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vous voyez, on a tout pigé
- Non, j'y vais pas. - Non, viens !
- Petit con, va ! - Roger, je t'en prie !
Tu devrais morfler aussi !
- Ben, tu vois. - Putain, la vache, le mec.
- T'as le trac ? - Ben ouais, plutĂŽt.
à la sortie de l'exam, t'étais sûr de toi.
Avec les correcteurs, on sait jamais.
Allez.
Mais de toute façon, papa,
mĂȘme si je l'avais eu, ça changeait quoi ?
Bachelier ou pas bachelier, mĂȘme chĂŽmage.
Allez. De toute façon, maintenant c'est fait.
Convocation.
Merci.
Carte d'identité.
Sonquin, Julien.
Sonquin, Julien.
Sonquin, Julien. Recalé.
En voilà un qui est reçu, lui, au moins !
Je le connais. Ăa m'Ă©tonnerait.
Bon alors, tu passes en terminale.
Tu t'inscris dans ma boßte à bac et on passe l'année ensemble.
Je te présente ma boßte à bac : le cours Louis XIV.
Les inscriptions, ça s'affole pas.
Il faut dire, MÚre, qu'avec nos résultats cette année...
Personne n'est au courant.
*-...sous réserve d'une rectification toujours possible.
Et maintenant, une information sur les résultats du baccalauréat.
La moyenne est de 59% de reçus
sur l'ensemble du pays.
Le Cours Saint-Louis de Gonzague, dans le 16Ăšme arrondissement,
détient le record, avec 95% de reçus.
Et, en bas du tableau,
nous trouvons le Cours Louis XIV de Versailles,
avec 0% de reçus. j'ai bien dit : 0% de reçus.
Gageons que pour ce dernier, la situation ne peut que s'améliorer.
Notre prochain journal est Ă 20h. Merci de votre attention.
OĂč est LĂ©on ?
Léon ! Léon !
Léon !
Depuis 20 ans,
je dis amen Ă tout ce que vous faites.
Je vous laisse agir Ă votre guise,
et nous récoltons le résultat de vos méthodes permissives.
100% de recalés. Vous m'entendez, Léon ? 100%
Vous réalisez ce que représente pour nous
la publicité gratuite que nous a fait la télévision.
"68% des parents réclament pour leurs enfants
"un systÚme pédagogique répressif."
Vous m'entendez, quand je vous parle ?
"Répressif." C'est dans le journal.
Ils en auront, de la répression.
Ils en auront pour leur argent.
Compris, Léon ?
Regardez-les. Et ça s'amuse, et ça gesticule.
Profitez-en pendant qu'il est temps.
Merde, ma meule !
Nous ne nous connaissons pas, et je les déteste déjà .
Je les déteste, oui !
Nous ne sommes pas du mĂȘme monde.
Nous, c'est la classe. Eux, ce sont des parvenus.
N'est-ce pas, Léon ? Des parvenus.
Enfin, c'est l'argent.
Et sans argent, nous vendons l'hĂŽtel Jumaucourt.
Jamais !
Jamais je ne me séparerai de cette demeure familiale.
Jamais, vous entendez, Leon ?
Ils l'auront, leur baccalauréat, les petits monstres.
Contraints ou forcés.
MĂȘme toi, Baptiste Laval, notre meilleur client.
Tu l'auras, ton bac. Tu l'auras.
Salut, les filles.
Il y a pas que des boudins, cette année.
Si vous voulez des renseignements, demandez-moi.
Je suis lĂ depuis 4 ans. - Et moi, alors ?
- Salut, Julien ! Ăa va, mon pote ? - Ăa va.
Voici Julien, fournisseur de certificats médicaux.
Enchanté, tout le monde.
T'as bien fait d'apporter ta marmite.
Je boufferai dedans avant Noël.
Tu paries, ça ? - Mais oui, d'accord.
Tu sais que tu vas connaßtre la plus belle année scolaire de ta vie ?
Tu le sais, ça ? Hein ?
- C'est pas encore ouvert ! - T'es pressé de bosser ?
Si on veut le bac, il faut pas perdre une seconde.
- C'est Ă toi, la voiture ? - Ben ouais, c'est Ă moi.
Enfin, non. Pas tout Ă fait. C'est Ă mon pĂšre.
Par rapport aux nanas, le 1er jour, tu comprends...
Pas de panique !
Les femmes et les enfants d'abord !
Mes enfants, j'ai pour mission de vous transformer en bacheliers.
D'aucuns diront : "Mission impossible."
Je relÚve le défi, et je gagnerai.
Vous quitterez mon établissement
nantis de votre baccalauréat.
Quand tu verras la prof de gym, tu comprendras pourquoi je quadruple.
C'est Marilyn. - Outre moi-mĂȘme,
vos professeurs seront M. Jumaucourt...
pour les mathématiques,
sciences, physique, chimie et anglais.
L'histoire-géographie vous sera enseignée par Mlle Jumaucourt.
C'est fini, oui ?
- L'éducation physique... - Et sexuelle...
M. Bruce.
"C'est Marilyn."
Marilyn s'est pas rasée.
- Vous avez lu le rĂšglement ? - Non, juste les tarifs.
Vestiaire !
- Vestiaire ! - Ăa va pas, non ?
HĂ© !
Tu me gardes une place.
Mademoiselle, robe ou jupe.
- Saint-Laurent, Rive Gauche. - C'est ça. Vestiaire à droite.
Qu'est-ce que c'est ? Les animaux ne sont pas admis.
C'est mon chien, le Mamour Ă sa maman !
On va l'accrocher la, "le Mamour Ă sa maman".
Vous le récupérerez aprÚs.
Maman va travailler, mais elle viendra te chercher.
Ne traĂźnez pas, mademoiselle.
Couché, Mamour.
"There would have been a time for such a word."
Qui a placé les élÚves ?
Pas moi. Ils se sont placĂ©s eux-mĂȘmes.
Ăa se voit.
Vous, lĂ , derriĂšre.
Oui, c'est comme ça.
Sinon, la porte est ouverte.
Le trimestre est payé d'avance.
DĂ©pĂȘchons. Vous aussi, lĂ .
Vous, lĂ . DĂ©pĂȘchons-nous !
Je réussis ce que vous avez raté depuis 20 ans :
les mater d'entrée.
Je dégustais ma glace matinale, je me retourne,
il y a un fumier qui me pique mon Vélomoteur.
Et... tu l'as vu, le mec ?
Oui, je l'ai vu, mais de dos et de loin.
Qu'est-ce que tu vas faire, alors ?
M'en racheter une autre. Je peux pas venir Ă pied.
"C'est une histoire pleine de bruit et de fureur."
"Une histoire pleine de bruit et de fureur."
"O Scotland, poor Scotland."
"à peuple infortuné,
"usurpé par un tyran au sceptre ensanglanté,
"quand pourras-tu revoir les jours de la santé ?"
*-Enchanté de faire votre connaissance.
- L'anglais ne vous intéresse pas ? - Bof.
C'est une langue qui n'est pas assez parlée ?
Ăa sert Ă rien, d'apprendre les langues.
- Le français vous suffit ? - Il y a des machines pour traduire.
Alors pourquoi je me casserais le cul, hein ?
*-Enchanté de faire votre connaissance.
Nice to meet you.
Et bientĂŽt, j'aurai plus besoin de taper.
Je lui parlerai et elle me donnera la traduction.
Alors pourquoi je me casserais le cul ?
Tu veux mettre combien, dans ton Vélomoteur ?
500, 600 balles, pas plus.
J'en ai peut-ĂȘtre un dans ces eaux-lĂ .
Bon ? Faut voir, ouais.
Ok.
Sortez.
Sortez, ou j'ouvre !
J'ai une clé, vous savez !
Il est interdit de fumer dans les toilettes !
Je sais que vous ĂȘtes lĂ ! Bien sĂ»r, je sais qu'il est lĂ .
La fumée ne vous dérange pas ?
Il faudra changer vos habitudes. Filez en cours !
Je les materai !
Je les materai !
Les toilettes ?
1re porte à gauche. C'est écrit dessus.
Mamour !
Mamour, voilĂ ta maman !
Mon Mamour ?
Il a mangé Mamour !
Police !
Police ! Police !
Il a bouffé mon chien !
Il a bouffé mon Mamour !
Mais c'est ma voiture !
Ăvidemment. Moi, j'en ai pas. Si tout le monde Ă©tait comme moi,
il y aurait plus de voitures. - Mais elle gĂȘne pas, lĂ !
Mais elle gĂȘne pas !
Mais elle gĂȘnait pas ! - Ils disent tous ça.
10 millions de voitures gĂȘnent pas.
C'est comme ça.
Elle gĂȘnait pas !
Elle est fichue, maintenant.
- Oui, oui. - Comme ça, elle gĂȘnera plus.
Ăa recommence.
Sortez, je sais que vous ĂȘtes lĂ .
Il est interdit de fumer dans les toilettes.
Sortez, sortez ! C'est quelque chose, ça.
Mais pourquoi non ?
Quand je dis non, ça veut pas dire "non, non".
- C'est oui ? - C'est pas oui,
mais ça dĂ©pend oĂč.
Bon, écoute.
Chez mes parents, ma chambre est au fond du couloir.
Non. Il y a pas assez de risques. C'est pas marrant.
- Alors, c'est non ? - Oui, ce sera toujours non.
Sauf pendant un cours.
Quoi, pendant un cours ?
Avec cette pipette, on verse quelques gouttes de réactif
sur ces cristaux.
D'oĂč fumette.
S'il y a fumette, il y a réaction. A vous, maintenant.
Je te vends mon Vélomoteur 700 francs.
- 700 balles ? - Ouais.
- Maximum. - Un peu de silence !
Tu crois qu'elle nous surveille ?
Elle a dĂ» installer un truc.
Ăa tient toujours, ce que tu m'as dit ?
Ben oui.
OK, bouge pas.
Dites, vous, lĂ -bas !
Vous perdez la tĂȘte ?
Mais j'ai dit : "Quelques gouttes !"
Vous ĂȘtes fou !
On pourrait ouvrir la porte ?
Non, pas question.
Dehors, il y a mes fleurs.
Je continue.
ClÂČHC
moins CHCLÂČ
donnent
dichlorure d'éthylÚne.
Vous avez bien suivi, j'espĂšre.
Ăa s'est bien passĂ© ?
Pas mal, papa.
Celle-lĂ , lĂ .
Elle a pas l'air mal.
Ouais, c'est bon, ça.
Ă part la couleur, c'est la mĂȘme.
C'est normal. Ils les font Ă la chaĂźne, ces trucs-lĂ .
- Oui ? - Ouais.
Je te file le pognon demain. Ăa va ?
Tu l'as demain, alors. "Business is business."
SapĂ© comme ça, ça va ĂȘtre ta fĂȘte.
T'occupes. Comment va celle qui va finir dans mon lit ?
HĂ©, dis-moi.
Tu pourrais lui trouver une copine ? Il commence Ă me fatiguer.
500, 600 et 700.
Et en prime, un super antivol avec la clé.
On te la piquera plus.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Vestiaire.
Et voilĂ .
Sobre. - Et la cravate ?
La cravate... Attendez.
Attendez, attendez.
Je peux y aller ?
Non, mademoiselle !
Le pantalon est interdit.
De 1921 Ă 1929,
les Ătats-Unis connaissent une pĂ©riode de prospĂ©ritĂ©
sans précédent dans l'histoire.
L'essor industriel y est énorme.
La standardisation permet la production de masse Ă bas prix.
Le palmarĂšs est brillant dans tous les domaines.
*Les Ătats-Unis ne reprĂ©sentent que 7% de la surface du globe.
*Ils renferment seulement 6%
des habitants de la planĂšte,
mais les 5/7 des voitures qui circulent...
LĂ -haut.
Roulent sur des routes américaines.
On y consomme le tiers de l'énergie mondiale.
*On y produit plus du quart de l'acier,
plus du tiers de l'aluminium,
et prÚs de la moitié des objets manufacturés dont use le monde.
Houille : 300 millions de tonnes.
MaĂŻs :
82 millions de tonnes.
Bouchez-moi ça.
En 1970,
production de houille : 550 millions de tonnes.
Le fer : 100 millions de tonnes.
Production agricole.
Blé : 22 millions de tonnes.
MaĂŻs : 31 millions de tonnes.
*Orge : 4,5.
Avoine : 9 millions de tonnes.
*Ăvolution du cours du blĂ©
Ă Chicago.
Je cherchais un livre en haut des étagÚres...
Julien, mon fiancé.
- Salut. - Bonjour.
Son futur ex-fiancé.
Bébel, le type en chaleur dont je t'ai parlé, Ruth.
- Ruth ? - Ruth.
Ruth...
Changez rien.
Pardon. Je te prends au flipper,
et le vainqueur saute celle de son choix.
Ruth ?
Merde.
Bien sĂ»r, ne vous gĂȘnez pas. Continuez.
Allez-y, allez-y. Ne vous gĂȘnez pas.
Faites comme si j'étais pas là .
C'est pas leur faute. Ils l'ont pas fait exprĂšs.
Bien sûr, vous avez raison. C'est ma faute !
Tout, tout, tout est ma faute !
Ils ont toujours raison !
Ils sont jeunes, et moi, pas !
Alors, il faut, il faut... Il faut que jeunesse se passe !
Alors, ils ont qu'Ă me passer dessus !
Je suis là pour ça, alors, allez-y !
Je n'ai que le droit de me taire. Si je cogne, c'est la mise a pied !
Alors piétinez-moi, allez-y !
Ăa fait 4 ans que vous m'emmerdez !
Ăa fait 4 ans que chaque annĂ©e, vous ratez votre bac
pour m'empĂȘcher de manger !
Ce que vous voulez, c'est que je demande ma mutation en ArdĂšche !
Que je craque !
Mais je ne craquerai pas.
Je resterai ici, et je mangerai.
Je mangerai mes carottes, comme tous les jours.
- T'habites chez tes parents ? - Non. Ils sont sĂ©parĂ©s, mĂȘme trĂšs.
Ma mĂšre vit au Canada et mon pĂšre, en Australie.
Ils m'ont loué une piaule chez une vieille. C'est trÚs sympa.
Fais pas de bruit. - Non, non.
(-Tais-toi, tais-toi.)
Déshabille-toi, vite, vite, vite !
Vite,
J'arrive.
Ruth !
Ruth ! Non, Ruth !
Non, c'est la chambre de la vieille !
Non !
Merde, la vieille.
- OĂč on va, maintenant ? - Je connais un hĂŽtel super.
Et voilĂ .
Allez, descends.
Tu m'avais parlé d'un hÎtel.
Je squatte le grenier pour ĂȘtre sur place le matin.
Si Madame veut bien me suivre...
- J'y arriverai pas. - Quand on aime, on peut.
Suis-moi.
Allez, dĂ©pĂȘche-toi.
Allez, grimpe.
Allez !
Putain... Attends, fais gaffe Ă ta tĂȘte.
Elle rit. Chut ! Chut !
Chut, tais-toi !
La dirlo dort en dessous. Fais pas de bruit.
Tais-toi.
Je me suis installé ici. Je viens dormir pendant la récré.
Je vais m'installer définitivement.
Attention !
C'est sympa, non ?
Non, non. Je suis crevé.
Et puis demain, il y a école.
Non, non.
Et puis bouge pas.
La vache ! La vache !
HĂ© !
Je me suis pas rĂ©veillĂ©. Pour pas ĂȘtre en retard,
j'ai préféré venir comme ça.
D'autant que vous avez des costards sublimes.
- En classe ! - Mais...
Pas de "mais". Vous ĂȘtes en retard, dĂ©pĂȘchez-vous.
"Ă des sous-espaces vectoriels d'un mĂȘme espace..."
Mademoiselle, voulez-vous prendre votre place.
Allons, ne dérangez pas le cours.
Je disais, "d'un mĂȘme espace..."
Qu'est-ce que tu fous lĂ ?
"2 sous-espaces vectoriels
"E et E' et E sont supplémentaires."
Pourquoi pleurez-vous, ma petite ?
Je vais ĂȘtre en retard au travail.
Ă quel travail ?
Je prends ma casse Ă 9h, chez Codec.
Chez Codec ?
"On distribue les adultes en plusieurs catégories :
"idiotie,
lorsque le niveau des tests n'atteint pas 3 ans."
- Hier, on m'a encore gaulé ma meule. - Merde ! Ben alors ?
Je vais m'en racheter une autre, mais l'assurance va gueuler.
- Je peux te vendre la mienne. - Et toi ?
J'emprunterai celle de mon cousin.
Ouais, mais j'aimais bien la couleur.
Si tu veux, je te la repeins pour pas un rond de plus.
Ben, ça, c'est sympa. D'accord.
Pour eux, c'est pas grand-chose,
mais pour nous, au bout du compte, ça fait un joli paquet.
Alarme C'est pour... Ne quittez pas !
Euh oui. Sur papier blanc.
HĂ© !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez ça, enfin !
Bon, allez ! C'est pas rigolo !
Non ! Ăa me fait pas rire !
D'accord, d'accord, d'accord...
"All the perfume of Arabia,
"While not still..." Sonnerie
Il est l'heure de la récréation, alors vous pouvez sortir.
Monsieur, on aimerait profiter de la récréation pour réviser un peu.
- S'il vous plaßt ? "Pour" ? - Pour réviser.
Vous voulez réviser ? Tout le monde veut réviser ?
Oui, on aimerait réviser.
- Bien, révisez, mes enfants. - Personnellement, je vais goûter.
Jeanne !
Ils ont préféré rester en classe pour réviser.
- Oui ? Vraiment ? - Oui, oui.
Vous voyez. L'autorité, ça sert à quelque chose.
Oui, bien sûr.
- Vous ĂȘtes prĂȘts ? - Oui.
C'est parti.
C'est parfait. Vas-y.
Vous voyez, Léon. Ils sont matés.
Ils me l'auront, ce bac.
Si, je vous dis, Léon : ils me l'auront, ce bac.
8. Moyennement intéressant. Vous pourriez faire un effort.
2
0, comme d'habitude. Ne changez rien.
Pardon !
Quel imbécile, vraiment !
De toute façon,
cette jupe ne vous va pas.
C'est une jupe que j'ai trouvée aux Dames de France qui me va trÚs bien.
Moi, je vous préfÚre avec votre robe blanche avec les fleurs bleues
et le petit col. Ăa vous fait une belle ligne.
- Bon, vous croyez ? - Oui, Oui.
Oui. Bon, ça suffit. Je vais me changer.
- VoilĂ . Ăa, c'est bien. - Silence !
Bon, alors : l'industrie automobile américaine.
Forces américaines et européennes dans la construction automobile.
*D'un cÎté...
"L'inégalité des hommes : un obstacle à l'égalité des citoyens ?"
D'abord, vous commencez par noter
l'opposition homme-citoyen.
Qu'est-ce qui lui prend ?
Le Nord-Est, Charbonnier...
Le Nord-Est, Charbonnier,
le Sud atlantique, riche en pétrole...
*l'Ouest, hydroélectrique,
De l'Atlantique aux Grands Lacs en passant par l'Ohio,
le nord-est est une véritable ceinture industrielle.
Bon, nous en étions à l'opposition homme-citoyen. C'était ça ?
"Ce qui pourrait ĂȘtre dit naturel ou de naissance : sa force..."
*-HĂ©, les gars ! Ăa lui reprend !
Elle remet ça.
Non, j'ai du travail ! âȘ ai du travail !
J'ai du boulot !
Si sa mĂšre la voyait... LĂ lĂ !
Mondiale.
Les monstres !
Bruce !
Bruce ! Bruce !
Bruce, pour tout le monde, 10 minutes de culture physique !
Et pour toi aussi !
Il te plaĂźt ?
Tu veux que je t'arrange le coup ?
VoilĂ ...
Alors, tu bouges pas. Je te l'envoie.
Julien, viens voir. - Quoi ?
Tu peux me rendre un service ?
J'ai oublié là -haut mon bouquin de chimie.
Tu peux aller le chercher ? - Quoi ?
C'est pas un coup fourré, mais j'ai peur de me faire choper.
Si tu veux pas y aller, tant pis. - Non, non. J'y vais.
T'es sympa.
Mais...
Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
Dis donc, Caro.
Tu veux pas me rendre un service ? - Faut voir.
J'ai oublié en haut mon bouquin de chimie. Tu peux me le chercher ?
J'ai peur que la dirlo se doute que je squatte son grenier.
Tu veux y aller ? Vraiment, ça me rendrait service.
D'accord.
Caro, t'es sympa.
Tu peux dire Ă Julien que je reviens ?
Oui, oui, compte sur moi.
C'est pas que j'ai pas envie de toi. C'est pas le problĂšme.
Mais si on analyse froidement la chose,
tu t'aperçois que ça finit toujours pareil.
Et s'il n'y a pas de sentiments, on sublime pas.
Je suis avec Caroline.
Et avec elle, tu sublimes ?
Mais avec elle, c'est sublime. C'est jamais pareil.
Et avec moi, ça sera peut-ĂȘtre encore mieux.
- Mais je suis avec Caroline. - Elle en saura rien.
Il est oĂč, le livre de BĂ©bel ?
- Il est lĂ . - Donne-le-moi.
- Viens le chercher. - Maintenant, donne-le-moi !
Merde !
Ăcoute, je vais t'expliquer.
Encore un coup de Bébel ?
Oui, c'est ça.
Je crois qu'on va pouvoir s'amuser un peu.
- Qu'est-ce que t'as ? - Quel salaud !
Tu sais ce que Julien faisait ? - Non.
Il sautait Jeanne, dans le grenier.
Le salaud, le salaud, le salaud !
Tu vas faire quoi ? - Je vais me venger.
Ă ta place, je ferais pareil.
- Je vais me sauter le 1er venu. - Bravo ! Et qui ?
L'écolo, MC2...
Tu sais ce qui emmerde le plus un mec ?
C'est que sa fiancée saute son meilleur copain.
- T'es sûr ? - Les sondages sont formels.
- Son meilleur copain ? - Oui.
Et je te dis pas ça parce que je le suis.
Non. Ăa, je sais.
Tu fais quoi, ce soir ?
- Ce soir, je suis pris. - Bon...
Non, non. Attends, je peux me libérer.
Merci.
C'est normal, si ça te fait plaisir.
Rentre.
Déshabille-toi. - Oui, oui.
Dis, t'allumes pas ? - Non, Ă cause de mes parents.
C'est un mec !
TrĂšs bien dans la derniĂšre ligne droite !
Beaucoup plus en forme que d'habitude !
Vas-y, continue comme si on n'était pas là .
De toute façon, j'ai plus envie.
Je vous dis que je veux plus ! Mais arrĂȘtez-la !
J'ai quelque chose Ă vous dire.
Assieds-toi.
Je suis enceinte.
'De qui ?
De vous.
T'es sûre ?
Regardez.
C'est pas Ă moi.
Faut le jeter, ce truc-lĂ !
Mais c'est pas là -dedans que ça se passe.
Ton pÚre est médecin. Il pourrait arranger quelque chose.
Je le garde.
"L'Ătat est-il pour la libertĂ© un obstacle ou une condition ?
"L'autoritĂ© de l'Ătat est-elle compatible avec la libertĂ© ?
"Pour Rousseau, la fonction du gouvernement :
"assurer la liberté.
"Pour Freud : justice, restriction de la liberté."
Pour M. Gaëtan, 10 minutes de gymnastique.
Mais, madame, pourquoi ?
HĂ©, mais...
Je suis désolée. Je ne veux pas de classes surchargées.
Chaque professeur peut mieux s'occuper de ses élÚves
s'ils sont en nombre restreint.
- Je vous comprends, madame. - Je peux encore prendre un élÚve.
C'est en quelle section ?
B ! B comme Baptiste, madame.
- C'est un bon élÚve ? - Je ne sais pas,
mais c'est un grand travailleur.
C'est si rare, de nos jours.
Il tient à avoir son baccalauréat,
et il travaillera fort pour ça.
C'est une bonne recrue. Le trimestre est payable d'avance.
"Les moments d'inertie de quelques solides homogĂšnes
"par rapport à un axe de symétrie..."
Je vous présente un élÚve
qui finira l'année avec vous.
Entrez.
Chut ! Silence !
Silence !
Allez derriĂšre.
Mettez-vous lĂ .
Messieurs, mademoiselle...
Comment vous appelez-vous ?
ĂlĂšve Gaston Pourquier.
- Tiens, voilĂ ! - Merci.
Est-ce que tu pourrais me faire la mĂȘme en balsa ?
Ouais. Il y a du chahut dans l'air, lĂ !
à la fin de l'année, tu sais que tu passes ton bac ?
Hop ! Et voilĂ .
Vas-y, cogne.
Moins fort ! Cogne doucement.
Vas-y, essaie. Passe dessous.
Le grand, il va en prendre plein la gueule pour pas un rond.
En 1919, aprÚs la 1re Guerre, Paul Valéry a dit :
"Nous autres civilisations, nous savons maintenant..."
Une folle nuit d'amour que le karatéka, je le démolis.
Tu paries ? Tu risques quoi ?
De passer une trĂšs mauvaise nuit.
Et tous leur...
Pardon, je ne vous dérange pas ?
Ben si... Un peu, quand mĂȘme.
Du sport vous ferait plaisir ?
Ăa, j'aimerais bien, parce que ça dĂ©tend.
Bien sûr.
Bruce !
'AĂŻe !
'Gagné !
Enfin quoi ?
C'est possible de travailler, oui ?
Allez, madame, au boulot !
On paie
assez cher pour ça, non ? Allez !
Qu'est-ce que c'est ?
C'est super.
- C'est quoi ? - Va jouer avec les petits, toi.
Ouais.
Mais c'est quoi ?
Coke !
Je peux essayer ?
T'as du fric ?
File-lui 10 balles.
Alors, tiens. Tu secoues trĂšs, trĂšs, trĂšs fort.
Ăa va ĂȘtre bon.
Le con !
C'est l'overdose, lĂ !
Ondes longues : 3 kilomĂštres.
Ondes moyennes : 800 mĂštres.
Ondes courtes : 100 mĂštres.
Ăa fait 3 fois que vous faites tomber votre rĂšgle mĂ©tallique !
Excusez-moi, monsieur.
Des rayons X trĂšs mous :
200 angströms.
Quoi ?
Voulez-vous répéter votre question ?
Soyez gentil. Je vous demande de parler plus fort, voyez-vous ?
Bon, alors... Bon.
Mais qu'est-ce qui se passe ?
Voulez-vous parler plus fort ?
Qu'est-ce qu'il dit ? Hein ?
Je comprends rien.
Vous entendez le français ? Parlez plus fort !
C'est pas normal.
C'est pas normal.
Larsen
Qui a encore posé ça ?
C'est pas possible.
C'est pas possible ! C'est pas possible !
C'est pas possible !
Sauf Pourquier, pas un n'aurait eu son bachot ! Pas un !
Le meilleur a 6 sur 20 de moyenne !
Ils l'auront, leur bachot, contraints ou forcés !
C'est pas possible. Ce sont des cancres ! Des cancres !
Je n'ai qu'un mot Ă vous dire : continuez.
Vous ĂȘtes sur la bonne voie. Si, si.
Si l'examen que vous venez de subir était le baccalauréat de juin,
vous seriez tous bacheliers.
Je suis heureuse de votre prise de conscience sur l'importance du bac
pour votre avenir.
Le bac, un vieux rĂȘve
qui va peut-ĂȘtre devenir rĂ©alitĂ©.
Ă part Ă l'usure, je vois pas comment l'avoir.
En travaillant, voyez-vous.
Si on avait le bac en travaillant, ça se saurait.
Ăa se sait, croyez-moi.
Pour que j'aie mon bac, il faudrait supprimer les épreuves,
ou alors tirer au sort les reçus.
C'est vrai. Ce serait beaucoup plus équitable pour tout le monde.
Fils d'ouvrier ou de bourgeois, mĂȘme chance pour tout le monde.
Absolument. Et puis plus tard, la mĂȘme chose.
On travaille tous, et Ă la fin du mois, on tire le salaire au sort.
Pour le mĂȘme boulot, soit une brique,
J'aimerais voir ça.
Le bac, ça sert à rien.
Il y aura une guerre atomique, alors bac ou pas...
Je veux qu'elle éclate avant que j'aie des mÎmes.
Oui. Une super guerre atomique, vachement esthétique,
style Coppola, avec des champignons bleus, verts, rouges,
et puis derriĂšre, une musique Ă la Wagner.
Ăa va payer, Ăa-
Ăa raserait la connerie accumulĂ©e depuis 30 ans.
Personnellement, je les trouve pessimistes.
Moi, je veux mon bac,
parce que plus tard, je veux me marier,
et puis je veux avoir des enfants qui auront leur bac
et qui se marieront.
Et puis...
C'est beau, ce que tu dis.
Tu trouves ?
Moi, j'épouserai un mec qui a son bac, et plein aux as.
Moi, mon avenir est tout tracé.
Bac ou pas bac, je serai ministre, minimum.
Et vous, monsieur Pourquier, votre avenir ?
Ce n'est pas pour mon avenir que je veux mon bac.
Allons, vous ĂȘtes de loin le plus jeune de nous tous.
Par ailleurs, vos copies sont plus que satisfaisantes.
Simplement, un détail : le Congo belge n'existe plus,
et l'Afrique équatoriale française, non plus. Silence !
Et le tsar de Russie n'est pas Nicolas IV, mais Brejnev.
Mais madame, je vous jure que c'était écrit dans mes livres !
Il faudra vous en procurer de plus récents, monsieur Pourquier.
Ătant donnĂ©s ces excellents rĂ©sultats,
j'ai décidé de vous offrir une journée à la campagne.
On a un grand poil dans la main
Parce qu'on se fout du lendemain
Le boulot, on n'est pas fanatiques
On donne plutĂŽt dans le lymphatique
Pour vivre heureux, vivons couchés
vous voyez, on a tout pigé
pourquoi faire aujourd'hui pourquoi faire aujourd'hui
ce qu'on fera peut-ĂȘtre pas demain ?
Pourquoi faire aujourd'hui pourquoi faire aujourd'hui
ce qu'on fera peut-ĂȘtre pas demain ?
On a du flou dans le regard
Et de la tendresse dans la guitare
On ne croit plus Ă vos tisanes
On cueille les roses Avant qu'elles fanent
On a choisi de s'éclater
salut, les racines carrées
nous, ce qui nous plaßt c'est de prendre le thé
vous voyez, on a tout pigé
Souvenez-vous de vos 20 ans
Mais oui, mais oui C'était le bon temps
On voudrait bien Ă notre tour
Pouvoir se dire amour toujours
Avec elle, ils me l'auront, ce bac.
Je ne suis pas d'accord sur le principe.
- On connaĂźt vos principes. - Non. Comme Montaigne,
j'aime mieux une tĂȘte bien faite que bien pleine.
- Alors, les enfants, ça va ? - TrÚs bien.
La journée a été bonne, hier ? Excellente.
Je vais vous présenter votre nouveau professeur.
- Un nouveau professeur ? - Oui, pour préparer l'examen.
- Et elle est comment ? - Superbe, vous verrez.
Passez. Allez.
OĂč elle est ? Qu'est-ce que c'est ?
Mademoiselle ?
VoilĂ .
La machine à apprendre. Elle vient d'Amérique.
Alors, qui va commencer ?
Au premier de ces messieurs...
Ă tout Ă l'heure.
Asseyez-vous.
Asseyez-vous.
Asseyez-vous !
Attention.
Une phrase va défiler sur cet écran.
Répétez-la.
ONU : Organisation des nations unies,
fondée en 1942.
Attention.
Répétez.
Vous ne voulez pas répéter ?
Si. L'ONU a été fondée en 1942.
*-En quelle année ?
En 1942.
*-Répétez plus vite. - l'ONU a été fondée en 1942.
*-Répétez 42 plusieurs fois. - 42, 42, 42...
*-Nouvelle question.
Choisissez la bonne réponse.
New York.
* -Réponse fausse.
Trotski a été assassiné à Mexico en 1940.
Répétez.
Trotski a été assassiné à Mexico en 1940.
*-Plus vite. - Trotski a été assassiné en 1940.
*-En quelle année ? - En 40 !
*-Qui ? - Kennedy.
Non, Trotski.
*-OĂč ? âA Dallas.
*-Qui ? - Euh... Debré.
Non, Kennedy.
Trotski a été assassiné en 1940 aux Jeux olympiques de Mexico.
*-Attention. Nouvelle question.
La guerre d'Espagne a commencé en 1936. Répétez.
La guerre d'Espagne a commencé en 1936.
*-En quelle année ? - En 1936.
*-Quoi ? - La guerre d'Espagne.
*-En quelle année ? - 36.
*-Quoi ? - La guerre d'Espagne.
*-En quelle année ? - 36.
*-Terminée en 36 ? - Non, commencée en 36.
*-Bravo. Vous avez mérité une petite récompense.
Merci, madame.
*-Choisissez la bonne réponse.
Réponse fausse.
Les accords de Matignon ont été signés en 1936.
*-En quelle année ? - En 1936.
*-Quoi ? - l'ĂlysĂ©e Matignon.
'AĂŻe !
Mes lunettes !
Ăa peut pas durer comme ça. Il faut faire quelque chose.
Super, ta boĂźte Ă bac.
- Ta gueule ! - Comment ça, "ma gueule" ?
Qu'est-ce qui te prend ? T'es folle ?
T'as entendu le ton sur lequel tu me parles ?
- Ăcoute, je te demande pardon. - Moi aussi.
Demain, on va avoir une journée de repos.
Sûr.
Bruce !
Emmenez-le Ă la cuisine et soignez-le.
AllĂŽ, police ?
Une bombe va sauter Ă 10h30
Qui ĂȘtes-vous ?
C'est le CRAS.
Comité Révolutionnaire de l'Enseignement Secondaire.
Non, ça va. C'est parfait. Je me sens beaucoup mieux.
AĂŻe ! AĂŻe !
AĂŻe !
Allez, Ă vous.
- Et mon bébé ? - Plus tard, vous me direz merci.
Alerte à la bombe ! Vite, vite ! On évacue !
Léon !
Ăa va sauter !
T'inquiĂšte pas, c'est bidon.
C'est une fausse alerte.
Non, ça va sauter ! Ăa va sauter !
Léon, mon Dieu !
Tu n'as rien ? Une bombe va exploser.
- Quoi ? - Une bombe va exploser !
"Devait" exploser, mais l'heure est passée.
J'ai peur que ce ne soit une fausse alerte
donnée par des potaches qui voulaient un jour de congé.
Enfin, comme on ne sait jamais, on va fouiller la maison.
DĂ©pĂȘchons-nous ! - Ils veulent fouiller la maison ?
Petits salauds,
je vous materai.
Bravo !
Tu imagines vivre avec moi plutĂŽt qu'avec ce bellĂątre ?
J'ai envie de fraises.
J'ai envie de fraises. - MARTHE, UNE FRAISE, VITE !
- Que s'est-il passé à l'école ? - Une alerte à la bombe.
- Une alerte à la bombe ? - La police a reçu un appel anonyme.
*-Veuillez répéter.
To pay, paid, paid.
*-Avec l'accent.
To pay, paid, paid.
* -C' est mieux.
Pay, paid, paid.
*-Donnez la bonne réponse. - Je m'en fous !
Je m'en fous !
Je m'en fous !
Je m'en fous ! Je m'en fous !
Je m'en fous !
New York. *-Réponse fausse.
Washington. *-Réponse exacte.
AllĂŽ ? Ă 15h, une bombe explosera au Cours Louis XIV.
Boum !
Ăa les fait marrer ?
On n'a qu'Ă en poser une vraie.
Mais une petite. Une toute petite bombe.
On la planque
dans une couscoussiĂšre, un petit "boum",
et ils nous prendront peut-ĂȘtre au sĂ©rieux.
Tout est marqué. Il y a plus qu'à acheter.
Ouais, tiens.
- Vas-y, maman. - Allez, va.
Allez, allez !
Je te le rĂšgle sur midi.
Midi pétantes !
T'as pas mis trop de poudre ?
Ăa risque pas. Il y en a moins que dans un pĂ©tard du 14 Juillet.
Raciste !
Machine raciste !
Profitez, madame la machine, pendant qu'il est encore temps.
Marthe ! Vous avez oublié une couscoussiÚre sous l'escalier.
Merci !
Ăa fera pas plus de pĂ©tard qu'un pĂ©tard ?
Mais oui !
Putain...
Putain !
- Vous ĂȘtes pas en classe ? - Si, mais je me sens pas bien.
J'ai mal au bide.
- Tilleul-menthe ? - Oui, trÚs bonne idée.
La minuterie est réglée à 12h30.
Formidable, l'idée de la couscoussiÚre.
La révolution, ça donne des idées.
Notre peuple vaincra !
Notre peuple vaincra !
Hum, c'est bon.
Je vais aux toilettes.
On est bon. Il faudrait retarder la minuterie
pour qu'on ait le temps d'alerter les flics.
Ok !
Sinon, ça...
Le déjeuner officiel est à 12h30 précises.
Je sais, je sais.
Il faut que tu sois aux cuisines avant midi.
Putain...
C'est pas notre bombe !
- Il y en a plus ? - J'aime mieux ça.
- C'est pas la nĂŽtre ! - Change de marque de hasch.
- Il y a une bombe, putain ! - Oui, c'est nous qu'on l'a mise.
Bon, écoute-moi. Je déconne pas !
Il y a une bombe, et elle est énorme !
Tout va sauter. Il faut se barrer !
Planquez-vous, il y a une bombe !
Monsieur l'agent, il y a une bombe ! Une bombe !
Commissaire, il y a une bombe. - Encore ?
- C'est nous qui l'avons posĂ©e. - Ăa va faire trĂšs mal !
- Ăa ne prend plus, maintenant. - Il y a vraiment une bombe.
La nĂŽtre devait sauter Ă midi, et celle-lĂ , on sait pas !
Il y a deux bombes ?
- Vous voulez votre aprĂšs-midi ? - Mais non !
Cet aprĂšs-midi, on a pas classe.
- Alors, pourquoi cette alerte ? - Il y a vraiment une bombe !
Il y a vraiment une bombe ! - Vous savez ce que ça fait ?
Ăa fait boum. On en a vu d'autres, vous savez.
Ăa va te coĂ»ter cher, de la laisser exploser.
Et outrage Ă un membre de la force publique ?
- Il y aura des morts. - Toi aussi, tu te fous de moi ?
Non-assistance Ă personne en danger...
Qu'est-ce qui me prouve qu'une bombe va exploser ?
S'il y en avait pas, je t'aurais passé un coup de fil anonyme !
Je te le dirais pas en face ! Réfléchis 2 secondes !
Vous ĂȘtes bien curieux, chers amis, mais je vais tout vous dire.
Le couscous est fait avec de la semoule roulée cuite à la vapeur.
On rajoute du beurre, et le bouillon est Ă part.
Mais je vais vous montrer.
C'est délicieux.
"Wonderful", fantastique !
Notre peuple vaincra !
Une bombe vient d'exploser !
OĂč ?
Allez ! Sous l'escalier, dans la cuisine.
Patron, j'ai trouvé !
Maman ?
Maman ?
Maman !
Lucie !
Lucie, mais qu'est-ce qui se passe ? Tu m'entends ?
C'est pas vrai !
L'hĂŽtel des Jumaucourt !
Mon Dieu ! Ăa va barder !
Ăa alors ! Alors lĂ , ça va barder !
Le principe de la bombe, c'est nous, madame le juge.
Mais la vraie, celle qui a explosé, c'est pas nous.
Non. - Ils sont nuisibles à la société !
Il faut les détruire avant qu'ils ne me détruisent !
J'étais pas du tout au courant de cette histoire de bombe.
Alors, que faisiez-vous sur les lieux ?
Il est fiché comme anarchiste.
Défilé du 1er mai 1936 :
c'est lui.
J'étais pas tout seul !
Ce sont des terroristes !
Je connais le dossier comme vous.
J'en suis convaincu, madame.
Que vous ayez été secoué par l'explosion,
je veux bien le croire,
mais n'en faites pas une affaire personnelle.
D'ailleurs, l'auteur de la bombe...
Mustapha Zamid.
Mustapha Zamid est sous les verrous.
Casseurs, vous encourez une peine de 6 mois, minimum.
Minimum !
Mais on n'est pas des casseurs.
- Prouvez-le. - Comment ?
En réussissant votre baccalauréat.
Et sinon ?
Sinon, 6 mois, 1 an, 3 ans...
La justice appréciera.
L'affaire est mise en délibéré.
Le jugement sera rendu avec les résultats du baccalauréat.
Il faut que tu aies ton bac.
C'est pas possible. On a rien foutu de l'année.
MĂȘme en bossant pendant 15 jours 24h sur 24, on l'aura pas.
Ăcoute, je veux pas de scandale. Alors, ton bac, tu l'auras !
Le juge a dit : la prison ou le bac.
Ce sera le bac.
Dans ma position, je ne peux pas me permettre un scandale.
- Pas de scandale ! Compris ? - Mais...
C'est un scandale ! Un scandale !
Je les enferme et on les relĂąche !
C'est un juge rouge ! Je suis sûr que c'est un juge rouge !
- Le cabinet du juge vous informe... - De quoi ?
Il vous autorise personnellement
Ă veiller Ă l'examen de...
de vos casseurs.
Alors, ils n'auront pas leur bac,
parce qu'ils ne pourront pas tricher.
Je ne veux pas que mon bébé naisse en prison.
On t'apportera des oranges et des biberons.
Tranquillisez-vous.
D'aprÚs les derniÚres prévisions, votre enfant naßtra pendant l'examen.
- Ăa n'arrange rien. - Au contraire.
Au contraire, ça pourrait peut-ĂȘtre nous servir.
La semelle droite, c'est l'histoire.
La gauche, c'est la géographie.
C'est garanti.
J'ai passé l'ENA comme ça.
Il y a un cÎté plus haut que l'autre.
Je fais pas les programmes.
Pas ma faute s'il y a plus d'histoire que de géo !
Bon, alors branche ton récepteur.
VoilĂ ...
C'est branché.
Allez, on y va.
VoilĂ ... - Ăa marche !
A2 moins B2 égale, égale...
égale...
(a + b) multiplié par (a - b)
(a + b) multiplié par...
Les mecs, arrĂȘtez.
Alors, Columbo, ça baigne ? - Ăa baigne dans l'huile.
Ăa sent le graillon !
Demain, le bachot, et dans 10 jours, la taule !
Vous ĂȘtes cuits.
Un café serré.
Quand on a travaillé toute l'année, on a pas de mauvaise surprise.
Mais oui, j'en suis certain.
Merci.
Tous mes vĆux.
Qu'avez-vous dans votre main ? - Rien, monsieur.
Montrez-les-moi.
Retournez-les.
Vite, vite ! Merci Ă vous.
If, Kipling. Vous connaissez ?
C'est toujours les mĂȘmes sujets. Je savais ça par cĆur.
"If you can keep your head when all about you..."
Il a senti quelque chose.
Cherche !
Il lui fait des chatouilles !
Allez, cherche !
Ă gauche, Ă gauche.
C'est froid. LĂ , c'est froid.
- Allez vous asseoir ! - Il faudrait pouvoir.
Excusez-moi, je suis vraiment désolé. Je voulais pas, vraiment.
Excusez-moi, c'est...
Suivez-moi !
Allez, hop ! Embarquez-moi ça.
Au secours ! Au secours !
C'est le moment. Allons-y.
Ăa ne va pas ?
Je vais accoucher.
- Maintenant ? - Oui.
Mais qu'est-ce qui se passe ?
- Elle va accoucher ici. - Ăa va sortir ?
Appelez Police secours !
Je veux accoucher ici !
- Non, on ne peut pas ! - C'est pas fait pour ça !
Je veux mon bac.
Il est question du bac, maintenant ? Vite, Police Secours !
On accouche,
on accouche ! On accouche !
DĂ©pĂȘchons-nous ! DĂ©pĂȘchons-nous !
Passez-la-moi.
C'est bien. Merci.
Voilà . On se décontracte,
et on est bien. - Ăvacuons, maintenant.
Trop tard, regardez.
Ăa commence. Vous respirez Ă fond.
Vous bloquez, et on pousse !
"Si tu peux voir détruire l'ouvrage de ta vie,
"et sans dire un seul mot, te mettre Ă rebĂątir..."
Bloquez ! Respirez Ă fond.
Inspirez,
bloquez, poussez !
"Si tu peux ĂȘtre amant sans ĂȘtre fou d'amour..."
Poussez bien !
"Si tu peux ĂȘtre fort sans cesser d'ĂȘtre tendre,
"si tu peux rester digne en étant populaire..."
- Qu'est-ce que vous racontez ? - Des conseils au bébé.
- Il va avoir une tĂȘte comme ça. - Je le vois, je vois sa tĂȘte !
"Si tu peux conserver ton courage et ta tĂȘte..."
Mais la voilĂ ! La voilĂ , la tĂȘte !
"Tu seras un homme, mon fils."
C'est une fille.
Vous en ĂȘtes sĂ»r ?
- On ne touche pas ! - On regarde.
- Je trouve qu'elle te ressemble. - TrĂšs mignonne.
Elle va en faire souffrir plus d'un, la salope.
- L'oral, ça se présente comment ? - Papa est sur le coup.
Tiens.
Il y a tout le programme, lĂ -dedans.
- C'est quoi, ça ? - Ăa ? C'est du glucose.
Du glucose ? Ouvrez !
C'est du sucre.
Je fais de l'hypoglycĂ©mie quand je travaille trop de la tĂȘte.
MĂ©fiez-vous. Il faut l'avoir Ă l'Ćil.
Population du Brésil en 1978 ?
Brésil...
Alors, Brésil...
Brésil...
109 millions.
Hein ? Oui.
Et en 1930 ?
40 millions, Ă peu prĂšs. 40 millions.
C'est exact.
Maintenant, attention.
En 1900 ?
17 millions.
Production de fonte de la RDA en 1970 ?
Alors,
fonte et RDA... - Oui, oui.
2 millions ?
De tonnes, hein.
Et en 1974 ?
2,2 millions.
Et en 1976 ?
2,4 millions.
- Bravo. - Merci.
Bravo.
VoilĂ .
Bon.
Alors, pour toi, c'est ça.
VoilĂ . Fais attention.
Là , tu as un petit micro qui envoie les questions vers l'extérieur.
De l'extérieur, on te répond, et les réponses arrivent par là ,
dans ce petit haut-parleur.
Bouge bien les lÚvres quand tu entends la réponse.
Oxydoréduction. Exemple ?
Vous pouvez répéter plus fort ?
*-Oui. Des exemples d'oxydoréduction.
*-Des exemples ?
Zn +
*2H3O donnent
ZN2 + 2H20 + H2 + énergie calorifique.
Z3 + Z2 égalent donc énergie électrique.
+ Z font 2...
Terminé.
C'est l'émotion, ça...
Grouille-toi, ça va ĂȘtre ton tour.
T'as pas besoin du haut-parleur.
Bonjour.
Choisissez.
Je vais prendre ça.
"Se rapproche-t-on des autres quand on rit ?"
"Se rapproche-t-on des autres quand on rit ?"
"Se rapproche-t-on des autres quand on rit ?"
"Se rapproche-t-on des autres quand on rit ?"
Excellent sujet. Allons-y.
- C'est là ! - Tiens, lis-moi ça.
"Nietzsche..
Nietzsche...
Ă travers le rire de Zarathoustra...
montre les possibilités
de vie nouvelle.
"Celui qui ne sait pas rire...
"ne doit pas me lire.
"Ainsi parlait Zarathoustra."
"Par contre, Platon..."
Par contre, Platon...
au début de La Métaphysique...
ferme la porte au rire.
Non, d'ailleurs, sans une certaine ironie.
Voulez-vous me citer
les 3 chefs d'Ătat ayant signĂ© les accords de Yalta en 1945 ?
Excusez-moi. Elle est toute mouillée. Il faut que je la change.
Je vous en prie.
Roosevelt,
Staline,
Churchill.
TrĂšs bien, mademoiselle.
Mademoiselle Dutreix, Jeanne :
reçue, mention passable.
Mademoiselle Janin, Caroline :
reçue, mention passable.
Monsieur Laval, Baptiste :
reçu, mention passable.
C'est une parodie de justice !
- Mesurez vos paroles, commissaire. - Elles le sont !
Inscrivez, greffier.
Vous aurez de mes nouvelles !
Ăa...
Madame la juge,
et moi, alors ? j'ai échoué, n'est-ce pas ?
Votre nom, monsieur ?
Gaston Pourquier.
MĂȘme si ça doit me faire du mal, il faut me le dire.
Votre fiche est collée.
Collé, oui. C'est bien ce que je pensais.
Mais non, monsieur. C'est votre fiche qui était collée.
Vous ĂȘtes reçu. Mention trĂšs bien,
Moi, je suis reçu ?
Mention trĂšs bien ?
Caroline, ces 8 maternités vous ont complÚtement épanouie.
Vraiment !
Baptiste, vous faites toujours l'acteur ?
Non, je me suis recyclé.
Acteur, c'est trĂšs difficile.
On ne peut pas tricher.
Je dirige une revue de cinéma qui parle des acteurs. C'est plus simple.
Merci, monsieur. A la tienne, ministre.
Président !
Vous avez eu 7 filles ?
Je vous aurais fait un garçon du 1er coup.
Et toi, toujours généraliste ?
Non, spécialiste.
- Et l'examen, pas trop dur ? - Sans aucun problĂšme.
Et moi, j'ai ouvert un club de rencontres.
Excusez-moi, je suis en retard. Je m'arrĂȘte pour acheter des cigares,
et un salaud me pique ma bagnole.
- Tu l'as vu, le mec ? - Oui, mais de dos. Il partait.
- Comment va ta fille ? - Elle est formidable.
D'ailleurs, elle va pas tarder.
La voilĂ !
Vous devinerez jamais qui fait la circulation au carrefour !
Qui ?
Si ! Non !
ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !
Vous me reconnaissez ?
Il a pas le bac, il a pas de fric, mais je l'aime.
Tu vas faire quoi, pour ta voiture ?
Je dois en racheter une autre, c'est tout.
Tu sais que j'ai un garage ?
- T'as un garage ? - Absolument !
J'ai des occasions de 1Ăšre main, la couleur que tu veux.
Regardez qui je vous amĂšne ! Regardez !
- Du champagne pour le commissaire ! - Mais on se connaĂźt.
Mais oui, on se connaĂźt !
Ben, ça marche pas mal pour vous.
Vous ĂȘtes des personnages importants.
Inspecteur Général à la Répression des fraudes.
Et dire que tout ça, c'est un peu à cause de moi...
Si vous n'aviez pas eu peur de la prison,
vous n'auriez pas eu votre bac, ni de belles situations.
Et vous, commissaire, vous en ĂȘtes oĂč ?
Moi, j'ai été victime de mon tempérament.
Oui, oui...
Il n'y en a pas un, parmi vous, qui serait préfet de police ?
Non, mais on a un chef d'Ătat en visite privĂ©e.
- C'est le plus brillant. - Merci.
Merci.
Je parlerai de vous à votre président.
Merci. Faites vite.
Happy birthday to you
happy birthday to you
happy birthday to you
Stop ! Stop !
C'est moi qui vais souffler.
Ăa te portera bonheur.
On a un grand poil dans la main
Parce qu'on se fout du lendemain
Le boulot, on n'est pas fanatiques
On donne plutĂŽt dans le lymphatique
Pour vivre heureux, vivons couchés
vous voyez, on a tout pigé
pourquoi faire aujourd'hui pourquoi faire aujourd'hui
ce qu'on fera peut-ĂȘtre pas demain ?
Pourquoi faire aujourd'hui pourquoi faire aujourd'hui
ce qu'on fera peut-ĂȘtre pas demain ?
On a du flou dans le regard
Et de la tendresse dans la guitare
On ne croit plus Ă vos tisanes
On cueille les roses Avant qu'elles fanent
On a choisi de s'éclater
salut, les racines carrées
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