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...
L'homme sifflote.
...
Signal de message
...
...
...
...
...
...
...
...
-Jeanne Sarlat a accepté de dîner avec vous.
Vous avez trop bu, avez fait l'amour et le lendemain, elle a regretté.
Sonnerie de portable
...
-On peut pas
m'accuser ?
-Non, je pense pas. Selon elle, vous l'avez droguée.
Mais 2 verres lavés posés sur un évier ne peuvent
vous incriminer.
-Elle ne peut rien prouver.
-Absolument.
Entrechocs
Signal de message
...
-Lucas, c'est papa. Rappelle-moi, je suis inquiet.
-A ton âge, tu ranges encore tes affaires chez ta mère.
-Comme ça, je te vois plus souvent. -Tu as l'air soucieux.
Allez, dis-moi.
Tu peux rien me cacher. -Lucas a séché
le lycée et il est injoignable.
-Je dois te dire quelque chose.
Il est venu me voir et m'a posé des questions sur la mort de sa mère.
-Et ?
-Je crois que j'en ai trop dit.
-C'est-à-dire ?
-Il sait qu'elle s'est suicidée.
-Tu devais pas en parler.
-Il m'a demandé.
-Comme ça, directement ?
-Ecoute...
Tu es un père formidable.
Tu as vraiment assuré. Mais là, ton fils
se sent pas protégé par toi.
Il pense que tu lui mens. -Je fais ce qui est
bon pour lui.
-Ou bon pour toi... On dirait ton père.
-Arrête avec ça. -Avec toi, on peut jamais discuter.
Tu montres rien, tu veux tout régler tout seul.
-C'est comme ça.
-Comme avec cette fille... -Elle ment !
Elles mentent toutes !
-Calme-toi, mon chéri.
-Mme Sarlat.
-Yasmine. -Je peux vous parler ?
-Bien sûr. -Lucas est pas venu ce matin.
Il répond pas au téléphone. J'ai peur qu'il fasse une connerie.
-Pourquoi ? -Il a écouté votre message
laissé à son père au sujet de la mort de sa mère.
Et il veut savoir la vérité. -Merde.
-Il est vraiment hyper mal. -Il a pu aller chez un copain.
-Non, il en parle à personne.
-Tu sais pas où il pourrait être ?
-Peut-être au vieux fort.
-Tu peux pas le rejoindre ? -J'ai peur de dire quelque chose
qui le rende encore plus mal.
Sonnerie du lycée
... -Retourne en classe,
je m'en occupe.
... -Merci.
-Lucas.
-Qu'est-ce que vous faites là ? -C'est Yasmine qui m'envoie.
Elle est inquiète pour toi.
Elle sait
que tu es à cran, mais elle sait pas comment s'y prendre.
Lucas,
tu veux bien me parler ?
Ecoute, je sais que... tu as écouté le message que j'ai laissé
à ton père... Pourquoi tu es pas venu m'en parler ?
Hé, je bougerai pas
tant que tu auras pas parlé.
D'accord ? Alors, dis-moi ce que tu as sur le coeur.
-Pourquoi vous acharner sur mon père ?
-Tu crois que c'est que je fais ? Que je m'acharne sur lui ?
Lucas, regarde-moi.
Allez.
Allez, parle.
Tu es en colère,
dis-le. -Oui, je le suis.
-Tu m'en veux ? -Oui.
Avant, tout allait bien... Depuis que vous avez dîné avec lui,
j'ai plus confiance en personne, je doute de tout.
Je vous déteste.
Je vous déteste.
-C'est normal, je comprends.
...
On frappe.
-Pierre, je suis pas de garde.
On pouvait pas
régler ça au téléphone ? -Non, je devais vous voir,
Dr Villeneuve.
C'est vous le nouveau patron. -Oui ?
-Bon. Heu...
On a un souci. A la demande de Mme Ducazzi,
j'ai fait l'inventaire. -Et ?
-Et il manque des médicaments. -Pierre, ça arrive.
Des papiers ont pas été remplis. -Oui, mais ça ne concerne
que des anesthésiants.
Est-ce que vous faites confiance à Cyril, votre anesthésiste ?
-Oui.
-Mh... Vous n'avez aucun doute sur lui ?
-Non, aucun, mais je peux lui demander
s'il soupçonne quelqu'un.
-Oui.
Oui, merci.
Visionner
les vidéosurveillances, ça va
me prendre des plombes. -Pierre.
Ecoutez, je suis là, je vais vous aider.
Interrogez Cyril.
Moi, ça me gêne. Et je vais éplucher les vidéos.
-Oh.
-On a pas le temps. -Mais...
Bon... Je vous fais confiance, Dr Villeneuve.
Porte
...
-On peut pas m'accuser ? -Non.
Selon elle,
vous l'avez droguée. Mais 2 verres lavés posés sur un évier
ne peuvent vous incriminer.
-Bonjour.
Je vous écoute.
-Ca peut vous apporter
beaucoup d'ennuis, croyez-moi.
Alors, je vous écoute.
-Non, rien. Pardon.
-Celle-ci ou celle-ci ?
-Celle-là.
-Celle-là ? OK.
Il soupire. -Arrête de stresser.
-Oui. -Ca va aller.
-Mh... -Tu es beau.
Léger rire
-Oh, c'est quoi ce bleu ? -Ca, c'est rien.
-Tu t'es fait ça comment ?
-Je sais pas, j'ai dû me faire ça au boulot.
On y va ? On va être en retard.
-Oui. -Allez.
-C'est parti.
Brouhaha -C'est génial.
Il y a plein de monde.
Tu dois être tellement fière. -Oui, on est contents.
J'espère que ça va marcher. -Mais oui.
-Tu veux pas du champagne ?
-Non. -Bonsoir, mesdames.
-Salut. -Ca va ?
-Oui. Heu...
Tu as soif ? Je t'apporte un verre.
-Merci. -Oui ?
-Seb, désolée pour ta mise à pied. -T'inquiète pas pour ça.
-Ben si,
je m'inquiète.
Propos indistincts -Je suis grand.
Tu m'as demandé un truc, j'ai accepté, j'assume.
-Pardon. -Non,
c'est moi. -On est un peu nerveux en ce moment.
Tu trouves pas Chloé bizarre ?
-Heu, non. Pourquoi tu dis ça ?
-Je sais pas, depuis un moment, je la trouve... différente.
-OK. -Tiens.
-Merci.
-Eh ben, à Yann.
-Oui, à Yann du coup.
-A Yann. Tintement
...
-Je vais fumer une cigarette.
Où je peux aller ? -Au jardin là-haut.
Tu m'en filerais une ?
-Bien sûr.
-Je reviens. -A tout'.
-A tout'.
-Tu avais pas
arrêté ? -Toutes les semaines, j'arrête.
-Tu devrais pas.
-Il y a beaucoup de choses
que je devrais pas. -Mh...
-Pourquoi t'es venu ?
-Ben, Yann m'a invité.
Et j'avais envie de te voir... J'arrête pas de penser à toi.
A la dernière fois.
Allez, viens.
-Heu, excusez-moi.
Excusez-moi, mes amis... Voilà, je tenais à...
à vous remercier d'être venus ici ce soir.
Ca me touche
profondément.
Surtout, si une de ces sculptures vous plaît,
achetez-la, ça me permettra
d'emmener en voyage ma merveilleuse femme,
qui a fait preuve d'une patience d'ange
et m'a permis de réaliser ce rêve.
-A Yann ! -A YANN !
Applaudissements -Merci.
... Merci.
... Non, mais continuez à regarder.
Ca va.
Brouhaha
...
-Nanou m'a tout raconté.
-J'aurais pas dû me barrer, mais je devais me changer les idées.
Je veux tout savoir, papa. Profond soupir
-Lucas, ça sert à rien de... -Je veux savoir.
-C'est dur d'apprendre la vérité.
C'est arrivé, tu étais si jeune... Je voulais te protéger.
-En mentant. -J'aurais pas dû.
Mais à partir de maintenant, je te mentirai plus jamais.
-OK.
Et à l'époque, on t'a suspecté ? Enfin, on t'a interrogé ?
-Non, ta mère s'est suicidée, point. -Comment elle a pu faire ça ?
Elle m'aimait,
je m'en souviens. -Evidemment.
Ca n'a rien à voir.
-Je suis paumé.
-Attends, regarde-moi... Je suis là, moi.
Tout ce que je fais dans la vie, je le fais
pour toi... pour nous.
Tu comprends ?
-Tout va bien, t'inquiète. -Tu es sûr ?
-Oui... Pour la 1re fois depuis longtemps,
je pense à moi, ça fait du bien. -Tu penses plus à moi alors ?
-Je penserai toujours à toi. Mais... je ne suis plus amoureux.
-Donc, on est amis. -Voilà.
-Donc, tu peux tout me dire. -Ca va, je te dis.
Et si j'ai besoin de toi,
j'hésiterai pas.
-Ben, qu'est-ce
qu'il fait là ? C'est mon pull.
-Eh oui... C'est parce que...
Si, je voulais te le ramener à la galerie, ce soir.
Et j'ai zappé.
J'ai dû l'embarquer
au déménagement. -Le déménagement ?
-Oui. Pourquoi ?
-Parce que je l'ai prêté à ma soeur,
ce pull.
-OK... Elle a dû l'oublier un soir où je la raccompagnais, je pense.
-Vous en passez du temps ensemble.
Vous êtes inquiets pour moi ?
-Ben oui, c'est ça. -Bon, Seb...
On parle de toi et Chloé, les 2 personnes
que je connais le mieux au monde.
Chloé, en ce moment, est bizarre et toi... toi, je sais quand tu mens.
Ca dure depuis longtemps ?
-Non, pas du tout, vraiment.
Ca s'est fait... Ca s'est fait comme ça.
-Putain, Seb... Mais t'as quel âge ?
Pense aux conséquences pour elle.
Elle assumera jamais
de mentir à son mari. -Ca va, ta soeur
est grande. -Oui, c'est ma soeur.
Tu pouvais pas trouver quelqu'un d'autre ?
Pas qui s'éloignent.
...
Signal de message
Pas
-Les enfants regardent la télé.
-Super.
-Tu caches quoi, là ?
-Rien.
-Ben si. -Rien, je te dis.
-Ben si, montre-moi.
-J'allais fouiller dans ton portable. -Quoi ?
-Oui, c'est nul.
Mais... je te sens tellement... loin de moi en ce moment.
Du coup, je me pose des questions. -Quelles questions ?
-Tu me trompes ?
-Mais non. Mon amour,
mais pas du tout.
C'est compliqué en ce moment. Les histoires
de Jeanne, les problèmes de fric...
-Pardon, je me fais des idées.
Mh ?
Tu sais quoi ? On va le faire ce week-end.
Mh ? Pour se retrouver.
-Je connaissais pas vos goûts, alors, j'ai pris des chouquettes
et des croissants. Ca vous va ?
-Parfait.
On pourrait arrêter de se vouvoyer.
-OK.
Du coup, tu préfères des chouquettes ou des croissants ?
-Franchement, tout me va, tant que je suis avec toi.
Alors, toujours des envies
de meurtre ?
-Oui, mais je les gère mieux.
Ce que je gère pas, c'est ma soeur. Elle fait des conneries en ce moment.
Et comme je suis pas censée le savoir, je peux pas intervenir.
-Quel âge elle a ? -33 ans.
-Ah, ouais.
-Oui, elle est grande. -Et les conneries,
tu peux m'en dire plus ? -Non,
je suis pas censée
savoir... -Vous êtes proches toutes les 2 ?
-Très. -Elle finira sûrement
par t'en parler.
-Oui. -Laisse-lui le temps.
Tu peux être
patiente ? -C'est pas mon fort.
Sonnerie du lycée
Propos indistincts
-Ca discute
beaucoup.
-Bonjour.
Surprise ?
Jusqu'au bac, tu restes
la prof de philo de mon fils.
-Tu n'as pas pris rendez-vous.
-Tu as bien 5mn.
-Lucas est un excellent élève.
-C'est un peu court.
-Il pourra aisément intégrer un cursus en lettres à la Sorbonne.
Voilà. -Bien.
Tu as une bonne influence sur lui. -Oui.
Et j'en suis fière.
-Tu lui as parlé récemment ? -Hier.
-Hier, il était pas au lycée. -Je sais.
-Il avait besoin de vider son sac. Il m'en veut.
Il me déteste. Tu es content ?
-C'est tout ?
-Oui. Pourquoi je te mentirais ?
-Ne le vois plus en dehors du lycée.
-Tu arriveras pas à me terroriser.
Je te ferai pas d'excuses publiques. Ton avocate est au courant.
-Tu crois pouvoir me refuser ?
Ecoute-moi attentivement, je vais te prendre ce que tu as de plus cher.
-Tu m'as déjà tout pris... Alors, garde tes menaces pour toi.
-Oh non, tu n'imagines pas
tout ce que j'ai encore à t'enlever.
Elle est tout à vous. Mme Sarlat, merci.
-Bonjour.
-Pardon. Bonjour.
*-Tu te reposes quand même ? C'est important pour la FIV.
-Oui, je suis sur le canapé,
je lis.
*-Bon, je te laisse, j'ai un brief.
Je t'embrasse.
On frappe.
-Ne m'approchez pas.
-Je vous fais peur ? Pourtant, c'est vous qui m'avez menacé.
Vous m'avez dit
que Jeanne Sarlat me bouffe les couilles.
-Je ne suis plus votre avocate. -On reste liés
par le secret professionnel.
Le secret, quel délicieux mot. Il lie deux personnes à jamais.
-Je vous en prie... Ah !
-Jeanne Sarlat m'a dit qu'elle ne ferait pas
d'excuses publiques.
Et vous ne m'avez rien dit.
Ca, c'est pas très professionnel... Je suis déçu.
Mais je compte sur vous... chère Vanessa.
Baiser
...
-Qu'est-ce qui se passe ?
Que faites-vous là ?
-Chloé, il y a eu un vol d'anesthésiant.
Réglons ça entre nous.
Tu peux ouvrir ton casier ? -Bien sûr.
-Merci.
Pierre fouille.
...
...
-Attendez... Atten...
C'est ridicule.
Quelqu'un a mis ça là. -Tu me déçois beaucoup.
Vraiment. -C'est pas moi.
-Enfin... Pourquoi j'aurais fait ça ? Est-ce qu'une seule fois
j'ai déconné ? -Non, effectivement.
-J'ai toujours été irréprochable. -Oui.
D'où ma déception.
Pierre, appelez Mme Ducazzi. Elle saura prendre la bonne décision.
-Ma clinique ne sera pas mêlée
à cette affaire sordide. -J'ai rien fait.
-J'exige votre démission immédiate.
Et vous vous en tirez très bien.
Je vous évite
des poursuites judiciaires.
-C'est toi ?
C'est toi qui as tout manigancé.
-On dirait ta soeur. Ca vire à l'acharnement, là.
-Ca y est, vous avez terminé ?
Alors, merci de quitter cet établissement.
Pierre, raccompagnez Mme Marzin.
-Va-y, là.
-Merci de vous être déplacée un samedi.
-Je vous ai dit que vous pouvez m'appeler quoi qui se passe.
Donc ? -Il est venu me menacer au lycée.
-Il m'en faut plus pour établir une protection.
-Oui. Mais asseyez-vous. -Non, je préfère rester
debout en ce moment. Alors ?
-J'ai parlé à son fils en dehors du lycée, il l'a pas supporté.
-Vous avez eu tort.
Il peut demander une ordonnance restrictive pour harcèlement.
Soupir
Je suis désolée, Jeanne.
En plus, la recherche d'empreintes a rien donné.
Celles trouvées sur la lettre
anonyme ne sont pas répertoriées.
-Mais ça prouve bien qu'il y a quelqu'un qui sait des choses sur lui
qui pourraient nous permettre de le coincer, non ?
-Oui. Mais vous ne devez plus l'approcher,
ni lui, ni son entourage.
Sans preuves, les lois le protègent.
Aux yeux de tous,
le Dr Villeneuve est un citoyen respectable et innocent, voilà.
Et ça doit l'exciter
de passer ainsi à travers les mailles du filet.
Vous m'écoutez ? -Oui.
-Laissez-nous faire,
vraiment.
-Vous refusez de faire
des excuses. Je peux rien faire pour vous.
-C'est vous qui me l'avez envoyée.
-Pourquoi pensez-vous que je vous ai envoyé cette lettre ?
-C'est forcément quelqu'un qui le connaît depuis longtemps.
Et votre frère
et lui sont des amis de longue date.
Vous étiez là à la mort de sa femme.
Et... depuis quelque temps... votre comportement
a changé envers lui.
Vous avez même arrêté de le représenter.
Pourquoi ? -Oui, c'est moi
qui vous l'ai envoyée.
Car je suis convaincue qu'il vous a violée.
Mais si ça se sait, je peux être radiée.
Et... Non, je peux pas vous en dire plus.
Je peux pas vous aider.
-Pourtant, en ce moment, vous m'aidez.
Alors, dites-moi ce que vous savez.
-Marie aurait dû être suivie par un psychiatre.
Thomas Villeneuve a toujours refusé. C'est lui qui soignait sa femme.
-Il avait le droit ? -Déontologiquement, non.
-Il y a pas eu de poursuites ? -Non.
Ses prescriptions ont été considérées comme d'usage
et... et elle a pris des somnifères alors qu'il était absent.
-Elle s'est suicidée à cause de lui ?
-Je sais pas.
-Vanessa.
Vous pouvez me parler.
-Il efface toutes les traces.
On se réveille groggy le lendemain matin.
Sans comprendre.
On voit qu'il a tout nettoyé... mais on se souvient de rien.
Je suis comme toutes les autres... Je peux rien prouver.
-10 appels en absence
et 0 message.
Qu'y a-t-il ?
-Je me suis fait virer. -Quoi ?
-On m'accuse de vol... Thomas a dû planquer des anesthésiants
dans le casier.
-Evidemment... Il m'a menacée de s'en prendre à ce que j'avais
de plus cher.
Je suis désolée. Ecoute, ils vont
se rendre compte de leur erreur et ils vont te reprendre.
Et Villeneuve, on va le coincer.
-Il y a autre chose.
J'ai été avec Sébastien.
-Je suis au courant.
Mon pull était dans sa voiture.
-Tu m'en veux ?
-On parlera de ça plus tard. OK ?
-Je dois le dire à Yann ?
-Chloé, tu es grande, tu le connais mieux que moi, non ?
Excuse-moi.
-Je vous livrerai et on choisira l'endroit
qui la mettra en valeur.
Oui.
Merci, oui.
Je vous rappelle très vite. Au revoir.
-Ce que j'ai
à te dire n'est pas facile.
-Tu as une aventure avec Sébastien. C'est ça ?
-Je sais pas ce qui m'a pris.
Je sais, c'est pas une excuse, mais j'ai pas d'excuses.
-Ca a commencé quand ?
-C'est arrivé qu'une fois.
Je te demande pardon.
Je sais, j'ai merdé... -Arrête, arrête.
-Je me sentais seule.
-Et moi, non ? Je croyais qu'on était une équipe.
Qu'on était une famille.
Tout ça, je l'ai fait pour toi.
-Pardonne-moi. -Arrête.
Laisse-moi.
-Je te demande pardon... -Chloé, s'il te plaît, laisse-moi.
...
Sonnerie de portable
-Vanessa. *-Jeanne Sarlat accepte
de faire des excuses.
Mais elle veut vous voir d'abord, seul.
Vous êtes d'accord ?
-Oui. Où, quand ?
-Ce soir, au bar du port, 19h.
-Entendu. Vous avez bien travaillé.
-Super. Vous avez été parfaite.
-Qu'est-ce qui t'arrive ? -J'ai perdu mon boulot.
-Quoi ? -On m'accuse de vol.
C'est Thomas.
Il m'a piégée. -Oh, putain.
Je vais me le faire. -Fais pas de conneries.
-J'ai rien à perdre. -Ca va
te retomber dessus. -Oui.
-J'ai tout dit à Yann.
C'était une connerie,
toi et moi.
-Tu l'aimes encore au moins ? -Oui.
Seb, je veux pas tout perdre. -OK.
...
-Yann ? Les enfants ?
-On va chez mamie. Tu viens avec nous ?
-Maman a besoin de se reposer.
Allez, on y va, mamie nous attend.
Allez, là.
...
Fracas de la mer sur les rochers
...
*Musique rock Joyeux brouhaha
... ...
-Hé, il est venu.
Oh, je suis trop contente que tu sois là.
Ca me fait plaisir.
J'ai pris de la vodka. Tu aimes ça ?
-Je suis ici pour parler de tes excuses publiques.
-On peut boire et parler.
Allez, à nous.
Oh, Thomas, tu étais
si mignon quand on s'est rencontrés.
Tu étais... Tu étais
charmant, tu étais tendre.
Tu étais drôle.
Ah si, je t'assure.
Alors, dis-moi...
il s'est passé quoi ? Raconte-moi.
A moi, tu peux le dire. Qu'est-ce qui fait que tu es
comme ça ? Allez, dis-moi.
Hé, ça reste entre nous.
T'inquiète pas, la police a lâché l'affaire.
Et puis, hé, moi aussi. Mais ça m'intéresse.
Alors, c'est quoi ? Ta petite enfance.
C'est papa, maman ? -Arrête.
-Hein ? Alors ?
Papa était trop sévère ? -Allez...
-Ah, j'ai touché un truc sensible, là.
Non, c'est maman. -Ca suffit.
-Elle t'aimait trop ? Pas assez ?
-Tu as trop bu. -C'est quoi ?
Tu veux pas me dire ?
C'est un secret ? Oh, allez, dis.
-Je veux juste que tu t'excuses.
-Je vais te les faire, les excuses. Ben, là, tiens, regarde.
Excusez-moi.
Je peux avoir votre attention ? -Arrête.
-S'il vous plaît.
Heu, alors, voilà... Quelqu'un siffle.
Je me présente. Je m'appelle Jeanne Sarlat.
Et je m'excuse.
Voilà. Sifflements
Oui, je m'excuse.
Parce que cet homme, il s'appelle Thomas Villeneuve
et c'est un type formidable.
Il est comme ça, alors que moi, je suis une grosse menteuse.
-Excusez-la.
C'est des querelles d'amoureux, voilà.
Mais ça dure pas.
Allez,
à la vôtre.
Acclamations -A Thomas.
-Tes excuses, je les veux sur Internet.
-Thomas, tu sais que tu es formidable ?
Vraiment... Ta femme se suicide, ta mère t'adore, tu violes
une femme, tu lui fais croire
qu'elle a passé une nuit formidable. Hein ?
Puis tu voles des anesthésiants et tu fais accuser ma soeur.
Tu es un génie, toi. Tu sais ça, hein ?
-Inutile de te répondre.
J'ai hâte de voir ton post.
Exclamations
Une femme rit.
...
-Dis, tu es pas censée être à ton cours de préparation
à l'accouchement, toi ? -Si, si.
Mais moi, toutes ces futures mamans parfaites
qui savent respirer,
ça me détend pas du tout, ça me crispe.
-Oui, tu préfères gribouiller
des notes.
Le dossier Sarlat ? Mais c'est
plié, Morgane, ça.
-Non, je l'ai vue aujourd'hui. Villeneuve l'a menacée.
-Oh. Des témoins ?
-Non. Mais on peut arrêter de toujours douter de cette femme ?
-OK. Mais on verra demain, d'accord ?
J'irai même interroger Villeneuve.
-Merci. -Sérieux, va
au cours.
Moi, tel que tu me vois, j'ai déjà
accouché de 3 gosses.
-Tu me fais un tuto et je le regarderai ce soir.
Merci.
Elle souffle.
Souffle court
...
...
-C'est entre toi et moi maintenant.
-Qu'est-ce que tu m'as fait ?
-A ton avis, qu'est-ce qui paralyse les muscles,
mais laisse le cerveau fonctionner ?
Eh ben ouais.
Tu as même pas vu que j'avais pas bu mon shot.
J'ai eu l'idée du paralysant vétérinaire
en pensant à mon chat.
Alors, merci, c'est un peu grâce à toi.
Quand tu violes une femme, elle se souvient de rien.
Mais toi, tu vas te souvenir de tout.
Alors, écoute-moi bien, voilà ce qui s'est passé.
Toi et moi, on a discuté autour d'un verre.
Et le ton
a monté. Ca, tout le monde s'en souviendra dans le bar.
Et tu m'as entraînée
vers l'extérieur.
Là, tu m'as agressée. Je me suis débattue.
Seulement, tu avais bien tout préparé.
Tu m'as attaquée
une fois de plus.
Et tu m'as blessée.
Plainte -Mais j'ai eu de la chance,
j'ai pu retourner
l'arme contre toi et me défendre.
Je t'ai regardé te vider
de ton sang et choquée, j'ai même pas pensé
à appeler les secours.
Tu violeras plus jamais personne. Tu m'entends ? Plus jamais.
Plus jamais.
Cri -Doser une drogue, c'est un métier.
Coup, cri de douleur
...
Plaintes
...
Respiration tremblante
...
Un portable vibre.
-Jeanne ?
-Il va me tuer.
-Vous êtes où ? *-Le garage
à bateaux.
-Jeanne. Entrechocs
Elle crie.
-Jeanne ?
-Jeanne.
Tu sais ce que je ressens quand je suis
en face de vous ?
Quand je m'approche de vous.
Que je me penche sur vous.
Que je vous touche.
Tu sais ce que je ressens ?
L'extase.
Le pouvoir absolu.
Sonnerie de portable
...
Et tu sais pourquoi ?
...
Parce que vous êtes comme des objets... à ma merci.
Cri
Tu croyais vraiment m'échapper ?
-Non !
Sous-titrage ST' 501
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