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- Un seul. - Ça suffit.

Un seul !

Contemplez !

Le dragon traître Meleys,

tué à Repos-des-Freux

par votre roi !

Pour Aegon !

Impossible...

Ils ont tué un dragon.

Croyez-moi, c'est un sombre présage.

Rhaenyra répliquera !

C'est abominable !

Savent-ils que nous avons gagné ?

C'est une drĂ´le de victoire,

si c'en est une.

Contemplez !

Le dragon traître...

Les dragons sont pas des dieux ?

C'est que de la viande.

- Est-il vivant ? - Sa Majesté...

est encore avec nous, pour le moment.

- Mon fils va-t-il mourir ? - Je ne saurais le dire.

Si vous permettez, l'heure est grave.

Bien sûr.

Quelqu'un devra gouverner Ă  sa place.

- Racontez-moi. - Nous avons pris le château.

Au prix de 900 hommes.

C'est ce qu'on m'a dit.

J'y ai laissé une maigre garnison, ainsi que le dragon du roi.

Feux-du-Soleyl a connu une lente agonie.

Le roi. Que lui est-il arrivé ?

Il s'est battu vaillamment.

Et Aemond ?

Quel a été son rôle ?

Je ne saurais le dire.

Notre plus gros dragon a été tué.

Cole progresse dans les terres de la Couronne

sans opposition.

Sombreval et le Repos-des-Freux sont perdus.

Notre seule armée terrestre est celle que doit lever Daemon.

L'homme qui nous a quittés après une querelle conjugale.

Me gardez-vous rancune ?

J'ai prouvé ma loyauté, ma reine.

Votre loyauté, peut-être.

Mais votre déférence en temps de guerre ?

Je ne douterais jamais de votre compétence

ni de votre vivacité d'esprit.

Simplement, le beau sexe,

n'a jusqu'ici jamais été au fait

des stratégies de combat

et de leur mise en Âśuvre.

Nous avons connu la paix.

Vous n'avez pas vu plus de combats que moi.

Écrivez à Viergétang et à Claquepince.

Qu'ils tiennent garnison et qu'on leur donne des armes.

Si Cole poursuit sa campagne, nos alliés...

Il faut reprendre Repos-des-Freux et Sombreval.

Ils sont perdus.

Mais Vhagar est diminué après cette âpre bataille.

Si Aegon est mort, nous le saurons vite.

Ce ne serait guère une victoire, ils le remplaceraient vite.

C'est le moment d'agir.

Si nous frappons Port-Réal sans tarder...

Alors je dois le faire.

Vous ĂŞtes la Couronne.

C'est hors de question.

Que voulez-vous que je fasse ?

Jaque ?

OĂą vas-tu ?

Ă€ Harrenhal.

Parler Ă  Daemon.

Rhaenys est tombée.

Il doit jurer son soutien

à ma mère et exprimer sa position.

Tu crois pouvoir l'apprivoiser ?

Même la reine a échoué.

Ma mère te sollicite volontiers

pour explorer, pour combattre.

Tandis qu'on me contraint

à jouer le prince choyé. C'est humiliant.

Elle veut seulement te protéger.

Tu es l'héritier.

Je dois défendre ses prétentions et les miennes.

Je ne peux rester les bras croisés.

Je dois agir.

Les Frey.

Ils contrĂ´lent le pont des Jumeaux.

Les hommes de Stark marchent vers le sud.

S'ils avaient un accès au Conflans, nous pourrions agir sans Daemon.

J'obtiendrai cet accès auprès des Frey.

Elle ne va pas apprécier.

Alors ne lui dis pas.

Pas avant que je sois parti.

Il est tard et mon dragon a faim.

Votre seul choix est de vous soumettre.

C'est simple, lord Bracken.

Reniez le faux roi Aegon, l'usurpateur.

Et ployez le genou.

Ou votre maison brûlera.

Je préfère régner sur des os

que ployer le genou

devant une saloperie de barbare Nerbosc

et son dragon mercenaire.

Les Bracken viennent des entrailles des sept enfers.

Soyez obligeant

et renvoyez-les-y.

La tête de ton frère a supporté le voyage, Willem ?

Les vers l'auraient rongée.

Quelle répartie,

lord Bracken !

Hélas, ce n'est pas une réponse.

Nous choisissons le feu.

Je ne les aurais pas crus si désireux de mourir.

Ils avaient fait un choix. Il fallait le respecter.

Je les veux vivants.

J'ai besoin d'épées, pas de cadavres.

Vous avez vu ce que nous subissons.

Ils sont tĂŞtus, inflexibles.

Ils aiment mieux brûler que fléchir.

C'est ce qu'il me faut.

Nous pourrions tous deux arriver Ă  nos fins.

Nous les combattons depuis des siècles.

Alors ne recourez pas au combat, mais...

Ă  la persuasion.

Ils ne cèdent rien sur le champ de bataille.

Mais tout homme a un point faible.

Vous m'avez donc compris.

Il y a certains actes que la Couronne ne peut commettre.

Infligez-leur le pire.

Je suis votre serviteur, Sire.

À travers les siècles,

maintes armées se sont brisées sur ma porte Sanglante.

M'écoutez-vous ?

Madame.

Les Eyrié sont inexpugnables.

Sauf si, bien sûr, l'assaut vient du ciel.

Vous avez promis à Rhaenyra 15 000 épées.

Contre sa protection. Un dragon.

Elle a fait encore mieux.

Vous en avez deux.

Ă€ peine sortis de l'Âśuf.

J'ai des limiers plus redoutables.

Ce sont tout de mĂŞme des dragons.

Vous n'avez pas précisé la taille de la bête.

Me provoquez-vous ?

Alors que je vous nourris et vous loge.

Les dragons vont grandir.

- Avec le temps. - Je n'ai pas le temps.

Je déteste me sentir impuissante.

Moi aussi.

Ceci sera votre chambre.

Vous serez attendue au souper.

Mes condoléances

pour la mort de votre grand-mère.

Leur façon de parler durant le Conseil...

Ils vous blâment pour Rhaenys et son dragon ?

J'aurais préféré.

Ils se parlent entre eux.

Ils m'ont fait reine, mais me confinent ici.

Cela révèle leur médiocrité.

Je les comprends.

Une souveraine ne peut agir Ă  sa guise.

Et la guerre est l'apanage des hommes.

Votre père vous a choisie.

Il ne m'a pas appris Ă  me battre.

Si j'avais été un fils,

on m'aurait donné une épée dès l'enfance.

Et pas la coupe de mon père.

J'appris le nom de tous les châteaux

d'Accalmie jusqu'aux Jumeaux,

mais pas la différence entre la poignée et la pointe.

Et ils le savent.

Daemon aussi.

- Voulez-vous dîner ici ? - Pas maintenant.

Lui écrirez-vous ?

Trop longtemps, j'ai compté sur sa force.

Si je supplie mon propre mari, qui suis-je ?

Je ne connais pas mon rĂ´le, Mysaria.

Mon chemin n'a jamais été foulé.

Criston Cole a commis une erreur.

Il a exhibé une tête de dragon comme un trophée de guerre.

Le peuple y voit un mauvais présage.

Oui, moi aussi.

Il a peur. Le pain se fait rare.

Le roi est tombé.

On murmure qu'au temps de Viserys, la paix régnait.

Des murmures peuvent-ils briser la pierre ?

Percer des boucliers ?

Ne sous-estimez pas vos sujets.

Ils sont des millions Ă  vivre dans l'ombre,

on les néglige depuis trop longtemps.

Ils pourraient se tourner vers moi ?

Pour les mécontents, les rumeurs sont de la nourriture.

Majesté.

Ce que vous ne pouvez faire, laissez d'autres s'en charger.

Il y a plus d'une façon de mener une guerre.

Je l'imagine étendue dans la plaine,

brisée au milieu de ses ennemis.

Sais-tu comment ta grand-mère s'est attaché Meleys ?

Ă€ Fossedragon.

Elle connaissait le lieu comme personne.

Elle voyait dans le noir.

Mon père était furieux. Le dragon de sa mère...

La bĂŞte la plus rapide ne voulut pas de lui.

Mais elle accepta Rhaenys.

Une femme fougueuse.

Qu'il s'agisse d'amour ou de rage.

Elle ne m'a pas toujours appréciée.

Mais...

de ce qu'elle m'a apporté,

je suis reconnaissante.

J'aurais voulu la connaître jeune.

Tu lui ressembles beaucoup à certains égards.

Elle n'est plus lĂ ,

je dois me reposer sur toi.

Majesté ?

Pour ton grand-père.

Je ne souhaite pas me battre seule.

Daemon.

Tu as toujours été le plus fort.

La plus fine lame.

Le redoutable dragonnier.

Ton frère avait le cœur rempli d'amour.

Mais il n'avait pas ta santé.

Viserys n'était pas fait pour la couronne.

Mais toi...

tu es fait pour la porter.

Si seulement

tu étais né le premier.

Mon fils préféré.

Le canard ne vous plaît pas ?

Il y a de l'oie,

si vous préférez.

Moi, j'aime l'oie.

Je n'ai pas faim.

Au vu des tristes nouvelles

de Repos-des-Freux,

le vent a tourné.

Chaque camp a subi des pertes et ignore ce qui va s'ensuivre.

Montrons notre force.

Willem Nerbosc fait rentrer les Bracken dans le rang.

Préparons le château à accueillir un grand ost.

Vous semblez sûr de vous.

Tous les hommes peuvent être commandés,

mĂŞme les Riverains.

Il suffit de leur montrer qui ils ont intérêt à suivre.

Comment avancent les travaux ?

Nous puisons de l'eau et allumons les forges.

- Très bien. - Ce n'est qu'un début.

Le toit doit être réparé

depuis le règne d'Aenys, ainsi que les garde-manger.

Et la tour Plaintive.

Les chauves-souris ont rendu les couloirs impraticables Ă  cause...

De leurs merdes.

Il y a sûrement des forgerons et des armuriers

près de Nutten et Courberive.

Recrutez-les. Et les fermiers des Épois

jusqu'Ă  NoblecÂśur.

Qu'on nous apporte de la viande et du bois.

Reste la question du paiement.

Après...

la tragédie qui a frappé son père,

Larys a transféré la fortune de la famille à Port-Réal.

Reste-t-il de l'or dans vos coffres ?

Assez pour que cette maisonnée puisse manger et se chauffer.

Plus ou moins.

Je me disais que Sa Majesté, étant un émissaire de la reine...

Elle pourrait nous fournir de l'or, si vous lui écriviez.

Non.

Harrenhal est sous mon autorité.

Je paierai moi-mĂŞme.

Très bien, Sire.

Vous devez m'appeler "mon roi".

Vous ĂŞtes prince.

- Qui est le mari de la reine ? - Le roi.

- VoilĂ . - Consort.

La dernière partie est superflue, non ?

L'armure était en acier valyrien,

mais Sa Majesté a subi de graves brûlures sur tout le corps.

Il a de nombreux os brisés.

Je crains d'autres blessures internes.

Des blessures qui sont invisibles.

Merci de vos efforts, Grand Mestre.

S'est-il réveillé ?

Non.

Je ne suis pas sûr qu'il se réveille un jour.

J'ai employé toute l'étendue de mon art.

Le sort du roi est désormais entre les mains des dieux.

Le roi ne peut gouverner dans son sommeil.

Le royaume aura remarqué son absence.

Racontez ses exploits Ă  Repos-des-Freux.

Il faut nommer un régent en attendant qu'il guérisse.

S'il guérit.

Une sage décision, Majesté.

La régence convaincra le peuple de la stabilité de la Couronne.

Avez-vous un candidat en tĂŞte ?

J'ai assuré ce rôle pour mon mari, je peux recommencer.

Vous avez excellé en temps de paix,

mais les circonstances ont changé.

J'avais oublié.

Le roi ne manque pas d'héritiers.

Le choix évident est son successeur direct,

le prince Aemond.

Je suis d'accord.

Aemond est jeune.

Son impétuosité nous a déjà coûté cher.

C'est l'expérience

qui mène à la sécurité.

La reine Alicent s'est occupée

du royaume quand son mari était affaibli.

L'expérience compte,

mais c'est une femme.

J'ai déjà gouverné et je siège à ce Conseil.

Aemond est un dragonnier,

utile au combat, mon expérience est requise ici.

Nous ne voulions pas vous offenser, mais il s'agit

de prouver notre force.

Lord Larys ?

Il a raison, cela doit ĂŞtre Aemond.

Pour contester Rhaenyra, nous nommerions une femme ?

La Main parle pour le roi. Ser Criston,

qu'en dites-vous ?

Aemond est le prochain héritier.

Cela doit ĂŞtre lui.

C'est entendu.

Qu'en est-il du Conflans ?

Les bannières de la maison Tully

sont en proie au chaos, Sire.

Le prince Daemon

a peu de chances de lever une quelconque armée, pour l'heure.

Nous devrions écrire au jeune Oscar Tully.

Il devrait bientôt succéder à son grand-père.

Dites-moi, lord Fort,

comment me fier Ă  un homme

qui a laissé le joyau du Conflans aux griffes de l'ennemi ?

Votre frère doit se hâter d'affronter Daemon

et d'enrayer les bannerets du Conflans.

Je vais inciter Jason Ă  se presser.

Quoi d'autre ?

Nous devrions prêter attention au petit peuple de Port-Réal.

Ils sont las du blocus du Serpent de Mer.

Comme nous tous.

Beaucoup désertent,

leur peur et leur agitation se propagent.

Alors, fermons les portes.

Nul n'entre ni ne sort sans notre accord.

Les marchands, entre autres.

À vos tâches.

Nous nous réunirons à l'aube.

Qu'on détache les chasseurs de rats.

La ville n'est plus sûre.

Il n'y a plus de nourriture.

Nos voisins se volent entre eux. On doit partir.

Pour aller oĂą ?

Vers le nord ? Vers le sud ?

Les dragons sont partout.

Comme celui qu'ils ont exhibé ?

Tu penses que Rhaenyra

laissera passer un tel affront ?

Allons à Chutebourg. Mon frère nous accueillera.

Tu veux que je mendie ?

Parce qu'on ne mendie pas déjà ?

As-tu été payé pour les machines de guerre ?

Le roi a promis de payer.

Le roi a menti.

Je t'en prie,

attends ici qu'il honore ses vaines promesses.

Tu pourras nourrir les bouches de fantĂ´mes.

Je m'attendais Ă  vous voir ici.

À servir fidèlement le prince régent.

Aemond est l'héritier. C'est l'ordre des choses.

Vous savez ce qu'il est.

Ce qu'il est devenu.

Votre loyauté a-t-elle disparu

ou surgit-elle la nuit pour s'envoler dès l'aube ?

Ce que j'ai vu...

Oui ?

Qu'avez-vous vu ?

Leurs armures ont fondu.

Des hommes brûlaient debout.

Nous avons confié la guerre aux dragons.

Un dragonnier doit régner.

Et la justice ?

La tempérance ? La force est-elle notre seul dieu ?

Vous m'avez écartée.

Ne vous ai-je pas épargnée ?

La tâche qui nous incombe

est terrible.

Voulez-vous la mener ?

- Est-ce votre nature, Alicent ? - Je n'ai rien demandé.

N'utilisez pas mon prénom.

Reculez !

Faites-le descendre.

Attrapez-le !

En arrière.

Faites barrage !

Reculez !

Dispersez-vous.

Dispersez-vous !

Par ordre d'Aemond Targaryen,

prince régent et Protecteur du royaume !

- Le roi ? - Je ne sais pas.

Laissez-nous sortir !

Retournez chez vous !

On veut de la viande !

Lord Grover Tully

ne soutient pas Rhaenyra.

Qui défie son suzerain meurt. Mon prince doit le savoir.

Et qui défie sa reine ?

Jason Lannister lève des troupes à l'ouest.

Il faut l'arrĂŞter avant Vivesaigues.

En passant par ce pont.

Et si l'armée Stark est trop lente ?

Le vent se lève. L'hiver approche.

Notre hésitation n'est pas liée à la légitimité de Rhaenyra

ni aux ruminations de lord Tully, le paltoquet.

Nous craignons Vhagar.

Vous craignez un dragon Ă  des lieues d'ici

alors que le mien est Ă  vos portes.

- Nous offrez-vous votre protection ? - Oui.

Et celle de mon oncle.

Et Daemon, sans doute, aura consenti Ă  cela ?

- Il obéira à sa reine. - Cela est rassurant.

Mais un dragon ne peut ĂŞtre en deux lieux Ă  la fois.

Ni trois.

Que voulez-vous ?

Larys Fort a été libéré de la charge de son château.

La reine va-t-elle nommer un nouveau seigneur ?

Vous voulez Harrenhal.

Pour cela,

ma mère voudra plus que votre pont.

Que désire Sa Majesté ?

Des genoux ployés.

Vous êtes né pour l'épée, pas pour la hache, je crois.

Certains resteraient assis Ă  attendre

qu'on leur apporte leur dĂ». Pas moi.

Couper du bois compense vos actes ?

Qu'on ne dise pas que Daemon Targaryen

ne s'est pas sali les mains.

Montrez-les-moi.

Asseyez-vous.

Assis !

J'entends des bruits des terres Bracken,

de la Haye-Pierre, de Plan-d'Agne et de Mory.

Vous avez eu des nouvelles ?

Des nouvelles ?

Non.

Ce que j'entends vient du vent.

Des cris de détresse.

Des enfants arrachés à leurs mères.

Des hommes retrouvant leurs portes ouvertes,

leurs femmes enlevées.

La guerre est une chose terrible.

Ce n'est pas la guerre.

Ces crimes touchent des innocents.

Un homme droit les réprouverait.

Vous m'auriez pris pour un homme droit ?

Les Bracken ont eu l'occasion de m'obéir.

Ils réviseront leur choix

si la vie de leurs enfants est en jeu.

C'est le genre d'armée que vous voulez ?

Des hommes qui vous détestent,

qui vous servent malgré eux.

Quand ils me serviront, je serai bon.

Ce sera un exemple pour le Conflans.

Encore une fois,

au nom du pouvoir, les faibles et les femmes endurent.

Aegon ne survivra pas.

Le royaume souffrira avec Aemond.

Évitez-le.

Il vous pourfendrait pour vous saluer.

On dit la mĂŞme chose de vous. Mais j'arrĂŞte.

Je suis sûre que vos plans sont approuvés par la reine.

Elle ne peut triompher, Alys.

MĂŞme si je le souhaitais.

Ses partisans veulent être dirigés par un homme, pour sa force.

Qui conviendrait ? Les Hightower

qui complotent ?

Ou le véritable héritier de Viserys ?

Quand je prendrai Port-Réal,

Rhaenyra aura le loisir de venir s'asseoir à mes côtés.

Le roi et la reine

régneront ensemble.

Et si vous perdez ?

Je serai mort et ça ne me regardera plus.

C'est triste que vous n'ayez pas connu votre mère.

Un message, Sire.

Des nouvelles fraîches de la Haye-Pierre.

Les Nerbosc ont défait les Bracken

et lord Amos se rallie Ă  vous.

La maison Bracken est Ă  vous.

Faites venir ser Willem, que je le félicite.

Les Nerbosc seront célébrés dans ce château.

Je vous croyais à Marée Haute.

Je ne m'attendais pas Ă  vous voir ici.

Mon château est une tombe.

Il est vide. Hanté.

J'aurais aimé connaître son âge d'or.

J'imagine la salle des Neuf remplie de seigneurs et de rois,

tous désireux de parler au sire des Marées.

Les trésors rapportés de Yi Ti et Asshaï

suscitant leur admiration.

Savaient-ils que c'était pour elle ?

Rhaenyra veut vous nommer Main.

MĂŞme la mort de ma femme ne lui suffit pas.

Ma maison n'a-t-elle pas assez donné ?

C'est un signe de sa profonde estime.

Cette charge devrait compenser

ma perte ?

Alors offrez votre aide à Port-Réal. Ils accepteront volontiers.

Je préférerais voguer vers l'ouest et me perdre.

Vous l'avez fait par le passé.

Vous en avez souffert, vos proches aussi.

Rhaenys n'était pas seulement votre femme.

Pas une chose qu'on vous a arrachée.

C'était une princesse Targaryen.

La reine qui ne le fut jamais,

et elle a choisi d'aller Ă  Repos-des-Freux

pour défendre sa famille.

- Et elle est morte. - Comme elle l'aurait voulu.

Avec honneur, par le feu-dragon.

Comme ma mère.

Comme je souhaiterais aussi disparaître.

Je pleure ma grand-mère, qui m'aimait.

Mais je l'emporte avec moi.

Je m'assurerai que Rhaenyra monte sur le trĂ´ne,

comme Rhaenys le souhaitait.

Comme Rhaenys aurait dĂ» le faire.

Faites ce qu'il vous plaira.

Ma petite-fille...

Je veux que tu sois mon héritière.

Je suis faite de feu et de sang.

Lamarck revient au sel et Ă  la mer.

Majesté.

Vous avez raison.

Le seul à pouvoir lever une armée est Daemon.

Et j'ai peut-ĂŞtre commis une erreur

en attendant qu'il fasse ses preuves.

Rendez-vous Ă  Harrenhal.

M'évincez-vous de votre Conseil ?

Ser Alfred,

vous avez éprouvé ma patience,

et j'aurais préféré un Conseil qui soutienne sa reine.

Cependant,

vous et votre maison avez servi mon père.

Et je sais que vous n'appuierez pas les Hightower.

Pas de mon vivant, Majesté.

Nous ne pouvons pas reprendre Port-Réal sans le Conflans.

Mais je n'écrirai pas à Daemon pour qu'il m'ignore.

Je vous demande de...

le raisonner.

Sondez sa disposition d'esprit

et ses intentions.

Ses intentions ?

S'il lève une armée pour moi ou pour lui.

Il n'oserait pas.

N'a-t-il pas toujours tout osé ?

Partez sur-le-champ.

Une garde vous protégera.

Avez-vous un message Ă  lui transmettre ?

J'aimerais finir notre dernière conversation.

Majesté.

Sire !

Qu'y a-t-il, ser Simon ?

Le dessert est servi ?

Les seigneurs riverains sont lĂ .

- Ils sollicitent une audience. - Maintenant ?

- L'heure ? - L'heure du loup.

Ils sont pressés.

Commençons par une leçon d'étiquette.

À défaut, je vous apprendrai à craindre votre maître.

Pour quelle raison

vous permettez-vous de réveiller un roi ?

Dois-je commencer à vous éduquer ?

La maison Bracken

a été mise au pas par Willem Nerbosc.

Ce n'est pas nouveau.

Il y a eu des complications.

Les septuaires

des terres Bracken ont été pillés et brûlés.

Ainsi que les champs et les fermes.

Le bétail a été volé et les paysans, tués.

Ils ont pourchassé femmes et enfants.

Et commis des atrocités.

Punir Bracken pour ses trahisons est une chose, mais ces actes...

Les Bracken ont eu leur chance, ils l'ont dédaignée.

Les Nerbosc profitent de la guerre pour massacrer...

J'ai assisté à bien des querelles,

celle-ci est sans honneur.

Et la morale ?

Ces animaux arboraient fièrement la bannière Targaryen.

Dragon rouge sur champ noir.

Une terrible guerre ravage ces terres.

As-tu veillé sur nos filles ?

Nous aurions dû nous méfier de l'homme

qui a fait tuer un enfant devant sa mère.

C'est un mensonge. Qu'on m'amène l'homme qui l'a dit.

La moitié du royaume le dit,

mon prince.

Sachez ceci, intrus.

Le Conflans est une terre ancienne,

surveillée par les anciens dieux et les nouveaux.

Dragon ou pas,

nous ne lèverons pas nos bannières pour un tyran.

Ne reste pas lĂ .

J'ai un message de lady Mysaria.

Elle est pas morte ?

Sans recouvrer son dĂ» ?

Je dois voir une vieille amie.

Les autres fuient.

Elinda.

Cela en valait-il le prix ?

Maman.

Le prince Jacaerys.

Visenya.

La première à monter Vhagar.

Et la première porteuse de Noire Sœur.

N'en faites pas un modèle.

Pourquoi cela ?

C'était il y a longtemps.

Quelles nouvelles des Jumeaux ?

Le seigneur a-t-il ergoté ?

Il souhaite que les Frey

se voient octroyer Harrenhal.

Ă€ la fin de la guerre, si nous gagnons.

Bravo, Jaque.

Tu as grandement aidé notre cause.

Alors pourquoi cette colère ?

Tu étais agacé

de ne pouvoir agir.

Moi aussi, je suis une dragonnière.

Et mon couronnement a provoqué une guerre.

Pourtant, je dois attendre ici.

ĂŠtre toujours prudente, envoyer d'autres se battre

et mourir en mon nom.

Même toi, tu as joué ton rôle.

Vous ĂŞtes la reine.

Notre lien. Rien ne doit vous arriver.

Et je ne t'ai pas autorisé à partir.

Vous ne m'autorisez Ă  partir nulle part.

Qui reste-t-il ?

Rhaenys est morte, c'est trop pour Baela.

Et quand Aemond te pourchassera ?

Ton dragon est jeune.

Affronteras-tu Vhagar, comme Luc ?

Daemon pourrait...

Daemon n'est pas lĂ .

Et Aemond gouverne à présent.

Aegon est-il mort ?

Peu importe, rien ne contrera Vhagar.

Aemond ne tardera pas Ă  agir. Et ensuite ?

J'ai fait ce que je pouvais.

Envoyé des messages, demandé du soutien.

Si tout échoue, je dois me battre.

Vhagar est grand, mais Syrax, plus rapide.

Comme Meleys.

Meleys a affronté deux dragons et l'un d'eux est mort.

Dois-je me battre ou attendre notre destruction ?

Il me faut des dragons.

Les dragons ne manquent pas.

Deux sont assez gros pour faire face Ă  Vhagar.

Vermithor et Aile-d'Argent.

Ils dorment sous nos pieds.

Avec des dragonniers, nul ne me résisterait.

Je ne me battrais pas par obligation.

Il y a Rhaena.

Elle a failli périr à sa dernière tentative.

Je ne prendrai pas ce risque.

Il y a ceux de notre lignage qui se sont éloignés du pouvoir.

Ceux qui se sont unis Ă  d'autres maisons.

Dont les enfants portent d'autres noms.

Il y a plus d'une génération. Leur sang n'est pas pur.

Et pourtant...

Un dragon n'accepte d'être monté que par un seigneur dragon.

Selon l'histoire.

L'histoire valyrienne. Écrite pour nous couvrir de gloire.

Voudrais-tu mettre un Mallister sur un dragon ? Un Tarly ?

C'est mieux que la mort.

Il y a sûrement ici des annales de notre lignage.

Avec ceux qui en sont sortis.

Des dizaines, peut-ĂŞtre.

C'est une idée folle.

Adaptation : Antonia Hall

Sous-titrage : DUBBING BROTHERS

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