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Original subtitles

...

-On peut faire une crémation collective.

Attila sera incinéré avec d'autres animaux.

Ou une incinération individuelle.

Et ses cendres vont seront rendues.

-Ouais, je préfère.

-Vous pourrez récupérer l'urne demain matin.

-D'accord.

Merci beaucoup.

...

...

...

On entend une douche couler.

*Téléphone

...

...

*Notification

*Je sais que c'est toi qui as empoisonné

mon chat.

Et je sais pour la mort de ta femme.

-Ca va, Lucas ? -Hum.

-On se fait un film, ce soir ?

-Non, je me lève tôt.

-Et ce week-end ?

Une sortie en VTT tous les deux.

Ca te dit ? -Si tu veux.

-Cache ta joie.

Tu sais où est mon portable ? -Il est là.

-Merci.

...

-Bonne journée.

-M. Portel. -Ah, Thomas. Je vous rejoins.

-Ca va ? -Très bien.

Vous, comment ça va ?

-L'affaire est classée sans suite. -Cette fille est cinglée.

-Juste malade. -Je vous trouve magnanime.

-Dans mon métier, il faut avoir du recul

et de l'empathie. -Oui. C'est respectable.

-Tout le monde ne le pense pas.

Mme Ducazzi freine ma nomination.

Solidarité féminine.

-Je vais m'en occuper.

-Merci. -Me remerciez pas.

Vous ferez un très bon chef de service.

La solidarité n'est pas l'apanage des femmes.

Un squash la semaine prochaine, si vous êtes pas rouillé ?

-Je serai un adversaire de taille. -Tant mieux.

A bientôt. -A bientôt.

-Jeanne, tu gardes toujours les enfants demain ?

-Comment ça ?

*-T'as oublié ?

-Pardon. Oui, bien sûr. *-Me lâche pas.

On dîne avec le galeriste. C'est important pour Yann.

-Oui, oui.

Oui.

-Si y a un souci, tu me le dis.

-Attila est mort.

-Tu déconnes ?

-Je suis sûre que Villeneuve l'a empoisonné.

J'ai retrouvé des arums sur ma terrasse.

Il savait qu'il était allergique.

-C'est pas vrai. *-C'est un malade.

Je suis pas la seule à le croire. J'ai reçu une lettre anonyme.

-Quoi ? *-Sa femme.

Elle s'est suicidée.

Chloé ?

-Je te rappelle.

Elle tape.

J'avais dit que je voulais plus être

au bloc avec lui. -Sans demande écrite, je peux rien.

-Putain...

...

Des pas approchent. -Bonjour.

-Bonjour.

-C'est Attila, mon chat.

Je suis pas sûre qu'il aimait la mer,

mais j'avais pas d'autre idée.

Son endroit préféré, c'est mon canapé.

-Il était comment ?

-Gros,

roux et sympa.

-Un Irlandais ?

Ils adorent l'eau. -Ah bon ?

Vous vous y connaissez.

-Oui, faites-moi confiance.

Allez, venez.

-Les constantes, c'est bon ? -Ouais.

-Parfait, on y va.

Scalpel.

-Je suis sûre que Villeneuve

l'a empoisonné.

C'est un malade, Chloé.

Et je suis pas la seule à le croire.

Il y avait des arums sur ma terrasse.

Elle pleure.

...

-Chloé, scalpel.

Chloé ?

On se réveille. Scalpel.

-Laissez. -Merci.

-Ca a été ?

-C'était beau et sobre à la fois.

-Un coup demain soir ?

-Pardon ? -Un verre.

Je serai chez Paco avec des amis.

Petit rire

-C'est gentil, mais je pense pas.

-Ca vous changerait les idées. -J'en doute pas.

-Rue de l'Eglise.

-Elle disait quoi sur la mort de ma mère ?

-Tu penses pas qu'elle délire ?

Elle l'accuse d'avoir tué son chat.

-Ouais, t'as raison.

Pourquoi mon père me parle jamais de la mort de maman ?

-C'est dur pour lui de trouver les mots.

Tu pourrais lui en parler.

-Ouais.

-Et si Jeanne avait raison ?

S'il était mêlé à la mort de sa femme ?

-Rentre pas dans le délire de ta soeur.

-Quel délire ?

Son chat meurt empoisonné, une lettre anonyme...

C'est bizarre. -Arrête !

Tu vas te faire virer de la clinique.

Villeneuve va devenir le big boss, non ?

-Oui, mais... -Y a pas de "mais".

Bientôt, ce sera différent, mais là, il nous faut ton salaire.

-Ouais. On a compris.

Des enfants crient.

-Fais gaffe, bordel ! Merde.

-Tu pourrais utiliser encore plus de gros mots ?

Vibreur

*Mélodie de piano

Elle rit.

-Je suis contente de te voir. -Moi aussi.

-T'es belle. -Merci.

Faut que je parte plus souvent. -Du vin ?

-Je veux bien. Vibreur

Elle verse du vin.

-Et ton nouveau copilote, ça va ?

-Oui. Quelques ajustements, mais ça va.

-Pardon, c'est un client.

-Tu rappelles pas ?

-Non.

Elle verse un autre verre. C'est mon client chirurgien.

-Villeneuve ? Elle acquiesce.

-Cette histoire me met pas à l'aise. -Pourquoi ?

-Il y a eu une perquisition chez lui.

Les flics cherchaient

des médicaments et ils ont rien trouvé.

-Où est le problème ?

-Il savait où ils allaient chercher. Il avait un temps d'avance.

Je l'ai vu sourire.

Ca m'a glacée.

Je sais pas.

J'ai la sensation qu'il nous balade.

Les flics et moi aussi.

-File-le à un confrère.

-C'est pas si simple.

Bon allez, à nous.

...

Fracas métallique de travaux

-Mme Martinot ? -Oui.

C'est moi.

-Vous êtes bien la mère de Marie ? -Vous connaissiez ma fille ?

-Wouh !

Allez !

-Ravie que Thomas ait rencontré quelqu'un.

-Merci.

-Ca fait longtemps ?

-Non, c'est récent.

Mais c'est très fort.

-Oh !

-Ecoutez...

Désolée de vous déranger avec ça, mais...

J'ai reçu une lettre anonyme.

Tenez.

Petit rire -C'est n'importe quoi.

Envoyer ça

à sa compagne, c'est lamentable.

Thomas mérite d'être heureux.

-Vous lui en voulez pas ?

Pour le suicide de Marie ?

-Non.

Marie était dépressive.

Thomas lui était totalement dévoué. Il prenait tout en charge.

Il lui maintenait la tête hors de l'eau.

C'était un bon mari.

-Je lui ai pas parlé de la lettre.

Mais je veux savoir de qui ça vient.

C'était quelqu'un qui connaissait votre fille

et en voulait à Thomas.

Je suis navrée

de remuer le passé, mais peut-être que...

vous sauriez qui c'est.

-Non, je vois pas.

Ou alors Catherine.

-Catherine comment ?

-Catherine Sevran.

La meilleure amie de Marie.

Elles se voyaient beaucoup.

Puis du jour au lendemain, plus de visites, rien.

Plus de nouvelles.

Marie a dit

que Catherine l'avait trahie.

J'en sais pas plus.

Marie nous a quittés peu après.

Et Thomas s'est installé ailleurs avec mon petit-fils.

Je les vois presque plus.

-Je vous promets de revenir avec Thomas et Lucas.

Mais ne dites rien

pour la lettre, ça lui ferait trop mal.

-Ouh !

Regarde ça.

C'est magnifique.

Je m'en lasse pas.

Ouh...

-Papa... -Ouais ?

-Pourquoi tu me parles jamais de maman ?

-J'y arrive pas.

-Pourquoi ?

-Parce que...

sa mort est trop injuste.

J'aurais aimé qu'elle te voie grandir.

Qu'elle voie le garçon formidable que tu es.

Tu sais, pour moi aussi, c'est dur.

Je suis tout seul à t'élever.

J'ai l'impression de pas être à la hauteur.

J'aimerais qu'elle me rassure.

Je te promets que si tu as la moindre question...

j'essaierai d'y répondre.

*Téléphone

...

Allô ?

Quoi ?

Attendez. Je vous rappelle.

C'est la clinique.

Il faut que j'y aille. -Vas-y.

-On en parle ce soir.

-Tu me raconteras tout.

-Je te le promets.

Fais attention.

Oui, Sylvie, c'est moi ? C'est quoi, cette histoire ?

-Je suis heureuse que tu sois enfin avec quelqu'un.

-Merci. Merci.

Elle vous a dit qu'on était ensemble ?

*-Oui.

-C'est tout nouveau.

*-J'ai dit que tu étais formidable.

-Vous avez parlé de quoi ? *-De Marie.

De sa dépression et de Catherine aussi.

-Sylvie, je dois vous laisser. Je vous embrasse.

Merde...

-Qu'est-ce que tu fais là ?

-J'avais besoin de te voir. -Pourquoi ?

-J'ai été suspendu.

Je peux plus aller sur le terrain. Elle soupire.

-La perquis' chez Villeneuve, c'était une connerie.

Tu l'as dit à Jeanne ? -Non.

Il y a que toi que j'ai envie de voir.

-C'est joli. -Oui, très.

-C'est quoi ? -De la porcelaine, 19e.

-Merci beaucoup. -Au revoir.

Clochette de porte

-Bonjour. -Bonjour.

Je peux vous renseigner ? -Je crois.

C'est à propos de Thomas Villeneuve.

-Thomas ?

Elle souffle.

Vous êtes qui ?

-Jeanne Sarlat.

Je sais pas

comment aborder ça, mais...

-Allez-y, je vous écoute.

-Il m'a violée.

Il m'a droguée et a abusé de moi.

-Pourquoi vous m'en parlez ?

-J'ai parlé à la mère de Marie.

Vous étiez sa meilleure amie.

Elle a laissé entendre que vous pourriez être liée

à son suicide. Alors, je me suis dit...

-Vous venez dans ma boutique,

vous me lancez que vous avez été violée

et vous me parlez du suicide de Marie ?

Non mais ça va pas ?

C'est n'importe quoi.

-J'ai besoin d'aide.

J'ai besoin d'avoir des réponses sur Thomas Villeneuve.

...

-Qu'est-ce que t'es belle.

-C'est arrivé qu'une fois.

On a fait l'amour une fois.

Mon mari était en déplacement.

Thomas était tout seul.

Il m'a proposé de dîner.

On a passé la nuit ensemble.

-Marie l'a appris ?

-J'avais honte.

Je pouvais plus la regarder.

Je lui ai dit la vérité.

Elle s'est suicidée juste après.

Je pensais pas pouvoir faire ça.

Je me souviens même pas de cette nuit.

-Comment ça, vous vous en souvenez pas ?

-On avait trop bu...

-Ca vous arrive souvent d'avoir des trous noirs ?

-Non.

-Ca vous a pas inquiétée ?

Thomas vous en a reparlé après ?

-Il m'a juste écrit le lendemain.

-"Merci pour la merveilleuse soirée".

J'ai reçu le même le lendemain de mon viol.

Seulement la merveilleuse soirée, on s'en souvient pas.

-C'était pas normal que je me souvienne de rien.

Et puis, Marie est morte.

J'avais si honte d'avoir couché avec son mari.

-Vous avez pas couché avec lui,

il vous a droguée et violée, comme moi.

-On était amies. -Ca doit être ça qui l'excite.

Il aime violer des femmes qu'il connaît,

qu'il peut revoir ensuite.

Ca doit lui donner

un sentiment de toute-puissance.

Elle renifle. Catherine...

Vous seriez d'accord pour raconter ça

à la police ?

-Je sais pas.

-On est sûrement pas les seules.

Et il va continuer.

-J'y arriverai pas.

-Je vous demande pas de porter plainte.

Juste de venir témoigner à Collioure.

S'il vous plaît.

Merci.

...

-Catherine.

-Thomas ?

-T'es magnifique, t'as pas changé.

On peut se parler ?

-Je suis pressée. -Rapidement.

Jeanne Sarlat est venue ?

-Votre enquête fout un sacré bordel.

-De quoi vous parlez ?

-Sébastien Fiorelli a été mis à pied.

-Comment ça ? -Il va rester derrière un bureau.

-Ce nouveau témoin est fiable ?

-Oui.

-Vous pouvez l'appeler, qu'on lui parle ?

*Téléphone

...

-C'est elle.

Elle veut que tu témoignes contre moi ?

J'ignore ce qu'elle t'a raconté.

Elle veut juste me détruire.

-Pourquoi elle ferait ça ? -J'ai rompu avec elle.

Elle ne l'accepte pas.

Je sais, c'est...

C'est de ma faute.

Depuis Marie, j'enchaîne les mauvaises relations.

Il y a qu'avec toi

que ça aurait pu... -Non.

-Marie s'est suicidée parce qu'on avait dérapé.

Et c'était très fort entre nous.

-Je me souviens de rien. -Mais si.

On se sentait seuls.

On s'appréciait, on avait beaucoup bu.

On a fait une grosse connerie. -Je sais plus.

-On devait jamais en parler.

On n'aurait pas dû se laisser aller.

On voulait pas blesser nos proches.

-J'aurais jamais dû en parler ?

Je me sentais si coupable.

-Oui.

Oui, t'aurais jamais dû.

Tu vas vraiment porter plainte contre moi ?

Les poursuites ont été abandonnées.

-Bon, écoute... -J'ai besoin de ton soutien.

Il faut que tu me soutiennes.

J'en ai jamais parlé à ton mari.

M'oblige pas à le faire maintenant.

M'oblige pas à le faire.

Pense à lui.

Moi, j'ai plus rien à perdre.

-Je dirai rien.

-Voilà, c'est bien.

C'est bien.

C'est bien. C'est bien.

Ton soutien est important pour moi.

Tellement précieux.

...

*Téléphone

...

Mon grand, y a un problème ?

Je suis toujours à la clinique. Je vais rentrer tard.

Oui, bien sûr.

On en parle très vite, promis.

-OK, salut.

*Téléphone

-C'est elle.

Merci de me rappeler.

-Je viendrai pas.

-Mais pourquoi ?

*-Je ne veux plus. -Catherine,

on doit l'arrêter.

C'est juste pour le dossier.

Votre famille en saura rien.

-Vous, vous vous souvenez. Je me rappelle que d'une connerie.

-Il est venu vous voir ?

Catherine ?

Catherine ?

Merde, merde, merde, merde.

-Sans son témoignage, on peut rien faire.

-J'imagine que les fleurs qui ont tué mon chat, c'est rien.

-J'ai rien trouvé chez les fleuristes.

De toute façon...

-C'est pas un crime, d'acheter des fleurs.

Et cette lettre sur mon palier ?

Une lettre anonyme.

On en fait rien ?

Il y a vos empreintes dessus.

-Evidemment, je l'ai touchée.

-Sa femme se serait suicidée.

C'est un nouvel élément.

-On a besoin de vos empreintes pour les isoler des autres.

Jeanne souffle.

...

*Téléphone

...

-C'est Yann, je suis à la bourre.

Faut que j'y aille.

Je t'appelle. -Bisous.

-On est hyper en retard.

Elle fout quoi, ta soeur ? -Je sais pas.

Elle a pas appelé ? -Non.

Elle nous plante.

-Tata arrive quand ? -Elle arrive.

Va jouer dans ta chambre.

Je vais l'appeler.

-OK.

-Elle répond pas.

-J'en ai ras le cul de ta soeur !

-Ca suffit. Tu crois que j'en ai pas marre ?

Entre toi, les gosses... -Non, arrête.

-Pardon, je suis en retard.

Je t'expliquerai.

-Je t'avais dit qu'elle nous planterait pas.

File, je te rejoins.

-Salut.

Elle soupire.

-Seb, je viens d'apprendre ce qui t'est arrivé.

Je suis désolée. Rappelle-moi.

-Qu'est-ce qui te tracasse ?

-Je veux qu'on parle de la mort de maman.

-Tu devrais parler à ton père.

-J'ai essayé, mais il y arrive pas.

-Ta maman n'allait pas bien.

Elle avait le coeur fragile.

-Tu te souviens de sa mort ?

-C'était tellement triste.

Ton père a tout fait pour l'aider.

-Pourquoi elle est morte ?

-Ca n'a pas suffi.

Elle s'est laissée glisser. Elle avait plus envie.

-Elle s'est suicidée ?

-Arrête, mon chéri.

C'est pas à moi de t'en parler.

-Vous êtes venue, finalement.

-Bonsoir. -Bonsoir.

Asseyez-vous.

-Désolée, il est tard, mais je gardais mes neveux.

-Je pensais pas que vous viendriez.

-Vous m'avez attendue. -Je suis un grand optimiste.

J'avais raison.

De quoi vous avez envie ? -Là ?

J'ai des envies de meurtre.

Vous partez pas en courant ?

Ca vous fait pas peur ?

C'est déjà un bon point. Il rit.

Rien que de l'avoir dit à haute voix,

ça me libère.

Ca me fait un bien fou.

-Je vous demandais

ce que vous vouliez boire. Rires

Mais lâchez-vous. Dites-moi ce que vous voulez.

Je dirai rien, j'écoute.

-OK...

J'hésite encore sur la méthode.

Je sais pas si je l'étrangle,

si je le noie,

ou si je le frappe avec un objet contondant.

Elle soupire.

-Je t'ai laissée dormir.

-Hum hum...

Merci.

-Ca me fait plaisir.

T'as assuré, hier soir. Merci.

-J'espère que ça va marcher.

-C'est bien parti.

J'ai des commandes et le galeriste est confiant.

On s'est laissés déborder.

On doit passer plus de temps ensemble.

Se retrouver.

-Et les enfants ? -Je demande à mes parents.

Je t'ai trop négligée.

J'ai été égoïste.

Je pensais qu'à mon boulot.

Un week-end en amoureux.

-Je sais pas.

Avec Jeanne, le boulot...

-La seule chose qui compte, c'est toi.

C'est nous.

C'est notre famille.

-Faut que j'y aille.

Je suis à la bourre.

-OK.

*Notification

...

-T'as rien mangé encore ?

Tu t'es levée plein de fois cette nuit.

-Je dors mal en ce moment.

-C'est la FIV ? -Non.

-Viens à Dubaï avec moi. J'ai des jours entre les vols.

-Je peux pas lâcher le cabinet.

Et il y a l'affaire Villeneuve. -Tu peux pas prendre 3 jours ?

-Je peux pas. -Tu peux pas ?

Tu peux.

-Non, je peux pas.

Ca sera plus simple quand cette affaire sera finie.

-Je te connais.

Si c'est un violeur, t'iras pas au bout.

-Je peux pas laisser tomber un client.

-OK.

On va avoir un bébé.

...

Le Dr Villeneuve ?

-Je vais regarder à quelle heure il commence.

Tiens, il vient d'arriver.

-Merci beaucoup.

Bonjour. -Bonjour.

-Vous me connaissez pas.

Ca va peut-être vous paraître étrange,

mais je vous demande de changer d'avocate.

-Vous êtes une consoeur ? -Non, sa compagne.

-Pardon ?

Alors, pourquoi vous vous en mêlez ? -J'ai mes raisons.

-Lesquelles ?

-Je suis inquiète.

Votre affaire commence à la ronger.

-Votre inquiétude est touchante.

Comme elle a brisé le secret professionnel,

on peut en discuter tous les 3.

-Elle ignore que je suis là.

-Alors, oublions cette conversation.

D'accord ?

-J'ai trouvé une autre victime. Elle m'a lâchée.

Elle refuse de témoigner.

-Pourquoi elle a changé d'avis ? -Elle a peur de lui.

Les flics cherchent des empreintes sur la lettre anonyme.

-Ca pourrait être une autre victime qui a vu ton post.

Il y en a peut-être plein d'autres. -Oui.

Il utilise la même méthode.

Il nous met en confiance, nous drogue...

-Sa femme s'est suicidée pour ça ? -Je sais pas.

Mais quelqu'un veut que je cherche.

C'est tout ce qui me reste.

-Vanessa, je dois vous parler. -Rentrez pas comme ça.

Prenez rendez-vous. -Cette affaire démolit ma famille.

Mon fils est différent. -C'est un problème entre vous.

-Vous êtes mon avocate et ça ne vous concerne plus ?

Bizarre.

-Je ne suis plus apte à vous représenter.

Je vous mets en contact

avec un de mes confrères.

-Vanessa.

Je vous rappelle qu'on est liés par le secret professionnel.

Vous avez parlé de mon affaire

sur l'oreiller.

Elle est venue me voir.

Votre compagne.

Charmante.

Très impulsive.

Elle est totalement amoureuse.

Ca peut vous apporter

beaucoup d'ennuis.

Je vous écoute.

-La solution pour votre affaire,

ça serait que Jeanne Sarlat retire son post.

Et qu'elle publie un démenti

en affirmant qu'elle était consentante.

-Voilà. Je retrouve mon avocate.

Bonne journée.

-Je comprends que vous ayez peur.

Je ne vais plus essayer de vous convaincre de témoigner.

-Vous m'appelez pour quoi ? *-Parlez-moi de ses amis.

-Pourquoi ?

*-Pour trouver d'autres victimes. Je lâcherai pas.

Dans votre entourage, il y avait d'autres femmes ?

*-Non, Thomas et Marie voyaient peu de gens.

A part son meilleur ami, son anesthésiste.

Vous vous souvenez de son nom ? *-Richard Comolet.

-Merci, Catherine.

-Jeanne Sarlat ?

-Oui ?

-Vanessa Comolet, l'avocate de Thomas Villeneuve.

Mon client vous propose un marché.

-Un marché ? Quel genre de marché ?

-Il pense que vous êtes liée à la perquisition chez lui

et il renoncerait à porter plainte contre vous.

-En échange de quoi ?

-Un post sur Internet.

-Pour dire que j'étais consentante ? -Oui.

-Jamais.

Je suis pas la seule victime.

-De quoi vous parlez ?

-Je vais pas me confier à vous.

-Donc vous refusez sa proposition ? -Parfaitement.

Vous le connaissez

depuis longtemps. Votre frère était son meilleur ami.

-Comment vous savez ça ?

-Je me suis renseignée.

Je reste pas là à rien faire.

-Je vois pas le rapport. -Vraiment ?

Ca vous arrange de penser qu'il est irréprochable.

Il y en aura d'autres, des victimes.

Vous le défendrez toujours ?

-Mme Decazzi.

-Vous tombez bien.

M. Portel me demande d'accélérer votre promotion.

-Vraiment ?

-Vous pourrez lui dire

à votre prochaine partie de squash que ce sera bientôt effectif.

-Je n'ai rien... -Pas de ce petit jeu entre nous.

Evitez de passer au-dessus de moi pour me forcer la main.

-C'est M. Portel qui m'en a parlé. -Bien sûr.

N'oubliez pas une chose :

ici, c'est moi qui décide.

On s'est bien compris ?

-Bien sûr.

-Compresses,

ustensiles.

Vérifie les antiseptiques.

Le plateau, à gauche.

-Il se passe quoi ?

Je forme Karine.

-Pourquoi ? -J'ai demandé à changer de service.

Ca te dérange pas, j'espère ?

-C'est ta décision.

Tu savais qu'elle voulait changer ? -Ca devait arriver.

-L'affaire est classée.

-Tu vas pouvoir choisir qui tu veux.

Bravo pour ta promotion. -Chut.

C'est pas encore officiel.

-Tout le monde en parle. -Ah oui ?

-Je te paye un verre ? -Non, j'ai rendez-vous.

-Une autre fois, alors.

*Radio

-Elle vous a répondu ? -Non.

-Je vous ai connue plus combative.

Avant, vous l'auriez attaquée. -Pour quoi ?

-Trouvez quelque chose. -Hors de question.

-Vous prendriez pas parti ?

A moins que vous l'ayez déjà fait ?

Il n'y a aucune charge

retenue contre moi.

Vous avez perdu votre neutralité et brisé le secret professionnel.

On verra ce que l'ordre... -Ca suffit.

Vous recevrez un courrier signifiant

la fin de notre collaboration.

J'espère qu'elle vous bouffera les couilles.

Je ne vous retiens pas.

...

Sous-titrage ST' 501

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