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Tracteur de merde !
Reste pas ici. Dégage.
Je t'ai dit de t'en aller.
Le 23 octobre 1986
- Dégage, petit. - "Dégage, petit".
- Imbécile. - "Imbécile".
- Qu'est-ce qu'ils foutent ? - "Qu'est-ce qu'ils foutent ?"
- Vous, lĂ -bas ! - "Vous, lĂ -bas !"
- Rendez-nous ça ! - "Rendez-nous ça !"
Rendez-nous ça vite et rentrez chez vous.
Morveux !
Touchez pas. C'est important.
Les petits merdeux...
MEMORIES OF MURDER
Quoi ?
Tu t'es fait plaquer en août par ta copine, Bo-hee, pas vrai ?
C'est exact.
"C'est exact ?"
EnlĂšve ta casquette, connard !
Une nana te quitte pas sans raison.
AprĂšs...
avoir vu le film Body Heat...
Body Heat ? C'est un film d'action ?
D'accord. A, c, t...
Petit con.
C'est une affaire de viol et de meurtre.
Les questions seront un peu difficiles.
Comment dire...
Est-ce qu'elle était sexy ou jolie ?
Comment la trouviez-vous ?
Sophistiquée pour une fille de la campagne.
Ouvre les yeux.
Tu as fermé les yeux, non ?
Regarde-moi.
Regarde ici, pas le plafond !
Quels drĂŽles d'yeux il a. Un, deux...
Tu voulais faire l'école militaire, non ?
Tu as passé le concours d'entrée ?
Tu dois travailler dur. Tu sais ?
- Et la facture ? - Vous m'aviez pas demandé.
Qu'est-ce que tu racontes ? Je te l'ai demandé tout à l'heure.
Vous avez rien dit.
EspÚce de menteur, c'était pareil la derniÚre fois.
Bien sûr que je t'en ai demandé une au téléphone.
Qu'est-ce que c'est que ça ? C'est pas la note du traiteur.
Un film de BONG Joon-ho
Tu as mĂȘme pas protĂ©gĂ© le lieu ?
Sécurisez le périmÚtre. Je veux personne dedans.
Par ici, inspecteur.
- C'est quoi ? - Une empreinte de pas.
- Ăa a Ă©tĂ© trouvĂ© quand ? - Je l'ai trouvĂ©e ce matin.
Va leur donner un coup de main.
T'as prévenu la brigade criminelle ?
Oui. Ils vont pas tarder.
Au fait, oĂč est la personne qui nous a prĂ©venus ?
Vous avez mĂȘme pas prĂ©servĂ© la scĂšne du crime, bordel !
VoilĂ le vieux.
Dégagez, les enfants !
Qui a reçu l'appel ?
OĂč est le gars qui nous a appelĂ©s ?
Ils ont mĂȘme pas prĂ©servĂ© la scĂšne du crime.
C'est le bordel total !
Vous auriez dû photographier quand je vous l'avais demandé.
Qui a fait venir les journalistes ?
Ils étaient déjà là quand je me suis pointé.
Ce putain de journaliste, Park, est pas lĂ ?
Ăa fait du bien de pas voir ce salaud.
Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter cette galÚre ?
Comment analyser la scÚne quand tout est souillé ?
Faites gaffe aux indices.
Monsieur ! Tracteur !
Vous lĂ -bas ! Passez pas par lĂ !
Merde, il m'a mĂȘme pas regardĂ© !
A quoi ça sert d'avoir des oreilles ?
T'aurais dĂ» surveiller... Les voilĂ enfin !
Ăa fait des lustres qu'on vous a prĂ©venus !
La scÚne du crime est déjà foutue.
Vous trouvez des indices en reniflant les champs ?
Pourquoi ça tombe sur nous ?
Tu as envie de regarder ces gueules en mangeant ?
En observant bien ces photos,
je vais trouver des indices. Je marche Ă l'instinct.
Tu te crois medium ? Change de job, alors.
Chef.
Je suis peut-ĂȘtre nul,
mais je peux deviner qui ils sont.
Sinon, j'aurais quitté la police.
C'est pour ça qu'on m'appelle "Ćil de chaman".
D'accord.
Tu vois les deux types lĂ -bas ?
L'un est un violeur,
et l'autre est le frĂšre de la victime.
Le frÚre l'a attrapé et nous a amené
l'enfoirĂ© qui a violĂ© sa sĆur.
Devine alors
qui est le violeur.
- Je suis pas dedans, non ? - Ah bon ?
On peut faire mieux que ça.
Je t'offre une piqûre aujourd'hui.
Je vous suis reconnaissant.
C'est ce que tu voulais entendre.
Tu sais combien ça vaut ?
- Sul-young. - Oui.
Tu touches beaucoup plus que quand tu bossais Ă l'hĂŽpital.
Les villageois t'appellent au lieu d'aller chez le médecin.
J'ai un truc important Ă te dire.
La vieille dame du moulin m'a raconté ça.
Tu sais, il y a un resto qui s'appelle "Chez Baek".
"Chez Baek" ?
Tu sais comment on les appelle ?
Je sais pas.
"Baek les baiseurs".
- Ils aiment baiser alors ? - Oui.
Ils ont un fils taré qui s'appelle Baek Kwang-ho.
On m'a dit que ce demeuré courait toujours aprÚs Hyang-sook.
Hyang-sook ? Celle qui est morte ?
Oui.
Celle qui a Ă©tĂ© dĂ©couverte morte avec une gaine sur la tĂȘte.
- C'est Hyang-sook, non ? - Oui, c'est ça.
Ce qui est le plus important,
c'est que la dame du moulin a vu
Kwang-Ho la poursuivre la nuit oĂč elle a Ă©tĂ© assassinĂ©e.
- C'est vrai ? - C'est ce qu'elle a dit.
On m'a dit qu'elle était totalement gùteuse.
Elle va parfaitement bien.
Baek Kwang-ho... Attends.
A quoi il ressemble déjà ?
Sur une des joues, il a...
Tu sais ce qu'il a.
Dis-moi ce qu'il a.
Le pauvre, il me fait pitié.
Baek Kwang-ho.
Entre nous,
franchement, les jolies filles te font bander, non ?
Moi aussi, quand j'avais ton ùge, j'étais pareil.
Je te comprends.
Je pense pas que tu avais l'intention de tuer Hyang-sook.
Tu voulais juste lui toucher les nichons.
- J'ai pas pu. - C'est pour ça que tu l'as tuée ?
- Pour lui tùter les miches ? - Je l'ai pas tuée.
Ăcoute.
Ce monsieur lĂ -haut, il a eu une enfance difficile comme toi.
Il est trĂšs gentil.
Il est trĂšs affectueux. Mais comme il est un peu impatient,
des fois, ses nerfs lĂąchent.
Alors, il frappe parfois les suspects...
Quelle sale tronche il a !
Rien que de la voir, ça me fait chier.
Putain, c'est moche.
C'est mignon, hein ?
Je mets ça pour pas abßmer ma chaussure.
Faut pas lui donner des coups de pied, quand mĂȘme.
Baek Kwang-ho, lĂšve-toi.
Tu es sûr que tu es innocent ?
Regarde-moi dans les yeux.
Qu'est-ce que tu regardes ? Regarde mes yeux !
Rends-toi ou brûle en enfer !
Excusez-moi, mademoiselle.
Excusez-moi !
Mademoiselle !
Vous n'ĂȘtes pas blessĂ©e ?
Qu'est-ce que vous voulez ?
Je voulais vous demander mon chemin. Laissez-moi vous aider.
- LĂąchez-moi ! - Laissez-moi vous aider.
Tu fais quoi lĂ ? Tu te crois au royaume des violeurs ?
EspĂšce de salaud ! LĂšve-toi !
Qui t'es, bordel ?
Viens lĂ , connard.
Madame, j'ai besoin de vous pour la déposition !
Pourquoi elle s'en va comme ça ?
T'es flic ?
Vous auriez dĂ» me le dire avant. Je m'excuse.
Un flic devrait savoir se battre, non ?
Un flic devrait savoir distinguer les gens, non ?
C'est quoi, cette odeur ?
C'est les baskets. C'est vrai que ça pue.
C'est la preuve numĂ©ro 28, quand mĂȘme.
Développe vite ces photos.
Chef.
C'est lui... Le mec de Séoul...
Sois le bienvenu. On m'a prévenu hier.
Mais qu'est-ce que tu as sur le visage ?
- Tu as eu un accident ? - Non.
Chef, son bureauâŠ
On t'a dĂ©jĂ prĂ©parĂ© un bureau Ă cĂŽtĂ© de la fenĂȘtre.
Je préfÚre travailler dans un coin.
OK. Fais comme tu veux.
Jo, je te présente.
Il vient de Séoul.
L'inspecteur Seo Tae-yoon.
Jo Yong-gu. Enchanté.
Il est venu spécialement
pour ces affaires de viols et de meurtres.
Ăa n'arrive pas tous les jours.
Allez, installe-toi.
LE COMMISSAIRE
Le générique est vraiment sympa.
Je regarde toujours Le Commissaire avec papa. Je dois appeler papa.
Mange.
- Je dois appeler papa. - Ferme-la et mange.
Je dois... C'est papa !
Baek Kwang-ho.
Voici la photo d'une empreinte de pas que j'ai prise
sur le lieu du crime l'an dernier. Regarde bien.
Et cette basket,
je l'ai trouvée chez toi. C'est bien à toi ?
Regarde-la bien.
Compare l'empreinte de pas ici et la semelle de ta basket.
C'est pareil, non ?
Regarde ce motif.
Le rond et le reste. C'est exactement pareil, non ?
N'est-ce pas ?
Cette partie est un peu effacée
mais on s'en fout.
Tu as donc tué les filles, non ?
TrĂšs bien.
Tu n'as pas tué toutes les filles. On est d'accord ?
Mais on ne peut pas dire que tu n'as pas tué Hyang-sook.
- J'ai tué personne. - Ta gueule !
On a la preuve ! Que racontes-tu ?
- OĂč est la pelle ? - La pelle ?
Qu'est-ce que t'es con !
Donne-moi ça, connard.
Tu sais mĂȘme pas creuser ?
Regarde. Tu fais comme ça. Puis, pousse la pelle avec ton pied.
Baek Kwang-ho !
Qu'est-ce qu'il fout lĂ ?
Tu crois qu'on fait un pique-nique ici ?
Tu sais pourquoi on est lĂ ?
Pour t'enterrer vivant ici.
Pourquoi ?
Tu veux savoir pourquoi ? Parce que t'es pas sage !
- Je suis sage. - Alors, raconte-nous tout.
On est bien ici. MĂȘme si t'es trop moche...
Approche-toi.
Les filles aiment pas voir ta gueule, non ?
Elles font une grimace et s'enfuient ?
C'est vrai.
Je vais les tuer.
Je vais tuer toutes les filles
qui ont fait la gueule en voyant ma tĂȘte.
Je me souviens de chaque fille qui a fait ça.
- Hyang-sook aussi ? - Hyang-sook ?
Tu courais tout le temps aprĂšs elle.
- Hyang-sook est jolie. - Bien sûr.
Quand elle t'a vu, elle a tiré la tronche
en criant, "Va-t'en !"
Mais putain, tu l'aimais bien.
Alors tu l'as tuée, pas vrai ?
A cĂŽtĂ© du chemin de ferâŠ
Dans la riziĂšre...
A cÎté du chemin de fer, d'accord.
Son cou⊠Le cou de Hyang-sook...
Elle a été étranglée.
- Avec quoi ? - Avec le soutien-gorge.
- Avec le sien ? - Avec son soutien-gorge blanc.
Elle a été étranglée trÚs fort.
- Ensuite ? - Ses collants.
- Ses collants ? - Avec ses collants...
Elle a été étranglée encore ?
Il a une bonne mémoire. TrÚs bien.
- Ensuite ? - C'était quoi ?
C'était quoi déjà ?
Une espĂšce de corde...
- La laniÚre de son sac ? - C'est ça.
Avec ça, elle a été étranglée...
trĂšs fort.
Et aprĂšs ?
A ce moment-lĂ ,
Hyang-sook tremblait.
Elle avait l'air morte.
Alors ?
La tĂȘte de Hyang-sook Ă©tait couverte.
Avec quoi ?
Avec sa culotte.
Sa culotte a Ă©tĂ© mise sur sa tĂȘte comme un bonnet.
Tu veux dire, sa gaine ?
Oui, c'était sa gaine.
Elle a Ă©tĂ© mise sur sa tĂȘte.
Ensuite ?
Elle a été rhabillée à nouveau.
Pourquoi ?
Je sais pas. Elle a été rhabillée.
Pourquoi t'as fait ça ?
Comment je peux le savoir ?
Petit enculé !
Tu as fait quoi, aprĂšs ?
- J'ai couru. - Pour aller oĂč ?
- Il pleuvait ! - Tu as couru pour aller oĂč ?
Tu allais oĂč en courant ?
Le tonnerre, boum !
Dis-moi oĂč tu allais, bordel !
Yong-gu, continue de creuser.
Chers citoyens.
Le bureau de la Sécurité
vous informe d'une alerte.
Ceci est un exercice.
A l'heure actuelle, l'alerte concerne
toutes les régions.
Ăteignez toute lumiĂšre
dans les maisons et dans les immeubles.
Veuillez suivre les instructions
du bureau de la Sécurité.
Placez les objets inflammables dans des endroits sûrs.
Débranchez tous les appareils électriques.
Et rejoignez les abris souterrains.
Tu as oublié tes seins.
Viens.
Vous avez rassemblé tout le monde ? Montez dans la voiture.
Tourne-toi.
Ton pantalon. EnlĂšve ton pantalon, quand mĂȘme.
C'est quoi, le gros titre ?
"Les trois héros de la police" ou "Le sourire de nos héros" !
Inspecteur Park, mettez-vous derriĂšre.
Mettez-vous le long de la balustrade.
Mademoiselle Kwon, réservez le resto.
Allons-y.
Maintenant, levez le poing. On y va ?
Seo, rejoins-nous.
- C'est bon. - Allez, viens.
Attendez !
Tu arrives à utiliser des baguettes avec ces mains palmées ?
C'est comme ça depuis toujours ?
- Kwang-ho, c'est bien ici ? - Je sais pas.
Quoi, tu sais pas ? C'est bien lĂ .
Ce qui compte dans une reconstitution,
c'est de bien jouer. Il y a des journalistes. Assurez hein !
- C'est bon comme ça ? - Baisse-toi plus.
- On commence par quoi ? - Les collants ?
Vous auriez dû vous organiser avant. N° 1 ceci, n° 2 cela...
Toi, t'aurais dĂ» le faire. J'ai pas eu le temps.
Chef.
La reconstitution est impossible dans ces conditions.
Annulez-la vite avant de perdre la face.
Je t'ai dit de pas venir ici. Qu'est-ce que tu fous lĂ ?
Trouvez une excuse et annulez.
Inspecteur Seo !
Tu veux foutre en l'air notre travail ?
Je vous l'ai déjà dit. Ce n'est pas le coupable !
La ferme !
Ecoutez, chef.
Le tueur a soigneusement fait des nĆuds autour du cou de la victime.
Regardez les mains de Kwang-ho. Il n'y arriverait pas.
- MĂȘme les gamins le savent. - Casse-toi !
- Avec le soutien-gorge... - Concentre-toi.
- Kwang-ho ! - C'est papa !
Kwang-ho, papa est lĂ !
Papa !
C'est pas toi. Tu l'as pas tuée !
C'est pas lui ! Mon fils est innocent !
Tout est foutu. N'en parlons plus.
Tu as vu tout Ă l'heure
la tĂȘte du procureur Choi ?
Comment ils ont pu lever le mandat d'arrĂȘt ?
- On a mĂȘme une preuve. - Une preuve ?
La photo de l'empreinte ?
On va relùcher Kwang-ho comme ça ?
Qu'est-ce qu'on fait, sinon ?
Ils disent que l'aveu seul n'est pas valide.
Ăa dĂ©pend du genre d'aveu.
Vous avez écouté l'enregistrement, non ?
Il a décrit le crime, étape par étape.
Il a dit des choses que seul le coupable pouvait savoir.
MĂȘme l'ordre des objets utilisĂ©s.
Toi aussi, tu l'as entendu l'autre jour.
HonnĂȘtement, vous l'aviez pas fait rĂ©pĂ©ter ?
Fermez-la. Mangeons.
C'est quoi ? J'ai dit de pas mélanger les nouilles et la sauce.
Baguettes de merde.
Le commissaire est démis de ses fonctions
Les meurtres en série restent entourés de mystÚre
La distance entre le premier lieu du crime
et le deuxiĂšmeâŠ
est Ă peu prĂšs
d'un kilomĂštre.
Les deux lieux sont donc situés trÚs prÚs l'un de l'autre.
La victime... Le 12 et le 16...
sur les deux jours...
Pardon. C'était le 16 décembre.
Le 16 décembre,
Ă douze heures,
la victime voyait M. Han Sung-geun,
salarié, 32 ans,
au café qui s'appelle Yangji situé à Bangchon.
C'était une rencontre arrangée par ses parents.
On a découvert sur le lieu du crime
une empreinte de pas, deux gouttes de sang...
et une goutte de sperme... On avait trouvé ça, hein ?
Quels sont les points communs entre les deux victimes ?
Les points communs...
Tout d'abord, toutes les deux étaient
célibataires.
Elles étaient vachement jolies.
Quoi d'autre ?
Il pleuvait la nuit des crimes.
Il pleuvait ?
Elles ont été tuées un jour de pluie.
C'est vrai ?
Puis les habits rouges...
Elles portaient des vĂȘtements rouges.
Toutes les deux ?
Non. Toutes les trois.
- Pourquoi trois ? - Qu'est-ce que tu racontes ?
Il y en a eu une autre sauf qu'on n'a pas retrouvé le corps.
Voici le dossier de la personne disparue.
Dokko Hyun-sun. 27 ans. Portée disparue le 18 juillet.
Elle ? Dokko Hyun-sun ? Je la connais trĂšs bien.
Tous les villageois la connaissent bien.
C'est une jeune fille qui habite lĂ -bas.
Elle est vachement jolie. On dirait une Miss Corée.
C'est toi qui as fait ce dossier, non ?
Ferme-la !
Elle n'a pas simplement disparu.
Son dossier explique tout. Les documents ne mentent jamais.
Elle portait une chemise rouge le jour de sa disparition.
C'est marqué noir sur blanc ici.
C'est quoi, ça ?
C'est les archives de la météo. J'ai encerclé les jours du crime.
Il a aussi plu ce jour-lĂ .
La pluie, les vĂȘtements rouges...
Elle a Ă©tĂ© tuĂ©e parle mĂȘme. C'est sĂ»r.
ArrĂȘte tes conneries. Tu connais rien sur ce village.
Hyun-sun disait toujours, "Je monte à Séoul".
Je pense pouvoir deviner oĂč est le corps.
Regardez le plan derriĂšre.
J'ai étudié ses déplacements le jour de sa disparition
ainsi que les possibles lieux du crime.
Fournissez-moi deux unités. Je trouverai le corps en 2 jours.
Tu en es sûr ?
Au fait, les étudiants à la fac...
On m'a dit qu'ils baisent quand ils partent en voyage scolaire
et qu'ils font des partouzes tous ensemble.
C'est vrai, tu crois ?
J'en sais rien. DĂ©pĂȘche-toi de jouer.
T'as eu ton bac, quand mĂȘme.
T'es jamais parti en voyage scolaire ?
J'en sais rien ! Demande Ă Seo Tae-yoon qui a Bac +4
s'ils font des partouzes.
Putain, Bac +4...
Moi, j'ai passé 4 ans au lycée.
J'aimerais bien revoir Hyun-sun.
Moi aussi.
Elle était trop jolie pour pourrir dans ce coin paumé.
Elle voulait toujours aller à Séoul...
Qu'est-ce qui se passe ?
Il y a des serpents lĂ -bas.
Chaque organe se nécrose à une vitesse différente.
Chaque organe se nécrose à une vitesse différente.
Regardez. C'est un vieux cadavre.
Mais les cuisses sont encore intactes.
Il y a une preuve de viol ?
On a détecté du sperme.
Mais impossible de déterminer le groupe sanguin.
Hyun-sun, ma pauvre...
Là aussi, il n'a utilisé
que les affaires de la victime.
Les collants sont Ă elle ?
Oui.
Il a Ă©galement mis la culotte sur sa tĂȘte
comme pour le meurtre de Hyang-sook.
Les nĆuds sont faits de la mĂȘme façon.
Sa façon de ligoter le corps aprÚs le meurtre est appliquée.
C'est minutieux.
Et raffiné.
Alors, vous voulez dire
qu'on n'a mĂȘme pas de tĂ©moin ?
Vous voulez un peu plus de viande ?
Non, on en a assez.
Kwang-ho n'est pas lĂ ? Je l'ai pas vu.
J'ai quelque chose pour votre fils. Passez-le-lui.
Qu'est-ce que c'est ?
J'ai remarqué que ses baskets étaient trÚs vieilles.
Elles puaient aussi. Ăa m'a fait de la peine.
Je voulais depuis longtemps lui en acheter une paire.
C'est des Nike.
Vous auriez pas dĂ»...
Il s'endort toujours dans des endroits bizarres !
39, c'est la bonne taille ?
C'est des Nike. Essaye-les.
Fais voir.
C'est pas des Nike. C'est des "Nice".
Tant qu'elles sont confortables, on s'en fout.
Pourquoi acheter des fausses, autant acheter des vraies...
Elles sont chouettes, hein ?
Prends un verre.
On se connaĂźt un peu maintenant.
T'enfuis pas quand on se croise dans la rue, d'accord ?
La derniÚre fois, Yong-gu était...
OĂč tu vas ?
Vous voyez, chef ?
Il est loin d'ĂȘtre le coupable qu'on recherche.
Ils ont perdu leur temps et leur énergie sur ce pauvre gamin.
Prends de la viande.
Je ne mange pas de viande brûlée.
Tu m'as dit
que tu revenais au printemps
comme une hirondelle qui chante
Sur la colline
les oiseaux chantent
Inspecteur Seo.
Je suis toujours tout seul
Toi, le rat des villes !
Quoi ?
Pourquoi tu es descendu
jusqu'ici de Séoul ?
Pour trouver le coupable.
C'est grand, Séoul ?
C'est si grand ?
Plus grand que les USA ?
Passe-moi une banane.
Aux Ătats-Unis,
ils ont un truc qui s'appelle FBI.
Tu sais comment ils mĂšnent leurs enquĂȘtes ?
Ils se creusent toujours les méninges.
Ils analysent tout.
Tu sais pourquoi ?
Parce que leur pays est foutrement grand, bordel !
S'ils utilisent pas leur cervelle, ils peuvent pas couvrir tout le pays.
C'est pour ça que les mecs du FBI analysent des trucs et des machins.
Par contre, en République de Corée,
on peut couvrir tout le pays Ă pied.
Tu sais pourquoi ?
Le territoire est aussi petit que ta bite.
D'oĂč le proverbe : "Les inspecteurs corĂ©ens
"font leurs enquĂȘtes Ă pied."
Tu dois connaĂźtre ce vieux proverbe, connard.
Si tu veux te creuser le cerveau,
va aux Ătats-Unis.
Va te faire foutre, connard !
- LĂąche-moi ! - EspĂšce de...
Enlevez ça !
Ăa va mieux maintenant que j'ai tout dĂ©gueulĂ©.
Je vois mieux. Ce qu'on va faire avec ce criminel...
Ce putain de violeur,
il va chercher une autre victime
une nuit oĂč il pleuvra.
Alors,
nous, on va lui tendre un piĂšge.
Action préventive !
Si vous vous battez encore devant moi,
je vous bute tous les deux, d'accord ?
Mesdames et messieurs, dans quelques instants,
monsieur le président va passer en voiture.
Quelle belle pluie...
Vous ĂȘtes prĂȘts ?
Gui-ok ! Pas mal !
Ferme-la.
J'ai peur qu'il lui arrive vraiment quelque chose.
T'inquiĂšte.
Seo Tae-yoon la suit de prĂšs.
Alors, on va devoir faire ce manĂšge
Ă chaque fois qu'il pleut ?
C'est l'occasion pour Gui-ok de se mettre sur son 31.
Un peu de maquillage, et c'est une autre fille.
- Je savais pas qu'elle était jolie. - T'as la trique ?
- ArrĂȘte ! - Laisse-moi vĂ©rifier.
- On est en service. - Dis donc.
Tu surveilles bien, ou quoi ?
Personne vient ici par ce temps.
Il y a quelqu'un lĂ .
Les filles !
Par ici.
Vous ĂȘtes trempĂ©es.
Attendez ici jusqu'Ă ce qu'il arrĂȘte de pleuvoir.
Le parapluie sert Ă rien.
On l'a trouvé devant l'école.
Quelqu'un a dĂ» le jeter.
Vous allez Ă Neungsari, mademoiselle ?
Attention, c'est une policiĂšre.
Mon Ćil !
Elle est de la police judiciaire.
- C'est vrai ? - Oui.
Attendez ici. On va vous ramener chez vous.
Dans la voiture de police ?
Qu'est-ce que vous faites dehors si tard ?
On est toujours ensemble. On risque rien.
MĂȘme seule, tu risques rien avec ta tĂȘte.
Nam-joo, raconte-leur ce qu'on nous a dit tout Ă l'heure.
Quoi donc ?
Ce que les filles nous ont raconté aux toilettes.
Ah oui ! Vous savez oĂč habite le meurtrier ?
Je vais vous dire la vérité. Dans la cour de notre école,
on a des vieilles toilettes.
Sous ces toilettes, habite un fou. C'est l'assassin !
Il reste dedans toute la journée et sort la nuit
pour tuer des filles.
Alors, quand il sort la nuit,
ça doit puer de trÚs loin, pas vrai ?
C'est pas ça.
Ma copine m'a dit qu'il y avait une fille morte dedans.
Je viens te chercher Ă l'usine, alors.
Ce n'est rien.
D'accord.
D'accord. J'arrive tout de suite.
Restez prĂšs de moi
Ne partez pas
Je vous aime
encore
Quand je suis toute seule
Personne ne bouge !
Plus un geste ! Ne touchez rien !
Plus un pas ! Toi, lĂ -bas !
Je te parle !
On attend que la brigade criminelle arrive !
Regardez ça.
C'est une empreinte de pas du meurtrier.
Vous voyez l'usine lĂ -bas ?
Il a attrapé la victime devant cette usine
et l'a traßnée sur environ 400m pour l'amener jusqu'ici.
Comme le marié qui porte sa femme dans la maison...
A part l'empreinte de pas,
vous n'avez rien trouvé d'autre ?
Il n'y avait pas d'empreintes
sur le parapluie de la victime.
A cause de la pluie, les traces de pas
ne sont plus identifiables.
Préserver la scÚne du crime, ça sert à rien.
Chef, le fait qu'il n'y ait pas d'indice, c'est un vrai indice.
Quoi ?
Il ne laisse aucun poil sur le lieu du crime.
D'habitude, dans les cas de viol,
on trouve sur le lieu du crime
quelques poils pubiens, au moins.
Et alors ?
J'en déduis que c'est un homme
qui n'a pas de poil en bas, ici.
Tu veux dire imberbe ?
C'est ça, sans poils.
Tu veux dire qu'il en laisse pas
parce qu'il en a pas ?
Par exemple,
un moine bouddhiste qui s'est rasé le bas,
ça colle !
Attendez.
Il y a un temple bouddhiste qui s'appelle Yongduksa.
On commence par ce temple ?
Gui-ok, la radio. La radio est allumée.
Vous voulez du café ?
Oui, avec beaucoup de sucre.
Inspecteur Seo.
Tu n'as pas une intuition ?
Comme vous avez vu tout Ă l'heure,
le meurtrier est trÚs ingénieux.
Alors ?
Je pense qu'il faudra employer des moyens plus intelligents.
Alors, t'as quelque chose Ă proposer ?
Franchement, ça me rend fou.
J'ai une chose Ă vous montrer.
Qu'est-ce que tu vas nous montrer aujourd'hui ?
C'est quoi ?
C'est des relevés de la station radio.
On dirait une liste de chansons.
C'est un programme oĂč vous pouvez demander une chanson.
Il y a un homme
qui demande trĂšs souvent "Lettre triste".
Voici les dates oĂč ils ont diffusĂ© cette chanson.
Comme elle n'est pas trĂšs populaire, personne d'autre ne la demande.
Lettre quoi ?
"Lettre triste" interprétée par Yoo Jae-ha.
L'ancien batteur de "Yong-pil Band".
Et alors ?
Ces dates correspondent exactement
aux jours oĂč il y a eu un meurtre dans la rĂ©gion.
Regardez.
Le 20 octobre, le meurtre de Park Bo-hee...
Le 19 décembre,
c'était Lee Hyang-sook.
Est-ce qu'ils l'ont aussi passée hier quand Park Myung-ja
s'est fait tuer ?
Oui. J'ai écouté le programme hier soir.
L'animatrice a lu la carte postale de l'auditeur.
"Je suis un homme solitaire qui habite Ă Taeryung.
"Diffusez cette chanson les jours de pluie."
Mademoiselle Kwon, c'est excellent !
Tu lis trop de polars, toi !
C'était pas mal, ton histoire.
Chef, ce n'est pas une simple coĂŻncidence.
Regardez. Les documents ne mentent jamais.
Ăa y est. Il recommence.
Ce criminel doit ĂȘtre un psychopathe.
Il devient fou au moment oĂč il Ă©coute cetteâŠ
Chef, vous aussi, vous y croyez ? C'est insensé !
C'est trÚs sensé. Chef, c'est trÚs simple.
C'est comme chanter l'hymne national avant un grand événement.
Tu as récupéré la carte postale ?
Je leur ai demandé de la mettre de cÎté.
Mais ces gens-là sont tout le temps débordés.
RécupÚre-la vite et examine les empreintes digitales et l'écriture.
Inspecteur Kwon, appelez la station.
Vite.
Mais qu'est-ce qu'on fait avec les sans poils ?
Quoi ?
L'enquĂȘte sur les gars sans poils.
Comment tu vas vérifier ça ?
En déshabillant chaque passant dans la rue ?
A propos de la carte postale, on vous avait demandé de la garder.
- Quelle carte postale ? - Celle que vous avez lue hier !
On en a des milliers !
Monsieur.
Rhabillez-vous.
Monsieur l'inspecteur, le camion poubelle est déjà passé.
C'est pas la peine de fouiller.
Qu'est-ce que tu fais ? Tu prends pas de douche ?
J'en ai assez pris.
Ma peau est toute gonflée, putain.
Tu as trouvé des types sans poils ?
Aucun, bordel. J'ai dépensé une fortune en sauna.
Je peux mĂȘme pas ĂȘtre remboursĂ©.
Au moins, t'es tout propre et tout beau.
Me déshabiller et me rhabiller, j'ai fait que ça.
Je vais finir par perdre mes poils.
Quand j'ai demandé au gars du sauna de me contacter
s'il voyait un type sans poils,
ce salaud m'a fait un sourire bizarre.
Pourquoi tu fais ça tout seul ? Demande à tes hommes.
Seo Tae-yoon, le gars de Séoul, qu'est-ce qu'il devient ?
Il fait des recherches sur les chansons.
Merde, tu peux pas comprendre.
Il continue Ă dire des conneries ?
Ăa me rend fou.
Va voir une chamane, si tu trouves pas de solution.
Une chamane ?
Oui.
Va consulter une bonne chamane
et demande-lui dans quel coin se cache le meurtrier.
C'est Ă cause de la porte du commissariat.
Vous devez la déplacer de 10 mÚtres vers le sud-ouest.
Je viens de voir un visage. Je crois que c'est le meurtrier.
Est-ce qu'il est sur une de ces photos ?
Je veux pas voir de photo d'ordures.
- Regardez bien. - ArrĂȘtez.
Ăa porte malheur.
Prenez ça et faites ce que je vous dis.
Vous voulez me refiler vos gris-gris.
Attends. Touche pas.
Faut bien mélanger avec la terre du lieu du crime.
Remue bien.
C'est le plus important.
Verses-en dessus.
C'est bon !
TrĂšs bien.
Une fois que ça sera sec,
cette tache nous dévoilera le visage du coupable.
C'est ridicule.
Dis pas ça. Ăa porte malheur. Tu sais combien j'ai payĂ© ?
T'y connais rien.
C'est qui lĂ -bas ?
Tu sais bien
que le meurtrier retourne toujours sur le lieu du crime.
Voyons voir.
C'est...
Qu'est-ce qu'il vient faire lĂ ?
Qu'est-ce qu'il est con !
Seules les méthodes scientifiques marchent.
Il fait n'importe quoi.
Il a l'air cool, quand mĂȘme.
Par la ruelle ! En file indienne !
Madame, vous avez pas vu un homme courir ?
Non.
C'est le policier de l'autre fois.
- La nuit oĂč il pleuvait. - Tu le connais ?
Qu'est-ce qu'il court vite. Putain.
Il est pas lĂ ? Va voir lĂ -bas.
Vous avez bien regardé partout ?
Tu crois que tu connais ce village ?
- Tu as marché sur la branche, non ? - Moi ?
C'est lui qui a marché sur une branche.
Il est lĂ ! ArrĂȘte-toi !
Plus un geste !
Vous, lĂ -bas !
Il est habillé en noir.
Ils sont tous en noir ici.
ArrĂȘtez-vous !
Personne ne bouge !
Yong-gu !
Rassemble ces gars lĂ -bas.
Ne bougez plus. Venez ici.
Levez la tĂȘte.
Mettez-vous en ligne.
Regarde-moi dans les yeux.
Donne-moi tes mains, connard.
ArrĂȘte de couiner !
Franchement,
est-ce que c'est un crime de se branler ?
Bien sûr que non.
Mais pourquoi vous vous ĂȘtes enfui ?
Quand vous avez brusquement surgi de la forĂȘt,
j'ai eu trop peur.
Pourquoi vous vous ĂȘtes pas branlĂ© chez vous, alors ?
Parce qu'il y a les enfants Ă la maison
et l'air est meilleur dans la forĂȘt.
Tu voulais te branler en pensant aux filles que tu as tuées, non ?
Votre mari se balade souvent la nuit, n'est-ce pas ?
Qu'est-ce que c'est ?
Fais voir. Allez.
D'oĂč ça sort, ces photos ?
Les choses qui se passent
dans la région ces jours-ci
m'excitent beaucoup plus que ces magazines.
En lisant les journaux,
je nourris mes fantasmes.
Des fois, je trouve ça ridicule.
Mais c'est plus fort que moi.
D'aprĂšs ses voisins,
il s'occupe bien de sa femme malade.
Il va à l'église tous les dimanches.
Ils font que des compliments sur lui.
Les pervers sont comme ça. Ils paraissent normaux.
Mais ils peuvent pas m'avoir.
Je les démasque tout de suite.
J'ai mis plusieurs paires de chaussettes. Oublie pas d'en changer.
Sinon, ça va sentirâŠ
D'accord. Rentre préparer à manger aux enfants.
Il y a une manif lĂ . Rentre vite.
Libérez Cho Byung-sun !
Cho est vraiment passé aux aveux ?
Qui vous a dit ça ?
Quand aura-t-on une déclaration ?
On sait rien encore. Attends un peu plus !
Vous n'avez pas eu de mandat, non ?
C'est une détention illégale.
Cette fois-ci, raconte-nous plus précisément.
Vas-y.
Comme tu faisais tout Ă l'heure.
Yong-gu.
Tu attendais alors derriĂšre les toilettes
quand Park Myung-ja est arrivée
avec une torche Ă la main.
Oui. Il me semble que c'est ça.
Dis pas : "Il me semble". Faut ĂȘtre prĂ©cis.
J'ai peut-ĂȘtre fait un rĂȘve comme ça.
En tout cas, je me suis sans doute approché d'elle
et j'ai dĂ» frapper son cou avec ma main
en faisant du karaté comme ça.
Ensuite ?
Myung-ja a dĂ» crier.
Et elle a dû s'évanouir.
Alors, je l'ai allongée par terre
pour la baiser...
Attends. C'est pas ça.
Je l'ai portĂ©e dans la forĂȘt.
La distance entre la riziĂšre et la forĂȘt,
selon les journaux, est de 200 mĂštres, n'est-ce pas ?
C'est une longue distance.
Tout de mĂȘme, je l'ai traĂźnĂ©e sous la pluie.
Ensuite ?
Je l'ai jetĂ©e par terre dans la forĂȘt.
Puis, je l'ai étranglée.
- Avec quoi ? - Avec la laniĂšre de son sac.
- Tu es sûr ? - Avec ses collants.
Ah oui, c'est vrai.
C'était avec son soutien-gorge. Un Venus.
J'ai continué à serrer trÚs fort
le cou de la fille.
A ce moment-lĂ , cette sale garce
m'a frappé le visage avec une pierre.
OĂč sur le visage ?
LĂ . Juste Ă cĂŽtĂ© de mon Ćil.
C'Ă©tait dans mon rĂȘve, mais ça faisait mal.
Byung-sun.
Tu vas continuer Ă dire "dans mon rĂȘve" ?
C'est bon, Yong-gu. Fais voir la blessure.
C'est cette égratignure, là ?
- Non, c'est lui... - La ferme ! Regarde l'appareil.
Tu as fait du bon boulot jusquâici.
On va conclure maintenant.
Alors,
si elle m'a frappé avec une pierre,
j'ai dĂ» perdre connaissance.
Je suis longtemps resté à terre.
Quand je me suis rĂ©veillĂ©âŠ
Quand tu t'es réveillé ?
En fait, j'étais tombé dans les toilettes, les chiottes.
Il y avait plein de vers.
On y arrivera jamais.
J'ai enlevé les vers et j'ai attrapé une corde
pour remonter des chiottes.
Ce n'Ă©tait qu'un rĂȘve, mais c'Ă©tait pĂ©nible.
En sortant des chiottes, j'ai réalisé
que j'étais aux toilettes du collÚge.
Je suis sorti dans la cour
oĂč j'ai vu des milliers de petites filles.
- Que faisaient-elles... - Attends.
Qui t'a raconté cette histoire de toilettes ?
Tous les villageois la connaissent.
Enfin, c'Ă©tait dans mon rĂȘve.
Une fois sorties de l'immeuble en feu,
éloignez-vous en marchant face au vent.
Posons-le. On doit le poser !
Qui t'a raconté l'histoire des toilettes ?
Vous ĂȘtes venu juste pour ça ?
- Qu'est-ce que tu as ? - J'ai une égratignure.
Je me suis fait mal pendant l'exercice.
OĂč est l'infirmiĂšre ?
Donne. Je vais le mettre.
Je prĂ©fĂšre le faire moi-mĂȘme.
Parce que tu es une fille ? Assieds-toi lĂ .
Montre-moi l'égratignure.
Réfléchis bien à ce que je t'ai demandé à l'instant.
L'histoire de l'homme qui habite sous les toilettes...
Qui a raconté cette histoire en premier ?
Impossible de le savoir. C'est comme si vous me demandiez
qui a inventé les "blagues de Toto".
Il vaudrait mieux aller voir vous-mĂȘme.
Tu penses que j'ai le temps pour ça ?
Tout de mĂȘmeâŠ
Ce n'est qu'une rumeur, et vous y croyez ?
Franchement, vous avez du temps Ă perdre ?
Quand on mĂšne une enquĂȘte...
Comment ?
Tu parles d'une enquĂȘte...
Au fait, la rumeur vient peut-ĂȘtre d'elle.
Je l'ai vue une ou deux fois.
- Cette fille. - Quelle fille ?
La fille qui pleure.
C'était quand déjà ?
J'étais aussi aux toilettes
quand j'ai entendu une fille pleurer.
Je suis alors sortie des toilettes et j'ai aperçu
une fille qui pleurait lĂ -bas au milieu des champs.
Une fille qui pleurait ?
Oui.
Elle n'arrĂȘtait pas de pleurer.
Elle m'avait l'air bizarre.
Madame.
Excusez-moi.
Vous habitez cette maison ?
Qui ĂȘtes-vous ?
J'aimerais vous poser quelques questions. L'autre fois...
Attendez.
Regardez ça.
Je suis policier.
C'est vrai ? Si vous restez lĂ ...
Il ne faut pas qu'on nous voie.
Il n'y a personne.
Allez-vous-en.
Je vous en supplie.
Soyez certaine que notre conversation restera confidentielle.
Nous sommes entre filles. Détendez-vous.
Racontez-moi ce qui s'est passé
avec le plus de détails possibles.
Cette nuit-lĂ ...
il pleuvait légÚrement.
C'était quand ?
C'Ă©taitâŠ
en septembre l'an dernier.
J'ai lu tous les articles sur les filles
retrouvées mortes récemment.
La maniÚre dont il les a tuées
est la mĂȘme.
C'est exactement...
ce que j'ai subi.
Vous reconnaĂźtriez son visage ?
Pour ne pas voir son visage,
j'ai baissĂ© la tĂȘte.
Ma culotte couvrait mes yeux,
mais je les ai gardés fermés.
Si je l'avais vu, il m'aurait tuée.
Il y a une chose
que je me rappelle encore clairement.
Ses mains, qui couvraient ma bouche,
étaient trÚs douces.
Aussi douces que
les mains d'une fille.
C'est fini. On peut enfin se reposer.
Tu signes ici et c'est réglé.
Comme on avait dit.
Ăa te va ?
Oui. Bien sûr.
Si c'est vraiment fini,
détachez-moi.
Libérez-le. C'est pas lui.
Byung-sun, tu es coupable ?
Oui, oui.
ArrĂȘte. T'es pas coupable.
Je crois que je le suis.
Détachez-le vite !
Note bien tout ce qu'elle a dit...
Connard, ça t'amuse de faire ça ?
Maintenant qu'on a trouvé le coupable !
Tu te prends pour qui, connard ?
- Quel coupable ? - Sale con !
C'est toi qui as suspendu Cho Byung-sun ?
Il arrĂȘtait pas de mentir...
Réveille-toi. Les journalistes nous surveillent.
EspÚce d'imbéciles !
Ecoutez ça.
Qu'est-ce que c'est ?
- C'est la radio ? - C'est en direct ?
Oui, c'est en direct.
Alerte générale !
Envoyez-nous deux unités.
Mes sources sont fiables.
C'est pour ce soir. Il y aura une autre victime cette nuit.
Passez-moi M. Lim. C'est urgentâŠ
Comment ? Il a démissionné ?
Passez-moi le producteur.
Vous venez de diffuser "Lettre triste" de Yoo Jae-ha.
Donnez-moi le nom et l'adresse de l'auditeur.
Vous devez avoir sa carte postale !
Une blague ?
C'est la police ici ! AllĂŽ ! AllĂŽ !
J'y vais tout de suite.
On aura du renfort, chef ?
Ils disent qu'aucune unité n'est disponible.
Tous sont partis réprimer la manifestation à Suwon.
Nom : Ahn Mi-seon.
Age : 28 ans.
D'aprĂšs l'autopsie,
la victime est décédée entre 19h30 et 20h.
Alors, elle est morte
pendant que vous vous foutiez sur la gueule.
Attendez.
Il y a quelque chose dans son vagin.
Ăa semble ĂȘtre un morceau de pĂȘche.
Neuf morceaux en tout.
Au faitâŠ
t'as ce genre de cas à Séoul aussi ?
Jamais.
Tu avais raison.
Sur quoi ?
J'ai perdu mon temps en enquĂȘtant
sur ces pauvres gars.
Excusez-moi.
Un appel de la station radio.
Ils ont dĂ» retrouver la carte postale.
J'ai trouvé la carte et l'adresse.
Vous avez de quoi noter ?
32 rue Jinan, Taeryung.
Il s'appelle Park Hyun-kyu.
Qui ĂȘtes-vous ?
Police. OĂč se trouve M. Park Hyun-kyu ?
Il doit ĂȘtre Ă son bureau Ă l'usine.
Hyun-kyu ! Park Hyun-kyu !
Park Hyun-kyu !
Fais voir ta main.
Elle est trĂšs douce.
Tu travailles lĂ -bas depuis quand ?
Depuis septembre dernier.
Juste avant le premier meurtre, alors.
Les meurtres ont commencé depuis que tu t'es installé ici
aprĂšs avoir fini ton service militaire.
N'est-ce pas ?
Park Hyun-kyu.
Tu as envoyé ça à la station, non ?
Oui.
Tu en as envoyé plusieurs ?
Oui.
Et tu voulais l'écouter un jour de pluie.
Oui.
"Lettre triste".
Tu sais qu'il y a eu un meurtre Ă chaque diffusion ?
Non.
Regarde bien ces relevés.
TrĂšs bien.
Ils l'ont aussi passée hier soir, pas vrai ?
Oui.
Tu as écouté l'émission ?
Oui.
Ils l'ont diffusée à 19h08. Le programme s'est terminé à 20h.
Tu l'as écouté chez toi jusqu'à la fin ?
Oui.
- Quel était le dernier morceau ? - Je sais plus.
- C'était hier ! - Je me souviens plus !
- Normal ! T'étais pas chez toi ! - Si !
Ahn Mi-seon a été tuée entre 19h30 et 20h !
Tu es sorti en plein milieu du programme !
ArrĂȘte tes conneries.
EspÚce d'enculé, tu crois qu'on est là pour rigoler ?
- LĂąche-le ! - Yong-gu !
Reste derriĂšre moi.
MĂȘme les gamins du coin savent que vous torturez les innocents.
Ta gueule !
Je t'ai dit de rester ici !
Vous ne pouvez pas m'avoir.
Vous n'avez rien contre moi.
TrĂšs bien, Park Hyun-kyu.
Tu prétends
avoir écouté l'émission jusqu'à la fin ?
Tu dois bien te rappeler de la derniĂšre chanson.
Parce que l'animatrice a présenté la derniÚre chanson
en lisant ta carte postale.
Elle a mĂȘme dit que tu Ă©tais un auditeur fidĂšle.
Si tu l'avais écoutée, tu devrais te souvenir de ça.
C'était quoi cette derniÚre chanson ?
Je ne sais plus.
Tu ne sais plus ?
Tu veux que je t'explique ?
On a enregistré toute l'émission
Tu écoutais cette chanson hier soir.
Il pleuvait dehors.
La musique passait doucement.
Soudainement, tu as commencé à t'exciter.
Car il y a un rituel que tu suis en écoutant cette chanson.
Ta propriétaire était en train
de regarder une série télé.
Tu es sorti discrĂštement
en laissant ta chambre allumée.
Ensuite, tu t'es baladé dans le noir
sans savoir oĂč aller.
Tu t'es demandé, "Ce sera qui ce soir ?"
N'est-ce pas ?
Tu t'es caché derriÚre les arbres en attendant ta future proie.
Tu étais trempé, mais ça ajoutait à ton plaisir.
Ăa t'excitait encore plus.
Alors, tu as mis ces trucs dans le vagin de la fille !
Tu sais combien de morceaux tu as mis ?
Un, deux...
- Trois... - Ăa suffit.
Quatre, cinq...
- Six, sept... - Va te faire foutre !
Je t'ai dit de pas le frapper.
Je t'ai dit de pas le frapper !
Tu sais ce que les journalistes racontent sur nous !
EspĂšce de connard !
Ne mets plus jamais les pieds dans la salle d'interrogatoire.
Ăa rend fou.
Pas de témoin.
Pas de preuve.
Putain, on peut rien faire.
On n'a pas besoin de témoin
ni de preuve, bordel.
On n'a besoin que de ses aveux.
On le torture jusqu'Ă ce qu'il avoue.
Dis donc, tu as beaucoup changé.
Torture le suspect et tu perdras ta réputation.
Comme moi avec Baek Kwang-ho.
Baek Kwang-ho...
J'ai toujours voulu te demander ça.
L'autre fois, quand on l'a amené dans la montagne,
il vous a raconté en détail
ce qui est arrivé à Lee Hyang-sook.
Et alors ?
Tu es sûr que vous aviez pas répété le scénario avant ?
Je t'ai dit que non !
Mais comment il connaissait par cĆur tous les dĂ©tails ?
C'est ce que je te disais !
Elle est oĂč, la cassette de Baek Kwang-ho ?
Mademoiselle Kwon. Gui-ok !
A ce moment-lĂ ,
Hyang-sook tremblait.
Elle avait l'air morte.
Ăcoute bien ce passage.
La tĂȘte de Hyang-sook Ă©tait couverte.
Avec quoi ?
Sa culotte. Sa culotte est mise sur sa tĂȘte
comme un bonnet.
C'est pas lui qui a fait tout ça.
Ensuite ?
- Elle a été rhabillée. - Il a tout vu.
Pourquoi ?
Comment je peux le savoir ?
Baek Kwang-ho a tout vu.
Kwang-ho est lĂ ?
Il a encore fait une bĂȘtise ?
Non. On vient boire un coup.
Du barbecue, s'il vous plaĂźt.
Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
Vas-y doucement, mon vieux.
Il est pas lĂ . Je vais faire un tour.
Va voir Ă la salle d'arcades.
Ăa fait longtemps que t'es lĂ ?
T'as pas vu Baek Kwang-ho ?
Avant de commencer le procĂšs de l'inspecteur Moon,
la Justice a annoncĂ© dans un communiquĂ©âŠ
Il faut couper la bite de tous ces enfoirés de flics.
Ăa ne sert Ă rien. C'est leur tĂȘte qui ne fonctionne pas.
Taisez-vous. J'écoute le journal.
Les abus et les tortures de l'inspecteur sur des suspects
ont été rapportés à la Justice.
Salope, tu as baisé avec ton prof, non ?
Tes parents savent que tu es...
Kwang-ho !
Kwang-ho !
Baek Kwang-ho !
Qu'est-ce que tu as ?
On est pas lĂ pour t'arrĂȘter. Descends.
Vous allez me tuer.
On fermera les yeux sur ta bĂȘtise.
Ăa peut arriver quand tu te bats.
C'est rien. On te pardonne.
Descends vite, OK ?
Si je descends, vous allez me tuer. Je le sais bien.
Mais non, mon gars. Descends.
OK. Reste lĂ -haut. On a quelques questions Ă te poser.
Tu te souviens de Hyang-sook ? La fille assassinée.
Hyang-sook est jolie.
Bien sûr. Tu courais toujours aprÚs elle.
L'autre nuit oĂč il pleuvait,
tu l'as vue se faire tuer, non ?
Ăa ? Je vous ai tout racontĂ©.
J'ai tout raconté dans la montagne en creusant la terre.
Tu as vu ce qui lui est arrivé ici, pas vrai ?
Oui, c'était ici.
A cÎté du chemin de fer.
Tu as vu le visage du type qui a tué Hyang-sook ?
Tu es sûr ?
Le tonnerre, boum !
J'ai tout vu parce que je dormais ici.
Tu as donc vu le visage de ce mec ?
Je l'ai vu trois fois.
Tu te souviens de son visage ?
Il est beau.
Il est plus beau que moi.
C'est lui que tu as vu ?
Regarde bien cette photo.
Tu sais que le feu brûle ?
Regarde-la, bordel !
Le feu brûle !
Reviens Ă toi !
Regarde bien.
Ăa brĂ»le ! Ăa fait mal !
Regarde la photo !
Baek Kwang-ho !
Quand j'étais petit,
on m'a jeté dans la cheminée. C'est lui.
- EspÚce d'enculés ! - Qu'est-ce que...
Vous osez, bordel ?
ArrĂȘtez, s'il vous plaĂźt !
- On est policiers. - On est la police secrĂšte !
Baek Kwang-ho ! Attrape-le.
Kwang-ho !
Je t'ai cherché partout.
Il y a un train qui arrive. Descends !
Viens ici tout de suite.
C'est dangereux !
Tu devrais y aller, non ? Tout le monde doit te chercher.
Le suspect s'est suicidé
Les journalistes aiment écrire des choses comme ça.
Je vous l'ai déjà dit la derniÚre fois...
AllĂŽ.
Salopard ! Ces putains de hauts fonctionnaires...
Chef.
La police scientifique au téléphone. Ils ont détecté du sperme.
Détecté quoi ?
Regardez.
On l'a trouvé sur les habits de la victime.
On pense que l'assassin s'est masturbé prÚs du corps
et une goĂ»te est tombĂ©e surâŠ
Attendez.
Si on arrive Ă prouver
que l'ADN de ce sperme correspond
Ă celui de Park Hyun-kyu,
cette affaire sera terminée. C'est ça ?
Oui. Ce serait une preuve irréfutable.
Mais il y a un problĂšme.
En Corée, on n'a pas encore la technologie pour analyser l'ADN.
La seule solution est de l'envoyer aux Ătats-Unis.
Aux Ătats-Unis...
Une fois que ça sera fait, on aura le résultat.
Alors, on n'a qu'à attendre le résultat, c'est ça ?
Exactement.
Park Hyun-kyu est bien sous surveillance ?
Oui. On se relaie 24 heures sur 24.
Une fois qu'on aura le résultat,
je vais lui casser la gueule Ă ce putain de pervers.
- Qu'est-ce qu'elle a, ta jambe ? - Quoi ?
Tu es allé chez le médecin ?
- C'est pas la peine. - Fais voir.
C'est bon. J'ai mis du baume.
En faitâŠ
Ăa continue Ă enfler.
Allez. On y va.
Quoi ? Il faut couper la jambe ?
Tu veux que je t'explique encore ?
Ce n'était qu'un clou. Pourquoi couper la jambe ?
Sinon, il va mourir.
Le tétanos est une maladie horrible.
C'était un clou rouillé. Il aurait dû venir tout de suite.
Bande de tĂȘtes de nĆud.
Ăa sert Ă quoi de tergiverser ?
Il a de la chance. On coupe que sous le genou.
Bande de cinglés.
On y va.
- Vous ĂȘtes de sa famille ? - Il a pas de famille.
- On est comme des frĂšres, mais⊠- Vous ĂȘtes avec lui ?
C'est le formulaire d'autorisation. Lisez-le et signez.
Putain, le pauvre...
Je suis bien Ă la poste ?
C'est Seo Tae-yoon de la police.
Le document est arrivĂ© des Ătats-Unis ?
Vous avez bien vérifié ?
Je vous rappelle parce que c'est urgent !
Tenez-moi au courant. Il s'agit d'un document trĂšs important.
Tout de suite ?
Pourquoi tu m'as fait venir ici ?
Pourquoi pas ? Je peux pas te voir quand je veux ?
Regarde ta tĂȘte. Tu dors bien au moins ?
Quel flic pourrait bien dormir ?
- Pourquoi tu t'Ă©nerves ? - Quelle chance de pouvoir pĂȘcher.
Pourquoi tu voulais me voir ?
Franchement, c'est pas humain ton boulot.
Je devrais pas te demander ça, mais tu pourrais pas faire un autre boulot ?
Tu veux pas quitter la police ?
Allo Central, répondez !
Chez qui tu vas si tard ?
Tu arrĂȘtes pas de bosser ces jours-ci.
La grand-mÚre de Bo-kyung est encore tombée malade.
Tu mérites bien une médaille d'honneur
du ministÚre de la Santé.
Park Hyun-kyu est absent de son domicile depuis 2 heures.
Il descend d'habitude au sixiĂšme arrĂȘt de bus.
Il doit ĂȘtre parti quelque part.
Il fera rien. Il est sous surveillance.
Il est capable de tout pour nous emmerder.
Parce qu'il est né totalement cinglé.
Pour moi, c'est toi qui es cinglé !
Une fois qu'on aura le résultat, il sera foutu !
Comment j'ai pu perdre sa trace ?
Ăa suffit ! Tu m'Ă©nerves !
Je vais lui casser la gueule.
Chers citoyens.
Le bureau de la Sécurité
vous informe d'une alerte en cours dans le pays.
Avez-vous trouvé des indices pour résoudre cette affaire ?
Il y a une entaille sur la poitrine.
Qu'est-ce que c'est...
Il y a des trucs enfoncés dans le vagin.
On dirait que c'est un stylo et des cuillĂšres.
Quoi ? C'est dingue.
Regarde bien dedans.
Attendez. Qu'est-ce que vous faites ?
Qui vous a autorisé à y toucher ?
LĂšve-toi, connard !
EspÚce d'enculé !
LĂšve-toi !
Tout le monde s'en foutre si je tue un cinglé comme toi.
Avoue.
Avoue que tu les as tuées.
Avoue.
Je veux la vérité, fumier !
Oui.
C'est moi qui les ai tuées.
Je les ai toutes tuées.
Tu voulais que je te dise ça ?
N'est-ce pas ?
Ăa va mieux maintenant ?
Inspecteur Seo !
Le document est arrivé des USA !
Lis-le vite !
Enculé. EspÚce de cinglé.
Tu t'es moqué de nous jusqu'à maintenant.
Tu t'es bien amusé.
Qu'est-ce qu'il y a ?
L'ADN de Park Hyun-kyu
ne correspond pas à l'empreinte génétique prélevée...
C'est pas possible, ça !
C'est une erreur. J'ai pas besoin de ça.
Qu'est-ce qu'ils disent ?
C'est vraiment pas toi ?
Regarde-moi dans les yeux.
Regarde-moi bien.
Putain, je sais pas.
Tu t'en tires bien, enfoiré !
Va-t'en.
Casse-toi, saloperie.
On arrĂȘte les frais.
Chi-hyuk,
tu as joué à ta console toute la nuit.
Pas vrai ?
Regarde-moi dans les yeux.
Tu as des cernes sous les yeux.
Tu joues bien ?
Oui.
Vaut mieux ĂȘtre un bon joueur quand on est un cancre.
Si tu veux pas étudier, va faire un peu de sport !
Tout le temps devant l'ordinateur...
J'ai pas joué hier soir.
T'as pas joué ? Me raconte pas de salades.
Il dit qu'il a pas joué. Crois-le.
En fait, M. Oh m'a appelé au bureau hier.
Il m'a dit que je faisais des choses inadmissibles.
Il faut pas écouter tout ce qu'il dit.
Tout ça, c'est sa stratégie.
Ăcoute, Kim.
J'amĂšne la marchandise tout de suite.
D'accord. On déjeune ensemble avec lui.
En plus, ça fait un bail.
Chul-yong.
ArrĂȘte la voiture.
Il y a quelque chose ?
Il y a quelque chose dedans ?
Non.
Pourquoi vous regardez ?
Comme ça.
C'est bizarre quand mĂȘme.
Quoi donc ?
L'autre jour, il y avait un autre monsieur
qui regardait dedans comme vous.
Je lui ai aussi demandé
pourquoi il regardait dedans.
Qu'est-ce qu'il a dit ?
Voyons voir...
Ah ouiâŠ
Il a dit qu'il s'est souvenu de ce qu'il avait fait ici
il y a longtemps et qu'il était revenu voir, comme ça.
Tu as vu son visage ?
A quoi il ressemblait ?
Il avait...
un visage ordinaire.
Ordinaire comment ?
Juste ordinaire.
Avec SONG Kang-ho, KIM Sang-kyung,
PARK Noh-shik, PARK Hae-il,
KIM Roe-ha et SONG Jae-ho
Producteur : TCHA Sung-jai
Chef-opĂ©rateur : KIM Hyungâgu
Ăclairagiste : LEE Kang-san
Compositeur : Taro IWASHIRO
Ăcrit et rĂ©alisĂ© par BONG Joon-ho
Adaptation : Eunseon LEE-SEGAY
Sous-titrage : HIVENTY
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