Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
- Vous avez r�serv� une formule D�tente Plus.
Sept jours, six nuits.
Avec deux massages et deux enveloppements d'algues.
Vous �tes en chambre 340.
C'est une suite Prestige. Panoramique.
"Horizon Spirit".
Avec une tr�s belle vue mer. Si je puis me permettre,
� titre personnel, je suis flatt�e de vous accueillir.
Je suis admiratrice
des films dans lesquels vous jouez. - Merci.
- Passez un excellent s�jour.
- Je vous mets la serviette pour que vous ayez chaud.
Si je peux me permettre... on peut faire une photo, s'il vous pla�t ?
J'adore vos films. Je regarde tout ce que vous faites.
Assez rapidement.
- L�, maintenant ?
- Oui, si possible. Apr�s, � la fin, y aura des praticiens avec nous.
Donc si �a vous d�range pas...
- On peut le faire apr�s le soin.
- Une deuxi�me ?
Merci beaucoup.
Je vous allume la machine.
Je vous souhaite un bon soin. - Merci.
- Hop.
- Merde.
- Oh putain !
Oh. Putain.
- All� ? - Oui, mon amour.
- Ah, c'est toi. �a va ?
- Ouais. On s'est rat�s.
- Attends, je suis sous l'eau. - Je te d�range ?
- Non. Tu me laisses deux secondes ?
- Ouais. *- Un truc. Attends.
Attends. Ah, c'est pas vrai !
Pierre, je suis en ligne. Tu veux quoi ?
Va directement demander au service culture.
� tout � l'heure.
Ouais. Excuse-moi. Voil�. Comment �a va ?
- Bah �a va. *- Hum ?
- Ouais, �a va. �coute...
Voil�. L�, j'ai commenc� � faire quelques...
quelques soins, c'est cool.
Y a Morgane qui me parle.
Non. Non. J'ai jamais dit �a.
Je n'ai jamais dit qu'on faisait pas le sujet.
On fait le sujet, on fait le sujet,
mais je pr�sente le 20 heures, pas une matinale.
Donc on ne le met pas en ouverture. Je sais plus comment le dire.
Je l'ai dit quatre fois. Tu retournes le voir
et tu lui dis ce que je lui ai dit. Ce que je t'ai dit.
On fait le sujet dans la deuxi�me partie du journal. Voil�.
Va lui dire. Je t'assure, il va finir par comprendre.
OK. Merci.
- Tu veux que je te rappelle ? *- Attends. All� ?
Non. Je suis en ligne.
- Putain...
Putain...
Putain !
Fait chier ! Merde !
Putain...
Putain !
Putain, comment �a s'arr�te, cette merde ?
- Oui, je t'appelle. Je te rassure, c'est pas pour te prendre la t�te.
�a fait quelques fois que j'essaie de te joindre.
Visiblement, t'as pas tr�s envie de r�pondre.
J'aurais quand m�me...
voulu essayer, peut-�tre,
de te faire revenir sur ta d�cision. M�me si c'est pas la peine.
J'aurais au moins
eu envie de te dire que, quitter un spectacle
comme tu viens de le faire,
� quatre semaines
de la Premi�re...
c'est minable.
Ensuite, c'est tr�s violent pour tout le monde.
Pour toute l'�quipe.
C'est violent pour les autres acteurs.
Qui eux, r�vaient. Ils �taient contents
de... de...
de t'accompagner pour ta premi�re fois sur sc�ne.
Ils avaient envie d'�tre l�. Avec toi.
Et c'est tr�s violent pour moi aussi, parce que...
moi, j'avais pens� ce spectacle pour toi.
Autour de toi. Depuis le d�but, c'�tait pour toi.
Parce que j'ai cru en toi. On a cru en toi. Tous ensemble.
Donc je te le dis :
faire ce que t'as fait, c'est pas classe.
C'est m�me assez nul, en fait.
Je trouve que tu t'es comport� comme un petit mec.
On a le droit d'avoir peur. On peut avoir peur.
C'est normal
dans ce genre de situation,
mais on n'a pas le droit de quitter le navire comme tu l'as fait. Voil�.
Bonne continuation � toi.
- Salut. - Salut.
- �a va ? - Oui. Un peu froid.
- �a souffle. - Oui.
- D�sol�, j'ai pas de montre. J'ai crois� un truc de fou.
J'ai crois� un petit gravelot � collier interrompu. Tu vois ?
C'est un petit pluvier, quoi.
Entre la mouette et la b�casse. Des petits oiseaux end�miques.
C'est en voie de disparition. Quand t'en croises un, tu t'arr�tes.
Et tu profites, quoi. Donc je l'ai regard� et...
Il �tait pos� sur la plage. Il bougeait pas.
C'est nerveux normalement.
Et � un moment... je crois...
nos regards se sont crois�s.
Et j'ai pu lire tous ses voyages. Dans ses yeux.
Parce que c'est une esp�ce qui migre.
Bref, j'�tais avec lui, l�, je suis avec toi. Tout va bien.
Tout est joie.
On commence ? - Oui. Moi, je suis l� depuis et demi.
On avait rendez-vous � et demi.
- Formidable.
Rapidement, moi, je suis prof depuis sept ans.
Bon, c'�tait pas ma...
vocation premi�re. J'ai fait bac puis BTS gestion...
Je suis pass� rapidement dans le monde de l'entreprise.
J'ai trac� ma route.
J'ai pos� un acte libre
et projet� ma personnalit� dans l'infini.
Donc j'ai d�velopp� ma...
ma technique de sport. Le sport mystique.
Rapidement, c'est...
une solidarit�...
une solidarit� entre
l'int�rieur et l'ext�rieur.
Le montr�, le cach�. Le dicible, l'indicible.
- D'accord. - Tu saisis ?
Je dis "sp�cialit�", c'est � prendre avec des pincettes.
Qui ma�trise quoi, surtout quand on touche...
� des choses aussi volatiles. Tu vois ?
Et surtout, �a compartimente.
Donc, y a pas de compartimentation dans la vie.
La vie, c'est que de la circulation d'�nergie.
D'accord ? Tu fais quoi, toi ?
- Comment �a ? - Dans la vie.
- Je suis... je suis com�dien.
- OK.
D'accord. Super.
Tu...
�a va, c'est pas trop dur ?
- �a va.
- J'ai une copine qui fait �a. Elle ramone.
- Oui, ben... �a d�pend.
- �a doit te parler alors, le montr�, le cach�.
- Oui, bien s�r.
- Ce que tu veux montrer ou cacher, ce que les gens per�oivent de toi...
Non ? - Oui, bien s�r.
- Oui. Le miroir de l'homme. Les yeux.
Allez, on va respirer.
- On va quoi ? - Respirer.
Tout sport commence par la respiration, sinon, tu suffoques.
Mets-toi bien parall�le.
Voil�, sors les mains des poches.
On est dos au vent. Je me permets de mettre la main, l�.
Derri�re toi. C'est pour entrer en connexion avec toi.
Pour qu'on respire � deux.
OK ?
T'es pr�t ? - Oui.
Je fais quoi ? Je respire ? - Oui.
L�, tu me montres que tu respires, mais tu respires pas.
Juste, prends l'ext�rieur, inspire...
et rends-le.
- All� ? - Oui, on peut parler ?
- Ouais. �a va ?
- T'as un peu de temps ? *- Oui, vas-y. J'ai deux minutes.
- Deux minutes, c'est compliqu� de dire ce que j'ai � dire.
- Non, mais vas-y, dis-moi.
- Non, mais je suis... je suis...
J'arr�te pas... �a tourne dans ma t�te. J'arr�te pas de...
de r�fl�chir � tout �a, quoi.
- Mais � tout quoi ? Tu r�fl�chis � quoi ?
- Ben...
� la pi�ce de th��tre.
Au fait de... d'�tre parti, comme �a...
Hyper vite, d'avoir plant� tout le monde.
Je me questionne.
Je...
- Mais tu te questionnes comment ? Sur quoi ?
- Je me questionne sur le fait que c'�tait...
c'�tait la bonne d�cision � prendre, sinon...
je me serais plant�.
Mais...
- Hein ? - Mais voil�. Mais sinon...
Enfin, je... Tu vois, le mec a beaucoup de talent.
La pi�ce �tait annonc�e.
Et je me suis barr�, quoi.
- Ben... OK, et donc ?
- Donc rien ! Je te fais part de mon questionnement, c'est tout.
- Mais non, y a pas de question, l�.
C'est quoi, la question ?
- Ben...
S'il y a une question ou pas, j'en sais rien.
C'est pas �a, c'est pas de savoir s'il y a une question ou pas.
C'est pas noir ou c'est pas blanc.
Enfin, tu...
- Non. Non. En fait, je comprends pas,
tu vois, le dossier class� qui suscite des questions apr�s coup.
Donc moi, je ne sais plus, en fait...
- C'est class�, donc je peux pas te parler d'un truc...
qui me prend la t�te, me rend pas bien. *- Non.
Mais si, mais je ne sais pas quoi te dire que de passer � autre chose.
Des projets qu'on abandonne, �a arrive tous les jours, c'est pas grave.
Tu vois, tu passes � autre chose et...
�a repart, tu vois ?
T'es l�-bas, tu vois,
pour te remettre en forme, te reposer,
pour lire les sc�narios...
T'as des sc�narios � lire, des r�alisateurs attendent ta r�ponse.
Pour moi, l'objectif, c'est �a.
Travailler, rappeler les gens, revenir en forme.
Et puis, pardon, mais...
c'est toi qui as d�cid� d'abandonner. Tu vois ?
Encore une fois, c'est pas grave.
Et t'avais d�cid� d'y aller.
Tout �a, c'est toi, toi, toi.
- Oui, mais �a me tenait � c�ur. C'�tait important pour moi.
Je me suis barr�.
- C'est que c'�tait peut-�tre pas si important, justement. Tu vois ?
Et puis maintenant, c'est comme �a.
Donc tu vas rembourser ce que �a a co�t�.
Pas mal d'argent, d'ailleurs.
Affiches, salaires, manque � gagner pour le th��tre...
Euh... Tu t'es mal comport� avec personne, en r�alit�.
T'es tr�s clean.
Encore une fois, personne t'a oblig� � te foutre l�-dedans.
Tu vois ?
Plein de gens attendent que tu fasses leurs films, tu vas les faire.
Tu vas les faire.
D�j�, pour �ponger ce que tu dois au th��tre.
Et puis, je vais te dire, en fait...
c'est pas dramatique si tu fais jamais de th��tre de ta vie. Tu vois ?
Qui a dit qu'il fallait absolument faire du th��tre ? Pas moi.
T'es au cin�ma, les gens t'adorent dans les films.
Ils te le disent dans la rue tous les jours.
Donc tu fais pas de th��tre, tu fais pas de th��tre. C'est comme �a.
- Bonjour. - Bonjour.
- Un message pour vous a �t� d�pos� � la r�ception.
- Merci beaucoup. - Bonne fin de journ�e.
- All� ?
- All�... Alice ?
- Oui, oui. - C'est moi.
- Oui, ciao. - �a va ?
- Oui, �a va. Et toi ?
- Ouais, c'est...
c'est �trange de t'entendre. �a me fait plaisir.
- Oui, moi aussi.
- J'ai eu ton petit mot.
- Oui. - Je te d�range pas ?
- Non, tu me d�ranges pas du tout.
- Bon...
Euh...
Ben �coute...
- C'est...
- Oui, moi aussi.
Donc t'habites ici ?
- Oui, j'habite ici. - D'accord.
Comment t'as su que j'�tais l� ?
dans un endroit comme �a...
comme ici...
tout le monde le sait.
- Moi qui voulais �tre discret, c'est rat�.
- Et... tu restes combien ici ?
- Jusqu'� la fin de la semaine.
Quand j'�tais � l'h�tel, apr�s avoir eu ton message, quand on s'est parl�,
j'ai...
je r�fl�chissais, je...
je pensais � ce qu'on allait se dire.
J'ai trouv� des trucs super intelligents.
Mais...
mais je m'en souviens plus.
Franchement, je sais pas quoi...
par o� commencer, quoi te dire. Je te laisse...
je te laisse d�marrer. - J'ai pas d'id�e.
- T'as pas d'id�e ? - Non.
- On n'a rien � se dire. - Non.
- Bon, c'�tait super. Allez, ciao.
J'�tais pas s�re de te contacter. - Ah bon ?
Pourquoi ? - Je me suis dit...
Il va peut-�tre en avoir rien � faire.
- Moi ? - Attends. Apr�s, je me suis dit...
"Je le tente. On verra."
- Pourquoi, rien � faire ?
Vraiment, tu t'es dit �a ?
Non, je suis... tr�s heureux de te voir.
- Et...
tu es l� pour pr�parer un film ? - Non.
Non, non, je suis... je suis l� parce que...
j'avais le choix entre aller en Suisse pour un suicide assist�,
ou faire une thalasso ici. J'ai plut�t �t� dans...
dans le deuxi�me choix. La thalasso d'abord.
Apr�s la thalasso, on verra.
- OK.
- Toi, vas-y, raconte-moi. T'habites ici ?
Et...
Et donc, c'est quoi, ta vie ? Mari�e ? Des enfants ?
Tu travailles ?
- Alors, j'habite ici depuis 12 ans.
- Ah oui.
- 12 ans et demi, m�me.
Et les deux ans avant, juste apr�s Paris...
- Oui ?
- J'habitais dans une ville un peu pareil.
- D'accord.
- Pas loin d'ici.
Et apr�s, nous sommes venus vivre ici.
Nous. - Oui, j'attendais justement.
- �a veut dire mon mari et moi. - Oui.
- Alors... mari�e. - Oui.
- Avec Xavier, m�decin.
Mari�e depuis 12 ans.
- G�nial. - Mais ensemble depuis 15 ans.
Et pas des enfants, mais une fille.
Emmy.
Qui a presque 15 ans maintenant.
- Ah oui. - Ah oui.
- D'accord. - Et... on vient d'acheter une maison.
- Super. - On a fait beaucoup de travaux.
Il reste encore beaucoup de choses � faire, mais j'aime �a.
Et...
comme tu peux entendre...
je parle toujours aussi mal le fran�ais.
- Mais non, pourquoi ? Mais tu parles super bien.
En plus, t'as un accent totalement inaudible.
Je te rassure. - Je fais des efforts.
- Ah oui, je vois bien.
Attends, en 15 ans, je pense que tu parles moins bien qu'avant.
- C'est pas vrai. C'est pas vrai.
- Non, je te taquine.
Et le piano ? Y a toujours le piano, j'imagine ?
- Oui, toujours le piano. - Oui.
- Pas comme � Paris. Parce qu'ici, c'est pas Paris, mais...
C'est toujours mon m�tier, oui.
- C'est bien.
- Apr�s, la vie ici, c'est tranquille.
Il n'y a pas 12 000 trucs � faire.
- Non, je te confirme.
- Oui. Mais il y a la nature. - Oui.
- La mer.
Je suis tr�s heureuse.
Voil�. - C'est bien.
C'est super.
T'as pas une photo de ta fille ?
- J'en ai 4 000 si tu veux.
- Oh, c'est fou.
Le papa est roux, j'imagine ? - Oui.
- Oui. Sinon, y a un probl�me. - Oui.
- Oh l� l�... Elle est belle.
Elle est tr�s, tr�s belle.
C'est super.
- Merci. - Et voici.
- Merci.
- Merci beaucoup.
J'ai un service � vous demander. - Oui ?
- Ce serait possible d'arr�ter le jazz ?
- Bien s�r. - Merci. Mettez ce que vous voulez,
de la zumba, ce que vous voulez, mais pas...
j'ai un probl�me avec le jazz.
- Je m'occupe de �a. - Merci.
Tu vois, d�j�...
Rien, c'est d�j� mieux que le jazz.
C'est pas vrai, il a foutu de la zumba.
Il a pas compris.
En plus, hyper fort.
Non, pardon, en fait...
la zumba, c'�tait une fa�on de parler.
- D'accord. - Mettez ce que vous voulez, mais...
pas de jazz et pas de zumba. Et... pas de R'n'B.
- D'accord. - Et m�me si...
M�me si vous voulez rien mettre, �a va aussi. On n'a pas besoin...
- Je vais voir si c'est possible. - Merci. D�sol�.
Je vais encore passer pour un chieur.
Euh...
Impeccable. Merci beaucoup.
Tu vois ? � l'usure... - Oui.
- On y arrive.
Euh...
O� on en �tait ?
Je sais plus ce qu'on se disait.
- Toi.
- Moi ? - Oui.
- Alors... moi.
Moi... ben �coute, moi...
Moi, �a va aussi.
Euh...
Tout va pas bien, mais le tout va bien.
- Et... - Voil�.
Globalement.
- Qu'est-ce qui ne va pas dans le tout ? - Oh l�.
Qu'est-ce qui va pas dans le tout ?
Euh...
Bah �a, d�j�. Tu vois ? Les golfes, l�.
Les cheveux gris, �a. T'as pas connu, �a.
- Non. - Non.
Voil�, principalement, tout �a.
D�j�, quand je me regarde dans une glace le matin, c'est...
�a atteint un peu le moral.
Bon, �a passe apr�s le r�chauffement climatique,
c'est pas tr�s grave. Mais bon...
C'est...
Voil�.
- Alors �a va ?
- Oui.
Oui, non, mais �a va. J'ai pas � me plaindre.
Sinon, je serais grotesque de me plaindre, mais...
�a grignote. Voil�.
- Alors... je sais que t'as un fils. - Oui.
Jules. - Jules.
- Oui.
- Et dis-moi, il va bien, ton fils ?
- Oui, il va bien. Il a...
Il a 11 ans. Il est en 6e.
Il...
C'est un branleur, un peu, quand m�me.
Mais j'�tais comme lui � son �ge, donc...
je fais semblant de pas m'inqui�ter.
Voil�.
Mais il va bien. - Apr�s...
tu as pas de maladie grave.
- Non, je crois pas.
Tu me fais un peu flipper, mais... non, je crois pas.
- Tu as d� faire des examens y a pas longtemps.
- Oui, tu me connais. - Oui.
Alors, tout va bien aussi de ce c�t�-l�. - Oui.
- Tu es toujours avec la m�me femme. - Oui.
Oui, toujours.
- Tu fais des choses que t'aimes. - Hum.
- Tu gagnes bien ta vie.
Oui ?
- Vas-y, je te vois venir.
- Tout va bien. - Oui.
Oui, oui. C'est vrai, t'as raison. T'as raison.
- Et... j'ai entendu que tu allais jouer au th��tre.
Quand j'ai lu �a, j'�tais tr�s contente.
Je me suis dit : "Waouh ! Il ose ! Il l'a fait."
Tu fais des films, �a marche bien pour toi.
Tu pourrais rester dans ton confort. Mais non, t'y vas.
Donc...
je confirme.
Tout va bien.
- Maintenant, �a va beaucoup mieux.
Apr�s tout ce que tu m'as dit.
C'est pas mal, faut faire un forfait. Thalasso + toi.
C'est bien, je rentabilise le s�jour. C'est parfait.
- La prochaine fois,
quand l'angoisse arrive... - Oui ?
- Avant la Suisse, tu m'appelles.
- D'accord.
D'accord, avant la Suisse, je t'appelle.
C'est bien, �a. OK.
D�s que je pense � la Suisse, je pense � toi.
- Oui. - Avant la Suisse, l'Italie.
OK.
- Et �a change tout. - Oui.
- Ton mari, il sait qu'on a �t� ensemble ?
- Non.
Il sait qu'avant lui, j'�tais avec quelqu'un qui m'a laiss�e en vrac.
Mais...
Que ce soit toi ou un autre, �a change pas grand-chose.
En plus, il t'aime pas comme acteur.
Alors imagine s'il savait que...
il m'avait prescrit des antid�presseurs � cause de toi.
- C'est pour �a que tu voulais qu'on se voie ? Pour me dire �a ?
- Bah... c'est possible. Peut-�tre.
Qu'est-ce que t'en penses ?
- Qu'est-ce que j'en pense ? - Oui.
- Tr�s franchement, je comprends pas trop. En fait...
Je sais pas, au final, t'as rencontr� quelqu'un qui...
de bien, apparemment, qui m'aime pas, mais quelqu'un...
- De tr�s bien, oui. - De tr�s bien.
Vous avez une fille super.
T'es heureuse dans ce que tu fais. Vous avez une nouvelle maison.
T'es �panouie.
Donc je sais pas trop, vraiment, o� tu veux en venir.
En me disant tout �a.
Je sais pas. C'est peut-�tre... comme �a que �a devait se passer.
- Si �a t'arrange de le penser... - Non.
Non, c'est pas que �a m'arrange. Attends.
Je fais que r�p�ter ce que tu m'as dit hier.
- Pour moi... �a s'est pass� comme j'ai pu.
Pour toi, peut-�tre, �a devait se passer comme �a.
Parce que tu as commenc� � avoir du succ�s,
peut-�tre, c'�tait plus facile.
M�me plus sexy,
d'aller avec une femme comme la tienne,
une femme qui a aussi du succ�s, super belle...
Tr�s forte.
Plut�t que rester avec une pauvre fille comme moi qui n'y arrive pas.
- Une pauvre fille comme toi ?
- Mmm.
- Tu crois que c'est ce que je pense de toi ?
Ce que je pensais quand on s'est quitt�s ?
- On s'est pas quitt�s. C'est toi...
- OK, d'accord, si tu veux.
- T'es parti. - OK, d'accord.
Quand c'est moi qui suis parti.
Mais me fais pas dire des choses que j'ai jamais dites.
Une pauvre fille ?
J'ai jamais dit une chose pareille. Je l'ai jamais pens�.
Donc si c'est ce que tu penses, c'est autre chose.
Et deuxi�mement, oui, j'ai pas cherch�...
�... � savoir
comment t'allais, o� t'�tais... Ce que tu faisais, avec qui.
- Non, jamais. - Donc si tu veux, OK...
Tu peux dire que je suis un connard, un l�che. Je veux bien m'excuser.
- Apr�s 16 ans, c'est facile. - Non, mais m�prisant,
pour toi, pour ton travail... jamais.
- Montre-moi.
Comment tu t'excuserais ?
- Je m'excuse.
C'est �a, tes excuses ?
- Ben oui. - Non. On va la refaire.
Vraiment...
Une deuxi�me prise. Mais vraiment...
Essaie vraiment de faire plaisir � l'autre.
Avec plus d'intention. Plus sinc�re.
Vas-y.
- Alice, vraiment, je te prie de m'excuser.
Vraiment.
Voil�.
- Merci.
- Est-ce que je peux te poser une derni�re question ?
- Euh... oui, vas-y.
- Est-ce que si un connard... - Oui ?
- ...te proposait d'aller d�ner ce soir, pour s'excuser,
est-ce que tu accepterais ?
- Je lui r�pondrais : "Avec plaisir, mais...
"ce soir, je peux pas." - Ah...
Et si en plus d'�tre un connard, il �tait lourd
et qu'il te proposait d'aller d�ner demain soir ?
- Je lui r�pondrais encore : "Avec plaisir,
"sauf que je pourrai pas non plus."
Demain, je vais au mariage d'une amie que j'aime beaucoup.
Et qui t'aime beaucoup aussi.
Parce que je lui ai d�j� parl� de toi. Et... bon, voil�.
C'est important pour elle que je sois l�.
- Tu parles pas de moi � ton mari,
mais... tu parles de moi � tes amis ?
- Oui, mais une seule.
Et apr�s, c'est pas n'importe quelle amie.
Peut-�tre...
apr�s-demain ?
- Apr�s-demain, je serai plus l�.
- Ah.
Alors... �a devait se passer comme �a.
- Sant�. - SANT�.
- � la maison. - Vous savez o� c'est, venez.
- On conna�t l'adresse.
- On doit appeler avant ou pas ?
- Allez, sant� ! - Alice.
- � la maison ! - � nous.
- Et � nous.
- Merci. - Et � l'anniversaire de votre fille.
- Ouais, ouais. �a file.
- Elle est o� ?
- Avec son mec.
- Non, puis aussi...
Je voulais en profiter pour... - Elle est avec son mec ?
- Je sais pas si elle a un mec.
Elle a un mec, Emmy ?
- Mais non. - Tu vois ?
- Mais non. - Faut �couter la mama.
- Blague � part... - Pas du tout.
- Je voulais qu'on discute par rapport � la proposition de Claire.
Je voulais qu'on en parle avant que je la propose � l'�quipe du maire.
Personnellement, je voulais te dire, j'y ai beaucoup r�fl�chi,
je me suis pris le chou...
Je trouve que c'est une belle id�e.
Voil�, je sais pas... Chacun va dire ce qu'il en pense, mais...
je trouve que c'est hyper int�ressant. Je partage compl�tement les valeurs.
Je trouve que s'emparer de la figure d'Anne de Poudoulec,
qui est hyper importante ici depuis le XVe si�cle,
et de dire : "OK... pour le d�fil�,
"la jeune fille qui va l'incarner cette ann�e, on propose qu'elle soit noire."
Non, c'est pas...
- Excuse-moi. - Voil�, je trouve �a fort.
Et en m�me temps, je me demande si...
c'est pas casse-gueule.
- Moi, je rejoins Xavier. Pas sur le "en m�me temps",
mais du coup, sur le... casse-gueule.
Le clivant.
- En m�me temps... excuse-moi, mais...
je veux te redire, Claire, que je comprends ton id�e.
- Ouais.
- Mais non, c'est pas une figure de style.
- Ouais. - J'y ai r�fl�chi tout le week-end.
- C'est ce qui est int�ressant dans ce projet.
C'est justement de cr�er du d�bat...
- J'ai peur que �a cr�e pas... C'est justement �a.
J'ai peur qu'on nous accuse d'�tre... de faire de la provoc.
- Oui ? *- Oui ? �a va, ch�ri ?
- Ben oui et toi ? *- Je te d�range pas ?
Qu'est-ce que tu fais ? - Ben... je lis.
- Tu lis les sc�narios ? Alors ? - Ouais.
Bah...
C'est pas tr�s folichon.
- Ben pourquoi ?
- Je sais pas, jusqu'� pr�sent, la com�die sociale...
bah c'est pas vraiment dr�le.
Et c'est pas... je vois pas ce qu'il y a de...
de social, mais c'est pas l'important. C'est pas...
on s'en fout, quoi.
Avec des dialogues...
pas possibles, quoi.
Euh... le polar...
J'ai arr�t� en plein milieu parce que...
j'avais compris la fin avant le milieu, c'est toujours emmerdant.
- Pourquoi ? �a raconte quoi ?
- Rien, c'est un mec... avec son...
qui a un enfant handicap� et qui en fait...
d�couvre au bout de quelque temps que...
que son fils a eu un accident parce que...
c'�tait son ex-femme qui avait... Enfin, y a un truc de...
C'est tellement... Tu le vois d�s le d�part. C'est chiant.
- Je sais pas, j'ai pas lu, mais... - C'est chiant.
- L�, t'y mets pas du tien.
Un type avec un enfant handicap�...
Je sais ce que tu vas me dire :
"Le r�alisateur, c'est un beauf..."
N'emp�che que c'est un tr�s bon faiseur.
�a va ressembler � une s�rie. Je suis s�re que �a va �tre efficace.
Ensuite, une fois que t'as fait �a,
tu surprends avec la com�die sociale,
qui, de ce que j'ai compris, porte... des valeurs de gauche.
C'est con, mais je pense que c'est bien, c'est bien pour les C�sars aussi.
Je pense qu'il faut r�fl�chir...
comme �a.
La bonne strat�gie, c'est le polar
et la com�die sociale.
- Alors...
j'aimerais bien parler avec toi, de toi.
Et je vais commencer par une question simple.
Tu as quel �ge ?
- 78 ans.
Allez, �a commence.
- Et...
tu as toujours habit� ici ?
- Non, j'ai v�cu jusqu'� 18 ans � Vannes.
Apr�s, je me suis...
j'ai rencontr� mon mari.
On a tr�s vite eu...
un enfant. Une petite fille. - OK.
- On est venus vivre dans cette r�gion.
Et...
Et je travaillais � la poste.
- Et ton mari, il faisait quoi ?
- Il travaillait aux imp�ts. - OK.
- Et... disons que...
apr�s ma fille, deux ans apr�s, on a eu un gar�on.
Du coup, j'ai arr�t� de travailler.
Et deux ans apr�s, on a encore eu un autre gar�on.
- Waouh. - Ouais.
- Alors si j'ai bien compris...
� 22 ans, tu avais d�j� 3 enfants.
- Oui. - Oui.
- Oui.
- Et �a s'est pass� comment avec ton mari ?
- Ben c'�tait quelqu'un de gentil, donc �a allait.
�a allait. Oui.
- Tu l'aimais ?
- Disons que je me posais pas tellement la question.
Il �tait gentil et travailleur. C'�tait d�j� important.
Et...
Parce que dans ma famille, mon p�re �tait tr�s violent.
Donc l�, c'�tait...
c'�tait plut�t agr�able.
Il �tait plut�t agr�able. En plus...
il a plu � ma m�re et �a me plaisait qu'il plaise � ma m�re.
Apr�s, je dirais que physiquement,
c'�tait pas forc�ment...
mon id�al, mais...
Voil�.
Comme �a se passait bien, je...
je ne me posais pas de question par rapport...
Voil�, �a me paraissait normal. Comme tout le monde, un peu.
- Mmm.
Et...
Je vais te poser une question, mais...
tu vas me r�pondre ou tu me r�ponds pas, comme tu veux.
- Oui.
- C'est une question un peu plus... intime.
C'�tait...
dur pour toi d'�tre dans le m�me lit que ton mari ?
Qu'il te touche, par exemple.
- C'est...
C'est pareil, je me posais pas trop la question.
Je... je crois que...
euh, je...
C'est pas...
J'attendais pas forc�ment �a avec plaisir, mais...
je le faisais parce que... aussi, c'�tait...
�a faisait partie, un peu, du devoir conjugal.
Mais en fait...
ce que je dirais aussi, c'est que...
je ne...
Moi, je regardais pas forc�ment les autres hommes.
J'�tais plut�t un petit peu...
Je regardais plut�t de l'autre bord et...
Et du coup, je...
je me satisfaisais de la situation, parce que...
� l'�poque, �a paraissait pas...
�a paraissait pas normal de regarder les femmes, quoi.
- Et... qu'est-ce qui a fait qu'un jour,
la chose a �t� possible ?
- Ce qui s'est pass�, c'est que...
mon mari est tomb� gravement malade. Gravement...
Il est mort, quoi. Il avait 58 ans.
Et puis...
� la suite de �a...
Moi, je...
j'ai �t� malade aussi, quelque temps apr�s.
Et j'ai cru que...
que j'allais pas me remettre. C'�tait assez grave.
Et � ce moment-l�, j'ai r�fl�chi.
Je... je me suis dit que ce serait...
que j'�tais pas honn�te avec moi-m�me de...
de garder ce secret en moi.
Et que j'�tais pas honn�te vis-�-vis, par exemple, de mes enfants
ou de ma famille.
Et...
Et je me suis dit aussi que je devais...
je devais consid�rer �a...
pas comme quelque chose d'anormal, que d'autres femmes l'�taient,
que c'�tait...
�a faisait partie de la vie...
de certaines personnes.
Et...
Du coup, j'ai r�ussi � l'admettre un peu pour moi-m�me.
Et quand je suis arriv�e dans la maison...
dans ce lieu o� je vis maintenant,
j'ai rencontr� Gilberte et l�, je me suis dit que c'�tait...
Voil�, qu'il y avait quelque chose
avec... par rapport � elle.
- Oui ? - Oui.
- Est-ce que Gilberte est le vrai amour pour toi ?
- Je dirais que oui. C'est le vrai amour, je...
Je pourrai dire que j'aurai v�cu
un amour vrai. Oui.
- Tu es tr�s belle.
- Comment ? - Tu es tr�s belle.
Je te regarde... - Je te laisse la responsabilit�.
Parce que moi... - Oui !
Tr�s, tr�s belle.
Tu ressembles �...
une fleur.
Un fleur. - Une fleur.
- Une fleur. - Laquelle, alors ?
- Une rose. - Une rose.
- Une rose.
Une rose rose. - C'est tr�s gentil.
Je...
Je suis touch�e par ce que tu me dis.
Et en m�me temps...
Je sais pas quoi te dire. Alors merci.
- De rien.
- Alors, ce mariage
point d'interrogation.
J'aurais beaucoup aim� virgule.
Mais je pars demain.
Point.
Et qu'est-ce que tu vas dire � ton mari
qui m'aime pas
point d'interrogation.
- Ils sont gentils, ils sont gentils.
- Super. Magnifique.
- Oui.
Arrivederci.
- Viens.
- Son truc dans les Alpes, faut pas que je le fasse.
Je vais jamais y arriver.
J'ai pas du tout son niveau, moi.
Tu vois, il a fait de l'athl�tisme,
moi, si c'est pour m'inscrire et pas terminer...
Franchement...
je vais passer pour un con.
Il arr�tait pas d'acc�l�rer. Chaque tour, il allait plus vite.
Il doit s'entra�ner tout le temps.
Un moment, je lui ai dit : "Franchement, j'ai plus de plaisir.
"Voil�, t'es plus fort, c'est bon."
Bon, soit. �a sent bon en tout cas.
Je prends une douche.
Je prends une douche ! Apr�s, on mange.
- Excusez-moi... - Oui ?
- Pour les poissons, c'est marqu� "mani�re ikejim�".
�a veut dire quoi ?
- On re�oit les poissons vivants, ce qui est rare.
Et donc, on les tue sur place avec un outil tr�s pointu.
On saisit le poisson et on transperce la t�te au-dessus des yeux.
Le poisson va se vider de son sang et mourir car transperc� au cerveau.
C'est pour le bien-�tre du poisson,
il ne souffre pas contrairement aux poissons p�ch�s
qui restent dans les filets des bateaux et meurent par asphyxie.
Pour les petits poissons, on utilise une technique diff�rente.
On a une lame de couteau qu'on glisse dans les ou�es du poisson.
Imaginez, entre les ou�es, d'un coup sec,
on traverse la t�te et donc le cerveau est explos�.
Il perd tout son sang et il meurt. Il n'aura pas souffert.
- C'est incroyable. - Incroyable.
Et c'est exceptionnel au niveau du go�t.
On trouve quelque chose qu'on n'a jamais go�t�.
�a vous tente ? - Tu veux quoi ?
- Je suis d��u, mais c'est pas grave. Couscous.
- Vous l'avez bien... bien convaincue. - Oui.
- Moi, je vais essayer.
- Je vous remercie de ce choix. Bon choix.
Je suis vraiment tr�s fan de vos films.
- C'est tr�s gentil, merci. - Vous �tes...
Mon idole, mon acteur favori.
- C'est tr�s gentil, merci.
- J'appr�cie tous les films que vous avez faits. Presque.
- Ah. - Les derniers, moins.
Les deux derniers. C'est juste
que j'ai l'impression d'un d�j�-vu.
- Un d�j�-vu ? - Peut-�tre. Je sais pas.
Mais c'est pr�somptueux de ma part.
- Peut mieux faire.
- Je suis tr�s fier de vous recevoir.
- Merci � vous. - Je suis touch�.
Je vous emb�te pas plus. - Merci.
Allez, sant�.
Qu'est-ce que c'est ?
- Une chansonnette.
- Une chansonnette. - Oui. C'est vraiment...
une tr�s petite chose.
Je pose le t�l�phone � c�t� du piano.
- C'est � toi ? - Oui, mais c'est...
- Tu l'as compos� ?
- Oui. - D'accord.
- Pas de la grande qualit�. - C'est pas grave.
C'est magnifique.
- C'est un petit truc.
- C'est pas un petit truc, c'est magnifique, Alice.
- Je sais pas. - Mais si, c'est sublime.
- Merci.
Tu es gentil.
- Non, je suis pas gentil, je...
C'est pas une question d'�tre gentil.
Je dis pas �a pour �tre gentil. Je pense vraiment que c'est magnifique.
Qu'est-ce qu'il y a ?
- Tout �a existe... juste dans mon t�l�phone.
Dans ma t�te aussi, oui.
Sur des petits papiers, mais...
c'est vraiment cach� en moi.
Et basta.
- Pourquoi tu dis �a ?
- Je sais pas.
Mais c'est pour personne.
Et c'est de ma faute si c'est pour personne.
Mmm.
Je me suis mise dans un trou. Toute seule.
M�me ici, c'est...
c'est pas d'�tre...
d'�tre venue habiter ici que je regrette.
C'est de ne pas �tre repartie.
�a, je regrette.
Apr�s, j'ai eu ma fille... et l�...
L�, j'ai assur�.
Et...
j'arrive...
J'arrive...
j'arrive pas � sortir les choses de moi.
Tu comprends ?
J'avais... j'avais beaucoup de...
je sais pas de...
des id�es.
Mais apr�s, c'est tout rest� cach� en moi, comme �a.
Vraiment cach� au fond de moi.
Mais c'est s�rement ma faute.
C'est normal que tu sois pas rest� avec quelqu'un comme moi.
- Tu peux pas dire une chose pareille. �a n'a rien � voir.
- Mais oui. Je le sais.
Il y a des gens comme toi et il y a des gens comme moi.
Et moi, je suis comme �a.
- Qu'est-ce que t'as ?
- Pourquoi t'es pas reparti chez toi, hier ?
- Je... - Pourquoi ?
- Bah je suis pas reparti.
- Tu vas bien partir, un jour.
Oui ? - Oui.
- Et c'est quoi, l'id�e ? C'est quoi ?
De toute fa�on, c'est pas important pour toi.
Tu vas retrouver ta jolie vie.
Ton travail super.
C'est facile, la vie, pour toi.
Tu prends, tu jettes.
Tu pars.
- Tu veux vraiment que �a se termine comme �a ?
- Je sais pas.
Peut-�tre, oui.
- T'as conscience que c'est...
c'est tr�s glauque ce que t'es en train de faire ?
- La vie est comme �a.
Parfois, c'est glauque.
Tr�s glauque.
- OK.
Oui, Alice, c'est moi.
Je... Je sais pas si tu �couteras ce message
ou si tu l'�couteras pas, mais je...
j'ai...
j'ai pas su r�pondre quand tu m'as demand� pourquoi j'�tais pas rentr�.
Je suis pas s�r de pouvoir plus r�pondre maintenant, mais...
mais visiblement, c'�tait une mauvaise id�e.
Une tr�s mauvaise id�e, m�me. De pas repartir.
Cette fois-ci, je...
je vais pas attendre 15 ans pour te demander pardon.
Donc je te demande pardon.
Sinon...
je voulais te dire...
Je vais pas faire la pi�ce de th��tre.
Je me suis barr� du projet. Comme un... un minable, on peut le dire.
Et... la seule raison, c'est que...
c'est que j'ai peur.
Peur de me planter.
Peur de...
de pas �tre � la hauteur.
Peur de d�plaire.
C'est pas tr�s glorieux, mais bon... c'est comme �a.
Mais voil�, j'ai mon petit succ�s avec mes films, mon fan-club.
La v�rit�, c'est que je suis un type banal, en fait.
Voil�.
Je voulais juste te dire �a avant de partir.
Pour �tre au moins aussi honn�te que toi.
Au revoir, Alice.
- Ciao. - Ciao.
- �a va ?
Je me suis dit que...
pour une fois...
ce serait bien de se quitter comme il faut.
C'�tait bien de te voir.
Je suis contente
de ne pas avoir eu peur de le faire.
Tout �tait bien.
Bon, je me suis pas facilit�
la t�che pour apr�s, mais...
Comme �a, pas de regret.
- C'�tait bien, ce hasard.
- Mais...
c'est pas du tout un hasard.
C'�tait compl�tement organis�.
Je pensais qu'un jour
tu aurais eu besoin d'une thalassoth�rapie, alors...
je suis venue vivre ici.
J'ai trouv� un mari, j'ai fait un enfant.
Et j'ai fait construire un h�tel.
�a fait beaucoup d'organisation quand m�me pour te revoir.
Mais tu me promets que tu reviens jamais.
OK ?
Sous-titrage TITRAFILM
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.