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Zulu
...
- J'ai vu Inès,
Vingre se méfie, il faut lui donner plus.
- Ferracci va faire sortir Noam,
comme appât.
- Noam est mort.
- On a un autre boulot.
- Vingre et Seedorf se sont vus dans un bar à Anvers.
- Vous étiez la seule à connaître cette information.
Coup de feu
- Tu sais pourquoi on est là ? - Votre collègue ?
Ils ont soulevé un condé, un rebeu.
Ils m'ont demandé des caisses puissantes.
Je l'ai vu au supermarché.
- J'appelle le 36,
ils nous aideront à sauver Saïd.
Explosion, bris de verre
- On récupère Saïd !
*-Jill, reste pas là, Marvin a parlé !
Sirènes étouffées
...
Bips réguliers du cardioscope
...
Souffle rauque
Le cardioscope s'affole.
- Monsieur, ne bougez pas.
Calmez-vous, monsieur, vous êtes à l'hôpital.
Tout va bien, tout va bien.
Thème du générique
...
- C'est la première fois en 15 jours qu'il semble reprendre ses esprits.
Mais il reste très faible.
Il ne peut pas se tenir debout, il a du mal à parler.
Il a été très affecté, psychologiquement,
par ce qu'il a subi.
- C'est bon, je peux y aller ?
Elle toque.
Dieu seul sait ce que vous avez traversé,
mais nous sommes tellement heureux et soulagés de vous avoir en vie.
Je sais que le moment est difficile pour vous, mais,
je dois vous poser des questions avant que vous ne posiez les vôtres.
Les médecins m'ont dit que vous aviez été drogué.
Tuer un policier, il n'y a pas plus risqué pour des criminels.
Pourquoi ont-ils voulu vous éliminer ?
Vous aviez identifié l'un d'entre eux ?
De notre côté, on a un petit peu avancé.
Le groupe vous racontera ce qu'il s'est passé pendant votre absence.
Ils se sont battus comme des lions.
Et même si on n'a pas identifié tout le monde,
ils ont démêlé une bonne partie de l'affaire.
Par contre...
Il y a de très mauvaises nouvelles.
Jill est morte.
Elle protégeait Marvin,
elle a été tuée par un des braqueurs, un ancien militaire.
Puis, il y a Inès aussi.
La version officielle, c'est qu'elle s'est suicidée.
Bon, évidemment, chez nous, personne n'y croit.
Ouais, c'est la merde.
Soupir
Mais on avance.
Vanessa vous racontera tout ça en détail.
Elle a pris la tête du groupe pendant votre disparition.
Elle a fait ça bien.
Saïd est presque aphone :
- Et vous ?
- Moi ? Bah...
Après ce qui s'est passé,
le DGPN n'a même pas eu besoin de demander ma tête.
Je voulais pas que vos carrières soient entachées,
j'ai tout pris sur moi.
J'ai remis ma démission, je partirai à la fin de l'année.
La mort de Patrick, c'était déjà beaucoup à supporter, mais là...
Non, là, il faut que je m'arrête.
Thème dramatique
Vous m'aviez mise en garde contre cette histoire avec Vingre.
Vous aviez raison.
Je me suis laissé emporter.
D'ailleurs, je vous dois des explications à ce sujet.
Mais bon, ce sera pour plus tard.
Maintenant, je vais vous laisser retrouver vos hommes.
Ils avaient tous à coeur de venir vous voir.
...
Vanessa soupire.
- (Putain.)
...
- Alors...
Il s'est passé quoi ?
Thème poignant au violoncelle
...
Soupir
- T'es encore là ?
- Ouais.
- J'ai été voir Saïd.
Il est toujours inconscient.
Les médecins disent que son état a pas évolué depuis hier.
Ils sont pas très optimistes.
- (Putain.)
Fait chier.
- Au moins, il est là, on l'a retrouvé.
Ca va aller, t'inquiète.
Tiens, mange.
- Merci.
- T'as vu Julien ?
- Non.
Et toi ?
- Je lui ai proposé d'aller au sport, il a pas répondu.
Même quand il fait la gueule, il dit jamais non.
- Il a le droit d'être un peu secoué.
- On l'est tous, non ?
- C'est pas lui le responsable.
- C'est pas lui et c'est pas toi.
OK ?
- Et toi, Inès ?
T'étais le seul à la connaitre.
T'en parles pas... - Son suicide, j'y crois pas.
- Tu penses que c'est Vingre qui l'a tuée ?
- Pas de conclusion tant que j'ai pas tiré ça au clair.
- Tu comptes faire comment ?
- Ca me regarde.
Faut qu'on les claque, là.
Seedorf et toute la bande.
Ils font trop d'orphelins, ces mecs.
T'as trouvé du nouveau ?
- Non, rien du tout.
Je comprends pas comment d'anciens militaires
ont eu des infos aussi précises sur chacun des coups.
- Dans la rue, tout s'achète.
Et c'est chez les Stups, qu'il y a le plus de balances.
- Mais quand même, ils ont saigné La Mangouste.
Ils ont fait un entrepôt, un deuxième, avant de le soulever.
- Ils savaient que le gars avait les reins solides,
qu'il avait un tas de papiers.
- Il avait baisé la femme d'un des mecs ?
- Tout ce que je sais, c'est que je vais aller me coucher.
Et que tu devrais faire pareil.
Installe-toi dans le bureau de Saïd
Tu seras mieux pour tes puzzles. C'est toi la boss, maintenant.
- Je suis bien, ici.
- C'est toi qui sais.
Boa noite.
Thème sombre et mystérieux
...
- Hé, comment ça va ?
...
- Jean bosse pour Seedorf mais il est resté fidèle aux El Hassani.
C'est lui qui a dû dire à Hamza que La Mangouste le remplaçait.
- Hamza t'a dit qu'il avait arrêté
mais on pense qu'il renseigne les carotteurs.
- Jean donne des infos Hamza et Hamza parle aux carotteurs.
Pourquoi ? - Pour se venger.
Parce que Seedorf l'a remplacé par La Mangouste.
- Et pour se faire de la thune.
Je suppose que c'est lui aussi qui écoule la cam pour les braqueurs.
- On n'est pas plus avancés.
On n'a pas remonté les carotteurs.
On sait pas qui ils sont, ni comment ils communiquent.
On a juste réussi à identifier le profil du mec qui a tué Jill.
Un ancien CPA-10. Force spéciale.
Même profil que le mec qui a été retrouvé mort devant chez sa femme,
suite à l'enlèvement de La Mangouste.
- Damien ?
- Quand t'as disparu, je suis allée voir Luc.
- Moi, j'ai épluché ta téléphonie. Je suis remonté jusqu'à Tom.
- Ils nous ont donné les listes que tu leur as demandées.
Des anciens FS avec casier ou faits de violence.
On a triangulé les noms,
on a pu aller chez un survivaliste qui nous a allumés.
Mais sinon, rien.
Il nous reste encore quelques profils à vérifier,
mais rien de probant.
- On pense que les gars restants n'ont jamais eu de casier.
Que c'est des opérateurs carrés qui veulent se faire de l'oseille.
Deux-trois gros coups avant la retraite et basta.
Saïd respire mal.
Quinte de toux
...
- Et Nina ?
- Disparue aussi.
Il s'éclaircit la voix.
- Donc on n'a rien, quoi ?
- Pour l'instant, mais je me suis arrangée
pour avoir les infos à la source. - Quelle source ?
- Faut filocher Hamza.
Julien, Socrate, vous vous y mettez ?
- Ouais.
Thème poignant au violoncelle
...
Je m'en occupe.
...
- Qu'est-ce qu'il y a ?
J'ai fait quelque chose ?
- Même si c'est qu'un informateur, on veut coincer Hamza, pas vrai ?
- Bah ouais. - Et on est prêt à tout pour ça ?
- Ouais, et ? - Hamza est méfiant.
Les filoches, ça suffira pas. Il nous faut un indic.
J'y ai bien réfléchi et je ne vois qu'une solution :
ton cousin.
- Ca va pas la tête. - Ils sont allés au Maroc ensemble.
- Non !
- Hamza et Khodja lui font confiance, il a jamais balancé.
- Même si je voulais, je peux pas.
Je sais pas du tout où il est.
- Pourquoi tu me mens ?
On fait que discuter.
- Je peux rien faire, de toute façon.
- Badri, à cause d'Hamza et Khodja, une bande de tarés
a tué ta collègue et laissé ton chef pour mort.
Comme tu veux.
- Ca va être de ma faute ?
- Ton cousin doit sûrement raser les murs.
Il a toujours pas réglé sa fuite au Maroc.
Hamza, lui, est clean, il a été acquitté.
Si t'arrivais à convaincre Otmane de devenir notre indic,
peut-être que son ardoise aussi, elle sera effacée.
Il risque rien, c'est bon.
- Quoi ? Tu l'as dit toi-même, c'est une bande de tarés.
- T'as une autre solution ?
Conversation entre les joueurs
...
Essoufflement
- Tu veux une médaille d'or ou quoi ?
Tu courrais moins vite au Maroc.
Ca va ?
Je rigolais pour le Maroc, c'est une blague.
- Hmm.
T'as pas tort.
Avec ce qui s'est passé là-bas,
j'ai pas intérêt à me faire repérer, donc je me limite.
- C'est sûr.
On recherche des mecs, nous, en ce moment.
- C'est bien.
- On est sur une équipe, c'est des oufs.
Ils braquent des dealers.
- Quel rapport avec moi ?
- On cherche quelqu'un qui pourrait nous donner des informations.
Un tonton, quoi. - De quoi tu me parles ?
J'ai une tête de poucave, moi ?
Je sais pas en quoi ça me concerne, ton plan.
- Les mecs qu'on cherche bossent avec Hamza.
- Tu me demandes de balancer Hamza ?
Arrache ta gueule avec ton plan.
- Il t'a remercié Hamza
de pas l'avoir poucave quand t'es revenu du Maroc ?
Il t'a aidé à trouver un taf ? Un logement ?
Non, il t'a laissé en galère là-bas et ici aussi,
Otmane, écoute-moi.
Le mec qu'on recherche ont fumé une collègue à moi.
J'ai besoin de savoir ce qu'ils préparent.
Si tu nous aides,
t'auras plus besoin de raser les murs. Fais-moi confiance.
Réfléchis.
- Hamza !
On se dit pas bonjour ?
- Salam.
- Salam.
- Un revenant.
- Ca va ? - Ca fait longtemps.
- On avance ? - Vas-y. Qu'est-ce que tu deviens ?
Thème inquiétant
...
- Merci.
...
Alors, ça dit quoi ?
- C'est toi, ça dit quoi ?
Qu'est-ce que tu fais par ici ?
- Comment ça par ici ?
- Ici, dans le coin.
- Je t'ai dit, je passais par là.
Je fais ma salat' parce que je finis ma tournée pas loin.
Je suis livreur à Paris.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé au Maroc ?
- T'étais là, non ? Ils ont cassé la porte, je me suis sauvé.
- T'es rentré normal ? - Bah ouais.
Ils avaient rien contre moi, sinon on m'aurait pété à la douane.
- T'étais avec ton vrai passeport ?
- Ouais.
- Quand t'es arrivé, t'as même pas fait une GAV ?
- C'est toi qu'ils cherchaient. Ils savent même pas que j'existe.
Je vais y aller, c'est mieux.
Moi je te demande pas pourquoi t'es dehors.
- Tranquille. Assieds-toi, assieds-toi.
Assieds-toi, frère.
C'était tout bidon, moi. Ils avaient rien sur moi.
- Bah hamdoullah, frère.
Moi, je sous-entends rien.
Au Maroc, j'étais là pour toi.
Je t'ai t'accompagné, je t'ai pas lâché.
J'étais même à tes ordres, tu le sais.
- Smahli, frérot. Dans ma tête, c'est bizarre, des fois.
Avec tout ce qui se passe, t'es obligé d'être parano.
- Ca arrive, c'est pas grave.
Tu sais quoi, je vais y aller. Juste, frérot...
Si t'as du taf ou quoi...
je suis un peu en chien en ce moment.
S'il y a rien, il y a rien.
Mais s'il y a une mission, mets-moi dessus.
J'ai envie de changer de vie, fini les conneries.
Je suis un bon soldat, je casse pas les couilles.
- Ouais, je sais.
Tiens. Rentre ton numéro.
Y a un gros truc qui se prépare, là.
Je vais avoir besoin de bras.
Je te tiens au courant.
- On fait comme ça. - Vas-y, salam.
- Vas-y, salam.
- C'est bien, vous avez bossé, les gars.
Vous savez ce que c'est, le gros truc ?
- Toujours pas, c'est ça le problème.
On attend qu'Hamza le relance.
Il l'a toujours pas fait enquiller.
- Donc on attend. - Exactement.
Mais ils sont paranos depuis l'explosion,
ils savent qu'on va pas les lâcher, donc ils vont faire très attention.
- S'ils ont pas déjà disparu avec l'argent.
- Moi je pense qu'ils vont revenir.
Ils ont peur de rien.
Ils pensent qu'ils nous ont brisés.
- Tu dis quoi toi, Vanessa ?
- On a déjà placé Otmane, si on fait un autre mouv,
c'est trop risqué pour lui et pour nous.
- Et c'est mon cousin
j'ai pas envie qu'il finisse comme les autres.
- Du côté de Vingre et Seedorf ? Qu'est-ce que vous avez ?
- Ca, faut demander au bourreau des coeurs.
Téma le livreur.
Oh, tu regardes ?
- Le coup des biftons dans la boîte à pizza,
plus personne ne fait ça.
- Ce qui se passe dans les films peut se passer dans la vraie vie,
je te signale.
Je te parie qu'il va sortir.
Et voilà.
- Merci.
Parfait.
Merci, tenez. - Merci, au revoir.
Julien souffle.
- Hé, c'est bon, ça aurait pu. - Ouais, ça aurait pu.
Tu croyais qu'il y aurait quoi dedans ?
De la coke, peut-être ? Des papiers ?
T'es con Socrate, ou quoi ? Je comprends pas.
- Détends-toi, j'ai rien fait. - Bien sûr que t'as rien fait.
- Hein ?
- Y a personne qui a rien fait.
Si on avait été un peu plus au taquet, Jill serait encore là.
Il soupire.
Excuse-moi.
Il prend une grande inspiration.
Je suis en train de serrer, là.
L'autre là, à part jardiner et bouffer des pizzas, il fait quoi ?
On n'a zéro piste sur Seedorf, zéro piste sur Vingre.
On n'a rien du tout.
- Qui te dit que j'ai aucune piste sur Vingre ?
- T'as quoi ?
- J'ai pensé à plusieurs trucs.
Tu veux le plan le plus risqué ou le plus risqué ?
Inès?
Je lui avais fait installer une application
pour enregistrer discrètement ses interlocuteurs.
Si j'arrive à choper ce téléphone, c'est sûr qu'il y a un truc dedans.
- Et pour accéder aux scellés des Stups, tu fais comment?
- Justement, c'est là que...
- Quoi ? - Bah...
Tu te souviens, la meuf qui était en sang sur toi ?
A la soirée de l'amicale ? Yeux bleus ?
- Ouais. - Bah, elle bosse au 36.
- Mais non ?
- Si.
- Entre. - Hé.
Ca va ? - Super, super.
Ca me fait plaisir de te voir. - Moi aussi.
- Tu me laisses juste finir, j'en ai pour deux secondes. OK ?
(Merci...)
Thème planant et mystérieux
...
Voilà !
- C'est bon ? - Ouais.
On y va ? - Allez, je t'en prie.
...
- Depuis trois mois. - Ca se passe bien ?
- C'était un peu éprouvant au début, mais ça va.
- Bien, tant mieux. - Toi aussi ?
- Ouais...
- Ca va ? T'as la forme ? - Ouais et toi ?
Qu'est-ce que tu fais là ?
- J'ai un dossier à voir avec la BRIF.
Bonjour.
- Socrate, un collègue de Versailles. - Enchantée.
- Enchanté. - Isabelle.
...
- (Putain...) - Je t'en prie.
- J'ai oublié un truc, je remonte.
A plus tard. - Ouais.
...
C'est bon, j'ai remis le badge.
Elle risque rien.
- Je veux rien savoir.
- Les gars, j'ai le dernier enregistrement. Ecoutez.
*-C'est le vôtre ?
*-Non, c'est à mon collègue. Il l'oublie tout le temps.
- C'est Vingre ? - Hmm.
*-C'est fou de laisser traîner son calibre comme ça.
*-Il dit que ça sert à rien, qu'on n'est pas en Amérique.
*-Vous savez, pour le petit jeune qui travaillait pour Nina ?
- Noam.
*-Celui dont vous m'avez demandé des infos sur sa gardav ?
*Non. Qu'est-ce qu'il y a ?
*-Il a été tué.
*Inès soupire.
*Vos amis de Versailles vous ont rien dit ?
*-Non.
*-Vous ne vous parlez plus ? C'est bizarre.
- Il joue à quoi, là ? *-Ils n'ont rien à vous apprendre.
- C'était combien de temps avant la mort d'Inès ?
*-A moins qu'ils ne sachent déjà tout.
*Vingre renifle.
- C'est quelques minutes avant.
*-Que la Mangouste était mon tonton, par exemple.
*Vous étiez pourtant la seule à connaître cette information.
*-(Non, mais...)
*Coup de feu - (Fils de pute.)
*Respiration saccadée
*...
- Putain...
*...
- Je vais prendre l'air.
*...
- Viens voir.
*-Envoyez une ambulance !
*Ma collègue s'est suicidée avec son arme de service !
*Dépêchez-vous putain !
- Il a compris qu'elle le doublait, il l'a tuée.
- Nous on le sait.
Mais pour un jury, il n'y a aucune preuve béton.
- Ferracci veut tout faire péter.
Elle dit qu'elle est prête à prendre le risque.
- Elle en a dit des choses, Ferracci.
- Cette fois c'est vrai. - Qu'est-ce qui l'en empêche alors ?
- Moi.
Si elle fait tomber Vingre,
Seedorf se fera tout petit sur le territoire français.
C'est pas une preuve juridique, mais c'est énorme.
Faut pas se faire de soucis. Vingre, on va se le faire.
Mais là, on doit coincer Seedorf. - Ouais.
Si, par chance, on croise les braqueurs, on les serre.
- On y va les gars. On a des trucs à faire.
- Reste, faut que je te parle.
- Je te laisse ton dossier à portée de main.
Si jamais tu t'ennuies.
Julien, tu nous rejoins en bas ? - Oui.
Vanessa referme la porte.
Il s'éclaircit la voix. - C'était quoi ça ?
- Une sortie de chef.
Rire
- Qu'est-ce que tu veux me dire de si perso ?
Tu veux me convaincre de pas traquer les braqueurs ?
T'inquiète pas...
- Tu t'en veux pour Jill ?
- Bah oui.
J'espère qu'eux aussi.
- Tu crois qu'ils s'en veulent pas ?
- On dirait pas, non.
C'était une nouvelle, c'est comme si ça comptait pas, non ?
- C'était ton binôme. C'est normal.
Toi, t'as eu le temps de mieux la connaître.
- C'était pas une question de temps.
- Ils savent que t'as pas aimé leur réaction ?
Il faudrait leur en parler.
Qu'est-ce que t'en penses ?
Julien sanglote.
Dis-leur.
- Chacun gère comme il veut.
Regarde après Patrick, on a fait quoi ?
Ils ont voulu faire les bonhommes et serrer les dents, ça les regarde.
- Tu leur en veux, hein ? - A ceux qu'ont fait ça, à ton avis ?
- Non, je te parle pas des carotteurs, mais du groupe.
Tu leur en veux.
- Ouais, je leur en veux.
Parce qu'ils oublient la discipline.
Ils sèchent le tir, la boxe, la tactique.
Pour aller courir après des mecs ?
En se disant que tout se passera toujours bien ?
Je l'ai vu au 36, moi. C'est un autre niveau.
Après l'explosion, ils se sont tous assis autour d'une table.
Ils ont tout débriefé. Ca a pris deux heures.
Chacun a pris ses responsabilités.
Tu sentais que cette erreur, ça les impactait.
Et qu'après ça, plus rien ne serait comme avant.
On a fait quoi après Jill, nous ?
On a pleuré, et basta.
Au 36, ils sont pas comme nous.
Ils se la pètent pas, ils gardent la tête froide.
- J'y ai été, je peux pas te laisser dire ça.
Dans un groupe, il faut de tout.
Peut-être qu'aujourd'hui t'as l'impression que y a pas...
Mais c'est pas... c'est pas binaire.
- Vas-y, tu sais quoi, t'as ton avis, moi j'ai le mien.
- Ca t'aide d'être dur comme ça avec les autres ?
Ca t'aide ?
- Je dois vraiment y aller.
Il renifle.
Thème dramatique et poignant
...
- Tiens, il est là. - Hmm ?
...
- On y va ? - Je vais rentrer à pied, moi.
- Mais c'est trop loin... - Tu vas arriver demain, tu le sais ?
- Ouais, bah à demain. - A demain.
- Il est tarté, lui.
...
- Allez.
...
Et voilà, Saïd.
- (Merci.)
- Ca va aller, ou je vous aide ? - (Merci.)
- Et bien, à plus tard.
...
- Oh chef, j'ai pas d'extraction aujourd'hui.
J'ai déjà eu un parloir, y a quoi là ?
- Vous savez qui je suis ?
- Patrick travaillait avec toi.
- Il travaillait pour moi. - Je sais, pour toi.
J'ai rien oublié.
- Pour vous, nous sommes responsables
de la mort de votre père et de votre frère ?
- C'est Tarek le responsable.
Mais vous l'avez laissé faire.
- OK, on va faire une légère remise à niveau.
Tarek n'a été que le bras armé
d'un commanditaire dont vous ignorez l'identité.
Plutôt une commanditaire.
- T'as des preuves ? - Oui.
Elles sont solides mais irrecevables devant un tribunal.
En échange de vos services, je vous donne le nom de la personne
qui a fait tuer votre père et votre frère.
Et je vois avec l'AJA pour une remise de peine.
- Tu veux quoi exactement ?
- Je veux savoir tout ce que prévoit de faire votre soeur et avec qui.
- T'es folle, ça existe pas ça, chez nous.
On trahit pas la famille. - Jordan.
C'est votre soeur, Nina, qui a fait tuer votre père et votre frère.
Thème sombre
...
Son téléphone vibre.
...
- Ouais ?
- Ouais, ça va. *-Tu veux quoi ?
- Tu sais, l'affaire que je t'ai parlée, ça va commencer.
- Il faut quoi ? - Faut des camions et des hommes.
*-Ca va.
- Et maintenant quoi ?
- Maintenant, ça va bientôt être l'heure de manger.
Donc, si tu veux t'empoisonner avec moi...
- Tu sais très bien ce que je veux dire.
Quand tu seras debout, on fait quoi ?
Tout redevient comme avant ?
J'ai signé pour plein de choses quand on s'est rencontrés.
Mais ces dernières semaines, je les revis pas.
- Moi non plus.
Long soupir
J'attends que tout se règle et j'arrête.
Ils se débrouilleront très bien sans moi.
Ils sont encore jeunes.
Y a peut-être moyen qu'ils aient encore la foi.
Puis je trouverais bien autre chose à faire de ma vie.
- Tom m'a dit qu'il t'avait proposé un job dans sa boîte.
- Tom.
Tu l'as vu ? - Oui, je l'ai croisé une fois.
Il était à l'accueil.
Il voulait te voir mais ils l'ont pas laissé entrer.
Du coup, on a bu un café.
Il m'a dit que t'en avais vu d'autres à l'armée et que ça irait.
Après, je l'ai pas cru, hein.
Mais bon, c'était gentil de sa part.
En tout cas, c'est un mec bien.
Il t'aime beaucoup.
Vous devriez bosser ensemble.
Thème mélancolique
Son téléphone vibre.
... ...
- Vanessa, je t'écoute.
*-Ouais, ça va ? - Ouais, dis-moi.
*-Attends, je te mets sur haut-parleur.
- Ouais.
- Ferracci a vu Jordan et il a balancé sa soeur.
Elle attend une grosse cargaison de came
qui arrivera par le Havre.
- Et quand on dit grosse, c'est très grosse.
*-On parle de quoi ?
- De la plus grande quantité de blanche jamais saisie,
si on y arrive.
- Dix tonnes. L'opération a lieu dans dix jours.
*Avec Ferracci, on a décidé de prévenir personne sur place.
*Si Vingre a une taupe parmi les collègues du Havre
*et qu'il découvre notre OP, c'est mort.
- Vous pouvez pas faire l'opération seuls.
*-C'est sûr.
Donc on a demandé à ton ancien chef de groupe, Fred.
Son groupe est solide
et il nous a bien aidé pour ton sauvetage.
Et en plus, des hommes à lui ont été blessés sur l'OP,
donc on lui en doit bien une. *Soupir
- Et personne ne va prévenir Vingre ?
- Là, faut prendre le risque.
*-Et les carotteurs seront là ?
Jean va parler de l'opération à Hamza.
- Pour l'instant, RAS du côté d'Otmane.
Je pense pas qu'Hamza le fera monter sur une opération aussi grosse.
*-On doit absolument savoir s'ils seront là ou pas.
- Je croyais qu'on s'éparpillait pas, t'étais d'accord.
- Hier, on n'avait pas l'info de la cargaison.
Je pense qu'ils seront là, c'est sûr.
- Ecoute Saïd, nous aussi on veut se les faire.
Pour ce qu'ils vous ont faits, à Jill et toi,
c'est un drame pour nous tous.
Si on avait plus de temps et d'infos,
on réfléchirait à comment les choper
*mais on doit se concentrer sur la livraison
et sur Seedorf, ok ?
*-OK.
*Merci de m'avoir appelé.
Thème dramatique
...
- Voilà, c'est par ici. Bonsoir.
- Merci. - Je vous en prie.
Tom referme la porte.
- Ca va ? - Ca va ?
- Ca me fait plaisir de te voir en tout cas.
Content de voir que tu vas mieux aussi.
Ta femme m'a dit que t'allais arrêter ?
C'est cool.
Tu vas pouvoir bosser pour moi, maintenant.
- Si tu veux toujours de moi.
Parce que j'étais déjà rouillé...
Regarde-moi maintenant. - Non mais c'est bon, j'ai confiance.
- Ah c'est gentil.
Je finis ce que j'ai à faire avec la brigade.
Et je te retrouve après.
- Tu te souviens des mecs en mission ?
Ceux qui étaient rincés physiquement.
Ceux qui se tuaient aux cachetons pour tenir,
qui mentaient aux tests pour en être, tu te souviens ?
T'avais pas envie qu'ils soient avec toi.
Ils pensaient qu'à leur gueule, ça foutait les autres dans la merde.
Dans ce métier, on a une date de péremption.
Notre esprit est pas fait pour encaisser tout ça.
Si tu sais pas le reconnaître, t'entraînes les autres avec toi.
Ceux avec qui tu bosses, ceux avec qui tu vis aussi.
Thème intense et rythmé, aux sonorités mélancoliques
...
*-On va positionner trois équipes.
*Une à la mise à l'eau, une autre aux containers
et une autre à l'appui, en cas d'intervention tierce, OK ?
...
*-Les médecins disent que c'est bon.
Grognements d'effort
...
- Ici on a le port, et là, c'est le cargo qui amène la livraison.
*-Nos hommes encercleront le port,
*aucune sortie possible.
*On va suivre plusieurs étapes.
- Un des groupes va hijacker le cargo
*et prendre la place de l'équipage,
*pour pouvoir les prendre en flag.
*Y aura des camions, venus de toute l'Europe,
pour la dope. Dont celui de Nina.
Donc Jordan va recommander deux de nos gars à Nina,
comme ça on est sûrs de la neutraliser pendant la livraison.
- Les topazes, y en a combien ?
*-Cinq groupes de six hommes.
- Avec ça, on est béton.
*-Si les braqueurs se pointent pas, ça devrait suffire.
Quand le bateau approchera de la rive, notre groupe...
- Mais attendez, vous... *-Je sors demain, je veux en être.
- OK, je reprends.
*"Can't Keep Quiet" - Chief C
*...
Notification
*...
- Ouais, cousin.
Ouais, ça bouge, ici.
Hamza m'a envoyé un message. J'ai rendez-vous, maintenant.
J'en sais rien, moi, ce qu'il veut.
Salam.
- Salam, ça va ?
- Ca va, et toi ?
- Ils te laissent partir comme ça, du taf ?
- Vu ce qu'ils me payent, de toute façon, tu passes avant.
- T'as plus besoin d'y retourner. J'ai du taf pour toi.
J'ai des affaires qui vont arriver au large du Havre.
On fait un transbordement et on les ramène à Paris.
J'ai pas envie de prendre une grosse équipe.
Ca risquerait de trop parler.
Et je veux zéro fuite.
T'es chaud ?
- A fond.
*Coups de feu
*...
Thème sombre et intrigant
...
*-Allez, encore un !
*Au point où on en est.
*Conversation inaudible
*Friture
*Au point où on en est.
*-Arrête !
Saïd réécoute le même passage en boucle :
*Arrête !
*Arrête !
*Allez, encore un !
*Au point où on en est.
...
En écho : Hé ! Regarde-moi !
Regarde-le ! Regarde ça, Regarde-le !
Qui est l'enculé qui nous a balancé ?
Sa voix résonne en écho.
Souffle trahissant l'émotion
...
- Bonjour.
Il est où mon mari ? - Il est sorti.
Une jeune femme est venue signer son bulletin de sortie.
- Une jeune femme ?
- Oui, Vanessa, je crois.
- Il vous a laissé un message pour moi?
- Non.
- Merci.
- Ca sort, ça sort.
Thème haletant
...
- Vas-y démarre.
...
- Qu'est-ce qu'il fait là ?
- Il dépose ses enfants,
je décroche.
...
Bips
...
OK les gars, il ressort. Il est dans un X4 noir.
*-Julien, Saïd, vous êtes dessus ? *-Ouais, c'est bon.
*Ouais, je l'ai, Delta,
Golf, 3-0-5, Charlie, deux fois. *-OK, vas-y, je la demande.
*OK, la plaque ressort sur une X4 d'une autre couleur.
*C'est une doublette.
Le thème s'assombrit.
...
*Friture
...
Le thème est rythmé par un tic-tac régulier.
*-Bon, il la tape son armurerie ou il passe la nuit à la regarder ?
...
*-Les gars, ça bouge.
...
Ils sont trois.
Meuleuse
...
Ca checke autour à l'arme longue, les gars.
...
Ca rentre.
- Putain, ils vont la faire.
*-Vanessa, on fait quoi ?
*-Je ne veux pas d'une fusillade dans la rue, c'est trop risqué.
*On les chopera plus tard. - Putain !
...
*-Ca repart.
...
Vrombissements puissants
...
*Ils s'arrachent !
- Ils sont équipés pour taper la came de Seedorf.
...
J'ai réussi à identifier ce membre du gang.
- Ils ont braqué une armurerie, hier soir.
- Ils seront au Havre ?
- Sûr et certain.
Hamza a mis Otmane sur le coup.
- D'après lui, Seedorf sera là aussi.
- Perso, ça m'étonnerait. Ce serait bien trop risqué.
- Parce qu'il y a trop d'argent en jeu. On parle de 10 tonnes.
Il sera pas loin, j'en suis sûr.
- On débranche.
- Quoi ?
- Hors de question de revivre un fiasco.
Ils sont surentraînés. - Mais cette fois,
on a une longueur d'avance. - Tout s'aligne, là.
On en a identifié un et selon Otmane ils vont s'en prendre à Seedorf.
- On n'a rien de précis.
Vous savez qui ils sont ?
Comment ils vont intervenir ? - Non.
- Je veux plus enterrer personne ! C'est compris ?
Depuis le début de cette affaire,
j'ai fait les mauvais choix.
Jamais j'aurais dû m'en occuper.
- Vingre ?
- Je vous la fait courte et sans pathos ?
Je débute.
Vingre est mon supérieur.
Je suis impressionnable et c'est un prédateur.
Thème dramatique
Je l'admire, il le voit bien.
...
Il me conditionne et je suis coincée.
...
Je pense ne pas avoir le choix.
Pendant plusieurs semaines, il...
...
J'ai fermé ma gueule et je m'en veux depuis.
Je supporte pas l'idée d'avoir été lâche.
D'avoir préféré une carrière à mon honneur.
...
- Je suis désolé.
- Pas autant que moi.
Donc, cette affaire...
Je m'y suis engouffrée avec véhémence,
et manqué de discernement.
Mais j'aurais jamais imaginé que ça prendrait cette ampleur.
Vous comprenez pourquoi je ne me sens pas très à l'aise
à l'idée de renvoyer des gens au feu ?
- Je comprends tout à fait.
Moi, je vous le demande,
faites-nous confiance.
Parce que tout le groupe le sent.
Cette fois-ci on va pas se rater et on va les coincer.
Des fenêtres comme ça, il n'y en aura pas d'autres.
- OK.
- Très bien.
- Merci Saïd.
Il ferme la porte.
Thème à suspense
...
Sous-titrage : Lucille Eichhorn pour Tri Track
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