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FRANCESCO
ASSISE 1226
QUELQUES ANNEES PLUS TOT
Elle ne sort jamais... elle ne viendra pas.
Oui, elle viendra
Elle viendra, je connais ma cousine...
Elles sont toutes belles
J'en fabrique une avec de l'onyx. - Tu en as encore?
Celle là.
Elle ressemble à celle que m'a donné ma grand mère
je l'ai donné à ma sœur Margherita à son mariage, tu te souviens?
Oui, en effet. - Jolie, tu aimes?
Oui, beaucoup.
Avec deux sortes d'or. Chiara?
Sa vision a empli mon existence depuis que je suis petite fille.
Il était élégant et bon. Et avait de belles mains.
Et beaucoup d'argent. Son père était fou de lui.
Il voulait que son fils soit un gentleman Il voulait çà plus que tout.
Son père voulait lui léguer tout ses intérêts d'affaire.
Ils étaient nombreux. Je le sais, J'étais son avocat.
Cela arrive de France, c'est bon.
Tu as acheté du grand style.
C'est mon fils. "Achète cela pour les femmes et çà pour les demoiselles...
"La mode française!" Attention! C'est très délicat.
Je dois satisfaire tous les goûts, ma bourse est vide.
On va faire les comptes .
Et çà? - C'est spécial...Là haut.
C'est quoi, la mode française?
Du velours brodé d'or. Je le recommande, çà élève l'esprit.
Les gaufrettes!
Y- a t-il de la place? - Non, tu salis mon eau !
C'est merveilleux ! - Crois tu l'avoir laissé propre ?
La dentelle de Flandres !
Je l'ai acheté pour toi... Il a grogné, bien sûr...
C'est pas vrai, j'ai payé, non ? - Merci !
Dis lui qu'il reste chez lui.
Chacun fait sa part.
Si je dois quitter cette ville, je subis le bon et le mauvais temps.
Que les nobles s'en occupent.
Pour une fois que tu es avantagé de ne pas être un des leurs.
Mais tu étais l'un d'entre eux et ils combattent.
Voilà tout ce qu'ils savent faire .
Perugia vaincra. On peut le parier. Ils sont bien armés et féroces.
Francesco... - Tu ne manges pas ?
J'ai fini. Ils attendent. - Juste un moment...
Tu n'as presque rien mangé.
Prends quelques gaufres.
Ah, tu les as faites!
C'est pour toi.
Donne moi çà ! - Non, à moi !
Je veux çà ! - A moi, à moi !
Dois je écrire cela ? - Oui, écris.
On aurait pu parier qu'il deviendrait un grand homme d'affaires.
Moins prudent que son père mais plus au fait des tendances.
Son père avait une folle idée, devenir un noble.
Non, sa folie était son fils.
Les événements se précipitèrent...
Ce fût une guerre féroce qui se termina en massacre...
Comme prévu, Perouse gagna et Assise perdit sa belle jeunesse...
Pendant des jours, on ne savait qui était mort ou vivant...
Donnez leur ce qu'ils demandent.
Nous connaissons ces prisons. C'est impossible de survivre ici.
D'accord, laissez moi réfléchir. - Non...
Il y a d'autres prisonniers d'Assise. Au moins 40, apparemment.
Il faudrait négocier une rançon commune.
Non ! Non ! - Cela marche comme çà en principe !
Non, je veux des négociations séparées, pour mon fils même si cela coûte plus.
Vous n'allez pas vous ruiner. - Ecoutons leurs exigences.
Tout. Acceptez tout. Tout ce qui est nécessaire.
Bien sûr, du calme. On ne peut rien faire ce soir, n'est ce pas ?
Les Nobles, dehors ! Les Nobles, dehors !
Venez, dépêchez vous.
Hors de mon chemin !
Reculez, vous n'êtes pas un noble !
On les massacre. Car personne ne vient les réclamer.
Continuez à avancer ! - On ne peut rien faire.
Perouse est fidèle à l'église.
Ils viennent du nord et ils se proclament messagers de la justice.
Mais ils n'apportent que haine et révolte !
Ne fermez pas les yeux, ouvrez les !
Les ennemis de l'église sont les ennemis de Perouse !
Des hérétiques qui veulent apporter le trouble.
On sait comment s'en occuper ! - Et alors ?
Voilà comment on traite les impies.
C'est l'Evangile... pas en Latin. - En quelle langue ?
Notre langue. Ce pauvre hérétique l'a probablement traduite.
Jette là. C'est dangereux. - Plus tard.
Les négociations furent interminables.
Francesco fût prisonnier pendant presque un an.
Arrêtez ça ! - Fichez lui la paix !
La vie ne vaut rien ici, le sommeil non plus d'ailleurs.
Tu as tort ils ont d'abord vendu de la chair morte.
Regarde les vivants.
Tu as quelqu'un qui paierait pour toi ? - Si le prix est assez bas.
et toi ? - Mon père.
Je parie que ton ami a quelqu'un qui pense à lui.
N'est -ce pas ?
Te voilà ! Homme de culture !
Dites nous qui vous êtes ?
Moi ?
Le grand prince de la région et quand vous me parlez, baissez vous ou...
Francesco commença à se conduire bizarrement Son père était très inquiet pour lui.
Il mît cela sur les années de prison.
De plus, il n'aimait pas ce travail et ne savait pas quoi faire.
Heureusement, un grand Seigneur se présenta à Assise pour
recruter les fils de riches.
Ce fût un grand plan de conquête dans les Pouilles.
Une expérience unique pour les jeunes à la recherche de gloire et d'aventures.
Devenir un chevalier était son rêve et naturellement, il répondit à l'appel.
C'était la 2ème fois que je le voyais. Il était troublé comme un enfant.
Celle ci ? - Non, l'autre, la suivante.
C'est la dernière mode chez les femmes de la Provence.
Vous disiez ?
Excusez moi, vous disiez ?
C'est la dernière mode chez les femmes de la Provence.
Partez, partez !
Allez, allez !
Cà se recoupe.
Les derniers achats se montent à... voyons...7 maisons à Assise.
Ici à Foligno. Loué.
6 granges, 5 moulins. La commission sur l'abattoir à Foligno...
4 laiteries... - Intéressant...
et 15 fermes.
Plus le terrain à paître et la prise en charge du bétail
Voici le programme des reçus et paiements.
Je vous ai déjà parler des usines à tisser et à teindre.
Ah ! votre père a employé plus de teinturiers durant votre absence.
Allez, regardons le livre des merveilles !
Votre père s'est également engagé dans les prêts à intérêt.
C'est légal, mais mieux vaut ne pas rendre cela public.
Tu m'as dit de vendre à crédit et je vends de l'argent à crédit.
Francesco !
Chiara, viens !
Pourquoi fais tu cela ?
Ils sont dans le besoin.
Tu le fais pour toi.
Et toi, que fais tu ?
Je ne fais rien.
Cette fois il m'a blessé.
Etais-je charitable parce qu'on me l'a appris ?
Mes actions étaient-elles habituelles et dénuées de spontanéité ?
Qui étais-je, que voulais-je ?
Sais-tu que je pars ?
Où iras tu ?
Peut être... Jérusalem.
Si tu passes à l'action avec un Seigneur comme lui...
Tu devras être en meilleure forme.
Avec ton armure, on doit te donner un cheval.
avec les bons ornements, un écuyer, toutes nos provisions.
Cela coûtera 2 fermes.
Mais çà ne me dérange pas. Car tu ramèneras de hauts faits d'armes !
Vous êtes fous tous les deux !
Pensez aux risques ! Tu n'as pas retrouvé toute ta santé !
Cela adoucira ta toux.
Si on prend pas de risques, on ne gagne rien !
Ta mère a raison, tu es encore étourdi... ce que
C'est ma seule chance.
Une seconde séparation avec leur fils bien aimé
fût difficile pour ses parents, mais ls voulaient un brillant avenir pour lui.
Car j'ai une femme avec un cuisinier, une servante et un compagnon...
Regardez !
Un lépreux...
Allez vous en !
Partez !
Partez !
Francesco !
Allez vous en !
Non ! -Francesco !
Vous en voulez ? - Bien sûr...
C'est à vous.
Et vous ?
Mon cheval.
Monsieur !
Francesco ! Que fais tu ici ? tu n'étais pas censé conquérir le monde ?
C'est fait, as tu des vêtements ? Je ne peux retourner chez moi comme çà.
T'a-t-on dévalisé ? - Non.
Que t'est il arrivé ? - Rien.
Rien du tout.
Honnêtement... - Tu me crois ?
Je ne te comprends pas. Ne voulais-tu pas devenir comte ou duc ?
Et que va dire ton père ? Tu retourneras à ton travail l?
Je ne sais pas.
Il y a une femme derrière tout çà ? Celle qui...
Non.
As tu encore ce livre ? Tu sais celui avec le personnage qui...
Tu en as besoin ?
Je ne sais pas.
Que t'est il arrivé ?
Que fais tu ici ?
Tu as oublié ta patrie ?
Où est ton armure, tes chevaux ?
Attends ! - Ne me frappe pas !
Attends !
Es tu fou ou malade ?
Tout va bien...
Tout, tout va bien.
Non...
Pourquoi aller à Foligno ?
Pour vendre ces choses...
N'attends-tu pas ton père ?
Pas le temps, quelqu'un attend. - Qui, un client ?
Ne t'inquiète pas, ne t'inquiète pas.
Il a vendu le vêtement pour donner l'argent aux déshérités.
Il a vécu avec les pauvres et les lépreux, son père était à ses côtés.
Si Francesco avait perdu une fortune dans de mauvaises affaires,
eh bien, Pietro l'aurait compris.
Il s'est lâché envers moi. Pour lui, son fils est un perdant.
Il lave sa faute en le gâtant. Il m'a demandé conseil.
Ce sera une poursuite civile entre un père qui porte plainte contre son fils
pour avoir dilapidé différents biens...
Le fils ne veut pas être entendu dans ce tribunal, ce sont les consuls
qui ont décidé que l'affaire devait se plaider devant une cour ecclésiastique...
Le mauvais tribunal. Autant que je sache, le fils de mon client n'est ni prêtre ni moine...
Vrai, mais il a déclaré être un pénitent.
Un "pénitent!" Un pénitent envers son père, peut être.
Non ! Un "pénitent" envers Dieu.
Une expression vaine.
Certaines questions spécifiques sont importantes ici,
telle que la question du patrimoine entre le père et son fils.
Le fils est le propriétaire des biens que lui a déjà passé son père.
Aussi le fils peut gaspiller de la même manière.
Sans mentionner les droits d'héritage...
Non ! Un moment! Le "pénitent" déclare publiquement
A partir de ce moment , le fils ne réclamera plus aucun bien de son père.
Mon garçon, réfléchissez. Vous pourriez être dépouillé de tous.
de vos droits présents et futurs.
Il y a réfléchi et a décidé.
Francesco ! Que t'ai-je fais ?
En quoi je me suis trompé ?
Oui, j'ai été ennuyé par ce que tu as emporté,
Mais j'ai déjà pardonné. En fait, tu voulais donner l'aumône.
C'est votre droit.
Tu pensais que tu pouvais te débarrasser des choses matérielles.
Et tu l'as fait.
Cà doit être fait sinon quels genres de chrétiens serions nous ?
Mais tu dois être toi même. Rentrons chez nous.
Pense à ta mère...
Tu as dérangé les consuls et l'évêque
pour un problème de famille et je m'en excuse...
Mon client a choisi une vie différente.
Il ne peut pas rentrer chez lui.
Quelle vie ? La vie d'un mendiant ?
Une sacrée gratitude !
On ne peut faire cela, Mgr l'Evêque !
On ne peut permettre à un fils de bafouer les droits d'un père !
J'ai dépensé une fortune pour l'élever comme un gentleman.
Cela me coûte un poids d'or pour le sortir de prison.
Je l'ai équipé pour se battre pour une entreprise qui ne démarre pas !
Mais j'étais prêt à mettre ma confiance en lui.
Tout le monde le confirmera !
Que fais tu, Francesco ?
Francesco !
Ils sont à toi...
J'ai un autre père.
Que fais-tu ?
Je t'attendais. Je viens avec toi.
Où çà ? - Qu'importe... Je suis sérieuse.
Repars, repars chez toi. On se reverra.
Monsieur, je vous donne la paix
et du bien être pour vous et les vôtres.
La paix et le bien être, pour vous et les vôtres.
Sortez d'ici, sortez !
C'était pour les chiens, mais si vous en voulez...Allez en paix..
Partez, ce lieu est à Tano ! Nous ne voulons pas d'étrangers !
Vous volez notre pain, partez !
Pas touche, c'est à moi !
Et partez! C'est à moi.
Bientôt, vous aurez un toit sur la tête.
Vous êtes malade, couvrez vous et reposez vous, vous comprenez ?
Je ne rentrerais pas tant que vous ne prendrez pas soin de vous.
Elle doit avoir beaucoup de bandages. Avez vous vidé votre dot ?
Venez. - Qu'y a t-il ?
Mon petit frère est mort !
Je n'ai plus de lait...
Déguerpissez !
Je me suis enfui aussi. et je l'aurais fait sans mon nez.
Je vais me tuer !
Je vais me tuer !
Laissez moi partir !
Dehors, dehors !
Voilà le pain qui arrive !
Allez-vous en ! - Non, attendez !
Regardez, ce fou de Francesco !
Tu es entré puis tu t'es enfui. Je t'ai vu !
Assieds toi et mange avec nous. - J'avais honte mais c'est fini.
Montre lui du bon temps !
Tu es gentil, juste un peu - Ah, c'est pour toi
Oh arrête ! Prends un bain et viens à table !
J'ai un rendez vous important - Avec qui ?
avec ma mère, mes sœurs et 3 enfants.
Reste avec nous. - Ne t'en va pas !
Francesco, attend... Où vas tu, Rufino ?
Fais comme chez toi !
Merci...Je dois partir.
Voici mon ami Rufino.
Ma mère ne peux pas marcher, ses jambes sont malades.
Ma sœur a perdu un enfant. Pardonne nous d'être silencieux.
J'étais paniqué comme jamais, plus qu'en guerre,
Alors, je me suis vite enfui.
Je ne pouvais oublier et je me disais que, Francesco est fou
La paix avec vous...La paix.
Monsieur, l'aumône ! - Monsieur
Regarde qui est là ! - Francesco ?
C'est Francesco ! - Comment allez vous ?
Venez, vous allez bien ?
Vous n'allez pas bien ? - Hé Francesco, tu ne nous reconnais pas ?
Avez vous faim ? - Prenez un peu de çà.
Il a faim ! - Vous en voulez ?
Venez manger ! Prenez !
Un peu plus ? - Donnons lui à manger !
Qu'y a-t-il, tu ne nous reconnais pas ? - Vous en voulez encore ?
Il va avoir plus chaud comme çà.
Ne vois-tu pas, c'est un mets délicat ! - Aimes-tu la merde ?
Faut lui en donner encore. - C'est bon, c'est bon !
C'est vrai que tu aimes la merde ? - Vas y, mange encore !
Donnons lui son aumône.
Tu dois tout finir sinon maman va te gronder !
Au moins, il se lavera ! - Ca nettoiera son esprit.
Accroche- toi à moi !
Seigneur, la pluie est belle.
elle lave et soulage notre soif...
Seigneur, nos maisons sont fragiles, faites de boue et de paille.
Seigneur, aide nos foyers, et parle à la pluie.
Béni soit le Seigneur.
qui parle à la pluie.
J'ai une liste de chose que ton père veut donner aux pauvres
Très bien !
si tu rentres chez toi et que tu vives une vie normale comme tout le monde.
J'ai une vie normale.
Tu ne fais pas partie de ces gens. Dans les archives de la ville, ils n'existent pas !
Ils n'existent pas ?
que peux tu leur apporter ?
les pauvres vivent avec rien, et je peux apprendre de ces gens.
Je ne comprends pas. - Que vais je dire à ton père ?
Dis lui que... je peux venir vivre ici
Donner tout ce que j'ai. Devenir un moins que rien, comme lui !
Pour nous deux, la vieillesse va nous réserver des surprises.
Il t'aime et te respecte. - Respecte ?
Vraiment. J'y ai réfléchi... - Dehors, ferme la porte !
C'est dur à expliquer. C'est comme s'il avait trouvé...
quelque chose de merveilleux et qu'il voulait que tu le partages.
Alors, il a perdu l'esprit ! Au milieu de cette pourriture...
un monde merveilleux ! mon cher notaire, vous y avez réfléchi
Vous n'êtes pas très clair. Qu'en dites vous, avocat ?
Je ne sais quoi dire. Le notaire a raconté ce que l'on a vu...
Je distingue l'ordre du désordre. J'y ai vu un certain ordre.
Je ne peux l'expliquer mais je l'ai vu ! - Vous êtes un homme de confiance.
que pensez vous de mon fils ? - Dire ce qui arrive à votre fils...
J' y ai pensé également. Cela m'a tenu éveillé.
Je l'ai épié, les autres le surveillaient aussi.
J'ai dû préparer un rapport... - Je vous ai vu vous approcher d'un lépreux et...
Parce que Francesco était là... - Non, il n'était plus là.
J'admire votre fils mais je réalise que l'on peut être en désaccord avec lui.
En fait, je ne suis pas d'accord.
Je mentais, et Pietro Cattani le savais.
J'avais toujours été un homme, ordonné, même fastidieux.
Je ne dormais pas, je mangeais à des heures indues, je ratais mes rendez vous.
J'épiais Francesco, comme Pietro Cattani l'a dit.
Il m'a vu car il faisait la même chose.
Jusqu'à... un beau dimanche matin...
Je serais très heureux ! Quand à faire un programme...
Je comprends ta question, Bernardo. Tu es un homme très précis.
Mais je n'en ai pas un. Je ne sais rien du tout.
Merci.
Je dirai trois choses.
Pour atteindre la perfection, vendez vos possessions et donnez aux pauvres.
N'emportez rien, ni bourse ni argent, ni sandales.
Celui qui me suit, doit renoncer à lui même,
prendre sa croix et me suivre.
Voilà ce que je peux dire.
Il n'y a pas à avoir peur.
Je n'ai plus peur maintenant.
Je n'ai plus peur, maintenant. Plus peur.
Devrais-je tout abandonner pour ce morceau de pain ?
Ecartez vous, nous sommes pressés ! - Attention !
Allons par là ! - Par là, vite, allons y !
Ecartez vous ! Ils ont déjà tout pris.
Vous n'êtes pas pauvre ! - Etes vous idiot ?
Ecartez vous !
Hé cousin, çà m'appartient aussi ! Pas touche !
A toi si j'étais mort ! -Oui, bien sûr, comme tu veux...
Prétends que je ne suis pas mort ! N'es-tu pas heureux ?
- Ecarte-toi !
Ecarte toi, gaffe ! - Par là, par là !
Voilà la maison, allons y ! - Ils ont déjà tout emmené !
Partons ! - Donne moi çà, donne moi çà !
Bouge-toi sinon ils prendront tout ! - Ecartez vous !
Reculez ! - Excusez moi... Excusez moi...
J'étais là ce jour là
Je savais que Bernardo avait 3 lévriers et je voulais les emmener.
Les pauvres, je me disais, ne seront pas intéressés par ces chiens.
Leone, agneau de Dieu, où vas tu ?
Pui- je t'aider ?
J'étais abasourdi. "Leone, agneau de Dieu!"
Pourquoi m'a t-il appelé ainsi ? Ma mère le faisait quand j'étais petit,
Il ne pouvait pas savoir.
Tu ne m'as rien donné ! - Ils donnent de l'argent aussi !
Ne poussez pas ! Il y en a pour tout le monde !
Ne poussez pas ! Il y a assez d'argent pour tous.
Ne poussez pas, pas comme çà ! - Attendez !
Calmez vous, il y en a pour tout le monde, calmez vous !
Réalises-tu ce que tu as fait ?
Ne poussez pas, ne poussez pas ! - Il y en a encore !
Finissez, finissez !
Attendez, attendez, prenez !
Tu crois qu'ils regrettent ?
Pas les vêtements ! - Jetons le à l'eau !
Cà fait mal, arrêtez !
Tenez le, tenez le ! - Laissez-le partir !
Cà c'est de la gratitude ! - Ingrats !
Tu t'attendais à ce qu'ils disent "merci, messieurs"?
Hé, tu ressembles à un mendiant ! - Si tu pouvais te voir !
Moi ? Suis-je comme lui ?
Non, il est plus mignon ! Il est trempé !
Et maintenant ? Eh bien, tu es beau !
Je me suis éloigné des yeux endeuillés de mes parents,
et de mon cheval Omar, vers ceux de Francesco,
qui est devenu mon père et ma tendre mère.
Désolé. Angelo, tu parles.
Comment est il arrivé au siège du Seigneur ?
J'ai déjà dit comment j'ai rencontré Francesco.
Je suis revenu à Assise après mes aventures pour lui donner de l'amour.
Cela m'a apporté de la chance je voulais lui rendre.
Je dois confesser que je voulais revoir le chevalier penseur.
Savez vous où je l'ai trouvé ?
Nino ! Nino ! Ne le pendez pas, c'est mon frère.
Frère ? - Frère...
Dehors, dehors !
C'est mon frère !
Hé vous, laissez-le, laissez-le ! - Mon frère, mon frère !
Partons !
Nino ! Nino !
Tu ne me reconnais pas ? Que t'est-il arrivé ? Es-tu devenu pauvre ?
Les affaires vont mal ?
Ils le tuent. - Cet homme est un voleur !
C'est notre frère.
Notre frère ? Tu as tort.
"Fraternitas... Je me suis répété ce mot jusqu'à ce qu'il
me rentre dans la tête.
C'est ce que je voulais, à mon énorme étonnement.
Ecris çà, Leone, c'est beau.
J'ai grandi avec Francesco. cela s'est passé devant mes yeux.
Mais j'étais hésitant, peureux. peureux depuis l'enfance.
Un cauchemar. J'avais peur de perdre mon héritage.
car mon père était mêlé à diverses affaires.
la 1ère pluie va tomber. - Hé, c'est ainsi.
Ne serait ce pas mieux d'utiliser du mortier ? Si tu veux, je peux...
Ne t'inquiète pas. C'est comme çà.
Je t'ai amené à manger. Oh bonne idée !
Leone, s'il te plaît, fais la cuisine.
Un autre peut le tuer, pas moi !
Oh ! Quelle histoire !
Je ne sais pas où frapper. J'étais un notaire pas un boucher !
Fais le, tu as plus d'expérience. Et cuis-le avec du vermifuge !
Vous n'êtes pas mieux que les femmes. Viens ici, toi.
Il ressemble à Leone !
Si un agneau reste vivant, parmi ces hommes affamés
alors je me suis dit, c'est vraiment la maison du Seigneur.
Je ne rentre pas chez moi. Je n'ai plus peur.
Peur, non ! Mais très faim.
Ecris çà, Leone !
Je suis en train de mourir.
Des cauchemars ? - Non, la faim.
Ne soyez pas embarrassés, mangez en paix.
D'où vient ce don de Dieu ? - C'est comme un rocher.
Un paysan en avait donné à ses lapins. - Et les pauvres lapins ?
Ils se le partageaient. J'ai demandé et ils ont dit...oui, oui, oui".
Maman !
Maman !
La grande est ma femme, et le petit est mon fils.
J'ai été tenté, pardonnez moi.
On doit se séparer pour un temps.
Vous deux allez au nord, et vous deux au sud. vous et vous ici à Assise.
Non, envoie moi ailleurs. J'aurais honte ici.
Honte ? Alors entre dans la cathédrale.
C'est dimanche et plein. Tu peux prêcher un sermon.
Je ne sais pas comment parler ! En outre, tout le monde me connaît !
Va-t-en dénudé. - Dénudé ?
Personne ne te reconnaîtra.
Tu devras laver ton visage. - Non !
< lte missa est.(La messe est finie)
Hé, regarde, c'est Rufino, regarde ! - Rufino !
La paix, c'est l'essentiel.
Ceux qui sont en paix avec Dieu sont déjà au Paradis.
C'est vrai, j'en donne ma parole.
Non ! non ! - Partons ! N'agissez pas ainsi
Frère, pardonne-moi je me suis laissé emporter.
Parl- leur, réessaye. Ils écouteront.
Je suis le fils de Dieu.
On ne veut pas de toi !
Je ne le savais pas avant comme nous tous, parole.
Je vous donne ma parole.
La paix est essentielle. - L a paix est essentielle.
Il est facile d'adorer des images en bois.
Elles ne souffrent ni de la faim ni du froid.
Rejetteriez-vous un homme qui veut devenir un saint ?
Vraiment ? Rejeter un homme qui veut devenir un saint ?
Le feriez vous ? Il faut du courage.
Et d'autres ont ce courage
Je parle des exclus des villes, les pauvres.
Ils sont exclus des villes, ils ont ce courage.
Nous aideras tu, prieras tu avec nous ?
Bénie soit Irène paralysée et en paix.
Bénie soit Irène paralysée et en paix
Bénie soit Irène paralysée et en paix
Béni soit Matteo, orphelin empli d'espoir.
Bénie soit Eugenia, lépreuse qui ne jure pas
Béni soit Bonizio, aveugle, qui voit le soleil et les étoiles.
Béni soit le petit Luca, au Ciel.
Bénie soit sa mère, sans lait mais plein de foi !
Bénis soient les idiots comme toi !
Mettons-les dehors !
On s'est fait battre.
Mais beaucoup de jeunes nous ont rejoint.
La période de persécution commençait. On peut écrire beaucoup là dessus.
C'était aussi ma faute.
J'écrirai que c'est aussi grâce à ton "mérite"
Tu peux toujours venir comme tu le faisais de temps en temps.
Tout ou rien. Comme lui, comme toi.
Je ne supportais pas que tu sois humiliée ou blessée.
Mater carissima, l'amour a un prix.
J'ai peur.
La seule peur qui me reste est pour toi.
As tu peur que j'ai faim ou froid que je sois tuée ou violée ?
Laisse-moi t'offrir la sécurité dont je profite.
Refuse-la.
Ma cousine ne peut plus vivre comme sa vie précédente.
Elle ne peut, ni rester ici, ni partir sur les routes à la merci de criminels violents.
As tu fini ? - Non.
Chiara dit qu'elle aime le Christ, peut être t'aime-t-elle mais ne le sait pas.
Continue !
Tu dis que tu n'aimes que son âme, mais Chiara est aussi très belle !
Chiara est belle,
Ne me tente pas avec tes peurs. - Tu as trop confiance en toi.
Je lui fais confiance.
Ils vont imaginer Dieu sait quoi.
Quoi ?
Tu sais ce que ces gens imaginent quand ils voient une fille avec des hommes.
Chiara veut devenir un frère.
Fantastique ! Je suis sérieux.
J'ai vu beaucoup de femmes dans le monde, des gitanes, des aventurières...
Personne ne la reconnaîtra si elle s'habille comme çà.
Les femmes sont même parmi les lépreux, les pauvres ... - Le Christ leur faisait confiance.
C'était le Christ, et pour nous ? Nous ne sommes que des hommes.
Pourquoi limiter la grâce de Dieu ? - C'est bon, t'es ennuyeux !
Je suis avec toi même quand mon corps est ici.
J'ai découvert que la vie est belle seulement parce que ta vie est belle.
Pères, mères...
Frères, recevez moi.
Père, mère, sœur, frère, priez pour nous
Père, mère, sœur,, frère, priez pour nous
Es tu sûre ?
Ne t'inquiète pas.
< Je sais, je sais "Celui qui perd, gagne", mais...
Chiara, la plus pauvre des pauvres.
Chiara, paroissienne du monde.
Chiara, le mystère de Dieu.
Chiara, prie pour nous.
Chiara la plus pauvre des pauvres.
Montre ton visage !
Hé, tu appartiens à la famille Offreduccio !
Oui, c'est vrai. Ils te recherchent, le sais tu ?
Ramenons la chez elle ! - Et si elle ne veut pas ?
Emmenons-la ailleurs. Elle a un joli petit visage.
Qu'est ce qui ne va pas ? - Ma cousine.
Elle est seule sur la route. Je suis inquiet.
Je l'ai renvoyé.
Qu'est il arrivé ? - Rien.
Recule Bernardo !
Ah ! Te voilà, écoute moi. où est ma nièce ?
Je veux ma nièce !
Idiot ! Où est ma nièce ? Dis-moi ! Où est elle ?
Où l'avez vous caché ? Idiot ! Emmenez-moi la voir.
Ils chassent Chiara ! - Où est elle ?
Au lazaret. - Emmène-la à San Damiano.
Puissant et noble Seigneur.
Tu es fort, tu es grand, tu es vrai...
Tu es notre gardien, notre protecteur et défenseur.
Tu es la sécurité, tu es la paix.
Tu es la beauté, tu es la tendresse
Mon oncle, laissez-les, me voilà.
Rentre, la farce est terminée. - Je suis déjà chez moi.
J'ai fait un vœu !
A qui, à ces fous ici ?
J'ai fait un voeu à Dieu et tu es dans son palais.
Allez ! - Arrête !
Pourquoi sort- il ? - Pousse !
Il est bien où il est !
Il doit rester à l'intérieur !
Sainte Dame, Sainte Mère de Dieu Dame pleine de Grâce
Sanctifie ta maison Sainte Mère de Dieu.
Dame pleine de Grâce Sainte Mère de Dieu.
Dame pleine de Grâce Sanctifie ta maison.
Sainte mère de Dieu. Dame pleine de grâce
Utilise cela.
Merci.
Si seulement, on avait de la laine.
Il est beau ! - Un autre infortuné.
Il est le roi des rois - Arrête ces balivernes !
Ils sont venus me dire que tu es un fauteur de troubles,
créant du scandale ! Et maintenant, les femmes !
Des gens sont venus protester ! Ils s'attendent à ce que tu installes un couvent,
un foyer, une institution charitable. Il y a des bâtiments, des offres diverses...
Je ne peux accepter.
Tu n'es pas seul ! Les femmes sont exposées à toutes sortes de dangers.
Que vas-tu faire mon garçon...
Vous ressemblez à des animaux égarés, sans toit sur la tête,
à moitié nus, si vulnérables, tu dois réaliser cela Francesco !
Je ne peux te défendre. Car seul le Pape a ce pouvoir.
Il est nécessaire pour toi de le rencontrer.
Avec sa permission, ils te laisseront en paix.
Tu dois te décider. Lui seul résoudra tes problèmes.
Puis je emprunter l'aiguille ? - Non...Je vais le faire pour toi.
C'est une excuse pour ne pas te laver. - Laisse moi finir ce travail.
Tu veux voir le Pape en larmes ?
Les guenilles, çà va, pas les larmes. Arrête !
Il n'acceptera jamais de nous recevoir. - Pour quelle raison ?
Innocenzo III a étudié à Bologna avec moi.
C'est un homme intelligent, très sensible...
Vous êtes ceux qui venez le voir.
Je ferai ce que vous voulez, mais selon moi, vous devriez le faire.
Cà suffit ! - Vous avez besoin d'un bain !
Il doit y avoir une erreur. On reçoit les pauvres en bas.
Mais... - Cardinal de l'ordre de St Paul.
Suivez- moi.
Tout le pouvoir est ici. Dites a l'évêque de Rennes
que nous sommes ses vicaires ceux qui voient la justice.
Nous avons les bons remèdes contre le mal.
Je sens un poids. - Ce sont tous les citrons que tu manges et bois.
C'est la seule chose que je peux digérer. Je suis aussi amer et jaune qu'eux maintenant.
Tu emmènes les mendiants par ici ?
Le Cardinal de St Paul, mon Seigneur. C'est celui qui l'a ordonné.
Venez, venez.
De quoi nous accuse t'on ? Tout le monde accuse Rome de quelque chose.
Ils n'accusent personne. Ils n'ont pas de paroles de haine.
Ils aiment tout le monde, y compris nous.
Ils veulent vivre selon l'Evangile et demander que leurs vœux soient confirmés.
Ceci est l'Evangile de Jésus Christ, les pénitents d'Assise
Les pénitents doivent vivre dans la pauvreté, l'amour et la chasteté,
en suivant les préceptes de Jésus Christ, qui a dit :
"Va et vends ce que tu veux, et donne aux pauvres etc..."
"Renonce à toi même." - Nous connaissons l'Evangile, merci.
Ces groupes commencent toujours en suivant l'Evangile
dans l'humilité et la pauvreté, puis la vanité prend le pas !
Oui.
Et ainsi ils se proclament les vrais chrétiens,
les seuls Apôtres,
et couvrent d'insultes le trône de Pierre.
Je m'insurgerai contre çà. Ils ont la recommandation de leur évêque,
un homme à la foi confirmée.
Et je les ai moi même observés pendant plus d'un mois.
Comment peut on garantir l'impossible ?
comment un homme peut il se démunir pour vivre comme un agneau
à la merci des loups, qui sont si nombreux et cruels ?
Devrions nous déclarer impossible de vivre la vie de l'Evangile ?
Nous ne pouvons déclarer cela !
Et ne devrions pas. Qui est le meneur ?
Parlez !
Parlez. Le Pape écoute.
Je ne sais pas...
Je suis désemparé.
Croyez vous qu'il est important de se vêtir comme des mendiants ?
C'est...une 1ère étape... s'habiller en homme nouveau.
Une bonne citation, St Paul, épître des Ephésiens.
Vous étiez riche et maintenant pauvre, comment survivre dans un monde de péchés ?
Les pas. - Les pas du Christ.
Ils sont couverts de poussière ! Foulés par ceux des imposteurs.
"Nous" ne sommes pas pauvres. Comment pouvez vous nous aimer ?
Sans
limite,
sans jugement.
Nous ne nous restreindrons jamais à aucune grâce.
Nous verrons
si vous êtes un "homme nouveau". Vous reviendrez.
< In nomine patris, et filii, < et spiritus sancti.
Eh bien, dites moi. - Il nous a donné sa bénédiction .
Nous avons réussi !
Francesco ! Francesco !
Du calme, sois tranquille ! Il ne peux pas respirer .
Vous l'écrasez ! - Reculez !
Stop ! - Doucement, doucement !
Levons-le ! - Ne lui faites pas de mal !
Non, ne faites pas çà !
Reculez ! Reculez, je vous en prie !
Si le Pape et le Cardinal nous avaient vu ils ne nous auraient pas pris au sérieux.
Vous a-t-on déjà pris au sérieux ?
Beaucoup. Trop peut être.
La raison était... - Il était la raison.
Tu l'as toujours aimé.
Toujours. Et encore plus
Pour moi aussi. - "Amor... Ardor".
Quoi ?
Pour moi, c'était un tremblement de terre. Cela a tout changé.
Avant, j'étais un âne, et je ne le savais pas.
Et ensuite, tu l'as su ?
Oui, je lui dois une belle vie.
"Novae gratiae...
verbum"
"Novae gratiae verbum"
Le mot de la nouvelle grâce déployé aux quatre coins,
que les hommes de chaque pays voulaient devenir nos frères.
Nous sommes devenus si nombreux
qu'il fût décidé de nous réunir une fois l'an
pour la Pentecôte ici à Assise.
< "Ave Maria, gratia plena, dominus tecum, benedicitas tu in mulieribus...
< et benedictus fructus ventris tui."
"Il faut le suivre"
Regardez !
Comment vais-je les rencontrer tous ? - Lui, c'est Francesco !
Comment peut on les rassasier tous ?
Demain appartient au Seigneur. - Non...
Francesco ! - Non ! Debout !
D'où viens-tu ?
De Fribourg. En pédibus, à pied.
Paix à toi. Et toi ? - Venise.
Bologne ! - Paris !
Pédibus ? - Comment puis je être comme toi ?
Tu dois annoncer la paix.
Tu dois d'abord trouver la paix dans ton cœur et toi-même.
Tu dis: "N'emporte rien." Tu veux dire, entièrement nu ?
Nu comme les fesses d'un bébé.
Qu'est ce qui tombe ? - Que se passe t-il ?
Sois prudent ! - Qu'est ce que c'est ?
Francesco ! Que fais tu ? - C'est notre maison !
Mes frères n'ont pas de maison ! - Notre bagage est ici !
Avec des provisions.
C'est Francesco, il détruit la maison.
Un homme saint avec ses propres idées !
avec sa mauvaise vue, il pourrait tomber.
Francesco, Francesco, je t'en prie !
Cette maison appartient à la ville, qui nous l'a offert.
On ne peux l'accepter ! - mais ce n'est pas bien !
il y a plus, frère délicat, des nobles, des lettrés...
Les ferais tu dormir sous les arbres ?
Oui, sous les arbres avec les écureuils.
Tu devrais descendre ! L'envoyé du Pape est arrivé.
Personne ne nous oblige, nous sommes les frères démunis.
Nous ne jugeons pas ceux au dessus de nous.
Nous avons juste choisi d'être plus bas,
sans rien, et ainsi sans peur, libres !
Que veux tu dire "ceux qui n'ont rien ?"
Nous sommes ici pour conclure.
On aimerait un programme, des règles.
Je crois que j'exprime l'opinion générale de ceux qui protestent.
Les règles existent, celles de l'Evangile.
Frère, le programme est là en attente.
< Que veux tu dire "là en attente"?
Ne sois pas absurde ! - L'Evangile est un sujet sérieux !
Nous voulons un programme ! - Oui, un programme !
Avec des règles ! - Nous voulons un programme !
Silence ! - Laissez le parler !
Frère, tu prends l'Evangile pour de la lecture simpliste.
Oui, littéralement simpliste.
Frère, tu es intelligent, n'est ce pas ?
A l'université, j'ai étudié "grammaticam divinitatem et legem"
Par hasard, as tu connu un étudiant du nom de Jésus de Nazareth ?
Que veux tu dire ?
Tu es celui qui a étudié.
Frères lettrés, Vous savez parler.
Je suis si bas
que je me mélange à la saleté.
Je ne sais rien. Je ne peux qu'écouter.
Ecouter, écouter.
Et finalement, j'ai réussi à entendre ces mots.
"Bénis soient les pauvres" et ceux qui versent des larmes.
Car ils souriront.
Et bénis soient ceux qui auront une raison de rire !
Ceci est une farce !
Taisez vous ! - Frères ! Laissez Francesco parler !
Parfois, je lis au lieu de pleurer.
J'ai aussi entendu ceci :
"Malheur à vous quand quelqu'un parle bien de vous !"
"Bénis ceux qui vous insultent,
et aiment vos ennemis. Les aiment, les embrassent."
Il n'y a pas de grand mérite à aimer ceux qui vous aiment déjà.
Ne jugez pas.
Qui sommes nous pour juger ?
En outre, la miséricorde de notre père va au delà de notre connaissance.
Pardonnez dix fois, même mille fois.
et surtout, donnez, donnez, donnez toujours !
Donnez quoi ? On a rien à donner. - C'est vrai !
Tu ne nous permets pas de posséder. - Silence, il n'a pas fini !
Père, je suis aveugle.
Un aveugle peut il mener d'autres aveugles ?
On ne peut rien faire, Francesco nous répète, ne jugez pas.
Ne prenez aucun bureau. Ni bâtiment, et ainsi de suite.
Francesco a la droiture d'un héros. - d'un saint, voyons les choses en face !
Tout le monde n'est pas comme lui.
Sans règles, les gens voulant se joindre à nous deviendront
des vagabonds, au lieu d'être une armée servant l'église
Notre communauté est devenue si large qu'on ne peut la contrôler
par son inspiration. Francesco accepte n'importe qui.
si vous voulez partir, vous le pouvez en fait, beaucoup viennent et partent.
Ici, pas de règles de discipline. Il vit au jour le jour.
Il n'a aucune qualification théologique, Il ne peut contrôler un ordre religieux.
Mais son ardeur et son obéissance envers l'église
en font un homme précieux.
Mais notre mouvement a atteint un tournant décisif.
Au début, nous étions dix aujourd'hui, nous sommes 1000
Nous avons des frères dans toute l'Italie.
Les autorités locales les refusent régulièrement car
ils ne possèdent aucun document prouvant leur fiabilité.
Mais ainsi, nous sommes libres . Les documents lient les hommes.
Ils sont pris pour des mendiants et maltraités.
Nous devons être organisés, avoir une hiérarchie.
des quartiers généraux, des entreprises, Cet endroit indescriptible n'est pas suffisant !
J'ai étudié durement et je ne supporte pas que tout soit résumé en :
"Bénis soient les pauvres et les ordinaires" il veut que l'on serve les pauvres et les lépreux
Il est dangereux d'aller si loin.
La popularité de Francesco est énorme. Je suis étonné.
Nous sommes quelques uns mais beaucoup de jeunes hommes veulent nous rejoindre.
Nous devons contrôler la situation dès que possible.
Les hérétiques de tout poil font de l'église un jouet pour les impies.
Nous sommes forcés de combattre des guerres sales pour nous défendre.
Nous regardons avec envie ceux qui comme toi n'ont qu'une pensée
et vivent l'Evangile de tout cœur.
Pensez-vous que l'étude de l'Evangile devrait être plus accessible ?
On ne peut pas demander l'impossible à un être humain.
Limite ton rêve. C'est moins beau je comprends, c'est aussi triste.
Mais nécessaire. Tu dois être raisonnable.
Tu ne parles pas ?
Francesco !
Francesco ! Francesco !
Francesco ! Francesco !
Francesco ! - Francesco !
< Nous t'attendons. Parle !
C'est mon tour de me taire. Tu devrais parler.
Non, mon fils, parle. Rien ne sera fait contre ta volonté.
Si je devais parler...
Je devrais dire...
pars vers le monde... les mains vides...
comme cet enfant.
Oublie-moi. Je suis comme mort.
A partir de maintenant,
Notre nouveau meneur sera Pietro Cattani.
Nous lui obéirons.
Francesco ! Francesco !
Arrêtez, laisse- le ! Laissez-le, je vous en prie !
Francesco...
Tu es revenu ? Je le savais.
Je continuais à dire à ta mère,
il reviendra, je ne changerai pas de testament.
Non, parce qu'il reviendra. Un fils est un fils.
Pardonne-moi.
Le coffre !
Tout est écrit ici.
Les nouveaux plans, aussi. Tu comprends mieux que personne.
Mon fils aux Croisades !
Y es-tu vraiment allé ?
Est ce vrai que tu as parlé au Saladin ? Qu'il ne parlerait qu'avec toi ?
Ils disent que tu es célèbre.
Tu as gagné, tu es chevalier, n'est ce pas ?
Je le savais, je le savais.
Il est encore froid.
Où vas tu ? - Chercher des couvertures.
Où çà ? - Je ne sais pas quoi faire.
La même fièvre des 4 jours ?
Oui, mais c'est pire.
Il a besoin d'un docteur ! - Il refuse !
Dans l'Evangile, il y a un homme fort, doux mais vigoureux et tendre, un homme
qui sait pleurer et rire, qui peut être excité ou désespéré.
Qui fait face à la croix avec son cœur, en d'autres mots, un homme comme toi.
Un homme qui fait face.
Nous sommes seuls, relève ta cape.
Seuls ?
Francesco !
Francesco ! Francesco !
Apprenons des pierres ! - Apprendre quoi ?
Le silence.
Ecris, celui qui ne travaille pas, ne mange pas
Leone... - Ralentis, je te prie.
Tu es allé en ville et fait l'aumône pour 2 fainéants !
< Ecris Leone... être pauvre est garanti de liberté
Attends, je n'ai que 2 mains ! J'écrirais plus tard.
Soit toujours bon avec les autres, écris çà aussi.
Et soyons une mère l'un pour l'autre.
Attends !
Tu trembles comme une feuille. - Non, non...
Et puisque tu es ma mère, je dois insister.
Stop ! Laissez le en paix ! Nous écrivons les règles !
Précisément, c'est ce que nous faisons.
Francesco, vas tu bien ?
que veux tu ?
Ils ont peur que tu écrives des règles austères,
quelque chose d'inhumain.
"Ils veulent que tu saches que si c'est le cas, écris-les pour toi pas pour eux".
Pour eux et toi ?
Seigneur, j'ai dit qu'ils ne t'obéiraient pas.
Le Seigneur a dit que la Règle est sienne !
Il dit de la suivre à la lettre ! A la lettre !
Ceux qui refusent, doivent partir.
Personne n'est obligé ! Comprenez vous ?
Comprenez vous ?
Il faut le persuader, il doit venir avec nous, il ne peut rester ici.
Francesco est malade. - Son estomac, ses yeux.
Il fait froid, ici , impossible. Descends dans la vallée, je vais trouver une maison.
Ce serait pire.
Nous ne sommes pas lettrés, n'est ce pas ? - Non.
Ils veulent qu'on établisse une Règle. - Tu dictes et j'écris.
Nous connaissons l'Evangile et nous l'aimons.
Que devrions nous faire ?
Ecris ce que nous connaissons et aimons.
Jésus a dit...
"Viens, suis moi". Et qu'a fait cet homme ?
Il abandonne tout et le suit, dois-je écrire cela ?
Dois-je ?
Cette Règle est un suicide.
Les mêmes mots. Il est aussi têtu qu'une mule !
Ils devraient partir comme vagabonds, pauvres et sans protection.
Le cardinal attend un document à présenter au Pape.
On ne peux pas lui montrer ce texte !
On retourne au début. Il doit le réécrire !
Il écrirait la même chose.
Je ne pense pas qu'il pourrait. Il n'est pas valide, il est malade.
En tout cas , le frère approprié doit le faire, c'est à dire, nous.
Et alors ? On ne peut pas l'ignorer.
Celle ci sera perdue. - Non, que fais-tu ?
Non ! Non !
Petit agneau de Dieu, on doit recommencer !
Que se passe t-il, où sommes-nous ?
As tu une bonne mémoire ? - Pourquoi ?
On doit réécrire la Règle. - Non !
On l'amènera au Pape nous mêmes, il est à Pérouse.
Quand est-il mort ?
Hier. Ils sont déjà partis pour l'élection. Allez y, montez-la !
Viens !
Que lui as-tu dit ?
D'ouvrir les yeux. - Mais il est mort !
De les ouvrir ailleurs, en paix.
Leone, la Règle ! Nous somme venus la lui donner.
Mais...Il est mort !
Crois-tu que parce qu'il est mort, il ne peut pas lire. Vas-y, donne-lui.
Seigneur...
Dieu, réponds-moi.
Seigneur...
Seigneur, Seigneur...
Seigneur, réponds-moi.
Moi, Leone, agneau de Dieu,
j'aurais dû être plus strict avant d'accepter tant de frères,
spécialement ceux qui sont les plus désinvoltes.
Vas-y, dis-le, que sont ces critiques et objections,
Ils l'ont dérouté, humilié et déprimé.
Tu dois écrire que nous l'avons vu empli de désespoir.
Il avait l'impression que tout allait mal,
et qu'il était vraiment fou, juste le 'fou de Dieu".
Oui, Leone, écris. Ce fût sa période la plus sombre.
Francesco !
Francesco !
Leone !
Leone !
Francesco !
Francesco !
Leone ! Leone, ne me quitte pas !
Je suis ici.
Leone.
Leone. - Oui.
Je n'ai pas étudié Grammaticam,
divinitatem, et legem.
De même que,
"Deux mihi dixit"...
"Deux mihi dixit". Dieu a parlé. Comprends - tu ?
Oui, c'est vrai.
Leone, et si je suis un fou ?
Non ! Tu as répondu sans réserves, oui, sans réserves.
Mais il souffrait. - Tu souffrais aussi.
J'en ai vu souffrir beaucoup plus.
Pour nous, c'était facile, n'est-ce pas, Leone ?
Pas toujours... - J'ai vu tant de...
visages, et qu'ai-je fait pour les aider ?
Rien, rien.
Rien.
Je désire rester seul. Mais si tu dois venir, viens.
Parle-moi...
Parle-moi...
Parle-moi
Parle-moi...
Parle-moi...
Francesco !
Qu'est-il arrivé ? Laisse-moi voir, voir.
Tu t'es blessé.
Il a répondu !
"Deux mihi dixit..." Dieu m'a encore parlé !
"Deux mihi dixit..."
Dieu m'a encore parlé !
C'est ce qui est arrivé.
Après tant de jours, il a souri et m'a embrassé.
Tu n'as rien vu ? - Vu ? Le silence.
Pendant un moment, il y eût un silence total.
Il ne t'en a pas parlé ? - Non, c'est resté un secret.
Sauf pour Chiara. - Qu'a t-il dit, qu'as tu pensé ?
Il n'a rien dit.
J'ai soigné les blessures, sans poser de questions.
Je pensais que l'amour avait rendu son corps identique au Bien Aimé.
Et je me suis demandé si je serais jamais capable d'aimer autant.
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