All language subtitles for The.Velvet.Vampire.(Stephanie.Rothman,.1971)

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Original subtitles

VAMPIRE DE VELOURS

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LA GALERIE STOKER PR�SENTE "�VISIONS NOCTURNES�"

Tu aimes la musique, exact�?

- Ouais. - �a a l'air de te faire planer.

Tu sais qu'il a jou� dans les rues�?

- Ouais. - Je m'en souviens, j'�tais tout gosse.

- Ouais ? - Ouais.

Tu as vraiment le contact facile, tu sais�?

Ouais.

Tu viens souvent ici�?

Chaque fois que je veux voir du cul.

Ah�! �a, c'est plut�t effrayant.

Je trouve que �a d�gage beaucoup de sensualit�.

- Tu trouves �a sexy ? - Ouais.

Je crois qu'il sculpte la mort.

Et c'est sexy�?

- �a d�pend des points de vue. - Susan�!

- Content que tu sois venue. - Salut, Carl.

Vous avez fait connaissance�?

Connaissance, oui. Mais on ne nous a pas pr�sent�s.

- Voici Susan Ritter. - Et son mari.

� Comment savez-vous qu'on est mari�s�? � Je m'appelle Diane.

� Voulez-vous un verre, Diane�? � Oui.

Excusez-nous.

� Lee, j'en voudrais un aussi. � Bien s�r.

Qui est cette Diane�?

Une bonne cliente.

Vous vous �tes coup�e.

- Ce n'est pas moi. - Comment �a, pas vous�?

C'est un chat.

Je l'ai trouv� bless� dans la rue et je ne pouvais pas le laisser comme �a.

Alors, je me suis occup�e de lui.

Parle-moi d'elle.

J'aimerais mieux parler de toi.

Et comment va-t-il�?

Il va bien.

Vous me plaisez.

Devine quoi, ch�rie.

Diane nous invite � passer le week-end chez elle dans le d�sert.

- J'aimerais vous avoir tous les deux. - Suzy adorera. Elle aime le soleil.

- Vous en aurez plus qu'il n'en faut. - C'est sympa, non�?

Comment est l'eau�?

Qu'est-ce que tu veux�?

- Je ne fais que passer. - Bien.

Parce que cette baignoire n'est pas assez grande pour nous deux.

Allons, pousse-toi et fais-moi un peu de place.

Qu'est-ce que tu fais�?

- J'attends toujours ce verre. - Quel verre�?

Oh�! C'est �a�?

J'ai oubli�. Qu'est-ce qu'il y a de mal � �a�?

- Elle est mignonne, n'est-ce pas�? - Susan, je n'ai fait que lui parler.

- Elle a sans doute un corps de r�ve. - Oui, sans doute.

Et tu vas avoir l'occasion de le v�rifier, n'est-ce pas�?

Bon, je vais te dire une chose.

On oublie toute cette histoire et on reste � la maison.

Tu es s�r d'avoir tourn� au bon endroit�?

V�rifie toi-m�me sur la carte.

Je pensais que ce serait diff�rent. �a ressemble plut�t � Palm Springs.

On n'a pas crois� une voiture depuis des miles.

Je ne sais pas quoi te r�pondre.

DERNI�RE STATION-SERVICE AVANT 80 KILOM�TRES

Vous pouvez nous servir�?

D�sol�, je ne peux pas.

Je veux seulement un peu d'essence.

Je ne sers pas l'essence.

Est-ce que c'est si compliqu� d'avoir de l'essence par ici�?

�coute, bonhomme, je suis m�canicien, le seul � avoir la formation.

Et les gens form�s ne servent pas l'essence.

Va te faire foutre�!

C'est un vrai connard que vous avez l�.

Mettez-m'en pour 20 balles.

C'est plut�t sauvage par ici, hein�?

C'est le d�sert.

Je cherche la maison appartenant � Diane...

- C'est comment son nom, ch�rie�? - Comment le saurais-je�?

Il n'y a pas beaucoup d'habitants par ici. Vous connaissez la maison�?

En esp�ces ou par carte�?

Par carte.

Pouvez-vous nous indiquer le chemin ?

Continuez tout droit. Ensuite, la premi�re � droite.

J'esp�re que le d�sert ne rend pas tout le monde comme �a.

Je savais qu'on n'aurait pas d� venir.

Il y a pourtant plein de soleil. Tu pourrais am�liorer ton bronzage.

- Je devrais peut-�tre retourner. - Non.

C'est trop loin.

�coute...

Une voiture.

Tu es s�re qu'il va venir remorquer la voiture�?

Dans le d�sert, nous nous entraidons.

Il va s'en occuper.

- Comment savais-tu o� nous �tions�? - La chance.

L'important, c'est que tu nous aies trouv�s.

Excusez-moi, rien ne me tente.

- Juan peut te faire une salade. - Voyons, Suzy, go�te.

- Je n'aime pas le steak tartare. - Comment sais-tu si tu n'essaies pas�?

J'ai d�j� go�t�, Lee. Je n'aime pas le go�t de la viande crue.

Susan n'est pas oblig�e de manger quelque chose qu'elle n'aime pas.

Juan va te pr�parer une salade.

Merci, Diane.

- Tu es ponctuel. - Toujours pour quelques billets.

Suis-moi.

As-tu d�j� conduit une Dune Buggy�?

Non, mais j'aimerais essayer.

Il n'y en a pas deux pareilles. Prends la mienne.

Elle est lente � d�marrer.

Au d�but, elle a besoin qu'on la manipule un peu.

Mais quand elle est chaude, elle prend vraiment vie.

Alors, tu dois te m�fier. Elle est difficile � ma�triser.

Ouais, il faut lui c�der.

Et alors, tu as l'impression que c'est elle qui te conduit...

...tandis que tu bouges � son rythme, de haut en bas, en va-et-vient...

...dans les dunes.

Diane, je crois que j'aimerais conduire ta Buggy.

Je crois que je pourrais t'apprendre.

Je crois que �a me suffit. Je vais me coucher.

Que fait-on le soir par ici�?

On dort, principalement.

Bon, s'il n'y a rien d'autre...

J'arrangerai �a pour toi demain. C'est promis.

- Je te prends au mot. - Bonne nuit, Diane.

Le jeune homme est ici.

Est-ce qu'il me plaira�?

Il a le m�me �ge que Victor.

Tu es bon pour moi, Juan.

Arr�te, poup�e�!

Tu m'as fait mal�!

Je crois que tu te trompes de mec.

Si tu ne veux pas de moi, tu pr�f�reras peut-�tre celui-l�.

C'�tait quoi�?

- Probablement un coyote. - �a semblait presque humain.

C'est parfois le cas.

Lee, j'ai peur.

Approche.

Allez...

- Lee ? - Quoi encore�?

Cet endroit... Je ne sais pas... C'est cette chambre...

...et ce miroir l�-bas.

On dirait presque que quelqu'un nous regarde.

Il y a bien quelqu'un.

- Qui�? - Toi, ma petite voyeuse.

Tu n'es pas d'accord que tout est �trange ici�?

Tu as un garde du corps.

Je promets de bien veiller sur toi.

S'il te pla�t...

Je n'ai vraiment pas envie.

Non�!

- Qu'y a-t-il�? - Rien, un r�ve.

Vas-y, dis-moi.

Nous �tions au lit au milieu du d�sert...

...en train de faire l'amour et quelqu'un venait t'emmener.

�a ne va pas�?

Je faisais le m�me r�ve.

Mais c'�tait toi qui me repoussais.

Qui est l�?

Bonjour. L'aube va se lever.

Si vous voulez voir le d�sert...

...il faut partir de bonne heure avant que le soleil devienne trop fort.

Et n'oubliez pas de vous habiller.

Je ne veux pas voir le d�sert.

Suzy, tu ne veux jamais rien faire.

Suis-je assez habill�e, Diane�?

N'oublie pas que c'est le d�sert. Le soleil peut �tre destructeur.

Tu n'es pas exactement une amoureuse de la nature, Diane.

Oh�! Si. Mais le soleil peut te blesser, si tu le laisses faire.

Depuis combien de temps cette mine est-elle ferm�e�?

- Pr�s d'un si�cle. - Pourquoi l'a-t-on abandonn�e�?

Il y a eu des disparitions de mineurs. On a fait des recherches...

Des disparitions�?

- Morts. Ils avaient �t� tu�s. - Par quoi�?

Certains ont pens� qu'il s'agissait de l'�uvre d'un forcen�.

D'apr�s les blessures des victimes, d'autres ont pens� � un animal enrag�.

Mais si vous pensez que ce n'�tait ni un homme, ni un animal...

- Qu'est-ce que c'�tait ? - Qui sait�?

Ces blessures, de quel genre �taient-elles�?

Tous les morts avaient de larges entailles � la gorge.

Pr�ts�?

Il y a plein de passages qui partent de cette galerie.

Ne vous s�parez pas. Je ne voudrais pas vous perdre.

Sois tranquille, �a n'arrivera pas.

- Je m'excuse. - �a va�?

Diane�?

Diane�!

Diane�?

Quel tunnel faut-il prendre�?

Ch�rie, je veux que tu m'attendes ici. Je vais essayer de la trouver.

Si j'�choue, je reviendrai. Mais je ne veux pas que tu bouges.

Tu as compris�?

Susan... Susan...

Lee�!

Diane�!

Dieu merci, c'est toi�!

Tu �tais comme une noy�e, Susan. Je n'ai pas voulu t'effrayer.

Ma lampe torche s'est �teinte. Je ne voyais plus rien.

Juan a d� les laisser au soleil. Il ne faut pas, �a vide les piles.

- Tu ne m'as pas entendu t'appeler�? - J'�tais all�e trop en avant.

Je devais �tre dans un autre tunnel.

Mais regardez ce que j'ai trouv�. La m�me pierre que celle de mon collier.

Un jaspe sanguin. Je n'ai pas pu r�sister. Il me la fallait.

La vie n'existe pas sans le sang.

Et ici, il est emprisonn� � jamais dans ces fines veines rouges.

Allez-y tous les deux.

- Je n'ai plus envie de rien voir. - Tu veux rentrer � la maison�?

Non, je vais prendre le soleil. Je peux aussi bien le faire ici.

- Vous permettez qu'on y aille�? - C'est bon pour moi.

Vous d�sirez, madame�?

Tu sais, c'est ici que les mineurs venaient se reposer et se distraire.

Ah oui�?

Mais ils ne faisaient pas que boire.

Que faisaient-ils d'autre�?

�a...

Bon Dieu�! Un serpent�!

Susan, reste o� tu es et ne fais pas un geste.

Il t'a mordue�!

- Il faut ouvrir la morsure. - Accroche-toi, ch�rie, �a va aller.

Essaie de te d�tendre.

Si je n'aspire pas le sang, le poison va agir.

Sois brave, ch�rie, d�tends-toi.

Ne t'inqui�te pas, je vais m'occuper de toi.

Tu as eu beaucoup de chance. Ce ne sera pas grave.

Merci pour ce que tu as fait.

Quand on vit dans le d�sert, on apprend ce qu'il faut faire.

Juan m'a montr�.

Par ici, une femme a besoin d'un homme comme Juan pour l'aider.

- Depuis combien de temps est-il avec toi�? - Depuis son enfance.

Ses parents habitent-ils aussi ici�?

- Son peuple s'est �teint dans une r�serve. - C'est ta famille qui l'a �lev�?

Oui, il �tait comme un fr�re pour moi.

Je pense que le mieux pour toi, c'est de faire une sieste.

Je me repose toujours au moment o� la chaleur est la plus forte.

Merci, Diane.

- On peut rentrer maintenant, si tu veux. - Non, je commence � me plaire ici.

- Oui ? - Je cherche un ami. Il s'appelle Cliff.

- Il est venu travailler ici hier soir. - Personne n'est venu hier soir.

�tes-vous s�r�? C'�tait � l'heure du d�ner.

Personne n'est venu hier soir�!

Lee�? Diane�?

Il y a quelqu'un�?

Diane�?

Ne touchez pas � �a�!

Vous �tes un vrai chien de garde, Juan.

Diane dit que vous avez grandi ensemble. Comment est sa famille�?

Elle n'avait pas de famille. Il n'y avait que Diane.

Elle m'a recueilli.

Elle doit �tre plus �g�e que vous, alors�?

- O� est mon mari�? - Avec Diane.

Tourisme...

- Pourquoi venons-nous ici ? - Tu verras.

Dis-moi, pourrais-tu vivre dans le d�sert�?

Non, je ne sais pas comment tu peux. Tu y as toujours habit�?

Toujours.

Quel g�chis�!

Je m'en irais si je pouvais. En v�rit�, je d�teste le soleil.

Alors pourquoi rester�?

Parce que mon mari est enterr� ici.

- Quand est-il mort�? - Une semaine apr�s notre mariage.

- As-tu pens� � faire d�placer le corps�? - Je ne peux pas.

Quand il est mort, j'ai fait pr�parer son corps par les Indiens pour l'inhumer.

Car ils savent comment pr�server les morts.

- C'est en rapport avec le d�sert�? - Oui.

S'il quittait cet air sec, il tomberait en poussi�re.

Tu parles de lui comme s'il �tait encore vivant.

Les morts peuvent vivre si tu veux qu'ils le fassent.

Non, poup�e. Quand on est mort, on est mort.

La vie, c'est pour les vivants.

Vous �tes bien Diane�?

Oui.

Le type chez vous ne voulait pas que je vous voie.

- Que voulez-vous�? - Savoir o� est Cliff.

- Qui est Cliff�? - Il travaille � la station-service.

Il est venu hier soir pour travailler sur votre Buggy mais n'est pas rentr�.

Et il est r�glo en ce moment. Il a d� lui arriver quelque chose.

Ma Buggy a fait des siennes hier, mais c'�tait une fausse alerte.

J'ai appel� la station avant le d�ner pour leur dire de n'envoyer personne.

Cliff m'a dit qu'il allait chez vous.

Eh bien, il n'est pas venu.

C'est une tombe fra�che, n'est-ce pas�?

Comment le saurais-je�? Je ne suis pas des pompes fun�bres.

- Tu t'es bien amus�, cet apr�s-midi ? - �a a �t�.

J'avais tort � propos de Diane. C'est une femme remarquable.

- Elle sait se servir de son couteau. - Oui, �a m'a fait un peu mal.

Parce que tu es trop coriace.

Diane a dit que sa famille avait �lev� Juan, tu te rappelles.

Oui.

Cet apr�s-midi, Juan m'a dit que Diane n'avait pas de famille...

...et qu'elle l'avait �lev� seule.

�a signifierait que Diane est bien plus vieille qu'elle ne le para�t.

Je n'ai pas l'impression que Juan soit quelqu'un de fiable.

- Bonne nuit, Suzy. - Bonne nuit.

Suzy�?

Mais qu'est-ce que tu fais�?

Et toi, alors�? Je te croyais couch�.

- Avec Susan. - Comment peux-tu avaler �a�?

Tu as mang� de la viande crue, hier.

Oui, mais �a, c'est du foie cru.

As-tu d�j� remarqu� qu'on nourrit les chats avec du foie cru�?

- Les chats sont des animaux. - Nous aussi.

Mais cela ne doit pas nous effrayer. On fait tant d'efforts pour l'oublier.

Pourquoi lutter contre ?

- Contre quoi�? - L'animal en toi.

Laissez-moi faire.

Laisse-moi t'aider, ch�rie.

Pourquoi n'est-ce pas Juan qui fait cela�?

J'ai pens� me rendre utile.

Prenons le petit d�jeuner au salon. Ce sera un pique-nique en int�rieur.

- Caf�? - Oui.

Diane, il me faut le num�ro du garage. Nous partirons cet apr�s-midi.

- Je ne crois pas que vous pourrez. - Pourquoi�?

Amos a appel� tout � l'heure. Il n'a pas re�u la pi�ce command�e.

Aujourd'hui, c'est dimanche. Elle n'arrivera pas avant demain.

- Je dois rentrer pour voir quelqu'un. - C'est simple�: t�l�phone pour annuler.

- Peut-�tre que je pourrais. - �videmment que tu pourrais.

Et puis, on vient juste d'arriver. Ce serait impoli de repartir si vite.

Tu sais, Diane, cet endroit est fascinant.

J'ai vu des choses que tu ne pourrais pas imaginer.

- Alors, vous restez�? - Bien s�r.

Bien�! Je m'organise pour vous garder encore une nuit.

Amusez-vous tous les deux pour l'instant. Je dois m'absenter un moment.

D'accord, je me suis envoy� en l'air cette nuit.

- Tu voulais que je le dise, hein ? - Oui.

- Vas-tu cesser de me faire la gueule�? - Oui.

Je ne peux pas te reprocher une chose que moi-m�me j'aurais pu faire.

H�! Suzy�?

Suzy, je suis ici. Ne fais pas semblant de m'ignorer.

Diane ne m'excite pas. C'est une obs�d�e du d�sert.

Et moi, je suis un obs�d� de Suzy.

Tu veux voir ce qu'elle m'a montr� hier�?

Oui�! Tout ce que Diane t'a montr�, je veux le voir aussi.

Alors, viens.

Tu sais bien t'y prendre avec moi.

T'as sacr�ment raison�: je sais.

Viens.

Fous le camp d'ici�!

Tu as besoin de moi.

Tu n'es pas ce dont j'ai besoin.

Pourquoi as-tu tu� ton mari�?

J'ai essay� de l'�pargner.

Et pourquoi l'as-tu �pous�?

Pourquoi restes-tu avec moi�?

Parce que...

Je ne peux pas te quitter.

Tu souffres, tu as besoin de te nourrir.

Il m'en faut de plus en plus.

Quelque chose cogne au fond de moi.

Laisse-moi t'aider. Je trouverai quelqu'un pour toi.

J'irai chercher quelqu'un de mon peuple.

Tu es bon pour moi, Juan.

Tu as toujours �t� bon pour moi.

- Le quatri�me qui est mort en 1870. - Sans doute une mauvaise ann�e.

Te rappelles-tu ce que disait Diane des meurtres � la mine�?

- Lee, allons ailleurs. - N'aie pas peur, ils sont tous morts ici.

Suzy, viens voir �a�!

- C'�tait peut-�tre un animal. - Aucun animal ne tue de cette fa�on.

- Avez-vous vu quelqu'un aux alentours�? - Non.

Diane, il y a une chose que je ne pige pas.

La st�le dit que ton mari est mort en 1875.

- Du calme, Lee. - Non, il a raison.

Je me serais aussi pos� la question.

Vois-tu, c'�tait initialement la tombe de l'arri�re-grand-p�re de Victor.

C'est lui qui est mort en 1875.

Voil� des ann�es, son corps a �t� vol� par des pilleurs de tombes.

� la mort de Victor, je l'ai fait inhumer dans le tombeau vide.

Pourquoi a-t-on pill� la tombe�?

Selon une ancienne croyance de la r�gion, les gens sont enterr�s avec leurs bijoux.

Mais s'ils voulaient les bijoux, pourquoi avoir emport� le corps�?

Je l'ignore.

Pourquoi n'y a-t-il pas de terre dans la tombe de ton mari�?

Parce qu'il se d�composera si l'air sec ne l'atteint pas.

Diane, si des gens croyaient encore � cette histoire de bijoux...

...et que Juan en ait surpris pillant la tombe de ton mari�?

Possible. Peut-�tre m�me un membre de sa tribu.

Ils sont parfois tr�s brutaux.

Juan est devenu un paria quand il est parti pour vivre ici.

Il a renonc� � tant de choses pour moi.

Je n'ai jamais pu lui dire tout ce qu'il repr�sentait pour moi.

Mais au fait, qu'est-ce qu'on attend�? J'appelle la police.

Non.

C'est ma responsabilit�, Lee. Je vais m'en occuper.

Excusez-moi.

Qu'est-ce qui te tracasse�?

Je ne crois rien de ce qu'elle a dit, voil� tout.

Et cette histoire d'air sec dans la tombe�?

Elle m'a racont� qu'elle avait fait momifier son mari.

- L'air du d�sert le conserve. - Dr�lement bizarre.

C'est de la foutaise.

Je pense que ses sentiments envers Juan sont r�els.

Je me demande si elle peut �prouver des sentiments.

Tu en as vraiment apr�s elle.

Tu sais, le soir o� nous nous sommes rencontr�s...

C'est un chat.

Et ensuite, la nuit derni�re...

Tu as mang� de la viande crue, hier.

Quoi, la nuit derni�re�?

Rien. D�s que la voiture est pr�te, on se barre.

Il n'y a rien.

En tout cas, c'�tait dans mon r�ve.

- Station-service. - Ici Lee Ritter.

- Ma voiture est pr�te�? - Non.

Elle devait �tre pr�te ce matin. Avez-vous re�u la pi�ce�?

Quelle pi�ce�?

- La pi�ce que vous avez command�e. - Pas besoin de pi�ce.

Alors, qu'est-ce que vous attendez�?

La dame qui a appel� m'a dit d'attendre son feu vert.

- Quelle dame�? - Elle l'a pas dit.

- �a peut �tre r�par� pour quand�? - Pas avant demain.

Je la veux aujourd'hui�!

Je n'aime pas qu'on crie, monsieur. D'abord, mon m�canicien n'est pas l�.

Susan�?

- Tu profites du soleil�? - Oui.

Dis-moi, depuis combien de temps es-tu mari�e avec Lee�?

Pr�s de deux ans.

As-tu couch� avec d'autres hommes depuis�?

Je ne crois pas que cela te regarde, Diane.

- Lee est gentil, mais... - Mais�?

Il n'est pas tr�s observateur.

Susan, as-tu d�j� remarqu� combien les hommes nous envient�?

Nous envient�?

Le plaisir que nous prenons, que nous seules pouvons prendre.

On ne peut l'emp�cher. C'est notre nature, nous sommes faites ainsi.

Et au plus profond de leur c�ur, ils nous ha�ssent pour cela...

...parce qu'ils ne pourront jamais savoir ce que c'est.

Susan�!

Je veux te parler.

Seul�!

- Fais tes valises. - Qu'est-ce qui te prend�?

On fiche le camp. Je viens d'avoir le type de la station.

Diane avait bien dit qu'elle l'appellerait et s'occuperait de tout�?

Elle ne s'est occup�e de rien�!

Elle essaie de nous retenir ici et ce tar� � la station doit l'aider.

- Tu ne deviendrais pas un peu parano�? - Non, pas du tout�!

Je n'aimerais pas non plus que ces r�ves se changent en r�alit�.

Tu parles pour toi. Tu as eu ce que tu voulais, alors on part.

- Et qu'est-ce que tu veux ? - Rester ici un moment.

Je pense que tu as envie d'elle.

Peut-�tre bien. Qu'est-ce que �a te fait�?

O� est cette garce�?

Diane�!

Ferme la porte.

Ce lit...

J'ai appel� la station. Tu leur as dit de ne pas r�parer la voiture.

- Tu as peur de moi, Lee�? - Non.

Alors, pourquoi restes-tu si loin�?

Explique-toi. La voiture... Pourquoi�?

Ne comprends-tu pas�?

Tu aurais d� l'autre nuit.

Je te veux ici avec moi.

Je ne peux pas rester. Je dois rentrer.

Au moins pour un moment.

D�s cette soir�e � la galerie...

...d�s cet instant, j'ai su que je te voulais.

Je me suis languie de toi jusqu'� ce que je puisse t'avoir.

Tu ne veux pas partir. Tu ne veux pas.

Non.

Non, je...

Lee...

Sais-tu qui a toujours �t� enterr� dans cette tombe�?

Ton mari.

Oui, seulement lui.

Je suis vraiment tr�s �g�e, tu vois. �a te d�range�?

Non.

Tu veux...�?

Oh�! Oui...

Diane�?

Lee�?

Lee�! O� es-tu�?

Lee�!

O� est Lee�?

Il est parti se renseigner � la station pour votre voiture.

Quelque chose ne va pas�?

Ton lit�!

Ce son�!

Ferme la porte, Susan.

Tu nous as espionn�s depuis cette pi�ce, n'est-ce pas�?

Oui.

Pourquoi�?

- Tu ne le sais pas�? - Non.

Tu devrais.

Tu as fait la m�me chose l'autre nuit.

C'�tait diff�rent. C'�tait accidentel.

Tu aurais pu t'en retourner, mais tu ne l'as pas fait.

Diane, j'ai vu Juan dans cette pi�ce.

- Lee pense que tu l'as tu�. - Oui.

- Mais tu l'aimais. - Oui.

Il sera avec nous pour toujours.

Avec nous�?

Je te veux ici avec moi, Susan.

D�s cette soir�e � la galerie, d�s cet instant...

...j'ai su que je te voulais.

Je me suis languie de toi jusqu'� ce que je puisse t'avoir.

Reste avec moi.

Oui.

- Qu'est-ce que c'est�? - Rien.

Susan�!

Reviens�!

D�cidez-vous�: vous montez ou pas ? J'ai autre chose � faire.

- Vous vous baladez comme �a�? - J'ai oubli� mon manteau.

J'en ai un � l'arri�re si vous voulez.

Pas la peine de me remercier pour m'�tre arr�t�.

Excusez-moi. Merci.

- Et vous arrivez d'o��? - De nulle part.

Vous n'�tiez pas invit�e chez elle.

Z'�tes pas bavarde, hein�? Et je peux savoir o� vous voulez aller ?

L� o� je pourrai prendre un car pour Los Angeles.

- All��? - Carl, c'est Suzy.

Il faut que tu m'aides. Je t'en prie, elle me poursuit.

De quoi parles-tu, Suzy. Qui te poursuit�?

Diane, cette femme qu'on a rencontr�e chez toi.

Je sais que �a para�t dingue, mais c'est une vampire. Elle a tu� Lee.

Suzy, mais qu'est-ce que c'est que cette histoire�?

Ne me pose pas de questions�!

- Aide-moi�! - D'accord, viens.

Je ne peux pas, elle me suit partout. Elle va me tuer aussi.

- O� es-tu�? - � la gare routi�re.

J'arrive dans quelques minutes.

Attrapez-la�! Attrapez-la�!

Le soleil�!

Aidez-moi � retirer sa cape�!

Combien de temps ai-je dormi�?

Quelques heures.

La police a trouv� Lee�?

Oui.

Et aussi d'autres victimes.

Est-ce qu'ils veulent m'interroger�?

Demain, Susan.

Carl�? Connaissais-tu bien Diane�?

Assez bien.

- Ce n'�tait pas une simple cliente�? - Si, une simple cliente.

- Mais elle m'avait dit certaines choses. - Lesquelles�?

Qu'elle souffrait d'une maladie rare du sang.

Son organisme ne pouvait pas fabriquer son propre sang.

Elle avait besoin de transfusions r�guli�res.

C'est principalement pour cela qu'elle venait en ville.

Pourquoi a-t-elle tu� Lee�?

Et comment expliques-tu sa peur des croix et du soleil�?

Je crois qu'elle avait p�t� un plomb.

Elle avait tellement besoin de sang. Elle �tait persuad�e d'�tre une vampire.

Et elle se comportait comme telle.

Et ces r�ves que Lee et moi avons faits et qui se sont r�alis�s�?

Comment les expliques-tu�?

C'�taient tes r�ves, Suzy.

Comment les expliques-tu�?

Ce couteau est identique � celui de Diane.

Oui, je lui en avais vendu un. Il n'en existe que cinq.

Des pi�ces de collection.

Elle m'a coup�e avec.

Carl�!

Sous-titres�: l'Onkrakrikru

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