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Musique intrigante
...
-Vous avez eu de la chance.
Votre chute a terminé sur les jeux gonflables.
Sans ça, vous y seriez passé.
-J'ai glissé.
-Pourquoi t'as fait ça ?
Hein ?
Dans cet horrible costume ! -Pour le bien-ĂȘtre de tous,
ne revenons plus sur cet incident.
Maintenant, reposez-vous.
-On va t'amener Ă manger.
-On savait pas que t'étais dans une telle détresse.
Alors... on va rentrer Ă la maison et maman va bien s'occuper de toi.
-Pouvez-vous m'attendre dehors ?
Je voudrais m'entretenir avec votre fils.
-On va t'amener Ă manger.
-Bon...
Je ne peux vous laisser sortir sans suivi psychologique.
Il faut vous remettre en phase avec la société.
-Vous allez encore me rééduquer, comme la derniÚre fois ?
-Non, je vous parle d'une véritable mise à l'épreuve.
D'une mise Ă nu.
Générique de "NU"
...
Musique inquiétante
...
-C'est bon, Docteur, j'ai compris le concept.
...
Détachez-moi, Docteur !
...
Musique pesante
...
*-Frank, cette caméra vous filme.
*L'exercice du jour consiste Ă entendre
*les remarques d'un groupe d'adolescents
*qui vont venir vous regarder.
*Vous vous en doutez, ils ont la dent dure.
*Ce sera un bon training avant la deuxiĂšme partie
*de votre mise Ă nu.
-Une deuxiĂšme partie ?
*-Regarde, on dirait un macaque !
*-Ses balls, on dirait deux pruneaux abandonnés
*dans un filet de courses.
*Sa teub,
*on dirait qu'elle est en 2 D sur un mec en 3D.
-Vos gueules.
*-Ils ne vous entendent pas, et s'ils vous entendaient,
*les jeunes...
*-Le mec, on dirait un cubi.
*-Si t'appuies sur sa teub,
*du vin sort.
*Hé, le yéti, reviens !
Musique inquiétante
...
-Installez-vous.
Vous avez peur ? -Peur de quoi ?
-D'ĂȘtre mis Ă nu.
-Non.
OK, j'ai compris.
Voilà , c'est ça, que vous vouliez ?
Allez-y, régalez-vous.
Rincez-vous bien l'oeil.
Oh, pardon ! Euh...
Je savais pas, pardon.
-Placez-vous devant le miroir.
Qu'est-ce que vous voyez ?
-Moi. -Mais encore ?
-Je sais pas.
-Qu'est-ce que vous voyez ?
-Rien de spécial.
-Qu'avez-vous envie de voir dans ce miroir, dans l'idéal ?
-Un mec qui assure. -Ah.
Un policier ?
-Oui, peut-ĂȘtre.
-Avec un uniforme ?
-Bah ouais.
-Il faudrait ĂȘtre vĂȘtu, pour assurer.
-Ca me paraßt évident.
Le répétez pas ou ils vont m'enfermer.
-Sans votre habit de fonction, vous n'ĂȘtes pas un homme ?
Vous ĂȘtes quoi, alors ?
-Je sais pas, vous m'emmerdez.
-Un petit enfant ?
-Quand mĂȘme pas.
-Un petit enfant dont le pÚre était policier,
avec un uniforme, lui.
C'est un enfant nu et faible, que vous ne voulez pas qu'on voie ?
-Je vous l'ai dit, je vois un homme.
-Bien.
Venez.
Maintenant, décrivez-moi.
-Comment ça ? -Dites-moi comment je suis.
-Ben, vous ĂȘtes une femme.
-Soyez plus précis. Décrivez mon corps.
-Bah...
Vous ĂȘtes nue.
Vous avez la peau assez... blanche, les cheveux roux.
VoilĂ .
-Qu'est-ce qui vous frappe, chez moi ?
-Rien... Ă part vos yeux.
-Vous voulez dire que je suis aveugle.
Pourquoi ne pas le dire ? -Parce que je...
Vous ĂȘtes aveugle, voilĂ . -Vous avez du mal avec la vĂ©ritĂ©.
Vous allez venir avec moi.
-Comment se passe la rééducation ? -Bien.
Il prend conscience de certaines choses.
Je l'ai recentrĂ© sur lui-mĂȘme.
-Pas de trop prĂšs, j'espĂšre ?
Nous restons perplexes
sur certaines de vos méthodes.
-Ah oui ? Lesquelles ?
-Ce que vous appelez
"le cercle de l'amour".
-Ca consiste Ă entourer le patient d'affection.
-Mais oĂč est la distance, Dr Leroy ? Hum ?
N'est-ce pas la base de la thérapie ?
Il paraßt que vous avez dépassé la ligne jaune.
-C'est faux.
J'ai toujours respecté l'éthique de mon métier.
Et pourquoi m'avoir engagée ?
-Le Dr Claouey, votre prédécesseur, est devenu un réfractaire.
Il reste terré dans sa cave.
Et votre devis était le moins cher.
-Ca marche, pour la peur du vide.
-Vous n'avez jamais perdu de patient ?
-Mais enfin, jamais !
Laissez-moi faire mon travail.
La loi transparence a amélioré la sécurité,
mais n'a pas réglé la question des inégalités sociales,
l'agressivité qui en découle.
C'est ça, le vrai fondement du terrorisme.
Et moi, c'est lĂ que j'interviens.
Je mets les patients face à la vérité,
face à l'ùpreté de la société.
-Bien, mais je ne tolérerai aucun écart.
Rendez-nous M. Fish en bon état.
-Comptez sur moi.
On y est. -Oui, aprĂšs, il y a plus rien.
-Allez-y, montez.
-J'ai compris ce que vous vouliez faire.
-Vraiment ?
-Ca fait partie de la thérapie ? -Evidemment.
-C'est moderne, quoi.
-Allez-y.
Restez avec moi. -Je suis lĂ .
Maintenant, marchez.
-Je vais tomber.
-Vous avez peur du vide ? -Bah lĂ ...
-Je vous tiens.
La transparence, ce n'est pas seulement des données publiques.
C'est aussi un rapport Ă soi.
Un rapport honnĂȘte Ă soi.
Un rapport de vérité à soi.
Vous comprenez ?
-A force, je commence, oui.
-Vous pouvez pas vous cacher.
Vous ĂȘtes un homme qui a peur qu'on voie le petit garçon
caché, effrayé, faible,
alors vous voulez un costume de superhéros, de flic.
Vous prĂ©fĂ©rez mentir pour vous protĂ©ger, mĂȘme Ă moi.
-Désolé.
-Vous excuser est un premier pas vers la guérison.
-Je suis pas malade.
-Vous avez tenté de vous suicider.
-Non, j'ai gliss... Oh, et puis merde.
-N'ayez pas peur de la mise Ă nu de votre sentiment d'impuissance.
Acceptez votre fragilité pour ressentir l'allégement.
-L'allégement ?
-Le poids du vĂȘtement, c'est le poids du dĂ©guisement.
Vous ne le voyez peut-ĂȘtre pas, mais il y a du bon en vous.
Il y a mĂȘme quelque chose d'exceptionnel.
Vous ĂȘtes occupĂ© Ă vous cacher, Ă en vouloir Ă la terre entiĂšre,
ça vous rend aveugle.
Mais vous pouvez voir.
Mieux voir.
Voir plus loin.
Musique intrigante
...
-Merci.
Musique rythmée
...
Merci pour tout, Fanny.
Sans vous...
-Quoi ?
-Vous ĂȘtes jolie.
Ca, c'est la vérité.
-A bientĂŽt, Frank.
-A bientĂŽt.
-Bonjour.
Bonjour.
Mon chéri, t'as l'air tellement en forme !
-Merci, Docteur.
-J'ai compris
tellement de choses, je suis un autre homme.
-On t'a aménagé
ton espace, tu vas ĂȘtre bien.
-Je rentre pas Ă la maison.
-Comment ça ? Chez nous, c'est chez toi.
-Oui, mais je suis un autre homme. C'est un nouveau départ.
-Je suis fier de toi.
On frappe.
-Euh, OK...
Je demande Ă Lucie.
-On parle du rouquin ?
-Je culpabilise, mec. -Tu peux.
Tu vas pas t'en tirer comme ça.
Musique légÚre
...
-T'aurais pu me demander. -J'allais pas le laisser dehors.
-T'es con d'avoir dit oui.
-C'est provisoire. -Provisoire !
Tu parles, déjà que je dois me le coltiner au bureau !
-C'est Noël, faisons un geste. -C'est pas Noël.
-Non, mais t'as compris, quoi.
-Un geste, c'est pas laisser un type squatter sur son canapé.
-Mais c'est Frank ! -Justement.
-Tu serais peut-ĂȘtre morte, sans lui.
-On sait pas si la balle m'aurait touchée.
Il tirait mal.
-Quelle mauvaise foi !
Il me dit qu'il a changé.
C'est plus le mĂȘme, depuis son suicide.
Enfin, sa tentative.
Sa glissade.
Allez !
Ca nous changera un peu, c'est quelques jours.
Et ça peut ĂȘtre marrant.
-Définis le mot "marrant".
-Bah...
Bah tu vois, quoi.
-Il a intĂ©rĂȘt Ă tout laisser nickel Ă rien salir, Ă pas fumer.
-On peut compter sur lui.
Musique légÚre
Chasse d'eau
-T'as 5 minutes ?
-Tu peux attendre que je me déshabille ?
-Juste pour savoir,
tu l'as dit Ă Kamel ?
-Quoi ?
-Pour notre histoire. -Je lui ai rien dit.
-Je dois lui dire la vérité.
-Non, Frank, c'est vraiment pas le moment.
-C'est pour ma thérapie.
-Pendant des années, tu mens, tu racontes des conneries,
et là , dire la vérité alors que tout va bien ?
-Ca va pas, j'ai fait une tentative de suicide.
Enfin presque.
Franchement...
Te voir vivre dans le mensonge venant de toi, ça pique.
-Toutes les vérités sont pas bonnes à dire.
-C'est pas trÚs loi transparence, tout ça.
Que dirait Jean Lanvin ?
Je pourrais te balancer.
-Tu m'énerves !
-Ecoute, Lucie, fais-moi confiance, hein ?
Je vais faire ça en finesse.
T'as fini ?
Merci.
Allez.
Musique rythmée
...
J'ai couché avec Lucie.
-Tu me dis ça comme ça ?
-Transparence, hein, nouveau Frank.
-Quand, aujourd'hui ?
-Mais non, avant mon accident.
-Lequel ? Parce qu'avec toi... -Avant mon coma.
On a fait ça de fil en aiguille.
C'était dans le cadre du boulot, ça se fait, entre flics.
C'est comme les week-ends d'escalade.
*...
-OK, pas de problĂšme.
-Super.
-On est quittes. -Non.
C'est pas comme piquer tout le pognon d'un pote.
Ca, c'est un profond manque de respect.
-Tu sais, j'ai pensé à un truc.
Peut-ĂȘtre que je pourrais intĂ©grer la police.
Avec ton aide.
-T'as été recalé aux tests physiques.
-J'avais bu du Malibu la veille, j'étais pas en forme.
Ils t'ont repris et t'es pas un athlĂšte.
-Tu confonds avec l'ancien Frank.
Moi, je suis le nouveau Frank. La mise Ă jour.
-Viens voir.
*...
Qu'est-ce que tu vois, lĂ ?
*...
Je vais te dire ce que je vois.
Starsky et Hutch.
Sonny et Crockett.
Toi et moi, en binĂŽme, on serait les rois.
"L'Arme fatale", mec.
-Avec beaucoup d'imagination, alors.
-"L'Arme fatale 2", "L'Arme fatale 3".
Kamel et Frank.
Ouais.
*-Je répÚte, 1-1-9-6-B.
SirĂšnes au loin
-Que se passe-t-il ?
-Mets ton gilet pare-balles, ça peut chauffer.
Tu lui as parlé, à Kamel ?
-Oui, il s'en fout.
-Comment ça, il s'en fout ? -Je reviens.
Elle sanglote.
Musique pesante
...
Sous-titrage : MFP.
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