Gabriel.

J'ai jamais rien promis, moi.

Ben ce soir, pignole, tu t'amuses sur l'oreille.

Ça m'étonnerait.

[sonnerie]

[musique lente et répétitive]

[Gabriel] Il fout quoi lĂ , lui ?

[on parle en russe au mégaphone]

[appel au mégaphone continue]

[Gabriel] DrĂ´les de pompes.

[voix indistinctes]

[paroles indistinctes]

[des gens crient]

Salut,amigo.

[il parle en russe]

T'excite pas, ton capitaine est lĂ  ?

[il continue]

[en anglais] Qu'est-ce qu'il y a ? Vous ĂŞtes qui ?

[en anglais] Vous faites quoi ici ?

[en espagnol] Qu'est-ce qu'il se passe ? Casse-toi !

[en anglais] Okay ! Vous…

- Ça va ! - [en anglais] Cassez-vous !

[en anglais] Putain de merde !

[en anglais] Fils de pute !

[on parle en russe]

- [en russe] - Oui.

- [parle en russe] - Oui !

Salut, camarade.

[Gabriel] C'est le petit Jérémie, ça.

[Gabriel] Ah non, c'est pas lui.

[elle crie]

Aïe…

- [elle crie] - Bouge pas.

- Lâchez-moi ! - Elle en veut, la salope !

Lâchez-moi ! [elle hurle]

- Fermez-lui sa gueule ! - [elle hurle]

- Au secours ! - Mets-la putain !

- [elle pleure] - [homme] Alors ?

Il aime le sang, ton copain !

Et toi, tu aimes bien ça !

Oui, bien sûr et ça tombe bien,

parce que nous aussi. [il rit]

- [rires] - Il faut pas rester lĂ  !

Il y a des tas d'endroits mieux qu'ici, OK ?

Bon, lâchez-la.

- J'espère que le message est passé. - Connards !

Ordures !

Merde !

Bonnes vacances !

[télé] La police recherche toujours Patrick Debard,

et le marché d'Angernaud a vu ce matin un arrosage singulier.

En effet, Stéphane, ce n'est pas son habitude,

mais la victime a vu rouge. [il rit]

Qu'est-ce qu'il y a sur ce cargo ?

[sirènes]

Qu'est-ce qui me ramène comme merde encore celui-là ?

Tu connais les boules de geisha ?

C'est gros comme un œuf et à l'intérieur, tu as une bille.

Une fois que ta femme se le met dans le coco, ça la fait jouir.

C'est de la connerie !

Mais non.

- Tu peux te le mettre dans le cul ? - Comme tu veux.

- [patron du bar] Ça se trouve où ? - [client] Au marché.

[conversations inaudibles]

[Thomas en anglais] … la différence avec le muscadet…

[en anglais] comme boire de la sangria ou du porto.

Alors, ça baise ?

Pourquoi il dit ça, lui ?

Première leçon : comment distinguer un gros-plan d'un muscadet ?

Salut, Daniel, ça va ?

Deuxième leçon : comment distinguer un muscadet d'un gros-plan ?

- Tu veux quoi ? - Un truc bien pourri.

C'est moi qui vais te pourrir ta gueule.

[en anglais] Conclusion ?

Il y en a pas.

Qu'est-ce qui t'est arrivé ?

Je suis tombé du side.

Tu roulais Ă  combien encore ?

- J'étais à l'arrêt. - Tu es vraiment un con.

Tu as voyagé avec ça dans le side, toi ?

Ben ouais, pourquoi ?

On va en faire quoi ?

MĂŞme chose que d'habitude.

C'est sale ?

En tout cas, ça pue.

- [Pedro] Il a quoi, ton bateau ? - [Gabriel] Je me le demande.

En tout cas, lui, c'est le capitaine.

Suis-le et essaie de le faire parler. Entre espingouins, ça sera facile.

- En fait, t'as lu le journal ? - Non.

Tu vas rire, les flics ont identifié le mec de l'église.

[il rit]

- Je te laisse, tu sais oĂą me trouver. - [il rit]

[Gabriel] Putain de lacets !

Je vous préfère en espadrille.

Et moi, en fille.

C'est gentil.

Angernaud, c'est un cul-de-sac.

Quand les ponts sont levés, on est isolés.

Il peut se passer n'importe quoi.

Vous connaissiez Bernard Le Guillou ?

De vue, pourquoi ?

Comme ça.

Les jeunes, par ici, s'emmerdent un peu.

À leur âge, on tombe vite dans le panneau.

Surtout quand il est électoral.

Vous avez déjà sucé un militaire ?

Non, pas Ă  ma connaissance.

Alors vous connaissez rien Ă  l'amour.

Pourtant, vous avez l'air d'un type vachement occupé.

Oui, occupé à prendre des taxis.

C'est quoi ce cargo, le Mary ?

C'est pas un cargo, mais une insulte au fisc.

[taxi] Équipage russe, capitaine espagnol et armateur albanais.

- Et la cargaison ? - Des bonnes œuvres.

Il envoie gratuitement à Lomé son matériel usagé.

C'est son moyen de faire oublier comment il a gagné son pognon.

- Qui ça, "il" ? - Nicolas Lesprit,

TPL, Travaux Publics Lesprit.

[chauffeur] Fidèle au climat de l'estuaire.

Belle saloperie, oui !

Eh ben, d'accord.

Merci.

Lesprit a un rapport avec Mme Desanges ?

Pourquoi ?

Je visite une ville, j'aime savoir.

Oui, moi j'adore qu'on me prenne pour un con.

Tenez.

[radio]La centrale de Forcy, Ă  cinquante kms d'Angernaud,

devrait reprendre du service…

[musique entraînante]

C'est qui, Sandra ?

La fille d'un monsieur.

Maintenant, retire ta main.

ArrĂŞte, j'ai peur.

Gabriel, je te présente Nicolas Lesprit.

Enchanté.

Les nouvelles vont vite ou vous la faites suivre ?

[rit] C'est pas mal, ça.

À 15 ans, on était toutes folles de lui.

Ah oui ? On dirait pas comme ça.

PlutĂ´t jaloux, hein ?

La petite bande se reforme, il faudra vous y faire.

Votre fille va bien ?

Vous connaissez Sandra ?

Vous avez fait connaissance avec Fabien !

Oui. Très marrant, ce type.

Ça dépend.

[Nicolas] Ça dépend de la marée.

[musique variété italienne]

[musique douce]

[un téléphone sonne]

Oui ?

Oui.

Ah non, je suis en train de manger.

Bon, on se rappelle demain matin. Bonsoir.

[discussion indistincte]

Hein ? Une chanson, une pièce…

Non, on peut pas laisser ces pauvres gens en face d'une épicerie pleine à craquer.

Sinon, ils finiront par manger l'épicier.

- Ah ouais ? - Eh oui !

C'est une question de bon sens.

Forcément.

Bon, t'as fini ?

J'attends des fournitures scolaires pour les enfants du Burkina.

Il sera à bord dans deux jours, le Mary appareillera après.

- Vous devriez faire de la politique. - C'est un compliment ?

Ça dépend.

Ça dépend de l'uniforme.

Moi, je vais me coucher.

Ouais.

On a bien mangé, on va essayer de bien dormir.

N'importe quoi, lui.

Très classe, ton copain.

Ça va, il a mal vieilli, c'est tout !

Et sa fille, elle vieillira un jour ?

Je vois pas le rapport.

Justement, il y en a peut-ĂŞtre un.

Tu peux pas t'empĂŞcher d'emmerder le monde !

Ben non.

Tu vas pas chourer cette merde ?

Je sais pas.

Tu trouves ça mignon ?

- Donne. - Mets-la dans ton sac.

Attends, en fait, je préfère ça.

[elle rit]

Raconte, qu'est-ce que t'as trouvé ?

Non, tu me fais trop chier.

Déjà le coup des espadrilles, ça va.

[il renifle]

T'es pas bien dedans ?

Vas-y, charge !

Il m'est arrivé un truc affreux sur la plage.

Dis donc, j'y pense : 6 000 balles pour le cimetière,

et 2 000 pour ta stagiaire, ça commence à faire cher le week-end.

Un truc dégueulasse.

Je les imprime pas la nuit, moi.

[chanson langoureuse]

Je devais pas la mettre sur l'oreille ?

On fait comment ?

Sans les mains.

Ouh la !

[téléphone sonne]

AllĂ´ ? C'est Pedro.

- Je te réveille ? - Hmm.

Ramène-toi, j'ai trouvé un truc sur le port.

Et merde !

Gabriel ?

Tu m'entends ?

- Tu vas où ? - Dors, ma chérie.

C'est ça, fous-toi de ma gueule.

[Pedro] Comment il est monté ?

[Gabriel] On a dĂ» l'aider.

[Pedro] Il a un rapport avec le sous-marin ?

[Gabriel] Je sais pas, mais c'est le deuxième en 2 jours.

Qu'est-ce que tu veux ?

Je peux entrer ?

Pourquoi faire ?

C'est pas des vacances, c'est un cauchemar.

[brouhaha]

[policier] Jamais vu un pendu avec des gants !

[sirènes]

Je suis partie, je vais pas y retourner.

C'est pas mon problème.

Tu peux pas rester, ton père s'inquiétera.

Il est oĂą, votre copain ?

Je sais pas.

Tu peux m'aider, s'il te plaît ?

Puisque je te dis que c'est un enfoiré !

Je lui paie un calva et il trinque pour Franco !

J'ai pas demandé son pedigree politique, mais ce qu'il a dans les soutes.

Des merdes !

Qu'est-ce que transporte une ordure ?

Tu y retournes.

Jamais.

Il me faudrait une paille de 10 bornes pour picoler avec lui.

[il rit]

Une paille de 10 bornes !

Que t'es con !

Dix bornes !

[voix indistinctes Ă  la radio]

Encore un pauvre gosse tombé dans le panneau ?

Patrick Debard en était pas.

Quoi, alors ?

Un petit commerçant.

[travesti] Un peu dealer.

D'abord, je suis pas ta mère.

Les mères non plus, c'est pas mon rayon.

J'en ai jamais eu.

Et une mère comme toi, j'en aurais pas voulu.

Moi, ça m'aurait pas déplu.

Faut pas la laisser seule, va trouver Chéryl et colle-la.

- Elle sera d'accord ? - Casse-toi.

Rendez-vous demain au bord de la Loire.

[musique lente et répétitive]

Eh, petit !

Non, rien.

Vous me prenez pour une gamine.

Je te prends pour ce que t'es.

Une gosse de riche qui s'amuse Ă  se faire peur.

Et toi, t'es quoi ?

Une bourgeoise qui s'amuse Ă  ĂŞtre vulgaire ?

J'ai sommeil.

Je t'aime bien, mais tu vas rentrer chez toi.

L'angoisse des jeunes, c'est pas mon rayon.

[coup]

[coup et bris de glace]

Ouh la !

Pauvre vieux !

[homme au répondeur]Tu fous quoi ?

T'es en train de te branler ?

Je te préviens…

Pas ici que je vais récupérer mes 6 000 balles.

[tonalité répondeur]

Patrick, c'est Sandra.

Un mec me tourne autour, je sais pas ce qui veut.

- Préviens Antoine et rappelle. - Qui c'est, Antoine ?

- [fracas] - [message indistinct]

[tonalité]

Elle me fait chier, cette enquĂŞte.

Qu'est-ce que tu as, toi ?

Tiens !

[musique électronique inquiétante]

[Sandra]De toutes façons, j'irai samedi au concert.

[une voiture démarre]

[musique dynamique]

[alarme]

[musique de jazz dynamique]

[il halète]

Et merde !

[il souffle]

Saloperie d'espadrilles !

Toi tu t'en fous, t'es vieux, t'as plus rien Ă  perdre.

Si justement, je fais une seule faute et toute ma vie défile.

[rire] Tu parles d'une vie !

Excuse-moi, mais c'est la mienne et j'y tiens.

Je vais mettre les voiles, tu sais.

Je commence Ă  en avoir marre de vos histoires.

[cris]

T'as pas intérêt à m'abîmer Gabriel, enfoiré de matador.

Il y a aucun risque, tu me connais.

Justement.

[il halète]

[il tousse]

- [halète] - Tu te souviens de moi ?

C'est quoi ton prénom ?

La balle dans le cul.

Ah oui, c'est pas mal.

[petit rire]

[il rit]

Embrasse-moi, je saurai si tu mens.

Et merde, Chéryl.

Grouille.

Hmm, pas convaincue.

Faudrait que tu arrĂŞtes le muscadet.

Hmm…

[Chéryl] Il commence à me foutre la trouille.

Oh, la vache.

Tu as dû drôlement les énerver.

Une question de trop, peut-ĂŞtre.

[en anglais] C'est l'heure du muscadet.

Allez, trinque avec moi.

Pour pas ĂŞtre soul, il faut boire Ă  jeun.

[il tousse]

[musique inquiétante]

Ton père a assez d'emmerdements comme ça.

Alors maintenant, tu bouges plus d'ici.

[il respire fort]

T'es chiant, Gabriel.

Ah ouais, d'accord.

Allez, on se casse.

Ça commence à bien faire tes conneries.

Tu l'as ramassé où ?

Je l'ai trouvé sur la jetée.

Il dormait comme un ange, le cul Ă  l'air.

J'étais parti pour Lomé quand la pirogue a coulé.

C'est ça, continue ton cirque, toi.

Un jour, tu devras m'expliquer ce que tu fous lĂ .

Ils t'ont cogné avec une betterave ?

On peut pas être aussi bourré que toi, ça cache quelque chose.

Avec ce que tu bois, tu devrais ĂŞtre mort !

Je boirai du lait quand les vaches mangeront du raisin.

C'est le bateau, c'est ça ?

Il y a quoi sur ce putain de bateau ?

Des chameaux ?

Des chameaux pour la femme que j'aime.

[Chéryl] C'est quoi, ce bordel ?

Ben ouais, j'aimerais bien savoir, moi aussi.

Parce que le muscadet, je connaissais avant.

Un soir, quatre mĂ´mes sur le port, le lendemain,

deux de moins.

J'ai pas parlé des dingues de la plage.

Ce sera pour une autre fois.

T'y comprends quelque chose ?

Moi, je suis pas lĂ  pour comprendre.

Je suis quand mĂŞme bien contente que tu sois lĂ .

[petit rire]

T'aurais 30 ans de plus, je dirais pas non.

[elle rit]

[musique énergique]

Si ce n'était pour Chéryl, je vous virerais.

Ta fille va mal.

- Son père, c'est moi. - On dirait pas.

Vous n'avez pas d'enfants !

Pourquoi, vous vendez les vĂ´tres ?

Pas étonnant qu'on vous dérouille.

Hmm !

Bon, c'est fini ?

Chéryl m'a parlé de la tombe.

- On vous établira un chèque. - Formidable.

C'est ce que vous vouliez ?

Et pour les morts d'Angernaud, on fait un chèque, une traite ?

Je n'aime pas votre ton, Lecouvreur.

Je me fous que votre fille pille des tombes.

- Alors quoi ? - Je veux lui parler.

- Elle est pas lĂ . - Pourquoi vous la planquez ?

Ils ont vu un truc sur le port en rapport avec le bateau.

Bon, écoutez.

Je comprends pas votre rôle, mais le bateau, c'est mon problème.

Alors dégagez, dehors !

Si vous faites des petits, m'en gardez pas.

- Tu crois qu'elle est encore là ? - J'espère.

Il m'est arrivé un truc dégueulasse sur la plage, une horreur.

Sinon, elle est dans la merde.

Tu le dis si je te fais chier.

Sur la plage, on m'a dit de mettre les bouts.

Il y a qu'un moyen de savoir si Sandra est lĂ .

- J'ai compris. - Dis-lui qu'on s'est engueulé.

- Je peux aller jusqu'oĂą ? - Jusque lĂ .

Pff ! C'est tout ?

De toutes façons, je m'en fous.

Descendre Ă  la cave, c'est aller au charbon.

J'aime pas quand t'es vulgaire.

[chanson tango]

J'en ai marre, on se casse.

Pas question.

Ces mĂ´mes ont vu quelque chose.

Ça sent le pognon, il doit y avoir du fric à bord.

Ça change tout, je me disais aussi.

- Le petit Jérémie… - [Gabriel] Ouais, t'as rien suivi !

- Alors, ça y est, il part demain. - Qui ça ?

- Le Mary. - Ah bon ?

Ouais.

C'est pas trop tĂ´t !

J'en ai marre de sa gueule.

[homme 2] Moi aussi.

Le lâche pas.

Bouge-toi !

[musique tango continue]

On trouve oĂą le mec Ă  la corvette ?

- C'est lui qui t'a fait ça ? - Celui-là est mort.

Depuis la disparition de Bernard, on l'a pas vu.

- Et le décoloré ? - Antoine ?

- Oui. - [rit]

J'en sais rien. AĂŻe !

Putain ! Il est peut-être chez son frère.

[le jeune rit] Le travelo !

[musique et paroles indistinctes par mégaphone]

Où il est ? Réponds ou je te cogne.

Prétentieux !

Vas-y, te gĂŞne pas, continue.

C'est pas le jour !

[Sandra] ArrĂŞtez !

[chanson] ♪ Le soleil est venu ♪

[Sandra] Pour les 6 000 balles, on peut s'arranger.

C'est toi qui vas te faire arranger si tu continues.

Tes copains sont morts car ils ont vu un truc.

T'étais avec eux, Antoine aussi.

Foutez-moi la paix.

Vous voyez pas que je suis malade ?

Ah bon ?

Ouais.

♪ Un oiseau est venu ♪

♪ Se baigner Le soleil sur la… ♪

M'en veux pas, mais je préfère ta copine.

♪ Si fragile, si ténue ♪

♪Qu'elle voyait… ♪

Il était tout excité à cause du fric.

Quel fric ?

Un vol d'ossements pour des cinglés de Nantes.

Avec l'argent, on a acheté tout ce qu'il avait.

- À qui ? - À la Fouine.

Après, on s'est défoncé sur le port.

À un moment, des camions sont arrivés.

Des trucs de l'armée devant le bateau.

Aide-moi, s'il te plaît.

Continue.

- [jingle] - [femme]Radio Angernaud, flash info.

[homme]Affaire du suicide de Sylvain Gusoni,

M. Afrique du gouvernement.

La thèse du meurtre semble confirmée.

Des témoignages mettent en évidence des coïncidences troublantes.

Je connais Antoine, il sera au concert.

Un rendez-vous dans un concert, très fort, bravo.

Après on s'en va, t'entends plus parler de nous.

Et ton père ?

- On fait quoi chez lui ? - Chez qui ?

- Ben, la Fouine. - Il habite oĂą ?

LĂ .

Bien sûr, je suis con.

Attends-moi ici, je reviens vite.

[coups Ă  la porte]

[il crie]

Ça fait mal, hein ?

Tu roules pour qui, enfoiré ?

Ah, ben voilĂ .

Normal, chapeau.

- [coups] - [la Fouine crie]

[tousse]

[il halète]

[coups Ă  la porte]

- [il ronfle] - [coups Ă  la porte]

[coups plus forts]

[coups]

- Tu fous quoi, bordel ? - J'ouvre la porte.

T'es encore en train de cuver !

Il est oĂą l'autre poivrot ?

Ben, il y a pas longtemps, il était là.

T'es vraiment trop con.

- T'as des castagnettes dans le cerveau ? - Ah !

C'est Ă  cause du muscadet.

Mais faut vraiment que j'arrĂŞte.

Ouais, prends ta retraite.

- C'est quoi, ça ? - C'est Sandra.

Elle bouge pas d'ici, tu la protèges. Protéger, toi comprendre ?

Ben quand mĂŞme !

♪ On ira où tu voudras quand tu voudras ♪

- ♪ Et on s'aimera encore… ♪ -[porte s'ouvre]

Tiens, salut !

[il crie]

Mais non, ça fait pas mal, c'est dans ta tête.

Allez, aux ordures, Ă  la cave.

[Chéryl]♪ Toute la vie sera semblable à ce matin ♪

♪ Aux couleurs de l'été indien ♪

- Elle s'est barrée. - Qui ?

Sandra, elle a disparu.

Faut suivre l'histoire.

LĂ , va falloir m'expliquer.

[homme] Thomas ? Ah, l'écrivain ?

Je l'ai pas vu. Pourquoi, il a fait une connerie ?

J'avais prévenu, à enculer les poules, on finit par casser les œufs.

[Pedro] N'importe quoi.

ArrĂŞte-toi.

Thomas l'écrivain, tu l'as vu ?

Non. Et mon frère, il est où ?

On s'en occupe.

Moi, je l'ai vu, l'alcoolo.

Il traînait sur le quai,

près du bateau.

[il rit]

[il rit plus fort]

- [Pedro] On s'arrĂŞte ? - [Gabriel] Continue.

[paroles indistinctes]

- [Pedro] On va où ? - [Gabriel] Écouter DJ Siam.

- [Pedro] Qui ? - [Gabriel] Au concert.

[musique hard rock]

Surveille le coin, je cherche le décoloré.

Quel coin ?

- Il est lĂ , Antoine ? - J'en sais rien, moi !

[rit] Ça entre, ça sort, c'est comme un ressort.

- Il est parti avec des mecs. - Quels mecs ?

Putain, j'en sais rien, des mecs !

[le jeune] Dans une Mercedes pourrie.

Dégage de ma bagnole.

Saloperie, va !

Je vais t'écraser la gueule, nabot de merde !

Qu'est-ce que tu as ? Un problème ? Dégage !

Aïe ! Lâche-moi, enfoiré !

[homme] AĂŻe !

- [craquement] - [homme hurle]

Oh, putain ! AĂŻe !

[musique calme]

- [Pedro] On cherche quoi ? - [Gabriel] Une Mercedes.

[Gabriel] Prends par la cĂ´te.

[Gabriel] ArrĂŞte-toi !

[Gabriel] ArrĂŞte-toi, bordel !

La voilĂ .

[Gabriel] Il est pas dedans.

[Gabriel] Fonce !

[Pedro] Ouais, voilĂ , on y va.

[musique calme continue]

[Gabriel] Je la sens pas, cette barge.

[Gabriel] Ouais, ça pue.

[sirène de bateau]

[Gabriel] Il y en a marre d'arriver trop tard !

- C'est quoi ? - Un bouton de caban.

Encore un indice Ă  la con !

[Gabriel] C'est pas un indice, c'est une preuve.

- On fait quoi ? - On y va.

Au bateau, abruti.

[Gabriel] Suis l'histoire !

[musique calme]

Eh, je viens ?

Non, pète le pont et récupère Chéryl.

- T'es marrant ! - Magne, le bateau doit pas sortir.

- [Pedro] Comment ? - Brûle ta merde !

[Pedro] Fait chier, lui, c'est ma moto ! [il redémarre]

[musique lente et répétitive]

[voix indistincte]

[voix en russe]

Ah ! Putain…

[Gabriel] Allez, connard, on va où ça se passe.

Oh !

[sirène]

- Ça y est, maintenant, t'es mort. - Ta gueule !

[musique variété]

Qu'est-ce que tu fous lĂ  ?

Chut !

[grincements]

[un homme] Pour qui tu travailles, l'English ?

Tu finiras bien par parler, va !

Y a quelqu'un ?

[il rit et enclenche son arme]

Lâche-le.

[musique variété]

Lâche ton bic.

[en espagnol] Salut, l'ami !

[musique douce]

Mon cœur, t'as même pas les couilles.

- [les trois rient] - Hein, Pierre ?

C'est pas possible !

Alors, casse-couille, on est du voyage ?

Tu verras, Lomé, c'est le paradis.

Thomas, c'est quoi ce bateau ?

L'enfer, casse-couille.

L'enfer.

Pose ça, pétasse.

Oui, on a mieux Ă  faire.

- [coup] - [le hamster couine]

[il halète et rit]

Niqué !

- [coup de feu] - [il hurle]

Ă€ chaque maladie son traitement.

[il hurle et pleure]

- Allez, Ă  poil. - Hein ?

Aïe, aïe, ah…

Ă€ poil.

Ă€ poil, comme tout le monde.

[il hurle]

On les ramasse dans les villages.

On les amène clandestinement.

On les fait travailler dans des chantiers pourris.

Le cœur d'un réacteur, par exemple.

Un pur chantier Lesprit.

Quel réacteur ?

Celui qui merde depuis des mois.

Ce bateau est plein de types irradiés jusqu'aux os

qu'on renvoie chez eux incognito.

Comment tu sais tout ça ?

Toutes les organisations ne dépendent pas de l'État.

Traduction ?

[cliquetis de fer]

[parle en langue étrangère]

- Il a dit quoi ? - Il n'aime pas les dettes.

- Tu peux m'expliquer ? - Oui.

[Gabriel] Mais c'est donnant-donnant.

Nos amis du gouvernement s'excusent.

On a un peu précipité les choses.

Bonus.

[coups Ă  la porte]

[en anglais] Tout est prĂŞt.

[en espagnol] Les deux en bas. Demain, Ă  la mer.

Bon voyage, messieurs.

Au fait, shampouineuse rue Popincourt, ça te dit ?

- Je sais pas. - [un garçon] Salope !

[Thomas] Ils sont tous là, derrière la porte.

[grognement]

[Thomas] Ça sert à rien, elle est soudée.

Rentre chez toi, casse-couille, maintenant, c'est mon travail.

[fracas]

[musique calme et répétitive]

[crépitement]

[Chéryl] Le side de Pedro.

C'est quoi ça, encore ?

Un calibre de douze.

Avec ta Jaguar, c'est ce que les Anglais ont fait de mieux.

[Gabriel] Je changerais bien de chaussures.

[il siffle]

[coups de feu]

Merde, mes nouvelles pompes !

[paroles indistinctes]

Lesprit est oĂą ?

- [en espagnol] Je comprends pas. - Tu comprends pas ?

- [coups] - [on parle en russe]

Pour les frais du Poulpe.

[on parle en russe]

[Nicolas] C'est ridicule, arrĂŞtez avec cette hache !

[Fabien] J'ai l'argent, je paierai.

[Fabien] J'ai beaucoup d'argent, je vous dis.

[Thomas] Tu as de la chance, pour toi, ça va être rapide.

Non, attendez, on peut s'arranger.

- Ça servira à rien. - C'est trop con !

Tu te trompes, casse-couille, il faut punir,

- nettoyer. - Faites quelque chose, bon dieu.

Vous voyez qu'il est cinglé.

Me laisse pas, merde !

Non !

[pleure]

[Fabien] Non !

[coup de hache]

[coup]

[sirènes pompiers]

Ils les ont trouvés.

[la voiture démarre]

Excusez-moi, Mme Desanges, avez-vous une idée de ce qui se passe sur le port ?

[sirène ambulance]

[sirènes pompiers et ambulance]

[musique de jazz lente]

Putain, ça s'arrange pas, ici.

- On va où ? - À l'intérieur.

À l'intérieur de quoi ?

- À l'in… - [cassette qui s'enclenche]

- Shit. - [sifflements]

Et merde.

[tapotements]

- [sifflements] - Ah…

[il soupire] Putain de merde.

[taxi] Ça marche plus !

[musique calme]

[Gabriel]On allait avoir un grand nettoyage d'État.

La ministre avait été suicidée et des gars comme Thomas feraient le ménage.

Il n'y aurait plus de fuite, enfin, pour l'instant,

plus de clandestins sacrifiés dans une centrale de merde.

[Sandra] Moins vite, je vais mal.

[Gabriel]Aucune preuve ne liait Mme Desanges à ça, mais j'avais mon idée.

[Chéryl] Ça va, tu as fini ?

[Gabriel]Nicolas Lesprit n'aurait plus besoin de sa Jaguar.

Pedro oui, ça valait apparemment la perte de son side.

[Pedro] Ça, faut voir !

[télévision] L'iguane est un être perfide, sans âme

véritable, la vie de ce reptile s'organise…

C'est pas sorcier ton contre-truc, tu vois ce que je veux dire.

Ta fantaisie séminale.

Sémantique, Gérard.

Toi, ça va !

Quand on picole à crédit, on fait pas chier le patron.

HĂ©, Gabriel ! Le truc que tu m'avais dit l'autre fois,

avant ton opération,

comment c'était déjà ?

La cuvette est pleine de bouillon.

C'est ça ! Tu ferais mieux de t'occuper de tes pieds.

[sonnette]

- [femme] Salut, les vieux. - Oh la !

Mais comment ça faisait ce truc, là…

Je le savais pourtant !

Enfin une bonne nouvelle pour conclure.

Le petit Jérémie d'Angernaud, disparu depuis deux semaines,

a été retrouvé sain et sauf.

Avec l'aide de la gardienne d'un écomusée, l'enfant s'était caché dans un sous-marin.

Aux question de la police concernant les causes de son acte,

le jeune fugueur est resté très évasif.

- Il semble… -[Gabriel] J'irais bien dans le Jura.

… que le petit Jérémie se soit enfui après avoir dit à son papa

son envie de devenir sous-marinier.

C'est ça, sous-marinier.

- Nous apprenons que le petit Jérémie… - Connerie.

… aurait fait des déclarations stupéfiantes

concernant un meurtre commis dans ce sous-marin. L'enfant

met en cause un des hommes de main de Marie-Jeanne Desanges,

personnage important de la scène politique angernoise.

C'est pas le bled d'oĂą vous revenez ?

Qu'est-ce que tu dirais d'une semaine de vacances ?

En ce moment, je suis en fond.

Je te préviens, tu me fais pas le coup deux fois dans la même semaine.

Un chalet à la montagne…

[Gabriel] Tous les deux.

Remarque, tu as raison, la mer, c'est nul.

[musique rythmée rapide]

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