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Yoruba
Zulu
Attendez.
Attendez.
Vous avez failli m'envoyer dans le d�cor.
Alors ?
Montez.
Et maintenant, chers auditeurs,
La nouvelle chanson de Nat King Cole :
"Rather have the blues".
"EN QUATRI�ME VITESSE"
Le pouce ne vous suffit pas ! Il vous faut le corps entier.
Vous vous seriez arr�t� sur un signe du pouce ?
Non.
Que s'est-il pass� ?
Je vais essayer de deviner.
Vous �tiez avec un mec qui croyait que "non" voulait dire "oui".
J'aurais du vous jeter de cette falaise. Je peux encore le faire.
O� allez-vous ?
� Los Angeles.
Laissez-moi au premier arr�t de bus.
Vous vous promenez toujours sans vos v�tements ?
Un probl�me, monsieur l'agent ?
Une jeune femme v�tue d'un imperm�able s'est �chapp�e d'un h�pital psychiatrique.
Vous avez vu quelqu'un qui ressemble � �a ?
- Non. - Bon, circulez.
Je n'ai rien vu, monsieur l'agent.
Ma femme dort.
Bien, circulez.
Vous voulez bien l�cher ma main ?
Alors vous vous �tes �chapp�e de chez les mabouls ?
Il m'a oblig�e � y aller.
Il a pris mes v�tements pour que je reste.
Qui ?
J'aimerais pouvoir vous le dire.
J'ai besoin d'en parler.
Quand on a des probl�mes, on a besoin d'en parler.
Mais vous connaissez le dicton :
"Moins on en sait, mieux on se porte" ?
Ce volant r�agit bizarrement. La voiture tire � droite.
Bonsoir.
- V�rifiez la roue avant droite. - Oui.
Alors ?
C'�tait pris dans l'essieu. �a coin�ait le tambour.
Nous avons du attraper �a sur la route.
Tout ce que j'y attrape, moi, c'est de l'urticaire.
Merci, petit.
Merci � vous.
Vous pouvez me rendre un service ?
Avec plaisir.
Pouvez-vous timbrer cette lettre et la mettre � la bo�te ?
Oui, madame.
Je peux faire autre chose ?
Vous avez trouv� ce qui n'allait pas ?
Ouais.
Vous aviez ramass� une branche quand vous avez fait ce petit arr�t.
Bonne chance. � la prochaine.
Vous m'en voulez ?
Je regrette d'avoir failli ab�mer votre jolie petite voiture.
C'est dr�le ce qu'on peut apprendre sur quelqu'un � partir de tout petits trucs.
Votre voiture, par exemple.
Que vous apprend-elle ?
Vous n'avez qu'un seul v�ritable amour durable.
Et qui donc ?
Vous-m�me.
Vous �tes un des ces �gocentriques
qui ne pensent qu'� leurs v�tements,
� leur voiture, � eux-m�mes.
Qui font cent pompes par jour pour durcir leurs abdos.
Vous avez quelque chose contre la forme ?
Pour moi, la gentillesse compte plus que les muscles.
Vous �tes le genre de personne qui ne donne rien,
qui se contente de prendre.
Les femmes ?
Le sexe incomplet.
Que leur manque-t-il ?
Un homme, bien sur.
- Un merveilleux homme. - Bon, laissez tomber.
On va arriver � l'arr�t de bus et je ne sais m�me pas votre nom.
Vous oubliez que je suis une dingue de chez les mabouls.
Tous les dingues sont dangereux.
Vous lisez de la po�sie ?
Non, ce n'est pas votre genre.
Christina Rossetti a �crit des po�mes d'amour.
On m'a donn� son nom.
Christina ?
Oui, Mike.
J'ai vu votre nom sur la plaque.
M. Hammer,
amenez-moi � cet arr�t de bus et oubliez-moi.
- Si on n'arrive pas � cet arr�t... - On y arrivera.
Si on n'y arrive pas...
Souvenez-vous de moi.
- Elle s'est �vanouie. - Je vais la ranimer.
Si tu la ranimes, tu sais ce que ce sera ?
Une r�surrection.
Et qu'est-ce que �a veut dire, "r�surrection" ?
�a veut dire ranimer les morts.
Et qui crois-tu �tre, pour pouvoir ranimer les morts ?
- On le met dans la voiture aussi ? - Bien s�r.
- Coucou, Velda. - Coucou.
Dr Luciano, veuillez appeler le standard.
Tu n'es jamais l� quand j'ai besoin de toi.
Tu n'as jamais besoin de moi quand je suis l�.
- Pat est ici. - Vous avez cinq minutes, pas plus.
Infirmi�re.
- Salut, poulet. - Salut.
Il y a trois jours, je croyais devoir acheter un costard pour ton enterrement.
Trois jours ?
Comment je m'en sors ?
Tu t'en sors bien.
Tu seras sur pied dans une quinzaine.
Tu te souviens
de ce qui s'est pass� ?
J'ai cru ne plus jamais sentir �a.
Quelles jolies p�p�es !
J'ai un taxi.
Vous n'aurez pas besoin du taxi.
Nous avons quelques questions � vous poser.
�a ne m'�tonne pas. � tout � l'heure.
POLICE CRIMINELLE INTER-ETATS
- Entrez. Ce sera peut-�tre long. - Non, j'attendrai ici.
Nous n'avan�ons pas beaucoup, M. Hammer.
Nous avons les faits, il nous manque quelques d�tails.
J'ai failli me faire tuer, et il ne veut que des d�tails.
Coop�rer, c'est trop vous demander ?
Pour qu'il recommence ?
Nous vous prot�gerons.
Peut-�tre aurons-nous plus de chance avec les questions de base.
Votre nom complet, M. Hammer.
Michael Hammer, 10401 Wilshire Boulevard,
Los Angeles, Californie.
Quelle est votre profession ?
D'apr�s nos renseignements, il se dit d�tective priv�,
sp�cialis� dans les divorces.
C'est un renifleur de draps.
Il espionne les �pouses,
puis s'entend avec elles pour espionner les maris.
Il m�nage la ch�vre et le chou.
Et comment faites-vous ?
Vous vous cachez sous les lits ?
Rien de si primaire.
Il a une secr�taire, en tous cas il l'appelle comme �a.
Quel est son nom, M. Hammer ?
Velda Wickman.
C'est une tr�s jolie jeune femme.
Un vrai pi�ge � m�les.
Elle vit comme une princesse.
Il la l�che sur les maris.
D�s qu'il a des preuves, il est pr�t � les faire chanter.
Et pour les �pouses, qui utilisez-vous ?
C'est son rayon.
Bon, vous m'avez convaincu, je suis une vraie canaille.
Si vous avez fini, j'aimerais rentrer chez moi.
Oui, je sais.
Il vous tarde de reprendre le travail de votre vie.
Vous pouvez partir.
Ouvrez une fen�tre.
- Merci de m'avoir attendu, Pat. - Ouais.
Elle �tait chouette. Elle avait une fa�on sympa d'asticoter un mec.
C'est pas demain qu'ils trouveront la piste de son meurtrier.
La justice est trop lente. Toi, tu ferais mieux. C'est �a ?
�coute, Mike.
Tu te prends pour qui ?
Qu'est-ce qui cloche, Pat ?
Une petite nana ordinaire se fait tuer. On en entend parler jusqu'� Washington.
Il y a un truc qui cloche.
Je vais te donner un conseil.
Les gens comme toi m�prisent souvent
tout ce qui a trait � la loi.
Tu aimerais t'en occuper toi-m�me.
Mais si tu fais �a, tu suis la loi de la jungle.
J'ai pris une fille en voiture.
Elle �tait sur mon chemin, sinon je me serais pas arr�t�.
Elle doit �tre m�l�e � un gros truc.
Pourquoi ne nous dis-tu pas ce que tu sais,
avant de te retirer pour nous laisser faire notre boulot ?
Et �a me rapporte quoi ?
CHEZ NICK - R�PARATIONS AUTOMOBILES
Mikey !
Salut, Mikey !
Regarde, Sammy ! Mon copain vient de sortir du tombeau !
Content de te revoir, Mike.
Sorti du tombeau comme Lazare.
Raconte-moi tout. Qu'est-ce que tu as fait ?
Exc�s de vitesse en bagnole ?
O� est-elle ? Tu devais la ramener.
Il n'y a rien � ramener.
Si tu avais vu ta jolie petite caisse !
D�chiquet�e, bonne pour la casse.
Elle ne fera jamais plus "vroum-vroum".
�a me fend le c�ur.
Tu vas bien, maintenant ?
- Un peu secou�. - Un peu secou� ?
Tu sais ce qu'on va faire ?
On va se trouver deux mignonnes petites grecques.
Tu vois �a !
Attention les yeux !
J'ai oubli� de te dire.
Il y a des mecs qui te cherchent. Ils posent plein de questions.
- Quel genre de mecs ? - Des durs.
De vrais durs.
T'en fais pas.
Je suis content de te voir. Tu as l'air en forme.
H�, on se voit demain.
Fais gaffe, d'accord ?
�a va, Mike ?
Je sais pas encore. Peut-�tre pas.
Qu'est-ce qu'il veut dire : "Peut-�tre pas" ?
Qui sait ce qu'il veut dire ?
Ici Crestview 54124.
M. Hammer
est actuellement absent.
Si vous d�sirez laisser un message,
parlez apr�s le signal sonore.
All�, Mike. Je voulais voir si tu �tais rentr�.
Appelle-moi quand tu...
- Velda. - Je suis contente de t'avoir.
Tu vas bien ?
- Bien s�r, pourquoi ? - J'arrive.
Que voulaient-ils ?
Ils ont pos� des tas de questions.
Quel genre de questions ?
Des questions.
Quand tu partiras, dis � Nick...
Que veux-tu que je lui dise ?
Caresser la douceur de tes bras, �a vaut un bon repas.
Dis-lui de me laisser sa voiture ce soir et de la r�cup�rer demain matin.
C'est quoi, ce dossier ?
Un certain Ray Diker a appel� pendant que tu �tais � l'h�pital.
Il veut te voir.
J'ai pens� que tu voudrais
en savoir davantage sur lui.
Ne r�ponds pas.
Pat. Pour affaires cette fois.
Il va peut-�tre partir.
Ne faites pas attention � moi.
Je suspends ta licence de d�tective
et ton permis de port d'arme.
Si je t'attrape une arme � la main,
je te colle en prison.
�a ne te plairait pas, je crois.
Qui est Ray Diker ?
Comment fait-on avec ce type ?
Il �tait journaliste, non ?
Journaliste scientifique.
Pourquoi a-t-il laiss� tomber ?
On m'a dit que tes amis l'avaient aussi interrog�.
Je dois dire qu'il a du flair.
Il renifle les informations mieux que personne.
Que t'a-t-on dit d'autre ?
On l'a pas trouv�. Il a disparu.
Un journaliste scientifique dispara�t, et personne ne sait pourquoi.
Si tu sais quelque chose, tu ferais mieux de me le dire.
Si je savais quelque chose, je te le dirais.
Je n'en doute pas.
Tu devrais lui dire, Mike.
- Diker a laiss� une adresse ? - Dans Flower Street.
Mais � ta place,
je n'irais pas.
La bande o� tu es avec le joli c�ur a disparu.
Adieu la preuve.
Appelle-le et organise une autre s�ance.
Dis-lui que tu es d�sol�e.
Tu veux r�parer le mal que tu lui as fait.
Ce type de sinc�rit�.
Qu'as-tu trouv� sur la fille ?
Christina Georgina Rossetti :
Po�tesse anglaise,
n�e en 1830, morte en 1894.
Ta Christina �tait dans cet h�pital pour �tre interrog�e.
Par la police f�d�rale ou d'�tat ?
Ils n'ont pas voulu me le dire.
Pourquoi toutes ces questions, si je puis me permettre ?
Elle m'a dit que je pouvais l'oublier si je la d�posais � l'arr�t de bus.
Mais elle m'a dit : "Si on n'y arrive pas,
"souvenez-vous de moi. "
Alors, souviens-t'en.
Elle est morte.
Pas moi.
Tu te souviens de moi ?
Ouais.
Je t'ai d�j� vue quelque part.
Tu ne devais pas appeler ce monsieur...
- Comment s'appelle-t-il ? - Amical ?
C'est le nom que je lui donne.
M. Amical.
Il �tait tr�s amical.
Peut-�tre voudra-t-il te dire encore des mots doux.
Cette cassette �tait chouette.
Tu veux me faire plaisir ?
Ne t'approche pas des fen�tres.
On pourrait t'envoyer le baiser de la mort.
Le 121 ?
Vers le Sud.
- Du pop-corn ? - Ouais. C'est combien ?
Dix cents, comme d'habitude.
Merci.
Jette ce couteau !
Jette ce couteau !
� LOUER
Que voulez-vous ?
Frappez-moi. Entrez de force.
Je veux entrer !
Comment �a ? Pour qui vous prenez-vous ?
Soyez convaincant.
Soyez convaincant.
- Qu'y a-t-il ? - Vous �tiez avec elle quand elle est morte.
Elle savait qu'on allait la tuer.
Elle a du vous parler, vous dire...
Me dire quoi ?
Si vous saviez, vous auriez peur comme elle.
Comme moi.
Partez, �a vaut mieux.
Elle m'a dit s'appeler Christina. Christina quoi ?
Bailey. Christina Bailey.
Quelle �tait sa derni�re adresse ?
325, Bunker Hill.
Si vous d�cidez de parler,
contactez ma secr�taire. Elle m'appellera.
C'est vous.
Chaque fois que je l�ve la malle, je respire profond�ment.
�a donne de la force, de respirer.
Cette fois j'ai pens� : "Tu as vraiment bien respir�.
"La malle semble tr�s l�g�re.
"�a alors, mon vieux, tu deviens tr�s fort. "
Je le croyais.
Mais c'�tait vous.
Quelqu'un emm�nage ?
Emm�nager, d�m�nager.
Les gens vont et viennent.
Mais il y a un endroit o� on reste.
Il y a 63 ans que je vis au m�me endroit :
dans la maison de mon corps.
J'ai emm�nag� en naissant, je d�m�nagerai en mourant.
Parfaitement, monsieur.
Un coup de main ?
No, grazie. Je veux dire, merci beaucoup.
Si vous m'aidez, apr�s, le reste semblera plus lourd.
Je vais chercher l'autre.
- Que voulez-vous ? - Voir le g�rant.
Je vous �coute.
Une boite � lettres est au nom de Christina Bailey.
La police a d�j� visit� son appartement.
Il vous l'a dit. La police y est d�j� all�e.
Je veux voir son appartement.
Demande-lui qui c'est, Horace.
Dites-lui de se taire.
Tais-toi.
Je peux vous aider ?
Vous ne m'aurez pas comme �a, cette fois.
J'ai une respiration de jeune homme,
toujours pr�te � m'aider � d�m�nager les gens.
Les gens bougent tout le temps. Ils ne restent jamais tranquilles.
Ils vont de ci, de l�,
et bougent tout le temps.
Elle a encore un mois sur son bail, mais la police a dit que je pouvais relouer.
Ces affaires sont � qui ?
On loue meubl�.
Mais elle l'a arrang� � son go�t.
Et l'oiseau ?
Sa colocataire l'a laiss� mourir.
- Comment s'appelle-t-elle ? - Carver. Lily Carver.
Elle est partie il y a deux jours.
Tout d'un coup, en pleine nuit.
Sans laisser d'adresse.
Elle �coutait toujours cette station.
Monsieur,
vous avez respir� pour moi,
je vais vous dire un petit secret.
L'autre fille, la colocataire de Mlle Christina,
m'a demand� de ne rien dire.
Elle a peur, comme quelqu'un qui a peur de mourir.
Je l'ai d�m�nag�e.
Je vais vous dire o�.
Buonanotte.
Entrez.
Qui �tes-vous ?
Je m'appelle Mike Hammer, mais qu'importe ?
Que voulez-vous ?
J'�tais avec Christina quand elle a �t� tu�e.
Ils ont essay� de me tuer aussi. Voulez-vous voir les cicatrices ?
Comment m'avez-vous trouv�e ?
J'ai suivi un fil. C'est facile.
Je peux m'asseoir pendant que vous vous d�cidez ?
Christina �tait mon amie.
L'oiseau dans la cage : que lui est-il arriv� ?
C'�tait un bel oiseau, il me mangeait dans la main.
Vous l'avez laiss� mourir ? Pourquoi ?
Il me faisait penser � Christina chaque fois qu'il chantait.
Elle �tait chouette.
On s'amusait bien avec elle.
On a travaill� ensemble une ou deux fois.
Avant qu'elle ne soit malade.
C'est l� que j'ai remarqu� qu'elle commen�ait � changer.
On monte sur un man�ge.
On croit pouvoir descendre quand on veut.
Mais il se met � tourner trop vite.
Elle avait peur. De plus en plus peur.
Elle avait peur de sortir. Elle allait au cin�ma de temps en temps,
ou � l'�picerie, mais jamais tr�s loin.
Puis la police est venue.
Ils ont pos� des tas de questions.
Puis ils l'ont emmen�e.
Au bout d'un moment, j'ai eu l'impression qu'on surveillait l'appartement.
Ces hommes sont venus.
Que voulaient-ils ?
Je n'ai pas attendu de l'apprendre.
Pourquoi Christina avait-elle si peur ?
Vous pouvez me faire confiance, croyez-moi.
Je ne sais pas.
Vous voulez que justice soit faite pour ce qui est arriv� � Christina ?
Je vais voir ce que je peux faire.
Ici Crestview 54124.
M. Hammer
est actuellement absent.
Si vous d�sirez laisser un message,
parlez apr�s le signal sonore.
Bonsoir, M. Hammer.
Vous allez vous demander qui je suis, mais cela n'a pas d'importance.
L'important est que votre travail a �t� interrompu,
et votre voiture accident�e.
Votre vie a �t� chamboul�e,
pour employer un euph�misme.
Si vous ne vous �tiez pas arr�t� pour Christina,
rien de tout cela ne serait arriv�.
Alors, faisons comme si vous ne l'aviez pas fait.
Et que se passera-t-il ?
Alors, vous �tes l�, M. Hammer.
Eh bien, il ne se passera rien.
Votre vie continuera aussi sereinement qu'avant.
Comme gage de nos intentions,
regardez devant chez vous demain matin.
Ce Mike. Il d�molit une voiture
et s'en ach�te une autre, juste comme �a.
Un jour, je vais m'acheter la m�me.
J'y monterai et je conduirai.
Elle brille comme un sou neuf.
Il y a m�me les cl�s.
Je fais le tour du p�t� de maisons
et je rentre avant son r�veil. Pourquoi pas ?
- Ne touche � rien ! - Je n'ai touch� � rien.
Tourne cette cl�, et ce sera ton dernier geste.
- Ouvre le capot. - Le capot.
Ouais. Regarde dessous.
- Non. De l'autre c�t�. - De l'autre c�t�.
Pr�s du d�marreur. Il y a quelque chose ?
Ouais.
D�branche-le et retire-le.
- C'est de �a que tu parles ? - Ouais, une bombe.
Un tour de cl� et boum ! Plus de Nick.
Le capot.
C'est pas pass� loin.
J'ai eu chaud.
- Tu es sur ? - Ouais, tout � fait.
- Vraiment sur ? - Je t'ai dit que oui.
Il est sur.
"Ma moustache
"La moustache de mon p�re"
Allons sur l'autoroute.
Je veux voir voler ce petit bolide.
On va d'abord s'arr�ter au garage.
Pourquoi ?
Ils savaient qu'on trouverait celle-l�.
Alors, il y en a une autre ?
- Tu es sur ? - Ouais, tout � fait.
Il est sur.
Tu vois quelque chose ?
La voil�. Le gentil baiser d'adieu.
C'est une bombe reli�e au compteur.
Lentement, il ne se passe rien.
Mais sur la nationale, quand on met les gaz...
Nick. Viens.
Tu aimerais avoir une caisse comme �a ?
- � moi ? - Jusqu'au dernier boulon.
Que dois-je faire ? C'est fait.
- Tu peux trouver qui l'a trafiqu�e ? - Sans probl�me.
Je connais un endroit � Culver City.
Je fouillerai et je poserai quelques questions.
Nicky, tu devrais lui demander ce que �a vaut pour lui.
Que va-t-il en tirer ?
Ne m'ennuie pas, menu fretin.
Va jouer de la guitare,
moi, je conduirai ma voiture.
Oh, Nicky, tu vas au devant de beaucoup d'ennuis.
As-tu appel� ton amical M. Amical ?
Oui. Il m'attend avec impatience.
Rappelle-le pour annuler.
On laisse tomber le train-train des divorces un moment.
J'ai mieux.
Cette fille que j'ai emmen�e �tait m�l�e � un gros truc.
Et une part d'un gros truc,
c'est un gros truc.
Je veux que tu trouves le maximum sur elle.
Tu trouves un petit fil.
Le petit fil m�ne � une ficelle,
et la ficelle � une corde.
Et avec une corde, on peut se pendre.
C'�tait quel genre de fille,
ton amie Christina ?
Si je pose la question, c'est que Ray Diker a appel�.
Il a donn� deux noms.
Il a dit que tu pourrais te renseigner sur eux.
O� sont-ils ?
Sur ma machine � �crire.
Vroum-vroum dit qu'en grec tu t'appellerais Michail Sephiros.
Mais avec un autre nom, serais-tu aussi gentil ?
Kawolsky.
Il �tait boxeur professionnel.
Son pr�nom �tait Lee.
Je n'ai rien trouv� sur Raymondo. Je ne sais pas ce qu'il faisait.
Pourquoi utilises-tu l'imparfait ?
Les deux connaissaient ta Christina.
Les deux sont morts de la m�me fa�on qu'elle.
Comment ?
Comme tu as failli mourir,
accident de la route.
L'un est tomb� d'un taxi, et l'autre a �t� �cras� par un camion.
Qui est Carmen Trivago ?
Carmen Trivago : le Caruso du pauvre,
un chanteur d'op�ra sans emploi, cherchant un op�ra.
L'ami de Raymondo.
Et Harvey Wallace ?
Il conduisait le camion qui a �cras� Kawolsky.
Je descendais Washington Boulevard.
Vous savez, l� o� ils construisent cette autoroute.
Il �tait tard. La journ�e avait �t� longue.
L'hiver. Vous savez comme la nuit tombe vite.
J'avais allum� les phares.
J'en suis certain.
Les rues sont embouteill�es l�-bas en fin d'apr�s-midi.
Il �tait plus de 7 heures.
Les rues �taient vides.
Je passais sous un pont.
J'allais vite, vous voyez ?
Ce type est sorti de nulle part.
En marchant ou en courant ?
On l'a peut-�tre pouss�.
Pouss�. C'est plut�t �a.
- Bonsoir, Mike. - Salut, Eddie.
Mon nouveau poulain te pla�t ? C'est Kid Nino.
Joli, non ? Il bouge bien, hein ?
Comme tous tes boxeurs, Eddie.
Shadow boxing, gamin.
Pour montrer � mon pote.
Joli, non ?
Il est bon, non ? Regarde ses d�placements.
Il est super, Eddie. Mais le soir du grand match,
son punch aura disparu.
Pourquoi ?
Tu le vendras, comme tous les autres.
Pas celui-l�.
Attends que les ench�res montent, tu ne r�sisteras pas !
Non, Mike.
- Il y va quand ? - Demain soir. Combat principal.
C'est un gagnant, les paris seront bas.
- Mise tout sur lui. - Les gains seraient meilleurs s'il perdait.
Tu es sur qu'il va pas s'allonger ?
Tu as ma parole.
J'aime ce genre de paris. Merci.
J'�tais venu te demander
ce que tu sais sur un boxeur connu sous le nom de Lee Kawolsky.
- Et alors, quoi ? - Arr�te ton char.
T'as roul� ta bosse. Tu connais tout le monde.
Je sais rien sur lui.
Il a �t� tu� dans un accident qui n'�tait pas un accident.
Deux mecs sont venus ici.
Charlie Max et Sugar Smallhouse.
Ils m'ont demand� : "Si quelqu'un vient
"poser des questions sur Lee Kawolsky, tu sais quoi ? "
Je les ai regard�s. Tu sais ce que j'ai dit ?
J'ai dit : "Je sais rien. "
Ils m'ont dit de pas l'oublier,
et qu'ils me revaudraient �a.
Tu vendrais les dents en or de ta m�re.
Combien ils t'ont donn� ? J'offre plus.
Tu peux pas.
Ils ont dit qu'ils me laisseraient vivre.
Pat Murphy, s'il vous pla�t.
De la part de Mike Hammer.
All�, Pat.
Que sais-tu sur deux mecs
nomm�s Charlie Max et Sugar Smallhouse ?
Peu importe ce que je sais.
Dis-moi seulement pour qui ils bossent.
Carl Evello ?
Ouais.
Continue. J'�coute.
Ouais. Je sais pas.
Je vais demander � M. Evello.
Que veux-tu faire, Carl ?
Dis-leur qu'on prend la moiti�.
Carl dit "la moiti�".
O� en est la cinqui�me � Warwick ? Ils arrivent ?
On peut encore parier ?
- Tu as du feu, Sugar ch�ri ? - M'ennuie pas, beaut�.
Allez, Sugar ch�ri.
Mets 1 000 $ sur Big Boy dans la cinqui�me Gagnant.
Tu allumes ma cigarette, mon chou ?
File ! Les femmes sont pires que des mouches.
Tu joues ou pas ?
Quelle co�ncidence.
Comment allez-vous, madame ?
Je me sens...
dingue.
N'ayez pas peur. Je ne vous mordrai pas.
Vous avez un go�t que je ne connais pas.
Mais c'est bon. En fait, c'est super.
Venez, Dingo.
Big Boy est favori � cinq contre un.
Un peu plus ?
D'accord.
On ne se conna�t pas, c'est sur ?
C'est sur.
Qui �tes-vous ?
Qui suis-je ? Qui �tes-vous ?
Je suis Vendredi.
Je m'appellerais Mardi si j'�tais n�e un mardi.
Je suis la s�ur de Carl, sa demi-s�ur.
M�me m�re, p�res diff�rents.
Vous n'�tes pas comme les autres.
Les autres amis de Carl.
Peut-�tre parce que je ne suis pas son ami.
Merveilleux.
Vous pourrez �tre le mien.
Tout � moi. Rien � voir avec Carl.
Ils sont partis !
Ils sortent presque en ligne.
Ils sont gros, poilus et laids.
- Old Memory est troisi�me. - Avec des cigares noirs,
et ils parlent fort.
Ils ne me plaisent pas.
Mais vous, si.
Si je vous plais, invitez-moi � entrer.
Voulez-vous entrer ?
Pourquoi pas ?
Ce cheval marche, ou quoi ?
Il a m�me pas �t� nomm�.
Gin.
Il fait pas attention aux cartes
et il me bat avec son gin.
Buvons �...
l'amiti�.
� l'amiti�.
- J'ai des tas d'amis. - Je n'en doute pas.
Je ne suis pas difficile � vivre, vraiment pas.
Je peux �tre une tr�s bonne amie.
Vous voulez �tre mon ami ?
Que faut-il que je fasse ?
Si vous voulez �tre un ami proche,
demandez-moi quelque chose.
Et vous r�pondez toujours "oui", c'est �a ?
Peut-�tre.
Voyons si vous �tes bonne en orthographe. Comment �pelez-vous "non" ?
N-O-N,
non.
C'est tr�s bien.
Entra�nez-vous � le dire.
En amiti�, il faut aussi savoir dire "non".
Votre fr�re ne porte pas des chaussures de daim bleu, par hasard ?
�a m'�tonnerait. Son genre, c'est plut�t les mocassins noirs.
Quelle chaleur, je commence � avoir chaud.
Vous m'invitez � piquer une t�te ?
Bien s�r. Mouillons-nous.
C'�tait le meilleur pari.
Ce matin, les experts placent Roaring river...
Regardez qui est l�.
... et les parieurs qui aiment jouer...
Il y a des maillots � l'int�rieur.
Je vous attends.
... ce matin,
dansent de joie.
Et ils le peuvent.
Le petit Georgie Lowry, de la vall�e du Colorado...
Tu plaisantes ?
Pourquoi pas ?
Charlie, Sug.
Fais-le entrer.
Comment saurais-je ce qu'il sait ?
Tout ce que je sais, c'est qu'il est l� � fouiner.
Bon, je serai poli.
M. Evello ?
Je suis ici.
Je te rappelle.
Bonjour, M. Hammer.
Vous vous d�fendez bien.
Je pense qu'il est bon de parler plusieurs langues.
O� qu'on aille, on arrive � se d�brouiller.
Peut-�tre allons-nous nous entendre !
Vous, vous parlez avec des bombes !
C'�tait un peu grossier, je l'admets.
Nous vous sous-estimons toujours.
Honn�tement, j'ignore � quoi vous pensez.
Que voulez-vous ?
Hier, je cherchais un fil.
Aujourd'hui, je cherche une corde.
Et demain, qui sait, M. Hammer ?
Vous ignorez m�me ce que vous cherchez.
Dites-le moi.
Des ennuis.
C'est �a que vous cherchez : des ennuis.
Vous connaissez votre chance ?
La chute de la falaise ne vous a pas tu�, ni la bombe,
ni Sugar.
Que lui avez-vous fait ?
Charlie a eu une trouille bleue.
�coutez, Mike, vous me plaisez.
J'aime votre fa�on de vous d�brouiller.
Vous avez l'air raisonnable. Si nous faisions un march� ?
Combien pour remettre vos talents g�niaux au service
de vos basses besognes habituelles ?
Dites un prix.
Vous me direz s'il vous va ?
Qu'il est mignon !
Vous devriez conna�tre ce prix mieux que personne.
Je fixe mon prix suivant le cas,
et plus j'�tudie celui-l�, plus le prix monte.
Ah oui ?
Peut-�tre aimeriez-vous faire une offre pour engager la partie.
Bon, M. Hammer.
C'�tait un plaisir de vous parler, M. Hammer.
Revenez � l'occasion.
Quand je reviendrai, je conna�trai peut-�tre mieux mon prix.
Il est trop tard pour �a, M. Hammer.
Tout d'un coup, il est trop tard.
C'est la troisi�me fois que j'y vais. Elle fait comme si elle me voyait pas.
Moi aussi, je dois gagner ma vie.
Envoyez quelqu'un d'autre.
Ma patience a des limites !
�coutez, je ne sors plus.
Embauchez quelqu'un d'autre. Il y a d'autres types dans le coin.
On risque la crise cardiaque en montant ici.
Qui vous a invit� ?
Carmen Trivago. Quelle chambre ?
Suivez la musique.
Merci.
Il l'aime. Elle est morte.
Mais il chante. Il maestro.
Magnifico ! Che bella voce. Bello. Bello.
Bravo. Bravissimo !
Qui �tes-vous ?
Vous �tiez un ami de Nicholas Raymondo ?
- Raymondo ? - Ouais. C'est �a.
Je ne sais rien. Rien.
- Jolie collection de disques. - Oui.
- Caruso dans Pagliacci. - Pagliacci. Il maestro.
- Une pi�ce de collection. - Oui, exactement.
Que voulez-vous savoir ?
Je vais vous le dire.
Raymondo �tait mon ami, vous savez.
Un ami tr�s triste. Il �tait toujours triste.
C'�tait, comment dites-vous... un scientifique.
Tr�s chic. Tr�s brillant. Tr�s triste.
On l'a tu�. Pourquoi ?
Je ne sais pas.
Pourquoi �tait-il si triste ?
� cause du monde en g�n�ral. Tr�s triste.
Il me disait :
"Je suis tr�s intelligent, Trivago,
"mais je suis tr�s stupide.
"Je suis tr�s riche. Je suis tr�s pauvre.
"J'ai un petit secret, il est tr�s important
"et il n'a aucune importance. "
Que voulait-il dire ?
Quand je lui ai demand�, il a r�pondu : "C'est une �nigme sans r�ponse. "
J'ai cru qu'il plaisantait.
Mais quand il est mort, j'ai compris qu'il ne plaisantait pas.
Quelque part,
quelque part, il avait un secret.
Comment le savez-vous ?
Ils sont venus, ceux qui l'ont tu�.
Ils voulaient quelque chose, une petite chose,
qu'il avait cach�e et qu'ils ne pouvaient pas trouver.
Ils ont demand� : "O� est-ce ? "
J'ai dit : "Je ne sais pas. "
C'est un disque magnifique.
Ils sont venus hier soir. Apr�s votre d�part.
Je les ai entendus.
Je me suis cach�e en bas.
- Ils croient que vous savez. - Mais non !
Dites-le leur.
Il faut que je parte.
S'ils vous ont trouv�e, ils vous retrouveront.
Je vais � ma voiture. Quand je klaxonnerai, venez en courant.
- Salut, Mikey. - Alors ?
Je suis all� � Culver City.
Ils savaient rien, mais ils m'ont demand�
pourquoi je demandais.
- Tu leur as dit quoi ? - Rien.
�coute, Nick,
j'ai quelque chose � d�poser, mais je reviens.
- On ira ensemble. - D'accord.
Salut. Je peux vous aider ?
L�, je suis occup�.
Que faites-vous ?
Tant que vous n'avez pas de v�tements, servez-vous dans le placard.
Prenez la chambre.
- O� dormirez-vous ? - Sur le canap�.
Si vous voulez du caf�, la cuisine est...
Merci, Mike.
Merci.
Bon, j'ai compris.
Soyez la bienvenue.
Pourquoi �tes-vous revenu ce soir ?
En votre absence, il n'y a eu aucun appel.
Vous avez chang� d'avis.
Quelque chose vous a fait changer d'avis. Quoi ?
Vous dites que vous ne savez rien.
C'est vrai. Je ne sais rien !
Mais ils croient que si, sinon ils ne vous poursuivraient pas.
�a veut peut-�tre dire quelque chose.
N'ouvrez pas. Ne r�pondez pas au t�l�phone.
Ils penseront que vous �tes dans un endroit sur,
et pas ici.
Mais s'ils vous ach�tent, vous leur direz. Que m'arrivera-t-il ?
Mike, vous ne pouvez pas faire �a !
Ils ont tu� Nick, Mike.
Quelqu'un a tu� Nick.
Non !
Non.
Qu'y a-t-il ?
Que t'arrive-t-il cette fois ?
Tu as des ennuis, je le vois bien.
Je suis heureuse.
Je suis toujours heureuse quand tu as des ennuis, parce que tu viens me voir.
Qu'y a-t-il, Mike ?
Nick est mort.
Le cric a l�ch� et la voiture lui est tomb�e dessus.
C'est vraiment ce qui s'est pass� ?
Il a fait un ou deux trucs pour moi.
Et il s'est fait tuer.
Comme �a arrivera � tous tes amis un de ces jours.
Que cherches-tu, Mike ?
Un truc qu'avait Nicholas Raymondo. La fille �tait au courant.
�a vaut tr�s cher.
Autant que la vie de Nick ou de Christina,
celle de Raymondo, de Kawolsky, ou la mienne ?
Ou celle de Lily Carver ?
La colocataire de Christina.
Elle est chez moi. Ils ont essay� de l'avoir hier soir.
"Ils. " Quel mot merveilleux !
Qui est-ce, "ils" ?
Qui sont les personnes sans nom qui tuent pour ce fameux truc ?
Existe-t-il ? Peu importe.
Partout, tout le monde est jusqu'au cou dans la recherche vaine de quoi ?
Pourquoi ne l'envoies-tu pas � Pat ?
C'est son boulot de la prot�ger si elle en a besoin.
Ou de l'interroger si c'est ce qu'il faut faire.
Pourquoi essaies-tu toujours de jouer au flic ?
Pourquoi �tais-tu d�j� couch�e ?
J'ai pris quelques verres.
J'essaie de gu�rir ma cuite.
J'ai rencontr� ton ami Ray Diker chez Toscio, cet apr�s
Il m'a pr�sent�e � un type au bar.
Un marchand d'art abstrait, ou ce genre de truc.
Il se trouve que je l'ai fait parler.
Tu as envie d'en savoir plus ?
Il a prononc� quelques noms.
Tu veux que je te les dise ?
Carl Evello, tu connais, mais le Dr Soberin ?
�a te dit quelque chose ?
Il dit qu'il y a un art nouveau
et que ce docteur entame une collection.
Quel genre de collection ?
Je ne sais pas.
Il voulait me revoir.
Avec quelques verres, une chose en amenant une autre,
je pourrais sans doute en savoir plus sur le docteur.
Tu veux que je le revoie ?
Alors ?
Quoi ?
Qu'en penses-tu ?
Je pense que j'aimerais tenir celui qui a tu� Nick.
Tu veux venger la mort de ton cher ami.
Comme c'est touchant ! Et mignon !
Comme cela justifie bien ta qu�te du fameux truc.
Si tu partais, Mike ?
Avant que je change d'avis.
Et je vais avoir besoin de tout le sommeil possible
pour avoir la force de me d�fendre
contre mon nouvel ami de c�ur.
Rendez-vous au Pigalle.
� 2 heures ?
D'accord.
Tu as l'air � plat, mec. T'as vraiment pas l'air en forme.
Vraiment crev�. Qu'est-ce qui cloche ?
T'as l'air � c�t� de la plaque.
Un double bourbon, et laisse la bouteille.
Bien s�r.
Prends un verre avec moi.
Bien s�r. Avec plaisir.
On boit � qui ?
� Nick.
� Nick. Vroum-vroum. Attention les yeux !
Mike, r�veille-toi.
Un mec est pass�.
Il a dit qu'ils avaient ta copine, Velda.
Il m'a dit de te le dire.
O� est-il ?
Je ne sais pas. Il s'est tir�.
Je suis d�sol�e, Mike.
Merci, mon chou.
La Jag �tait pas assez bien pour vous ?
Les cendriers �taient pleins.
L'autre soir, la fille vous a donn� une lettre.
Vous savez pour qui elle �tait ?
Ouais. Je voulais juste savoir qui �tait le veinard.
Elle �tait adress�e � un mec nomm� Mike.
Souvenez-vous de moi !
Une lettre int�ressante ?
Bonsoir, M. Hammer.
On y a jet� un �il.
On n'a pas bien compris.
Vous ne m'ennuierez pas cette fois, M. Hammer.
J'ai pris des cours.
L'autre fois, je suis rest� KO pendant deux heures.
Sans pouvoir bouger.
Aide-le, Charlie.
Ouais.
Tu peux t'appuyer sur moi.
�a va ?
Nous y voil�, M. Hammer.
Faites attention.
Vous �tes bien polis pour des gangsters.
La vie est si courte, autant �tre poli.
Vous �tes r�veill�. Ne bougez pas.
Pourquoi vous faire du mal ?
Pour voir qui ?
Un inconnu. Un �tranger.
Que cherchons-nous ? Des diamants ?
Des rubis ?
De l'or ?
Des stup�fiants ?
Notre terre �tait civilis�e.
� mesure que le monde devient plus primitif,
ses tr�sors deviennent plus fabuleux.
Peut-�tre r�ussirez-vous quand vous serez mort.
Car vous allez mourir, M. Hammer.
Mais vous pouvez sauver votre amie.
C'est vrai.
La jeune femme que vous avez prise sur la route
vous a �crit.
Sa lettre contenait les mots :
"Souvenez-vous de moi. "
Elle vous demande de vous souvenir.
De quoi devez-vous vous souvenir ?
N'ayez pas peur, M. Hammer.
C'est une drogue sans danger.
Du penthotal, le s�rum de v�rit�.
Vous allez dormir.
Et pendant que vous dormirez,
votre subconscient fournira la r�ponse.
Et vous hurlerez ce dont vous devez vous souvenir.
Faites de beaux r�ves, M. Hammer.
Que voulait-elle dire par : "Souvenez-vous de moi" ?
Que voulait-elle dire par : "Souvenez-vous de moi" ?
Alors ?
Il repart au tapis !
Un, deux, trois, le compte automatique commence.
Bender est sur un genou.
Six, sept, huit, Bender est debout � nouveau.
L'arbitre essuie ses gants, tout en retenant McCoy.
McCoy revient.
McCoy sent qu'il peut en finir.
Crochet � la m�choire.
Bender essaie de se couvrir.
C'est son deuxi�me KO du round, et le troisi�me du match.
C'est la moiti� du neuvi�me round.
Bender a �t� matraqu�.
Il a r�ussi � arr�ter McCoy momentan�ment.
Jab du gauche au nez. Le sang coule.
Bender tente d�sesp�r�ment de r�sister, mais McCoy ne lui fait aucun cadeau.
Il maintient Bender � la corde.
Il frappe. Gauche � la t�te. Droit � la m�choire.
De retour parmi nous ?
Gauche, droit, gauche, droit, pluie de coups au corps,
alors que Bender s'effondre sur la corde.
J'ai compris.
Vous croyez ?
Ouais.
Bon, je vous �coute.
Elle pourra partir ?
Vous avez ma parole. Elle sera libre comme l'air.
Vous voulez parler ?
Je veux chuchoter.
Comme il vous plaira.
Bender essaie d�sesp�r�ment de tenir.
Et voici le gong.
Oui, M. Evello.
Il a parl�. Il est � toi.
Je crois que Bender n'�tait pas encore pr�t.
Il n'a pas pu lutter contre McCoy.
C'�tait un vrai tigre ce soir, il en voulait.
McCoy a beaucoup trop d'exp�rience,
ses coups sont bien trop efficaces pour un quasi-d�butant comme Bender.
J'ai bien cru que Bender ne tiendrait pas jusqu'� la fin du round.
Les spectateurs install�s pr�s du ring
guettaient le signe indiquant que Bender avait perdu.
Gilmore semble avoir estim�,
alors que Jim se faisait copieusement rosser,
qu'il savait encore ce qu'il faisait.
C'est la fin de la pause. On retire les tabourets.
On jette un seau d'eau � Bender
et le jeune homme repart au combat.
La cloche, dixi�me round.
McCoy attaque par un gauche, Bender le bloque
et contre par un coup droit derri�re l'oreille.
McCoy, crochet du gauche,
par� par Bender. Accrochage.
Voil� que Bender repousse McCoy.
L�ger jab du gauche de Bender,
crois�... Regardez, voil� Bender ! Il marque tr�s fort.
Oui. McCoy a l'air sonn�
et Bender est sur lui.
McCoy essaie de s'�chapper
et Bender le poursuit.
Il l'am�ne dans un coin neutre.
Bender est dessus. Direct du gauche...
Carver !
J'arrive.
- Carver ! - J'arrive !
O� avez-vous trouv� ces v�tements ?
Votre amie Mlle Wickman me les a apport�s.
- Quand ? - Hier.
Elle m'a aussi apport� du parfum. Je me sens presque humaine.
Vous voulez sentir ?
Qu'y a-t-il ? Que se passe-t-il ?
Que voulait-elle dire : "Souvenez-vous de moi" ?
Lisez �a.
"Souvenez-vous" ?
"Souvenez-vous de moi lorsque, jour apr�s jour
"Vous ne me parlerez plus de notre avenir
"Souvenez-vous seulement de moi
"Car si les t�n�bres et la corruption laissent
"Une trace de ce que furent nos pens�es"
Relisez �a.
"Car si les t�n�bres et la corruption laissent
"Une trace de ce que furent nos pens�es"
Ne me laissez pas !
Ils �taient � la porte hier soir. Ils ont essay� d'entrer.
Ils ont essay� d'entrer.
Ils ont essay� d'entrer.
"Ils. "
Prenez votre manteau.
"Si les t�n�bres et la corruption laissent une trace
"De ce que furent nos pens�es"
Mais si c'est une pens�e, elle est morte avec elle.
Ce doit �tre un objet.
Un objet petit, qu'elle pouvait cacher.
O� l'aurait-elle cach� ?
Elle n'a pas eu le temps � la station-service.
Elle l'a aval�.
Et si elle l'a aval�, c'est vous qui l'avez.
Veuillez fermer la porte.
Qu'est-ce que c'est ?
�a suffit.
Je vous ai pay�. Donnez-la moi.
Ai-je dit que je vous la donnerais ?
En fait, je crois que je n'ai rien dit.
Je la veux. Donnez-la moi.
J'ai pratiqu� une autopsie sur cette jeune femme
et j'ai trouv� une cl�.
Quoi qu'elle ait mis sous cl�,
je n'en veux pas.
Il faut trouver un fourgue et partager la recette.
C'est trop compliqu�.
Je ne veux que du liquide,
l�, dans ma main.
Alors si vous voulez cette cl�,
- payez. - Pas davantage.
� votre aise.
"H-A-C. "
"H-A-C. "
Attendez l�. J'en ai pour un instant.
- Je peux vous aider, monsieur ? - � quoi sert cette cl� ?
Vous �tes membre du club ?
Non, mais dites-moi � quoi sert cette cl�.
Excusez-moi, monsieur. Si vous n'�tes pas membre...
Oh, monsieur !
� quoi sert cette cl� ?
- C'est une cl� de vestiaire. - � qui est-elle ?
Une minute, monsieur.
Elle est...
� qui ?
Elle est...
� Nicholas Raymondo,
membre depuis dix ans.
Allons-y.
Oui, monsieur.
C'est ici.
- C'est chaud. - Chaud ?
Excusez-moi,
qu'est-ce que c'est ?
Je l'ignore, mais ne vous en approchez pas.
- Ne laissez personne s'approcher. - Bien, monsieur.
Ouais.
V�rifiez ce bar o� il va. Et l'appartement de sa copine.
Laissez quelqu'un l�-bas, au cas o� il reviendrait.
Une minute.
C'est bon. Il vient d'arriver.
- O� est la cl� ? - Laquelle ?
Tu l'as prise au Dr Kennedy. Je la veux.
De quoi parles-tu ?
Ne perdons pas de temps. Donne-la moi. C'est important.
Aussi important que Velda ?
Tu l'as envoy�e faire ton sale boulot,
c'est de ta faute. Donne-moi la cl�.
Tu la sortiras de l� ?
La cl�.
Bien s�r, tu la sortiras de l�.
Comme Christina.
Tu la gardais dans un h�pital,
tu l'as laiss�e partir.
Tu l'as laiss�e se faire tuer,
comme Raymondo et Kawolsky.
Et Nick.
Et Carver aussi, pour autant que je sache.
- Carver ? - Ouais. Surpris ?
Quel genre d'enqu�te menez-vous ici ?
Lily Carver, la colocataire de Christina Bailey.
Nous avons sorti son cadavre du port il y a une semaine.
Tu es tellement malin, � travailler de ton c�t�,
fouineur � la gomme.
Tu as imagin� un gros truc, tu as essay� de t'en m�ler.
Alors, cette femme qui se fait passer pour Carver ?
Comment t'es-tu fait �a ?
�coute-moi, Mike.
�coute-moi bien.
Je vais prononcer quelques mots.
Ce sont des mots anodins.
Des lettres mises bout � bout.
Mais leur signification est tr�s importante.
Essaie de comprendre leur sens :
Projet Manhattan, Los Alamos, Trinity.
Allons-y.
Et Velda ?
- Quoi, Velda ? - Et lui ?
Qu'il aille au diable.
Que ce grossier personnage reste ici, � penser � sa copine,
et � ce qui risque de lui arriver.
Je ne savais pas.
Tu ne savais pas.
�a aurait chang� quelque chose, si tu avais su ?
Qui est l'homme que tu as pr�sent� � Velda ?
Quel est son nom ?
William Mist ! Il s'appelle William Mist !
Dr G. E. SOBERlN - SOMNlFERE
O� est Velda ?
O� est-elle ?
O� est-elle ?
Il m'a pr�sent�e � un type au bar.
Un marchand d'art abstrait, ou ce genre de truc.
Il se trouve que je l'ai fait parler.
Il a prononc� quelques noms.
Tu as envie d'en savoir plus ?
Tu veux que je te les dise ?
Dr Soberin.
�a te dit quelque chose ?
Dr Soberin. �a te dit quelque chose ?
Dr Soberin. �a te dit quelque chose ?
- Bureau du Dr Soberin. - Dr Soberin, s'il vous pla�t.
Je regrette. Le Dr Soberin n'est pas disponible.
Tous ses appels sont envoy�s � cette permanence t�l�phonique.
Appelez un autre m�decin.
Je dois absolument le joindre.
D�sol�e, je ne peux pas vous aider.
Il n'a pas le t�l�phone � sa villa de la plage.
Les voyages ont quelque chose de triste et de m�lancolique.
Je d�teste m'en aller,
mais il faut bien se trouver un nouvel endroit,
sinon il ne serait plus possible d'�tre triste et m�lancolique.
Qu'y a-t-il dans la bo�te ?
Qu'y a-t-il dans la bo�te ?
La curiosit� est parfois mortelle. Elle le serait
pour toi si tu suivais ton d�sir de l'ouvrir.
Tu as tr�s bien fait de m'appeler.
Oui, je sais.
Mais qu'est-ce que c'est ?
On a mal choisi ton nom, Gabrielle.
On aurait du t'appeler Pandore.
Une bo�te excitait sa curiosit�.
Elle l'ouvrit et lib�ra tous les maux de la terre.
Je m'en fiche, des maux, qu'y a-t-il dans la bo�te ?
As-tu entendu parler de la femme de Loth ?
On lui a dit de ne pas se retourner, mais elle a d�sob�i.
Elle a �t� chang�e en statue de sel.
Je veux juste savoir ce que c'est.
Me croirais-tu si je te le disais ?
- T'en contenterais-tu ? - Peut-�tre.
La t�te de M�duse.
C'est ce que contient la bo�te.
Et quiconque la regarde sera chang�
non pas en pierre, mais en soufre et en cendres.
Bien s�r, tu ne me crois pas.
Tu voudrais voir par toi-m�me, c'est �a ?
O� allons-nous ?
L� o� je vais, tu ne peux pas venir.
Je savais que je ne te tromperais pas.
Tu as cette intuition que partagent les femmes et les chats.
Pousse-toi, s'il te pla�t. Tu es assise sur mon manteau.
Ce qui est dans cette bo�te doit �tre tr�s pr�cieux.
Tant de gens sont morts pour cela.
Oui, c'est tr�s pr�cieux.
J'en veux la moiti�.
Je suis d'accord avec toi.
Tu devrais avoir au moins �a.
Tu le m�rites
pour toutes les faveurs que tu m'as prodigu�es.
Mais malheureusement,
ce qui se trouve dans cette bo�te ne peut �tre divis�.
Alors, je prendrai tout,
si tu veux bien.
�coute-moi
comme si j'�tais Cerb�re
aboyant de toutes ses gueules
aux portes de l'enfer.
Je vais te dire
o� l'apporter.
Mais ne...
n'ouvre pas
la bo�te.
O� est Velda ?
Entrez.
Entrez.
Embrassez-moi.
Je veux que vous m'embrassiez.
Embrassez-moi.
Le baiser de Judas
qui dit : "Je vous aime"
mais veut dire autre chose.
Vous faites �a tr�s bien.
Embrassez-moi.
- Tiens bon ! - Mike !
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