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- Bonjour. - Rick ? Je t'attends depuis 8 heures.
Je suis d�sol�. J'ai d� aller faire le plein d'essence pour ton p�re.
Et le gars de la station m'a conseill� de mettre des cha�nes et de l'antigel.
Et il t'a fallu 1 heure pour faire tout �a ?
Je suis tomb� en panne d'essence avant d'arriver � la station.
Je n'aime pas faire attendre Papa Doc.
Je comprends bien, ch�rie. Surtout avec ce qui s'est pass� la derni�re fois.
Il ne faut plus le faire attendre.
Allons-y.
Je voudrais que tu fasses un effort et �tre gentil avec mon p�re.
Ma ch�rie, tu sais tr�s bien que je viens uniquement pour �tre avec toi.
Je ne viens pas pour bosser, alors, sois gentille avec moi !
Tr�s bien. Alors, nous, on s'amuse, et on laisse Papa Doc et Harvey tout g�rer.
Harvey sera l�, lui aussi ?
Lui, �a va encore. Mais sa femme, qu'est-ce qu'elle est p�nible.
Il faudra leur donner une bouteille de scotch, et ils nous laisseront tranquilles.
Pardon, ma s�ur.
Apr�s tout, les mauvais conducteurs n'ont pas besoin de leur montre.
D�sol�, mon vieux. Je suis un peu press�.
Que votre volont� soit faite. Au nom du p�re, du fils, et du saint-esprit.
Amen.
Mission de ramassage accomplie. Il ne reste aucun survivant.
Toutes mes f�licitations, Brian.
�a alors ! Regardez.
Un v�ritable canif.
- On peut y aller, Hannah ? - S�ur Hannah !
Allons-y.
Voici quelques informations pour nos amis les skieurs.
Le soleil brille sur la ville. La neige recouvre la montagne.
Par endroit, elle d�passe les 50 cm.
Dans la vall�e blanche, quelques lignes t�l�phoniques sont coup�es.
Soyez prudents, et habillez-vous chaudement.
� partir de 1000 m, les routes sont impraticables.
Il vaut mieux s'�quiper de cha�nes.
Une nouvelle vague de froid est pr�vue pour cette nuit.
La temp�rature risque d'atteindre les -18�.
Demain, � midi, il fera +3�.
Il est recommand�, aux personnes partant en montagne,
de ne pas trop s'�loigner, et d'attendre les chasse-neige.
Attendez ! Ne me laissez pas l� !
Prenez-le par les jambes.
Super, ce manteau !
- Je suis bloqu�. - Attends.
�a va ?
�a va. Je prends ton manteau, j'ai froid.
Par ici.
Dire qu'il y a une liste d'attente pour venir jusqu'ici...
�a va bient�t �tre la foule.
On va avoir du travail. Mais qu'est-ce qu'ils fabriquent ?
Allez, au travail, les enfants.
Dis-moi, Papa Doc, c'est quel genre de travail ?
Comment croyez-vous que je suis arriv� l� o� je suis ?
- Dis-leur, Harvey. - Ils le savent d�j�.
J'ai commenc� � 14 ans comme plongeur dans un restaurant.
Et moi, � peine 30 ans quand j'ai fait sa connaissance.
- Inutile de compter les ann�es, nous... - n'avions m�me pas termin� nos �tudes.
La ferme !
Si tu as des mauvais souvenirs, c'est pas le moment d'y penser.
Tu m'as tout de m�me bien g�t�e, mon ch�ri.
Allez, au travail, maintenant.
Je t'ai dit de la fermer.
- Si jamais tu as besoin de moi... - Je te remercie, Harvey.
Tu es le seul � savoir tout le mal que j'ai eu pour m'installer ici.
Aussi, je serais ravi qu'un jeune prenne la direction � ma place,
sans avoir peur des heures suppl�mentaires.
Papa Doc...
Je croyais... enfin, il me semblait...
que ce job avait �t� promis... enfin, je veux dire...
Demande l'addition, on s'en va.
Putain de klaxon !
Prends nos bagages et va garer la voiture.
Tout de suite, Papa Doc.
Arr�tez un peu, gamins !
Alors, mon cher Harvey, tu avais pourtant une belle occasion.
Et tu ne l'as pas saisie.
J'ai l'intention de lui parler plus tard.
Merci, Ralph. Prends la mallette de Papa Doc, et porte-la dans son bureau.
Je vais me changer pendant ce temps. Je reviens de suite.
- Vous pourriez monter mes bagages ? - Avec plaisir.
Rick, viens m'aider � monter tout �a.
�a, �a va dans le tiroir du dessus.
Ralph.
Tu es content de travailler pour Papa Doc ?
C'est-�-dire... Quand il ne crie pas apr�s moi, �a va...
Mais il le fait souvent, et j'ai horreur de �a.
Moi, je ne t'ai pas cri� dessus. Alors, tu ne me d�testes pas ?
Vous, non.
Je vous trouve tr�s jolie, vous savez.
Ralph, laisse tomber �a. Viens ici.
Brosse-moi les cheveux.
�a te pla�t de faire �a ?
J'ai l'impression de peigner mes lapins.
Arr�te. Passe-moi la brosse.
Reste l�.
Masse-moi.
Masse-moi les pieds. Retire mes chaussures.
D�p�che-toi un peu.
Alors, qu'est-ce que tu attends ?
Vas-y. Ben �a alors, tu en as, de la force.
Je suis tr�s fort. J'ai fendu tout seul le bois de Papa Doc.
J'en ai fait un tas haut comme �a.
Montre-moi un peu comment tu as fait.
Je voudrais pas vous faire du mal.
Puisque je te le demande, fais-moi plaisir.
Allez, porte-moi.
Que tu es fort ! Fais-moi descendre, maintenant.
Pas par terre, voyons. Sur le lit.
- Sur le lit. - Je pr�f�re.
Doucement.
Ralph, viens ici.
Allonge-toi � cot� de moi.
Dis-moi, tu n'as jamais �t� dans un lit, avec une femme ?
J'ai pas entendu ce que vous avez dit.
Tu as quand m�me bien connu une femme dans ta vie ?
Oui, j'ai eu ma m�re. Puis mes deux s�urs.
Mais elles se sont faites �cras�es... par un bus...
En dehors de �a, tu as d�j� fait l'amour avec une femme ?
L�ve-toi.
Allez, l�ve-toi !
Retire ta chemise.
Qu'est-ce que tu attends ?
Je ne t'ai pas demand� de me la donner.
Enl�ve aussi ton pantalon.
Sois tranquille, je ne vais pas te d�vorer.
Vas-y, n'aie pas peur.
Maintenant, dis-moi ce que tu veux faire.
Je dois nourrir mes lapins.
Tu dois nourrir tes lapins ?
Eh bien, que se passe-t-il, ici ?
C'est Ralph qui m'a aid�e pour mes bagages.
Tu peux te rhabiller et descendre en vitesse.
Tiens, Ralph.
Et n'oublie pas de refermer la porte derri�re toi.
Vous pouvez compter sur moi.
Que faisiez-vous tous les deux ?
On voulait s'amuser.
C'est incroyable. Tu peux t'amuser n'importe o� et avec n'importe qui.
C'est la diff�rence qui nous s�pare.
Et puis, ce sont mes affaires, qui ne regardent que moi.
Pour moi, il n'y a que Rick qui compte.
Comme je t'envie...
Mais alors, �a t'ennuierait de le voir baiser avec quelqu'un d'autre ?
Qu'est-ce que tu veux dire ?
J'ai eu la chance de le conna�tre avant toi.
M�me que je peux encore l'avoir quand j'en ai envie.
Esp�ce de putain !
Eh bien, mes ch�ries, vous vous entra�nez pour les jeux olympiques ?
C'�tait juste un peu d'exercice.
C'est tout.
Vraiment ?
Alors, continuez.
Tu sais, Marius, les �tres humains, ils sont parfois bizarres.
Ils sont tr�s diff�rents de nous.
Ils s'amusent � des jeux compl�tement dingues.
Au d�but, ils te demandent d'enlever ta chemise.
Puis apr�s, ton pantalon. Et de t'allonger sur le lit.
Ils sont vraiment gagas.
Tout �a � cause de Julie, elle est amoureuse de moi.
Ce que c'est dur. J'en ai marre !
- Il y a une chouette maison l�-bas. - Si on s'arr�tait un peu ?
Non, il faut continuer � marcher. Je suis s�r qu'on est suivi.
Vous avez bien regard� dans le bus, si tout le monde �tait mort ?
Arr�te, on ne va pas tout de m�me pas retourner l�-bas.
Tu peux me croire, ils ne nous retrouveront jamais.
Allez, Marius, va avec les autres.
Comme �a, vous allez bien vous amuser. Allez, � plus tard.
Surtout, soyez bien sages. Papa revient dans pas longtemps.
Je dois aller m'occuper de tous ces gens.
Il faut que je rattrape ces sales petits garnements.
Ils ont besoin d'une bonne correction.
Mais qu'est-ce que je vais pouvoir... Des sandwiches au jambon ?
Mais Papa Doc, il va vouloir du poulet...
Il n'a pas aim� le dernier que je lui ai pr�par�.
Juste parce que j'avais mis trop d'�pices dedans.
Ah, je sais...
Cette fois, je ne vais y mettre que deux �pices.
Comme �a, il pourra deviner ce que c'est.
Il faut que j'y arrive.
Brian.
Ils sont s�rement rentr�s dans la maison.
Je dois les arr�ter.
Il faut les rattraper.
T'es s�r qu'ils vont rien entendre ?
S�rement pas, cette maison est trop bien construite.
J'ai bien v�rifi� l'arri�re de la maison avant de descendre.
Alors, comment il nous a suivis ?
C'est pas difficile de suivre des pas dans la neige, patate !
Alors, je reste devant la porte au cas o� il arrive.
J'ai quand m�me la trouille qu'il nous rattrape.
En tous cas, je ne retournerai jamais l�-bas.
- Est-ce qu'il est mort ? - Je crois bien que oui.
J'ai faim. O� est Suzanne ?
Elle inspecte la maison.
Je suis fatigu�e.
- Et si on montait dans la maison ? - J'ai envie de dormir.
Il faut d'abord se d�barrasser de lui.
Cuv�e sp�ciale.
Quelle journ�e !
Ce que ton p�re peut �tre chiant !
Il suffit de ne pas lui r�pondre.
On sait qu'il s'est donn� du mal pour cette maison.
C'est pas la peine de le rab�cher sans arr�t.
Il finit par me bassiner les oreilles.
Et puis, il n'a que le mot "travail" dans la bouche.
Tu n'as qu'� le laisser dire.
Tu sais bien qu'il a horreur qu'on le contredise et qu'on lui tienne t�te.
Pourquoi tu ne tiens pas ta langue devant lui ?
�a nous permettrait au moins de passer un meilleur week-end.
Tu as peut-�tre raison.
Tu n'as pas envie qu'on aille faire un tour, demain, tous les deux ?
Histoire de changer d'air.
Impossible.
Tu connais ton p�re. Il nous ferait chercher partout.
Il n'y a pas que lui. N'oublie pas celle qui t'a tant aim�.
Ne serais-tu pas un peu jalouse ?
Tu ne dis rien ?
Tu sais � qui je pense.
- Tu te fais trop d'id�es. - Ne me raconte pas d'histoires.
Je veux juste savoir ce que tu as fait avec elle.
� vrai dire, j'ai fait simplement comme tout le monde.
Esp�ce de salaud ! Tu as os� me faire �a !
Je te d�teste, et tu vas me le payer !
Je te l'avais dit.
- Qu'est-ce que tu m'as dit ? - Quand je discutais avec Papa Doc.
Au moment o� tu me regardais, tu as vu sa r�action ?
�a ne m'�tonne pas qu'il ne m'ait pas confi� le job.
Ce n'�tait ni l'endroit, ni le moment.
Je crois plut�t que c'�tait l'endroit id�al et le moment r�v�.
Sinon, pourquoi on serait venu ici ? Pour le plaisir ?
De quoi as-tu peur ?
J'aurais au moins essay�.
C'est comme quand on joue au tennis, il faut savoir se renvoyer la balle.
C'est exactement ce que je veux.
Et je n'ai pas besoin de toi pour me casser la baraque !
Harvey, j'ai mal � la t�te. Alors, arr�te de me parler de �a.
Tu ne crois pas que tu vas un peu loin avec l'alcool ?
N'essaye pas de changer de sujet.
Oh mon dieu !
Dites, les copains, �a en fait encore un.
Vous �tes s�rs qu'il est mort ?
Tu rigoles ? �a se voit bien.
Si on rentrait dans la maison ? J'ai un peu mal au c�ur.
Tu veux un petit massage ?
Non, pas ici. Plut�t l�, derri�re.
- �a fait du bien ? - Formidable.
Tu sais, ma ch�rie...
�a fait bien longtemps...
Ressers-moi une petite goutte, et on verra apr�s. Promis.
Peu importe le flacon.
Harvey !
Qu'est-ce qui se passe ?
L�, en bas... Ils sont tout un groupe.
Un groupe de quoi ?
Un groupe de personnes. On dirait des enfants.
Allons voir �a de plus pr�s.
Et alors, que voulez-vous ?
Rien. On a march� toute la nuit...
Par ce temps-l� ?
D'apr�s ma montre, nous avons march� sans nous arr�ter
en direction de l'ouest, de 8 h 15 � 19 h.
C'est alors que nous avons rep�r� votre maison.
Allez, maintenant, ne restez pas sur le carrelage.
Levez-vous, et mettez-vous sur le divan.
Ch�rie, passe-moi cette couverture.
Tenez, couvrez-vous avec �a.
Nous sommes rentr�s parce que la porte �tait ouverte.
�a, c'est encore de la faute de Ralph.
- Vous �tes tous l� ? - Les autres sont morts.
- J'ai mal au c�ur. - Un instant. Un peu de patience.
On va s'occuper de toi.
Ch�rie, descends !
J'arrive. Qu'est-ce qu'il y a, encore ?
Retiens-toi encore un petit peu.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Il y a une petite fille malade.
- Que veux-tu que j'y fasse ? - J'en sais rien.
�a va, pas la peine de crier, je ne suis pas sourde.
Elle n'a pas si mauvaise mine que �a.
Viens un peu avec moi.
- Allez, viens. - Tout le monde en haut.
Harvey, c'est vous le docteur.
D'accord, faites-les tous monter. Et faites un premier examen.
- On dirait un ours. - Quoi ?
- Tu as raison, c'est un ours. - Quand est-ce qu'on mange ?
Fais un peu attention � ce que tu dis. Si tu as faim, tu auras des corn-flakes.
Dans 30 minutes.
Qu'est-ce que c'est que ces mani�res ?
Vous savez ce que c'est que de jouer au petit soldat ?
J'ai jamais eu le temps pour �a.
On dirait que vous vous �tes rattrap�.
De quoi je me m�le, esp�ce de cr�tin ?
Tu ferais mieux de t'occuper de tes oignons, imb�cile !
Allons bon...
�a, c'est quelque chose.
Ralph !
- Vous me cherchez, Papa Doc ? - Qu'est-ce que tu fabriques ?
Je coupe du bois.
Je t'avais demand� de r�parer le t�l�phone.
- �a a �t� fait. - Alors, pourquoi il marche pas ?
La ligne doit �tre coup�e.
T'as qu'� le rebrancher, c'est compris ?
Dis donc, toi, tu sais que tu ressembles � un d�gonfl� !
Je crois que tu confonds avec ces cr�tins d'adultes.
- O� sont les autres ? - S�ur Hannah prend un bain.
- Pas de nouvelles de Georges ? - Aucune.
- Pourquoi ? - Juste pour savoir.
Poule mouill�e !
Je n'ai peur de personne, imb�cile ! Et surtout pas de Georges.
- �a va pas dans ta t�te ? - Arr�te de jouer les fortiches.
- Qu'est-ce qu'elle a, la petite ? - Elle a mal au c�ur.
J'esp�re qu'ils vont au moins me donner 60 000 $ par an.
Avec toutes les charges comprises.
Et un peu plus de respect.
Sans oublier la maison d'�t�, au mois d'ao�t.
Tu as remplac� les bouteilles par des bananes !
Salut.
- Quel est ton nom ? - David.
- Il para�t que vous �tes au ch�mage. - Comment le sais-tu ?
� ton �ge, tu as une id�e de ce que c'est ?
Pour qui vous me prenez ? J'ai d�j� 12 ans.
Pardon, je l'ignorais.
- Nous avons eu un dr�le d'accident. - Je sais.
Nous sommes les seuls survivants.
Tes parents seront contents.
C'est tr�s impressionnant de se retrouver seul au milieu des bois.
C'est gr�ce � moi que nous avons pu survivre.
Nous n'�tions pas loin d'Hollywood quand �a s'est pass�.
Je ne savais pas que tu �tais un acteur.
Entre autres choses. Je voulais faire un film avec mes amis.
Je trouve �a encore plus passionnant.
C'est joli comme couleurs. Il faut que �a soit bien port�.
Tu as s�rement raison.
Le tissu est beau, mais le style est affreux.
Je vais vous laisser maintenant, monsieur ?
Beckman. Harvey Beckman.
Voulez-vous �tre mon ami, Harvey Beckman ?
Bien s�r que je le veux.
C'est bien.
Comment te sens-tu ?
- �a va bien. - Tant mieux.
- Il y aura des fleurs � notre table ? - Si tu veux.
Nous devons te ramener � tes parents au plus t�t.
Quand tu auras fini de jouer, on pourra peut-�tre manger.
Tout de suite, Papa Doc.
Votre voiture est en parfait �tat, je l'ai contr�l�e moi-m�me.
- Que personne n'y touche. - Je m'y connais plus que vous.
Je ne veux pas le savoir. Je t'interdis d'y toucher.
J'ai pas raison, Harvey ?
Vous n'avez qu'� faire pareil avec votre tas de merde !
Je voudrais bien, mais je n'y connais rien en voitures.
Enfin, Harvey, vous m'�tonnez. Vous �tes un docteur brillant.
Vous n'avez aucune excuse.
Pardonnez-nous, ma s�ur. Nous parlons affaires.
C'est pas grave.
J'�tais en train d'admirer vos cheveux.
Je les trouve ravissants.
Merci.
Ma s�ur, pouvez-vous nous dire le b�n�dicit� ?
B�nis, seigneur, la nourriture que tu nous as offerte, et que nous partageons
aujourd'hui en ta m�moire.
Au nom du p�re, du fils, et du saint-esprit. Amen.
- Amen. - Amen.
Dites-moi, ma s�ur, avez-vous la vocation ?
Je ne suis encore que simple novice.
Une d�butante, quoi !
Profitez-en pendant que vous n'�tes pas � l'�cole.
� la rentr�e, la m�re directrice sera bien plus s�v�re qu'avant.
Pour le moment, nous sommes ici.
Eh bien, David, quel est le titre du film que tu veux faire ?
Vous ne croyez quand m�me pas tout ce qu'il raconte ?
De tous temps, les vrais artistes ont toujours �t� ignor�s, pas vrai ?
Je suis d'accord. � toi de trouver le sujet qui t'inspire.
Saloperie de temps ! Vous rentrerez demain, les enfants.
Vous avez vraiment une tr�s jolie maison.
Pour le prix qu'elle a co�t�...
Qu'est-ce que vous complotez, tous les deux ?
Une sortie � skis pour demain. Qui est partant ?
- Nous avons assez de travail. - C'est votre affaire.
Skier est la seule chose qui vous int�resse ?
- Oui, et apr�s ? - C'est bon � savoir.
- Eh bien, renvoyez-moi. - Vous seriez trop content.
Regardez les beaux fusils, les enfants.
Allez vous faire voir ailleurs.
Tu ne crois pas si bien dire.
La franchise est bien la seule chose que j'appr�cie, chez toi.
Je peux faire quelque chose ?
�a va aller.
Je peux au moins vous aider � essuyer les assiettes.
C'est bien la premi�re fois que je vois une nonne faire la vaisselle.
Nous sommes comme les autres, vous savez.
Je trouve pas, vous �tes bizarres.
Peut-�tre.
Vous savez...
Si jamais, dehors, vous vous faites attaquer par un ours,
il ne faut surtout pas h�siter � venir me chercher.
�a arrive souvent, par ici ?
Parfois. J'ai d�j� vu �a.
Aussi bien en �t� qu'en hiver.
Nous sommes un peu isol�s, et loin de la route.
�a vous pla�t de rester seul, ici ?
- Oui. - Continuellement ?
�a doit �tre p�nible � la longue.
Non, �a ne fait rien.
M�me quand il y a du monde, ici, personne ne m'adresse la parole.
�a n'a pas l'air tr�s solide. J'esp�re que �a va marcher.
- Pourquoi tu dis des b�tises ? - �a te va bien de lui dire �a.
Arr�tez de me faire suer. Je suis s�r qu'il faut prendre celui-l�.
Tu n'as qu'� couper le contact, imb�cile !
Arr�te de jouer les durs, ou je vais te faire ta f�te.
Il para�t que j'ai un grain dans la t�te.
Et que je suis un peu trop nerveux.
On ne dirait pas, comme �a.
Vous aussi, vous avez un grain. Oh, excusez-moi, ma s�ur.
On ne sait jamais...
Si vous avez envie de faire une visite, alors, n'h�sitez pas.
Enfin, je veux dire... Quand Papa Doc ne sera pas l�.
- Il doit surtout pas savoir. - Ce sera notre secret.
Ah ben, alors, �a en fera deux.
Parce que j'ai jamais fait la vaisselle avec une nonne.
Et j'ai jamais eu de secrets.
Qu'est-ce que vous faites, les amoureux ?
�a y est, on a fini.
H�, Ralph.
T'as jamais fait ton service ?
Non.
C'est dommage. Tu aurais fait un bon parachutiste.
Un peu gros, peut-�tre. Qu'en dites-vous, ma s�ur ?
� quoi on joue, ici ? Qu'est-ce que tu as fait, cr�tin ?
Je vous jure que j'ai rien fait, Papa Doc. Dis-lui, toi.
Affirmatif.
Eh bien, ma s�ur, expliquez-nous.
Quelque chose... m'a effray�e...
Vous avez eu trop d'�motions. Venez m'aider � la mettre au lit.
Venez avec nous.
Ralph, il fait un froid de canard, dans cette maison.
Je t'ai d�j� dit d'aller regarder la chaudi�re, nom de dieu !
J'y vais, Papa Doc.
Bordel de merde !
Comment je vais r�parer cette chaudi�re ?
Putain de chaudi�re !
Qu'est-ce que c'est que ce travail !
- Salut, b�b�. - Comment va mon champion ?
- Une petite partie ? - Non, je n'ai pas envie.
- J'aimerais juste te parler... - Oh non, ne recommence pas.
- S'il te pla�t, mon ch�rie. - Je t'en prie, n'insiste pas.
Si tu savais ce que j'en ai marre de ton p�re, de ta m�re, de mon job...
- de la maison... - �a va, je ne veux pas t'emb�ter.
Laisse-moi au moins t'expliquer.
J'ai une excellente id�e.
Si on s'offrait une de ces bouteilles de vin tant aim�es par ton p�re ?
Celles qu'il se garde pour lui tout seul.
Ici, nous avons du soda et de la vodka.
Ce n'est pas vraiment ce que l'on recherche, h�las.
D�cid�ment, ton p�re a toutes les caract�ristiques de l'emmerdeur.
Ne sois pas si m�disant. Tout est dans la cave.
- C'est une cave sp�ciale. - Une vraie cave � vins, alors !
Voil� qui est tr�s int�ressant.
- Suivez-moi, jeune homme. - Avec plaisir.
Bon dieu, o� sont-ils ?
- Ils doivent faire trempette. - Dites plut�t qu'ils nagent.
Je me demande ce que �a signifie.
Personne ne gagne.
Faites vos jeux.
Le 11 noir.
Vous vous �tes fichu dedans, Harvey Beckman.
Le 9 rouge.
Je suis pour ne rien g�cher. Tiens, vas-y.
C'est bon.
�a n'est pas d�gueulasse.
Si Papa Doc nous voyait, il verrait ses cheveux se dresser.
Il le retiendrait sur mon salaire, j'en suis s�r !
Tu n'as rien remarqu� de bizarre au sujet de ces enfants ?
Pas vraiment.
J'ignore pourquoi, mais devant eux, je ressens un sentiment �trange.
Ils n'agissent pas comme des enfants normaux.
Aujourd'hui, les enfants commencent � fumer � 10 ans.
Et ils font l'amour � l'�ge de 12 ans.
Comment veux-tu comparer leurs r�actions aux n�tres ?
Tu as raison, mais je suis persuad�e qu'ils sont bizarres.
Quoi donc ?
Tu n'as pas remarqu� le comportement de Suzanne quand elle allumait les bougies ?
Et celui de s�ur Hannah, totalement immobile ?
Elle te fixait droit dans les yeux avec un regard glac�.
- Comme celui d'un spectre ! - C'est �a.
As-tu observ� la montre que porte le petit soldat ?
Je suis s�re qu'elle a beaucoup de valeur.
- O� crois-tu qu'il l'a eue ? - Il l'a vol�e.
Probablement.
Et quand s�ur Hannah a sorti, en plein milieu du repas :
"Je trouve, monsieur, que vous avez des cheveux ravissants."
Venant d'une novice, c'est un compliment assez original.
Que penses-tu de l'accident dont ils auraient �t� victimes ?
�a a plut�t l'air d'un mensonge.
S�r qu'ils ne donnent pas l'impression d'avoir envie de rentrer chez eux.
Mais que faire ?
Julie ?
- Vous �tes l� ? - Oui, nous sommes l�.
Je croyais que vous �tiez en train de nager.
On a juste chang� de liquide.
C'est le vin de Papa Doc !
Je me sentais un peu nerveux. Manque de s�datifs.
Tu sais, Rick, pour ce genre de s�datif, il faut t'attendre
� ce que Papa Doc te prenne au moins 80 billets.
- Tant que �a ? - Mais oui.
Julie, nous aimerions te parler.
� propos de quoi ?
Des gosses.
Qu'y a-t-il ?
- Nous les trouvons plut�t �tranges. - M�me tr�s �tranges.
Vous �tes s�rs de ne pas avoir trop bu ?
- On dirait que oui. - Nous avons �t� raisonnables.
Vous voulez que je vous dise quelque chose ?
Je crois que vous devriez la finir maintenant.
J'�tais s�r que vous alliez faire �a. C'est bien dommage.
D�sol�, mais je dois vous prendre votre reine.
�chec.
Et mat.
Pas mal jou�, David. Tu m�rites une revanche.
D'accord, je remets tout en place.
Bonsoir, Harvey Beckman.
Voyons, mon enfant, si tu me racontais ce que font tes parents ?
J'en ai jamais eu.
Allez, le 6 ! Je veux le 6 !
Tu vas sortir !
- Il est l'heure, Suzanne. - Je reste avec Mme Beckman, ce soir.
Demain matin, l'appel est � 7h.
- Rends-moi mon d� ! - Non, pas question !
- Donne-le moi. - C'est � mon tour de jouer.
- Non, j'ai pas fini. - Tu n'y arrives pas, toi.
- Tu commences � m'�nerver. - C'est � moi de jouer.
- T'avais qu'� faire un 6. - �a va aller mal pour toi !
J'en ai marre, je ne jouerai plus jamais avec toi. Tu triches.
Ces dents... C'est quoi ?
Ce sont des piranhas. Ils mangent n'importe quoi,
et peuvent d�vorer un homme en 20 secondes.
C'est tout � fait le genre d'histoires qui aident � s'endormir.
Qu'est-ce que vous leur donnez ?
Des poissons rouges. Une douzaine de fois par jour.
Vous vous servez de ces gentils petits poissons pour nourrir ces voraces ?
C'est bien �a.
- Tiens, tu veux le faire ? - Non !
Ce n'est rien, ma ch�rie, n'aie pas peur.
Reprends �a !
D�sol�, mais je n'ai rien � faire de votre job, Papa Doc.
Et sinc�rement, vous pouvez vous le foutre au cul !
M. Beckman se parle toujours ainsi ?
C'est la seule fa�on pour lui d'avoir le dernier mot.
Rose.
Veux-tu me dire ce qu'elle fait ici ?
Tu ne vois pas qu'elle essaie de s'endormir ?
Moi qui croyais...
Et oui, Rose, j'attendais ce moment.
Comment te dire...
Ce sont les effets de l'air de la montagne.
Il se fait tard.
Ne m'en veux pas, Harvey, mais j'ai mal � la t�te.
Et je crois que je fais une crise de goutte.
Un aspirine te ferait du bien.
Merde !
Y en a marre !
Julie... Mais que veux-tu ?
Je cherche Ralph.
Tu ne le trouveras pas ici. L'eau est presque gel�e.
Laisse-moi te r�chauffer.
Si Papa Doc nous voit, la temp�rature risque de monter.
- Et alors, �a ne lui est jamais arriv� ? - Il suffit d'une fois.
Julie...
Je t'en prie.
Laisse-moi m'habiller.
Tu permets ?
Ce n'est pas le moment de s'�vader dans ce genre d'aventure.
Ralph !
Y a plus de chauffage dans la maison, �teins les lumi�res.
Ralph !
Fais quelque chose, bon dieu !
Bordel !
Mon dieu, mais ce n'est pas possible !
Seigneur !
Je me demande bien comment il a pu faire �a.
On ne s'en est m�me pas aper�u.
Je n'arrive pas � y croire.
- Il faut appeler la police. - Les lignes sont coup�es.
Il faut quand m�me le descendre de l�, on ne va pas le laisser pendre ainsi.
- Ensuite, tu iras au village. - D'accord.
Je vais me d�merder pour remettre en marche cette foutue batterie.
- Vis-�-vis des femmes... - On dira que c'est un accident.
D'accord.
Je n'arrive pas � y croire.
- Vous pensez que c'est un accident ? - Non, je ne le pense pas.
C'est pourquoi je vais aller le d�clarer � la police.
Mais enfin, qui aurait pu faire �a ?
Nous sommes trop isol�s dans cette maison.
�a ne peut pas �tre quelqu'un d'entre nous.
En �tes-vous s�r ?
Comment �a ?
Vous oubliez ces enfants.
Vous voulez rire ?
Alors, donnez-nous votre explication.
Je vous laisse continuer.
Ralph avait de la famille ?
Non, il avait juste...
C'est Papa Doc qui l'a amen� ici. Il l'a fait sortir de l'h�pital psychiatrique,
il y a environ 5 ans.
Jamais il n'�tait parti de cette maison.
Jusqu'� aujourd'hui.
On a enlev� les bougies.
C'est moi que vous appelez ?
Est-ce que David a touch� � cette voiture ?
Non.
- Vous n'avez vu personne d'autre ? - N�gatif.
C'est un peu fort...
Te voil� enfin.
Les bougies de la voiture ont disparu.
Il se passe des choses bizarres. Nous devons tous rester ensemble.
- Je rassemble tout le monde au salon ? - Il reste quelqu'un l�-haut ?
- Je ne sais pas. - Je vais voir.
Des bougies de voiture ne disparaissent pas comme �a.
C'est s�r, mais rien ne prouve que ce sont les enfants.
Vous ne trouvez pas qu'ils sont quand m�me bizarres ? Surtout David.
C'est comme �a. Vous marchez � cot� de vos pompes, M. Harvey Beckman.
Je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de dr�le.
Je pense juste au marchand de bi�res qui passe souvent ici.
Voyons, Rose !
Qui a pu faire une chose pareille ?
- Papa Doc. - Esp�ce de vieille poivrote !
- Gardez vos r�flexions. - Je suis vraiment d�sol�.
Et moi, je vous adore.
Harvey, j'ai envie de partir de cette maison.
Et comment ?
Regarde dehors.
Il y a pr�s d'un m�tre de neige, et les lignes t�l�phoniques sont coup�es.
Tu sais ce que �a veut dire "coup�es", imb�cile ? Oh, excuse-moi.
Sers-moi une goutte de �a.
Si �a ne te prive pas, bien s�r.
Tu m'as entendu ?
Merci.
Sant�.
Assieds-toi, et arr�te de tourner comme un lion en cage.
Tu vas encore nous dire que c'est toi le meilleur.
N�gatif. C'est pas lui le meilleur.
�a y est, j'ai trouv�. Vous allez voir.
- Je me demande bien quoi. - Pourquoi tu ne devines pas ?
Bon, vous me l�chez ?
Ces fusils ne se sont quand m�me pas envol�s.
J'ai cherch� partout, impossible de les trouver.
J'ai autre chose � vous montrer.
Vous prendrez autre chose pour beurrer votre pain.
De plus en plus amusant.
C'est bien ce que je pense.
O� �tiez-vous pass� ?
Pas dehors, quand m�me ?
Vous auriez d� nous le dire.
Je pars pour San Francisco.
�a va pas ?
Au contraire.
Je vais diriger un nouveau sanatorium.
Vous �tes vraiment d�cid� ?
C'est deux fois le salaire que je touche actuellement.
Et j'aimerais bien que vous traitiez ma femme avec plus de respect.
Attendez une petite minute.
Maintenant, je vais couper du bois parce que j'en ai envie.
Et non pas parce que vous le voulez.
Vous permettez que j'essaye ?
Bien s�r, David. Tu sais t'en servir ?
- Oui, c'est simple. - Alors, tiens.
Attends. Je les mets debout, et toi, tu les fends en deux.
C'est pas mal, mais il faut frapper plus fort. Allez, recommence.
Plus fort encore !
Tu frappes comme une bonne femme. Il faut y aller carr�ment.
Si tu ne t'en sers pas mieux que �a, je vais devoir appeler tes amis.
On va �tre oblig� d'appeler l'�quipe de secours !
C'est pas mal, cette fois.
Attends, tu vas voir.
Soul�ve avec moi. On va l'empiler sur le tas.
Que s'est-il pass� ?
- Il a voulu me l'envoyer. - Qui a voulu faire �a ?
- Georges. C'est lui qui a fait �a. - Oh mon dieu !
De quel cot� est-il parti ?
J'sais plus.
Il faut s'occuper d'Harvey.
Et surtout, pas un mot de ce qui est arriv� � qui que ce soit.
- Oui, monsieur Papa Doc. - Portons-le dans la chambre de Ralph.
Une semaine...
Sans pouvoir me lever.
Je regrette de l'avoir trait� de tous les noms.
Je me rappelle quand il a interpell� Papa Doc.
J'�tais si fi�re.
Je suis aussi de votre avis.
Je l'ai trouv� formidable.
Je l'entends encore.
J'ai toujours en t�te tous les mots qu'il a dits.
Et moi... j'ai failli...
J'ai failli le quitter je ne sais combien de fois.
Je ne pourrai jamais l'oublier.
Je lui ai dit qu'il �tait insupportable.
Maintenant qu'il est parti...
je n'attends vraiment plus rien.
Venez un peu en bas, avec nous.
Non, je pr�f�re rester ici.
Je suis d�sol�.
Moi aussi, je regrette.
Si nous partions maintenant, nous pourrions inspecter les bois.
Seulement, il vaut mieux rester ensemble,
tous au m�me endroit, et de commencer demain.
Quel sens pratique... On dirait de la strat�gie.
Si vous avez quelque chose de mieux, sortez-le !
La critique est facile, l'art est difficile.
Quand on a des couilles, on ne panique pas, imb�cile !
Sachez que mes couilles, elles vous disent "merde" !
Qu'est-ce que vous avez, tous ? Vous �tes mieux le derri�re assis ?
Moi, je vais prendre un bain. J'ai besoin de me relaxer.
Car, si j'ai bien compris, pour �a aussi, il faudra attendre demain.
Qu'est-ce que tu fabriques dans mes affaires ?
Pourquoi tu ne joues pas avec les autres ?
Tu entends ?
Attention � mon b�b� !
- Pourquoi fais-tu �a ? - Vous ne saurez rien.
Je vous d�teste !
Tais-toi, sale gosse ! Tu vas foutre le camp d'ici !
- Je vous aurai ! - Sors d'ici !
Arr�tez de crier, ou b�b� va pleurer !
Il faut que tu surveilles tout le monde, et que personne ne sorte.
- D'accord. - Allez, vite.
� quoi bon ?
- Il n'y a pas le feu. - Pour le moment, on peut faire que �a.
Julie, d�p�che-toi !
Rick, Papa Doc, venez voir !
Que se passe-t-il ?
Julie !
Oh mon dieu !
Vous pouvez me tirer dessus, j'ai pas peur de vous.
C'est quand m�me lourd, ce truc-l�.
Mais ce sont les gamins !
Vous entendez ces sales m�mes ? Je vais les tuer. L�che-moi !
Vous allez voir, esp�ces de petits monstres !
Laissez-la tranquille ! L�chez-la !
- Non, arr�tez ! - Je vais chercher le fusil !
Rick, retiens-le !
Doc, bon dieu, vous allez m'�couter !
Doc, attendez ! �coutez-moi !
Ne faites pas l'idiot. Calmez-vous, je vous en prie !
- Rick ! - Papa, calme-toi !
Ne tire pas, je t'en supplie !
Vous allez voir, petits monstres ! Je vais tous vous tuer !
Rick, l�ve-toi, il faut aller l'arr�ter !
Rose !
Esp�ces de sales garnements !
Les gars, vous avez vu un peu la descente ?
Et toi, mon pote, tu as vu le style ?
Tu t'es pas trop foul�.
Tais-toi, visage p�le, je t'ai pas demand� l'heure.
Rick ! Ils l'ont tu� ! Tu entends ? Ils l'ont tu� !
Tu entends, Rick ? Ils l'ont tu� !
Oh mon dieu, ils l'ont tu� !
Prends le bidon, imb�cile !
Fais ce que je te dis.
Pourquoi tu portes les deux ?
Et pourquoi je porterais pas les deux ?
Vous voulez peut-�tre que je vous porte ?
- Tu vas la fermer un peu ! - Tu vas la fermer un peu...
Si tu laisses tomber ces deux fusils, je te casse la gueule.
David !
Te fatigue pas, Georges, ils vont nulle part.
Suzanne...
Dites-moi o� est pass�e Suzanne.
Elle est dehors, pr�s de la cuisine. Elle est � votre recherche.
- T'as vu comme �a a march� ! - Bien jou� !
Ma petite Suzanne, j'aimerais tellement pouvoir comprendre.
Elle veut nous venger. Voil� ce qu'elle veut faire.
De toutes fa�ons, elle ne peut rien faire sans nous.
Nous ne voulons pas retourner l�-bas.
Vous voulez me faire mal ?
Vous ne m'aimez pas !
Assassin ! � mort !
Alors, qu'est-ce que tu attends ? Vas-y, maintenant !
Nous avons une mission � remplir. Feu !
Suzanne ! Non !
- � toi, Suzanne, mets le feu ! - Suzanne, je t'aime.
Rick, qu'allons-nous devenir ?
Calme-toi. Nous ne pouvons plus rien pour elle.
- Il y a bien une cave ? - Par ici.
Merde, c'est ferm� ! Il faut � tout prix sortir !
- Le bateau ! Allons-y. - Et comment ?
Il y a une autre sortie l�-bas.
Vite, on y est presque !
On dirait qu'il est bloqu�.
Essayons par l'autre cot�.
Vite, d�p�che-toi !
- Encore un petit effort. - Rick, je n'en peux plus.
J'aurais pu le tuer si j'avais voulu.
Arr�te de jouer les durs.
La g�chette s'est bloqu�e.
C'est le g�n�rateur.
Ne t'inqui�te pas. Ce n'est pas grave.
Nous pouvons rester ici jusqu'� l'arriv�e des chasse-neige.
- D'accord ? - D'accord.
Tu n'as rien � craindre, maintenant, je suis l�. Calme-toi.
- J'aurais pu leur faire peur. - Pourquoi tu l'as pas fait ?
Arr�te un peu de la faire suer.
C'est ferm�.
Attendons le lever du jour.
J'ai pas l'intention de pr�ter ma montre � quelqu'un.
Tant pis pour toi si tu la casses.
David, si on allait dans la cabane de Ralph pour manger quelque chose ?
Bonne id�e ! J'esp�re qu'il y aura autre chose que des cacahu�tes.
J'ai plut�t envie d'un bon steak.
Attention, le d�but des man�uvres est pr�vu dans une heure.
Maintenant, j'ai faim, moi aussi.
Ch�rie !
Tu m'entends ?
R�ponds-moi.
- Oh, David. - Tu t'es fait mal ?
Non, c'est rien.
C'est de sa faute !
� cause de lui, je me suis ab�m� le visage !
Vous allez me foutre le camp, sales vauriens !
Ou je vous r�duirai en bouillie, vous m'entendez ? !
Vous allez voir !
Allons nous mettre � l'abri.
Vous ne perdez rien pour attendre !
Vous me le paierez !
On a r�ussi !
Vous l'avez tu�. C'est vous, j'en suis s�re.
- Qui va �tre mon mari ? - Arr�te de faire l'idiot, David.
� nous deux, M. Beckman.
Tu n'es qu'un mauvais farceur, Harvey Beckman.
J'en ai marre d'�tre ici.
J'ai plus envie de jouer.
On n'a qu'� changer de cr�merie.
C'est pas marrant de jouer avec des amateurs.
D'accord, on s'en va.
Non, on va avoir trop froid, dehors.
- On ne peut plus rester ici. - Tu ne vas quand m�me pas pleurer ?
- Je veux pas laisser Julie. - Fais ce qu'on te dit, et tout ira bien.
Tu vas voir, on va trouver d'autres jouets.
- C'est promis ? - C'est promis.
Allez, en route, mauvaise troupe.
J'ai int�r�t � emmener �a.
Au revoir, Julie.
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