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Il est 3 h du matin, nous continuons � prendre vos appels.
Nous partageons vos probl�mes et vous �coutons...
Mes enfants me donnent la force d'aller travailler,
de me lever chaque matin.
Je ne sais pas par o� commencer...
Je suis d�sesp�r�e, mes amies...
elles me laissent tomber.
Elles ne me rappellent pas, �a m'attriste.
On peut toujours aller de l'avant
et �tre heureux.
Il suffit d'en trouver le moyen.
MALVEILLANCE
�tre heureux...
C'est justement mon probl�me,
je n'arrive pas � �tre heureux.
Je ne l'ai jamais �t�.
M�me quand j'ai v�cu de bonnes choses.
C'est horrible
de se lever chaque jour sans la moindre motivation.
Je dois m'efforcer de trouver une raison,
une seule,
pour ne pas tout foutre en l'air.
Je vous assure que je fais de mon mieux.
Vraiment.
Chaque jour de ma vie.
LUNDI
Nous pouvons prendre un dernier appel.
Je vous �coute...
J'ai gagn� !
On va encore arriver en retard.
Arr�te !
�a suffit, arr�te tes b�tises !
On y va !
Mets ton cartable comme il faut !
Tu l'as ?
Magne-toi !
Ursula !
Qu'est-ce que tu fais ?
Je lui disais bonjour.
Viens !
Bonjour.
On pourrait mettre des stores.
Tu m'apportes les catalogues ?
D'accord, des finitions en cuir.
On verra �a. � tout � l'heure.
- Bonjour, C�sar. - Mlle Clara...
- Tout va bien ? - Super.
Bonjour, Ver�nica.
�a y est, c'est fait.
Vous �tes matinale !
Je n'ai pas le choix.
La pauvre Roc�o a du mal � se retenir.
Tu comprends ?
Bon, on remonte.
Allez !
On rentre � la maison.
Quelle heure est-il ?
- 8 h 25. - J'y vais.
C�sar, mon �vier est bouch�. Vous pourriez aller voir ?
- J'irai cet apr�s-midi. - Merci. Super !
Bonjour.
Bonjour, C�sar.
Bonjour, maman.
Comment �a va ?
Qu'est-ce que je te raconte aujourd'hui ?
Rien de nouveau.
Les gens de l'immeuble sont sages.
Presque tous.
Il n'y a que Clara qui me tracasse.
Je fais ce que je peux.
C'est plus dur que je croyais.
Mais ne t'en fais pas.
Je trouverai une id�e.
Bonjour.
Vous avez vu l'heure ?
Bien s�r que non.
Il est 16 h 26 !
De mieux en mieux.
Vous avez battu votre record.
- Je suis all� voir ma m�re. - C'est �a, votre m�re !
L'autre jour, c'�tait la radio.
Vous vous �tes endormi en l'�coutant.
Il faut respecter les horaires.
16 h, c'est 16 h !
C�sar, vous �tes l� !
Nous avons un probl�me.
On va trouver une solution.
Dernier avertissement !
Ignorez-le.
Dites-moi.
Cet apr�s-midi, mon amie Mar�a Pilar f�te son anniversaire.
Elle a d�cid� de faire �a au bingo.
C'est une bonne id�e.
C'est les petits...
�a me fait de la peine de les laisser seuls.
Je m'en occupe.
Vraiment ?
Aucun probl�me.
Il suffit de les faire d�ner.
Souvenez-vous, Roc�o a sa propre nourriture.
Deux mesures, pas plus.
C'est �a.
Sinon, c'est l'indigestion et la diarrh�e.
Vous n'imaginez m�me pas !
Ne vous inqui�tez pas.
Au fait,
je vous ai laiss� de l'omelette faite maison.
Aux pommes de terre, un d�lice.
J'y vais, mes amies sont redoutables.
Amusez-vous.
Vous aussi.
3e B, sortie...
Je demanderai � papa.
C'est �a, va demander � papa.
Tu r�ves, autant demander au pape !
- Bonsoir ! - Salut, les coll�gues.
�a a �t�, ta journ�e ?
L'enfer !
Ils sont sortis, le courrier est arriv�, ils sont revenus...
J'ai cru devenir fou.
D�compresse.
� moi de nettoyer la merde des patrons et de leurs cl�bards.
Et moi, je fais rien ?
Toi, ferme-la !
Il a raison, lui aussi nettoie
la merde des patrons.
Il a du m�rite.
Si on veut.
Et toi, petit malin ?
Assis � rien faire.
C'est pas mieux.
Je changerais pour rien au monde.
Les go�ts et les couleurs...
Tu t'entends parler ?
T'aimerais �tre � sa place.
Oui, j'en r�ve !
- Maman ! - Maman, mon cul !
Tenez, la cl� du bureau.
Remettez-la � sa place.
Comme d'habitude !
Tiens, tu sais ce que t'as � faire.
Aux pommes de terre.
Un d�lice !
Salut, Clara.
On n'aime pas les bestioles, Clara ?
MARDI
Encore ?
Qu'est-ce que tu fous ?
Et toi, connard ?
C'est �a, la question.
Tu as eu ce que tu voulais.
C'est pas avec 60 euros que je vais la fermer.
Tu me prends pour une conne ?
Tu veux quoi ?
Un film pour adultes.
Quoi ?
T'as tr�s bien compris.
D'accord.
Retourne te coucher.
Il les lui envoie.
Ma fille me les transf�re et je porte plainte contre lui...
Bonjour.
Bonjour, mon gar�on.
Vous ne sortez pas Roc�o ?
La pauvre ne se sent pas tr�s bien.
Je ne sais pas ce qu'elle a mang�,
elle a une diarrh�e affreuse.
Je vois.
Comme elle est vieille, j'ai peur que...
Vous devriez vous faire � l'id�e.
M�me si c'est douloureux.
C'est vrai.
Et le bingo alors ?
Mets ton cartable comme il faut !
D�p�che-toi, Ursula !
12 MESSAGES RE�US
J'ai encore r�v� de toi. Salope, t'en redemandais !
Supprimer
Excusez-moi.
Je te rejoins.
C�sar.
Bien s�r.
Je vous �coute.
J'ai parl� au syndic hier
et la soci�t� de nettoyage veut savoir
si vous �tes contents de la femme de m�nage.
Il y aurait eu des plaintes.
Je n'ai pas fait attention, pour �tre franc.
Mais je peux demander.
Si �a ne vous g�ne pas. Je dois les informer.
Je m'en occupe.
Merci. D�sol�.
- Bonjour. - Bonjour, Mlle Clara.
Bien dormi ? Vous semblez fatigu�e.
En ce moment, j'ai du mal le matin.
Pourtant, je dors bien.
Ne m'appelez pas "mademoiselle", �a me fait bizarre.
Je pr�f�re, �a m'aide pour mon travail.
Comme vous voulez.
Vous �tes en retard.
- Quelle heure est-il ? - 8 h 30.
Ils vont me tuer !
J'ai perdu ma montre.
Elle avait de la valeur ?
Pour moi, oui, elle appartenait � ma m�re.
Je suis mont� chez vous hier. C'est bouch�.
Je r�parerai �a aujourd'hui.
Super !
Je me sauve.
Si vous trouvez une montre...
Tout va bien ?
Bon sang, j'ai encore 5 min...
C'est toi ? T'es pas � l'�cole ?
T'occupe !
Tu l'as ?
C'est l� que tu vis ?
Quelle horreur !
Mais bon, t'y passes pas beaucoup de temps.
Tiens. Bon film !
Quoi ?
C'est ce que tu voulais.
Tu l'as vu ?
Va-t'en.
J'ai crois� Clara dans l'ascenseur.
On a parl�...
de toi.
Tu lui as dit quoi ?
�a t'inqui�te ?
Elle ne sait rien ?
Tu lui as dit quoi ?
Rien.
Mais on va augmenter le tarif.
Disons cent euros.
Te fais pas choper avec �a.
Et l�, c'est quoi ?
Je finissais de manger.
La matin�e a �t� charg�e.
C'est �a.
Vous ne montez pas souvent sur la terrasse.
- Quoi ? - Comment �a ?
On vous avait dit d'arroser les plantes.
Et de ne pas le faire quand le soleil tape.
Vous en avez rien � foutre ! Regardez �a !
Elles sont toutes fan�es.
Regardez les bananiers !
Morts !
�a co�te une fortune !
Ces horreurs ?
Si tu avais vu sa t�te !
Les bananiers !
Je suis content de ma journ�e.
Pour Clara, je peux mieux faire.
C'est pas du g�teau.
Toujours avec son petit sourire.
"Tout va bien, super !"
"Super..."
On est sur la bonne voie.
Elle va perdre son sourire.
Il ne me reste...
qu'un petit effort � faire.
�coute,
les gens du bureau sont venus me voir.
C'est pas mes oignons mais...
vous devriez faire attention.
Ils t'ont dit quoi ?
Ils trouvent que le bureau est sale.
C'est faux...
Tais-toi !
Mais maman...
Ils sont remont�s.
Ils voulaient le signaler, mais j'ai dit que je vous en parlerais.
- Je v�rifie tout... - La ferme !
J'en ai ras le cul !
D�sol�, c'est ce qu'ils m'ont dit.
Je vais le faire avec lui.
Merci.
C'est normal.
Bonsoir, ch�ri.
Non, j'ai d�j� d�n�.
Je dors bien, mais j'ai du mal � me r�veiller.
Apr�s, je me sens sonn�e.
�a continue.
Je re�ois plein de textos,
des mails et des lettres.
Oui, j'ai rappel� la police.
Il les envoie depuis des cybercaf�s.
La police ne peut rien faire.
C'est s�rement un tar� qui ne me conna�t pas.
J'ai fait tomber des papiers.
J'ai la t�te qui tourne.
C'est rien.
Arr�te avec ton m�decin !
Oui, il m'a dit que c'�tait le stress,
qu'il fallait que je sois calme.
Oui, bien s�r.
Si on partait � San Francisco, avec le boulot que j'ai,
mon chef serait fou.
J'ai retrouv� ma montre.
Elle �tait tomb�e dans l'�vier.
Le concierge l'a bousill�e avec le d�boucheur.
T'es b�te !
Le pauvre, il ne pouvait pas savoir.
Il m'a m�me laiss� un mot.
D'accord.
Bonne nuit.
Je t'aime, ch�ri.
On va passer aux choses s�rieuses.
MERCREDI
Qu'est-ce que j'ai ?
Bonjour.
Bonjour.
Comment �a va ?
Mieux.
On dirait pas.
Dites donc, vous savez parler aux femmes !
J'ai pass� du temps devant la glace.
Mais c'est vrai, je suis affreuse.
Pas du tout, mais �a a l'air inqui�tant.
C'est rien, �a va passer.
Mon chou !
Oui, bien s�r.
JEUDI
Ch�re Clara,
Il est temps d'arr�ter nos b�tises.
Je pensais que tu avais devin� qui j'�tais.
Je suis tr�s triste que tu m'aies oubli�.
Je n'ai pas cess� de penser � toi toutes ces ann�es.
Le dermatologue dit que c'est une allergie.
Avec des cachets et une pommade,
�a devrait vite passer.
Je t'ai souvent suivie jusqu'au m�tro.
J'ai �t� si pr�s de toi que j'ai senti ton odeur.
Tu empestais le maquillage.
Tu as mauvaise mine.
Tu as un truc au visage, on dirait une pute malade.
Ces jours-ci, �a a �t� l'enfer.
Bonjour, Mlle Clara.
Pardon.
Elle est bien press�e.
C'est fou comme elle tient le coup.
Elle est comme toi.
Un "tar�" qui choisit ses victimes au hasard ?
On y arrive, Clara.
On y arrive.
LUNDI
Venez m'aider !
Qu'est-ce qu'il y a ?
J'ai une invasion de bestioles !
D�p�chez-vous !
Il y en a partout.
La chambre est par l�.
O� ?
Au bout du couloir.
C'est d�go�tant !
C'est des cafards.
Des cafards ?
Restez l�.
D�p�chez-vous, s'il vous pla�t !
Vous y �tes ?
Ouvrez l'armoire et prenez-moi une robe.
Laquelle ?
La grise.
Secouez-la bien.
Il y en a deux.
N'importe laquelle.
Secouez-la bien !
Autre chose ?
Les chaussures marron !
Faites vite !
Marron fonc� ?
Les claires alors ?
Vite, s'il vous pla�t !
Merci. D�p�chez-vous.
Mon sac ! Secouez-le aussi.
C'est infest�.
�a me d�go�te !
Et dire que j'ai dormi l�-dedans.
Bon sang !
Vous aviez peut-�tre des fruits pourris qui contenaient des �ufs.
Ces bestioles se d�veloppent vite.
Quelle horreur, des �ufs !
Qu'est-ce qu'il faut faire ?
Fumiger et nettoyer � fond.
�a prolif�re vite.
Vous pourriez le faire ?
Super !
J'irai chez ma m�re.
Ce serait mieux que vous restiez.
Pas question ! Vous avez vu l'�tat ?
Je vais devoir jeter des affaires.
Pour les objets de valeur, vous devriez rester.
Tant pis !
Appelez-moi. S'il faut jeter, on jette.
�a m'obligera � nettoyer � fond.
Si vous partez, je fais quoi de vos v�tements ?
D�sinfectez-les et mettez �a dans un sac.
Je les ferai nettoyer.
Qu'est-ce que tu as fait ?
Que se passe-t-il ?
Je suis envahie de bestioles. Il y a m�me des �ufs !
Vous devriez retourner chez le m�decin pour �a.
C'est en train de partir.
Rien � voir avec ce que c'�tait.
La pommade est efficace.
J'ai la poisse en ce moment.
Plus pour longtemps, j'esp�re.
Il vous harc�le toujours ?
Pardon ?
Le tar� avec ses messages.
Comment vous le savez ?
Vous en avez parl� � Mme Ver�nica.
Vous la connaissez...
Oui, il me harc�le toujours.
Il para�t que vous le connaissez, que vous �tiez amis.
C'�tait une fausse piste.
La police a enqu�t�, cet ami vit � Gen�ve depuis longtemps.
Ce type a un portable � carte pour rester anonyme.
La police a rep�r� l'antenne relais,
il envoie les textos d'ici.
D'ici ?
C'est quelqu'un de l'immeuble.
Il me conna�t.
Mais il ne se doute de rien.
S'il continue � envoyer des messages, on pourra le cerner.
T�t ou tard, on finira par le coincer.
Il n'arr�tera pas aujourd'hui.
J'en doute.
Voici mon num�ro.
Quand vous d�sinfectez, appelez-moi.
Aucun probl�me.
Les choses se compliquent.
J'ai pris trop de risques.
J'�tais jamais all� aussi loin avec quelqu'un.
J'avais bon espoir.
Pour la premi�re fois, j'avais une raison de vivre.
Je suis m�me pas retourn� sur la terrasse.
Je m'en �tais pas rendu compte.
Tout �a pour quoi ?
Pour que cette salope continue � sourire.
Heureuse.
Et moi, toujours au m�me point.
J'ai suffisamment de raisons.
C'est ce que tu aimerais, hein ?
C'est ce que tu aimerais.
Te d�barrasser de la merde que tu as mise au monde.
Eh bien, non.
Pas encore.
Avant, j'effacerai le sourire de cette salope.
Co�te que co�te.
Regardez-moi �a !
Vous �tes vraiment un bon � rien !
Il n'y a pas que moi qui le pense.
Je me suis renseign�.
Vous ne gardez pas longtemps vos postes.
Trois mois et demi rue Balmes.
Un mois rue Aribau.
Un mois. Bizarre !
Vous pouvez commencer � chercher ailleurs.
Parce que vous, ici...
MERCREDI
Bonjour.
Un probl�me ?
On peut vous parler ?
- Vous n'avez pas le droit. - Ce sera rapide.
L'IP co�ncide. On les a envoy�s d'ici.
Hier, � 20 h 18.
Mardi, � 20 h 24.
Impossible !
Il n'y a personne le soir.
Qui d'autre a acc�s au bureau ?
Le soir, il nettoie.
Il est cens� aider sa m�re,
mais il y a eu des plaintes.
Voil� � quoi il passait son temps.
Mlle Clara, c'est C�sar.
Tout va bien ?
Oui.
J'ai fini de d�sinfecter.
Le probl�me est r�gl�.
G�nial, j'avais h�te de rentrer !
Vous savez pour le type du m�nage ?
Oui.
- Vous pouvez revenir. - Super !
J'ai nettoy� pour que ce soit nickel.
C'�tait pas la peine.
Tant mieux, je peux rentrer ce soir !
Merci pour tout, vraiment.
De rien.
De rien...
C'est bon !
J'en peux plus !
J'ai encore des marques. Dans le dos.
Je ferme les yeux.
T'es con !
J'en r�vais !
Laisse-moi faire.
Attends...
J'en pouvais plus !
C'est quoi, cette odeur ?
Tais-toi.
Merde !
JEUDI
Ch�ri, il faudra que tu me mettes de la pommade dans le dos.
Viens te recoucher, Mimi.
L�ve-toi !
Je suis contente, je me sens mieux le matin.
J'avais besoin que tu sois � mes c�t�s.
Et que ce type te fiche la paix.
C'est vrai.
Il est gonfl�, le type du m�nage.
Tout en bossant avec sa m�re !
Oui.
Je veux pas en parler, ch�ri.
C'est fini !
Mimi...
Quoi ?
C'est quoi, �a ?
Quoi ?
Sous le lit.
J'entends rien.
- Il y a un sac de sport. - Quoi !
Qu'est-ce que �a fout l� ?
C'est pas � moi.
Comment �a ?
Ce sac est pas � toi ?
Non, c'est bizarre.
Tu m'�tonnes !
- Il doit y avoir une explication. - Laquelle ?
Le concierge est venu d�sinfecter, �a doit �tre � lui.
Il aurait laiss� �a sous le lit ?
C'est quoi, �a ?
On dirait un journal.
Et cette cl� ?
Marcos...
�a va ?
J'ai la t�te qui tourne.
Viens.
Allonge-toi.
Je mets l'autre oreiller.
Tu vas pas mieux.
Quoi qu'en dise le m�decin.
�a m'inqui�te.
�a y est, c'est pass�.
- Tu es s�re ? - Oui.
J'ai faim.
C'est vrai ?
C'est bon signe.
- Je t'aime. - Moi aussi.
Je te pr�pare un bon petit-d�j'.
Tu as envie de quoi ?
D'un jus de fruit.
- De quoi ? - Orange-banane.
Orange-banane...
Non, kiwi !
Le frigo est vide.
C'est vrai.
Qu'est-ce qu'on fait ?
On va prendre le petit-d�j' dehors.
D'accord. Et on fera des courses.
Il faut du lait.
Et des c�r�ales.
Du quoi ?
Du Nutella.
Lait, c�r�ales...
Nutella, pain...
Des oranges...
Descendons prendre un caf�.
Je paie pas 4 euros pour un logo sur une tasse.
Quel radin !
C'est chic, un logo.
On pourrait t'appeler...
Quelle plume !
On pourrait t'appeler Radinfredo...
Prends ta douche, j'ai faim.
Prenons-la ensemble, �a ira plus vite.
�a d�pend.
Dans le mille !
Retournons au lit.
Pourquoi ne pas rester au lit ?
On a des choses � faire.
Des choses ? Oui, faisons des choses.
Sortons. Ce matin, je me sens en forme.
Partons quelques jours.
O� �a ?
Peu importe.
Restons plut�t ici.
On regardera des films.
- Tu t'endormiras. - Non.
On pourrait aller � Arles.
� Arles ?
On peut louer une voiture, on y sera en 4 heures.
Bien s�r, c'est pas toi qui conduis.
On rentrera lundi.
Je pr�pare nos affaires, tu vas louer la voiture
et on part.
Avant, allons voir un autre m�decin. Je suis inquiet.
Je suis s�rieux.
Mon amour, je t'aime.
Qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce que vous faites l� ?
Vous �tes qui ? Comment vous �tes entr� ?
Et vous ? C'est pas chez vous !
J'appelle la police.
Je vous pr�viens.
C'est le concierge, mon amour.
Vous �tes l� ?
Qu'est-ce que vous faites l� ?
Je suis d�sol�.
Je voulais vous le dire ce matin, mais je vous ai pas vue.
J'ai oubli� mes outils dans la chambre.
J'ai aussi laiss�
les cl�s de Mme Ver�nica.
Vous nous avez fait tr�s peur.
D�sol�.
On peut pas entrer comme �a chez les gens !
Pardon.
Mme Ver�nica voulait ses cl�s,
je pouvais pas dire que je les avais pas.
Je pourrais me faire virer.
Calmez-vous, elles sont l�.
Je vous les apporte.
T'inqui�te pas, ch�ri.
Vous restez quelques jours ?
Il faut une scie pour d�sinfecter ?
Pourquoi vous �tes tremp� ?
J'ai r�par� des tuyaux et il y en a un qui s'est cass�.
L'horreur !
Voil�.
Merci beaucoup.
Vous avez meilleure mine.
�a m'a fait du bien de partir.
Merci encore. D�sol�.
Je vous dois combien pour la fumigation ?
Ce n'est rien, je vous en prie.
Seulement, ne dites rien sur les cl�s.
D'accord, mais je vous paie quand m�me.
On est quittes.
Merci beaucoup.
Et bienvenue.
� vous aussi. Toutes mes excuses.
Vous me facilitez la t�che.
Aujourd'hui, �a bat tous les records.
Votre lettre de licenciement.
Vous avez 15 jours pour quitter le studio.
Entamer un proc�s serait peine perdue.
Vous �tes s�r que �a va ?
Oui, je trouverai autre chose.
Je ne sais pas ce qui leur a pris.
Ils ont renvoy� aussi la femme de m�nage.
�a faisait des ann�es qu'elle travaillait ici.
Sachez que les petits et moi,
on n'a rien � vous reprocher.
Bien au contraire.
Inutile de vous le dire.
Vous allez beaucoup nous manquer !
Si vous sortez d�ner avec votre amie,
mettez �a au frigo et vous le mangerez plus tard.
�a se garde sans probl�me.
Vous �tes tr�s gentille.
Dire que vous �tes c�libataire !
Sans enfants ni personne, �a va �tre difficile.
Vous �tes �g�e.
Vous le serez de plus en plus.
Dommage que vous finissiez seule chez vous.
Les chiens, c'est une compagnie,
mais c'est pas des enfants.
C'est que des cl�bards.
Faut dire ce qui est.
Je le vois bien,
j'entends les commentaires des gens.
C'est clair.
Ils font semblant de vous �couter
parce qu'ils s'apitoient.
Ils en ont rien � foutre de vous.
M�fiez-vous.
Suivez mon conseil.
Vous �tes...
vieille
et terriblement seule.
Vous me faites de la peine, c'est foutu pour vous.
Merci pour le rago�t.
Excusez-moi.
Bonjour.
Bonjour, Ver�nica !
On part en week-end.
Vous vous sentez bien ?
Vous �tes s�re ?
- Bonjour. - Vous partez longtemps ?
Quatre jours, on revient dimanche soir.
Viens, on a rendez-vous chez le m�decin.
- Vous partez o� ? - Loin d'ici.
Bon week-end !
Il y a toujours un moyen d'aller de l'avant,
d'�tre heureux.
Il suffit de le trouver.
Bonjour, C�sar.
Je voulais vous remercier pour votre �mission.
Vous m'avez beaucoup aid�.
Racontez-nous.
Qu'est-ce qui vous emp�che d'�tre heureux ?
C'est justement mon probl�me.
Je n'arrive pas � �tre heureux.
Je ne l'ai jamais �t�.
�a doit �tre de naissance.
C'est comme na�tre aveugle ou sourd.
Mais moi, c'est pire.
C'est horrible de se lever chaque jour sans la moindre motivation.
Je fais des efforts pour ne pas tout foutre en l'air.
Seul le malheur des autres me soulage.
Je vous assure que je fais de mon mieux.
Vraiment.
Je vous remercie donc pour votre �mission.
Vous m'avez beaucoup aid�.
�norm�ment.
Quelle importance � pr�sent ?
Je comprends pas ton attitude.
Je fais quoi ?
Je me suicide, je me tais ? Comment je dois r�agir ?
Comment ?
Tu devrais me faire confiance.
Mimi...
Parlons comme des gens civilis�s.
C'est ce que j'essaie de faire.
Je sais, ch�rie.
�a faisait six semaines qu'on s'�tait pas vus.
Je mets toujours un pr�servatif.
J'ai le droit
d'�tre surpris, non ?
Moi aussi, je suis surprise.
Tu peux �tre surpris sans insinuer que je...
J'ai rien insinu� du tout !
Je trouve �a bizarre, c'est tout.
Tu as entendu le m�decin.
�a arrive.
Tu es enceinte de 4 semaines !
Le m�decin l'a dit, bordel ! Tu le crois pas ?
En th�orie, c'est possible !
Oui, en th�orie.
Va te faire foutre !
Laisse-moi, s'il te pla�t.
Notre relation commence � porter ses fruits.
Je me suis pas mal d�brouill�.
Dommage qu'on n'ait plus le temps.
VENDREDI
On m'a dit que je vous trouverais ici.
Qu'est-ce qui se passe ?
Il reste des cafards, il faudrait d�sinfecter � nouveau.
Ce serait bien que vous veniez voir.
Un instant.
Entrez.
Je ne vois rien.
Vraiment ?
Regardez bien.
Peut-�tre dans la chambre.
Et Mlle Clara ?
Elle n'est pas l�.
Ne vous inqui�tez pas pour elle.
C'est quoi ?
C'est quoi, bordel ?
C'est quoi ?
Depuis quand tu viens ici ?
Depuis quand tu viens ici ?
Cinq semaines.
Pour quoi faire ?
Clara, �a la d�range pas.
Elle en sait rien !
Qu'est-ce que tu lui as fait ?
J'�tais � ses c�t�s, moi.
Qu'est-ce que tu lui as fait ?
Qu'est-ce que tu lui as fait ?
Tu devines pas ?
En th�orie, c'est possible.
C�sar Manso ?
S'il vous pla�t.
Venez par ici.
Allez-y, on verra apr�s.
Voici le concierge.
Je vous l'ai dit, je ne travaille plus ici.
D'accord.
Suivez-moi.
Vous pouvez nous laisser ?
Vous le connaissez ?
C'est le petit ami de Mlle Blas.
Qu'est-ce qui s'est pass� ?
Il pourrait s'agir d'un suicide, ce n'est pas s�r.
Un suicide ?
On verra bien.
Vous avez vu des inconnus entrer dans l'immeuble aujourd'hui ?
Non, je ne crois pas.
Vous �tes s�r ?
Je vous l'ai dit, je ne travaille plus ici.
C'est vrai.
Il para�t que vous avez la cl� de tous les appartements.
En tant que concierge, je les avais.
Qu'est-ce qu'il y a ?
J'aimerais pr�senter mes condol�ances � Mlle Blas.
Ce n'est pas le moment.
JE T'AI VU !
Tu me cherchais ?
Papa !
Maman !
Ils sont seulement endormis.
� ta place, je crierais pas.
Et mon fr�re ?
Qu'est-ce que tu vas me faire ?
�coute-moi.
J'ai fait des saloperies � Clara.
Pour son ami, c'est bien moi.
Je suis franc avec toi.
Tu sais pourquoi je te le dis ?
Pour que tu saches de quoi je suis capable.
Je sais tout sur Clara.
Sur toi aussi.
Je sais � quelle �cole tu vas.
Je sais exactement o� vit Estrella, ta grand-m�re.
J'ai vu ton profil sur Twitter.
Je sais qui sont tes copines :
Vanessa,
Katia,
Sof�a...
Si tu racontes quoi que ce soit,
je te le ferai payer.
Tr�s cher.
� toi et � ta famille.
Tu comprends ?
Tu comprends ?
Sinon...
Bonjour.
Vous partez ?
Vous avez l'air press�.
Je ne travaille plus ici.
Oui, bien s�r.
J'aimerais vous poser quelques questions.
Vous permettez ?
Il y a pas grand-chose � voir.
Ne vous en faites pas.
Je vois pas en quoi je peux vous �tre utile.
C'est pas un suicide ?
Justement,
on n'en est pas certains.
On a trouv� vos empreintes
dans l'appartement, � de dr�les d'endroits.
Mlle Blas m'a demand� de fumiger son appartement r�cemment.
Elle nous l'a dit.
Et aussi comment vous aviez connu M. Baz�n.
Qui ?
Son ami, le mort.
C'est vrai,
c'�tait une situation assez g�nante.
J'imagine.
Je l'ai � peine connu.
Je sais pas comment �tait leur relation.
Vous comprenez ?
Pas du tout.
Que voulez-vous dire ?
�a me g�ne d'en parler.
Vraiment ?
Si vous pr�f�rez, on change de sujet.
Je crois qu'ils s'entendaient pas tr�s bien.
Je les ai entendus discuter
et c'�tait pas la joie.
Mlle Blas nous a dit qu'ils avaient des probl�mes.
Je l'ai � peine connu,
mais le jour o� il est arriv�, il avait l'air � cran.
� cran ?
C'est-�-dire ?
Je sais pas...
tendu.
Il semblait ailleurs.
Vous devriez demander � la petite qui vit en face.
Vous croyez ?
Elle m'a dit qu'elle l'avait crois� sur le palier
et qu'elle avait eu peur.
Elle vous expliquera.
On ira la voir.
Merci.
De rien.
Mlle Clara, enfin !
Comment allez-vous ?
Je pensais que je ne vous reverrais plus.
Je suis vraiment d�sol�.
Quelle trag�die !
�a doit �tre terrible pour vous.
Merci pour tout.
Au revoir.
J'esp�re vous revoir sourire.
Tu es content, esp�ce de salaud ?
Eh bien, non.
Pas encore.
Clara !
Une lettre pour toi.
Ch�re Mimi,
Je me permets de t'appeler comme �a.
�a doit te manquer.
Je me suis dit que �a te plairait.
J'ai attendu patiemment le moment de t'�crire cette lettre.
�a n'a pas �t� simple.
Tu vas enfin savoir en d�tail
ce que j'ai fait
et mes raisons.
Tu as beaucoup compt� pour moi.
J'ai souvent imagin� ton visage en train de lire ceci
et ce que tu ressentirais.
Cela m'a suffi pour continuer � vivre.
J'esp�re qu'en regardant notre enfant, tu te souviendras de moi...
de ce que je t'ai fait,
des nuits qu'on a pass�es ensemble.
Je sais que cette lettre va tout changer.
Mais �a m'est �gal.
Gr�ce � toi,
je sais enfin comment �tre heureux.
Je t'assure que je ferai de mon mieux.
LUNDI
Sous-titres : N. Calder�n & P. Strippoli
Sous-titrage : C.M.C. - Paris
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