Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
...
Le moteur vrombit.
...
Tonalité
*-Bonjour.
Vous êtes sur le répondeur de Charlie Holmes.
Vous pouvez me laisser un message.
Merci. Bip
-Charlie, c'est encore moi. Rappelle-moi.
Je suis en route. J'arrive dans 5 minutes.
Enfin, si je trouve la maison. Je m'inquiète. Rappelle-moi.
Musique intrigante
...
...
...
...
...
...
...
Charlie !
Il y a quelqu'un ?
Samy s'exclame.
M. Holmes ? Vous m'entendez ?
M. Holmes ? George ? Si vous m'entendez, serrez ma main.
George ? George ?
Oh, la vache.
Tonalité
Allô ?
Dr Samy Vatel.
5, impasse de l'Etang à Fay-de-Bretagne.
Il y a un homme qui a été blessé par balle au thorax.
(-Samy ?) -Urgence vitale.
Charlie ?
Générique
...
-Nous n'avons pas encore les résultats,
mais je peux vous dire
que la balle a été déviée par une côte.
Elle n'a touché ni le coeur, ni l'aorte.
Il a eu de la chance.
-Donc, il va s'en sortir ?
-Vous savez, c'est déjà un miracle qu'il soit en vie.
Maintenant, on parle d'un coma de stade 3.
On ne peut pas vous garantir qu'il va se réveiller.
-Docteur ? -Excusez-moi.
Un téléphone vibre.
...
-C'est le proc.
Je me bats pour qu'on récupère l'enquête.
Oui, M. le procureur ?
-Ca va aller.
-Samy,
je ne comprends pas ce qui s'est passé.
-Tu ne te souviens toujours de rien ?
-C'est le trou noir.
J'ai pris un somnifère hier.
-Un seul ?
Ca ne provoque pas un black-out.
Bon, je vous laisse.
Si tu as besoin de...
N'hésite pas, tu m'appelles.
Je suis là.
-Attends.
Ramène-moi là-bas.
J'ai besoin de comprendre ce qui s'est passé.
-Tu me tiens au courant
dès qu'on a le retour de la balistique.
Charlie ?
Ca va ? Qu'est-ce que tu fais là ?
On aurait pu prendre ta déposition plus tard.
Ca va ?
-Je... Je ne me souviens de rien.
Je ne sais même pas comment j'ai fait
pour finir dans le salon.
Black-out total. C'est un cauchemar.
Musique sombre
-C'est le choc. Ca va revenir après.
-Et est-ce que tu te souviens
à peu près à quelle heure tu es arrivée hier ?
-22h. Peut-être un peu après.
-George était là ?
-Oui. Enfin, je crois.
Il y avait ses affaires.
Sa voiture était... garée devant.
Je...
-Mais il était là. -Ouais.
Il y a eu plusieurs cambriolages dans le secteur, là.
Tu vois quelque chose qui a disparu ici ?
Charlie soupire.
-Charlie, ça va ?
-On mettait toujours
un peu de liquide dans ce tiroir.
Je vérifie.
Il n'y a plus rien.
-Il n'y a plus rien ?
-L'échiquier.
L'échiquier était ici.
Il a disparu. -Celui de Sherlock Holmes ?
-Oui.
Mon grand-père l'avait apporté. Il me l'a dit.
Et en arrivant, je l'ai vu. Il était là.
Je suis sûre qu'il était là.
-Ca, pour un collectionneur,
ça n'a pas de prix.
-Il ressemble à quoi ? Il a une particularité ?
-Oui, il y avait les initiales SH gravées sur le plateau.
-Et une éraflure de la case A7 à B8. C'est une balle reçue lorsque
Sherlock s'entraînait au tir.
-Et ton grand-père, il a une arme ?
-Mais non, enfin. Il est à la retraite.
Il n'a plus d'arme depuis qu'il a pris sa retraite.
Pourquoi il aurait une arme ? -Charlie, Charlie.
Ca va aller.
D'accord ? -Mmh.
-On est là.
Ca va ?
Charlie souffle.
Musique intrigante
...
-Pour ceux qui n'ont pas eu la chance
de travailler sous ses ordres,
George Holmes, ce n'était pas juste le meilleur des patrons.
C'était aussi le plus casse-couilles.
Ce n'est pas le genre à lâcher la rampe si facilement.
A son réveil, il faut qu'on ait coincé
celui qui lui a tiré dessus.
Tout le monde au turbin !
On se bouge ! -Allez !
-Patronne ?
Patronne ? -N'essaye même pas.
-Mais écoutez-moi, au moins.
-J'ai bataillé pour que le proc nous laisse l'enquête.
J'ai promis de rester en retrait. Alors, toi...
Pas cette fois.
Charlie,
il faut que tu te reposes.
-Je ne peux pas. Ca me rend dingue.
Donnez-moi quelque chose à faire, n'importe quoi.
Il faut que je m'occupe l'esprit. Vous comprenez ?
-Tiens. Ca va te changer les idées.
Des vols de colis dans une entreprise de transport.
Ca va aller.
-Cet échiquier,
c'est une pièce de collection, même si
à première vue, il n'a rien d'exceptionnel.
*-Le gars était donc bien renseigné.
*-Et peut-être même en contact avec M. Holmes.
Les gars de la PTS sont sur son téléphone.
Jess, tu récupères les fadettes.
Pour vous, on cible les sites de fans de Sherlock,
les receleurs et les enchères en ligne.
Si on trouve l'échiquier, on a une chance
de choper l'agresseur.
Charlie peste.
-Ca va ?
-Oui, ça va.
-Billon m'a dit
que tu étais sur une affaire.
Vols de colis chez Fast, société de transport ?
On y va ?
-OK.
Mais cette fois-ci, c'est moi qui t'emmène.
-Fais gaffe, Patrick, OK ? Je te donne ça.
Je compte sur toi, OK ? -Ca marche.
-Comme je vous disais, ça va faire un mois que ça dure.
Je pensais gérer ça en interne,
mais clairement, les mecs sont malins.
-Vous avez ce système sur tous vos camions ?
-Oui.
Le code change chaque semaine. Tout est dans le dossier.
Liste des vols par livreur, par itinéraire,
planning des employés.
Vous avez de quoi faire.
-Merci beaucoup. -Merci.
-J'espère que vous le trouverez.
Si ça continue, je mets la clé sous la porte.
-Ah non. On va tout faire pour que...
Pas de clé sous la porte. Ca, c'est...
Bon courage. -Merci.
Tu ne veux pas
que je conduise ?
-La voiture de papou ? Pas question.
Musique légère
...
-Pourquoi on suit
cette tournée précisément ?
-C'est la seule qui passe par l'avenue Gambetta.
-Et ? -Toutes les tournées
où il y a eu des vols sont passées par ici.
Tout est dans le dossier. -Malin.
Tiens.
Le livreur. Il revient, là.
-C'est lui. C'est le voleur.
-Le livreur ? Sur sa propre tournée ?
-Regarde bien. Ce n'est pas le même livreur.
Elle klaxonne.
-En effet, il a perdu sa moustache
et 30 cm. -Plus de batterie.
-Tu veux que j'appelle Jess ?
-Ouais,
s'il te plaît.
Dis-lui de nous rejoindre
chez notre voleur, donc Léo Perret.
-C'est un employé de la boîte. -Il avait les codes des camions
et il connaissait les tournées. Facile.
-Oui, Jess ?
-J'adore cette lampe. -C'est chargé, hein.
Ce n'est pas feng shui. Po po po...
-Il ne devrait pas tarder.
Quand il ne travaille pas, il vient toujours me voir.
-Oui, c'est gentil. Je connais bien.
-C'est un bon fils.
-Il y a beaucoup
de gadgets ici, quand même.
Vous êtes dans
les gadgets ?
-Oh non.
C'est Léo. Il me gâte.
-C'est moi ! -Ah, mon chéri,
ces personnes de la police voulait te voir.
-Bonjour.
-Bonjour.
-Bonjour.
Mais vous êtes en tenue, là.
Je croyais que vous ne travailliez pas.
-Je dépannais un pote le temps d'une heure.
Il avait une galère. -Il est serviable.
-C'est normal.
Il faut s'entraider. Il ne faut pas la jouer solo.
-Mmh-mmh.
On peut se parler ailleurs,
dans une autre pièce ?
-Je n'ai rien à cacher à ma mère.
-Vous avez sans doute un box, un garage.
-Oui, on va faire ça. -On va faire ça.
On vous suit.
Vous avez un bon petit.
-Je peux prendre
un gâteau ? -Je vous en prie.
-Merci.
-Oh ! -Ah oui, quand même !
-Il y en a, du matos.
Donc, c'est ici que vous stockez votre marchandise volée
et que vous la revendez.
-Et vous offrez le reste à votre mère.
-Excusez-moi.
Jess, tu t'occupes du monsieur ?
-Oui, bien sûr.
-J'en ai pas mal, de ça. C'est vachement bien.
On peut peut-être s'arranger. J'ai des télés et des ordis.
-Moi aussi, j'ai des trucs. -Ah !
-Non, pas devant ma mère.
-Il fallait y penser avant.
-Tu as eu le type de l'annonce ? C'est l'échiquier ?
-On a retrouvé le mec. L'annonce était bidon.
Oh ! *-C'était une arnaque.
*-Une arnaque, tu es sûr ?
-Fais-nous confiance. D'accord ?
-OK. Merci, Chris.
-Charlie, on peut mettre des cartons dans ta voiture ?
-Oui, je t'ouvre le coffre. -OK, merci.
Ouh là !
Attends, le coffre.
-Non, il est plein à craquer des affaires de pêche de papou.
On va les mettre à l'arrière.
-Oui, OK. -Là, c'est bien.
-Ca va ? -Oui, et toi ?
-Ca va. -Je vais vous aider.
-Merci.
-Mais non ?
George l'a laissé là, tu crois ?
-Non, il était dans la maison hier soir.
-C'est du sang.
-A priori, l'échiquier
a été mis là après qu'on ait tiré sur mon grand-père.
-Et le voleur aurait essayé de s'enfuir avec la voiture ?
Pourquoi tu ne l'as pas montré
à Jess ? -Je ne sais pas.
J'étais sous le choc. -Ca ne va pas, ça.
Tu dois en parler à l'équipe. -Tu as raison.
Je deviens folle.
C'est ça qui se passe.
Je ne comprends plus rien.
-Fais-moi confiance. Parles-en à Chris.
-Tu as raison.
-Il n'est pas là, hein.
-Quelqu'un a vu Chris ?
-Euh... Non.
-Non.
-Non, on n'a pas vu Chris.
-Bon, tu vas voir en bas ?
Et si tu captes des infos au passage...
Tu as vu Chris, toi ? -Non.
-Loïc, tu n'as pas vu Chris ? -Si.
Il est allé prendre le témoignage du voisinage de la maison.
Enfin, de ta maison.
Enfin, celle du lac, quoi.
-D'accord.
-Tu veux des cookies ?
Hein ? Regarde, hop.
C'est Marco qui les a faits.
-Oui, c'est...
-Ca sent bon, hein ? -Non, merci.
-Tu ne dois pas avoir très faim, mais il faut manger un petit peu.
-Moi, j'adore ça.
Je peux en prendre un ? -Non, c'est pour Charlie.
-Elle n'en veut pas, là. -Elle en prendra plus tard.
-Je vais tomber d'inanition.
Juste un cookie, c'est bon.
Personne ne verra la différence.
Marco les a faits pour les offrir aux gens, non ?
Ca lui ferait plaisir que tu m'offres un petit cookie.
Hein, ça lui ferait plaisir ? Je veux juste un cookie.
En attendant, on peut en mourir, de l'inanition.
-Prends un cookie. -Merci.
-Jess ? C'est quoi, cette voiture ?
-C'est celle de Léo Perret.
Il la gardait dans son box. Il n'avait pas de carte grise.
J'ai les derniers cartons. -Je vais l'interroger.
-Allez, à toute. -A toute.
-Attention !
Crissement de pneus Heurt
-Les gens commandent trop de trucs inutiles.
Vous avez déjà pensé à l'empreinte carbone ?
C'est ça, le problème. Alors, après,
ils se font rembourser et tout le monde est gagnant.
-Et la voiture cachée dans ton box ?
-Ah non, je ne la cachais pas. La voiture, je l'ai achetée.
Enfin, je l'ai échangée, quoi. -Auprès de qui ?
-Le patron de la casse près de Rezé.
Je l'ai échangée contre un ordi et une friteuse.
-Quand ?
Léo soupire. -Euh...
Si, j'étais en gueule de bois suite à l'anniversaire de Bab.
Donc, le 18 avril.
Mais il allait la compacter.
C'est gâché. C'est ça, le problème.
Moi, je fais de l'économie circulaire.
-Tu voles des colis, quoi. Le procureur décidera.
Je préviens ta mère que tu ne rentreras pas dîner.
-C'est gentil, merci.
Ah, une petite chose.
Dites-lui bien que je fais ça pour sauver
la planète. -Bien sûr.
-Merci.
-Dis donc, c'est un comique, lui.
J'ai entendu un bout de l'interrogatoire.
-Ah oui ? Il y a quelque chose que je n'ai pas bien fait ?
-Non, tu as assuré. Il a lâché le morceau en deux-deux.
Pourquoi tu t'intéresses autant à cette voiture ?
-Je crois que c'est celle de mon chauffard.
-Quoi ? Ce petit couillon t'a renversée ?
-Non, je ne sais pas.
Il dit qu'il ne l'a eue qu'une semaine après mon accident.
-On va vérifier tout ça. Tu peux y aller.
Hein ? Va voir George.
-Non, je vais d'abord taper mon PV d'audition.
J'irai le voir après.
-OK, championne. Mais n'en fais pas trop.
Personne ne t'en voudra d'être en sous-régime.
-Vas-y, ma belle. Je te couvre.
-Ouais.
-Loïc va se vexer s'il te voit ici. Tu n'as pas voulu de ses cookies.
Marco avait mis tellement d'amour dedans.
-Et tellement de raisins secs.
-J'en ai mangé un.
C'est incroyable, comme expérience.
Je n'ai jamais mangé un truc qui était à la fois trop
et pas assez cuit.
-Ma carte ne passe pas. Je ne comprends pas.
-Je t'invite.
-Merci. -Ca me fait plaisir.
-Quoi ?
Ma banque me dit que j'ai dépassé le plafond de paiement.
-Ah ouais ? Tu n'as plus de sous ?
-Si, j'ai des sous. Sonnerie
Merci, Jess. -Ouais.
Allô ?
-C'est bon.
-Alors ? -C'est bon, j'ai les infos.
Quand tu es stagiaire,
personne ne fait vraiment attention à toi.
J'ai plein de trucs à te dire.
1 : le téléphone de ton grand-père a borné pour la dernière fois
à 5h30 du matin, l'heure de l'agression.
2 : il avait une arme. Tu n'étais pas du tout au courant ?
-Papou ? Non. Non. Non.
-A priori, si. C'était un petit calibre.
D'après Camus, ça correspond à sa blessure.
Il a dû la sortir pour se défendre et ça s'est retourné contre lui.
Et 3 : ça ne serait pas forcément un cambriolage.
Ca pourrait être un ancien client de George
qui serait sorti de prison et qui serait venu se venger.
Qu'est-ce qui se passe ? -Il faut que je te montre un truc.
La nuit dernière, j'ai acheté
un billet pour Mexico.
-Quoi ?
-Ma carte bleue est bloquée.
Mon compte a bien été débité. J'ai vérifié.
Donc, j'ai une place dans un avion. Départ demain matin.
-Pour le Mexique ? -Mmh.
Comme si je voulais m'enfuir.
On veut me faire porter le chapeau.
Enfin, je pense.
-Attends, il faut prévenir Chris. Et pour l'échiquier aussi.
-Pour l'échiquier,
j'ai envoyé les prélèvements ADN en urgence au labo.
Si un nom sort, je suis sauvée et on retrouve
le coupable.
-Tu ne comptes l'arrêter seule ? -Je n'ai pas
le choix.
Je suis le suspect numéro 1.
Tous les indices m'accusent.
Je ne sais pas si tu m'entends.
Je ne sais même pas si tu as mal.
Le médecin dit que tu ne souffres pas.
Il faut que tu reviennes.
On a un tas de choses à se dire.
On s'en fout que tu m'aies caché
que mon père était un Moriarty.
C'est toi, ma famille.
J'ai besoin de toi.
Charlie soupire.
Je reviens demain.
Je voulais dormir ici, mais je n'ai pas le droit.
-Bah, je sais, oui.
Mais si tu veux, tu peux dormir à la maison.
Bon, après, il y a mon frère.
-Je veux bien.
Oui. Merci.
Dis donc, c'est le bazar, ici.
-Ah, tu trouves ?
-Non, je plaisante.
-Si besoin, je suis... -Non, Samy.
Tu peux dormir avec moi ?
Je ne veux pas être seule ce soir.
-Euh...
Oui, OK.
(-Charlie, tu dors ? (-Non.
(Et toi, tu dors ?
(-Non.
(Ne t'inquiète pas. On va retrouver le coupable.
(-Tu ne doutes pas de moi, toi ?
(-Mais, enfin...
(Jamais de la vie.
(-Tu avais raison.
(Je n'aurais pas dû arrêter mon traitement.
(C'est à cause de ça que je me suis fâchée avec papou.
(On n'a même pas eu le temps de se réconcilier.
(-Il sait que tu l'aimes.
(Il n'en a jamais douté.
(-Tu crois ? (-Bah oui, j'en suis sûr.
(-Et si j'étais quand même liée à tout ça ?
(-Ca va aller.
(Je suis sûr que tu n'y es pour rien. Viens.
(Viens, viens.)
Le moteur vrombit.
Chris est là ! On n'est pas censés
participer à l'enquête.
Il va être furieux. -C'est encore chez moi.
Je veux vérifier cette histoire de cambriolage.
J'avais le cerveau embrouillé, hier.
(Viens, on va passer par là.
Vibreur (Attends, attends, attends.
(J'ai reçu les résultats du labo ! (-Et alors ?
(-Il n'y a que deux ADN différents sur l'échiquier.
(Celui de George et le mien.
(-Et rien d'autre ? (-Non.
(-OK. Viens, viens.
(-S'il n'y a pas d'autre ADN, ça veut dire que c'est moi.
(-Viens. Il va falloir être discrets.
(Ils sont encore là-bas.
(OK, il n'y a personne
(à l'intérieur.
(Il va falloir se diriger vers la baie vitrée
(et à mon signal...
(Charlie ?
(Charlie ?
(Charlie !
(-Tu fais quoi ? Viens !
(Allez !
(Allez !
(-Doucement.)
C'est une bêtise. Fais gaffe où tu marches !
Musique intrigante
...
-OK.
C'est la nuit,
le cambrioleur force la baie vitrée,
prend l'échiquier et en profite
pour fouiller la maison.
On est d'accord ?
-Qu'est-ce qu'il y a ? -C'est complètement absurde.
Les appareils photo de papou, c'est des pièces de collection.
Pourquoi il ne les a pas pris ? -Qu'est-ce qu'ils font ?
-Et c'est pareil !
Regarde l'étagère. Cette théière en argent,
ça coûte au moins 100 euros.
-Il n'a pas eu le temps de checker les prix.
-Mais il m'a pris un billet d'avion.
Ce cambriolage est une mise en scène.
On veut me faire accuser. -Ils ont trouvé un truc.
-Hein ?
Mais qu'est-ce que...
C'est mon sac ! -Qu'est-ce que tu fais ?
Non, non, non, non !
(Qu'est-ce que tu fais ?
(Arrête ! On n'a pas le droit d'être là.
(Charlie ! Arrête, Charlie, arrête !)
-Non, Charlie ! Tu t'arrêtes tout de suite.
Tu t'arrêtes, Charlie. Ce n'est pas ton enquête.
Charlie ?
Faites demi-tour. Allez.
Allez. Allez, allez !
(-Samy, c'est mon sac. Je le laisse toujours ici.
(-Quoi ? (-Il y a une arme dedans.
(Je te jure, je ne l'ai jamais vue.
(Je suis sûre qu'il y a mes empreintes dessus.)
L'échiquier, le billet d'avion et l'arme dans mon sac.
-Ils vont faire un relevé d'empreintes.
-Et si c'était les miennes ?
-C'est que quelqu'un les a mises là.
-Tout m'accuse. C'est peut-être les médicaments
que j'ai pris pour dormir qui m'ont fait vriller. Imagine !
-Charlie, jamais tu ne ferais du mal à ton grand-père.
Et un petit somnifère ne fait pas perdre le contrôle.
Donc, calme-toi.
-Samy, et si je ne voulais pas me souvenir ?
-Charlie,
tu es flic. Jamais tu ne réserverais
un billet d'avion le soir de l'agression,
ni ne mettrais une arme dans ton sac
que tu jetterais juste devant.
Tu n'es pas débile !
Va voir Chris, explique-lui
que c'est ton sac et que c'est un complot.
-Je n'ai pas d'alibi. Les preuves sont contre moi.
Et Billon sait que je me suis disputée avec papou.
-Prends les devant et va les voir !
-Non, attends.
Je dois garder ma longueur d'avance. C'est ma seule chance
de retrouver le coupable.
-Donc, on fait quoi, alors ?
-Tu es sûre que tu vas y arriver juste avec un gâteau ?
-Ce n'est pas juste un gâteau. C'est le brownie à la Holmes.
Et je connais bien mon équipe.
-Ah, tu es là ! Chris te cherche.
Tu es venue avec la voiture de ton grand-père ?
-Oui. -Parce qu'ils veulent
la perquisitionner.
-J'arrive.
-Je leur dis que tu es là. -Oui, vas-y.
-C'est bon signe
qu'elle recuisine.
Ca veut dire qu'elle va mieux.
-Oui. Oui.
Musique légère
Ce ne serait pas le brownie Holmes, par hasard ?
-Peut-être.
-Eh ben, je...
...
Chris !
...
-Charlie, ne touche à rien.
Chris veut qu'on fasse une perquis'. Un gars a vu
une silhouette s'affairer sur la voiture
la nuit de l'agression.
-Oui, oui. Non, mais ce n'est rien, les gars.
Je prends juste mon linge sale.
Ca me gêne de le laisser ici.
Je n'ai pas eu le temps de repasser chez moi
avec toutes ces visites à l'hôpital.
Vous n'avez rien à laver ? -Non.
-Bon.
-Non, mais c'est des animaux !
Ils voulaient attaquer le gâteau à mains nues.
-Je les connais.
Distrais-les. Je vais jeter un oeil au dossier.
-Oui, allez. C'est parti.
Qui en veut ?
-Moi ! -Moi aussi !
Cacophonie
-Eh, on se calme !
Oh ! Eh ! Eh !
Laissez-le passer ! Laissez-le passer !
-On se calme !
...
Musique à suspense
...
Je ne suis pas lent, je suis minutieux.
...
-Chris s'intéresse aux caméras de chasse
installées dans la nature ? -Exactement.
J'espère qu'y en a une qui a filmé le coupable.
-Ah, c'est pour ça que Chris veut récupérer les images.
-Il est obligé de passer par le proc.
L'ordre de saisie devrait
arriver dans l'heure.
Donc, on se dépêche.
Musique palpitante
...
Bonjour ! -Bonjour.
-Bonjour. -Bonjour.
Euh... Je me présente.
Je suis... Elle gémit.
Je suis Charlie.
-Bonjour. Sylvain. -Le président
de l'Amicale. -Je sais que vous êtes président.
-On sait que vous n'êtes pas végane.
-Et alors, on voulait
vous offrir... Oh !
Je l'ai oublié.
On voulait vous offrir notre mensuel,
Gibier Magazine.
-On l'a lu.
-Ah !
-Vous voyez la maison verte qui donne
sur l'étang ? -Oui.
-C'est celle de mon grand-père.
J'ai remarqué qu'autour, il y avait des caméras dans les arbres
avec votre logo dessus.
Pour notre prochain article, on aimerait bien
récupérer quelques images. -Les flics nous les ont demandées.
Mais on n'aime pas la volaille.
-Pareil ! -On n'aime pas
les poulets.
C'est des cons. -C'est de pire en pire.
-On le voit au quotidien.
-On ne peut plus rien faire. -On ne va pas
vous mettre mal avec la police.
On va simplement faire une copie.
-J'ai une clé USB quelque part. -Pas la peine.
J'ai la mienne.
Vous la mettez et hop là.
-On est hors procédure.
Si on a l'IGPN, c'est pour toi.
-C'est mieux que d'être coffrée pour avoir tué
mon grand-père.
Un téléphone sonne.
-Regarde qui c'est.
...
-C'est Billon.
Attends.
Oh là là ! Elle a essayé de me joindre plein de fois.
OK. -Non, non, non !
-Tu décroches
et tu me couvres !
-Allô ? Oui, Mme Billon.
Oui.
Ca va, et vous ? Je ne vous entends plus.
Oui, voilà.
De quoi ? Non, elle n'est pas avec moi.
Elle ne se sentait pas très bien. Du coup, je l'ai déposée chez moi.
Elle avait dormi chez moi hier. -Hein ?
-Mais il ne s'est rien passé.
Elle a dormi chez moi. On n'a pas dormi ensemble.
Enfin, dans le même lit, mais...
Très bien.
Au revoir.
Elle fonce pour te voir.
-Chez qui ? -Chez moi.
-Chez toi ? Vite ! On doit arriver avant elle.
-On dormait ensemble ?
-Je m'excuse.
Musique palpitante
...
Vite, vite, vite !
Vite, vite, vite, vite !
Vite, vite, vite, vite !
Elle geint.
Calme-toi, calme-toi, calme-toi !
...
Ah !
-Ca va ? -Oui.
Sonnerie -Attends, attends !
Sonnette
Oh, patronne !
Quelle surprise.
-Bonjour.
-Bonjour, bonjour.
-Euh... Je te dérange ?
-Du tout, du tout.
L'opposé de son frère.
Un petit café ? -Euh... Oui.
Je le prends habillée, si ça ne t'embête pas.
Je voulais t'informer :
Perret n'est pas ton chauffard.
-Il a récupéré la voiture après mon accident ?
-Le gérant de la casse auto a confirmé.
Jess a cherché qui était le dernier propriétaire.
-Vous voulez que je l'interroge ?
-Je me dis que si c'est ce type qui t'a renversée,
Samy et toi le reconnaîtrez peut-être.
-Euh...
-Non, mais oublie. Jess ira.
-Ah non, non ! OK, c'est bon.
Vous avez raison. C'est logique qu'on y aille.
Et Samy ne doit pas être très loin.
-Donc, c'est lui qui t'a percutée et s'est débarrassé de sa voiture ?
-Son visage ne me dit rien. Et toi ?
Bonjour ! Bonjour, monsieur.
Euh... Police. Est-ce qu'on peut entrer ?
-C'est pour quoi ?
-On voudrait vous poser des questions
concernant votre voiture, une citadine grise
immatriculée...
-Ce n'est plus ma voiture. Je l'ai vendue.
-AH ?
-Et vous avez déclaré
le changement de propriétaire ?
-L'acheteuse devait le faire. La paperasse, ça m'emmerde.
-Alors, ça, c'est bien dommage,
parce que l'acheteuse ne l'a pas fait.
-Bah voyons.
-C'était la voiture de votre femme ?
Elle est partie, c'est ça ?
Oui, bah, deux fauteuils, un seul couvert.
-Avec mon meilleur ami, si vous voulez tout savoir.
-Euh...
Excusez-moi, je vais vous demander...
Enfin, je ne voudrais pas remuer des choses,
mais est-ce que vous vous souvenez
de la date de la vente de votre voiture ?
-Euh...
Alors...
Le 10 avril, à 15h.
-C'est la veille de ton accident.
-Vous avez le nom de l'acheteuse ?
-Kathleen Miller.
Une Australienne qui vient de s'installer à Nantes.
12, rue Moret.
J'avais mis la voiture en vente il y a quelques semaines.
Un peu chère, à 8000 euros. Mais elle n'a pas négocié.
-Du tout ?
-Non, elle a appelé
et 2h après, elle était là
avec le cash. -La rue Moret
n'existe pas.
-Et Miller, ça doit être un faux nom.
-Excusez-moi,
elle ressemblait à quoi, cette femme ?
-50,
60 ans...
Très... Ouais, blonde ou brune.
Châtain.
Euh... Ouais. Très élégante.
Elle avait un accent à couper au couteau.
-Euh... Ecoutez, merci beaucoup, monsieur.
Merci, merci.
On doit filer. Je suis désolée pour votre femme.
Ah, pardon. Vous m'avez dit qu'elle avait payé en cash.
Les billets avaient l'air neufs ?
-Oui, ils sortaient du distributeur.
-Merci, M. Broca. Merci.
Samy, tu viens ? On se dépêche. Zou !
-On va où ?
-SOON MAY THE WELLERMAN COME
TO BRING US SUGAR AND TEA AND RUM
ONE DAY WHEN THE TONGUING IS DONE
WE'LL TAKE OUR LEAVE AND GO -Tous ensemble !
-LA LA LA LA LA LA
LA LA LA LA LA LA LA LA LA
LA LA LA LA LA LA
LA LA LA LA LA LA
Elle finit sur une fausse note.
-Merci, merci. Merci beaucoup.
Je suis sûre que ça lui a fait très plaisir.
Merci, Chantal, pour cette envolée lyrique à la fin.
Ca m'a mis les poils. Merci.
Il ne va pas falloir que tu restes longtemps ici, papou.
J'ai besoin de toi, là.
Vibreur
...
Oui, allô ?
Oui.
(-C'est la brigade financière ?) -Oui.
8000 euros, le 10, oui.
Oui, oui, ça colle.
Surtout si c'était un distributeur à côté de la gare, oui.
OK.
Vous avez le nom du propriétaire du compte ?
Merci.
Meredith Moriarty.
C'est elle qui a acheté la voiture qui m'a foncé dessus.
Musique intrigante
...
-J'avoue, Meredith Moriarty,
là, je ne m'y attendais pas.
-La femme officielle de mon père et la mère de ma demi-soeur, April.
Tu te rends compte ?
-Le 10, ton père venait de mourir.
Donc, ça veut dire que le chauffard, ce n'était pas un accident.
-Il a voulu me tuer car je suis
la fille d'Alexander. -Et une Holmes.
-Attends, Samy.
Tu penses à ce que je pense ?
-Oui.
-Vas-y.
Vite.
Bon, je suis sûre que c'est elle qui s'en est prise à moi,
puis à mon grand-père.
Avec un peu de chance, on pourra la voir jeter l'arme dans le lac.
-Samy ? -Ouais !
-Il y a maman au téléphone.
-Ce n'est pas le moment.
-Démerde-toi. Je n'en peux plus.
-Mais habille-toi !
Oui, maman. Non, ce n'est pas le moment.
Oui.
Oui.
Oui.
-Mais...
Mais c'est moi.
Musique intrigante
...
-Oui. Bon, bisou.
Une porte se ferme.
Charlie ?
...
Charlie !
Charlie, ouvre-moi ! Samy tambourine à la porte.
-Merde. -Charlie !
Je sais que tu veux être seule, mais réponds au téléphone.
Charlie !
Qu'est-ce qui se passe ? Tu me fais peur, là. Ouvre-moi.
...
Charlie, allez !
Charlie !
-Eh !
Charlie soupire.
Qu'est-ce que tu vas faire avec ça ?
-Mais...
Samy soupire.
-Quoi ?
-Il y a tes empreintes sur le flingue.
Chris fouille ton bureau.
-Quoi ?
Il va trouver l'échiquier.
Il va le trouver, Samy ! Putain, c'est pas possible !
-Calme-toi. Va lui expliquer
que c'est un piège. -Mais ce n'est pas
un piège !
C'est moi. Je dévisse, là.
Je débloque complètement !
-Qu'est-ce que tu racontes ? Calme-toi.
Charlie, c'est Meredith.
-Regarde.
Regarde.
Là, tu vois ? C'est qui, là ? C'est moi, non ?
-Tu as peut-être jeté l'arme, mais ça ne veut rien dire.
-J'ai tiré sur George !
Et j'ai voulu maquiller ça en cambriolage.
J'ai tiré sur mon grand-père ! Tu te rends compte ?
-OK, tu te calmes.
C'est Meredith Moriarty qui est derrière tout ça.
-Non, ce n'est pas Meredith. Elle n'était pas là.
Elle était à Londres. Regarde. J'ai passé la nuit à vérifier.
Voilà, elle présidait un gala de charité.
C'est un truc à la Moriarty. Un truc qu'ils font tous les ans.
Regarde, elle est là. -Oui, c'est bon.
-La voilà. Là !
-Calme-toi, calme-toi.
-C'est moi, le souci ! C'est moi !
-Tu te calmes.
Donne-moi ta main. -Non !
-Respire. -Non !
-Tu inspires doucement.
Inspire.
-Je l'ai tué. J'ai voulu le tuer.
-Concentre-toi sur un truc. Il est où, ton violon ?
Charlie, il est où, ton violon ?
OK. -Non.
-Si, fais-moi confiance. Allez.
Allez.
Allez.
Elle joue un air mélancolique.
...
-Tu es devenu un super papi poule.
...
-Tu es flic. La meilleure que j'aie vue.
...
Elle joue un air enlevé. -Ce n'est pas Meredith !
Elle n'était pas là ! Elle était à Londres !
...
Il me faut un autre téléphone.
La batterie tient 2h.
...
*Air de violon
...
-Attends-moi ! -Viens.
-Qu'est-ce qu'on fait ? -Mon téléphone est sur écoute.
-C'est pour ça que la batterie se décharge.
C'est bien un piège.
OK, je sais que sur la vidéo, on croit que c'est moi.
Ce sont mes vêtements.
Mais moi, quand j'arrive au bout du ponton,
j'évite l'avant-dernière latte, qui est branlante.
J'ai toujours peur de la craquer. Et la silhouette qui me ressemble
ne le fait pas ! -Calme-toi.
Donc, quelqu'un se serait fait passer pour toi ?
-Oui. -Mais qui ?
-April. -Oh non.
April Moriarty ? -Oui.
-Tu penses que c'est April ? -Oui.
Tous les ans, elle préside
le gala à Londres avec sa mère.
Et cette année, elle n'est sur aucune photo.
-D'où sa réaction quand tu es allée la voir.
Un téléphone sonne.
Oh, merde. Putain, c'est Chris.
Qu'est-ce que je dis ?
-Tu ne m'as pas vue, tu ne sais pas où je suis.
-Allô ? Oui, Chris.
Non, je ne l'ai pas vue. Je ne sais pas où elle est.
Oui.
Non.
Oui. OK, je vous dirai.
Ils arrivent ici.
-Ils viennent m'arrêter, là.
Prête-moi ta voiture. -Non.
-S'il te plaît. -Non, non.
-Toi, tu leur expliques tout. -Non. Tu veux aller où ?
-Voir April. -Non, je viens avec toi.
-Non ! J'ai besoin de régler ça seule.
C'est ma famille, mon histoire. J'en ai besoin.
-Non, tu n'y vas pas seule. -Je sais ce que je fais.
Je vais chercher mon téléphone portable.
Le GPS indiquera où je me trouve. Et toi, tu expliques tout à Chris.
S'il te plaît.
-Fais attention à toi. -Promis.
Musique douce
...
-Fais attention à toi.
...
-April, je sais que tu m'entends.
Je sais ce que tu as fait.
Il faut qu'on se voie.
Mes collègues sont après moi.
Je vais être arrêtée d'un moment à l'autre.
C'est bon, tu as gagné.
Bip
*-Début de l'itinéraire.
Départ : rue des Boulangers.
A 50 m, tournez
à droite, rue Lestrade.
Musique palpitante
...
Dans 5 km, prenez la sortie numéro 19.
...
Dans 500 m,
vous êtes arrivée aux Roches Grises.
-OK.
...
C'est là que tu veux m'emmener.
...
-Pas de fleurs, aujourd'hui ?
-Tu as tiré sur George.
-Ce n'est pas moi. C'est toi.
D'ailleurs, tu devrais être à Mexico.
Tu prends des risques à venir traîner ici.
-Tu n'as pas tiré sur lui tout de suite. Ouais, non.
Tu as attendu que je sois là pour que tout m'accuse.
Comment tu as fait pour que je n'entende rien ?
-J'ai mis des somnifères dans ta bouteille d'eau.
Et toi,
trop mignonne, tu en as pris par-dessus ça.
Musique palpitante
...
-Elle est où ? -Il faut
borner le téléphone de Charlie.
Elle est partie rejoindre April Moriarty.
-OK, OK, OK.
-Qu'est-ce que je t'ai fait ?
Pourquoi tu me veux du mal ?
Pourquoi tu veux me faire souffrir ? Je ne voulais rien te prendre.
-Tu m'as déjà tout pris.
Mon père ne s'est jamais intéressé à moi, ni à ma mère.
J'aurais tout fait pour qu'il me regarde.
J'attendais une caresse
comme un chien, mais je ne l'ai jamais eue.
Et il est mort.
Quand je t'ai vue arriver à Londres...
Illumination.
Il avait une autre gamine. D'une femme
qu'il aimait, en plus.
-Ta mère a donc tenté de me tuer.
-Elle s'est foirée.
Mais c'est malin de ta part d'avoir compris ça.
Je n'y aurais jamais pensé.
-Mmh.
Mon côté Holmes, sans doute.
-Regarde-toi, Charlie.
Ton petit côté Holmes, il ne te vient pas de Sherlock.
Il vient de ta mère.
Elle était fragile, seule.
Comme toi, en fait. -Charlie !
-Mes collègues arrivent. Ils vont t'arrêter.
C'est fini, April.
-Ah bon ?
Sur la base de quoi ?
Une planche pourrie sur un ponton ?
Le témoignage de ton petit chien-chien Samy ?
C'est toi qu'on va arrêter, Charlie.
On va t'accuser d'avoir agressé ton papou.
Finis-en.
C'est la seule liberté qu'il te reste.
Musique dramatique
...
Oh non !
Sirènes de police
Tes collègues arrivent déjà.
...
Allez, tu ne veux pas sauter ?
Je peux te filer un coup de main, comme on a fait avec ta mère.
On n'a pas eu grand-chose à faire pour la convaincre.
...
Tu ne devais pas beaucoup compter pour elle.
-Non !
...
-Non !
Je l'ai poussée.
Je l'ai poussée. Je l'ai poussée.
Je l'ai poussée.
-Ca va aller, ça va aller.
C'est fini.
Charlie sanglote.
Musique grave
...
... ...
...
SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA
...
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.