Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Les oiseaux traversent le ciel noir avec des cris per�ants.
Les gens se taisent. L'attente me glace le sang.
Il va pleuvoir.
Les mouches sont agressives.
Viens.
Il est temps.
Au loin, il pleut d�j�.
Il est p�nible de dialoguer seul, Kiril.
�a sent l'orage.
Le tonnerre me fait toujours sursauter.
J'ai peur qu'ils viennent se battre jusque chez nous.
Les enfants !
Le temps ne meurt jamais. Le cercle n'est pas rond.
Il y a bien longtemps, j'ai failli faire v�ux de silence comme toi.
Mais cette nature si belle m�rite bien des mots.
Mes cartouches !
Que Dieu nous aide.
Bonne nuit, mon fils.
Dieu soit avec nous.
Piti� ! Ne me frappe pas.
Ne me d�nonce pas.
Dis-moi quelque chose. Tu es muet ?
Tu ne parles pas albanais ?
Moi je parle le mac�donien.
Kiril.
Que fais-tu dehors ?
Qu'y a-t-il ?
Une promenade de minuit ?
Allons-y ensemble. Moi aussi j'ai besoin de pisser.
D�p�che-toi.
Je n'ai pas toute la nuit.
Alors, tu viens ?
Je m'appelle Zamira.
Tu es bon.
Mon Dieu !
Mon dieu.
Soyez les bienvenus.
Je vous remercie, mon p�re.
Merci mon p�re.
- Je peux t'aider Mitre ? - On cherche une albanaise.
Elle a tu� notre fr�re.
Que Dieu lui pardonne.
Que Dieu lui pardonne.
Les enfants disent qu'elle se cache ici.
Nous n'avons accueilli que des r�fugi�s bosniaques.
Des musulmans.
Nous sommes �gaux devant Dieu.
- Vous avez oubli� l'oppression turc ? - Mon p�re, vous �tes des n�tres.
- Donnez-nous l'albanaise. - Il n'y a pas de fille ici.
- On va tout fouill�. - Non.
Il le faut !
�il pour �il.
- Tendez l'autre joue. - On l'a fait trop souvent.
Attendez dehors.
L'un de vous l'a t-il vue ?
Non mon p�re.
Elle n'est pas ici ?
Nous vous l'aurions dit.
Minou, minou...
Personne ?
P�re Kiril. Avez-vous vu cette fille.
C'est un p�ch�, mon p�re. Nous vous l'aurions dit.
Elle n'est donc pas ici, p�re Kiril ?
Apr�s vous.
- Dieu voit tout. - Pardonnez-nous mon p�re.
La loi du plus fort.
Vous n'avez rien � craindre.
- Je suis s�r qu'elle est l�. - Elle va regrett� d'�tre venue.
On lui tranchera d'abord la gorge...
Mitre.
Mitre, des traces d'elle ?
Aucune.
Et en haut ?
C'est la cellule de p�re Kiril.
Suivez-nous.
Tu ne devrais pas, Mitre.
Pour votre bien, mon p�re.
Alors ?
Fais surveiller les sorties, Stojan.
Vous ne la trouverez pas ici.
Vous commettez un p�ch�.
On l'aura, cette pute d'albanaise.
Regarde sous le lit.
On la trouvera o� qu'elle soit.
T'as trouv� le vin de messe ?
Tu caches une musulmane dans la maison de Dieu ? Avoue !
Kiril ne parle plus depuis deux ans.
Il a fait v�ux de silence.
Muet ? T'entend rien aussi ?
On va voir.
Arr�te tes conneries !
Demeur� !
Je vous attends dehors.
"Je suis la peste noire !"
� toi de jouer.
Une bouteille !
Je veux prendre ma revanche.
Allons-y.
- Passe-moi le raki. - Casse-toi, t'as assez bu.
Tirez pas monsieur, on passe.
- Je voudrais bien son flingue. - C'est un fou, il va te tuer.
Je peux le tenir ?
Tiens.
Va t'en !
Va t'en !
Seigneur, m�me si je traverse la vall�e de l'ombre et de la mort,
je ne craindrai jamais le mal...
car tu es toujours pr�s de moi.
La honte soit sur vous.
Tu d�shonores ton p�re.
Renonce � ton nom.
Que Dieu vous garde.
Merci, mon p�re.
Pardonnez-moi.
Minou, minou...
Minou, minou...
Tire cousin, tire.
On va aller chez mon fr�re � Skopje.
Il nous aidera.
Apr�s, on ira chez mon oncle � Londres.
C'est un grand photographe.
Ils nous rattraperons.
Personne ne t'attrapera. Personne.
Personne ne te trouvera.
Personne.
Grand-p�re.
Putain !
Saloperie de chr�tien !
Tra�n�e.
O� est-ce que tu �tais ?
O� �tais-tu pass�e hier ? R�ponds-moi.
Tu �tais encore dans leur bergerie.
C'est toi qui a tu� le berger ?
R�ponds.
C'est toi qui l'a tu� ?
Qu'est-ce que tu foutais l�-bas ?
Le sang appelle le sang.
�a va d�clencher une guerre.
As-tu oubli�e ce que je t'avais dit ?
Je ne t'avais encore jamais frapp�e.
Je t'ai enferm�e dans la maison.
Je t'ai coup�e les cheveux.
Il faut que je te tonde ?
Et lui, qui c'est ?
Il m'a sauv�e la vie.
"Il m'a sauv�e"...
Tra�n�e !
- Putain ! - Il m'aime.
Il t'aime ?
Il m'aime.
Il t'aime...
On va voir.
Laissez-le partir.
Laissez-le partir !
File.
D�gage !
Allez, d�gage !
File !
Fous le camps !
File.
Non !
Non, s�ur.
Reviens ici !
C'est ma faute.
Voil� beaut� !
- Je trouve pas �a dr�le. - Moi non plus.
Il s'envoie peut-�tre en l'air l�-bas.
Les services d'immigration interroge cinq clandestins
arriv�s en cargo hier en Angleterre.
Ces hommes d'origine roumaine �taient cach�s dans un container.
Ils ont d�clar� vouloir se rendre en Am�rique.
Le ministre des affaires �trang�res
demandent l'arr�t imm�diat des combats en Yougoslavie.
De fortes pluies vont continuer durant toute la journ�e...
Merde !
Une bombe vient d'exploser dans Oxford Street...
All�.
Docteur Perry.
Je suis quoi ?
Non, pas encore.
Oui, je lui dirai.
Il va �tre fou de joie.
Oui, je le ferai.
Merci.
Au revoir.
Merde.
- Salut tout le monde. - T'es rentr�, comment c'�tait ?
- Alex, tu as des messages. - Br�le-les.
Je reviens dans deux heures.
Je pensais que tu appellerais hier. Je t'ai laiss� un message.
Nick ne m'a rien dit.
Parce que tu n'es pas rentr� chez toi de la semaine.
- Je n'ai plus quatre ans. - Je ne veux que ton bonheur.
Tu te fais trop de soucis pour moi.
Je suis ta m�re.
Il faut bien que je m'occupe.
Trouve-toi un travail.
R�fl�chis bien. Nick est ton mari.
La bonne conscience fait de nous des l�ches.
- C'est un bon mari. - Je le sais.
Tu devrais essayer de lui parler.
- On d�ne ensemble ce soir. - Bien.
La pluie ne va pas tarder.
Alex.
Qu'est-ce que tu fais l� ?
Alex est en Bosnie. Enfin, il devrait y �tre.
Pardon. Je te pr�sente Aleksandar Kirkov.
- Ma m�re. - Enchant�e.
Alex est photographe � l'agence.
C'est lui...
C'est lui qui a re�u le prix Pullitzer le mois dernier.
Tr�s contente pour vous.
Tu sais
ce n'est pas en fuyant les probl�mes qu'on arrive � les r�soudre.
- Tu ne viens plus d�jeuner ? - D�jeune avec M Kirkov.
Quel temps de chiotte.
Ravie de vous avoir rencontr� M Kirkov.
Encore bravo pour votre prix.
Au revoir ch�rie.
Salaud.
Je fais toujours le m�me r�ve depuis que tu es parti.
Je vois des palmiers pouss�s dans Oxford Street.
Qu'est-ce qui s'est pass� en Bosnie ?
- Qu'est-ce que tu fais l� ? - J'ai d�missionn�.
Toi, arr�ter de prendre des photos ?
Si on baisait ?
- Seras-tu un jour s�rieux ? - Je le suis.
Tu es n� pour �tre photographe.
- Tu ne sais rien faire d'autre. - Je suis qu'un minable.
Je pourrais faire semblant d'�tre dou�.
�crire sur la place du zen dans la culture des tomates.
- Tu ferais la popote. - Tu r�ves.
- Je t'apprendrai le mac�donien. - "Va te faire foutre".
"Je t'aime".
Je te ferai des enfants.
- Trop de danger en Mac�doine. - Bien s�r.
C'est le pays o� les Byzantins ont captur� 14000 Mac�doniens.
Avant de les renvoyer chez eux,
ils leur ont arrach� les yeux.
28000 en tout.
Tu es sous contrat avec l'agence.
- Qu'ils se torchent avec. - Tu ne peux pas laiss� tomber.
Il faut savoir prendre partie.
- Prendre partie ? - Oui.
Je n'ai pas envie de prendre partie.
C'est des encul�s de merde.
Tous aussi but�s les uns que les autres !
Excusez-nous.
C'est rien.
Je voulais dire prendre partie contre la guerre.
�a changerait quoi ?
La Roumanie.
Le Salvador, l'Azerba�djan, Belfast, l'Angola
la Bosnie...
Fait chier.
La paix est une exception.
Laisse tout tomber.
Viens en Mac�doine.
Tu es vraiment s�rieux ?
� en crever.
Je veux un b�b�.
J'ai chang�.
C'est d�j� fait. Regarde ton visage.
Qu'est-ce qui t'es arriv� ?
J'ai v�cu des choses qui m'ont fait vieillir.
En deux semaines ?
J'ai jou� au con.
Comment �a Alex ?
Qu'est-ce qui t'es arriv� ? Qu'est-ce qu'ils t'ont fait l�-bas ?
J'ai tu�.
J'ai tu�...
Excusez-moi. Vous en avez pour longtemps ?
Allons-nous en.
Combien ?
Mme Welworth.
Londres-Amsterdam.
17 h 30 ce soir.
Amsterdam-Skopje demain matin.
Je ne pourrais pas t'accompagner ce soir.
Je dois rester.
Je t'en prie.
Comprends-moi.
Mes vieux os ont le mal du pays.
Comme les �l�phants.
Ou alors c'est des rhumatismes.
Sois patient avec moi.
Je t'en prie.
Alors, vis ta vie.
N'oublie pas d'�crire.
Prends partie.
Tu voulais une star, tu as Madonna.
Tu ne vas pas te plaindre.
Oui.
Je suis d'accord avec toi. Mais...
Oui.
Comment �a plus proche ?
Elle est couch�e sur toi sur ces photos.
Je vois.
J'ai du mal te comprendre.
Tr�s bien. Excuse-moi.
Je vais mieux les regarder.
Non, d�sol�.
Excuse-moi. Au revoir.
J'ai un appel pour Alexander.
Alexander est parti.
Une semaine qu'il essaie de le joindre.
Passe le moi.
Allo.
De Mac�doine.
Merci.
� l'a�roport.
Bonsoir toi.
Bonsoir.
�a va ?
Bien. Merci.
Tant mieux.
Moi pas. Il me faut un verre.
Gar�on. Gar�on !
Je te demande pardon pour ce qui s'est pass�.
- J'�tais en col�re. - Non...
Excuse-moi. C'est ma faute.
Bonsoir. Prendrez-vous un ap�ritif ?
Non merci. Je voudrais la carte des vins.
J'ai parl� avec ta m�re aujourd'hui.
Il para�t que tu as des choses � me dire.
C'est bien d'elle.
Je suis...
... enceinte.
C'est...
... merveilleux.
Il est...
Il est de moi ?
Oui.
Annie...
- Je commande du champagne. - Non, je ne dois pas boire.
Une bouteille de champagne.
Raconte-moi. Je veux tout savoir.
Nick, je veux partir.
Attends le champagne.
Ce n'est pas ce que je veux dire.
Tout se pr�sente bien ? Tu ne dois faire aucun effort.
Je prendrai soin de toi. C'est ce j'ai toujours voulu faire.
Que dit le docteur ?
J'ai deux mots � dire � celui-l�...
- �coute moi. - � nous
et � notre b�b�.
Minable !
C'est un nouveau d�part. Une nouvelle chance.
On pourrait revivre � Oxford.
Nick, j'aimerais t'expliquer...
Regarde.
George, il vaudrait mieux que vous quittiez le restaurant.
Imm�diatement.
Surtout ne revenez pas.
Je n'ai rien fait.
N'oubliez pas d'amener votre ami avec vous.
Ta gueule.
Je vais te crever.
Arr�tez !
Appelez la police !
Tu me le paieras !
Allons-nous en.
- Attends. - On se reverra !
J'y compte bien.
Mesdames et messieurs, j'ai appel� la police.
Ils devraient �tre l� d'un jour � l'autre...
Pr�venez vos amis que la maison n'est pas toujours aussi anim�e.
Veuillez nous excuser pour le d�rangement.
- Quel d�rangement ? - Merci monsieur.
Ils ne venaient pas de Belfast ?
Eux non, mais moi si.
Excusez-moi.
Bon app�tit.
Puisse les guerres civiles devenir plus civiles chez nous.
Rentrons.
- Je dois te parler. - Je sais.
Tu auras tout le temps.
On peut revenir � Oxford.
Tu peux laisser tomber ton boulot.
Je veux qu'on divorce !
Parle moins fort.
Tu comptes toujours beaucoup pour moi.
Alors pourquoi ?
Et le b�b� ?
Je t'ai pardonn�...
Je ne t'ai jamais demand� de me pardonner pour ce photographe.
Pardon.
C'est que...
je n'y comprends rien.
Pourquoi voulais-tu me voir.
Je voulais qu'on en discute.
Ta d�cision �tait prise.
Tu te trompes. Assieds-toi.
Crois-moi...
Je t'aime toujours.
Il nous faut un peu de temps, c'est tout.
Un peu de temps.
Cr�ve !
Nick ?
Nick ?
Ton visage.
Ton visage...
Ton visage.
Ton visage.
Regarde notre peuple.
Le chauffeur va te voir.
T'en fais pas, c'est mon oncle. Prends en une.
- Je fume plus. - Laisse-toi tenter.
Non.
- Je vais faire les moissons, et toi ? - Un bapt�me.
De qui ?
Le mien.
Sans blaguer.
Celui de mon neveu.
Super.
T'�tais pas revenu depuis quand ?
Seize ans.
Je me suis sauv� il y a 24 ans. Je suis revenu qu'une fois.
Je peux regarder ?
Ta femme ?
Elle est morte...
dans un taxi.
Dis donc...
t'as pas choisi le bon moment pour revenir ?
Tu vois pas ce qui se passe ?
Tu comprendras quand ils te couperont la t�te.
J'ai fait mon temps.
O� tu vas ?
Je vais tirer.
Tu vas te blesser.
T'es un des n�tres ?
Arr�te.
- Tu vas o� ? - Chez Bojan.
Le fils de l'aubergiste.
Y'a quelque chose l�-dedans ?
Rends le moi. �a co�te un max.
Fous le camps, merdeux !
Mon oncle Mitre te r�glera ton compte. Je vais le pr�venir.
Dis-lui de venir me sucer...
mais en douceur.
Bonjour.
Grand-m�re.
Bonjour.
Bordel de merde.
C'est lui.
- Regarde son appareil photo. - Il vient d'Allemagne.
Haut les mains.
Salut soldat.
Il est chouette ton fusil.
Tu me le pr�tes ?
Viens ici.
Tu m'attraperas pas.
Viens ici.
Faut pas jouer avec �a.
L�che le petit tout de suite.
Vas-y cousin, cogne.
Alex ?
Mon vieux salaud.
Je t'avais pas reconnu.
C'est cette barbe.
Et puis t'as vieilli.
- T'es arriv� quand ? - Hier soir.
- T'as dormi o� ? - Dans mon ancien lit.
Tu m�rites des baffes.
Tu aurais pu venir chez moi.
Alex, prix Pulitzer.
�a fait cent ans qu'on s'est pas vu.
Seulement seize.
Mitre, c'est toi ?
Salut.
Tu as pris ce flingue � mon neveu ?
J'aurais du lui botter le cul en prime. Fous cette saloperie � l'abri.
Vas-y mange.
Ma femme, Neda.
Trinquons � ton retour.
Merci.
- Contents de te revoir. - Une chose m'aurait fait plaisir.
Qu'il nous ait ramen� une fianc�.
C'est pas les fianc�es qui doivent lui manquer en Angleterre.
Tu as des nouvelles d'Hana ?
Oublie-la. C'est une albanaise.
Je sais, et alors ?
Son p�re te couperait les couilles.
Elle est veuve. Elle a une fille superbe.
Tu l'as vu o� toi ?
Elle tra�ne souvent pr�s de la bergerie.
Tu devrais la ramener qu'on en profite.
Putains d'albanais. De vrais lapins.
Ils finiront par tous nous bouffer.
�a suffit. Personne ne bouffera personne.
Une bonne brune ?
Merci. J'ai arr�te.
�a fait dig�rer.
J'ai dis non.
Tu es l� pour longtemps ?
Pour toujours.
On va t'aider � retaper ta maison.
D'abord le toit avant qu'il pleuve puis les fen�tres.
Si j'�tais toi, je me m�fierais. Regarde leurs maisons.
Alex, prends donc une photo.
Gueule de bois ?
Gueule de bois.
Qui est l� ?
Devine.
C'est toi, Kate ?
Tu n'as jamais su t'arr�ter � temps.
Arr�ter ou ne pas arr�ter, c'est bien l� la question.
Attends.
Merci.
Je t'en prie.
Tu penses toujours � Hana ?
Toujours.
Elle est veuve.
Et moi, je suis divorc�.
Et toi ?
Moi ?
Je suis institutrice.
Tu n'as personne ?
Dors. Tu en as besoin.
Bonjour.
Bonjour.
O� tu vas ?
Voir Hana.
Hana Halili.
Hana Halili ? Et pourquoi ?
C'est mon amie.
Ton amie ?
Depuis l'�cole.
Seize ans qu'on s'est pas vus.
Je serai heureux de la revoir. J'ai des cadeaux pour ses enfants.
Je n'ai pas de mauvaises intentions.
Va lui dire que c'est Aleksandar de Londres.
Demande � son p�re, Zekir.
Vas-y.
Assieds-toi.
Aleksandar Kirkov.
Il n'y a pas que moi qui grisonne.
Sois le bienvenu.
- Tu arrives de loin ? - De tr�s loin.
Comment on vit dans le reste du monde ?
Pour qui sait ce que vivre veut dire peu importe o� on se trouve.
Entre.
La situation est grave.
Pire qu'autrefois.
Il y a du sang dans l'air.
On �touffe.
Il faut qu'il pleuve.
�a arrivera t�t ou tard.
Pour les enfants.
C'�tait pour son mari.
J'�tais pas au courant.
L'an dernier, Un accident de voiture.
- Dieu et son �me. - Amen.
Pour toi.
Pour moi ?
Comme dans les films am�ricains.
�a vient d'Am�rique ?
Sitting Bull.
Sitting Bull.
Entre, Hana.
Sers-toi.
Merci.
D�gage.
- Sois le bienvenu. - Merci.
Alija.
Ali.
Mon petit fils, Ali.
Baise lui la main.
- Qu'est-ce qu'il fait chez nous ? - Remercie-le.
Il n'a rien � faire ici.
Prends ton cadeau et apporte le sien � ta s�ur.
Je veux qu'il s'en aille.
Sors d'ici.
Je lui couperai la gorge.
Mes chers parents...
pardonnez-moi.
Nous allons nous marier sans vous.
Mais nous ne vous avons pas oubli�s.
Alors je vous invite � partager notre bonheur.
Reposez en paix.
Bonjour.
Salut beaut�s.
Salut, l'oncle.
Je voudrais parler � Aleskandar Kirkov.
Est-ce possible ?
Je ne parle pas anglais.
�a ne marche jamais.
Vous comprenez ?
Personne de ce nom l�.
Vous parlez fran�ais ?
Vous m'entendez ?
- C'�tait pour qui ? - Personne.
�a y est.
Voil�.
- Voil�. - Tire.
- Allez. - Tout se passe bien.
Alors, c'est quoi ? Gar�on ou fille ?
Aucune importance du moment que c'est un gar�on.
Allez viens.
O� t'�tais pass� hier ?
J'�tais compl�tement bourr�.
- Tr�s bon pour le foie. - Quel foie ? J'en ai plus.
Il sait plus boire depuis qu'il est en Angleterre.
Les filles sont sexy l�-bas ?
F�licitation.
Bojan, va chercher le raki.
J'en ai ici.
Du bon ?
Il �tait pas aussi inquiet quand sa femme � accouch�.
C'est un sacr� emmerdeur ton cousin.
J'ai enregistr� une �mission sur toi � la t�l�.
L'enfant du pays est c�l�bre.
Vietnam, Beyrouth.
Pas le Vietnam, j'�tais trop jeune.
Peu importe. C'est le m�me genre de merdier.
Le m�me merdier.
- Tu te reconnais ? - Comme si j'�tais parti hier.
Rien a chang�. Je me sens bien ici.
En Angleterre, en Am�rique, pas de tueries.
Il y en a plus qu'ici.
- J'en ai vu des carnages. - Je sais.
J'ai toujours peur que mes mains restent souill�es.
On ne se battra pas ici.
- Les gens sont paisibles. - On disait �a aussi de la Bosnie.
Maintenant, regarde ce cirque.
- J'ai �t� en Bosnie. - Et c'est moche ?
Un accident du travail ?
Tu veux tout laiss� tomber ?
Je suis fatigu�.
Il n'y a pas de raison de se battre ici.
Ils trouveront toujours. La guerre est un virus.
On coupe les villages en deux.
On se regarde tous de travers.
Je vais aller voir Hana.
- Je cherche Bojan. - Il vient de partir.
Vas-y si tu veux, mais m�fie-toi Alex.
Garde-la bien dans le pantalon.
Ma ch�re Anne,
Il fait beau, mais il va pleuvoir.
J'aimerais que tu sois l�.
Comment va-t-on mari ? J'esp�re que vous �tes heureux ensemble.
Ici, tout est comme avant.
Mais mon regard � chang�,
comme si j'avais chang� le filtre sur l'objectif.
Je t'ai dit que j'avais tu�,
Je m'�tais li� avec un milicien et...
je me suis plaint de n'avoir rien d'int�ressant � photographier.
Il m'a r�pondu "Pas de probl�me".
Il a choisi un prisonnier et l'a abattu.
Alors il a dit : "La voil� ta photo."
Je l'ai faite.
J'ai pris partie.
Mon appareil a tu� un homme.
Personne n'a vu les photos.
Elles sont � toi.
Je t'aime, Aleksandar.
Bojan !
Bojan. Tu vas t'en sortir.
Tiens le coup.
Viens ici toi.
Tu n'as rien � faire l�.
Les ennuis commencent.
Bojan.
Bojan.
Allons-y.
O� allez vous ?
Empaler ces sales porcs d'albanais.
Zdrave.
C'est une des leurs. La salope avec une fourche.
Bojan �tait avec elle ce matin. Les enfants l'ont vue.
- Je l'�tranglerai de mes mains. - Et apr�s ?
Ne te m�le pas de �a. Tu n'es plus d'ici.
On se retrouve � la bergerie.
Prends-le.
500 ans qu'on compte nos morts.
L'heure de la vengeance est venue.
Tiens. Un peu de poison.
- Ils sont tous arm�s. - J'ai bien vu.
Et ce n'est qu'un d�but.
Ils ne sont que la pi�taille.
Attends que les politiciens s'en m�lent.
Et l'ONU ?
Ils ont partis. Ils reviendront pour compter les morts.
Alors bonne guerre. Fais de belles photos.
Tu sais quoi ?
Tu es aussi dingue qu'eux.
Normal. Je suis toujours rest� ici
dans cet asile de fou.
Hana !
Hana.
C'est moi.
Qu'est-ce qu'il y a ?
C'est grave.
Raconte.
Ils vont tuer ma fille.
Ton cousin.
- Zdrave ? - Oui, Zdrave.
Tu vois ce qui arrive � notre peuple.
- Je vois. - Non, tu regardes.
Aide-moi.
Comme si c'�tait ta fille.
C'est toi. J'ai failli te descendre.
Tu devrais avoir honte.
De quoi ?
C'est une gamine.
- Elle a tu� mon fr�re. - Qu'est-ce que tu en sais ?
C'est � la police et � la justice de d�cider.
�a fait trop longtemps que tu es parti.
Tu as oubli� nos coutumes.
Ne te m�le pas de cette histoire.
Je suis venu pour m'en m�ler.
Je ne pourrais plus me regarder en face
si je vous laissez faire.
Cousin, ne me fais pas �a.
Reviens.
Alex, je vais tirer.
Alex, ne m'oblige pas...
L�che.
Je vais tirer !
Tire, cousin. Tire.
Alex !
Va-t-en.
Cours.
Putain !
Alex.
Tire, cousin.
Tire.
T'en fais pas. Tu va t'en sortir.
Regarde.
Il va pleuvoir.
Putain !
Pauvre aveugle.
Il va pleuvoir. Les mouches sont agressives.
Au loin, il pleut d�j�.
Viens.
Il est temps.
Le temps n'attend pas.
Le cercle n'est pas rond.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.