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Je vais vous raconter la vie héroïque de William Wallace.
Les historiens anglais me traiteront de menteur.
Mais l 'histoire officielle n 'est -elle pas toujours écrite par ceux qui ont
pendu les héros ? Le roi d 'Ecosse était mort de son descendant.
Et le roi d 'Angleterre, un païen cruel connu sous le nom d 'Edouard le Sec,
réclama la souveraineté sur l 'Ecosse.
Les nobles d 'Ecosse l 'affrontèrent.
et s 'affrontèrent entre eux pour la couronne.
Edouard le Sec les convia finalement à des pourparlers de trêve, en armes, avec
des pages pour se les corps.
Dans ce comté vivait un fermier, Malcolm Wallace, un roturier propriétaire
terrien et père de deux fils, John et William.
J 'étais interdit de nous suivre.
Oui, mais j 'ai fini mon travail.
Où est -ce que vous allez ? Chez Mac Andrew.
Il doit nous rendre compte des pourparlers avec l 'anglais. Alors tu m
? Non, à la maison. Mais j 'ai envie de savoir... William, obéis ou tu vas
prendre une bonne correction.
Rentre à la maison, William.
Macando !
William ! William ! William ! William, tu ne crains rien, tu ne
crains rien.
Je suis là.
Il faut des représailles dès demain.
Voilà sa raison.
Rendons coup pour coup. Tous les nobles barons qui défendaient notre cause
étaient à cette assemblée. Nous ne vaincrons pas une armée. Pas avec les 50
fermiers que nous réunions. Ce qui compte n 'est pas de les battre, mes
mais de les combattre.
Alors, qui est avec moi ? Moi, car j 'aime l 'Écosse.
D 'accord, je suis avec vous.
Moi aussi.
Que tu crois aller comme ça ? Je pars avec toi.
Tu pars avec moi.
Tu vas faire quoi au juste ? T 'apporter de l 'aide.
Oui, je suis sûr que tu pourrais m 'aider.
Mais j 'ai surtout besoin que tu restes ici et que tu gardes la chaumière à ma
place pendant que je serai loin.
Je sais me battre.
Bien sûr.
Je t 'ai déjà vu te battre.
L 'esprit, la vraie mesure de l 'homme.
Mon père est parti avec John. Ils vont nous tuer et brûler la ferme.
On ne se laissera pas faire, Emiche.
Approche mon garçon.
Et profondis, flamma via te, Domine, Domine, exaudi
vocem meam, fiant ores tue intendentes in
vocem deprecationis me.
Recuiem aeternam, dona eis, Domine, et lux
perpetua.
Luce ateis, regueuies cant in pat.
Tu as le visage de ta mère.
Nous resterons ici cette nuit.
Et demain, je t 'emmènerai vivre avec moi.
Je n 'ai pas envie de partir.
Tu n 'avais pas envie non plus quand tu t 'en perds.
Pourtant, il est mort.
Le prêtre a -t -il choisi un joli psaume pour sa bénédiction ? Seigneur, bénis
cet homme et accueille -le. C 'était tout en latin.
Tu ne comprends pas le latin ? Voilà une chose à laquelle nous devrons remédier.
Seigneur, bénis cet homme et accueille -le.
Répands ta sainte lumière sur lui.
Seigneur, place -le à ta droite avec les juges.
et accorde la paix à son âme.
Amen Ton
cœur est libre
et lui disent adieu à leur manière, en jouant des airs interdits sur des
instruments interdits.
Ton père et moi avons vécu les mêmes moments, quand ton grand -père s 'est
tuer.
Apprends à te servir de ça.
Ensuite, je t 'apprendrai à te servir de ça.
Bien des années plus tard, Édouard le Sec, roi d 'Angleterre, organisa le
mariage de son fils aîné, nommé aussi Édouard, qui devait lui succéder sur le
trône.
Amen.
Pour cette union, Édouard le Sec avait choisi la fille de son rival, le roi de
France.
Partout on murmurait que si le roi espérait un jour une descendance, il lui
faudrait se résoudre à honorer lui -même la princesse.
Mais sans doute était -ce ce qu 'il avait envisagé dès le début.
L 'Écosse, mon Écosse, les
Français ne comprennent que la loi du plus fort.
Mais comment pourrait -il croire en notre force si nous ne faisons pas
notre loi sur notre propre île ?
Où
est mon fils ? Que sa majesté me pardonne, il m 'a prié de le
Je l 'avais fait demander, et c 'est vous qui l 'envoie ? Dois -je donc me
retirer ?
S 'il tient ce que sa reine règne à sa place durant mon absence, eh bien, sois
tristé et produis une leçon.
Je vous en prie.
La noblesse.
La noblesse est la clé qui nous ouvrira toute l 'Écosse.
Offrez à nos barons anglais des terres dans le nord, puis distribuez leurs
terres anglaises au seigneur d 'Écosse, et pour finir de les affaiblir,
corrompez -les.
Majesté, nos nobles rechigneront à ce déracinement.
À nouvelles terres, nouveaux impôts, et l 'Écosse supporte déjà le coup de la
guerre en France.
Ah oui.
L 'ennui avec l 'Écosse, c 'est qu 'elle est pleine d 'Écossais.
Peut -être le moment est -il bien choisi de réinstaurer une très ancienne
coutume, accorder au noble la prima nocte.
La première nuit, à chaque fois qu 'une villageoise habitant sur leur terre se
mariera, nos nobles pourront exercer un droit de cuissage sur la pucelle durant
la nuit de Cénos.
Faute de pouvoir goûter, l 'Écosse est hors d 'Écosse.
Nous l 'effacerons, comme race.
À terme, nous obtiendrons le type même de seigneur que nous destinons à l
'Écosse. Un pot ou pas un pot, hein ? Voilà une très riche idée, Sire. N 'est
-ce pas ?
Ce jour -là, à Édimbourg, se tenait le haut conseil de la noblesse d 'Écosse.
Je siégeais parmi ses membres, moi, Robert, 17e comte de Brousse, un des
prétendants légitimes à la couronne d 'Écosse.
J 'ai appris qu 'Édouard le Sec avait accordé la prime à Nocte.
Il espère attirer ici une partie des seigneurs anglais.
Mon père dit qu 'il nous faut ménager.
C 'est Édouard le Sec qui a gagné sa confiance.
Ni soutenir son décret, ni nous y opposer. Un plan prudent.
Et comment va ton père ? Nous espérions le voir au conseil. Ses affaires en
France le retiennent plus que de raison.
Mais il salue vos seigneurs riz, et il m 'a chargé de parler au nom de tous les
brousses, et pour l 'Écosse.
T 'as gagné.
Je veux qu 'on mesure notre valeur de soldat. L 'anglais nous interdit le
maniement des armes. Alors on s 'entraîne avec des pierres. La valeur d
soldat est ailleurs que dans son bras.
Elle est là ? Non, elle est là.
Mon fils.
Alors, c 'est magnifique.
Oui, je le pense aussi.
Je me demande si tu saurais refaire ça, mais quand c 'est bien utile.
dans le feu d 'une bataille.
Tu écraserais un homme, un caroc ? C 'est toi que j 'écraserais, comme une
vermine.
Tu le saurais ? Oui.
Alors, montre -nous.
Vous voulez le voir m 'écraser comme une vermine ? Oui.
Tu vas esquiver. Je te dis que non.
Tiens, mon fils.
force contrôlée
Ah, c 'est bon de se retrouver.
Bienvenue, William.
de Crima Nocte.
En tant que seigneur de ces terres, je vais bénir ces épousailles en prenant
dans mon lit cette jeune pucelle pour la première nuit de ses noces. Sur mon
honneur, vous n 'en faites rien ! Elle est mon droit et je
l 'exerce.
Bonsoir. Le temps est à la pluie.
Oui, on dirait.
Je me demandais si je pourrais échanger quelques mots avec votre fille.
Tu comptes lui parler de quoi, ma fille ? On pourrait... Maronne, tu voudrais te
promener avec moi sur mon cheval ? Sous ce déluge ? Quel diable te possède ?
Dieu aime arroser les cosses. Sa pluie est douce et pure.
C 'est quoi qu 'un peu oblique aujourd 'hui ? Elle ne viendra pas avec toi.
Non.
En tout cas, pas aujourd 'hui.
Aujourd 'hui, c 'est non. Aujourd 'hui, c 'est non.
On verra plus tard.
Mais c 'est le temps idéal. Il tombe à peine quelques bouts.
Neurone, Neurone.
Neurone. Neurone, je t 'entends.
Je reconnais la tête d 'une fille.
Après tant d 'années, tu ne te souvenais pas de moi ? Non. Tu ne t 'en souvenais
pas ? Non.
Non ? L 'autre jour, tu ne cessais de me regarder, mais je ne t 'ai pas reconnu.
Mets l 'excuse, mes yeux m 'ont trahi.
Aurais -tu l 'habitude de chevaucher sous la pluie avec un inconnu ?
si ça peut le soustraire à mon père.
Si je trouve le courage de t 'inviter à nouveau, je t 'enverrai un billet pour
te prévenir.
Ce n 'est pas la peine, je ne sais pas lire.
Pas du tout.
Il me semble possible de remédier à ça.
Quoi ? Tu m 'apprendrais à lire ? Oui, si tu le désires.
Oui.
Et dans quelle langue ? Voilà que tu te vantes.
Je me vante. Je t 'impressionne déjà ? Non. Pourquoi m 'impressionnerais -tu ?
Tes amours.
C 'est éternellement amouré.
Délicieux, mais ça me perd Christy.
Redis cela en te tenant sur la tête et tu m 'impressionneras.
Donc il te va se retourner, mais si c 'est ça que tu veux. Tu n 'as donc pas
appris les manières durant tes voyages ? Les Français et les Romains sont encore
plus barbares que nous.
Tu es allé à Rome ? Mon oncle m 'y a emmené, au pèlerinage.
Comment est -ce ? N 'est -il propre quoi, mais tu ne peux le dire tout de
Qu 'est -ce que ça veut dire ?
tout de suite.
Je sais que j 'ai eu tort d 'emmener Meron avec moi à cheval hier soir, mais
peux vous jurer que... Mac Lanoc te parlera de sa fille à un autre moment.
Je viens te chercher pour une réunion.
Une réunion ? Comment ça ? Une réunion secrète. Tes réunions ne sont qu 'une
perte de temps.
Ton père était un bon guerrier et un vrai patriote.
Je sais quel homme était mon père.
Je suis revenu au pays cultiver la terre et je prie Dieu qu 'il me donne une
famille.
Si je peux vivre en paix, je préfère.
Tu dis vouloir te tenir à l 'écart des troubles.
Oui. Si tu me le prouves, tu pourras courtiser ma fille.
En attendant, pour tout ce qui la concerne, ma réponse est non.
Non.
Non, Wallace, non.
Est -ce que je ne l 'ai pas prouvé à l 'instant même ? Non.
Non. Non.
Oh, bien sûr, une ferme, c 'est bien du labeur.
Mais tout ça changera quand mes fils m 'apporteront leur aide.
Ah, parce que tu as des enfants ? Non, pas encore, mais j 'espérais ton aide
pour en avoir.
Tu veux que je me marie avec toi ? Tu vas un peu vite, mais c 'est d 'accord.
C 'est comme ça que tu demandes ma main ? Je t 'aime.
Je t 'ai toujours aimé.
Je te veux pour et pour.
Oui,
c 'était oui. Oui.
Je jure de t 'aimer toute la vie, toi et nul autre.
Et je le jure à toi et nul autre pour la vie.
Vous êtes venu pour vous assurer seulement d 'amour devant les fréquents.
Vous êtes à présent venu dans la vie et dans la foi.
Quand te retrouverai -je ? Cette nuit ? Non, je regrette. Pourquoi non ? Mon
père nourrit des soupçons. Des soupçons ? Il ne faut pas s 'alarmer. Alors quand
? Quand ? Quand ? Ce soir.
Ce soir.
Venez voir, sergent.
Que portes -tu là, fillette ? Ça a l 'air très lourd.
Je vais te prêter ma force. Oh, on en est crainte, mille pardons.
Tu me rappelles ma fille aînée que j 'ai laissée au pays.
Alors, fillette ?
Merci.
Vous savez fort bien, comme j 'ai toujours montré grand souci, à ne pas
trop strict, trop rigide à faire appliquer les lois de la couronne.
À la faveur de quoi n 'avons -nous pas tous joui de vivre dans la concorde,
la paix rétablie et l 'harmonie ? Et
voici que la fronde... de
serait votre monnaie pour mon indulgence.
Vous ne me laissez que peu de choix.
Quiconque attaque un soldat du roi se rend coupable d 'un attentat contre le
lui -même.
pied ferme, ce misérable.
chargez sur la tour, hâtez -vous !
et animé fidélium defunctorum per misericordiam Dei recueiescant in pace.
In nomine Patris et Filii et Spiritus Sancti.
Tu vas me faire attendre longtemps ? Tiens, c 'est très facile.
Moi, je vais le soutenir.
Tiens, c 'est très facile.
Moi, je vais le soutenir.
Verse bien au -dessus de la plaie.
C 'est dommage de gâcher du si bon whisky, mais ça me fera du bien.
C 'est parfait pour se réveiller le matin.
Des hommes approchent. Des
hommes
approchent.
McGregor et les hommes de son clan.
On vient d 'apprendre ce qui est arrivé.
Et à vous autres, fiers à bras, on est venu dire qu 'on avait droit à notre
de réjouissance.
Non, repartez.
Un malheur nous a conduits ici.
Et d 'autres malheurs sont à venir.
Mais vous, vous pouvez être sauvés. Partez, rentrez dans vos chaumières.
Tu crois qu 'elles tiendront longtemps, nos chaumières ? Attends que la troupe
anglaise arrive et brûle tout sur son passage.
Et ils le feront.
Allez.
Soyez les bienvenus.
Patrouillez de retour, messieurs !
Alors, quelle nouvelle ?
J
'ai dépêché plus d 'une centaine de
soldats à l 'anarche. Et ils seront bientôt là.
Portaient -ils ce genre de tunique ? En réalité, ils n 'étaient pas plus de 50.
Fais -la vite.
Tu te souviens de moi ? Je ne lui ai fait aucun mal.
C 'était mon droit. Ton droit ? Eh bien, me voici défilé à faire valoir mon
droit à l 'époux.
Je me nomme William
Wallace.
Nous vous laissons la vie sauve à tous.
Rentrez en Angleterre et faites savoir.
Que les filles d 'Ecosse et leurs filles sont cessées de vous appartenir.
Et que le pays d 'Ecosse s 'est libéré.
En Écosse, des rebelles ont mis en déroute une de mes garnisons et massacré
noble seigneur.
Je le sais.
Ce Wallace est un brigand, rien de plus.
Et comment régleriez -vous le sort de ce brigand ? Je le traiterai comme tout
hors -la -loi en requérant du magistrat local qu 'il l 'arrête et le punisse
selon ses crimes.
Qu 'on nous laisse.
j 'ai coupé la gorge de votre magistrat et pris le contrôle de la ville.
Debout.
Debout.
Demain matin, je vais partir pour la France afin de garantir nos droits sur
continent et je vous charge d 'éteindre ce foyer de rébellion. Me suis -je fait
comprendre ? Dites oui.
Un jour, vous serez appelé être roi.
Essayez au moins d 'agir comme telle.
Ne m 'approchez pas ! Convoquez mon conseil militaire !
J
'espère que votre mari ira en école.
Il rencontrera Wallace.
Comme ça, vous serez veuve.
C 'est absurde de résister. Vous êtes pris au piège.
Où donc se cachent les autres ? Où est Ouala ?
Père
? Ah, le voilà.
Une rébellion progresse.
Un certain William Wallace.
Tu vas embrasser cette rébellion, la soutenir avec les forces de nos terres
Nord. Et de mon côté, je gagnerai la faveur d 'Edouard en la réprouvant
publiquement et en lançant contre elle les forces de nos terres du Sud.
Assieds -toi.
Reste un peu.
Voilà.
Il n 'a ni fief ni glaçon. Mais quelle vaillante, quelle passion et quel
charisme.
Tu rêverais de renoncer à tout et de te battre comme lui.
Et moi donc.
Peut -être reste le moment.
C 'est le moment.
Tu es Robert le Brousse, le dix -septième du nom.
Les seize avant toi t 'ont transmis tes terres et ton titre, parce qu 'ils ont
su garder leur neutralité.
Convoque les membres de la noblesse. Ils ne sont bons qu 'à gloser.
Qui s 'en étonnerait ? Ils détiennent autant de titres et de terres en
Angleterre qu 'en Écosse, et cela vaut pour nous.
Tu admires cet homme, ce William Wallace.
Les hommes qui ne composent jamais sont toujours admirés. Ce Wallace a du
courage. Les chiens en ont aussi.
Mais c 'est son exacte capacité ou compromis qui fait d 'un homme un noble.
Et entend bien ceci.
Édouard le sait qu 'est le roi le plus cruel qui se soit jamais assis sur le
trône d 'Angleterre.
Et nous serons anéantis, tout comme sera anéanti notre pays, si nous craignons d
'user de cruauté.
Prête l 'oreille à nos nobles.
En connaissant leurs pensées, tu t 'assureras le trône.
Attends. Regarde.
Ceux -ci passent dessus et ceux -là à gauche. Oui, bien sûr. Avance.
Avance.
Lorsque le roi sera de retour, il les enterra dans leurs beaux nouveaux
vêtements. L 'Écosse est à feu et à sang.
Votre mari se prépare en cachette à envoyer une armée dans le nord.
Comment tu le sais ? La nuit dernière, j 'ai couché avec quelqu 'un du conseil
de guerre.
Mais il n 'était pas censé te faire des confidences sur l 'oreiller.
Eh oui, les Anglais ne savent pas cosférer une langue.
C 'était que c 'est révolté, ce Wallace.
Il se bat pour venger une femme. Ah, j 'oubliais.
Un magistrat qui voulait capturer, découvrit qu 'il avait un amour.
Il égorgeait la fille afin de pousser Wallace à la révolte.
Et Wallace se révolta.
Ses ennemis reconnurent sa passion pour son amour perdu.
Alors, ils organisèrent de saisir Wallace en profanant les sépultures de
père et de son frère.
Et ensuite, en s 'embusquant près de la tente de sa femme.
Mais il s 'en est sorti.
En guéroyant l 'arme au poing, il cacha le cadavre de sa bien -aimée dans un
endroit secret.
Ça, c 'est de l 'amour, non ? De l 'amour.
Je n 'en sais rien.
Vous savez,
un jour ou l 'autre, Edouard enverra contre nous toute son armée du Nord.
Des armures jusqu 'au sabot.
Et puis des destriers si lourds que la terre en résonne.
On va finir en poussière.
Oncle Argaï m 'en parlait quand j 'étais enfant.
Il disait qu 'aucune armée n 'a jamais repoussé une charge de cavalerie lourde.
Et on fera comment ? On frappe, on fuit et on se cache, à la manière écossaise.
Des
pieux
pointus.
Il en faut des centaines.
Des longs pieux de deux fois la taille d 'un homme.
C 'est long ? Oui.
Certains hommes sont plus longs que d 'autres.
Ta mère ne peut pas s 'empêcher de parler de moi.
Les volontaires, approche du camp ! William Wallace, nous
venons pour combattre et mourir pour toi.
Debout, l 'ami, je ne suis pas le pape.
Je m 'appelle Faudron. Mon épée est à ton service.
Je t 'ai apporté ça. On les a fouillés, ils n 'ont pas d 'armes.
Je t 'ai apporté ça.
Ma femme l 'a fait pour toi.
Merci.
Lui, ça ne peut pas être William Wallace.
Je suis plus beau que ce bougre.
D 'accord, mon père. Je lui demande.
Si je risque ma peau pour toi, j 'aurai une chance de tuer de l 'anglais à tout
rompre. Ton père est un fantôme.
Ou tu devises avec Dieu en personne ? S 'il veut trouver son égal, comment faire
autrement pour un Irlandais que de s 'adresser à Dieu ? Mon père le Tout
-Puissant a dit, une question vous a été posée, il s 'agit de répondre.
Un politesse, tu vois.
Fou d 'Irlandais.
Mais ce fou semble savoir dissimuler une dague, vieil homme.
C 'est mon compagnon, l 'Irlandais.
Et la réponse à ta question est oui.
Si tu te bats pour moi, tu tueras de l 'anglais.
Excellent ! Stephen pour te servir.
Il n 'y a pas homme plus recherché que moi dans mon île, excepté le fait que je
ne suis pas sur mon île. Je suis en Écosse. C 'est bien plus grave.
Ton île ? Tu veux dire l 'Irlande ? Oui, c 'est mon île.
Tu es complètement fou.
Je suis à ma place parmi vous, alors !
Le Seigneur Tout -Puissant ne m 'a -t -il pas chargé de te protéger ? Quant à
lui, je ne l 'aimais pas.
Je le trouvais tordu dans sa tête.
William ! Nom d 'étager !
Progresser une armée vers Stirling. Les nobles seront alliés à nous.
Robert le Brousse et la plupart des autres refusent de prendre part à la
bataille. Mais la nouvelle s 'est répandue et les hommes des terres du
pressent de nous rejoindre. Oui, il en arrive des centaines, des milliers.
Êtes -vous prêts pour la guerre ?
Ils sont plus nombreux. Peut -être trois contre un. Combien de cavaliers ? Trois
cents lances, peut -être plus. Trois cents cavaliers en armure. Il faut
une négociation. Qui commande leur troupe ? A -t -il un blason à chevron
Oui, c 'est ça.
Alors, Seychelles, avec lui, on pourra négocier.
Avez -vous pu évaluer le nombre d 'archers qui trahissent ? De quoi est
'ils parlent ? Ils sont trop loin, mais ça a l 'air mauvais.
Les nobles veulent négocier.
On transige.
Et on rentre au pays.
Sinon, on devra charger.
Leur cavalerie lourde ne nous laisse aucune chance.
Je ne suis pas venu me battre pour qu 'on leur donne plus de terre.
Des terres que je devrais labourer.
Moi non plus.
Le Seigneur me pardonne.
Écoutez tous ! Je ne veux pas mourir pour ces bâtards ! Rentrons chez nous !
William Wallace ? C 'est pas lui.
Wallace est un géant.
Tout puissant dit, il semble que cette bataille soit de la dernière élégance.
Elle a attiré les gens les plus aimables. Vous êtes ainsi consalut ?
être présenté en personne sur ce champ de bataille, je vous remercie.
Ceci est notre armée. Si tu veux t 'y joindre, rends d 'abord hommage. Je jure
foi et hommage à l 'Écosse.
Mais si ceci est votre armée, pourquoi tourne -t -elle les talons ? On n 'est
pas venus ici se battre pour les nobles. On n 'est pas venus pour ça ! Non ! C
'est le peuple qui sait ! Tu as vu combien nous sommes ?
Les Anglais sont trop nombreux.
Digne fils de l 'Ecosse, je suis William Wallace.
William Wallace fait sept pieds de haut.
Oui, c 'est ce qu 'on m 'a dit.
Et il tue l 'ennemi par centaines.
Et s 'il était là, ses yeux lanceraient une pluie d 'éclairs à faire trembler l
'armée anglaise. Et des boules de feu seraient projetées de son cul.
Je suis William Wallace.
Et que vois -je ? Toute une armée de mes compatriotes réunies en défiance de la
tyrannie.
C 'est en homme libre que vous êtes venus vous battre.
En homme libre que vous êtes.
Mais comment garder votre liberté ? Il faut se battre !
Contre ses troupes ? Non, on préfère fuir.
On préfère vivre.
Oui, battez -vous et mourrez peut -être.
Fuyez et vous vivrez.
Quelques temps du moins.
Et un jour, sur vos lits de mort, bien des années auront passé.
Peut -être regretterez -vous de ne pouvoir échanger toutes vos tristes vies
épargnées à Sterling.
Pour une chance, juste une petite chance, de pouvoir revenir ici et de
ennemis. Car ils peuvent nous ôter la vie, mais ils ne nous ôteront jamais.
Notre liberté !
Il semble très optimiste.
Peut -être veulent -ils se battre. La confrontation apparaît maintenant assez
certaine, messire.
Mais néanmoins, il faut leur signifier nos conditions de paix. Les conditions
paix ? Ils sont incapables de les respecter.
Messire, je crois que... Entendu.
Signifiez -leur les conditions du roi.
Ils viennent en ambassade. Devons -nous parlementer ? Oui, laissez -moi faire.
Mais où tu cours ? Mettre le feu à la plaine.
Eh bien,
on ne se sera pas fait beau pour rien.
Mornay, Loughlan, Craig.
Voici nos conditions de paix.
Retirez cette armée en bon ordre.
Et le roi vous octroiera à chacun des terres dans le Yorkshire, ouvrant droit
des titres héréditaires.
À votre suzerain, vous paierez... À votre suzerain, vous paierez un impôt
de 15 cents. J 'ai une offre à vous faire.
Chez le dame, voici William Wallace.
À votre suzerain, vous paierez chaque année un impôt de 15 cents. J 'ai dit
j 'avais une offre à vous faire. Vous manquez de respect à des ambassadeurs.
ce roi ? Absolument.
Voici ce que l 'Écosse demande.
Rentrez vos étendards et repartez tout droit vers l 'Angleterre. Faites halte à
chaque chaumière et implorez le pardon pour un siècle de saccage, de rapines et
de meurtres.
Faites cela et vos hommes auront la vie sauve.
Refusez et Sterling sera votre cimetière.
Vous n 'êtes qu 'une poignée.
Vous n 'avez pas la moindre cavalerie lourde. En deux siècles de guerre,
armée n 'a pu... Je n 'ai pas fini ! S 'il veut que nous épargnions ces hommes,
votre capitaine devra traverser ce champ, se présenter devant notre armée,
mettre la tête entre les jambes et embrasser son cul.
Arrêtez, c 'était moins châtié que ce à quoi il est habitué. Soyez prêts à agir
suivant mes ordres.
À mon signal, prenez vos chevaux, passez derrière notre position et flanquez
-les. Nous ne devons pas diviser nos forces. Faites -le.
Et que les Anglais n 'en ratent rien.
Il faut croire que nous fuyons.
Attaquez leurs archers et percez la mêlée. D 'accord.
Allons -y.
L 'ignoble bâtard ! Je veux qu 'on me rapporte son cœur sur un plateau.
Archer !
pourra me sortir vivant de ce pétrin.
Le cavalier écossais s 'enfuit. Notre cavalerie les piétinera comme du chien d
'un.
Lancez les chevaux.
Attaque générale.
Messieurs.
nommons gardien et grand protecteur de l 'Ecosse.
Et tes capitaines seront tes aides de camp.
Laisse -toi et fais -toi reconnaître.
Quelqu 'un sait
-il quelle est sa politique ? Non, mais son autorité sur la rupture risque de
tout déstabiliser.
Le clan Balliol va se hâter de lui lécher les pieds, faisons de même.
Quoique nous sachions que vous et vos capitaines relevez presque tous d 'une
région connue pour son soutien au clan des balioles, pouvons -nous vous inviter
à nous renouveler votre soutien et à continuer de défendre nos droits
? Maudit ce que le clan des balioles ! Ils sont les suppôts les anglais ! Oh
mes seigneurs ! La honte ! Ne répondez pas à la délire, mes seigneurs ! C 'est
'heure ou jamais de désigner un roi ! Non, attendez ! Vous ne vous opposez
à la reconnaissance de notre légitime succession ? Ce n 'est pas à vous de
reconnaître la légitimité de nos droits. Votre prétendu repose sur des documents
mensongers. Oh, non ! Tenez, et osez contester ces documents. Ces documents
dépôts, et vous nous avez trop vali.
C 'est attiré, Baron.
La paix ! Les seigneurs, attendez.
Sœur William, où allez -vous ? Nous avons battu les Anglais, mais
ils ne resteront pas là.
Parce qu 'ils savent que vous êtes divisés.
Et que comptez -vous faire ? Je vais envahir l 'Angleterre et défaire les
Anglais sur leur propre sol.
Les envahir ? Mais c 'est impossible ! Pourquoi ? Pourquoi ça serait -il
impossible ? Vous êtes si préoccupés à vous chamailler pour les quelques
qu 'Edouard vous jette de sa table que vous en oubliez le droit que Dieu vous a
donné d 'être des hommes libres.
Il y a une différence capitale entre nous.
Vous croyez que le peuple de notre Écosse n 'existe que pour en ajouter à
privilèges ? Je dis que vos privilèges n 'existent que pour amener ce peuple à
être libre.
Et je vais tout faire pour qu 'il le devienne.
Mais rappelez -vous que ces hommes ont des terres, des châteaux.
Pour eux, le risque est grand. Et pour le pauvre bougre qui meurt à la
le risque est -il moindre ? Non.
Mais du sommet à la base, ce pays semble avoir perdu toute fierté.
Voyez, les nobles, ils ont fait allégeance à l 'Angleterre. Ces clans se
entre eux.
Si vous avez des ennemis de part et d 'autre de la frontière, c 'est la mort.
Non, elle doit venir, la mort. C 'est juste une question de comment et de
pourquoi. Je ne suis pas un lâche. Je veux ce que vous voulez, mais il nous
rallier les nobles. Les nobles ? Oui, les nobles.
Je voudrais comprendre ce que vous voulez dire par nobles.
Certes, votre titre vous ouvre un droit à accéder au trône, mais depuis quand
les hommes suivent les titres ? C 'est le courage qu 'ils suivent.
Le peuple vous connaît.
Les nobles et les gens du peuple vous respectent. Il suffira que... Vous les
exhortiez demain à lutter pour devenir libres.
Malédiction ! Mon sodomite de cousin, le prince, il m 'écrit qu 'il n 'a aucune
troupe à distraire. Et toutes les villes du nord de l 'Angleterre m 'implorent
pour des renforts.
Il avance ! Vers quelle ville ? La vôtre, monsieur ! Rassemblez toutes les
provisions d 'eau et de bouche. Doubez la garde d 'enceinte, scellez l 'entrée.
Allez ! Allez ! Tout le monde au château ! Comptez les vivres, coupez de l 'eau
!
Je préfère ne pas avoir à dire à mon oncle que j 'ai perdu la plus grande
du nord de l 'Angleterre.
Rien de nouveau, Votre Majesté. Nous attendons les messagers qui nous
informés. J 'ai été informé en France où je guerroyais pour l 'expansion de
votre futur royaume.
J 'ai été informé, mon fils, que nos armées du Nord ont été décimées dans
intégralité, sans que vous ne tentiez rien.
J 'ai quand même ordonné la conscription, sire, et les troupes sont
à partir.
Pardonnez -moi, sire, mais il arrive un message très urgent de York.
Qu 'il entre.
Laissez -nous. Merci, majesté.
Voilà ce sac à York.
Voilà ce sac à York.
propre neveu.
Quel brut a pu faire une chose pareille ? S 'il a mis à 5 York,
il peut envahir la basse Angleterre.
Non, car nous l 'en empêcherons.
Qui est cette personne qui se pique de me parler comme si je requerais son
conseil ? Je l 'ai aussi fait de Philippe, mon haut conseiller.
Est -il qualifié ?
J 'apporte ma science de la guerre au futur roi et mon habileté tant à l 'arc
'à l 'épée.
Ah oui ? Alors dites -moi, monsieur le haut conseiller, que me suggérez
-vous pour résoudre cette situation ?
me mettaient à la portée de ce barbare sanguinaire. Ce pourrait être ma tête
dans un panier.
Ni mon tendre fils.
Il suffirait qu 'il se montre pour encourager définitivement l 'ennemi à
renvoyer à l 'Angleterre.
Oui, tu rêves.
Il faut te réveiller.
Je ne veux pas me réveiller.
Je veux rester ici avec toi.
Je voudrais aussi.
Mais je n 'appartiens qu 'à tes songes.
Éveille -toi, William.
William.
William, un équipage royal approche, abordant la
bannière de la trêve et les étendards de la maison d 'Angleterre.
Je suis la princesse de Galles.
Je viens envoyée par le roi et forte de son autorité.
Dans quel but ? Discuter ce que le roi propose.
Souffrirez -vous qu 'une femme parlemente ?
Je crois savoir qu 'on vous a, il y a peu, donné le titre de chevalier. Nul
homme ne peut en élever un autre.
Dieu fait les hommes ce qu 'ils sont.
Est -ce être à l 'image de Dieu de saccager, de piller des cités, d
neveu du roi, le propre cousin de mon époux ? York servait surtout de base aux
forces d 'invasion qui venaient d 'épouiller l 'Écosse.
Et ce royal cousin se délectait à la vue des femmes et des enfants écossais se
balançant au bout d 'une corde le long des murs de la ville.
Oh, le roi Édouard a fait bien pire la dernière fois qu 'il a pris une ville
écossaise.
Ou en gaélique, si vous préférez.
Interrogez votre roi devant Dieu.
Et vous saurez si ses yeux vous convainquent de sa sincérité.
Hamilton, qu 'on nous laisse.
Milady. Qu 'on nous laisse.
Fort.
Parlons en tambage.
Vous envahissez l 'Angleterre.
Mais vous ne saurez poursuivre votre conquête par faute d 'approvisionnement
de points de repli.
Le roi désire la paix.
Édouard désire la paix ? Il l 'a déclaré devant moi, je le jure.
Il propose que vous vous retiriez en Écosse. En échange, il vous octroie
baronnie et ce coffret rempli d 'or qu 'il m 'a chargé de vous remettre
personnellement.
que de grâce, une baronie et en plus un coffre d 'or, il espère faire de moi un
Judas. Tel est le prix de la paix. Non, tel est le prix de l 'esclavage.
La dernière fois que votre monarque nous a promis la paix, j 'étais encore un
enfant. Nos meilleurs seigneurs, qui loyalement l 'avaient combattu,
de suivre sa bannière de paix jusque dans une grange où l 'on devait parler.
Ils y furent tous pendus.
C 'était il y a longtemps.
Mais je n 'ai plus oublié l 'odieuse idée qu 'il se fait de la paix.
J 'entends là comme vous avez souffert.
Et j 'ai su, pour votre dame.
Elle était mon épouse.
Je l 'ai épousée en secret car il me déplaisait de la partager avec un lord
anglais.
Ils l 'ont écorgée.
C 'était un piège pour ma voix.
Je n 'en avais jamais parlé avant.
J 'ignore pourquoi je vous dis cela aujourd 'hui, sauf peut -être que je
retrouve sa force en vous.
Un jour, vous serez reine.
Aussi, vous faut y ouvrir les yeux.
Allez dire à votre roi que William Wallace ne se soumettra jamais.
Ni aucun Écossais tant que je vivrai.
La loyale épouse de mon fils aura été épargnée par le monstre. Alors a -t -il
accepté mon marché ? Non, il l 'a rejetée.
Alors pourquoi attend -il ? Mes espions me disent qu 'il n 'a toujours pas
avancé. C 'est vous qui l 'attend à York.
Il dit renoncer à attaquer d 'autres bourgs, villages ou cités, si votre
est assez brave pour l 'affronter.
Ah oui.
Les archers gallois le prendront par surprise.
Car ils opèrent un large contournement de son flanc.
Le plus gros de nos armées rentrées de France accostera ici, soit au nord d
'Edinbourg. Les conscrits venus d 'Irlande approcheront par le sud -ouest
'ici.
Archers du Pays de Galles, troupes rentrées de France, conscrits d 'Irlande
'ailleurs, même si vous les mettez en ordre de marche aujourd 'hui, ils
prendront des semaines.
J 'ai donné mes ordres de marche bien avant d 'envoyer votre femme.
Ainsi notre petite ruse a réussi.
Grand merci.
Et pendant que ce rebelle espérera mon arrivée à York, mes forces seront déjà à
Edimbourg le coupant de ses bases.
Vous qui avez approché ce... Wallace au plus
près, dites -moi, quel genre d 'homme est -il ?
Une brute malfaisante.
Tout à l 'inverse de vous, Majesté.
Vous pouvez retourner à votre tapisserie.
Que votre Majesté m 'excuse.
Vous avez rapporté les pièces d 'or avec vous ? Non.
J 'ai tout donné pour soulager les souffrances des orphelins de cette
guerre.
C 'est toujours la même chose quand on envoie une femme.
Pardonnez -moi, Sire.
J 'ai cru que cette générosité porterait témoignage de votre grandeur à vos
sujets les plus sceptiques.
Ma grandeur aura bien meilleur témoignage quand Wallace rentrera en
'Ecosse pour tout retrouver à feu et à sang.
Personnel de la princesse ? Oui.
Tu as dû faire belle impression.
Oui.
Pourtant, tu n 'es pas resté sous sa tente très longtemps.
Dame Moiselle ? Un message de ma maîtresse.
Merci.
C 'est vrai.
Les vaisseaux anglais arrivent depuis le sud.
Je ne fais rien pour les Galois, mais les Irlandais ont accosté.
Je les ai vus de mes propres yeux tant j 'avais peine à y croire.
Que diable font les Irlandais à venir se battre contre nous ? Ce ne sont pas eux
qui poseront problème.
Je vous l 'ai déjà dit bien fort.
C 'est mon île.
Les biches, hâte -toi jusqu 'à Édimbourg et assemble le conseil. Ordonne -leur.
C 'est ton île.
Mon...
Mon armée a marché plus longtemps qu 'il est humainement supportable. Et toutes
les préparations restent encore à faire, aussi parlerai -je peu.
Nous requérons tous les soldats qui sont aptes à se battre, vos escortes
personnelles, vous -même.
Il nous les faut maintenant.
Contre de telles forces déployées contre nous, il importe d 'envisager d 'autres
options. D 'autres options ? Est -ce qu 'au moins vous consentez à conduire vos
hommes sur le champ de bataille pour négocier au mieux de nos intérêts avec
Édouard le Sec ou préférez -vous baisser la queue et fuir ? Sir William.
Nous ne pouvons défaire cette armée. Nous le pouvons. Sir William. Et nous le
ferons.
Nous avons vaincu à Stirling, et vous ergotiez le plus bel.
Nous avons vaincu à York, et vous n 'étiez pas avec nous.
Si vous refusez de vous battre aujourd 'hui, alors je dis que vous êtes des
lâches.
Et si telle est l 'Écosse que vous aimez, alors Dieu me pardonne d 'être
écossais.
Sir William, parlez avec moi un instant.
Vous êtes allé plus loin que nul ne l 'aurait espéré.
Mais contre ces forces, ça relève plus de la rage que du courage. C 'est bien
plus que de la rage.
Aidez -moi.
Pour l 'amour du Christ, aidez -vous vous -même.
Saisissons cette chance unique.
Si nous sommes unis, nous pouvons vaincre. Et si nous vainquons, nous
qu 'aucune génération avant la nôtre n 'a connu.
Une Écosse libre et unie.
Robert Lebrousse, vous êtes notre chef légitime.
Et il y a de la force en vous, je le sens.
Par vous, unissez -nous.
Unissez -nous.
Unissez les clans.
Pour l 'école.
Je ne saurais vous suivre.
Tu l 'as dit à l 'instant.
Les nobles refusent de se battre avec Wallace.
Pendant à quoi ça nous servirait d 'être du côté de ceux qui seront massacrés ?
J 'ai donné ma parole.
La tâche est ardue, mais c 'est cela être un chef.
Mon fils,
mon fils, regarde -moi.
Je ne serai jamais roi.
Toi et toi seul dois régner sur l 'Écosse.
Tu as le devoir de faire ce que je te dis.
Ni pour moi, ni pour toi.
Pour ton pays.
Compagnons, faites place.
Laissez passer.
Faites place, amis.
Place.
Lebrousse ne s 'est pas montré, William.
Il viendra.
Mornay et Lachlan sont bien venus.
J 'ai confiance en Lebrousse.
Quelle charmante réunion.
Comment dites -vous ? Les archers sont en position, sire.
Gardez les archers. Mes espions affirment que leurs archers sont à
lieux et ne nous menacent en rien.
Les flèches coûtent cher.
Envoyez les Irlandais. Leur sang ne coûte rien.
Et lancez les hommes à pied et la cavalerie.
Hommes à pied !
de vous avoir avec nous. Maintenant, regardez !
et je lui en ai offert autant en Angleterre. Le clan s 'est rallié, au
ça.
Archer.
Pardonnez -moi, sire, mais nos flèches ont touché nos hommes.
Certes, mais elles toucheront aussi les leurs, et nous avons des réserves.
Donnez l 'ordre.
Archer !
C 'est égal.
Et rendez -nous compte de notre victoire.
Oui, c 'est ça.
Merci à tous.
C 'est moi que la lèpre fait pourrir.
Mais on dirait à ton visage que tu souffres d 'un mal plus grand.
Fils,
nous
avons besoin de l 'alliance avec l 'Angleterre pour dominer ici.
Tu as consolidé cette alliance.
Tu as sauvé ton blason, obtenu des terres.
Un jour, tu auras le pouvoir suprême en Écosse.
Terre, titre, vassaux, pouvoir, je n 'ai rien.
Tu n 'as rien ? Non, je n 'ai rien.
Les hommes combattent pour moi.
Pas que s 'ils refusent de le faire, je l 'échappe de mes terres et les condamne
à la famine et à l 'errance.
Ces braves qui ont maculé de sang le sol de Falkirk.
combattait pour William Wallace de plein gré, pour un homme qui défendait une
cause.
C 'est cette cause que j 'ai foulée aux pieds. Par ma trahison, j 'ai brisé sa
confiance, cette foi qu 'il transmettait aux autres.
Et c 'est cela qui me fait mal.
Trahir le propre de l 'homme, la trahison est un art. Au nid, sois les
! Je veux croire.
Et chose vraie pour Mornay ? Oui.
Voilà, c 'est entré dans sa chambre à cheval et l 'a tué d 'un coup de masse.
est plus dangereux maintenant qu 'il ne l 'a jamais été.
A savoir, qui sera sa prochaine victime ? Peut -être toi.
Je suis sérieux, Robert.
William Wallace a tué cinquante ennemis.
Cinquante, pas un de moins. Il en a tué cent, de sa seule épée.
Il les a ouverts en deux, comme Moïse ouvrant la mer rouge.
Ce sera encore pire qu 'auparavant. Ils rallient de nouveaux volontaires dans
chaque village d 'Ecosse.
Et ils ne manquent pas d 'approvisionnement. Ce sont des moutons,
moutons.
Et on les verra déguerpir quand leur berger aura été frappé.
Voyons.
Prenez une douzaine de vos meilleurs assassins et déguisez -les en
plénipotentiaires. Majesté, Wallace est connu pour son habileté à prévenir les
embuscades.
Si ce que Lord Hamilton vient de me dire est véridique, notre homme a été charmé
par la future reine et devrait se fier à elle.
Aussi, nous la dépêcherons vers lui en la chargeant d 'une prétendue mission de
paix. Majesté, la princesse pourrait bien être retenue en otage et sa vie
en péril. Oh, mon Dieu, mon fils ne pourra que s 'en trouver très durement
affligé.
Mais à la vérité, s 'il devait périr dans l 'aventure, nous trouverions...
chez le roi de France, un précieux allié contre les écossais.
Vous voyez, un roi a pour devoir de tirer avantage de toute situation.
C 'est sûrement William Wallace.
Et il laisse son épée derrière lui.
Tenez -vous prêts.
J 'ai reçu votre message.
Voici... déjà deux fois que vous me prévenez d 'un danger.
Pourquoi ? Un important convoi d 'approvisionnement partira.
Dans un mois, des vivres, des armes suivront le...
Non, répondez.
Vous m 'aidez ? Pourquoi ?
Pourquoi
? Dites -moi.
À cause de votre façon de me regarder en ce moment.
Juste quand on croyait tous les espoirs perdus, nos nobles sauveurs viennent à
notre rescousse.
Dans leur hôte, leur sac.
Sir William, nous t 'invitons à une rencontre. Et pour parler de quoi ? Vous
avez tous juré loyauté au roi anglais.
Affairement, un félon n 'a aucune valeur.
Tous parmi nous sommes prêts à jurer loyauté à ta cause. Alors que le haut
conseil le jure, nous verrons après.
Cela est impossible.
Nombre d 'entre nous ont peine à te croire en vie.
D 'autres craignent que tu leur fasses subir le sort de Mornay.
Sois à Édimbourg dans deux jours.
Accorde -nous ton pardon et derrière toi nous marchons.
L 'Écosse ne fera plus qu 'une.
Une ? Tu veux dire vous et nous ? Non.
Je veux dire ceci.
C 'est la promesse de Robert le Bruce.
Tu sais que c 'est un piège.
Dis -le lui.
Je dis que si le Bruce avait voulu te tuer, il aurait eu le loisir de le faire
Falkirk. Oui, je le sais, j 'y étais.
D 'accord, admettons en ce qui le concerne.
Reste quand même les autres.
Un nid de vipères malfaisantes qui ne peuvent pas s 'entendre sur la couleur
crotin. C 'est un piège et tu avales. Écoute -moi, Emich.
Nous devons essayer.
Jusqu 'à quand tiendrons -nous tout seuls ? Ce soutien des nobles est le
espoir pour notre peuple.
C 'est tout ce qui se passera si nous ne tentons pas cette chance.
Quoi ? Rien du tout.
Je ne veux pas mourir en martyr.
Ni moi.
Je veux vivre.
Vivre chez moi, entouré d 'enfants.
Dans la paix. Tu es sûr ? J 'en suis sûr.
J 'ai prié Dieu qu 'il m 'accorde ces choses.
Ils ne trouveront leur valeur que si je suis un homme libre. Ce n 'est qu 'un
rêve, William.
Ah oui, derrière un cœur.
Mais qu 'avons -nous fait tous ces temps -ci, dis -moi ? Ne l 'avons -nous pas
réalisé, ce rêve ? Tu dis rêver d 'être un homme libre, mais tu ne penses qu 'à
Maron. Tu fais tout ça pour être un héros, parce que tu crois qu 'elle te
regarde. Je ne crois pas qu 'elle me regarde, mais j 'en suis sûr.
Comme je sais que ton père t 'en garde.
J 'ai vu.
Relève -toi.
Alors, je t 'accompagne ? Non.
J 'irai seul.
Nous nous retrouverons après.
Oui.
Et dans ce monde plutôt que dans l 'autre, j 'espère.
Il ne viendra jamais ? Il viendra.
Je sais qu 'il viendra.
Merci, il a posé.
Non ! Non ! Laissez -le ! Laissez -le ! Vous ne devez pas vous
attraper pour ce qui est de l 'armement !
Je ne peux
rien guider de toi.
Tu es le mal !
Et tu n 'as jamais ignoré mes projets.
J 'ai été trompé. Tu t 'es laissé tromper, reconnais -le. Car dans ton
as toujours su ce qui s 'imposait à nous.
Au moins, tu auras appris ce qu 'est la haine.
Aujourd 'hui, tu es prêt à régner.
William Wallace, vous vous êtes rendu coupable du crime de haute trahison.
Contre qui ? Contre votre roi.
Avez -vous quelque chose à dire ? Jamais Dieu m 'en préserve.
Je n 'ai juré allégeance à cet homme.
Qu 'importe tout cela, il est votre souverain.
Confessez votre crime, vous connaîtrez une mort rapide.
Niez -le et vous devrez subir des châtiments purificateurs. Le confessez
Est -ce que vous le confessez ?
Aussi demain, vous devrez
endurer la purification.
Je viens voir le prisonnier. Nous avons reçu l 'ordre du roi. Le roi sera mort
dans un mois et son fils est un faible. Qui alors règnera sur ce royaume ?
Ouvre, te dis -je.
Votre Majesté.
Alors, Akaï, montre du respect.
Il suffit.
Laisse -moi.
Je te dis, laisse -moi.
Je n 'ai qu 'à vous implorer de confesser ce qu 'ils veulent et de jurer
'échange du roi afin qu 'il puisse vous prendre en pitié.
Croyez -vous qu 'il prendra en pitié mon pays ? Au moins vous aurez une mort
rapide.
Peut -être même n 'irez -vous que dans la tour et plus tard tout deviendra
possible.
De grâce, restez en vie.
Si je pliais comme il me le demande.
C 'est moi qui donnerai la mort à tout ce que j 'aurais été.
Mourir, ce sera abominable.
Tous les hommes meurent un jour.
Mais peu parmi eux vivent vraiment.
Mais si...
Cela assourdira vos souffrances.
Non, cela m 'embrouillerait l 'esprit et j 'ai besoin de tous mes moyens.
Car si je perds connaissance ou si je me plains, alors Édouard pourra dire qu
'il m 'a brisé.
Je ne peux supporter les nœuds de votre torture.
Je viens, Majesté, vous supplier de gracier William Wallace.
Vous seriez -vous attachée à lui, par hasard ? Je respecte cet homme.
Au pire, il fut un valeureux ennemi. Ayez pitié à votre grand roi et gagnez
respect de votre peuple.
Maintenant, vous êtes incapable de pitié.
Et vous ? Pour vous, ce
mot est aussi peu flammeillé que l 'amour.
Sachez qu 'avant qu 'il ne perde l 'usage de la parole, le roi m 'a dit que
ultime réconfort serait d 'avoir vécu assez longtemps pour savoir où alla s
'exécuter.
sera celle de votre lignée.
Un enfant qui n 'est pas de votre sang grandi au fond de mes entrailles.
Votre fils ne pourra rester longtemps sur le...
Supporte l 'horrible prix de ta trahison.
Ou tombe à genoux dans l 'instant.
Jure d 'être un loyal sujet du roi à tout jamais.
Implore sa pitié.
Et tu auras une mort rapide.
Sous -titrage ST'
501
Au grand jour, baise l 'emblème royal sur mon habit et ton calvaire s
Cela suffit !
Le prisonnier souhaite dire un mot.
Après sa décapitation, le corps de William Wallace fut démembré.
Sa tête fut exposée sur le pont de Londres.
Ses bras et ses jambes envoyés aux quatre coins de l 'Angleterre en guise d
'avertissement.
Mais cela n 'eut pas l 'effet qu 'Edouard le Sec avait espéré.
Et moi, Robert le Bruce,
J 'allais rendre hommage aux armées du roi anglais et faire reconnaître
légitimement ma couronne.
J 'espère que vous vous êtes lavé les fesses ce matin, car bientôt elles
baisées par un roi.
On en finisse.
Arrêtez !
Vous avez combattu avec Wallace.
Vous combattrez avec moi.
1314. Les patriotes d 'Ecosse, affamés et inférieurs en nombre, chargèrent dans
les prés de Bannockburn.
Ils se bâtirent en guerriers et en poètes.
Ils se bâtirent en écossais.
Ils gagnèrent leur liberté.
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