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LE TRUAND
Tu viens de la part de Baker ?
Je lui ai dit tout ce que je sais.
Dis-lui qu'il est inutile de continuer � me tourmenter.
Je ne sais rien de ces pi�ces d'or.
Maintenant, elles ont disparu, mais s'il m'avait �cout�...
L'arm�e m'a jug�, mais sans t�moins, elle n'a rien pu d�couvrir.
Va dire � Baker que j'ignore o� est pass� cet argent.
Tu as re�u une visite.
Et Baker le sait.
Un certain Jackson.
Jackson est-il venu...
ou Baker s'est-il tromp� ?
Il ne s'est pas tromp�.
Il aimerait peut-�tre savoir ce que vous vous �tes dit...
au sujet de l'or.
Mais ce n'est pas pour �a qu'on me paie.
Dis-moi sous quel nom se cache maintenant Jackson.
Pourquoi aurait-il un nom d'emprunt ?
Je l'aurais d�j� retrouv�, autrement.
Quand je cherche quelqu'un, je le trouve.
C'est pour �a qu'on me paie.
Combien Baker te donne-t-il ?
C'est ta famille ?
Belle famille.
Combien te paie-t-il pour me tuer ?
500 dollars, pour avoir le nom.
Le nom.
Bill Carson.
Voil� comment il s'appelle, maintenant.
Voil� tout notre argent, 1000 dollars.
1000 dollars ?
Et des pi�ces d'or. Jolie somme.
Mais je finis toujours le travail pour lequel on me paie.
C'est toi. Il a parl� ?
Trop.
Certaines choses t'int�ressent, et deux choses m'int�ressent, moi.
Lesquelles ?
Jackson se cache sous le nom de Bill Carson.
Voil� pour toi.
Continue.
Il a aussi parl� d'une caisse d'or...
qui aurait disparu.
Voil� pour moi.
Qu'a-t-il dit d'autre ?
�a ne te suffit pas ?
Mais ne t'inqui�te pas : il ne parlera plus.
Parfait.
Tiens.
Prends �a. Beau travail.
Tu m�rites ces 500 dollars.
Au fait, j'oubliais :
lui m'a donn� 1000 dollars.
Je crois qu'il voulait que je te tue.
Et je finis toujours un travail pay�.
Tu le sais.
Non ! �il d'ange...
LA BRUTE
Ne t'amuse pas � �a.
Tu ne ferais pas le poids. Nous sommes trois.
Tu sais que tu as la t�te de quelqu'un qui vaut 2000 dollars ?
Toi, t'as pas la t�te de celui qui les encaissera.
Recule.
Merci.
Combien vaux-tu, maintenant ?
Combien ?
2000 dollars ?
Oui, 2000 dollars.
2000 dollars.
Esp�ce d'ordure. Tu le paieras cher.
J'esp�re que tu cr�veras du chol�ra et de la peste.
Lib�re-moi tout de suite.
J'esp�re que ta m�re finira chez les filles.
Tu peux te racheter. Lib�re-moi et je te laisserai tranquille.
Je me sens mal. Le sang me monte � la t�te...
� boire... De l'eau...
Fumier. T'es vraiment une ordure.
T'as de la chance que je sois ligot�.
Reviens te battre.
Fumier.
C'est qui, �a ? Un fumier rentre et l'autre sort.
- Ferme-la. - Je suis un honn�te fermier...
Tu es un honn�te fermier ? Et cet homme, tu le reconnais ?
C'est toi.
Tu tiens �a d'o� ? Tu ne sais m�me pas lire.
C'est �a, roule-le. Tu sais o� tu peux te le mettre.
J'en ai rien � faire de vos prisons, de vos sh�rifs.
Regardez tous, c'est de l'argent sale.
Judas ! Tu m'as vendu. Mais tu ne profiteras pas de cet argent.
S'il y a une justice en ce bas monde, il paiera ton enterrement.
Tu sais ce que t'es ? Tu veux savoir de qui tu es le fils ?
Tu sais pas, hein ? Tout le monde le sait :
t'es le fils de mille p�res. Tous des salauds comme toi.
Ta m�re, si tu savais...
Salaud !
Ta m�re, n'en parlons pas. J'ai jamais caus� de tort � personne.
Recherch� dans 14 comt�s de cet �tat, le condamn� a �t� reconnu coupable
pour meurtre, attaque � main arm�e de citoyens, de banques et de postes,
vol d'objets sacr�s, incendie criminel,
faux t�moignage, bigamie, abandon du domicile conjugal,
incitation � la prostitution, rapt,
extorsion de fonds, vente et recel d'objets vol�s,
�mission de fausse monnaie et, en violation des lois de cet �tat,
le condamn� est coupable d'avoir utilis� des cartes biseaut�es...
Par cons�quent, conform�ment aux pouvoirs qui nous sont conf�r�s,
nous condamnons
Tuco Benedicto Pac�fico Juan-Maria Ramirez...
Dit le "faux-jeton".
..� la pendaison. Dieu, ait piti� de lui.
Cinq pour toi.
Un, deux, trois, quatre... cinq pour moi.
Cinq pour toi et cinq pour moi.
Tu sais ce que tu vaux, maintenant ?
- Non. - 3000 dollars.
Il y a deux sortes de gens.
Les uns ont la corde au cou, les autres coupent la corde.
Mais c'est moi qui passe la t�te dans le n�ud coulant.
Alors, � l'avenir, je veux plus de la moiti�.
C'est peut-�tre toi qui prends les risques, mais c'est moi qui tire.
Si nous diminuons ma part...
Cigare ?
..je pourrais rater mon coup.
Si tu manques la corde, ne manque pas le pendu.
Celui qui me trahit et me laisse la vie sauve,
celui-l� ne conna�t rien � Tuco.
Rien.
Recherch� dans 15 comt�s,
le condamn� qui se tient devant nous...
Tuco Benedicto Pac�fico Juan-Maria Ramirez,
a �t� d�clar� coupable des d�lits suivants :
meurtre, viol d'une vierge de race blanche,
d�tournement d'une mineure de race noire...
�il d'ange.
- Qu'as-tu appris ? - Une histoire de fous.
Des soldats convoyant de l'or tombent dans une embuscade yankee.
Seuls en r�chappent Stevens, Baker et Jackson.
Les pi�ces d'or sont vol�es.
Apr�s enqu�te, Jackson est relax�.
Il dispara�t et devient Bill Carson.
- �a, je le sais. - Je sais aussi que tu le cherches.
Je ne voudrais pas �tre � sa place.
- O� est Carson ? - Il a rempil�. Le pauvre a perdu un �il.
Il vit avec une certaine Maria, une fille de rien.
- O� est-elle ? - Dans une ville... J'ai oubli�...
Santa Ana.
Salut, demi-portion.
Luke, un whisky.
Enfin, ils l'ont arr�t�. Une crapule pareille.
- Ce n'est pas la corde qui fait le pendu. - Que voulez-vous dire ?
M�me un miteux comme lui a un ange gardien.
Un ange blond veille sur lui.
L'accus� a confess� tous ces crimes.
Il sera donc pendu jusqu'� ce que mort s'ensuive.
Que Dieu ait piti� de son �me.
Foutons le camp d'ici.
On ne rate pas son coup quand on va me pendre.
Tu n'as jamais eu la corde au cou.
Quand le n�ud serre, on sent le diable vous mordre les fesses.
Tu as raison.
�a devient plus dur.
Il n'y a pas d'avenir avec un rustre comme toi.
Comment �a ?
Tu ne vaudras jamais plus de 3000 dollars.
Explique-toi.
Je dissous notre association.
Mais toi, tu restes attach�.
� moi, l'argent, � toi, la corde.
Esp�ce de salopard. Tu n'es qu'un...
La ville est � 100 kilom�tres.
Si tu m�nages tes forces, tu y arriveras.
Crapule. Reviens.
Coupe cette corde. Descends de cheval, sale l�che.
Je t'arracherai le c�ur et je le mangerai.
Je t'�corcherai vif. Je te pendrai par les pouces.
Je te tuerai.
Dire que je t'ai sauv� la vie maintes fois. Quel ingrat !
LE BON
O� tu vas ? Tu me fais marcher.
Tu ne m'abandonnerais pas ici. Reviens.
Blondin, �coute-moi...
La p'tite madame est arriv�e.
Fais de beaux r�ves.
Bande de crapules.
Maria.
C'est toi, Bill ?
Qui �tes-vous ? Que voulez-vous ?
Continuer � parler de Bill Carson.
Je ne le connais pas.
Tu l'appelais dans le noir.
- O� est-il ? - Qu'allez-vous faire ?
C'est moi qui pose les questions.
O� est-il ?
O� est-il ?
Arr�tez.
Je ne sais pas o� il est. Il est parti il y a 10 jours.
Il a rejoint son r�giment.
Quel r�giment ? O� est-il all� ?
3�me cuirassier, g�n�ral Sibley. Ils sont partis � Santa Fe.
Je ne sais rien de plus.
FERM�
D�sol�, je ferme.
- Des revolvers. - Oui, des revolvers.
Vos revolvers.
Ceux-ci sont les meilleurs.
Regardez : un Remington, un Colt,
un Root, un Smith-Wesson,
un autre Colt, un Joslyn, un autre Remington.
C'est bon.
Des cartouches.
Pour un essai, c'est l� derri�re.
Vas-y.
Cartouche.
- Combien ? - 20 dollars.
50 dollars.
- Combien ? - 100 dollars.
200 dollars. C'est tout ce que j'ai.
Approche-toi.
Si tu travailles pour vivre, pourquoi te tuer � la t�che ?
Si tu travailles pour vivre, pourquoi te tuer � la t�che ?
Des patates.
Faut �tre pauvre pour manger des patates.
Vraiment pauvre.
Je suis riche.
Mais je suis seul.
Il y a deux sortes de gens.
Ceux qui ont des amis, et ceux qui sont seuls comme Tuco.
Vois-tu ?
J'avais un ami... Pedro.
Chico et Ram�n, ses deux fr�res, �taient aussi mes amis.
Mais qui sait o� ils sont aujourd'hui.
Je ne vous ai pas trouv�s, mes amis. Et c'est bien dommage.
J'avais une bonne affaire � vous proposer.
Je connais un gros fils de pute qui a 4000 dollars.
4000 dollars.
Et je sais o� les trouver.
S'ils m'aidaient � l'attraper, je les partagerais en quatre.
1000 dollars chacun.
Tu es en vie, Tuco. Est-ce bien vrai ?
Je suis riche, et tu le seras bient�t, toi aussi.
On dit que tu t'es fait tuer � Albuquerque.
Les gens racontent n'importe quoi.
Je suis vivant, salopards, et je le resterai.
Et je suis venu vous offrir 3000 dollars.
Le colonel Canby approche avec ses Nordistes,
ils seront ici demain.
Les Sudistes d�guerpissent.
Ces trouillards d�talent d�s que les tuniques bleues approchent.
- Ils n'ont plus envie de se battre. - Les pauvres.
Nous allons bient�t faire des affaires avec les Yankees.
Eux, ils ont de l'or, pas du papier, et ils vont battre le Sud.
Tu vois le barbu, l� ?
C'est le g�n�ral Sibley. Il a l'air mort.
Vivent les Conf�d�r�s !
O� est le propri�taire de ce cheval ?
- Je vous en prie, j'ai le c�ur malade. - O� ?
- La guerre m'a d�j� �prouv�. - Je veux le propri�taire de ce cheval.
Il est grand, blond, il fume le cigare et c'est un fils de garce. O� est-il ?
Laissez-le. Il est h�telier, pas maquignon.
Ferme-la, la vieille.
Au premier �tage, chambre 4.
Allez-y.
Bande de crapules.
Tes �perons.
Il y a deux sortes d'�perons :
ceux qui passent par la porte et ceux qui passent par la fen�tre.
Jette ton arme.
Elle est vide.
Pas la mienne.
Quand Judas s'est pendu, il a aussi tonn�.
C'est peut-�tre un coup de canon.
Canon ou tonnerre, pour toi, c'est pareil.
�a te dit quelque chose ?
Passe la corde autour de la poutre.
L�-haut.
Monte l�-dessus.
C'est bien.
Fixe bien la corde.
Elle doit supporter le poids d'un gros saligaud.
Passe ton cou l�-dedans.
Parfait.
�a te serre ? Je vais arranger �a.
Je connais un moyen. Diff�rent du tien...
Je ne vise pas la corde, mais l'escabeau.
Bienvenue, mon ami.
Si vous cherchez un endroit o� passer les vacances, j'ai ce qu'il vous faut.
H�tel de luxe, avec tout le confort moderne.
Et ce n'est pas tout.
Cuisine internationale. Saine et �quilibr�e.
Ma�s fait � la fa�on de la conf�d�ration,
gracieusement offert par le gouvernement.
On s'occupe bien de nous comme vous le voyez.
Vous connaissez un certain Bill Carson ?
Et vous, Canby, �a vous dit quelque chose ?
Non ? C'est un Yankee, un colonel qui a d�cid� de tous nous descendre.
Nous, on veut juste sauver notre peau,
et vous me demandez de vous donner des informations.
Je ne sais pas ce qui vous passe par la t�te, vous autres r�fractaires.
Carson a un cache sur l'�il et fait partie de la troisi�me cavalerie.
La troisi�me est partie.
Pour Glorietta.
Ils avaient les hommes de Canby aux trousses, les pauvres.
Et avec le d�sert � traverser, ils doivent �tre morts.
Et si ce n'�tait pas le cas ?
Pire !
Vous connaissez le camp yankee � Batterville ?
C'est un camp disciplinaire. Un endroit o� vous ne voulez pas atterrir.
Je vous en fais cadeau.
Le condamn� Thomas Martin, alias Shorty Larson, a �t� reconnu
coupable des d�lits suivants :
vol de cheval, vol de marchandises appartenant � l'arm�e...
Et Shorty ?
..alias Shorty Larson, sera pendu jusqu'� ce que mort s'ensuive.
Que Dieu ait piti� de son �me.
D�sol�, Shorty.
L�ve-toi.
C'est marrant, j'ai toujours soif dans le d�sert.
�a tape, hein ? Para�t que les blonds supportent mal le soleil.
Comme �a, tu te sentiras plus l�ger.
O� allons-nous ?
O� je vais, moi, tu veux dire ?
Dans cette direction.
150 kilom�tres de sable br�lant.
M�me les soldats l'�vitent.
Sibley bat en retraite de ce c�t�-ci.
Et Canby arrive par l�.
Mais personne ne viendra dans cet enfer,
� part toi et moi.
150 kilom�tres, c'est une belle balade.
Qu'est-ce que tu m'as dit, l'autre fois ?
"Si tu m�nages tes forces, tu y arriveras."
Eh bien, toi, si tu n'y arrives pas, tu cr�veras. � petit feu.
Tr�s, tr�s doucement.
Je t'en prie. Marche.
Tu te reposes d�j� ?
Du nerf, Blondin. Il ne nous reste que 100 km.
Et plus que 8 heures � marcher en plein soleil.
Ne nous plaignons pas.
Avance.
Allez, mangeons !
Ou plut�t, moi, je mange.
Pendant que tu bronzes.
Tu veux de l'eau ?
Bois.
Allez !
Eh bien, Blondin... Salut.
Eh bien, Blondin...
Adieu.
Tout doux.
C'est bien.
� boire...
200 000 dollars en or. Ils sont � toi, mais � boire.
Qu'est-ce que t'as dit ?
- Qui es-tu ? - Carson.
Je m'appelle maintenant Bill Carson.
Attaqu�s par surprise.
Tous tu�s. Je m'appelle Jackson, pas Carson...
Enchant�, Carson. Moi, je suis le grand-p�re de Lincoln.
- Combien as-tu de dollars ? - 200 000, tous � moi...
La caisse du 3�me cuirassier.
Baker n'a rien.
J'ai cach� l'or, en lieu s�r.
O� ? Ici ?
- Parle. - Dans le cimeti�re.
Quel cimeti�re ?
Celui de Sad Hill.
Il y a une tombe.
Quelle tombe ? Son nom ?
Son num�ro ? Parle.
Il n'y a pas de num�ro.
Il y a un nom.
Il est �crit...
De l'eau.
Parle d'abord, et apr�s, je te donnerai de l'eau.
Cimeti�re de Sad Hill, c'est �a ?
Mais quel nom ? Il y a 5000 tombes.
Ne meurs pas. Je t'apporte de l'eau.
Reste l�. Je t'apporte de l'eau.
Attends un peu avant de mourir.
�carte-toi.
Il est mort.
Je vais te tuer.
Si tu fais �a, tu seras toujours pauvre.
Tu resteras le minable que tu es.
� ta place, je ne tirerais pas.
Que t'a-t-il dit ?
Un nom...
- Un nom sur une tombe. - Quel nom ?
Blondin, ne meurs pas.
Je suis ton ami. Allez, quoi.
Je vais t'aider.
Bouge pas. Je reviens, avec de l'eau.
Ne meurs pas comme ce porc.
Voil� de l'eau.
N'avale pas. C'est mauvais.
Tu te sens mieux ? Je t'en supplie, ne meurs pas.
Ouvrez, vite !
Du calme. Qui est-ce ?
C'est l'ennemi. Qui d'autre ?
Si j'�tais un Yankee, j'aurais d'abord tir�.
Occupez-vous de ce caporal, sergent.
Cet homme est gravement bless�. Il est peut-�tre d�j� mort.
- Il est vivant ? - On dirait.
- Que s'est-il pass� ? - Une embuscade. Pas d'autres survivants.
O� sont vos papiers ?
Caporal Bill Carson, troisi�me cavalerie, deuxi�me escadron.
Nous arrivons de San Rafael. �a vous suffira ?
Vous lisez alors qu'il va mourir.
Nous battons en retraite et vous cherchez un h�pital ?
La seule solution est de vous laisser capturer par les Yankees.
- O� sommes-nous ? - Pr�s du Canyon Apache.
Le Canyon Apache ?
La d�l�gation de San Antonio est dans le coin ?
� 30 km au sud. Emmenez-le l�.
Les moines soignent tous les bless�s, qu'importe l'uniforme.
Gardez les yeux ouverts, les Yankees sont partout.
Merci. Au revoir, sergent.
- Nous transportons un malade. - Nous n'avons plus de lits.
Vous lui donnerez le v�tre.
- O� est le p�re Ramirez ? - Il est absent en ce moment.
Il devrait rentrer d'un jour � l'autre.
Ce n'est pas grave. On va d'abord bien soigner mon ami.
B�ni soit Dieu.
Dieu est avec nous, parce que Lui aussi d�teste les Yankees.
- Mon p�re, respire-t-il encore ? - Oui.
Refais-lui son pansement.
Voici ma cellule.
Doucement.
Dehors, soldat.
Veillez bien sur lui. C'est un fr�re pour moi.
Mon p�re...
Mon p�re, a-t-il parl� ?
- Mon p�re, a-t-il dit quelque chose ? - Non, il n'a pas encore parl�.
Mais il est jeune et robuste. C'est ce qui l'a sauv�.
Il devrait se r�tablir sous peu.
Merci, mon p�re. Vous ne savez pas ce qu'il repr�sente pour moi.
Blondin ?
Le p�re m'a dit que tu serais bient�t remis.
Une chance que j'�tais l� pour te ramener.
Tu te vois l�-bas, tout seul ?
Tu sais, quand on est malade,
on aime bien avoir pr�s de soi des amis.
Tu as tes parents ? Ta m�re ?
Pas de m�re.
Personne ?
Tu es seul, hein ? Comme moi, Blondin.
On est seuls au monde.
Je n'ai que toi, et tu n'as que moi.
Et encore, pas pour longtemps.
Tout peut arriver. Quel coup du sort.
Dire qu'on pourrait avoir tout cet argent.
Il faut que je te dise la v�rit�.
� ma place, tu en ferais autant.
Pour toi, c'est fini.
Plus personne ne peut rien pour toi.
Tout est de ma faute.
�coute...
Si je savais ma derni�re heure venue,
si j'�tais � ta place, en somme, je ferais la m�me chose.
Je dirais o� sont les dollars. C'est vrai.
Je dirais le nom sur la tombe.
� quoi sert l'argent quand on est mort ? Il est quelque part � Sad Hill.
Mais il y en a des tombes, l�-bas.
Je t'en prie... Bois un peu.
Je t'en prie, dis-moi le nom.
Sur la tombe...
Si je mets la main sur ces 200 000 dollars,
j'honorerai � jamais ta m�moire.
Je te le jure. Je t'honorerai � jamais.
Approche...
Parle.
Esp�ce de d�gueulasse.
Je dormirai mieux...
maintenant que je sais que mon ami...
me prot�ge.
"De l'eau, Tuco."
Quand tu m'auras dit le nom, je t'en cracherai, de l'eau.
Allez, grand dadais, sors-toi de ce lit.
Debout. La f�te est finie. Le chariot est attel�.
D�guerpissons avant d'�tre entra�n�s dans la guerre.
Le p�re Ramirez est de retour.
Je ne serai pas long. Pr�pare-toi.
Il est par l� ?
Pablo ?
Tu ne me reconnais pas ?
C'est moi, Tuco.
�a fait plaisir.
Je ne connais pas les usages.
Je passais, et je me suis dit : "Et si j'allais voir mon fr�re ?"
J'ai eu tort ?
Tant pis. Moi, �a me fait plaisir.
Bon, tu m'as vu, maintenant.
Oui, et je suis content d'�tre venu.
Mon uniforme ?
C'est une longue histoire.
Mais parlons de toi.
Tu as bonne mine. Un peu maigre, peut-�tre.
Mais tu as toujours �t� mince.
Comment vont nos parents ?
C'est seulement maintenant que tu y penses ? Au bout de 9 ans ?
Neuf ans ?
Alors, �a fait neuf ans.
Notre m�re est morte il y a longtemps.
Et notre p�re vient de mourir. Je suis all� le voir.
Il t'a demand�.
Mais il n'aura revu que moi.
Et toi,
� part le mal, que fais-tu ?
Autrefois, tu avais une femme.
Pas une. Plein.
Des femmes, j'en ai � la pelle.
Vas-y, fais-moi un sermon, Pablo.
� quoi bon ?
Va, reprends ton chemin.
Va-t'en.
- Que Dieu ait piti� de ton �me. - Je m'en vais.
En attendant qu'Il se souvienne de moi,
je vais te parler de fr�re � fr�re. Je vais te dire une bonne chose.
Tu te crois meilleur que moi.
Chez nous, pour ne pas mourir de pauvret�, on devenait pr�tre ou bandit.
Tu as suivi ta voie, moi la mienne, une voie difficile.
Tu parles de nos parents, mais quand tu es entr� au monast�re, je suis rest� seul.
J'avais 12 ans, et je suis rest�.
J'ai lutt�, mais c'�tait inutile. �coute-moi bien.
Tu t'es fait pr�tre par l�chet�, pour ne pas faire ce que je fais.
Pardon, mon fr�re.
J'ai le ventre bien rempli.
Quel chic type, mon fr�re.
C'est lui qui commande, ici.
Un peu comme le pape. Le pape, lui, commande � Rome.
Mon fr�re m'a dit : "Reste, ne t'en va pas. On ne se voit jamais."
"Ici, il y a � boire et � manger. Am�ne ton ami, aussi."
Quand on se retrouve, il ne me l�che plus.
Mon fr�re, il m'adore.
C'est bon de se dire qu'un vagabond comme moi
a un fr�re, quelque part, qui ne lui refusera jamais un bol de soupe.
Oui.
Apr�s un bon repas, rien de tel qu'un bon cigare.
Voici la Sierra Magdalena.
Par l�, nous traversons le Rio Grande.
Le chemin est long, n'est-ce pas ?
Le Texas est au nord-est.
- Et par ici... - Et puis quoi ?
Je te le dirai sur place, ne te fais pas de soucis.
Ces gens n'ont pas de soucis � se faire non plus.
Mais vu que je suis encore vivant, et que nous allons traverser plusieurs fronti�res,
peut-�tre devrais-tu me dire o� nous allons.
� la rencontre de 200 000 dollars. �a te suffira ?
R�veille-toi.
- Voil� des soldats. - Bleus ou gris ?
Gris, comme nous. Saluons-les et ensuite, filons.
Vivent les Conf�d�r�s.
� bas le g�n�ral Grant.
Vive le g�n�ral...
- C'est quoi, son nom ? - Lee.
Dieu est avec nous parce que Lui aussi d�teste les Yanks.
Dieu n'est pas avec nous. Il d�teste les idiots comme toi.
Prisonniers de guerre, en avant...
Marche.
Formez une file.
- Robert Clark. - Pr�sent.
- Sam Richmond. - Pr�sent.
Bill Carson.
J'ai dit : "Bill Carson".
Blondin, n'est-ce pas �il d'ange ?
Qu'est-ce qu'il fait ? Il s'est endormi ?
Si, et tu ferais bien d'�tre Bill Carson.
Bill Carson.
C'est moi.
Sil te pla�t, Carson...
r�pond "pr�sent".
Tu es sourd ou quoi ?
Tu veux bien dire "pr�sent" ?
J'aime les gros, comme toi : quand �a tombe, �a fait du boucan.
Et �a ne peut plus se relever.
Wallace.
�a suffit.
Sergent.
Le capitaine vous demande.
Soigne-les bien, ces deux-l�.
T'as entendu ? "Soigne-les bien."
Je vous le r�p�te, sergent.
Je veux qu'on traite les prisonniers avec humanit�.
Assez de brutalit�s.
Je n'ai que quelques gardiens pour tous ces prisonniers.
Je dois me faire respecter.
Ils vous respecteront si vous les traitez mieux.
Les n�tres sont bien trait�s � Andersonville ?
Je me moque de ce que font les Sudistes.
Tant que je commanderai, les prisonniers ne seront ni tortur�s, ni vol�s, ni abattus.
C'est une accusation ?
La gangr�ne me d�vore la jambe, mais pas les yeux.
Ici, on vole les prisonniers,
et la racaille qui bivouaque autour du camp
attend que quelqu'un lui apporte ce butin.
Mais tant que je commanderai, j'interdirai ces fourberies. C'est compris ?
Oui, capitaine. Tant que vous commanderez.
Oui, sergent.
Je sais que je n'en ai plus pour longtemps,
mais j'esp�re avoir le temps d'envoyer devant une cour martiale
tous ceux qui d�shonorent l'uniforme de l'Union.
Je vous souhaite de r�ussir.
Disparaissez pendant quelques jours.
Je garde ce bo�tier. Wallace vous pr�viendra.
Wallace, am�ne-moi Carson.
�il d'ange nous conseille de nous �loigner un peu.
Mais pas trop, pour surveiller la situation. Sellez les chevaux.
Avance.
Approche, Tuco. Ne sois pas timide.
Ici, on ne fait pas de mani�res.
�a fait longtemps, hein ?
Tu as faim ?
Assieds-toi et mange.
Je le savais.
D�s que je t'ai vu, je me suis dit :
"Cet �il d'ange."
"En voil� un qui a su se d�brouiller."
"Et il n'oublie jamais un ami."
Je n'oublie jamais les vieux amis, Tuco.
C'est bon de revoir les vieux amis.
Surtout quand ils viennent de tr�s loin.
Et qu'ils ont beaucoup de choses � dire.
Et toi, tu en as des choses � me dire, hein ?
Tu as �t� arr�t� pr�s de Fort Craig ?
Si tu �tais avec Sibley, c'est que tu venais de Santa Fe...
- C'�tait dur, la travers�e du d�sert ? - �a oui.
Surtout quand on n'a rien � boire.
Pourquoi t'appelles-tu Bill Carson, maintenant ?
Pourquoi pas ? C'est pas malin d'utiliser son vrai nom.
D'ailleurs, on ne t'appelle pas �il d'ange ici.
Sergent �il d'ange.
Un peu de musique en mangeant ?
Pourquoi pas ? �a aide � dig�rer.
Donc...
Bill Carson est un faux nom ?
Et �a, c'est faux, aussi ?
Le nom de Carson est inscrit dedans.
Prends-en. C'est son tabac.
Carson vivait-il quand tu l'as d�couvert ?
Que t'a-t-il dit au sujet de l'argent ?
Je ne sais pas de quoi tu parles.
Plus de sentiment.
Tu as plus de chance que ton ami.
Wallace le frappera jusqu'� la fin de la chanson.
On a connu �a.
Tu dig�res bien ?
- Parle donc. - Je n'ai rien � te dire.
Joue, le violon.
Je vous dirai tout.
Alors, o� est l'argent ?
Il est dans une tombe.
O� �a ?
Au cimeti�re de Sad Hill.
Quelle tombe ?
Je ne sais pas.
Blondin...
Il sait le nom de la tombe.
Pour toi, la guerre est finie.
Mets ces v�tements.
Pourquoi ?
On s'en va tous les deux.
- O� ? - � la recherche de 200 000 dollars.
Je connais maintenant le nom du cimeti�re.
Et toi, le nom sur la tombe.
Me r�serves-tu le m�me traitement ?
Parlerais-tu ?
Je ne crois pas.
C'est bien ce que je pensais.
Tu es assez malin pour savoir que parler ne te sauvera pas.
Et Tuco, est-il...
Pas encore.
Mais il est en bonnes mains.
Tu changes d'associ�, mais le march� reste le m�me.
Je ne suis pas gourmand. La moiti� me suffira.
� deux, on y arrivera plus facilement qu'� un seul.
Restez immobiles.
C'est �a, parfait. Ne bougez plus.
Ne respirez plus. Immobiles...
C'est dans la bo�te.
Tu as peur qu'il se perde ? O� emm�nes-tu ce rebelle ?
� la potence. Sa t�te a �t� mise � prix.
3000 dollars, c'est beaucoup pour une seule t�te.
On n'a pas d� te donner un sou pour ton bras.
Si je te flanque par terre, il te faudra des renforts pour te relever.
Toi, au moins, tu auras droit � une corde digne de ce nom.
Et cette fois, pas de comp�re pour la couper.
Si tes amis restent dans l'humidit�, ils vont prendre froid,
ou une balle dans la t�te.
Vous avez entendu, les gars ? Sortez de l�.
Puisque nous allons dans la m�me direction, tenez-nous donc compagnie.
Un, deux,
trois, quatre,
cinq et six.
Six. Le nombre parfait.
C'est pas trois le nombre parfait ?
Si, mais j'ai six coups.
Tu voudrais bien t'en emparer, hein ?
Je voudrais pisser. Voil� 10 heures qu'on me trimballe en train.
Tu pues d�j� bien assez.
N'aggrave pas les choses.
Vas-y.
Je ne peux pas, si tu me regardes.
Tu as fait un boucan de tous les diables.
Tu ne veux pas qu'on se s�pare, mais il le faut bien.
Escouade, halte.
Prenez position.
Appr�tez vos armes.
En joue.
Feu.
Clem, occupe-toi des chevaux.
Voil� 8 mois que je te cherche.
Chaque fois que j'aurais d� tirer de la main droite, j'ai pens� � toi.
Et je te retrouve dans la situation id�ale.
J'ai eu le temps d'apprendre � tirer de la main gauche.
Quand on tire, on tire. On ne raconte pas sa vie.
Chaque arme a une voix bien � elle.
Je connais cette grosse voix.
Clem, suis-le.
Je suis � vous dans un instant.
Le temps de m'habiller, et j'ouvre.
Mets ton pantalon et pose ton pistolet.
Blondin, comment t'es-tu �vad� de cette porcherie ?
Tout seul. Je suis venu avec ton vieil ami �il d'ange.
Tra�tre, tu as parl�.
Non. Sinon, je ne serais pas ici aujourd'hui.
Toi... moi...
Toi seul connais la moiti� du secret ?
Blondin, je suis content que tu travailles avec moi.
Et qu'on soit de nouveau ensemble. Je m'habille, je le tue, et je reviens.
Attends... J'ai oubli� de te dire...
Il n'est pas seul. Ils sont cinq.
- Cinq ? - Oui, cinq.
Voil� pourquoi tu viens voir Tuco.
Tant pis. Je les tuerai tous.
Ils l'ont tu� � bout portant.
- Regardez qui voil�. - L'autre ne doit pas �tre loin.
Ils vont venir nous chercher.
Faites attention.
Ils sont deux.
Je veux le blond vivant.
Toi, derri�re. On y va.
Tu voulais mourir tout seul ?
Blondin, je me r�serve �il d'ange.
Tr�s bien.
"� bient�t, im... imb�..."
"Imb�ciles".
C'est pour toi.
Comme c'est calme, ici.
Comme un cimeti�re, non ?
L�-bas, il doit y avoir un pont.
- Attendons la nuit. - Fie-toi � moi.
J'ai le sens de l'orientation.
Tuco t'a emmen� jusqu'ici, je t'emm�nerai jusqu'au...
Pr�venez le capitaine.
Suivez-moi.
Nous avons trouv� ces hommes.
D'o� es-tu ?
De l'Illinois.
Et toi ?
Moi, je suis avec lui.
Que faites-vous dans le coin ?
On veut s'engager, mon g�n�ral.
Alors, apprenez � reconna�tre les grades. Je suis capitaine.
Fichez le camp.
Vous, allez faire votre testament.
Vous voulez vous engager ?
Il faut avoir les qualit�s requises.
Fais-moi voir �a.
Toi, tu feras carri�re dans l'arm�e. Tu finiras colonel.
Vraiment ?
Comme il est �crit dans le manuel...
Tu deviendras un as dans le maniement des armes.
�a, c'est l'arme la plus puissante en temps de guerre.
L'esprit combatif du soldat est dans cette bouteille.
Des volontaires.
Vous voulez vous engager ? Alors, allons-y.
Venez, messieurs.
La bataille n'a pas encore commenc�.
Celui qui les fera boire assez conduira les soldats � une mort certaine,
et aura gagn�.
Nous autres et ceux de l'autre c�t� de la rivi�re n'avons qu'une chose en commun.
Nous puons l'alcool.
Ton nom, c'est quoi ?
Et toi ?
Le nom n'a aucune importance.
Bient�t, vous allez vous joindre aux braves du pont de Branston.
Deux assauts par jour.
Deux par jour ?
Les rebelles pensent que ce pont est la cl� de la victoire.
Ce ridicule petit pont.
Une crotte de mouche sur les cartes de l'�tat-major.
L'�tat-major nous a ordonn� de prendre cette crotte de mouche,
m�me si on doit tous �tre tu�s.
Sinon, la cl� rouillera, et restera au clou.
Et des deux c�t�s, on veut ce pont intact.
Les Sudistes le veulent intact, et nous aussi.
Vous y passerez tous, mais une chose est s�re :
le pont de Branston restera debout.
Est-ce mal de parler ainsi � deux volontaires ?
J'ai d�j� fait pire.
Je l'ai fait sauter.
L�-dedans. Je l'ai d�truit.
De quoi passer en cour martiale pour avoir song� � d�truire ce pont.
Il suffit de penser � d�truire ce pont pour...
Pourquoi ne pas le faire ?
Flanquons-leur une peur bleue.
J'en r�ve.
J'ai m�me mis au point un plan.
Le meilleur moment, c'est apr�s l'assaut,
pendant la tr�ve pour ramener les bless�s.
Si je le faisais, je sauverais des milliers d'hommes.
Mais c'est le cran qui me manque.
Le carnage quotidien a recommenc�.
Mon capitaine, les compagnies sont � vos ordres.
J'arrive.
Allons-y.
Mes amis,
venez jouir du spectacle.
Compagnies, pr�tes ?
Compagnie B pr�te.
Compagnie E pr�te.
Compagnie D pr�te.
Compagnies, � l'attaque.
Le capitaine cherche vraiment � recevoir des pruneaux.
Je n'ai jamais vu un pareil g�chis d'hommes.
Je crois que �a va �tre une longue bataille.
Blondin... les dollars sont de l'autre c�t� de la rivi�re.
Ah ? O� �a ?
J'ai dit de l'autre c�t�. �a suffit.
Mais tant que les Conf�d�r�s y sont, rien � faire.
Que se passerait-il si ce pont sautait ?
Oui, ces idiots iraient se battre ailleurs.
Sans doute.
EXPLOSIFS
Un docteur, vite. Le capitaine est bless�.
D�p�chez-vous, une civi�re.
Doucement.
Que tout soit pr�t.
�a vous aidera.
Buvez une goutte de �a, et ouvrez vos oreilles.
Qu'est-ce que vous faites ? L�chez-moi.
Ne risquons-nous pas notre vie ?
Si je suis tu�, tu ne toucheras jamais ces belles pi�ces d'or.
H� oui, Tuco.
Ce serait trop dommage.
Docteur, faites-moi vivre encore un peu.
J'attends une bonne nouvelle.
Et si on se confiait chacun notre moiti� du secret ?
Pourquoi pas ?
Toi, vas-y le premier.
Il vaut mieux que ce soit...
toi qui commences.
D'accord.
Le nom du cimeti�re, c'est...
Sad Hill. � toi, maintenant.
La tombe porte le nom de...
Arch Stanton.
Arch Stanton ?
Tu es s�r ?
Bien s�r.
Avec �a, ce serait plus facile.
� deux, vous irez plus vite.
Creuse.
Alors, tu creuses ?
Si tu me tues, tu ne sauras pas o� est l'argent.
Pourquoi ?
Je vais te dire pourquoi.
Parce qu'il n'est pas l�.
- Esp�ce de... - Je ne t'ai pas fait confiance.
C'est beaucoup, 200 000 dollars.
Il va falloir les gagner.
Comment ?
Le nom, je l'�crirai ici.
Le pistolet ?
Salaud. Il aurait pu me tuer. Quand l'as-tu d�charg� ?
La nuit derni�re.
Il y a deux sortes de gens :
ceux qui ont un pistolet charg�, et ceux qui creusent.
- Toi, tu creuses. - O� �a ?
Ici.
INCONNU
Y a pas de nom.
Pas de nom, l� non plus.
Bill Carson m'avait seulement dit :
la tombe marqu�e "Inconnu", � c�t� d'Arch Stanton.
Creuse.
Des pi�ces d'or ! Tout est � nous, Blondin.
Tu ne me jouerais pas un tour pareil.
Je ne plaisante pas. C'est une corde, Tuco.
Grimpe l�-dessus et passe ton cou dedans.
Nous revoil� comme au bon vieux temps.
Quatre pour toi.
Et quatre...
Quatre pour moi.
D�sol�, Tuco.
Blondin !
LE TRUAND
LA BRUTE
LE BON
H�, Blondin.
Tu sais ce que tu es ?
Tu n'es qu'un fils de...
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