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...
...
Musique inquiétante
...
-Bonjour. Deux kirs cassis.
-Je voulais pĂȘche.
-Un cassis et un pĂȘche.
-Vous ĂȘtes français ?
-Quoi ?
-C'est le costume ?
C'est pas ça.
On est du coin. -C'est un malentendu.
-On comprend.
-Ah.
-On s'habille
comme l'occupant.
-Hou lĂ .
-On leur fait quoi,
aux collabos ?
-Je vous connais. T'es Max,
le livreur. -Oui.
-Ah oui, le bon Ă rien !
Il s'est tapé ma clÎture.
-Oui.
-Ah oui, c'est toi.
Donc t'es Léon. -Oui.
Donc t'es Léon. -Oui.
-Tu t'es tapé ma fille. -Oui.
-VoilĂ .
-Non, vous vous trompez.
-Violette ? -Oui.
-C'est ma femme. -Félicitations.
-Je parlais de Louise, ma cadette.
-Les amours de jeunesse.
Les deux ? -Ouais.
Mais ça valait le coup.
-Je comprends.
-A MACON !
Fracas
-Attache-les, ils vont tout nous raconter.
Musique intrigante
...
Musique entraĂźnante
...
...
-Tirez-vous, c'est notre coin.
-Elle est bonne ?
-Elle est gelée. Alcooliques !
-Ah, allez.
-Vous bossez pas ?
Au lieu de vous en mettre dans le cornet Ă 9h.
-Il est 9h ? Je suis en retard !
-Et toi, Léon, t'es pas en retard ? -Non.
-Si. -Ah oui, si.
-Et aprĂšs, vous me filez un coup de main.
-Ben alors !
Merde ! Non !
-Bonjour, M. Francis.
-T'es en retard. -En fait...
-Ah, la fĂȘte !
On fait la fĂȘte !
On fait la fĂȘte !
On bouge son cul, on boit des coups.
Hein ?
J'en bois, moi, des coups ?
Ecoute-moi bien.
Continue Ă traĂźner avec ce grand con,
tu vas rater ta vie.
Attention avec la camionnette.
Regarde-le, le con.
Maladroit, toujours dans la lune.
-Vous inquiétez pas, M. Francis.
-Merde ! Non !
Merde !
-T'as réfléchi ?
-J'ai réfléchi ?
-Le mariage.
-Le mariage ?
Ah.
Juliette.
Je suis marié avec le vent.
Et j'ai pas envie de te faire de peine.
Mais je serai toujours là pour te protéger.
Viens lĂ .
-Léon !
-M. Poitou !
-TĂącheron.
Trois jours que t'es lĂ . OĂč en est la clĂŽture ?
-Elle avance.
-Tu te fous de ma gueule ?
-Deux ou trois choses Ă ajuster.
Oh, M. Poitou...
-Dégage.
-Je dégage.
Air de musette
...
Ah !
-LE PINARD ! LE PINARD !
LE PINARD ! LE PINARD !
LE PINARD ! LE PINARD !
-Profitez, les gars.
C'est peut-ĂȘtre votre dernier pinard.
-Ils ferment déjà ?
-La guerre.
BientĂŽt, elle sera chez nous.
L'enfer.
-Quelle guerre ?
Y a les accords de Munich, on est peinard.
-Le pinard ? -Lulu...
-Coucou ! C'est qui ?
-Ma petite poissonniĂšre.
-Comment t'as deviné ?
-C'est la voix. Tu nous cherches une table ?
C'est mignon, ça.
Ce soir, elle y passe, elle.
Ce soir, elle y passe, elle.
Ah oui.
Ben quoi ?
-Ca remplit pas beaucoup, je trouve.
-Justement, elle se donne deux fois plus.
-Oui, j'ai compris.
-T'es oĂč, toi ?
-Je fais dans la qualité, moi.
Bonsoir.
-Bonsoir.
-Excusez-moi. Pardon !
-Nibards !
-Oublie, elle sait pas ce qu'elle veut.
-Ah ! Michel !
-MICHEL !
-Vous Ă©tiez oĂč ?
Vous deviez m'aider Ă l'orphelinat.
Ils vous attendaient,
les mĂŽmes.
-T'en rajoutes, lĂ .
-"Celui qui tend la main sans attendre en retour
"sera le plus grand des hommes
"et il recevra en retour
"sans qu'il ait Ă tendre la main."
Allez voir ailleurs ! Vous faire d'autres copains...
-Ailleurs qu'Ă MĂącon ? On est les patrons, ici.
Et ailleurs, les gens sont pas comme nous.
Et ailleurs, les gens sont pas comme nous.
-On va monter un bar.
Des copains, on s'en fait quand on veut.
-Max, t'es viré !
-Bon, lui, non.
-Vous déshabillez ma femme ?
-Lui non plus.
-Bagarre !
La musique s'accélÚre.
-Je vais me le faire.
-Allez.
C'est reparti.
...
-Pas les bouteilles !
Elles sont consignées.
-Et celle-là est consignée !
...
-Alors comme ça, je te tripote ?
Je t'apprendrai Ă raconter des bobards.
-Plus de pinard !
-Max ? T'es lĂ .
On se tire !
-D'accord.
-J'ai pris des provisions.
-J'AI PRIS UNE TABLE, LEON.
...
...
Des cloches sonnent.
...
-Merde, je suis en retard !
Ah non, je suis viré.
-Donc... Je suis marié avec le vent.
Eh oui. Donc...
Allez, sois chic.
-Il est déjà 9h.
10h !
11h ?
Bordel, il est quelle heure ?
-Y a un rassemblement sur la place.
-Ah, c'est toi ?
-Non.
-C'est moi, ça ?
C'est moi ? -Oui.
-Il se passe quoi ?
-La guerre est déclarée !
-C'est obligĂ© d'ĂȘtre pour la France ?
-NON, NON, NON !
-Si. Dans quelques jours, on sera tous en enfer.
La plupart s'en sortiront pas.
Fauchés par une mitrailleuse, éclatés sur une mine.
Fauchés par une mitrailleuse, éclatés sur une mine.
Broyés sous un char,
déchiquetés par un obus.
-Max ! Max !
Les combines pour se faire réformer, tu connais ?
-Ouais...
-Max, mouline ! -Oui, oui, oui !
-Oh ! -Oui, oui, oui !
-Apte !
Et bonne guerre.
Au suivant !
-Je ne vois rien ! Je suis dans le noir.
-LĂ . -Ah, d'accord.
Ma vue va m'empĂȘcher de me battre.
Oh, le morceau !
-La vue, c'est bon.
-Merde.
-On est orphelins.
-Pupilles de la nation ?
-Oui. -On est pupilles ?
-Nos parents sont morts Ă la Grande Guerre.
Dans de terribles souffrances.
-De terribles souffrances.
Quelle année ?
-1922.
-1922.
-AprÚs l'Armistice, des dissidents ont continué.
-L'Armistice, c'était quand ?
-14 juillet.
-14 juillet.
D'oĂč les feux d'armistice.
-Ecoutez-moi, les tire-au-flanc,
sans handicap physique,
vous partez.
-Avoir qu'une couille, c'est un handicap ?
-Mais ferme-la !
-Oui, c'est un handicap.
-J'ai qu'une couille.
-C'est plus une histoire
de honte.
Ca n'empĂȘche pas de se battre.
Allez, au suivant.
-On est pas dans la merde.
-Bon, ça va.
-Vous avez toutes vos couilles ? -Oui.
-Ah !
Les voilĂ , mes petits poussins !
Alors, ça y est ?
On est la fierté de la nation ?
-Planque-la dans ta cave, la fierté de la nation.
-En parlant de cave...
-Ton pire pinard.
-Que veux-tu, c'est la guerre.
-Fiche-moi la paix.
-T'es le seul Ă nous dire au revoir.
-Au moins, vous partez ensemble.
L'amitié, c'est comme un diamant.
Ca s'entretient, ça se polit.
Ca s'entretient, ça se polit.
Mais si vous le cassez, c'est fini.
-Merci, Michel.
-Bon.
Allez.
-Léon !
Mon Léon !
Léon !
-Finalement, y a des gens qui...
-Allez, on y va ! C'est la guerre !
-M'oublie pas,
mon Léon !
-On a pas de tire-bouchon !
-Michel, on a pas de tire-bouchon !
-Oubliez pas.
La fraternité, c'est comme une hirondelle.
-On s'en fout ! -On veut pas y aller !
Musique intrigante
-Pichon.
Je suis l'adjudant Pichon.
Cette compagnie va filer droit.
Nous sommes l'honneur de la France.
Et croyez-moi,
on va la gagner, cette guerre.
Des questions ?
-Oui. Moi, mon adjudant.
On trouve que pour gagner la guerre,
On trouve que pour gagner la guerre,
y a des choses à améliorer.
La bouffe.
C'est quoi, cette soupe aux croûtons de bois ?
On est des viandards.
-La viande Ă la moutarde !
-Les sanitaires.
-Et les sanitaires. Si on appelle ça sanitaires.
PlutĂŽt un trou
pour chier.
-Une cloison serait pas du luxe.
-Ca me déconcentre aussi.
-Vous voyez ?
-Y a pas que ça.
-Je me perds tout le temps...
-On a trouvé les petits rigolos de service.
Ils vont nous faire quoi ?
Des spectacles ?
Des claquettes ?
Ils vont faire des claquettes !
On fout les bottines et en avant !
1, 2, 3, 4 !
-Adjudant Pichon !
-Excusez-moi, mon capitaine.
-Ca va aller, mon petit.
C'est "Pichon" ou "P'tit con" ?
-Pichon.
Ca m'arrive Ă chaque fois.
-Allez, poursuivez.
-Bien.
Corvée pour nos vedettes.
Ca vous fera le cul.
Dites...
Ca, lĂ .
Ca dégage.
Musique militaire
-Alors, les gars.
Vous préparez quoi de bon ?
Dites rien !
Surprise !
-Je sais pas ce qu'on bouffe, mais...
-Du nerf, bande de chiffes molles !
...
-MĂŽme. -Moi, moi, moi !
-Pion !
Coudray.
Tiens, t'as qu'Ă finir.
-Et nous, mon adjudant ?
-J'ai deux lettres.
-C'est vrai ? -Non.
-HĂ© ! Je me demandais...
Pour combien tu passes une nuit torride avec Pichon ?
Tu peux rentrer Ă MĂącon le lendemain.
-50 balles.
Non, gratos !
-J'aurais dit pareil.
Et pour combien tu te mutiles ?
Si t'es blessé, ils te renvoient chez toi.
-Tu me mutiles, je te mutile.
Fais gaffe. -Oui ben, ça va.
-Oui ben...
-Attends.
Si je te mutile, comment tu me mutiles ?
-Quoi ?
-Moi aussi, je veux rentrer.
Tu me mutiles d'abord. -Non, toi.
-Non, toi. -Toi.
-Toi d'abord.
Je me mutile tout seul.
-Tu vas te faire mal.
-Tu vas voir.
-J'ai envie de voir.
-Je me mutile tout seul.
Tu me déconcentres.
-Ah ben, forcément.
Donne-moi ça.
-Mutile-toi.
-Moi, je vais me mutiler.
-Moi, je vais me mutiler.
-Vas-y.
-OK, toi en premier.
-On se mutile Ă deux.
-On peut pas.
Coup de feu Cri
-Merde. On a mutilé qui ?
-Je ne sais pas qui a fait ça...
MĂȘme si j'ai ma petite idĂ©e.
Mais toutes vos permissions sont annulées pour les prochains jours.
-A toi, Ă toi !
-Une imitation !
-Facile.
-Un animal ?
-Une autruche ! Un furet !
-Un lapin.
-Une loutre.
-Il est connu ?
-Marlene Dietrich !
-C'est un métier.
-Maréchal-ferrant !
-Un grand maréchal-ferrant.
-Des nouilles !
Des nouilles.
-Mais c'est Hitler !
-Tu le fais mal.
-Une imitation !
-Capitaine Lassard ! -Exact !
-"Je suis pas content.
"Quand je suis pas content,
"certains terminent au placard."
Alors ?
-Pichon ?
-Trop facile !
-Vous devinez ça ? Je fais des mimes, moi.
Comme ça.
-Je suis un acteur, moi.
-Qu'est-ce que ça vient foutre dans l'histoire ?
Ca vient foutre quoi ?
On s'en fout, que vous soyez allés à Charleville-MéziÚres.
-Moi, j'étais complÚtement dedans.
Ca m'aide Ă comprendre les personnages, les enjeux.
-J'ai un cousin lĂ -bas. Vous le connaissez ? Thierry.
-Non.
-Dommage.
-C'est bon, on peut continuer ?
-C'est mon cousin. -C'est bon.
-C'est mon cousin. -C'est bon.
-Quand on rentrera Ă la maison...
-La maison...
-Tu remets la petite Yvette ?
-Yvette...
-J'irai lui faire deux, trois politesses.
Musique douce
-Elle est pas chouquette.
-Ouais, elle est pas chouquette.
J'irai voir quelqu'un d'autre.
Explosion
C'est toi ?
-Ben non.
Merde !
-Tous Ă vos postes !
Alerte ! -Les schleus attaquent !
-Vous Ă©tiez oĂč ?
-Transmission. -Oui, mon capitaine ?
-Vous avez eu le commandement ?
-Non, mon capitaine.
Mais on me dit que 20 divisions nous arrivent dessus, juste lĂ .
-Ca fait beaucoup.
-En soldats, ça fait... -Beaucoup.
-Ils sont passés par la Belgique, Luxembourg et Pays-Bas.
-On est pris en tenailles.
-On est encerclés comme des cons
et ils sont pas foutus de nous donner un ordre.
-Mon capitaine.
-On fait quoi ?
-Barrez-vous.
-TrĂšs bonne initiative !
-Oh !
Restez lĂ !
Déserter, mon capitaine ? Vous n'y pensez pas !
-C'est un ordre, Pichon.
On décroche.
Bon, on y va ?
-Allez ! -C'est une honte
pour l'armée.
-Je ne condamnerai pas...
-Ca va ?
-En formation, soldats. Tenez vos positions.
-On va se faire massacrer.
-Ils sont Ă 200 m.
-Maintenant, je dirige cette compagnie
et on reste.
Si vous désertez, vous serez traités comme tel.
Revenez !
Revenez !
Déserteurs !
Musique entraĂźnante
-Guerre de merde !
...
Bordel !
Ordre en allemand
...
-Nom de Dieu de bordel de cul qui font chier !
...
-Je suis touché !
-C'est une gamine.
Aïe ! Dégage.
-Que faites-vous lĂ ?
Vous ĂȘtes pas au front ?
-Vous ĂȘtes pas partie ? -Les Boches sont lĂ !
-On a moins peur que vous.
Nous, en 14, on tenait bon.
On était pas des pétochards !
Avec vous, on est pas prĂšs de gagner.
-C'était pas des pétochards,
mais ils ont crevé.
mais ils ont crevé.
On veut pas notre nom sur un monument.
Alors planquez-nous !
-Nom de Dieu !
-Cachez-vous.
Elle est belle,
l'armée française.
-Soldats français ?
-J'ai une tĂȘte de soldat ?
Fracas -Putain mais Max !
Il parle allemand
-Le chat et le chien. Faut pas les laisser s'échapper,
ils vont encore tout crotter.
Il miaule.
Il aboie.
...
-Hande hoch!
Hande hoch!
-Enfilez leur tenue.
Habillés comme ça, vous vous ferez prendre.
-Elle a buté deux Allemands.
-C'est la guerre !
-Pile Ă notre taille. -Il est mort dedans.
-Vous faites pas prendre.
-On va faire attention.
-Je dis ça pour la France.
Ca ferait mauvais genre.
-Au revoir, toi.
-Merci. On y va.
Musique entraĂźnante
-Allez, on y va !
-On y va.
Allez, allez.
-C'est pas gagné.
-Non.
Cris en allemand
-HĂ© !
...
-Oh ! HĂ© !
Oh ! HĂ© !
Regardez les deux, lĂ !
Regardez les deux, lĂ !
AĂŻe !
-Faut les aider. -On peut rien faire.
-Ils sont Ă nous, ceux-lĂ !
-Allez, Max.
Je vais conduire.
-D'accord.
Musique entraĂźnante
...
Merde.
-C'est pas grave, on les suit.
Puis on file Ă MĂącon.
-Bonjour.
Merci.
-Eh ben, on est pas dans la merde.
-T'es sûr de la route ?
-Mais oui, on va vers le sud.
Ah non.
-On y va sur une roue ?
-Oh, fais gaffe, Léon !
-Merde, ils sont lĂ ! Demi-tour !
-Je fais ce que je peux !
-T'es revenu sur le front !
-C'était pour voir s'ils étaient encore là .
-Laisse-moi conduire.
-Non !
-Ca suffit, les détours !
-Ca suffit, les détours !
-D'accord, mais fais gaffe.
Au moins, on a eu un aperçu de la France.
Max !
Oh lĂ !
-Allez.
-J'aurais pas dû te laisser conduire. Tu l'as flingué !
-Il a juste trop chauffé.
Si t'indiquais correctement, on serait pas paumés !
-On est à cÎté de Mùcon !
Trop chauffé ?
-On est Ă la mer !
-On l'a jamais vue. C'est l'occasion.
Explosions
-On ira un autre jour !
-Il nous faut des habits de civils.
On peut pas se faire prendre en soldats allemands.
-Je piquerais bien une tĂȘte.
Musique rhythm and blues
...
...
Avec un accent allemand -Enlevez les frocs !
-Hein ?
Schnell, achtung !
...schuldigung, Schwarzwald.
-ArrĂȘte !
-LĂąchez vos armes. Ils sont deux, nous sommes quatre.
-Nous serons constitués prisonniers.
N'est-ce pas ? -Ja, ja !
-Soldats, obéissez. -Non.
Donnons l'exemple, Beaulieu.
Vous voulez nos frocs, messieurs ?
TrĂšs bien.
Ton froc, Beaulieu.
-Quoi ? -Ton froc.
-Il a demandé aux soldats.
-Tu baisses ton froc.
-Je baisse pas mon froc. -Tu baisses ton froc !
-Je baisse pas mon froc. -Tu baisses ton froc !
Nom de Dieu.
-C'est pas mon meilleur slip.
-HĂ© !
Demande plutĂŽt les frocs des soldats.
Si on nous prend en gradés, on est fusillés.
-Il tient Ă se foutre Ă poil.
Musique rhythm and blues
...
Il fout quoi ?
...
-Ca va, Beaulieu ?
Pour la France.
-Parfait, encore Ă notre taille.
-Parfait, encore Ă notre taille.
-Faut trouver des tenues de civils.
-Commandants Beaulieu et Poulain ?
-Oui ?
-Les Allemands sont lĂ . Le bateau est prĂȘt.
-Attendez, attendez.
Sur un autre ton. On est commandants.
-Non, lĂ .
-On est commandants.
Et on foutrait quoi sur un bateau ?
-Il est oĂč, ce bateau ?
-Suivez-moi.
-On est pas dans la merde !
-Moi, je me sens trĂšs bien dedans.
-Plein de rebondissements.
-Vous ĂȘtes allĂ©s en Angleterre.
-Yes, indeed.
-T'as dit quoi ?
-Ca veut dire oui !
-C'est de l'anglais.
Londres.
Je connais bien.
Musique douce
1936.
Barnaby Street.
J'arpentais les rues avec cette pépé...
J'arpentais les rues avec cette pépé...
-Excusez-nous. -Ouais ?
-On aimerait terminer notre histoire en premier.
-Et on la connaßt déjà .
-Je l'ai racontée ?
-OUI !
-Donc...
Nos amis SS prétendent qu'ils se sont pointés à Londres
sans se faire démasquer.
Ca te fait marrer ?
-Ah non.
-Bravo, messieurs ! Bravo !
Bon, ça va.
Ca va, ça va.
Prenez exemple, vous autres.
Les commandants Beaulieu
et Poulain
sont un commando Ă eux tout seuls.
sont un commando Ă eux tout seuls.
Des messages interceptés, dix panzers...
sabotés.
Et vous avez rejoint Londres.
-Mon colonel, il faut qu'on vous dise...
En fait...
-C'était 12 panzers.
-12 ? -Une douzaine.
Presque 13.
Mais ça porte malheur.
-Je crois que vous faites erreur. -Non.
-Si tous mes hommes pouvaient ĂȘtre comme vous.
Ces déserteurs, je les fusillerais tous.
Un par un.
-On peut parler de 15 panzers, je crois.
On a eu un problĂšme de mĂšche.
-Un problĂšme de mĂšche ?
Vous faites sauter des chars Ă la mĂšche ?
Quel type de mĂšche ?
-De la mĂšche de 4. -4,5.
-Oui, 5.
-4, 4,5, 5.
Pour que ça explose bien, 5.
-Les explosifs, ça explose...
Ca explose pas.
Ca explose pas.
-Ah, c'est ça !
C'est comme chez nous.
-Qu'est-ce qu'on fout ?
On a dit qu'on avouait.
-On va vous donner une chambre et boire un coup.
-Ca peut attendre demain.
-Allez, Ă cheval !
-Votre chambre, commandants. -Merci, soldat.
Alors... Oh, pétard !
-Je propose :
On dort lĂ ce soir, on visite les bars, et on file.
-Tu rigoles ?
T'as vu la piaule ?
On s'est tapé un an de front, on peut profiter.
On frappe.
-Qu'est-ce qu'il veut, ce...
Oui ?
-Commandant Beaulieu.
-Bonjour. -C'est qui ?
-Alice Marchal.
-Comme le colonel ?
-Comme le colonel ?
-J'assiste mon pĂšre dans ses fonctions.
-Du coup, vous avez le mĂȘme nom.
Fracas
Vous devrez former les nouveaux arrivants
Ă vos techniques de combat.
-Avec plaisir.
Pour le corps Ă corps, je donne des cours particuliers.
-Vous ne seriez pas à la hauteur. J'ai plusieurs leçons d'avance.
A demain.
-A demain.
Elle me veut.
Tu t'es fait mal.
Il joue horriblement mal.
...
-Excellent.
Vraiment.
C'était la Marseillaise.
Petites recrues, premiÚre leçon.
Les armes.
Le coup part.
-On n'oublie pas la sécurité.
-On n'oublie pas la sécurité.
-On oublie pas.
Alice Marchal, vous passez la premiĂšre.
Montrez-moi de quoi vous ĂȘtes capable
pour qu'on se marre.
-VoilĂ ce qu'il ne faut pas faire.
Le chargeur est vide.
Comment fait-on en cas d'attaque surprise ?
-Bien vu.
-S'il avait eu un casque ?
-S'ils étaient deux ?
Sonnerie
-Elle nous aime pas.
-Si, on se cherche.
Dans trois jours, elle est dans mon plumard.
-Dans une semaine, on est Ă la maison.
Musique enjouée
...
...
Rires enregistrés
...
-Pourquoi inventer un engin pareil
pour diffuser ce genre d'Ăąneries ?
-Ca marchera jamais. Les gens sont pas si cons.
Can you "change" ?
Change?
Oh, Alice. Alice !
Alice !
Alice Marchal.
Alice Marchal.
-Commandant Beaulieu.
-Casse-toi, toi.
-Ca va pas ou quoi ?
-J'ai cru qu'il y avait un bombardement, tout va bien.
-C'est ridicule.
-Quel est le problĂšme ?
Y en a un autre ? C'est le colonel Marchal ?
Ca crĂšve les yeux.
-C'est mon pĂšre !
Laissez-moi tranquille.
-Tant pis pour vous.
-Vous n'ĂȘtes pas mon genre.
-C'est rentré.
-Il faut offrir des fleurs. -Vous en voulez ?
-Je déteste ça.
Et on invite
une femme Ă dĂźner.
-Comment ?
-Vous voulez qu'on dĂźne ?
-Jamais de la vie.
Demain soir. Et j'aurai déjà dßné.
-"Et j'aurai déjà dßné."
Je vais pas dĂźner tout seul !
-Vous avez pas des saucissons ?
Ca pousse Ă consommer.
On en aura, dans notre bar, avec Léon.
-Avec Beaulieu.
-Avec Beaulieu.
-Il t'arrive quoi ?
-J'en ai marre.
Je veux rentrer.
A MĂącon.
-Là , on est du bon cÎté.
On est FFL, mon vieux.
Et dans FFL, y a "libre".
-On est pas FFL !
-On est pas FFL...
On a le droit de rire, quand mĂȘme.
Allez, soldats, exercice !
-Oui, mon commandant.
-VoilĂ .
Tu veux nous envoyer en taule ?
Je sais ce qui te ferait plaisir.
Euh, rhabi...
Yeah, rhabiller.
Allez, allez !
MĂącon, c'est notre ville
On va Ă la guinguette
Michel il nous rhabille
Pour mettre des coups de quéquette
Michel ! Rhabille !
"La vache saute par-dessus la lune."
"Est-ce que quelqu'un veut voir ma lune ?"
Bonsoir, général.
-On fait des messages.
-TrĂšs bien. Poursuivez.
"Les ventres des Anglaises débordent.
"Ce sont des tonneaux."
*"Les ventres des Anglaises débordent. Ce sont des tonneaux."
-Les ventres qui débordent.
Rapport au fleuve.
On fait sauter les ponts.
-C'est ce que j'avais compris.
On va la gagner, cette guerre. On va la gagner.
-Attention.
-Vous vouliez nous voir, mon colonel ?
-Oui.
Je viens d'avoir le général de Gaulle.
Il m'a dit ce que vous aviez fait.
On prend des initiatives ?
On donne des ordres ?
-Petit message...
-Bravo !
Vous lui avez tapé dans l'oeil.
Et il compte créer
un nouveau service.
Le BCRA BCG PDLE PIS.
Bureau de Renseignements, Espionnage et Sabotage,
Bureau de Renseignements, Espionnage et Sabotage,
Percée des Lignes Ennemies et Propagande.
-C'est un peu long. -Oui.
J'en ai parlé au général.
On est pas sûrs du nom.
On raccourcira peut-ĂȘtre en BCRA.
Le général compte créer ce service d'élite
et a pensé à vous pour sa premiÚre mission.
En Syrie.
-Nous, les charpentes...
-Au Moyen-Orient ?
-Affirmatif.
Il imite un avion.
...
C'est la débandade.
Le protectorat se rallie Ă Vichy. Il faut les stopper.
-Tu m'étonnes.
-Vous glanerez des informations sur les positions vichystes.
Nom de l'opération : "Oreilles du désert".
Vous ĂȘtes nos oreilles.
Ca se passe dans le désert.
Brillant, hein ? -Oui.
-Ou "Périscope".
On hésite encore.
Enfin, on verra ça plus tard.
-OUI, PLUS TARD.
-Vous partez aujourd'hui.
Ils sont contents, ces hommes d'action.
Vous vous ennuyiez ?
Allez, Ă cheval !
Musique inquiétante
...
-Une fois dans le désert de Damas, ce sera la routine.
Mon ami Bilal vous réceptionnera.
Il a préparé l'opération Corne de Gazelle.
"Corne" car ça impressionne.
Et "gazelle" car vous allez courir vite.
-D'accord. Comment ça s'ouvre ?
-Faut tirer !
-Voici votre couverture.
Hommes d'affaires en visite.
-Surtout vous, Poulain.
Je crois que ma fille en pince pour vous.
-Imaginer votre torse bronzé me laisse moite.
...
-T'es content ?
M. "On est des FFL".
Et des espions, aussi !
Profite. Tu la reverras jamais.
On va crever.
On va crever.
Waouh ! Cette paire de...
-Robert.
-Non, on n'a pas rencontré de Robert en Syrie.
-Il est au Liban.
C'est limitrophe.
-Il est au Liban ? -Oui.
-Ca y est, les deux ?
On est pas lĂ pour parler de ton cousin
chez les sauvages.
-"Les sauvages."
Vision pathétique de ce merveilleux pays.
-Mais on est oĂč, lĂ ?
Merci, Léon !
On est pas dans la merde.
-C'est joli, non ?
C'est grand.
C'est top.
Musique douce
-C'est infernal, cet endroit !
Il fait chaud, je colle !
-J'aime bien, moi.
J'ai la peau du soleil.
-C'est obligé, le chameau ?
J'ai pas confiance.
-C'est un chameau ou un dromadaire ?
-J'en sais quoi ?
-M. Bilal !
-Oui ?
-C'est un chameau ou un dromadaire ?
-C'est un chameau ou un dromadaire ?
-Chameau, deux syllabes, deux bosses.
-Donc un dromadaire a trois bosses.
-M. Bilal,
vous avez pas de voiture ?
-C'est fini, Max ?
ArrĂȘte de gueuler.
-Tu plaisantes ?
-La petite du désert,
elle te reluque.
-Ah bon ? -Oui.
-Elle parle de toi.
-Tu crois ? -Oui.
-Comment on infiltre les vichystes ?
-Dites-nous tout sur les bars de Damas.
Vous voulez commencer par...
-S'en jeter un petit !
Mademoiselle, on s'occupe de tout. Grognement
Il fait quoi ?
-Criez pas.
-Tu fais quoi ?
-Pourquoi il se baisse ? -HĂ© oh !
M. Bilal, pourquoi il va lĂ -bas ?
-Le mien suit le tien !
-Bonsoir.
-Bsahtek, l'ambiance.
T'as vu ?
Un petit mot local pour faire croire qu'on est local.
-Espionnage.
On se fond dans Damas.
Et on a la classe.
-De vrais hommes d'affaires.
-Un peu chaud, en revanche.
J'ai un peu chaud.
Bonsoir !
Auriez-vous un petit vin blanc ?
Un MĂącon Village bien frais.
-Bien minéral.
-C'est Ramadan.
-Ah.
Eh ben deux ramadans.
-Ca fait plaisir d'entendre parler de MĂącon.
-On est de lĂ -bas.
-Nous sommes voisins, je suis de Vichy.
Célestin.
-Bonsoir. -Vous ĂȘtes au gouvernement ?
-Un peu, mais venant de Vichy,
ça prĂȘte Ă confusion.
Je suis dans les affaires.
-C'est drĂŽle, nous aussi on est ici pour les affaires.
-Ah ouais ?
Quel domaine ?
-On va monter un bar.
-Oui, voilĂ .
Spécialités françaises,
vin, charcut',
cornich'. -Charcuterie ?
-OUI.
-Dans un pays
Ă population musulmane ?
Vous pensez que ça va marcher ?
Enfin, certains trichent.
Oh, tu triches, toi !
Ils sont tous comme ça.
C'est bien, l'uniforme.
Venez me raconter ça au petit salon.
-Impeccable. -Espionnage.
-Choukran.
Je connais quelques mots.
Asseyez-vous.
Alors, les jeunes ?
Moi, je suis dans le pétrole.
Main d'oeuvre pas chĂšre.
Et ma commande ?
Pétain ? TrÚs sympa.
Ils sont lents.
Ici, je respecte les coutumes.
Je suis polygame !
Dis donc !
Faut leur apprendre gentiment.
Je vous présenterai au Haut-Commissariat du Levant.
Ca vous aidera.
-Vous partez ? -Dommage.
Les FFL arrivent, ça grouille d'espions.
Non, je file.
Ce matin mĂȘme, un Anglais,
un espion anglais,
tente un attentat avec une fausse barbe.
Depuis, je me méfie de tout le monde.
-Pourquoi ? -Car "barbe" égale "attentat".
Logique.
C'est un pantacourt.
-Pour combien tu vis dans une tente pendant un mois avec lui ?
Klaxon
-Au revoir, mes vendeuses de rillettes !
-100 000.
-Tire-toi, nomade !
-Bon.
On la commence, cette mission ?
-On t'a pas attendu.
On a rendez-vous avec le Haut-Commissariat en se levant.
-Du Levant ? -Oui.
Allez, on va boire un coup.
Ils ont oublié nos ramadans.
-On attend pas votre amie ?
*-To beat, beat, beaten.
-Mon colonel.
*-Repeat after me. -To beat, beat, beaten.
Oui ?
-Deux évadés d'une prison allemande
veulent vous parler.
-Jamais le temps pour les verbes irréguliers.
Les fumiers.
Ils se sont foutu de ma gueule.
Deux déserteurs, en plus.
Fusillés !
Ils seront fusillés.
Et le bigleux que je considérais
comme mon gendre.
-Ils sont forts.
On a rien vu venir. -Absolument.
On a dĂ» retirer nos frocs. Comme ceci.
Voilà , ça s'est passé comme ça.
-Ce sont des professionnels.
-Oh oui.
-Ils manient le déguisement à la perfection.
-Alors ?
-Nice !
Ca te va bien.
-J'en ramĂšne une Ă MĂącon.
-Oui, ils vont adorer.
-Allez, bsahtek, je prends tout.
-Ca lui plaĂźt.
-Je te l'avais dit.
C'est bon, ça ? C'est quoi ?
-Hachisch.
-Hachisch parmentier ?
-Non, c'est sucré.
-Deux.
-"Attention, deux usurpateurs.
"Fumiers. Gardez-les jusqu'à notre arrivée.
"Colonel Marchal."
-Nous vous arrĂȘtons pour complot contre la France.
-Hé, hé !
-On vous a sonnés ?
-Vous allez leur faire quoi ?
-Ce qu'on fait aux espions. En plus, c'est des bicots.
Hein, Gillou ?
Vous la fermez.
Rentrez chez vous.
Allez !
-Comment il fait pour y rentrer, le génie ?
-Attends, je vais lui demander.
Génie ?
-Génie ?
-Courez !
Courez !
-OUAIS.
Musique trépidante
...
...
...
...
...
...
-Alice...
-C'est pas Alice.
-Mais c'est qui ?
-Réveillez-vous ! Allez !
Réveillez-vous !
Debout, allez !
-Bilal, on peut aller manger ?
J'ai une dalle !
-J'ai oublié ma djellaba.
Quelqu'un l'a ?
-Tenez.
Lisez ça.
-"Deux usurpateurs.
"Fumiers."
-Le colonel est pas content.
-Et Alice...
Oh, pétard !
-Votre ami Célestin peut pas vous cacher ?
-Non !
C'est toi, notre ami,
Bilal.
-Un cĂąlin !
-ArrĂȘte !
-T'as un joli pays. Je vois un bel avenir pour la Syrie.
-Inch'Allah.
Une patrouille allemande.
-On s'en occupe. On a les papiers qu'il faut.
-On s'en occupe. On a les papiers qu'il faut.
-Allez, on y va !
-Mon étoile du désert.
Nous avons vécu tant de choses.
Quel est ton prénom ?
-Dominique.
-Papiere.
-Oui. Alors, messieurs...
On monte une affaire.
-Un bar Ă vin.
Charcuterie.
-Tenez.
-Sur le pouce, quoi.
Ce sera bsahtek.
Il crie.
-Hein ? -Quoi ?
QUOI ?
-Ah oui,
c'est les papiers des FFL.
-Charleville-MéziÚres, c'est une blague !
-C'est fou qu'ils envoient les prisonniers indigĂšnes ici.
-Ah, c'est fou ?
-Au moins, on est pas dépaysés.
J'imaginais ça pire que ça.
-Le frisé, ce soir je dors dans toi.
-Suivant !
-Les gars !
-Ca va ?
-Alors ?
Retour à la case départ ?
Il est lĂ aussi, lui.
On a voulu faire les malins et on s'est fait gauler.
-Chacun son tour.
-Tu vas le regretter.
-Bouh !
-Cette raclure fricote avec les schpountzs.
-En mĂȘme temps, la guerre est finie.
On peut rentrer chez nous.
-Désolé, les gars, j'ai rien pour vous.
-Pour combien t'essaies de... -Rien.
Tais-toi, ne parle pas.
-C'est pour passer le temps.
-Non, tu le rallonges.
Tu me gonfles, Max.
On devrait ĂȘtre Ă Londres.
Si tu t'étais pas encore pris les pieds dans le tapis.
-Pardon ?
Qui nous a fait envoyer en Syrie ?
Pour faire le malin devant une gonzesse.
Me prends pas pour un con.
On devrait ĂȘtre Ă MĂącon.
Tu penses qu'avec ton slip.
-Excuse-moi ?
Et ton étoile du désert ?
-Dominique !
Moi, je nous mets pas en danger. -Max !
Tu nous mets tout le temps en danger.
Et tu sais pas faire le chien.
-Quoi ?
-C'est toujours toi qui tombes,
toujours toi qu'on frappe,
toi qui casses tout.
T'as la poisse.
Tu as la poisse !
Et on passe pour des cons.
-C'est toi qui nous fais passer pour des cons.
Je retire ce que j'ai dit.
Tu réfléchis pas du tout.
Tu connais mĂȘme pas l'Armistice ou Verdun.
-Le foot, je connais pas !
Je vais te péter ta gueule.
-Vas-y !
La puissance des faibles. -Viens ici !
-Vas-y !
-Alors, on se chamaille ?
Le grand con, ferme ton claque-merde.
Tu parles Ă l'oberleutnant du lieutenant Von Krauss.
Le sergent.
-C'est de l'allemand.
-Ils sont pas au courant ?
Les prisonniers français vont ĂȘtre envoyĂ©s en Allemagne.
Les premiers noms sont tombés. Jetez-y un oeil.
Vous avez peut-ĂȘtre gagnĂ© Ă la loterie.
Vous avez peut-ĂȘtre gagnĂ© Ă la loterie.
-Y a peut-ĂȘtre vos noms.
-Ca va, ils ont compris.
-On est tous séparés.
-Ben voilĂ , parfait.
J'aurai plus Ă supporter ta tronche.
-Je vais m'évader. -Ah ouais ?
Moi aussi.
-J'ai hùte de voir ta cheville explosée dans le fossé.
-Moi, je vais pas me paumer.
Je connais ma géographie.
-On s'évade ensemble. -J'allais le proposer.
On fait quoi ?
-Vous pouvez nous laisser sortir ?
-Alors ? -Il veut pas.
-Ca nous arrange pas. Laisse-moi faire.
Est-ce que... Ah non, il est parti.
Musique militaire
...
...
Cris en allemand
-On fait quoi ? -Je sais pas.
Si, viens. -Quoi ?
-Suis-moi, fais comme moi.
Fais comme moi.
Fais comme moi.
Nous envoyez pas chez vous
On est des Français
-NOUS ON DIT CA, C'EST POUR VOUS
ON VA TOUT FAIRE FOIRER
ON EST DES FRANCAIS
ON EST JAMAIS CONTENTS, ON EST FAINEANTS
ON SE LAVE PAS TOUT LE TEMPS
-LES GREVES ET LES SYNDICS
C'EST PAS L'ESPRIT GERMANIQUE
ON EST DERNIERS AUX JEUX OLYMPIQUES
EgoĂŻstes -Et nudistes
-SORS DE LA PISTE
-ON EST DES FRANCAIS
ON EST DES FRANCAIS
COLONIALISTES ET RACISTES
-Ca, ça nous plaßt
-AH OUI, C'EST VRAI
-AH OUI, C'EST VRAI
QUAND ON EST PAS CHEZ NOUS
ON EST PIRES QUE CHEZ NOUS
ON PIQUERA VOS GONZESSES
MEME LES GROSSES BAVAROISES A TRESSES
C'EST UNE PROMESSE
DES FRANCAIS
-UNE TREVE TRES SYMPATHIQUE
-ON A UNE POIRE QUI SORT DE L'ALAMBIC
ALORS FAISONS LA PAIX
EN MUSIQUE
-BRAVO !
-Magnifique.
-HĂ© oh !
Putain !
Vous allez nous dire la vérité fissa.
-Il voulait des détails. -Ta gueule.
-Comme on avait bien dansé,
on a travaillé à la lingerie.
-Les indigĂšnes lavant le linge des Allemands,
on leur a demandé de le piquer.
-Mais Mamadou voulait venir.
-Non, Boubakhar.
-Non, y avait pas de Boubakhar.
-Y avait pas de Boubakhar ?
Comment il s'appelait ?
Abdou ! -C'était Abdou.
Il voulait venir avec nous.
-Je peux faire le nazi.
Ich bin Abdou.
-On lui a dit : "Impossible."
On est sortis, ni vu ni connu.
-Mais Abdou s'est fait repérer.
-Ich bin Abdou.
-Halte ! -Abdou !
-ArrĂȘtez !
Les portes !
Alarme !
-On a couru,
puis on s'est retrouvés dehors avec les copains.
-Je préférais quand ils prenaient leur temps.
-Faut savoir.
Alarme au loin
...
-Vous ĂȘtes sĂ»rs ? Vous venez pas avec nous en Suisse ?
-Non.
On rentre Ă MĂącon.
-Vous serez toujours les bienvenus Ă la maison.
-Vous habitez ensemble ?
-Oui.
-Oui.
-On est frĂšres. -Ah !
Allez, cĂąlin.
-Faites gaffe.
-Allez, tirez-vous !
-Faut qu'on se change.
Allez !
Musique entraĂźnante
...
-Madame ?
Elle habite plus lĂ , la dame ?
-Vous ĂȘtes qui, vous ?
Pourquoi vous ĂȘtes Ă poil ?
Vous ĂȘtes juifs ?
-Non. -Non.
-Toi, peut-ĂȘtre pas, mais lui si.
Les frisettes, le pif.
-T'es juif ? -Ben non.
-Vous ĂȘtes de la famille de la dame ?
-NON. -Ah bon ?
Ben... Servez-vous.
-Elle est oĂč, la dame ?
-Elle est oĂč, la dame ?
-Je l'ai dénoncée.
Mais ces cons ont mal fait le travail.
Venez voir.
Ils viennent la chercher dans une heure.
Elle s'était planquée dans une armoire.
Je me disais bien qu'elle était lourde.
-Juste ciel.
-Merci, mon pĂšre.
-Reste-t-il des choses Ă voler ?
-T'es juive, c'est ça ?
Hein ?
Roh lĂ lĂ ! T'Ă©tais obligĂ©e d'ĂȘtre juive ?
Tu pouvais pas choisir d'ĂȘtre française ?
-J'ai un véhicule, on se tire.
-Elle vient avec nous ?
-Ben...
-On passera pas la zone de démarcation.
Un curé, un cheminot et une juive !
-Si ça se trouve, elle est pas juive.
Comment tu t'appelles ? -Sarah.
-Oh merde.
-Sarah.
T'as de la famille
non juive ?
Un oncle ?
Une tante ?
Un cousin ?
Ils sont tous juifs.
-Comme par hasard.
-On peut pas la laisser lĂ .
Regarde, elle est toute seule.
Elle est fragile.
Sans défense.
-Tu t'en occupes. -Sarah, on y va.
-Non !
-Elle veut rester. -Laisse-moi faire.
On va jouer Ă un jeu.
Elle hurle.
-Fais-la taire !
On peut nous voir !
Chut ! -Je fais quoi ?
-Viens !
Il est oĂč, ton bolide ? -LĂ .
-Nice.
Musique entraĂźnante
...
La vache, on tartine !
-Je dois faire pipi !
-Oh ! Elle veut pisser !
-Je m'arrĂȘte pas. Trop dangereux.
Et lancés à cette vitesse...
Il s'étouffe.
Je l'ai avalé.
-Bon, t'as fini ?
-Regarde pas !
-Oui ben dĂ©pĂȘche-toi.
Et tu t'essuies bien la...
Le...
-La zézette ?
-La choupinette ?
-Le tutu ?
-La Gestapo. -Ah non.
-La Gestapo ! -Ah oui.
La Gestapo, vite ! EmmĂšne-la !
-J'ai pas fini. -Mais si.
-Ah, c'est fermé !
-Elle avait pas fini.
Musique inquiétante
...
-AĂŻe !
-On est oĂč ? Ca sent comme Ă l'orphelinat.
-On doit ĂȘtre dans un couvent ou un truc comme ça.
-HĂ© ! Acclamations
Rodrigo.
-Tu bouges pas.
Vois-tu ce bel olivier
Non, il ne te fera pas de mal
Sois mon petit jardinier
Pour butiner mon pétale
Il chante en allemand.
...
Plus fort !
Ils reprennent en choeur.
...
Oui !
...
...
Je vous aime.
...
Il chante trĂšs aigu.
...
Ils sifflotent la chanson.
-J'ai faim.
-Ah non.
-Un petit encas. -Mais non !
-Moi aussi, j'ai faim.
-Une miche de pain et on file. On arrĂȘte de se faire remarquer.
-Pratique, ces costumes.
-Le champagne, ça met tout le monde d'accord.
-Les bulles chatouillent.
Agréable.
-J'ai un début de gaule.
-C'est quoi ?
-C'est dans ton slip. -Joue avec ta poupée.
-C'est dans ton slip. -Joue avec ta poupée.
-On est prĂšs de la maison.
On va la passer peinard, la zone.
Coups de feu
-Ca va pas ?
-Non mais des fois !
Y a une gamine !
-Tirez pas, on est français, pas de la Carlingue.
-C'est quoi, ces fringues ?
-On fait passer la petite.
Vous avez flingué notre couverture.
-Vous ĂȘtes gonflĂ©s, vous.
Vous ĂȘtes de la maison ? MLN ?
Mouvement Libération Nord ? -Non.
-MLS, alors.
-Mouvement Libération Sud, c'est nous, idiot.
-On est pas FFI ? -Si, mais...
On est tous FFI : le MLS, le MLN, l'AS et le FTP.
-Le FTP, c'est le FFL ? -Non, OCM.
-OCM, c'est comme CDLR, OS ou CDLL. C'est FFL !
-Pareil. -D'accord.
Donc y a plus de FFL ? -Non.
-On veut passer en zone libre.
-On va vous présenter le Renard. C'est notre chef.
-On va vous présenter le Renard. C'est notre chef.
-Le Renard ?
-On a des noms d'animaux. André, c'est Ecureuil.
-Ah non.
-Pas les prénoms !
-Et c'est Belette. -En plus.
-C'est pareil.
-Traite une belette d'écureuil, tu verras.
-On peut le voir ?
-OUI.
-Attendez.
-Vous connaissez
le Renard ? -Oui.
-On est obligés de couper l'histoire ?
-Faudrait les libérer.
-Ouais.
-Vous connaissez mon cousin Jean-Eudes ? Il est OS.
Non ?
Faut peut-ĂȘtre pas les libĂ©rer. Ils le connaissent pas.
-Il a bon goût, ce Renard.
Elle est bien, sa cave.
Musique intrigante
-C'est pas vrai !
-Michel !
-Crétin ! Donne pas mon prénom.
-Renard, c'est ringard.
-Que faites-vous lĂ ?
-HĂ© !
Le lit ? -LĂ .
-Merci.
-Vous avez adopté, ces derniers temps ?
-C'est moderne.
-Depuis quand t'es chef de la résistance ?
-Depuis un moment.
J'unifie tous les mouvements de la région.
Ordre de Londres.
-Les ordres de Londres, on les connaĂźt.
-Je confirme.
-Alice ?
-Vous vous connaissez ?
-Que faites-vous ici ? Je suis si content.
-Moi, Alice,
je voulais tout avouer.
C'est votre histoire, merde.
-Quelle histoire ?
-Vous serez exécutés pour votre traßtrise.
Tous les deux !
-TraĂźtrise ?
-On peut tout expliquer. -ArrĂȘte !
-Ah oui, oui.
Il faut qu'ils expliquent.
Elle a raison, faut vous fusiller.
-Non. Ca suffit.
On fait ce qu'on nous dit, et personne est content.
En plus, la petite,
elle se réveille la nuit.
elle se réveille la nuit.
Je la rendors, je fais des nuits de rien du tout.
J'en ai marre. -Tout est ma faute.
Alice, je te dis "tu".
Tu te voyais dĂ©jĂ
faire ta vie avec moi ?
Je sais.
Alors si tu veux m'exécuter,
vas-y.
AĂŻe !
La salope !
-Vous m'avez jamais plu, avec vos beaux biceps.
-Comment ?
-Bon, ils peuvent encore nous servir.
-On était à 30 km du but !
-J'ai froid. Je sens plus mes jambes.
-Ca va,
je vous ai pas touché.
TrÚs mauvaise idée, Renard.
-Ils ont le don d'enfler les gens.
-TrĂšs bien.
Mais au moindre écart, peloton.
Compris ?
-Va falloir nous aider.
Et n'oubliez pas.
Celui qui porte secours Ă quelqu'un...
-OUI !
-Eh oui.
-On doit faire quoi ?
-Prendre des nouvelles d'un ami Ă vous au gouvernement de Vichy.
-Non !
-Il sera ravi de vous voir.
-Pas lui.
-Mes vendeuses de rillettes !
-SALUT, CELESTIN !
-Quand vous m'avez appelé, j'y ai pas cru.
"Ca y est, ils sont milliardaires
"avec 18 femmes partout."
-Vous faites quoi ?
Le boulot, ici, ça manque pas.
Je suis responsable de toutes les polices.
-Y en a plusieurs ?
-Y a une police pour tout. Anti-cocos, anti-youpins.
On est dans le grand renseignement.
Ca rassure. On sait tout sur tout le monde.
-Et vous savez des choses importantes ?
-TrĂšs importantes.
Par exemple, si hier Jacqueline a vu le loup.
-CĂ©lestin, vous ĂȘtes incorrigible !
-Mais le mieux, l'épatant... La délation.
On est bien aidés.
Combien de lettres de dénonciation aujourd'hui ?
-42.
-42 !
MĂȘme pas 16h.
AprĂšs moi.
-Célestin ?
-Oui ?
-Bonjour. Bonjour.
Tu peux valider le jaune
pour l'affiche "Juif méchant".
On est sur du poussin ou de l'indien ?
Je trouve l'indien un poil safrané.
-Je dois m'occuper de la propagande. Ca m'emmerde !
Sauf pour les Juifs. LĂ , je suis bon.
J'ai un sacré coup de crayon.
-Nice.
-Le pif, on le voit pas assez.
-Oh l'idée !
L'idée !
Augustin. -EugĂšne.
-EugĂšne.
Le nez, plus long.
Merci.
File !
Allons-y.
-Au revoir.
-Au revoir.
Musique douce
...
-Non, c'est bien.
T'as vu, elle dépasse pas de l'étoile.
T'as vu, elle dépasse pas de l'étoile.
-On a eu un poste Ă la propagande.
-Vous n'y connaissez rien.
-Si.
La photo, j'adore, alors tout ce qui est image...
Et Max est livreur. Commerce, relations...
-Vente, clientÚle, proximité.
-On a de sacrés avantages.
-Congés payés.
-Véhicule nominatif.
-Vous ĂȘtes de quel cĂŽtĂ© ?
-Ben ça va.
On s'est infiltrés.
-Ca fonctionnera jamais.
-Ah non ? -Non.
-Attends de voir.
La réclame, c'est quoi ?
Raconter des conneries en en faisant des caisses.
-On a des idées brillantes.
-Brillantes.
-Oui, brillantes.
Musique douce
*ILS SONT BEAUX, ILS SONT GRANDS
NOS GENTILS OCCUPANTS
NOS AMIS LES ALLEMANDS
RIGOLOS, RASSURANTS
ON A CHOISI NOTRE CAMP
NOS AMIS LES ALLEMANDS
-Mais que c'est bien ! Quel talent !
Ca me plaĂźt, mes vendeuses de rillettes !
Ca me plaĂźt, mes vendeuses de rillettes !
Hein, Liline ?
C'est bien, ça !
Pour l'affiche, j'ai choisi le titre Vichycolor.
Les trois couleurs
de la France. Travail, famille, patrie.
Bleu, blanc, rouge.
Vichycolor.
-Ah.
C'est pas mal.
-Vous ĂȘtes les premiers Ă qui je le dis.
-Ah, c'est pas mal.
-J'ai eu un flash y a 2 semaines, fallait que je vous le dise.
-Célestin.
T'as deux minutes ?
-On piste deux terroristes. Je vais Ă Meursault.
-Tu peux le faire en un mot
ou mettre un trait d'union.
Quel autre choix on a ?
Vichy... -Oui.
-Ca envoie les gaz, hein ?
Enfin...
Musique menaçante
...
...
-Allez.
-Merci, Renard. Sans vous, on était morts.
-C'est pas moi qu'il faut remercier.
C'est Aigle perçant et Cheval de nuit.
Musique épique
-Aigle perçant et Cheval de nuit.
-C'est difficile Ă croire,
mais grĂące Ă eux, on a un coup d'avance.
...
-Aigle perçant et Cheval de nuit, sacrés noms de code.
-C'est ridicule.
Et follement excitant.
-Moi, je suis un hérisson.
-Moi, un furet.
Une sorte de renard, mais plus mutin.
-Bon, c'est fini ?
-On va la gagner, cette guerre.
On va la gagner.
-Vous avez vu ?
Les Allemands envahissent la zone libre.
Oh lĂ lĂ .
Musique inquiétante
Ordres en allemand
...
Coups de feu
-Avec eux, ça dépote.
-Pour combien t'es juif, résistant, homosexuel et communiste ?
-Beaucoup. -Ah oui, beaucoup.
*-Pas de problĂšme, on s'en occupe.
-Bonjour, c'est Olivier de la Milice.
Cet homme avait des voisins juifs.
Heureusement, il nous a prévenus à temps,
sinon ils lui auraient volé son argent.
Embarquez-les, Lucien.
Et vous, monsieur.
On va vous faire un trou de la taille d'une piĂšce.
Bonne journée !
-LA MILICE
VOUS REND SERVICE !
-Déjà qu'on était entourés d'abrutis,
ça va pas aller en s'arrangeant.
-Ca fait un peu peur, tout ça, non ?
Vous aussi.
-On manquait de modÚles pour la création d'une affiche.
Mais on nous voit pas trop dessus.
-C'est marrant Ă faire.
Ca m'a donnĂ© envie d'ĂȘtre modĂšle photo.
-Ca t'irait bien.
-Allez !
On va s'occuper de toi.
-C'est Pichon.
-On fait moins le malin.
Avance, allez !
-Pichon ! -Qui ?
-Faut qu'on se tire !
-On fait quoi pour la reco en présa ?
Max ! Léon !
Il est déjà 18h à Berlin.
Musique inquiétante
...
-Maréchal !
-Entrer sans frapper ?
J'espĂšre que vous avez une bonne excuse.
-Avec cette fouine de Pichon, on peut plus continuer.
-C'est vrai, vous risquez
de tous nous faire prendre.
Partez.
C'est trop dangereux.
-On a rempli notre contrat.
On a donné des infos.
C'était le projet, non ?
-Oui.
-C'est vrai, vous avez mûri.
Vous avez compris
que la vie d'un homme...
vaut mieux que...
-Oh, les Tziganes !
J'ai la tĂȘte comme ça !
Mettez-la en veilleuse ou on vous planque plus.
Le Rosbif, mets un froc !
-Y a une petite !
-Vous inquiétez pas, je pars demain.
-"Demain, je pars."
-"Demain, je pars."
-Tu la mettras en sécurité ?
-Chez les bonnes soeurs.
-J'ai dit en sécurité.
AĂŻe ! Ce pied de lit !
-Tu te changes pas ?
-Non.
C'est plus facile pour les barrages.
Alice, Alice, Alice.
Viens Ă MĂącon
avec moi. -J'abandonne pas comme toi.
-Quoi, comme moi ?
Moi non plus, j'aime pas Célestin et ses copains nazis.
C'est bien, ce que vous faites.
Mais je m'en fous.
Tu comprends ?
J'ai pas envie de crever.
-Léon.
Le vrai courage consiste à se dévoiler.
Pas Ă se cacher.
-Tu passes trop de temps avec Michel.
-TrĂšs bien. On Ă©tait pas faits pour ĂȘtre ensemble.
-TrĂšs bien. On Ă©tait pas faits pour ĂȘtre ensemble.
MĂȘme si tu m'aurais fait hurler comme une louve.
Adieu.
-On peut partir demain...
HĂ© ! On rentre chez nous !
-Monter notre bar !
-Nice !
Nice...
J'ai hĂąte ! -Faudra qu'on aille voir...
-Bien sûr, bien sûr !
Tout de suite !
-DĂšs qu'on arrive.
-La guinguette. MĂącon.
-J'ai hĂąte !
Musique de guinguette
Bsahtek, l'ambiance.
Musique mélancolique
...
...
-Je t'aime, Léon. -Moi aussi, Alice.
-Je t'ai trouvé, papa ! -Bravo, Sarah !
-T'es le meilleur des papas.
On joue Ă chat.
T'es le chat !
...
-Bonjour.
...
-ON VA BOIRE UN COUP ?
...
-C'est pour ça
que vous ĂȘtes habillĂ©s comme ça ?
-Oui.
-Vous ĂȘtes pas collabos ?
-Non !
-Non !
-Bordel, c'était foutrement long. Faut faire plus court.
-Sinon, ça aurait tenu en dix minutes.
LĂ , on a un beau duo, une belle intrigue.
-Les gars, vous ĂȘtes au courant ?
Un ravitailleur m'a dit
qu'on a arrĂȘtĂ© Michel.
Il était résistant.
Il s'appelle Renard, ce con.
Tout le réseau a sauté.
C'est pas à vous que ça arriverait.
Oh putain !
Max et Léon, les deux bons à rien.
De bons Aryens.
Elle est bonne.
A rien, Aryen.
T'es pas mort, toi ?
Gros empoté.
-Ca va ? -Ouais.
-Vous comptez faire quoi ?
-Nous battre.
Contre la pression.
-L'oppression. -Oui.
Pour la liberté de notre France. -Qu'on aime.
-Parce que messieurs,
le vrai courage
consiste à ne pas dévoiler sa cachette...
et Ă ne pas...
Ă se cacher...
Non...
Non...
-A se dévoiler. -Voilà .
On va leur mettre une branlée.
Qui vient attaquer la Kommandantur ?
-Soyez plus bavarde que votre Renard.
On va pas tarder Ă s'en faire une fourrure.
-Parce que c'est un renard. -ArrĂȘte de tout expliquer.
-Je vous en prie.
-Pourquoi tu fais ça ? -J'ai pas pu m'en empĂȘcher.
Bossa nova
...
...
-J'ai d'autres moyens pour vous faire parler.
La séduction.
Ca vous dit quelque chose ?
Elles sont oĂč, les vendeuses de rillettes ?
-Vous savez pas Ă qui vous avez affaire.
Ils manient l'art de la discrétion.
Ce sont des fantÎmes, des caméléons.
Ils ont déjà franchi tous les barrages.
Ils sont déjà trÚs loin.
Klaxon
-J'arrive pas Ă l'atteindre. -Tu me gĂȘnes.
-C'est bon, je l'ai !
Musique épique
Ma porte coince. -SoulĂšve et pousse.
-Ca marche pas !
-Merde.
-Merde.
Tu parles d'une entrée fracassante.
...
-Deux de chaque cÎté, allez !
-Schnell !
-Toi aussi ! Et si vous voyez...
-Ca, c'est une entrée !
-Aigle perçant et Cheval de nuit.
Coups de feu
...
-Par ici, les garçons !
Vous ĂȘtes entrĂ©s comme des dieux grecs.
-Au début on voulait entrer par le toit.
-Et les prisonniers ?
-Ils ont emmené le vieux monsieur et la chef, qui irait bien avec toi.
-Et la petite ?
-Elle est sûrement en bas avec les autres.
-Max, descends libérer tout le monde.
Je monte chercher Alice et Michel.
EugĂšne,
Alice irait pas mieux avec moi ?
-On y va ?
-Ouais. -EugĂšne !
...
-Alors ? -On les tient presque.
-Ils vont venir pour elle.
Trouvez-les ! -Oui, oui.
Trouvez-les ! -Oui, oui.
-Il me dit "presque".
...
-C'est fermé ! On est foutus !
-Je crois pas, non.
Il crie.
Il se passe quoi lĂ -haut ?
-On vient vous délivrer.
Sarah. OĂč est Sarah ?
-Elle s'est cachée à l'arrivée de la Milice.
-Allez chercher Michel.
Trouvez des armes et des véhicules.
Et vous... Mettez un froc.
Musique inquiétante
...
-Salut, ma Piche.
Ah, la vache !
T'as le nez pointu !
-Je vais te crever !
Je vais te crever !
-Calme-toi, Pichon !
-Non !
-Si !
-LĂąche-moi !
-Oh merde.
-Je vais mourir. -Non.
T'as rien du tout.
-Pardon.
Faut que je te dise... -Oui ?
-Depuis le début, sur le front,
je voulais juste ĂȘtre copain avec vous.
Musique mélancolique
...
Parce que tout petit,
on se moquait de moi.
Alors j'ai toujours voulu me faire respecter.
J'ai toujours voulu
faire partie de votre bande.
Qu'on dise pas juste "Max et Léon",
Qu'on dise pas juste "Max et Léon",
mais qu'on dise "Max, Léon et Pipou".
-PIPOU !
C'est nul !
-Je vais vous crever !
-Bon.
-Bougez plus, posez vos armes. -Je te préviens,
Célestin.
Cette femme nous a appris Ă viser comme personne.
-Vas-y, Aigle Perçant.
Elle crie. -Oh, pardon.
Son chargeur est vide.
Bossa nova
...
...
-Saute-lui dessus !
Musique inquiétante
-Je vous croyais avec moi.
-Nous, on est avec personne.
Avec tout le monde.
...
-Vous voyez pas ? Ils vont tous nous bouffer.
Les communistes, les tziganes, les Juifs, les bridés.
-Je suis pas d'accord.
-Bois un coup avec eux, ils sont sympathiques.
OK, les Bsahteks boivent pas.
-Et les Juifs ?
-Ils restent entre eux,
ils sont juifs manque de pot.
Mais ils ont le sens de la fĂȘte.
-Comme les tziganes. Ils ont piqué ma montre
mais c'est pas grave.
-Et un bridé, c'est gentil.
-Et un bridé, c'est gentil.
Faut pas ĂȘtre ignorant comme ça !
-Tu m'épates, mon pote. -Toi aussi.
-Qu'est-ce que vous racontez ?
J'ai besoin ni d'eux ni de vous.
Je suis pour le gagnant.
Aujourd'hui, c'est les nazis.
Demain, ça change, je m'adapte.
Mais vous serez plus lĂ
pour voir ça.
Coup de feu
En fait, c'est vous qui allez tous nous bouffer.
Les gonzesses.
-OH !
NICE.
-Pour combien t'es au-dessus ? -Ah non.
Pour combien t'es en dessous ?
Alice.
Quoi ?
Ah oui, pardon.
Pardon.
-Allez ! L'Anglais en slip, Michel, Sarah !
-Oui ! L'Anglais en slip, Michel, Sarah.
-Oui ! L'Anglais en slip, Michel, Sarah.
-Tout est sécurisé ? -OUI !
Musique épique
...
-J'ai un avion qui décolle dans une heure à 30 km d'ici.
-J'aurai pas le temps d'aller chercher la petite.
-On tiendra pas Ă nous tous.
Et le Renard n'y survivra pas.
Il doit ĂȘtre soignĂ© maintenant.
-EugĂšne, mets Michel
dans la voiture. -D'accord !
-Allez !
-Petit cĂąlin, quand mĂȘme.
-Léon ? -Oui ?
-Si on s'en sort,
tu pourras me faire ce que t'as jamais fait Ă une femme.
tu pourras me faire ce que t'as jamais fait Ă une femme.
-Ah bon ?
-MĂȘme...
-Tant que tu voudras.
-Oh putain !
Musique entraĂźnante
...
-Tirez-vous !
Musique douce
...
-Sarah ! -Je suis lĂ .
Je suis lĂ .
Il est cassé.
-Je t'en rachĂšterai un.
Allez.
Ou une poupée, plutÎt.
-Non.
-Max !
Maintenant que je suis résistant, il me faut un nom de code.
J'ai choisi.
J'ai choisi.
Poney.
Poney.
C'est mignon, ça se faufile.
Ca a une criniĂšre. -C'est chouette.
-Ca se coiffe.
-Allez.
-Ca te plaĂźt ? -Ouais.
-T'aimes ? -Oui, oui.
-Let's go! Direction : London.
-Tout va bien se passer.
On s'en est sortis. -Ouais.
Musique douce
...
-AĂŻe ! -Oh, le bras, pardon.
J'avais oublié.
J'avais oublié.
Ouais, plus tard.
...
-C'est toi, ça ?
-Ah, on nous voit bien. -Oui.
...
...
Cris de joie
-Regardez qui est lĂ !
...
-T'as réussi !
-On va boire un verre !
...
-Je m'amuse avec les autres enfants.
Les tontons me font rire quand ils boivent le pinard.
Les tontons me font rire quand ils boivent le pinard.
On jouera quand ensemble ? J'ai un casse-noix.
Je fais des gros bisous. Sarah.
-Je la garde, tu vas la mouiller.
-Trois minutes !
-Alors, les gars, c'est aujourd'hui qu'on paie sa dette ?
-On peut encore choisir la prison ?
-En premiĂšre ligne !
Ca va péter !
-15 minutes !
-Y a 2 secondes, ça faisait 3 minutes.
-Je me prends de l'eau dans la gueule, je vois rien.
Je me prends tout en pleine tronche.
-Pardon !
-Et vous, le bigleux,
si vous voulez fréquenter ma fille, rendez-moi fier.
A cheval !
-Il est pas au courant ? -Non.
-Désolé.
On est arrivés.
-Pour combien tu fais ça tous les jours ?
-Pour combien tu fais ça tous les jours ?
-On est tous les deux ? -Si tu veux.
-Alors pour rien.
-Ils sont beaucoup.
-NICE.
...
...
...
...
...
Sous-titrage : Eclair Media
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