All language subtitles for Dumas.S01E04.FRENCH.AD.1080p.WEB.H264-TFA

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Original subtitles

(atmosphère de restaurant)

(musique mystérieuse)

- Je suis allé la reconduire,

j'ai pris les arrangements qu'il faut.

Elle veut pas voir personne.

- C'est pas parce qu'elle est revenue qu'on va se mettre Ă  capoter.

- Estie que t'as pas de coeur!

- Non, ça s'est réglé depuis longtemps.

T'es allé la reconduire, tout le monde est content.

Tu peux te concentrer sur ton travail.

C'est pour ça que je te paie. - Non, non, non.

C'est la dernière fois que tu me dis quoi faire.

- ArrĂŞte de te donner en spectacle!

- T'es la principale cause de ses problèmes à Catherine.

Elle ne veut plus te voir. Moi non plus.

- Assieds-toi. - Fuck off, estie!

J'ai pas besoin de toi dans ma vie.

De toute façon, t'as jamais été là quand c'était le temps.

(musique de tension)

(claquage d'une porte)

♪♪♪

(musique douce)

(gazouillements)

- Tu t'es levée tôt? - J'ai pas dormi de la nuit.

Ma fille est en ville pis je peux mĂŞme pas la voir.

- Sois patiente.

Moi aussi, j'avais juste le goût d'aller la voir.

Mais Anthony sait ce qu'il fait.

Ça donne rien de s'inquiéter. Elle est en sécurité.

- Si c'est ton père qui l'a forcée à rentrer là,

c'est sûr qu'elle va vouloir s'échapper.

- Elle était d'accord pour y aller.

- Oui, ça, c'était hier pour acheter la paix.

Ah, pis c'est pas juste ça. Il y a pas longtemps,

j'étais avec un homme qui voulait me marier:

j'apprends qu'il a essayé de tuer mon ex.

Pis lĂ , il se fait tuer en prison.

C'est assez pour t'empĂŞcher de dormir.

- Je sais pas si je dois t'offrir mes condoléances

ou te dire "tant mieux".

- T'es pas obligée de rien dire non plus.

(fermeture d'une porte)

- Des nouvelles de Catherine? - Non.

Je vais essayer d'appeler la directrice aujourd'hui

pour voir comment les choses vont avec elle.

- Mais je peux même pas lui parler au téléphone.

- Elle est en période de sevrage et a besoin de repos.

J'ai vu p'pa ce matin.

Ça s'est mal passé.

- Que veux-tu dire? - J'ai pogné les nerfs.

On s'est engueulés au resto,

je me suis levé pis je suis parti.

- À propos de quoi? - Je l'ai blâmé pour Cath.

J'ai dit que c'était de sa faute. Le ton a monté.

Il a la mèche courte, tu le sais.

De toute façon, j'ai pas le goût de parler de ça.

Je suis venu t'offrir mes condoléances pour Vincent.

- T'aurais pu te garder une petite gĂŞne.

- Voir Stéphanie qui a de la peine

parce qu'elle a perdu son trou de cul,

ça me touche quand même.

- C'était vraiment pas nécessaire.

♪♪♪

(fermeture d'une porte)

- C'était ce matin, ça? - Au déjeuner, oui.

Je vous l'ai dit: un malaise dans le resto.

Ils se criaient après.

Vous vouliez Anthony,

c'est peut-ĂŞtre le moment de le faire traverser.

- Il s'engueulait avec son père,

ça veut pas dire qu'il veut lâcher sa job.

- Mais si tu le relances,

il va peut-être se montrer plus réceptif.

- Mais il a pas mordu une première fois.

Je vois pourquoi il changerait d'idée tout d'un coup.

- Ça coûte rien d'essayer, Luigi.

(musique mystérieuse)

- Ça, c'est une autre histoire de femme trompée.

Pis honnêtement, ça me tente pas pantoute.

- Essaie de voir c'est quoi le problème,

de savoir si le gars a une maîtresse ou pas.

Perds pas de temps avec ça, donne ça à quelque d'autre.

- Parfait. - Il y a e sgt Diotte

qui aimerait ça te voir pour ta tentative de meurtre.

- Ben, qu'il vienne me voir ici. - Ça serait mieux à ses bureaux.

- Tu vas venir avec moi.

Bonsoir!

(musique de tension)

- Ça fait longtemps que t'attends ça. Là, c'est fait!

- Bon, c'est quoi ton problème ce matin, là?

- C'est fini. Je m'en vais.

- C'est parce qu'on s'est obstinés tantôt?

T'es pas capable d'entendre un échange d'opinions

sans toujours ramener ça à ta petite personne?

- Ce que tu dis, je m'en fous complètement.

- Hum, nous, on va vous laisser jaser.

- C'est correct, Sophie, j'ai pas l'intention de rester.

- Viens-t'en, Éric.

♪♪♪

J'imagine qu'il fallait que ça arrive un moment donné.

- Ils vont finir par régler ça, tu sais ben!

- Pas sûre de ça, moi.

- Remarque que ça serait pas une mauvaise chose.

Ça commence à être un peu pesant.

- Je lui souhaite Ă  Anthony de s'en aller.

Ça doit pas être facile de travailler avec son père,

surtout quand c'est Jean Dumas. - T'as pas tort.

- À chaque décision, il le remet en question.

- Il fait ça avec nous autres aussi.

- Non, nous autres, il nous écoute.

On a le droit d'argumenter.

AussitĂ´t qu'Anthony ouvre la bouche, il lui tombe dessus.

- Oui, t'as raison. On va attendre qu'Anthony sorte.

T'iras lui dire: "Eille, boss, t'es trop dur avec ton gars."

- Tu penses que je vais me gĂŞner pour le faire?

- Non, non. Non, te connaissant, je suis certain que...

ça va te faire un grand plaisir.

- Tu peux pas partir de mĂŞme, Anthony.

T'appartiens à cette boîte-là plus que n'importe qui.

- Inquiétez-vous pas pour moi, je retourne faire du droit.

- Il a-tu essayé de te retenir au moins?

- Non! Ça changerait rien de toute façon.

Je suis pas parti, je me sens déjà mieux.

- Veux-tu que j'aille lui parler?

- Non. Pis arrête de faire semblant, mon Éric.

Je sais que ça fait ben ton affaire dans le fond.

- Qu'est-ce que ça veut dire, ça?

- T'attends juste qu'il parte, lui, lĂ ,

pour mettre la main sur la compagnie.

- C'est n'importe quoi! - Quand t'as rien Ă  dire.

- Eille, lĂ , les gars, je pense qu'on est

dans les grosses émotions pis Anthony--

- Éric, viens-t'en, faut y aller.

- Peut-on se parler, s'il vous plaît, cinq minutes?

- Non, on est pressés. - Sophie, ça donne rien.

- Eille! Les enfantillages de cour d'école.

S'il veut s'en aller, qu'il s'en aille.

J'ai autre chose à faire que de gérer les frustrations

professionnelles d'Anthony Dumas.

Viens-t'en, Éric, on va être en retard.

- C'est pas une manière de régler les affaires.

- Non, mais c'est la mienne.

- Je suis vraiment désolée.

- Moi, je suis soulagé.

- Tu y vas pas un peu fort?

- Il vient me voir, il veut s'en aller, ben: "va-t'en!"

Qu'est-ce que tu veux que je dise?

- Qu'est-ce qui s'est passé? - Rien.

- Jean, s'il te plaît, parle-moi.

Je parle pas Ă  mon boss, je parle Ă  mon ami.

- Il me blâme parce que ma fille est sur la dope.

Je me défends comment de ça, moi?

- Il y a pas d'autre chose, t'es sûr?

- Il est pas ben ici.

Il veut aller travailler chez Cazal.

Vas-y travailler pour les bandits!

Quand ils te demanderont de défendre des pourris,

tu iras leur dire 'non' pour le fun.

- T'as peut-ĂŞtre juste besoin de respirer un peu.

- Il veut faire ses preuves, ben, il va les faire.

(musique lourde)

- Audrey Casgrain. - Oui, c'est moi.

- Enchantée. Sophie Lacoste. Vous pouvez me suivre.

- Enchantée.

(musique mystérieuse)

(Des pas s'approchent.)

- T'es pas chez m'man, toi?

- J'avais juste un cours aujourd'hui.

Je suis venue chercher des affaires.

Toi, t'es pas au bureau? - Je n'ai plus de bureau.

- Comment, "tu n'as plus de bureau?"

- Je ne travaille plus chez Intelco.

Je viens ramasser mes traîneries,

j'ai pas l'intention de remettre les pieds ici.

- P'pa t'a mis dehors? - Je suis capable tout seul.

- C'est toi qui es parti?

- Je ne suis plus capable de l'endurer.

- À cause de la conversation de ce matin,

concernant Catherine?

- Une écoeurantite aiguë du bonhomme.

- T'en as-tu parlé à m'man?

- Je pense que t'es capable de faire ça toute seule. Hein?

- J'ai 40 ans. Pas mariée, pas d'enfant.

J'ai le mĂŞme conjoint depuis six ans.

Si je suis ici, c'est Ă  cause de lui.

- Parfait.

On va commencer par son nom, sa date de naissance.

- Oui. Carl Lemay, né le 19 juillet 1970.

- Parfait.

Vous habitez ensemble? - Oui.

- Qu'est-ce qu'on peut faire pour vous?

- J'ai besoin de savoir s'il voit quelqu'un.

- Une maîtresse? - Ou un amant. On sait jamais.

- Vous avez des doutes?

- Évidemment. Sinon, je serai pas ici.

- Écoutez, je veux pas vous donner l'impression

que je prends ça à la légère, mais c'est quand même assez...

onéreux comme démarche.

Avez-vous déjà questionné M. Lemay à ce sujet-là?

- Oui. Pis il s'est mis Ă  rire

pour me montrer qu'il trouvait ça ridicule.

- Hum.

- Il s'absente souvent du pays.

Moi, j'ai des cliniques médicales.

Une à Laval, Gatineau, deux à Montréal, une à Québec.

Ă€ cause de son expertise, il s'en occupe beaucoup.

J'ai l'intention de le marier pis d'en faire mon associé.

Mais j'ai besoin de savoir avant.

- Hum, OK. C'est différent.

- En même temps, c'est peut-être moi qui se fais des idées.

Je...

Il est tellement attentionné, gentil, généreux,

toujours souriant, il est de bon conseil, mais...

- Oui, le doute, il y a rien de pire.

- J'ai les moyens de payer pour vos services.

S'il faut le suivre jusqu'Ă  Paris

pour en avoir le coeur net, on va le suivre jusque-lĂ .

L'argent, c'est pas un problème.

- Parfait.

(musique mystérieuse)

- C'est ton boss que je voulais voir, pas toi.

- C'est moi qui lui ai demandé de m'accompagner.

J'aime ça avoir un témoin quand je rencontre la police.

- On se questionne au sujet de ton ex-femme.

- Join the club, ça fait des années que je me questionne.

- Avec la mort de Vincent Guilbault,

le DPCP risque de retirer ses accusations contre elle.

- C'est quoi les preuves que vous avez

pour soutenir l'accusation?

- Un témoignage du tireur.

C'est lui qui nous a dit que Guilbault avait impliqué ton ex.

- Pis lĂ , Guilbault est mort, tu peux pas

nous mettre dans la boîte des témoins.

- Exact. - Ils l'accuseront pas, elle.

- C'est à eux de prendre la décision.

Mais, moi, j'irais pas avec la preuve qui est lĂ .

Je me vois mal prendre la boîte pour aller défendre une cause

qui relève plus de: "il m'a dit"

pis "elle m'a dit", pis "l'autre a dit"...

- Tu le sais qu'elle a échoué un polygraphe?

- Mais Guilbault est mort, il peut pas témoigner.

On parle pas d'un meurtre, mais d'une tentative.

- Ça non plus, ça change rien. Un pouce à gauche

pis vous aviez un meurtre sur les bras.

- Pis lien entre Guilbault pis Amadeo?

- Ils se sont appelés une demi-heure

après ta tentative de meurtre. Huit fois au total.

On saura jamais ce qu'ils se sont dit.

- Pis avez-vous au moins interrogé Amadeo là-dessus?

- T'imagines quand même pas que je vais te répondre?

- Donc, vous l'avez rencontré.

- Je te dis pas comment faire ta job.

Dis-moi pas comment faire la mienne.

(musique mystérieuse)

(sonnerie de téléphone)

- Oui, Stéphanie?

- Charlie m'a dit que t'as lâché Intelco.

Tu peux pas faire ça.

- Excuse-moi, m'man, mais le temps

où tu pouvais me dire quoi faire est révolu.

- J'ai encore des parts dans la compagnie.

Ton père et moi, on a pas encore réglé le divorce.

- Ça a rien à voir avec la relation que j'ai avec mon père.

- J'ai une offre Ă  te faire.

- Laquelle?

- Je te cède mes parts de la compagnie.

- J'ai pas l'argent pour te payer ça.

- Tu me paieras quand tu pourras.

- Regarde, ça change rien, t'es minoritaire, Stéphanie.

Un vote des actionnaires pis je me retrouve dehors pareil.

- Je vais lui parler. - Pis à part de ça,

il m'a pas mis dehors, c'est moi qui suis parti.

- Faut que tu restes, Anthony.

Elle te revient, cette compagnie-lĂ .

- Travailler pour Jean Dumas, c'est trop me demander.

- Regarde, viens me voir, on va en parler.

- Non, non, ça serait une perte de temps.

(tonalité de fin d'appel)

(atmosphère de suspense)

(atmosphère de bureau)

- Ça tombe bien. Il faut que je vous parle.

Salle de conférence.

Son conjoint s'appelle Carl Lemay.

Il est né le 19 juillet 1970. Il quitte dimanche

pour Paris pis sa femme veut

qu'on le fasse suivre. - À Paris?

- L'argent est pas du tout un problème.

- La raison officielle pourquoi il va lĂ ?

- Des affaires avec des entreprises françaises.

- Sait-on sa date de retour?

- En principe, mercredi ou jeudi prochain.

On va envoyer quelqu'un prendre l'avion

en mĂŞme temps pour le suivre de proche.

- Sophie, tu vas t'occuper de la filature pis tout ça.

- Sans faute! - Je sais qu'on aime pas ça,

les dossiers de mari cocu pis de femme trompée,

mais il faut ben que quelqu'un les fasse.

- Absolument.

(musique mystérieuse)

- Non, ça va.

Je vous remercie beaucoup.

Oui, vous m'enverrez ça.

OĂą est-ce que tu t'en vas? - Travailler.

Mes parents sont pas assez riches pour me faire vivre.

- Eh ben, à ton âge, tes parents aussi travaillaient

pour payer leurs études pis ça les a pas fait mourir.

- Hum. C'est-tu juste ça que tu voulais me dire?

- Non!

Le directeur des poursuites criminelles et pénales

laisse tomber les accusations dans mon dossier.

(soupir de joie)

- Ça, c'est une belle nouvelle.

- Je pense que oui.

(soupirs de joie)

- Je suis vraiment, vraiment contente pour toi.

Pis pour moi aussi: je serais pas allée te voir en prison.

Je t'aurais livré des oranges,

mais je serais pas allée te les porter.

(On frappe Ă  la porte.)

- T'as cinq minutes? - Es-tu perdu?

- Je me suis dit: S'il est tout seul, je l'invite Ă  souper.

- Je suis effectivement seul.

- Eh bien, le hasard fait bien les choses.

- Je crois pas à ça, le hasard.

- On pourrait faire semblant de pas savoir pourquoi

je veux qu'on mange ensemble, mais ce serait t'insulter, non?

- Pas du tout.

Pourquoi tu veux qu'on mange ensemble?

- Je sais que t'as quitté la firme de ton père.

- Les nouvelles vont vite.

- Il n'a pas changé d'idée depuis qu'on t'a rencontré.

- Je peux rien te promettre.

- Ben, c'est bien. Moi non plus.

(avertissement de déverrouillage)

- De la grande visite!

- Ils te font pas trop souffrir? - Je les laisse pas faire.

- Je suis venue voir Jean.

- Est-ce qu'il t'attendait?

- Ça fait longtemps qu'il ne m'attend plus.

- Tu sais ce que je vais dire.

- C'est important, il faut que je lui parle.

- Je vais l'appeler, mais je pense qu'il est en réunion.

(musique de tension)

Oui, j'ai Stéphanie qui-- (bips)

Attends deux minutes. Stéphanie, attends!

- J'avais demandé à ce qu'on change les codes de sécurité.

Fouille-la, Éric,

d'un coup qu'elle est venue finir la job

que son défunt chum a pas eu le temps de finir.

- T'es pas supposée être ici. - T'as pas le droit

de t'approcher de moi,

ça fait partie de tes conditions de libération.

Tu violes un ordre de la cour. - Il n'y a plus.

Le DPCP a abandonné les accusations contre moi.

Le gars qui a commandé le meurtre

s'est fait tuer en prison.

- Les accusations sont tombées par défaut.

Je saurai jamais la vérité, hein, tu sais ben!

- Éric, est-ce que je peux parler à Jean seul à seul?

- T'aurais pu prendre rendez-vous,

comme tout le monde.

- Il a donc ben l'air bĂŞte, lui.

- J'ai le mĂŞme air. T'arrives ici sans t'annoncer.

- Je veux vendre mes parts de l'entreprise Ă  Anthony.

- Hum!

Un: il ne travaille plus ici.

Deux: il a pas l'argent pour te payer.

Trois: selon notre convention d'associés,

tu dois me les offrir Ă  moi avant de les vendre Ă  un tiers.

Je vais t'en rajouter un quatrième:

les actions de la compagnie doivent ĂŞtre

dans l'entente de divorce qui est pas encore finalisée

parce que tu te traînes les pieds.

- Tu mélanges tout, là!

Tu peux pas lui faire ça, c'est ton gars.

- Non, je peux pas m'empĂŞcher de pas le faire.

De toute façon, t'as beau lui donner tout ce que tu veux,

si les actions sont pas dans l'entente de divorce,

c'est pas un chèque que tu vas recevoir,

c'est un coupon-rabais de popcorn au cinéma.

- (Anthony): C'est ben beau tout ça, là,

mais vous vous attendez Ă  quoi de moi?

- La mĂŞme chose que tu faisais chez Intelco:

tu t'assures que nos dossiers d'enquĂŞte se font

en toute légalité.

- Justement, parlons-en de ça. Il y a une rumeur qui court.

La clientèle chez vous,

c'est pas tous des enfants de choeur.

- Ah non, mais c'est tous des clients.

C'est pas différent de chez vous, tu sais.

- Vous faites des jobs pour le crime organisé.

(rire)

- Non, on fait des jobs pour nos clients.

C'est vrai que des fois on peut nos demander d'aider quelqu'un

qui a subi un préjudice, mais c'est normal.

- Un préjudice? Un exemple de préjudice?

- Un exemple...

Oui, ben, le mois dernier: une arrestation illégale.

- Non, ça, je comprends.

Quelque chose de plus grave, je parle.

- Comme quoi? - Je sais pas, moi.

Une enquĂŞte sur des avocats de la Couronne,

des policiers, des enquĂŞteurs.

- Ola, non, non! Non, non, on fait pas ça.

- C'est le bruit qui court.

- Ce sont souvent les jaloux qui les font courir.

- La compensation financière?

- Tu parles du salaire?

- J'essaie d'ĂŞtre moins vulgaire.

- Il y a une participation aux profits

sur lesquels tu nous amènes, c'est normal.

Et un salaire de base pour le reste.

- T'essaies d'augmenter ta clientèle, pis tu t'es dit:

"Anthony va nous amener les clients de son père", c'est ça?

- Non, non, j'ai jamais pensé ça. Sincèrement!

C'est l'avocat qu'on engage d'abord et avant tout.

- Il en pleut des avocats, il y en a partout.

- Pas avec tes compétences, Anthony.

Tu connais le milieu dans lequel on évolue,

et t'as travaillé pour des gens importants.

C'est une expérience qui s'achète pas, ça.

- Parlons de chiffre d'abord.

- Je comprends que ça t'intéresse?

- J'ai pas de job, tu m'en offres une.

Je serais fou de dire "non", mais...

pas Ă  n'importe quel prix.

(rire de joie)

- T'as bâti ça pour lui, Jean.

- C'est pas le premier enfant d'entrepreneur

qui est pas capable de prendre la relève.

- Tu lui laisses pas la chance. - Je lui ai laissé

toutes les chances du monde pis il a pas su les saisir.

Tiens! Signe ça.

- C'est quoi?

- L'entente de divorce.

Je l'ai fait mettre Ă  jour par mon avocat.

Signe donc ça qu'on en finisse une fois pour toutes.

(soupir)

- Je ne suis plus certaine.

- C'est ce qu'on a négocié, Stéphanie,

avant que ton chum essaie de me tuer.

- On n'a pas de preuve de ça.

- Hum, hum, hum! Toi pis moi, non, mais la police, oui.

- Je veux qu'on transfère mes parts à Anthony.

- Ça l'intéresse pas. Il veut pratiquer le droit.

- Ben, c'est ça ou je signe pas.

- Parfait, on signe pas.

LĂ , je vais te demander de sortir, j'ai du travail.

(musique d'ambiance)

- Mais plus que ça, je peux pas.

- Je t'avertis, je fais pas de 9 Ă  5.

- Tu viendras pas me parler de tes qualités de vie, j'espère?

- Non, mais je gère mes affaires en fonction des besoins.

- Tu fais ce que t'as Ă  faire. C'est parfait pour moi.

- Tu le sais que mon père va t'en vouloir à mort pour ça?

- J'ai plutĂ´t l'impression que c'est Ă  toi qui vas en vouloir.

- C'est pas de ma faute. Ça a l'air que je suis innocent.

- Bienvenue chez nous, Anthony.

(musique mystérieuse)

(vrombissement)

(musique mystérieuse)

(sonnerie de téléphone)

- Oui? - C'est moi.

Le GPS est en fonction. - C'est bon.

- S'il y a quelque chose, on se parle.

- Ça marche. - Pis?

- Bon, deux voitures, c'est pas l'idéal,

mais s'il s'en va à l'aéroport, ça va être suffisant.

- Il y a-tu quelqu'un à l'intérieur de l'aéroport?

- Oui, Nick. Le gars de filature va prendre l'avion pour Paris

en même temps que Carl Lemay. Il va rencontrer l'équipe

de filature Ă  Charles de Gaulle pis c'est eux

qui vont le prendre en charge Ă  partir de ce moment-lĂ .

- OK.

(musique mystérieuse)

- Tu reviens quand?

- Ah, c'est mercredi, jeudi.

Je te parle demain matin en arrivant.

- Sois prudent! - Toujours!

♪♪♪

(soupir)

♪♪♪

(vrombissement)

- C'est parti mon kiki!

(musique de tension)

MP Ă  PV, je l'ai bumper.

- Ici PV, pas de trouble, on l'a miroir.

Il est dans la bonne direction.

(sonnerie de téléphone)

- AllĂ´?

- Yo, c'est moi.

- Comment ça va? - Correct.

Je me demande ce que je fais ici.

- Tu t'ennuyais de moi?

(petit rire)

- C'est vrai.

Toi, comment tu vas? - Bien.

Je fais partie de ton club, j'ai dumpé p'pa.

Je ne travaille plus pour lui.

- Maman, elle?

- Tu peux pas lui en vouloir de s'inquiéter pour toi.

- Toujours avec son nouveau chum?

- Non, c'est compliqué. Je pense pas que ça t'intéresse.

- J'ai pas le goût de voir personne, mais...

toi, c'est pas pareil. Si jamais ça te tente.

- Ben oui. C'est sûr.

J'ai mĂŞme une grande chambre pour toi.

(soupir)

Je suis rendu célibataire.

- Ah oui?

Elle a dû te sacrer là à cause de ton mauvais caractère.

- Non. Je lui ai dit qu'elle pouvait pas rester ici,

que ma soeur s'en venait,

qu'elle avait besoin de son frère

pis d'une place pour se déposer l'âme un peu.

- T'es ben la seule personne

de qui je m'ennuie dans cette famille-lĂ .

- Tu peux pas dire ça. Charlie a tellement hâte de te voir.

- On se chicanait tout le temps. - Ça fait deux ans.

Elle était jeune. Elle a changé.

Elle a pris pas mal de maturité.

- Oui. En tout cas, je resterai pas ici

pendant six mois, ça, je te le jure.

Je peux t'appeler si j'ai besoin de parler?

- Quand tu veux. - OK.

(musique dramatique)

(atmosphère urbaine)

(musique mystérieuse)

- MP à PV: le target s'engage sur le métropolitain,

mais dans la mauvaise direction.

MD au studio: vous confirmez, s'il vous plaît?

- Studio à MD: c'est confirmé. Le sujet s'engage vers l'est.

(musique de suspense)

À moins qu'il parte de l'aéroport de Québec,

il s'en va pas pantoute du bon bord.

♪♪♪

(ouverture d'une portière)

- MD au studio:

il y a du mouvement dans le stationnement.

(bips)

Il y a changement de véhicule.

- Studio à MD: bien reçu.

(vrombissement)

Tu dis rien?

- Il change de voiture. Ça veut rien dire encore.

- S'il change d'auto, c'est sûrement pas

pour faire poser ses pneus d'hiver.

♪♪♪

(musique mystérieuse)

- On est au 4325 de la Licorne.

Le target sort de son char avec ses valises.

Pis il entre dans la maison.

- Les deux voitures sont immatriculées

à deux noms différents. La première:

au Centre de santé Casgrain.

- C'est l'entreprise d'Audrey Casgrain, notre cliente.

- Ce qui est emmerdant, c'est que la deuxième est

au nom de Daniel Simon. Et là où il est stationné,

c'est une maison qui appartient aussi Ă  un certain Daniel Simon.

- Est-ce que Daniel Simon c'est lui ou c'est un autre?

Autrement dit, est-ce que c'est Carl Lemay

qui se déguise en Daniel Simon

ou Daniel Simon qui se déguise en Carl Lemay?

- Ou si c'est deux personnes différentes.

- Exactement.

- Carl Lemay, s'il avait voulu prendre l'avion ce soir,

ben, ça lui aurait pris un passeport canadien.

- Non, mais il l'a pas pris, l'avion.

- Mais Carl Lemay, Daniel Simon, il doit avoir un passeport.

Pis ta cliente a déjà voyagé quelque part avec lui?

- J'imagine. - Tu lui as pas demandé?

- Ben, parce que ça fait cinq minutes

qu'on a arrêté de le faire suivre.

- Pis deux minutes qu'on sait qu'il a deux noms.

- Excusez. Oui?

Non, je suis en meeting.

OK.

OK!

- Bref, on fouille,

on regarde ce qu'on peut trouver pis on te revient, boss.

- Pis de toute manière,

il a de la filature encore dans sa maison.

- Anthony est rendu chez Cazal.

Ça fait des années qu'ils essaient de nous nuire

pis il s'en va là. Ça en dit beaucoup.

Il y a vraiment rien Ă  faire avec lui.

(musique de tension)

- Bon, à gauche, ça, c'est le passeport

de Daniel Simon, né le 23 avril 1970.

Et à droite, celui de Carl Lemay, né le 19 juillet 1970.

Ça, c'est le rapport du dossier de crédit de Daniel Simon.

C'est assez standard.

Ça remonte à loin quand même: 1993.

Mais typique des dossiers de crédit

qu'on revoit pour quelqu'un de son âge.

Ça, c'est celui de Carl Lemay.

La mĂŞme chose: un historique qui remonte Ă  quand mĂŞme assez loin.

Mais je veux porter ceci Ă  votre attention.

Ça, c'est son dernier employeur

avant de rencontrer Audrey Casgrain.

ContrĂ´leur financier chez Industries Desroche.

C'est une compagnie qui se spécialise

dans les portes et fenĂŞtres, mais de l'industriel.

Ils font les écoles, les buildings, tout ça.

Bref, il était pas du tout dans l'équipement médical.

- Moi, Audrey Casgrain m'a vraiment confirmé

que quand ils se sont rencontrés,

il vendait de l'équipement médical.

- Et les Industries Desroche, ça existe encore, ça?

- Absolument. J'attends un retour d'appel.

- Je voudrais rajouter que notre ami Daniel Simon a deux enfants:

Sara, 19 ans, et Elliot, 21 ans.

- Est-ce qu'on est certain que c'est ses enfants?

- Ben, ils portent le nom "Simon Gervais".

- Elliot Simon Gervais et Sara Simon Gervais.

Et j'ai trouvé ceci sur la page de Sara Simon Gervais.

Un voyage Ă  Disney en 2015.

- C'est lui. Il s'appelle donc Daniel Simon.

(musique mystérieuse)

- Bon, ben, tu connais Luigi.

- Ça va, toi?

- Content de te voir ici.

- Et je te présente Delphine Proulx,

qui coordonne le travail de tout le monde.

- Ça me fait vraiment plaisir.

Pis je voulais te féliciter

pour le procès de Frédéric Lalonde

dans le meurtre de Julia Ouimet.

- Vous avez fait vos devoirs avant que j'arrive.

- Oui pis non. J'ai suivi le procès: ça m'intéressait.

Ma soeur travaille pour le maître des rôles

au palais de justice. Il m'a parlé de toi.

- Tiens. - Merci.

- Si tu vois, ici, tu as les bureaux de la direction.

C'est-Ă -dire nous trois plus toi, maintenant.

Et les services techniques, c'est dans la bâtisse d'à côté.

- Disons que ça évite de mêler la clientèle

qui vient nous rencontrer ici avec le reste du staff.

- Viens, on va aller les voir. On va faire le tour, hein!

(musique mystérieuse)

(sonnerie de téléphone)

- Oui?

- Bonjour, Audrey, Sophie Lacoste de chez Intelco.

- Oui, Sophie?

- J'ai une petite question. Connaissez-vous un Daniel Simon?

- Euh... Non.

- Juste pour ĂŞtre certaine,

Carl est bien né le 19 juillet 1970?

- C'est ça, oui.

- Pis est-ce que vous vous souvenez la date

à laquelle vous l'avez rencontré?

Quand je parle de date, ça peut être le mois, l'année.

- Juillet 2016, au Chenonceau.

C'était le jour de sa fête d'ailleurs.

Chaque année, il y a un grand salon de la santé

pour les entreprises qui font le commerce

d'équipement médical. Ben, on s'est rencontrés là.

Ça a été le coup de foudre.

Il m'a vraiment aidé à faire grandir mon entreprise.

Il sait ce qu'il fait, disons.

- Vous m'avez dit qu'il était célibataire

quand vous l'avez rencontré?

- Veuf, en fait.

Sa femme est décédée d'un cancer.

- Écoutez, venez donc nous voir.

Je pense qu'on a des choses pour vous.

- OK.

(sonnerie de téléphone)

- Oui, allĂ´?

- (accent anglophone): J-j-je suis chez Daniel Simon?

- C'est Ă  quel sujet?

- On a un paquet pour M. Simon.

Je pense pas qu'on a la bonne adresse.

J'ai 4525 de la Licorne.

- C'est 4325. - Oh, 4325.

OK, c'est pas bon.

- Ça vient de qui?

- Je sais pas. On fait juste checker les adresses.

- Vous allez repasser aujourd'hui?

- Demain. Demain, probably.

- Parfait. - Merci beaucoup.

(bip)

- Bon, ils vont lui faire ses cartes d'identité

et ses clés et on s'assoira avec lui après.

Qu'est-ce qui se passe?

J'ai l'impression que ça fait pas ton affaire?

- Les choses ont changé, disons.

Avant, j'étais d'accord.

Mais depuis l'affaire de son père, là...

- Non, mais fais-moi confiance, d'accord?

On va laisser Delphine le travailler.

Pis si ça marche pas, c'est pas plus grave que ça.

Moi, je préfère l'avoir proche de nous. Pas toi?

- Oui. Mais l'idée de départ, c'était de l'acheter, lui.

- S'il arrivait quelque chose à son père

et s'il reprenait les rĂŞnes de la compagnie,

mais ça fait beaucoup de "si". - Justement!

Il peut commencer Ă  se douter de quelque chose, lui, lĂ .

- Mais on était prêt à le signer

avant que l'autre manque son coup. Vrai ou faux?

C'est pas plus dangereux maintenant qu'Ă  ce moment-lĂ .

- Mais si la police se met le nez dans nos affaires,

il va falloir qu'on lui explique ce qu'il s'est passé.

- Oui, oui, oui! Oui!

- Audrey, je vous présente Jean Dumas.

C'est le patron de la boîte.

- Madame, ça fait plaisir. - Enchantée.

- Éric Bonin.

- Enchanté. - Enchantée.

- Merci. - Merci, MaĂŻsa.

Bon, avant de commencer,

je voudrais souligner le travail de toute l'équipe

qui a travaillé sur ce dossier-là.

Les gens ont travaillé rapidement.

Et ça nous a permis de comprendre assez vite

de quoi il s'agissait.

- Ça annonce pas de bonnes nouvelles.

- Euh... Carl Lemay,

c'est pas vous qu'il trompait, c'est sa femme.

- Répétez-moi ça.

- Carl Lemay s'appelle pas Carl Lemay.

Son vrai nom, c'est Daniel Simon.

- Oui. Pis au moment oĂą l'on se parle,

il est Ă  la maison avec sa femme et ses deux enfants:

Elliot, 21 ans, et Sara, 19 ans.

- OK, je suis pas venue pour rien finalement.

- C'était votre intuition.

- Ce qu'on a appris, c'est que Carl Lemay,

c'est quelqu'un qui existe ou existait pour de vrai.

- Attendez, lĂ , juste...

Mon Carl Lemay

aurait pris le nom d'un homme qui a disparu?

- Exact.

- Votre Carl Lemay, lĂ . Ă  quel point

il avait le contrĂ´le de vos finances?

- Il a carte blanche. - Il aurait pu faire

des transferts d'argent sans que jamais

vous vous en aperceviez? - Euh...

- C'est pas un blâme, Madame Casgrain.

- Est-ce que vous avez un avocat, Madame Casgrain?

- Oui. Oui, oui, il attend mon appel.

Je l'ai préparé à ce qu'il s'en vient.

Je m'attendais Ă  avoir de mauvaises nouvelles.

Je veux empêcher Carl Lemay d'avoir accès

aux comptes bancaires de la compagnie, aux cartes de crédit.

Je lui avais signé des procurations.

- Euh, ce qui est important, Madame Casgrain,

c'est mesurer l'ampleur des dégâts.

Nous, on a des vérificateurs financiers,

dont la spécialité, c'est de retracer l'argent.

- Pourquoi? Vous pensez qu'il m'a volée?

- Oh, je pense que vous avez affaire Ă  un as de la fraude.

- Ce gars-là a réussi à obtenir deux passeports,

deux permis de conduire...

Bon, mais ce qui est primordial pour le moment, lĂ ,

c'est de rien changer de vos habitudes.

- Eille, non, non, non! C'est impossible que

cet homme-lĂ  remette les pieds dans ma maison.

Écoutez, je...

je voulais savoir s'il me trompait, vous m'avez répondu.

Je vais m'organiser avec le reste.

- Mais il y a encore beaucoup de travail Ă  faire. Si--

- Faites-le ramasser par la police au plus vite.

- C'est pas à nous de faire ça, Madame.

Si vous voulez aller voir la police,

portez plainte pour fraude, si fraude il y a, bien sûr.

- Il pourrait t'accuser de fraude à l'identité aussi.

- Pourriez-vous me donner l'adresse de Daniel Simon?

- Mais pourquoi vous voulez son adresse?

Vous voulez le confronter? C'est pas une bonne idée, ça.

Allez voir la police, ils vont s'en occuper.

(atmosphère de tension)

- Oui. Alors, le premier dossier,

c'est une dispute entre quatre partenaires.

Il y en a un qui vient de mourir.

Et les contrats sont pas clairs.

- Avant mĂŞme de se mettre le nez lĂ -dedans,

on veut savoir comment l'actionnariat

se départage en cas de décès.

- La femme d'un des gars lĂ -dedans a disparu.

Qui aurait intérêt à la voir disparaître?

- On va regarder ça. - Le deuxième est plus urgent.

On a besoin d'un affidavit pour une perquisition

qu'on veut faire dans une résidence privée

pour le compte d'un client.

- Je vais faire ça avec toi. J'ai les détails qu'il te faut.

Viens me voir dans mon bureau.

- C'est bon? - C'est bon.

(musique de tension)

- On peut vous aider?

- Luigi Amadeo. - C'est moi.

- C'est possible de nous suivre au poste de police?

- Pour quelles raisons? - On voudrait vous questionner.

- À propos de? - On fera pas ça ici.

C'est pas grave. On veut juste vous parler.

- On pourrait aller dans mon bureau.

- J'aimerais mieux au poste.

- OK.

Fait que j'imagine que si on était allés dans mon bureau,

vous auriez pas amené deux policiers, c'est ça?

- Vous avez tout compris.

- Je vais aller chercher mes affaires.

- Allez donc l'aider, vous autres.

- Mais vous avez pas de mandat d'arrestation.

- On veut pas l'arrĂŞter, on veut juste lui parler.

- Il est pas obligé de vous suivre.

- Non, sauf que lĂ , je pourrais l'arrĂŞter.

On veut pas ça, personne, hein?

♪♪♪

- Bonjour.

- Euh, je peux vous aider?

- Oui, je... j'aimerais voir quelqu'un.

J'aurais un court mandat Ă  vous confier.

- Suivez-moi.

(sirènes au loin)

- C'est beau, lĂ , il y a personne.

Vous allez pouvoir me dire pourquoi.

- Oui...

Pour la tentative de meurtre sur la personne de Jean Dumas.

Vous le connaissez pas, j'imagine?

- Je suis pas obligé de répondre à vos questions.

(musique de tension)

(vrombissement)

- Merci.

En fait, c'est pas compliqué.

Je cherche l'adresse d'un certain Daniel Simon.

Tout ce que je sais,

c'est qu'il est marié et qu'il a deux enfants.

- C'est vraiment pas difficile à trouver, ça, Madame.

(Il frappe Ă  la porte.)

- Oui?

(raclement de gorge)

Qu'est-ce que t'as?

Tu vas pas me faire une déclaration d'amour ici, toi?

- Il y a quelque chose que tu me dis pas.

- Il y a quelque chose que je te dis pas

parce que tu dois pas tout savoir non plus.

- T'as prise de bec avec Anthony l'autre jour dans le bureau,

vous avez fait ça devant nous.

- Je vous ai demandé de sortir.

- Non...

C'est pas ton genre, ça.

D'habitude, c'est les yeux dans les yeux, one on one.

LĂ , t'avais besoin de nous le faire comprendre,

même chose avec le coup de téléphone.

Qu'est-ce qui s'est passé avec Anthony?

- Parfait. Je pète une coche. Après?

- À 10 h tapant, tu rentres dans mon bureau,

tu me lances les clés de la voiture avec la carte de crédit,

lĂ , tu dis: "C'est fini, je m'en vais.

"Toi pis moi, ça marche pas, on se pogne tout le temps.

"On a des visions différentes.

Tu veux pas me laisser prendre de place. Blablabla..."

- Ça veut pas dire que Cazal

pis Amadeo vont m'appeler tout de suite.

- Non, non, ils vont t'appeler.

LĂ , je le sais que c'est dur pour ton ego,

mais c'est pas ton talent qui veulent, c'est me faire chier.

- Ah, merci, c'est gentil ce que tu me dis.

- Bon. Si t'as besoin de me parler,

tu m'appelles avec ça.

- Qu'est-ce qui me dit que c'est pas encore

une de tes flagosses pour te débarrasser de moi?

- J'aurais pas besoin de faire ça.

Je te mettrais Ă  la porte, point.

- Hum. Te connaissant, t'aurais sûrement

un grand plaisir Ă  le faire. - OK, elle arrive.

- C'est qui, elle?

- Delphine Proulx, c'est l'assistante de Cazal.

Elle m'intéresse aussi, je pense.

- C'est lĂ  que je me choque?

- Ben lĂ , on va le "builder" un peu.

Parle-moi de Catherine.

- Je suis allé la reconduire,

j'ai pris les arrangements qu'il faut.

Elle veut pas voir personne.

- Là, tu vas te choquer un peu plus que ça.

- Que ça fasse ton bonheur ou pas,

ça va être ça pareil! - Parfait, ça.

Bon, ben lĂ , c'est pas parce qu'elle est revenue

qu'on va se mettre Ă  capoter.

- Estie que t'as pas de coeur! - C'est réglé depuis longtemps.

T'es allé la porter, tout le monde est content.

Tu peux te concentrer sur ton travail.

C'est pour ça que je te paie. - Non, non, non.

C'est la dernière fois que tu me dis quoi faire.

- ArrĂŞte de te donner en spectacle.

- T'es la principale raison de ses problèmes.

Elle ne veut plus te voir pis moi non plus.

- Assieds-toi. - Fuck off, estie!

J'ai pas besoin de toi dans ma vie.

De toute façon, t'as jamais été là quand c'était le temps.

- OK.

- C'est fini, je m'en vais.

- L'enfantillage de cour d'école.

S'il veut s'en aller, qui s'en aille.

- Tout ça, c'était planifié.

- Tu te la fermes.

- Si Cazal ou Amadeo apprend ça, ça va mal finir.

(musique mystérieuse)

(sonnerie de téléphone)

- Oui? - C'est Marc.

Audrey Casgrain vient de se "parker"

devant la maison de Julie Gervais.

- Qu'est-ce qu'elle fait lĂ ?

- Elle venue se défouler, je pense ben.

(musique de tension)

Elle sort de son char.

J'interviens ou pas?

- Non, non, non! Tu bouges pas.

C'est qui le ou la cave qui lui a refilé l'adresse?

- Je sais pas, ça, Jean.

♪♪♪

(sonnette)

- Oui?

- Julie Gervais?

- C'est moi, oui.

- Je pense qu'on a des choses Ă  se dire, vous et moi.

- Vous allez oĂą de mĂŞme?

♪♪♪

- La police cherche à savoir si j'étais impliquée

dans la tentative de meurtre sur ton père.

- Pardon, j'ai un mandat de perquisition.

- On n'a pas le choix de sortir.

- Qu'est-ce que t'es venu faire? - Aider ma fille.

- Ben, si tu veux l'aider, reste chez vous pis oublie-la.

Chaque fois que je te vois, je comprends un peu plus

pourquoi j'ai passé les dernières années à me geler.

- La police se demande si votre Carl Lemay, ça...

cacherait pas une affaire de meurtre.

♪♪♪

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