All language subtitles for Paris.Police.1905.S02.E05.2022.WEB-DL.1080p.ExKinoRay_Subtitles03.FRE

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Original subtitles

Musique sombre

Cris au loin

Claquement

Cris au loin

Claquement

-Cette accusation

est absurde.

L'inspecteur Jouin est marié. Un père de famille.

-Ca ne prouve rien.

C'est le cas de plein d'invertis.

-Un retrait de plainte est-il envisageable ?

-Abusé ou non,

le plaignant est un pédéraste. Sa parole est donc douteuse.

Mais on a le témoignage d'un employé municipal.

Celui d'un autre policier.

Antoine Jouin est un individu

solitaire, agressif, détesté par la plupart de ses collègues.

Mis à part vous, commissaire,

qui témoignera

en sa faveur ?

Je suis désolé.

-Pourquoi ?

Vous avez fait votre travail.

-Le mandat de dépôt était-il nécessaire ?

Jouin peut se faire tuer en prison.

-Oui, ce serait regrettable.

Après tout, il est

peut-être innocent.

Musique inquiétante

Brouhaha -Lisez la presse !

La presse !

Soupir

Brouhaha

-Vous auriez pu relever le courrier.

Certes, on est associés, vous n'êtes pas ma secrétaire,

mais il ne faut pas

oublier les bonnes habitudes.

Musique de tension

Jeanne ?

Jeanne ?

Porte

-Debout.

Vous êtes mis à pied

avec effet immédiat,

en attendant le conseil disciplinaire.

Interdiction de communiquer avec vos collègues,

car ils seront amenés à témoigner à votre sujet.

Interdiction aussi

d'entrer en relation avec le plaignant,

M. Mercadier, Félicien.

Des questions ?

-Je suis inculpé ?

-Ce sera au parquet d'en décider.

Au terme de l'instruction menée par le juge Boucart.

Musique intrigante

-Jouin.

Je dois vous avertir que des agents des Moeurs

ont interrogé votre épouse.

Conformément à la procédure.

Ils lui ont posé des questions sur vos activités nocturnes.

Ils rient.

J'ai bien peur que Mme Jouin ne l'ait pas bien pris.

La bonne nouvelle est que vous avez déjà un avocat.

Petit rire

Soupir

-Non, M. l'inspecteur Jouin

est absent.

Je ne sais pas quand il sera de retour.

Je ne prends pas de message. Au revoir.

-C'était pour moi ?

-L'usage de cet appareil est réservé aux policiers.

-C'était qui ?

Quemener, c'était qui ?

-Je ne suis pas censé vous parler.

Claque Petit cri

Souffle court

-C'était qui ?

-Cabinet Weidman.

-Va te laver. Je suis contagieux.

-On dira ce qu'on veut, Jouin, il a des couilles au cul.

-Dommage que ce soit pas les siennes.

Rires

Téléphone

-Préfecture, bureau du préfet Lépine.

*-Monsieur le préfet, pour Marguerite Steinheil.

-Monsieur le préfet n'est pas disponible.

-Vous lui direz de me rappeler ? *-Non.

*Ni vous appeler, ni vous voir.

Il est inutile de lui écrire, le courrier est trié par nos services.

-Dites-lui...

Dites-lui que je vais bien.

Il comprendra.

-Je ne vois pas en quoi ça le concerne.

Soupir

Elle raccroche.

Soupir

On frappe.

Porte

-M. Fiersi est là.

-Vous voilà. Je vous cherche

depuis hier.

-Ce n'est pas vous que je viens voir.

Grincement

-J'ai du travail.

-Moi, de mauvaises nouvelles.

-Il est mort ?

Paul...

Sanglot Balbutiement

C'était bien lui ?

Un suicide ?

Le pauvre...

Il était si gentil.

Sanglot

Vous voyez, les gens les plus sensibles

sont toujours persécutés.

Je sais de quoi je parle.

-Il te faisait chanter ? -Quelle idée !

J'ai dû insister pour le payer.

-Des clichés coquins ?

Balbutiement -Quelques-uns.

Comme un petit catalogue.

Paul me l'a montré, ça excite certains clients.

Pas moi. -Je demande

s'ils en ont fait de toi.

-Vous avez l'esprit tordu.

Pour vous, tout n'est que crime et bassesse humaine.

La beauté vous échappe, c'est normal.

Paul était passionné de peinture.

Il appréciait mon travail.

Je lui parlais d'art et il me parlait...

du bois.

Soupir

Ce monde secret juste à côté du nôtre.

Mais regardez, bon Dieu !

Il est là, sous vos yeux !

Le désespoir vient de la ville.

Le bois, c'est la liberté.

Bien.

Sachant qu'il y a six personnes ici et que ma fille est à l'étage,

vous n'allez pas me frapper.

Je ne vous retiens pas.

Mais passez donc voir ma femme, vous lui manquez.

Porte

Soupir

Pas approchants

-Que lui avez-vous dit ?

-Rien qui vous concerne.

Les affaires reprennent ? -Samedi.

-Combien de joueurs ?

-Douze.

Du beau linge.

Le député Maillard, le banquier Baubérot.

Le romancier Souvestre.

Il y aura même mon dentiste.

Vous n'étiez pas joignable,

j'ai convoqué les croupiers à votre place.

-Combien à la banque ?

10 000 par joueur.

-Quels jeux ? -Lansquenet. Pharaon. Barbacolle.

Bassette. Dupe. Tout...

sauf la belote. Ah, il y a une nouveauté.

Roulette !

Paraît que c'est à la mode. -Et le préfet ?

Il en dit quoi ?

-Nous n'avons pas besoin de lui.

-Vous n'avez plus de protecteur. Ni le préfet,

ni moi.

Et vous continuez.

-Je n'ai pas le choix.

-Qui encaissera les dettes ?

-On ne fait plus crédit.

-Dans six mois, vous serez ruinée.

Dans un an, vous serez en taule.

Mmh ?

Ouvrir un magasin de chapeaux ?

-Pauvre folle.

-Je vous donne 20 %. -C'est votre vie,

pas la mienne. -30 !

Porte

Soupir

On trouve plus de personnel,

de nos jours.

-Il faut passer à la banque.

On n'a plus de liquide.

-Oui, j'y allais, justement.

J'attendais vos instructions.

Musique mystérieuse

-Ils étaient deux.

-Tu pourrais les reconnaître ?

-Les voix, peut-être.

-Ils t'ont dit quoi ?

Ils t'ont dit quoi ?

-Qu'à fréquenter des putains, on en devient une.

-Je vais les retrouver.

Je te promets, je vais les retrouver.

-C'était tes collègues.

-Plus maintenant. J'ai perdu

mon travail, il me faut un avocat.

-Trouves-en un autre.

Elle renifle.

Combien de fois j'ai plaidé en cinq ans ?

Trois fois.

Et j'ai perdu trois procès.

La première avocate de France...

Pourquoi on croit qu'on est importants ?

Qu'on va changer les choses ?

-Elle est pas à l'hôpital ?

-Elle ne veut pas.

Pas d'hôpital, pas de trace écrite, pas de plainte.

-Dites-le, c'est ma faute ?

-Au risque de vous surprendre,

le monde ne tourne pas autour de votre nombril.

Elle a trouvé. Inspiration

Le père de Sylvain Dantremont est Henri Martel.

C'est un prêtre.

-Jeune ?

-Il sortait du séminaire.

-Je sais lequel.

Notre-Dame

de la Miséricorde.

-Tout va bien. Le commissaire

a passé la nuit à lui faire son rapport.

Il s'intéresse.

Il va se sentir obligé de protéger Jouin.

Si, en plus, il peut se payer Fondari et les Moeurs...

Non, vraiment...

Il ne peut pas partir d...

-Je sais à quoi

vous jouez.

Je resterai pas en poste.

Ma décision est prise.

Quand on quitte

une maison, la moindre des choses est de faire le ménage.

Sortez-moi

les fiches de M. Fondari.

L'almanach de la fesse, 1904.

Je veux tout lire.

-Bien, monsieur.

Porte

-Et moi ?

-Vous qui êtes

une fervente catholique...

Notre-Dame de la Miséricorde, ça vous dit quelque chose ?

-Des rigoristes.

Très vieille France, traditionalistes.

Ils s'opposaient à la loi de 1901.

L'Etat voulait les sanctionner.

Le diocèse ne s'y est pas opposé.

Le séminaire a été démantelé

et les curés dispersés.

L'abbé Gardey peut vous en dire plus.

Il est vicaire général.

-Mon ami Gardey.

Passez donc le voir.

Invitez-le à dîner.

-Sous quel prétexte ?

-Mais voyons, la vérité !

Je suis déprimé !

J'ai des problèmes de conscience. Soupir

Je veux démissionner.

J'ai confiance.

Vous serez convaincante.

Musique intrigante

-C'est dommage.

Moi, je l'aimais bien, Jouin.

Au fond,

on ne connaît jamais vraiment les gens.

Affaire Cronier. 1904, Non résolue.

Vous vous souvenez ?

-Le notaire dans la cheminée ?

-Oui. -Bien sûr. Cette odeur...

Il embaumait comme un rôti de porc.

-Un nom est apparu dans le dossier.

Le Dr Verlot.

-Philippe Verlot ?

C'est un escroc.

-Vous pouvez préciser ?

-On était ensemble à la faculté.

Verlot, Bordet et moi, une brochette de carabins.

On a fait de ces farces.

Les testicules dans le bureau du doyen,

ça, c'était...

C'était imparable.

Mmh, donc...

Verlot, Philippe.

Jeune et brillant. -Mmh.

-La fameuse vedette arrondissait ses fins de mois.

Il faisait passer quelques anges.

Avortements.

Il a failli tuer la fille d'un sénateur.

Il a dû quitter la fac en urgence, jamais eu son diplôme.

-Qu'est-ce qu'il est devenu ?

Mmh.

Il se fait mousser parfois dans les journaux.

Il se prétend associé à un laboratoire de Vienne,

recherche sur la syphilis.

A mon avis, il est fumeux.

Musique mystérieuse

-Belle-maman !

Belle-maman !

-Oui ?

-Où est ma femme ?

-Chez le traiteur. Il y a un problème ?

-Pourquoi on déguise ma fille en gamine de sept ans ?

Elle est plus grande que vous.

-Sa mère a dit que...

-Sa mère a dit, sa mère a dit... Rire

Moi, je suis son père.

Je vous dis que Marthe est une jeune femme splendide.

Vous n'êtes pas d'accord ? -Si.

-Elle a 14 ans.

Elle est en âge de trouver un fiancé.

Non ?

-Mais si, bien sûr.

-Mettez-la en valeur au lieu d'en faire une poupée.

-Je verrai ce que je peux faire.

-J'oubliais.

J'ai cru comprendre que vous aviez brutalisé mon enfant.

J'espère que c'est faux.

-Bah, évidemment.

-Vous ne l'avez pas touchée ? -Non.

-Donc elle ment ?

Ma fille ment ?

-Elle faisait une crise et je l'ai calmée, c'est tout.

-C'est tout ? -Oui, c'est tout.

Rire

-Une crise...

Comment ?

je suis malade.

Moi aussi, j'ai des crises.

Gémissement outré

On sait jamais quand ça part.

Elle souffle.

Je veux qu'elle ait une belle robe.

Musique de tension

Cloche Soupir

-J'ai besoin de votre aide.

-Je ne vois pas ce que je peux faire.

Votre père est un homme de caractère, un homme rigide.

-Il n'est plus le même depuis la mort de ma mère.

-Alors, le plus judicieux serait peut-être

de respecter sa décision.

-Il vous écoute.

Il a confiance en vous.

Rire triste -Il ne faut pas le manipuler.

Musique d'église

-S'il doit partir, qu'il le fasse.

Mais qu'il parte en paix avec lui-même.

Ne le convainquez pas, mais accompagnez-le.

-Très bien.

Je viendrai. -Merci, mon père.

Ce soir, à 19 h ?

Porte

Téléphone

-Vous êtes présentable ?

Musique dramatique

-Pas vraiment.

-J'espère que si.

Vous avez de la visite.

-Maître.

-Je l'ai informé

que vous défendiez Mlle Dantremont.

-C'est exact.

-Je l'ai aussi informé que vous aviez fait des découvertes.

Certains détails... -M'intéressent.

L'aspect clérical, particulièrement.

Soupir

-J'ai fermé le cabinet.

Vous êtes chez vous.

Moi, j'ai un train à prendre.

Je pars visiter une église à Saint-Cyr-au-Mont-d'Or.

Soupir

-Il va de soi que cette visite est officieuse.

-Naturellement.

-Le préfet de police de Paris n'a rien à faire

dans un petit cabinet abolitionniste qui défend les causes perdues.

Je ne suis donc pas ici.

Et vous n'avez pas été agressée.

Je suis désolé.

Sanglot

-Je vous sers quelque chose à boire ?

-Volontiers.

Musique mystérieuse Soupir

Elle renifle.

-Maître Weidmann n'a que du cognac.

-Ce sera parfait.

Vous connaissez bien l'inspecteur Jouin.

-Oui.

Un peu.

-Vous n'êtes pas au courant ?

Il paraît qu'il est pédéraste.

Soupir

-J'en serais très surprise.

-C'est bien ce que je pensais.

Il boit.

Soupir

-Ta femme s'est tirée ?

-Chez son père, avec Angèle. Je suis pas le bienvenu.

-Tu l'as appelée ?

-Pour quoi faire ?

Lui dire que c'est un coup monté ?

De me croire sur parole ?

-Ca s'arrangera. Il souffle.

-Comment ?

-Offre-lui un chapeau.

Raclement de gorge

Soupir

Raclement Tintement de verre

Je peux aller le voir, ton Félicien.

Retourner une tapette, c'est pas insurmontable.

-On lui a déjà assez tordu le bras, non ?

-C'est lui ou toi.

-Ce sera moi, alors.

Paul Cétinet, tu connais. Tu devais te renseigner.

Tu as dû le faire, mais tu m'en parles pas.

Tu protèges quelqu'un ?

Crache, bordel !

-PAPA ! PAPA !

-Non, papa travaille. -Mais...

Tu avais dit que...

-Si j'avais si peu d'amis, je serais aimable.

-Oui, tu en as plus que moi.

Musique dramatique

Soupir

-Je connais un peintre qui aime le masculin.

-Steinheil.

-Il est allé satisfaire

ses goûts au bois de Boulogne, avec Paul Cétinet.

Mais les gens bien ont un endroit pour ça.

-Un canapé.

-Le château de Bagatelle.

-Je suis passé devant, j'ai vu un collègue, Guichard.

Police des moeurs.

-Personne...

Personne ne fait

tourner un canapé sans la protection des Moeurs.

Fondari y trouve son intérêt.

C'est vieux comme la police.

Je l'ai assez fait, de mon temps.

Les truands bossent pour toi, te paient et te renseignent.

Plus ça dure, plus c'est bon.

Et si ça chauffe...

-Tu arrêtes tout le monde.

-Fondari se mouille jamais.

Quelqu'un porte les valises et planque les cadavres.

C'est lui qu'on veut.

Guichard.

-Bonjour, monsieur. -Madame.

Raclement de gorge Je voudrais voir le Dr Verlot.

Je n'ai pas de rendez-vous, mais c'est urgent.

-Vous avez des démangeaisons ?

-Oui.

-Sur quelle partie du corps ?

-Un peu partout.

-Depuis longtemps ?

-Depuis la naissance. C'est de famille.

Chez les Cochefert, on se gratte beaucoup.

Petit rire

-Vous êtes ici pour raisons médicales ou pour un autre motif ?

-Ernest Cronier.

Notaire. Faisait-il partie de vos patients ?

-Je ne peux pas répondre. -Je veux pas son dossier,

simplement un oui ou un non.

-Je ne peux pas répondre, c'est une question d'éthique.

-La police parisienne sollicite votre assistance,

monsieur, dans une enquête criminelle.

Le secret médical est une chose,

l'obstruction en est une autre.

Oui ou non ?

Ernest Cronier était-il votre patient ?

-Oui.

Je ne vous dirai pas pourquoi.

-Combien de temps ?

Votre dernier rendez-vous date du 2 avril 1904,

la veille de sa mort.

Vous savez

qu'il a été assassiné le 3 avril ?

-Je crois me souvenir, oui.

Les journaux en ont parlé.

Pourquoi ? Il me faut un alibi ?

-Oh, non, non, non.

Pas encore.

-J'étais à un congrès, ce jour-là.

Je l'ai appris

à mon retour.

-Avez-vous ou avez-vous eu un patient du nom de Paul Cétinet ?

-Ca ne me dit rien. Qui est-ce ?

-Vous avez un fiacre ?

Rire méprisant -Oui, bien sûr.

-Moi, je suis piéton. Cochefert soupire.

Connaissez-vous un cocher du nom

de Robert Margerit ?

Soupir -Oui.

Robert est mon cocher.

Mais je le connais pas plus que ça.

J'ignore ce qu'il fait en dehors du travail.

-Un ami commun avec Cétinet.

Cochefert rit. Ce qui ne fait pas

de lui votre patient.

Soupir

-Si ça vous dérange pas, je vais aller prévenir mon avocat.

-Je vous en prie.

Nous l'attendrons ensemble. Porte

-Joséphine !

Appelez Delambre. Qu'il vienne, c'est urgent.

-Ah, Vienne...

La valse.

Cochefert chantonne.

Raclement de gorge

"Le Beau Danube".

Splendide.

Vous êtes un spécialiste, je crois.

Dermatologie.

C'est un euphémisme.

-Ces maladies sont innombrables. Vos conclusions vous regardent.

Petit rire

-Mais...

Vous n'avez pas de diplôme français ?

-Vous avez mon diplôme sous les yeux.

-Vous avez commencé vos études

à Paris, non ?

Pourquoi les avoir interrompues ?

-Choix personnel.

-Comme ça, d'un coup ?

Une envie pressante. Vous quittez la faculté

et aussi la France.

C'est curieux, cette envie.

En 4e année de médecine, c'est rare.

-Rien d'illégal.

-Mmh.

Inspiration -Voyez-vous,

la médecine en France

n'égale pas les autres.

Elle est sclérosée par le conservatisme et je le déplore.

L'université de Vienne est très réputée.

-Oui... Pourquoi ne pas exercer en Autriche ?

-Je suis français.

Je suis rentré chez moi.

J'ai ouvert ce cabinet en 1897

avec un certain succès, on vous le dira.

Je suis un praticien connu et recherché.

Mon diplôme est valide.

-Vous le prouverez au tribunal.

En attendant,

vous allez devoir me suivre.

votre avocat saura où nous trouver.

Ces messieurs...

ne sont pas

des patients mais des inspecteurs de la brigade criminelle.

Ils sont ici

pour une perquisition.

Le Dr Verlot est cité comme témoin

pour un meurtre avec préméditation. Et il est suspecté

d'exercice illégal de la médecine.

Un délit passible

de deux ans d'emprisonnement.

Ah, euh...

J'oubliais.

Le Dr Socquet vous présente ses amitiés.

Rire forcé

Il renifle.

Doit-on appeler un médecin ?

-Non.

Merci.

-Chandrot, les dossiers.

Commencez au "C". Cronier, Cétinet.

Berthier, le cochet. Je veux un mandat

pour Margerit, recherché pour meurtre.

Le fiacre de monsieur, où est-il ?

-Il ne sera là qu'en fin de journée.

-Monsieur, il...

Gémissement

Soupir

Soupir Qu'avez-vous pris ?

Ambulance !

-Je ne sais pas.

Trois minutes.

Peut-être moins. Il tousse.

Peut-être moins. Gémissement

Rire Socquet.

-Je vous ai donné un ordre ! -Oh !

-Ah.

Deux minutes.

Râle

Pour vos démangeaisons...

J'aurais pu vous prescrire...

une pommade à l'arsenic.

Mais... je manque de temps.

Vous allez devoir...

vous gratter. Rire

Son rire se transforme en toux.

Il s'étouffe.

Musique de tension

Soupir

-Tu as 14 ans, tu es en âge de trouver un fiancé.

Tu dois changer d'habits. -On m'achète une robe ?

-Je ne sais pas, mais ce modèle est plus de ton âge.

-Marthe.

Viens voir,

je te montre une chose.

Musique mystérieuse

-Tu as fait ça quand ?

-Sur mon temps libre.

Tu sais... les crayonnés, c'est rapide.

Tu aimes ?

C'est ma plus belle série.

-C'est magnifique.

Il est beau. Qui est-ce ?

-Quelqu'un que j'ai croisé. Un modèle.

-Tu me le présenteras ?

-Je sais pas si je pourrai.

-Tu dois en faire d'autres.

-Oui.

Je vais essayer.

Comme Michel-Ange qui faisait les poses...

Brouhaha

-Bournazel,

attention, vous marchez dans le sang.

Musique mystérieuse

-Répertoire téléphonique. Les noms

qu'on trouve... -C'est pas une pièce à conviction.

Vous n'avez pas trouvé,

je me suis fait comprendre ?

Dossiers médicaux ? -Vides.

L'infirmière dit qu'il les emportait chaque soir.

-Domicile ? -Trois hommes.

-Le cocher ? -Il y a

pas mal de monde.

-Manque plus qu'une fanfare...

Appelez le préfet,

tout de suite !

Ah, monsieur le juge !

-Eh bien ?

-Je crois que le suicide est indiscutable,

non, professeur ?

-Mmh.

Venez avec moi.

-Parlons de ses dossiers.

-Le téléphone sonne déjà ? Les patients sont inquiets ?

-Qu'insinuez-vous ?

-Le cabinet du défunt

est sous ma responsabilité.

Perquisition. J'ai rien à dire pour l'instant.

-M. le préfet est absent, monsieur.

-Il me faut ces dossiers.

Il devait les garder près de lui.

Flash

-Tu as dit que c'était fini, devant tes enfants.

C'était faux ?

Me prends pas pour une idiote !

Qu'est-ce que tu vas dire ? Quel mensonge, encore ?

Que vous allez vous promener et acheter des dragées ?

Tu m'écoutes ?

-Bon, tu as tout retenu ?

A 7 h, pas avant.

Tu récites ton texte et tu raccroches.

-Mmh.

-Les femmes... On peut même plus visiter un canapé.

Clochette Brouhaha

-Vous avez montré ces horreurs à Marthe ?

-Bien sûr.

C'est mon travail.

Vous êtes la seule qui ne les aime pas.

-Je sais ce qu'elles représentent.

Vous allez mettre ça au feu.

Immédiatement.

-Certainement pas.

-Je le fais moi-même. -Non !

-Vous n'avez pas honte ! -Voilà !

La honte !

Les invertis !

Le chantage !

Que de clichés !

Paul me le disait.

Le chantage, c'est comme un abonnement.

Enfin, le mien est résilié.

Puisqu'il est mort.

Je suis libre.

Il m'a appris beaucoup.

Tenez, ce matin, j'ai changé de banque.

Musique grinçante

-Vous avez fait quoi ?

-J'ai changé de banque.

J'ai pris tout votre argent.

Car c'est le mien.

Il rit. C'était tellement facile.

-Sale petite crapule !

-Ne vous inquiétez pas,

je vous ai ouvert un compte, pour vivre.

-Je vous laisserai pas faire.

-Si. -Quand j'en aurai fini,

tout Paris saura ce que vous êtes.

-Le divorce ?

-Un raté et ses croûtes ! -Comment paierez-vous l'avocat ?

Vous n'aurez rien.

-Syphilitique !

-Oui, j'ai la vérole !

Donc, vous aussi !

Ce qui fait de vous une putain à la retraite.

De moi, un artiste intéressant. Rire

Maupassant...

Flaubert...

Rimbaud !

Gauguin.

Steinheil.

-Cherchez l'intrus.

-Dans certains milieux,

la syphilis est une curiosité.

Presque un argument de vente.

Il est malade !

Est-ce que ça se voit sur la toile ?

Oui, bien sûr !

La folie...

Rire La folie me sauve.

Soupir Vous allez chercher le tisonnier ?

-Marthe saura. Elle saura tout !

sera le mieux.

Marthe !

-Oui ?

-Viens, ma chérie, ta mère a quelque chose à t'annoncer.

Papa couche avec des hommes,

maman est une catin, "Pompe Funèbre".

On verra comment elle le prend.

Eh bien ?

Il faut que je le fasse ?

Il inspire.

On est convenus que tu pourrais rester samedi,

seulement en début de soirée.

Ensuite, grand-mère t'emmènera au théâtre.

Tu sais pourquoi. -Oui.

Les messieurs viennent jouer, je dois pas les voir.

-Voilà.

-On donne Bel Ami.

Au Montparnasse. Un peu osé. -Très bien.

Passez à table,

nous arrivons.

Petit rire

Ce regard d'impuissance...

Je l'aime tellement.

Un jour, je le coucherai sur la toile.

Je vous rendrai immortelle.

Musique dramatique

Qu'y a-t-il de bon pour le dîner ?

-Brigade des moeurs.

Inspecteur Guichard, de la part de Quemener.

Guichard ?

Jouin est au bois de Boulogne.

Un gardien m'a prévenu. Il l'a vu devant Bagatelle.

-A table !

J'arrive, maman.

Mme Steinheil hurle. Fracas et bris de verre

Musique triste Mme Steinheil sanglote.

-Belle-maman ?

Passez-moi le sel.

-Seigneur, tu nous donnes la vie et le pain.

Sois-en remercié, et accorde-nous la sagesse et la grâce.

-AMEN.

-Allez-vous demander

un poste ou partir à la retraite ?

-Mmh, je ne sais pas.

-Vous êtes encore jeune.

-Mmh.

J'ai hérité des terres de mon épouse.

Propriété de province. Horloge

Je m'y ennuyais comme un rat mort, mais là, ça me manque.

-M. le préfet voudra écrire ses mémoires.

C'est ce qu'ils font tous.

-Et vous, mademoiselle ?

Accompagnerez-vous votre père ? -Il n'aura pas besoin de moi.

-Eh bien...

Où irez-vous ?

-Nulle part.

J'envisage d'entrer dans les ordres.

Les soeurs de Marie Joseph font du bon travail, leur vie est belle.

Leur vie a du sens.

Soupir gêné

-Il serait malvenu de ma part de contrarier une vocation, mais...

êtes-vous sûre ?

-Cela n'arrivera pas.

-Pourquoi ?

-Car j'ai encore mon mot à dire sur la question.

-Vous ne serez plus là.

Chuchotement

-Excusez-moi.

-Lettre "B"... Soupir

Bertillon, Alphonse.

Boucart, Georges, juge d'instruction.

Lettre "C"...

Cronier, Ernest.

*Le nom a été rayé.

*Lettre "F"... Fondari, Arthur, commissaire de police.

-Donnez-moi un "G", comme Gardey.

*-Gardey...

Il n'y est pas.

-Mmh. *-Mais...

Comme diocèse.

C'est l'adresse de la nonciature,

*10, rue de l'Elysée.

-Le Dr Verlot avait une clientèle pittoresque.

Lettre "S".

Steinheil, Adolphe. *-Steinheil...

*Il y est. -Mmh.

Le répertoire ne nous dit pas qui est malade, il ne prouve rien.

*Il nous faut les dossiers médicaux.

-Je cherche encore, monsieur.

-Rien de grave ?

-Un suicide.

Philippe Verlot.

Vous le connaissez ?

-Non, je ne crois pas.

Musique de tension

Hululement

Soupir

Effort

Eh bien, merci.

Je me suis régalé.

-C'est moi qui vous remercie.

Votre soutien moral nous est précieux.

Petit rire gêné

-Oh, euh...

Ne soyez pas trop dur avec votre fille.

Elle a de qui tenir.

-Au revoir. -Mmh.

Musique intrigante Merci.

Soupir

-Vous êtes fière de vous ?

Musique mystérieuse

Gémissement

-Un jour, je t'emmènerai à Bagatelle.

-Qu'est-ce que c'est ?

-Un fastueux palais des plaisirs,

où s'engouffre une rivière sacrée.

Par des grottes...

à l'âme insondable jusqu'aux abymes d'une mer sans soleil.

C'est un château à Boulogne.

-Tu y es allé ?

Steinheil soupire.

-J'ai visité, ouais.

-Tu ne l'as peint nulle part.

-C'est normal.

C'est le secret.

-Mais à l'intérieur ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

-En fait, c'est assez vide.

Plus personne ne vit là-bas, il y a des chambres.

Si...

Si, il faut un grand miroir.

Bris de verre Tu sais pourquoi ?

-Pour se voir ?

-Tout ce qu'il y a,

à Bagatelle, au fond...

C'est toi.

Calèche

Musique intrigante

Tintement de clés

Serrure

Porte

Pas approchants Soupir

Gémissement

-Oh, inspecteur Jouin.

-A genoux.

-Vous dites souvent ça ?

Gémissement

Guichard soupire.

Musique de tension Gémissement

Effort Guichard gémit.

Souffle court

-On a le temps.

Musique intrigante

Sous-titrage : Hiventy by TransPerfect

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