All language subtitles for Battle.on.Buka.Street.2022.720p.WEB

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Original subtitles

Bienvenue à Buka Street,

le quartier de la restauration de la communauté d'Otanwa.

On y trouve les différents mets

de toutes les tribus du Nigeria.

Mon client !

La patronne est là.

Client, viens ici !

Client ! Hein ?

Client ! Client !

Viens ! Où tu vas ? Achète chez moi !

J'ai de l'eba, de la soupe !

Laissez-moi ! Vous pimentez pas vos plats.

Que le piment t'emporte !

À Buka street, moi, Yejide, je vous fais

lécher votre assiette.

Iya Ade, vendeuse d'amala

tient le meilleur buka.

- De l'ewedu ou du gbegiri ? - De l'ewedu.

Attendez. Avant de poursuivre,

revenons au tout début.

COMMUNAUTÉ D'OTANWA (ANNÉES 80)

Une famille normale est constituée de parents et d'enfants.

Elle est censée baigner dans l'amour,

la paix et l'harmonie. Comme cette famille.

Et voici ma famille.

Mon père, Mazi Kanayo Maduka.

Il ne fait que manger. Il ne pense qu'à ça.

C'est un de ses grands points faibles !

- Mon mari ! - Hé !

Arrête de manger. Tu veux gâcher la photo ?

Et voici ma pénible belle-mère en quête d'attention.

La pénible Ezinne.

Où est-elle ?

Asake !

- Je suis là. - J'arrive, mon mari !

Viens !

Et voici ma mère.

Ma mère ! Asake !

D'une santé à faire des envieux.

D'une beauté époustouflante.

Elle est trop belle !

Vous vous demandez sûrement où est Yejide.

Pas vrai ?

Je suis là, dans le ventre de ma mère.

Je dois encore naître.

Dis, où sont tes enfants ?

- Et les tiens ? - Et tes garçons ?

- Les enfants ! Venez ! - Calme-toi.

On est prêts !

Ah ! Venez !

Les portraits de papa !

Mes enfants.

Vous êtes prêts, monsieur ?

Oui, on est prêts.

Souriez, les enfants.

Vous voyez ?

Une famille pas simple.

Avec ces photos,

on voit de quelle famille je viens.

Hum ! Et revoilà mon père.

Mazi Maduka Kanayo.

Le petit vendeur de pièces de rechange,

mon papa, vient de se remarier.

Si vous êtes belle et savez bien cuisiner,

mon père vous épousera !

En avant !

Hum.

Ma mère ne l'a pas bien pris du tout.

Asake, ma mère.

Mais la pénible Ezinne

est prête à fêter ça, eh oui.

Elle veut une autre femme

pour détrôner ma mère.

Bienvenue, mon mari.

- Ça va ? - Très bien.

Bienvenue.

Allez, doucement.

C'est bon, ça.

Cette femme vient te remplacer.

Tu ne dis rien ? Je veux t'entendre.

Mon Dieu !

Maman ! Maman !

Appelez votre père.

- Papa ! - Quoi ?

Non, docteur ! Pas de césarienne !

- Pour quelle raison ? - M. Maduka,

la patiente en veut une.

Sa DPA est toute proche.

C'est quoi, ça ?

La date prévue de l'accouchement

est imminente.

Elle y a consenti. On peut.

C'est quoi, ces bêtises ?

- Asake. - Écoute, mon mari,

c'est ce que je veux.

Accoucher aujourd'hui.

- Mais Ezinne… - Et alors ?

Ah !

Vous y êtes presque.

Madame, poussez !

Pas tant que je ne verrai pas mon mari !

Hé, regardez-la ! En quête d'attention !

Ezinne, la menteuse !

Pousse, paresseuse !

Tout ça pour attirer mon père

qui n'en aurait que pour ma mère autrement.

J'ai dit que je voulais voir mon mari !

VACCINEZ-VOUS CONTRE LA VARIOLE ET LA FIÈVRE JAUNE

Je vous en prie, vite.

M. Maduka !

Revenez.

Asake ne coopère pas.

- M. Maduka ? - Oui ?

Votre autre épouse,

Ezinne, refuse de pousser avant de vous voir.

- Oui. - Allons-y.

M. Maduka !

- Venez ! - Maduka !

- M. Maduka ! - Maduka !

Je meurs !

M. Maduka.

Enfin, moi, Yejide Adufe

Njideka Maduka, j'ai vu le jour.

Le même jour que mon affreuse

demi-sœur casse-pied et répugnante,

Awele.

Je la détestais déjà intensément.

Rien que de la savoir à mes côtés,

je me suis mise à pleurer !

Et cette jalouse d'Awele,

comme sa mère, poussa ses hurlements assommants

pour couvrir ma voix.

Ça, jamais !

Ah, ce jour-là…

une nouvelle guerre vit le jour.

Oui, les affaires marchent bien

pour ma mère et moi.

Asake, le cordon bleu.

La reine de l' amala de la communauté d'Otanwa.

Regardez-les !

Awele et sa mère, Ezinne, avec leur ofe-akwu fade.

On les bat !

De l'amala.

- Quoi ? - Laisser ici. Qu'est-ce que c'est?

Calmez-vous, ce n'est pas prêt.

Servez-moi ! Dites, ça va pas ?

- Allez ! - Un peu de patience !

Enfin !

J'ai dit, un peu de patience.

On fait ça à un client ?

- Maman ! - Qu'est-ce qu'il y a ?

- Regarde ! - Où ça ?

Prends à manger !

Maman Micheal, viens servir !

- Quoi ? - Tu attends quoi ?

Qu'est-ce que tu fais ?

Non !

Bon sang !

La garce !

Arrête !

Vends plutôt ça !

Arrête !

Malgré les hurlements de mon père

qui essayait de nous séparer,

même avec la foule autour, la lutte continuait.

En tout cas, mon père, Mazi Maduka Kanayo, récoltait

ce qu'il avait semé au centuple.

- Hé... - Quand es-tu rentré ?

Ma belle-famille ! Vous êtes les bienvenus.

Lanchili, tu es le bienvenu.

C'est Olanshile.

Tu vas m'apprendre

à prononcer le Yoruba ?

Hein ?

J'ai commencé à parler le Yoruba avant ta naissance.

Lanchili va très bien, monsieur.

C'est du pareil au même.

C'est pour ça que j'ai pu épouser ta mère.

J'aime les femmes Yorubas.

- J'aime encore plus leur cuisine. - Mon mari

Elle cuisine à merveille.

Mon mari... Salut.

Mon mari

- Maman. - Oui ?

- Tout va bien ? - Très bien !

Mon mari

Chukwuemeka est là.

- Oui. - Chukwuemeka ?

Oui, il est venu nous annoncer

ses intentions au sujet

de notre fille. De notre Ijeawele.

Monsieur, je vous salue.

Montrez votre visage.

- Vous le cachez ? - Enlève ça.

C'est la mode.

Je suis accro à la mode.

Tu as vu son torse ?

- C'est un boxeur ou... ? - Un batteur.

Oui, à mi-temps.

Comment ça, à mi-temps ?

Monsieur, buvez.

J'imagine que vous êtes aussi choqués que nous.

Attendez, vous n'avez encore rien vu.

- Ça ira bien pour toi. - Amen.

- Dieu continuera de t'aider. - Amen.

Où que tu ailles, il y aura la paix.

Amen !

Va, montre-nous celui qui a ravi ton cœur.

Merci, papa.

Toyin et sa mère.

Hé ! Fais-les venir.

Vous voyez ce que je vois ?

Awele et sa sournoise de mère.

Elles ont veillé à ce qu'elle se marie

le même jour que Lanshile et moi.

- Quoi ? - Viens, mon mari.

Tes enfants…

Attends, laisse-moi voir…

Laisse-moi finir...

Bien le bonjour à tous !

Bienvenue !

Les enfants !

Hé...

Tout ira bien.

Amen.

Hé, où est ton père ?

- Regarde. - Qui ça ?

Amen.

Elle m'a bien eue.

Tu auras toujours la bénédiction de Dieu.

Amen !

- Quoi que... - Mon mari.

Amen !

- Je n'aime pas ça. - Calme-toi.

Je n'aime pas ça du tout !

Ma fille a choisi ce jour avant eux.

Ça ne me plaît pas.

- Regardez-la ! - On y va.

- On va où ? - Ne t'énerve pas.

- Quoi ? - Tu cherches la bagarre !

Toi aussi !

Regardez-la !

Et mon père a fini dans le pétrin, comme d'habitude.

Un peu par-ci, par-là…

Il ne savait pas quoi faire.

Ça passait pas pour ma mère et moi !

Vous le savez, toute bataille a un début et une fin.

Évidemment, moi, Yejide, fille d'Asake,

j'ai gagné la bataille !

Et cette loser d'Awele et son voyou de mari

ont quitté la communauté à cause de moi !

Revenons au présent.

On peut dire que j'ai une belle vie.

Hum ! Yejide, mon amie !

Hein ?

C'est si bon qu'on lèche l'assiette !

C'est comme ça avec moi !

J'aime les plats à emporter.

C'est nettement mieux.

Mets des haricots.

Tout allait bien pour moi.

Mes beaux enfants ne manquaient de rien.

- Ça va ? - Ouais.

Ah, la vie m'avait bien gâtée.

Ne parlez pas de mon mari.

Ça ne vous regarde pas.

Mets ton sac à l'intérieur.

Va les aider à cuisiner la chèvre !

- Tu as entendu ? - Oui, maman.

Ne la fais pas brûler, c'est prêt.

- Bravo, maman ! - Merci !

- Yejide. - Trois. Oui, maman ?

La soupe est prête.

- Je rentre. - Mamie.

- Bon. - Mamie.

- Je t'appellerai. - Merci.

Ah, mon fils !

- Bienvenue. - J'ai faim.

Pas de souci, c'est prêt.

- Combien d'amala ? - Quatre.

Au revoir, maman !

Au revoir, ma chérie.

Ça va ?

Tonton ! Tata !

Ah, mes amies !

Vous vous êtes mises à la bière.

Je peux, tu permets ?

C'est l'échoppe de mon amie.

L'échoppe de mon amie.

Tout ce qu'on mange va tout droit aux fesses.

Montre !

Merci, lâche la bête.

Mon gros derrière.

Dieu nous bénisse toutes.

Là, au bout, ça secoue.

Ça secoue !

S'il vous plaît.

Qu'est-ce qu'on va porter au mariage de la fille d'Iya Ramota ?

Je nous voyais toutes en blanc.

Ça se termine bien, non ?

À LOUER

Finalement, non.

Qui c'est ?

ME VOILÀ. POUSSEZ-VOUS…

Hein ?

Ah ! Mon pire cauchemar est revenu.

Ah !

Awele a loué l'échoppe en face de la mienne !

Et alors ?

T'as jamais eu personne en face ?

Ça n'est jamais arrivé ?

La rivalité va commencer.

Quelle rivalité ?

Est-ce que ça date d'aujourd'hui ?

Elles ne rivalisent pas toujours ?

Quand tu t'es mariée,

Ezinne n'a pas marié sa fille

le même jour que toi ?

Et depuis qu'elles rivalisent,

elles nous devancent ?

Elles nous devancent ?

- Réponds ! - Non, maman.

C'est si compliqué ?

Ne meurs pas trop tôt.

Mais si son échoppe est en face de la mienne,

elle va me piquer mes clients.

Quel client va-t-elle te piquer ?

Qu'est-ce qui te prend ?

Tu oublies qui tu es ?

Je suis Asake, la vendeuse d'amala.

La mère qui t'a passé le flambeau de la recette.

- Pas vrai ? - Oui, maman, tu as raison.

Mais c'est toi qui cuisines la soupe amala.

C'est toi qui la cuisines.

Je ne sais pas la faire.

Awele est là,

et si elle cuisinait mieux ?

De quoi tu as peur ? J'ai dit que j'allais arrêter ?

Regarde-moi.

Je suis pas morte.

Je sens pas mauvais.

Je ne vais nulle part.

Viens.

De quoi tu as peur ?

Que cuisine Awele ?

C'est toutes ces mauvaises soupes qu'elle va cuisiner

qui te font peur ?

Ou bien c'est sa mère malade avec un pied dans la tombe

qui va cuisiner pour elle ?

Regarde-moi, je suis debout !

Je serai là, derrière toi.

Je vais cuisiner.

Tu as entendu ?

Maman.

Je croyais que c'était fini.

- Hein ? - Oui, fini.

Quoi ?

Ce n'est pas fini !

C'est loin d'être fini !

Regarde-moi bien !

Le diable veut manger avec toi et tu dis non.

Je vais faire la soupe.

Écoute-moi bien, on va se tuer à la tâche !

Oui ! J'ai dit !

Miracle !

Awele,

tu reviens vraiment à Otanwa ?

Pour la vingtième fois, maman,

oui.

Ça veut dire quoi, ça ?

Ne braille pas !

À ma place, tu ne t'attendrais pas à un miracle ?

Quel miracle, maman ?

Je suis revenue.

Et tu parles de chaussures et de miracle.

Pas de ça, s'il te plaît.

Maman, c'est papa.

Dis-lui que je ne veux pas lui parler.

Pourquoi ?

Allô ? Papa.

Maman m'a dit de te dire

qu'elle ne veut plus te parler.

Ça va pas ?

Ça veut dire quoi, ça ?

Passe-lui le téléphone

ou je viens te gifler !

Non, mais ça va pas ?

Maman, il veut venir me gifler.

Dis,

tu es sourde ?

Dis-lui qu'il est un salopard.

Une vraie calamité.

Papa,

maman dit que t'es un sal...

Ferme ta bouche !

Regardez-la ! Espèce de perroquet !

C'est mamie que j'entends ?

C'est mamie.

Tu veux lui parler ?

- Passe-lui le-- - Dis !

- Idiote. - Regarde.

Tu n'es pas bien !

Pourquoi lui arracher le téléphone ?

Maman, s'il te plaît.

Au nom du Ciel.

C'est ma bataille.

Laisse-moi me battre moi-même.

Ne t'en mêle pas.

S'il te plaît.

Qu'est-ce que...

Mamie, pardon !

Pardon, mamie.

Cette enfant veut me tuer. Laissez-moi.

Dites pardon, non ?

Pardon, mamie.

Ces enfants...

Elles me tueront.

Maman, pourquoi on a quitté Agida ?

Tous mes amis, ma vie !

J'ai tout là-bas.

Déménager comme ça !

Dis donc,

ça va pas ?

Tu divagues ?

"J'ai tout là-bas, mes amis !"

Retournes-y.

Va vivre avec ton bon à rien de père et ses concubines.

Après, tu sauras

que ta maison est où ta mère le dit.

Maman, tu pouvais déménager

et nous laisser là-bas. C'est tout.

- Quoi ? - Dis donc !

Ifunanya,

tu es ingrate à ce point ?

Tu resterais avec ton père

qui ne respecte ni moi, ni vous, ses enfants.

Tout ça pour rester près de tes amis ?

- C'est ça ? - Maman,

c'est entre toi et papa.

Ça nous regarde pas.

On n'a rien à dire, pas vrai ?

C'est entre toi et papa !

Entre toi et lui !

- Ah ! - Viens !

- Je vais te taper. - Quoi ?

Viens !

- Je vais t'assommer ! - Moi aussi !

- Idiote ! - Toi aussi !

Assieds-toi !

Bande d'idiotes !

Assieds-toi, j'ai dit !

Cet homme m'a tuée.

Bref…

Ifunanya, sortez, toi et tes sœurs.

- Oui, mamie. - Excuse-nous.

J'ai eu mon compte.

Je vous gifle, moi !

J'ai eu mon compte.

Je ne comprends pas.

Awele.

Pourquoi ?

C'est quoi, ça ?

Bonté divine !

Hé !

Bon Dieu !

Dis, Nnaemeka.

Qu'est-ce que je vois là ?

À ton avis ?

Euh...

- Maman. - Papa ?

Elle a dit papa ?

Tiens.

Prends ça pour le moment..

Hein ?

- À bientôt. - Merci.

Chukwuemeka !

C'est pas l'argent pour le certificat d'Ifunanya ?

Exactement !

Et alors ?

C'est bien ça !

Tu veux me brimer devant maman ?

- Maman ? - Ça ne prendra pas.

- Maman… - Oui, papa.

- À bientôt. - Oui, au revoir.

Ma belle, donne-moi cet argent !

Elle a pris l'argent !

Ça ne va pas ?

Ça ne va pas ?

Tu es folle ?

Maman.

- C'est rien. - Mon argent !

Maman ? Qui c'est, maman ?

Il a dit maman ?

Qui c'est, maman ?

- Tu as giflé maman ? - Oui !

- Maman ? - Qui c'est ?

- Tu as giflé... - Qui c'est ?

Tu veux qu'on se moque de moi !

Comment ça, maman ?

Pour un bon à rien ?

Pourquoi tu ne restes pas avec ton mari ?

J'ai quitté ton père, moi ?

Qu'est-ce que les gens vont dire ?

Ce qu'ils diront toujours, maman.

Ils diront ce qui se dit

si mon mari me tue et prive mes enfants de leur mère.

''Awele a quitté le domicile conjugal.''

Voilà ce qu'ils diront.

Pour une fois, j'ai dit non,

j'ai fait passer mes enfants

et moi-même avant ce que les gens vont dire.

Tonton ! Tata !

Simbi !

Tata !

Ok, dépêche-toi !

Désolée.

Faites vite !

Client !

Je suis désolée.

Allons !

Kaira, apporte de l'eau !

Désolée.

Désolée.

Désolée.

Salut.

Ça va pas ?

Tu ne prends pas d'assiette ?

- Comment vas-tu ? - Bien.

Elle mâche du chewing-gum.

Elle va bien.

Désolée. Ça va maintenant ?

- Oui, c'est bon. Merci. - Désolée.

- J'essaie maintenant. - Oui.

La commande habituelle ?

Je viens pour ça.

Je peux sortir ?

C'est mort ici.

Tu as perdu la tête ?

Mort, où ça ? Ici ?

Idiote.

Certains mots font mal.

Et tu me dis que c'est mort.

La Bible dit que...

Ferme-la.

Quand es-tu allée à l'église ?

Tu me parles de la Bible.

"La Bible dit…"

Tu mâches du chewing-gum et manges des sucettes.

Au lieu de prier et de dire :

"Fais que maman vende bien."

Pardon, maman.

Va chercher des clients

qui achètent ce que je vends.

Idiote !

Jacinta, tu en es où ?

- Merci. - Ah.

Dites à votre dame qu'elle accouchera sans problème.

- Amen. - On viendra manger et danser.

Dehors !

Et dépêche-toi !

Tu es trop agitée.

Là, merci beaucoup.

Vous voyez ça ?

Je lui ai dit de vous le donner

- gratuitement. - Gratuit ?

- Vous êtes un bon client ! - Merci.

- Merci. - Venez chez Awele !

- Plus fort ! - Il y a du riz !

Et de la soupe de légumes !

Idiote ! C'est de la soupe Oha !

Désolée. De la soupe Oha !

Vous voyez ?

Vous me donnez plein d'argent.

Vous faites plein de commandes.

- Vous êtes bonne avec moi. - Merci.

Venez chez Awele !

Il y a du riz !

- De la soupe ! - Tout y est.

- À bientôt. - Portez-vous bien.

- Au revoir. - Merci, mon client !

Merci !

- Du riz. - Servez-nous.

- 200 de riz. - De l'Amala.

Tata, 200 de riz.

Ah !

Vous avez dit que l'amala était prêt.

Ne vous énervez pas.

- Vendez-moi du riz. - Vous n'avez rien dit.

Une portion de viande.

Combien d'amala voulez-vous ?

- Servez-nous. - On attend, là.

Allez passer vos commandes à l'intérieur !

Servez-vous, s'il vous plaît.

- Avec de la viande. - Répondez-nous.

Le ragoût, vite !

- Ah ! - Oui.

C'est mon assiette.

Occupez-vous de moi, je veux acheter.

Maman, bravo !

Ah !

On n'a pas de client ?

Tu es aveugle ?

On attend !

- Servez-nous ! - Dépêchons.

Regarde, maman.

Ils vont tous chez Tata Yejide.

Tu as toute ta tête ?

Qui est ta tata ?

Hein ?

Maman.

Tu devrais peut-être aller la voir pour avoir des idées.

On vient d'arriver ici.

Je vais te gifler.

Idiote. C'est toi qui as dit

"Maman, pour être au top,

on va aller acheter cette nappe,

et puis un tablier,

et ces posters de plats cuisinés."

Tout ça, c'est ton idée.

Dites, ça va pas la tête ?

Vous avez oublié que ce sont nos ennemies ?

- Maman. - Tu parles !

Tu as oublié ce que sa mère a fait à la mienne ?

Comment elle nous a rendu la vie impossible ?

C'est du passé.

Nous sommes une famille.

Je vais te gifler.

Tu dis n'importe quoi.

Approchez-vous.

Je vous préviens.

Je ne veux pas vous voir avec Yejide ou ses enfants.

Vous m'entendez ?

Oui, maman.

Yejide,

ses enfants et sa mère

sont nos ennemis.

Qu'ai-je dit ?

Ce sont nos ennemis.

Pourquoi ?

Parce que maman l'a dit.

Vous, c'est bien.

Elle, elle écoute

et elle ne dit rien.

Elle m'écoute et elle ne répond pas.

Idiote.

Filez maintenant.

Vite, entrez !

Yejide, tu es là !

Fais-la entrer.

Maman, ton téléphone sonne.

Qui c'est ?

Allô ? Iya Sikira ?

Ne le prends pas mal. Je suis très occupée.

Je te rappelle. Merci.

Si elle rappelle, réponds.

Dis que j'ai à faire.

On s'active !

Ah !

Que cette soupe est bonne !

Tu sais que c'est la mère de Yejide

qui cuisine le ragoût amala de sa fille ?

Je l'ai vu de mes propres yeux.

- C'est vrai ? - Oui.

Tout le monde ici sait que Yejide n'est bonne à rien.

Une incapable.

Elle ne sait pas cuisiner.

Maman, ce n'est pas ce que je veux dire.

- Non ? - J'ai dit

que la mère de Yejide est le secret de son succès.

- Ah, bon ? - Je te le dis.

- C'est vrai ? - Oui.

Oui, mais...

quel que soit le secret de leur succès,

tu feras mieux qu'elles.

Maman, ce n'est pas ce que je veux dire.

Ça n'a rien à voir avec ce que tu dis.

Faire mieux ne suffira pas.

Les affaires marchent mal.

Un ou deux clients de toute la journée !

Ça va s'arranger, d'accord ?

S'arranger, dit-elle !

S'arranger, tu parles.

C'est pas ce que je veux dire.

Maman.

Kaira et Kaiso ont fait une étude de marché

sur Buka Street.

Une seule personne vend du ofe akwu.

Et même pas aussi doux que le tien.

Tu fais le meilleur ofe akwu.

Seigneur !

Bon, alors…

qu'est-ce que tu veux dire ?

Maman, Dieu a œuvré.

Tu vas te lever.

Et tu vas m'aider à préparer un ofe akwu

- pour attirer les clients. - Oui ?

Donc...

moi, telle que je suis,

je vais t'aider, te suivre.

- S'il te plaît. - Pour faire un ofe akwu.

Allez, aide-moi à faire un ofe akwu

pour que j'aie des clients.

- S'il te... - Oh.

Bienvenue, mon mari.

Faire de l'ofe akwu pour qui ?

Bienvenue, papa.

Bienvenue ?

Qui parle d'ofe akwu ?

C'est elle.

On parle affaires.

Dieu a œuvré.

Maman doit se lever et m'aider à faire un ofe akwu

pour les clients.

C'est donc ça ?

Qu'est-ce que Dieu a fait ?

Il a rendu ta mère malade

pour qu'elle te fasse un ofe akwu.

Quelquefois... Tu en parles

comme si ce n'était rien du tout.

Tu as vu comme ta mère est malade ?

Et tu veux qu'elle te fasse un ofe akwu.

Elle va mieux.

Toi, fais mieux ce que tu entreprends !

Regarde, elle n'a même pas mangé !

Tu pourrais la faire manger.

Non, tu lui demandes de te faire un ofe akwu.

Il remet ça, tu l'entends ?

Tu vois ?

Je ne sais pas si papa

va me défendre un jour.

Il veut que mes ennemis me raillent.

Tes ennemis ?

Qui sont-ils ?

Dis-moi leurs noms, allez.

Dis-m'en un seul.

Tu vas me le dire.

Je ne donne aucun nom.

Tu es trop bête.

Quand tu as ouvert une échoppe à Buka Street,

tu n'as pas vu que les autres vendaient la même chose que toi ?

Qui plus est, tu as ouvert

juste en face de ta sœur.

Tu t'attends à ce que ça marche ?

S'il te plaît…

Buka Street est un endroit public.

N'importe qui peut y faire ce qu'il veut.

Le ciel est assez grand pour tout le monde.

Pour les gens comme toi, oui.

Pour ceux comme elle, non.

Ademide.

Qu'est-ce que tu as ?

Parle-moi.

Ça va, je t'ai dit.

Je veux…

rester un peu seul.

Ah, oui ?

Aide-moi à remplir ma demande JAMB.

Fade, écoute,

pas maintenant.

Je veux rester seul.

Qu'est-ce que tu as ?

Tu n'as pas mangé ?

J'ai pas faim.

Tu n'as pas faim ?

Ah !

Tu n'es pas malade. Alors, mange.

- Maman. - Oui ?

Si on n'a pas de mauvaise nouvelle, on n'est pas triste.

Qu'est-ce que tu as ?

J'ai voulu entrer dans un groupe.

Et le leader m'a dit...

non.

Parce que…

mon père

est un assassin.

C'était un pauvre type.

- Tu l'as giflé ? - Arrête !

Ah.

Je suis un chanteur talentueux

et je peux pas le montrer !

Ne hausse pas le ton quand tu me parles.

Qu'est-ce qui te prend ?

Hein ?

Oui, tu as du talent.

Tu chantes pas à l'église ? Commence là.

Notre père a tué un homme.

Et ça retombe sur nous.

Où que j'aille, on m'en parle.

Oui, maman.

Même à mon cours, on en parle.

Vous voulez me tuer ?

Je fais mon possible.

Je me suis toujours occupée de vous. Toute seule.

Vous connaissez la vérité au sujet de votre père.

Vous avez oublié qu'ils nous ont roulés ?

Hein ?

Que dois-je faire ?

Je suis fatiguée.

Encore du riz ?

Quoi ? Oui, du riz.

Encore du riz.

Je ne gâcherai plus la nourriture

pour des bouches ingrates.

Ah, maman !

Idiote ! Quoi, maman ?

Elles ne sont pas ingrates ? Regarde celle-là.

Avec sa bouche de canard !

Maman, calme-toi.

Je sais que les affaires stagnent.

- Ferme-la. - C'est encore tôt.

Je devrais me calmer, me détendre.

Ça marche bien ou pas. Ne dis rien.

Idiote...

- Qui est là ? - Maman,

ça n'arrête pas.

C'est tout le temps !

Je peux pas...

- Oh. - Oh.

Vraiment ?

- Seigneur ! - Mais qui c'est ?

Qui est là ?

Dites !

C'est vous qui faites ce boucan ?

Hein ?

Oh ! C'est vous !

Je suis désolé.

Une nouvelle voisine, hein ?

Je suis la vieille.

Qui est Ajadi ?

Alors ?

Faites ce que vous voulez.

Mais laissez-nous dormir !

Je me suis déjà excusé.

J'ai dit pardon.

Je vous présente mes excuses.

Hein ? J'essaie d'accrocher un cadre.

À cette heure-ci ?

Écoutez, je suis vraiment désolé.

J'essaierai de faire doucement.

Vous comprenez ?

Mais il faut que vous m'excusiez.

Soyez patiente, laissez-moi finir.

- Oui. - Vous voulez finir ?

Oui.

Très bien.

- Fermez la porte. - Merci.

Dites...

Ifunanya

Au secours

Ce nom va qu'aux filles bien.

Attends, tu es musicien ou quoi ?

Non, je suis pas musicien. Mais j'aime les ondes positives.

Akinzo est positif

Qu'est-ce que tu veux ?

Merci de demander.

Ah ! Ifunanya.

Je suis Akinzo, le leader des jeunes d'Otanwa.

Diplômé de l'université.

Je t'ai déjà vue.

J'ai voulu faire connaissance.

"Calme-toi",

je me suis dit. J'ai pensé :

"Akinzo, le beau gosse,

a besoin d'une belle fille comme toi."

Pour m'accompagner, tu vois ?

Tu piges, hein ?

Où sont passées les belles filles d'Otanwa ?

Ify, bébé !

Elles ne sont pas encore nées.

À part une.

Mais elle est partie.

Et elle est revenue.

Et elle est devant moi.

Maman.

Faut que je sois là ?

S'il te plaît,

je ne veux pas d'ennuis. Ton père a insisté.

Et ça m'agace.

Bon.

J'y serai.

Kaiso ! Kaira !

Ton sourire

me monte à la tête.

C'est moi qu'il te faut pour être heureuse.

- Happy, happy… - Toi et qui ?

Qui… qui ?

Tu vas délirer sur tout ce que je dis ?

Délirer, délirer

Dites donc !

Ah, maman.

On me salue.

- Bonjour. - Il a dit maman.

Hein ?

Et l'autre, là, ricane

en montrant toutes ses dents.

- Qui es-tu, toi ? - Merci.

Euh, je suis Akinzo.

Numéro de compte ?

J'allais à la banque.

Euh, non.

Je suis le leader des jeunes d'Otanwa.

Je me contentais de...

de bavarder avec votre fille.

- C'est tout. - Ça fait des dégâts.

M. Leader des jeunes,

regarde bien mes enfants.

Celle-là, et les deux autres.

Dès que tu les vois, fais un détour.

- Non. - Ne leur parle pas.

Je m'excuse, mais on allait juste…

- Et il s'excuse ! - Y a pas de mal...

Il se la joue Burna Boy.

Il me dit de me calmer...

Hein ?

Qu'est-ce que tu fais ?

Rien du tout !

Ferme-la, idiote !

Je ne t'ai pas dit que c'était un nouveau départ ?

Tu devrais seulement penser à trouver un bon emploi !

Et vous, pensez à passer le certificat WAEC.

Je ne vous l'ai pas dit ?

Je n'ai rien fait !

Fiche le camp !

Idiote.

Ifu…

Allez !

Tu as bien fait.

Ademide.

On a dit qu'un bon fils fait

le bonheur de son père.

Et de sa mère.

Et de toute la famille.

- Oui. - C'est ça.

Et maintenant, tu vas voyager.

L'avion que tu vas prendre ne s'écrasera pas.

Amen !

Il ne traversera même pas de turbulences.

Amen !

Tu vois ton oncle Obinna.

Il a réussi.

Il est allé à l'étranger avant toi.

Il est parti et il est revenu.

Il est revenu plein de succès !

Tu vas nous rendre fiers.

Amen !

Je ne peux pas dire amen ?

Ça vous fait rire ?

Obinna

est mon fils.

- Tu sais… - Tu vas réussir.

Amen

Tout se passera bien.

Merci, mon fils.

Comme vous voyez, ce sont tous mes enfants.

- C'est vrai ! - Oui, mon amie.

Hé ! Attends, Yejide !

Vous avez amplement le temps

de faire vos pitreries.

Attendez. Je veux faire la totale.

Je veux finir mes prières.

Tu as bien fait.

Hein ?

- Et tu vas continuer. - Amen.

Tu vas aller en Amérique.

Ce qu'on appelle le pays…

Le pays de Dieu.

Le pays de Dieu.

À l'étranger.

Tu vas trouver Dieu.

Amen !

Tu apporteras de bonnes nouvelles de Dieu.

- Amen ! - Tu comprends ?

Dieu continuera de te bénir.

Amen !

- Qui sont les intelligents ? - C'est nous

- Qui sont les intelligents ? - C'est nous

- Je n'irai pas ! - Tu iras, Ifunanya !

Yejide veut me faire honte

avec son pseudo Michael Jackson de fils

qui chante comme un malheureux.

Il est en Amérique.

Elle pense se servir de ça pour me faire honte.

- Tu dois partir ! - Bon.

- Tu vas partir ! - Arrête.

Idiote !

- C'est bon. - Pardon.

Non.

Tu veux me tuer ? Tu n'écoutes pas.

Désolée.

Laisse la petite tranquille.

Mon Ifunanya, allez.

- J'irai pas. - Viens.

Oublie ta mère.

- Ne l'écoute pas. - Je pars pas.

Elle ne sait pas ce qu'elle dit.

Hein ?

Mon petit bijou !

Je ne veux pas.

Beauté suprême.

Qui ?

L'avare et le radin

Tirent la leçon des morts

- Hein ? - Regarde-la.

Ifunanya.

Brave petite.

- Ify… - Mamie.

Tu vas partir.

Maman Uju.

C'est du riz Djolof, l'autre est simplement frit.

Va, partage-le avec tout le monde.

Pardon.

Désolée, maman.

Partage-le et annonce

que la petite-fille d'Ezinne est partie au Canada.

Hein ? Tu vas l'annoncer,

les gens le fêteront avec nous.

Bien, maman.

Quand tu sortiras,

Kaiso et Kaira t'attendront avec la caméra de leurs téléphones.

Elles filmeront ce moment.

Tout le monde verra.

Mon Dieu ! Ça va être vu.

Elles diront aux gens

que le Canada...

- Yejide ! Ne me tue pas ! - Le Canada...

Tu leur diras que la petite-fille d'Ezinne

- est allée au Canada. - On est au Canada !

- Maman. - On est au Canada.

On sait que c'est de loin le meilleur pays où aller.

Il n'y a pas mieux.

- Il offre plein d'occasions. - Mensonges !

- C'est vrai ? - Oui.

Il y a des chiens partout.

C'est peut-être vrai.

Ifunanya est très intelligente.

Quoi ?

Qu'est-ce que tu dis ?

Tu n'es pas plus cultivée que moi ?

Si.

C'est si facile d'aller au Canada ?

Elles l'ont peut-être planifié en cachette,

- sans rien nous dire. - Non.

En cachette, tu parles !

Écoute,

elles ont fait une fête d'adieu ?

- Pour Ifunanya ? - Justement.

Est-ce que ton père l'a bénie ?

Hum.

Et qui l'a conduite à l'aéroport ?

C'est pas comme nous.

- Que des mensonges ! - Oui !

- Mensonges ! - Ça fait mal.

Mensonges !

Ma fille !

Doux Jésus !

Qu'est-ce qu'il y a ?

C'est quoi ce visage de clown ?

- Tu m'as fait peur. - Maman !

Tu as oublié que la femme de M. Uchenna

rentrait avec son bébé ?

Et alors ?

Ce n'est pas le premier à avoir un bébé.

C'est pour ça que tu as le visage plein de poudre ?

C'est comme ça dans leur culture.

J'ai vu des gens le faire, alors je l'ai fait.

C'est bien.

Ne fais plus ça. Je mange pimenté.

Maman,

je nous représentais.

M. Uchenna est notre plus grand client.

Il fallait y être représenté.

Représenté ! Quelle représentation ?

On lui vend des plats qu'il paye, non ?

C'est tout. Où est le problème ?

Fadeke,

c'est eux qui font ce boucan ?

Oui.

Toutes les femmes sont là. C'est important.

Même Tata Awele, la mère d'Ifunanya.

Viens ici !

Tu as dit Awele ?

- Oui. - Elle est là,

avec mon client, M. Uchenna ?

Elle fait quoi ?

Hein ?

Mieux vaut prévenir que guérir.

J'y vais.

Tu ne manges pas ?

Plus maintenant !

Si on entend un bébé pleurer

Ah, hé

- Si un bébé pleure, on se hâte - Là.

Uchenna est mon client !

- Uchenna est mon client ! - Si un bébé pleure…

De la poudre !

Quand on entend un bébé pleurer

C'est trop, là.

Laissez. Uchenna est mon client.

Si on entend un bébé pleurer

Si tu entends un bébé, hâte-toi…

Uchenna est mon client !

Si on entend un bébé pleurer…

N'oubliez pas mon stand, Chez Awele. Rappelez-vous.

Iya-Ade, la vendeuse d'amala !

Iya-Ade, la vendeuse d'amala !

Si tu entends un bébé, hâte-toi…

De la poudre, maman.

Si tu entends un bébé…

Un bébé a vu le jour !

Si tu entends un bébé, hâte-toi…

Si tu entends un bébé, hâte-toi…

Amen !

Notre bébé !

Adaobi.

La fille d'Uchenna et de Roseline Okafor.

Je te promets bonne santé et beaucoup d'argent.

Amen !

Uchenna !

- Mon client ! - Le beau bébé !

- Iya Ade. - Son client ?

Adaobi.

Notre belle petite fille.

Tu auras une longue vie.

Je te passe.

Laisse !

- Sors. N'importe quoi ! - Je te gifle, moi !

Uchenna, ton client ?

- Idiote. - Ah, oui ?

- Je vais te gifler ! - Calmez-vous !

Je vais te gifler !

Merci, maman. Tu as dit vrai.

- Je suis… - Que dit-elle ?

C'est mon client.

Tu dis n'importe quoi.

Tu es folle ! Le bébé !

Donne-moi le bébé !

- Je te gifle ! - Mon bébé !

- Dis, ça va pas ? - C'est bon.

- Que faites-vous ? - Faites-les sortir !

- Dehors ! - Sortez-les !

- Allez ! - Dehors.

Yejide, tu es folle !

- Folle ! - Quelle garce !

Moi, folle ?

Tu vas voir ! Garce !

Allez !

- Tu es folle ? - Viens !

- Je vais te claquer ! - Moi ?

- Te taper ! - Ah oui ?

Laissez-les s'écharper.

Elles sont comme ça.

- Quoi ? - Et alors ?

- Tu oses ? - Battez-vous.

Regarde ce que tu as fait !

- Regarde ! - C'est toi qui l'as fait !

Tu as juré

de mourir

plutôt que de me laisser en paix.

- Tu vas mourir ! - C'est toi, ta mère

qui allez mourir !

- Yejide. - Oui !

Oui, je l'ai dit...

Parle pas de ma mère.

Sale garce. Tu es malheureuse ?

Ferme ta bouche puante !

Et toi, sors

ton corps puant de chez Uchenna.

Tu as vu qu'Uchenna est mon meilleur client

et qu'il me rapporte gros,

tu veux mettre la main dessus.

- Tu rêves. - Jalouse !

Tu t'es vue ?

Tu entretiens cette jalousie

depuis ta naissance. Ça te tuera.

Jalouse de qui ? De toi ?

- Qu'est-ce que tu as ? - Tu es jalouse.

Tu t'es ramenée à Buka Street, où je suis la meilleure.

Comme une sorcière dans la nuit.

Où tu loues ton échoppe ?

Tu choisis celle juste en face de chez moi.

Awele !

C'est ça qui te mine ?

Mon èchoppe juste en face ?

Je loue où ça me chante !

Tu as peur de la concurrence !

- Contre toi ? - Elle a peur !

Venez en juger !

Awele ne vend pas du vomi à Buka street ?

Des plats, ça ? Du vomi !

- Je vendrai mon vomi. - Et alors ?

Toi, va avec ton assassin de mari en prison.

Croupissez-y tous les deux.

- Oui ! - Elle enrage.

Qu'est-ce que tu as dit ?

Tu serres ton poing ?

T'es glacée, hein ?

Je mens peut-être ?

- Non. - Son mari n'est pas en prison ?

Ce n'est pas un assassin ?

Si ! Tout le monde le sait.

Toi et tes prières pour avoir justice

ne passeront jamais.

Jamais !

Allez ! Tu veux te battre ?

Battons-nous, Yejide !

Tu recules ?

Tu n'es pas le bélier

qui se sert de son dos pour être fort au combat ?

Allez, mets le paquet !

Je te rendrai la pareille, coup pour coup.

Du charbon au feu !

Du pilon au mortier !

Elle enrage.

Va-t'en !

BIENVENUE DANS LA COMMUNAUTÉ D'OTANWA

Maman, il y a la queue ici.

Hein ?

Il n'y a plus de ragoût ni de soupe.

Ne t'énerve pas.

Si je n'avais pas dû cuisiner pour ton père,

je serais arrivée tôt.

Tu es où maintenant ?

Je viens de finir. Je vais sortir de chez ton père.

Tu as préparé la viande et le piment, non ?

Ne t'en fais pas.

Ce sera prêt rapidement.

Tu as entendu ?

Tu en es sûre, maman ?

Mais oui. Ne me fais pas tomber.

Tu portes des bijoux et du maquillage ?

Quel problème tu es ! "Tu as quelles boucles d'oreilles ?"

Raccroche. J'arrive.

Bon.

Je vous en prie !

C'est presque prêt !

Dans combien de temps ?

Que se passe-t-il ?

Ah !

Qui a fermé à clé ?

Qui est là ?

Qui a fermé à clé ?

Il y a quelqu'un ?

Qui a fermé à clé ?

Donnez-nous à manger !

On attend !

Dépêchez-vous, s'il vous plaît.

Ne partez pas !

Y a rien à manger ici.

On venait dépenser ici.

Un peu de patience !

Je vous en prie...

S'il vous...

C'est grave, là !

- C'est prêt ? - Oui.

L'amala est prêt !

Elle fait de l'amala ?

J'ai de l'amala !

J'ai de l'ewedu, du gbegiri !

Venez acheter ici ! C'est prêt !

La soupe est prête !

Ma soupe, c'est du rapide !

LA CUISINE D'AWELE

Venez manger ici !

Entrez !

Oui ! Merci !

Ma soupe est...

Le gbegiri, c'est cette casserole !

Là !

Ma soupe est prête !

Vite, je dois aller quelque part.

Ça presse, le temps passe.

Calme-toi ! Qu'est-ce qu'on fait ?

On essaie d'ouvrir !

Merci !

Merci beaucoup.

Tu es si pressée que ça ?

Hein ?

Où vas-tu ?

Charpentier.

Allez-y, je vous enverrai votre argent.

- Merci, monsieur. - Bien joué.

C'est quoi, ça ?

Où tu te précipites ?

Dis-moi la vérité. Que s'est-il passé ?

Je n'en sais rien.

Tu m'as demandé de te laisser ton repas.

C'est ce que j'ai fait.

J'allais sortir.

Et j'ai trouvé la porte fermée à clé.

- Comment ? - On m'a enfermée.

Écoute,

Asake.

Est-ce que tu as fermé la porte par erreur

et posé la clé tu ne sais plus où ?

Je ne suis pas un bébé.

Ce que je sais, c'est que mes ennemies remettent ça.

- Ne recommence pas ! - Quoi ?

- Qui ça ? - Tu le sais !

- Non ! - Si !

Comment je peux entrer et ne pas ressortir ?

Qui a fermé à clé ?

Des esprits ou des fantômes ?

Elles remettent ça !

C'est reparti.

C'est reparti !

Ne dis pas ça.

- Pourquoi ? - Ne dis pas ça !

Qu'est-ce que tu veux dire ?

Oh, pitié !

Qui viendrait ici

pour t'enfermer ?

Mon mari, pourquoi je criais et personne n'est venu m'aider ?

- Pourquoi ? - Qui était là ?

Ezinne est à l'hôpital, il n'y a personne d'autre.

J'ai juste vu Kaira et Kaiso devant le portail.

Qui t'aurait entendue ?

Tu as vu qui ?

Kaira et Kaiso !

Devant le portail.

Kaira ?

- Et Kaiso. - Devant le portail ?

Oui.

Et tu brailles !

Kaira et Kaiso.

Oui, dehors.

Tss, tss, tss.

J'ai compris. C'est bon.

Chacun son tour.

Oui !

Voici votre assiette de légumes. Il manque la viande.

Revenez. Mettez-vous là !

Oui.

D'accord.

Merci à vous tous !

Merci beaucoup !

J'espère que ça vous plaît.

C'est moi qui ai cuisiné, pas ma mère.

Merci !

Hé !

Merci. Oui, ça arrive.

Ça arrive. Hé ! On se dépêche !

Elle assaisonne bien d'abord ?

Mère d'Ade.

Elle met d'abord l'huile de palme.

Ça va pas ?

L'huile, c'est dans la soupe.

L'huile, le sel et les épices, ce n'est pas dans la soupe ?

Qu'est-ce que tu en sais, toi ?

- Broie l'igname. - Vous fâchez pas.

Prends ça et ne te fais plus voir.

J'essaie de faire le ragoût ?

Tu veux faire quoi ?

- Le ragoût. - Ah !

- Tu as laissé tes cheveux comme ça ? - Oui.

Qu'est-ce que je t'ai dit ? File !

Va couvrir tes cheveux !

Et ça dit n'importe quoi.

Tu touilles l'amala.

N'importe quoi. Prends ça !

Ne vous fâchez pas.

Viens touiller ce ragoût !

- Vous fâchez pas. - Que ce ragoût ne me frôle pas.

- Pardon. - Surtout pas.

Si ce ragoût me frôle,

gare à toi !

Que mes ennemies ne me raillent pas.

Touille !

Oncle, s'il te plaît !

On s'en va.

Ne soyez pas fâché !

Ne vous fâchez pas.

On n'attend plus. C'est quoi, ça ?

Si je te pousse, ce sera

avec mauvaise humeur.

- Ce ne sera pas long. - Tu parles !

- Je dois attendre longtemps ? - Non.

- Tu permets ? - Ce n'est pas votre première fois.

Que mes ennemies ne rient pas de moi.

C'est quoi cet amala ?

Vous fâchez pas.

Tu as déjà vu un ragoût ?

C'est bon ici ! Je suis arrivée, merci !

Maman !

- Fais vite ! - Prends ton argent.

- Pardon ! - Vite, maman !

Laisse la monnaie !

Quoi, maman ?

- Vous allez voir ! - Ton sac !

Prenez l'huile de palme ! Le sel !

Maman !

- Prenez la viande ! - La viande !

Maman !

Allume le feu !

Souffle dessus !

Elle n'était pas enfermée ?

Si, on l'a enfermée !

Elle était chez papy, on a fermé.

Ne me salis pas !

- Yejide ! - Je le fais, maman !

Où avez-vous mis la clé ?

Sous le tapis.

On voulait rester,

mais on a vu papy arriver en voiture.

Il vous a vues ?

Vite ! Touillez l'amala !

Dieu du ciel !

Tonton !

Mais bon...

c'est bien.

Je t'ai dit

que la meilleure idée, c'était que tu fasses de l'amala.

Oui, maman.

Tu avais raison.

Si tu avais vu les gens quitter son échoppe,

tous ses clients, pour venir à la mienne !

Merci, Seigneur !

Dis à mamie ce qu'on a fait.

Oui.

Elle va nous féliciter.

Bouclez-la.

Idiotes.

Les enfants !

Je te l'ai dit.

On gagne la course en avançant lentement et sûrement.

Oui, tu as raison.

Continue simplement à faire de l'amala

et ta bonne soupe.

La bonne soupe.

Tu es meilleure qu'elles.

Bon, à bientôt.

À bientôt, mon enfant. Et bravo.

Bon.

Qui c'est ? Allez voir.

Sans faire de bruit, bon sang !

C'est quoi, ça ?

Hein ?

- Bonsoir. - Bonsoir.

Bonsoir, voisine.

Il a dit voisine ?

Quoi ?

Gardez vos tomates et piments.

On n'achète pas.

Je n'ai pas dit que je vendais.

C'est pour vous accueillir.

Pas la peine. Je suis pas idiote.

On n'achète pas.

Je n'ai pas oublié.

Vous m'avez claqué

la porte au nez quand je suis passée.

Je vous demande pardon.

Mais rappelez-vous,

j'exécutais vos ordres.

On n'avait plus de locataire ici,

alors j'ai décidé de vous accueillir.

C'est un cadeau pour vous.

Merci, monsieur !

- C'était inhabité. - Kaiso !

Non, pas de souci !

Ce sont des enfants.

Elles sont contentes.

Pas de problème.

Merci. Partez, je veux fermer.

Ah !

Voisine, vous êtes aussi irascible ?

- Eh, oui. - Il parle encore.

Je lui dis un truc et il parle.

J'ai rassemblé mes forces pour porter mon fardeau

Vous en voulez deux, je sais.

- Kaiso ! - Maman !

Pardon...

De l'eau, s'il vous plaît !

Laissez ça !

Tu tousses encore ?

Bonjour...

monsieur.

Vous prendrez quoi ?

Bonté divine !

Kaiso !

La soupe est là.

D'accord, je la sers.

Allez !

Maman, ça vient d'un client.

Amala, gbegiri, ewedu et du bœuf.

Il ne peut pas parler ?

Il ne veut pas ?

Lequel ?

Ah, oui ? Ça ne me regarde pas.

Il achète.

Bon, un paquet à emporter.

- Comme ça ? - Prends celui-là.

Iya Femi, viens et remplace-moi.

Ils arrivent avec les assiettes maintenant.

- C'est quoi, ça ? - Ne te fâche pas !

La soupe est prête !

Je de l'amala, de l'ewedu, des légumes !

Venez manger ici !

Vite !

Viens manger ici !

Monsieur !

Un rat !

Qu'est-ce qui se passe ?

Des rats !

Le rat, je vais le tuer !

Bon Dieu !

Par quoi commencer ?

Qu'est-ce qu'on fait ?

La vengeance est un plat qui se mange froid !

Hé ! Iya Ade, la vendeuse d'amala numéro Un de Buka Street !

Chez moi, il n'y a pas de rats !

Et mon amala est yoruba !

Il n'est pas fait par une Igbo et rempli de grumeaux !

Pour de l'amala, par ici !

Pour de l'ewedu et du gbegiri, venez ici !

La vengeance est un plat qui se mange froid !

Désolé de vous avoir fait attendre.

Une minute, s'il vous plaît.

Monsieur.

Bon, on va prendre

vos mesures pour votre uniforme.

- Oui. - D'accord.

Retenez une bonne chose.

Si l'un de vous le perd,

vous devrez le payer.

Prenez-en soin. D'accord ?

- Oui. - On y va, suivez-moi.

Dépêchons.

Allez, vite !

Ils sont à vous.

Mettez-vous au travail.

Formez trois rangées. Allez.

Pourquoi tu trembles ?

Regardez-la ! Vas-y. Bluffeuse !

Et toi !

Sors ton mètre et au travail !

Regardez comme elle tremble !

Pardon, madame.

On va dire que je suis méchante !

Remue-toi !

Idiote !

Toi !

Enlève ton stylo ! Idiote !

Ademide.

Ifunanya.

Les clients ! Il y a de l'eba!

Il y a du riz !

Bonjour, oncle !

- Ça fait longtemps. - Bonjour.

Je ne vous connais pas.

Tu as la mémoire courte ?

Tu m'as oubliée ?

Je ne vous connais pas.

Zut ! C'est quoi, ça ?

C'est grave !

Qu'avez-vous dans le dos ?

Quoi ? Qu'est-ce que c'est ?

Désolé !

Dites, comment vous avez mis votre chaise ?

Laissez-moi ! Je me suis bousillé la jambe !

- Pardon ! - Emmenez-moi à l'hôpital.

Je m'excuse !

Une blatte !

Qui l'a mise dans mon assiette ?

Quoi ?

Une blatte !

Une blatte ?

- Où ? - Regardez.

S'il vous plaît, attendez.

- Tu es morte ! - Je sais.

- Devine ? - Je suis morte.

C'est bon.

C'est fait.

Désolé.

Tu ne savais pas ?

Comment j'aurais su ?

Oui, mais tu as un travail.

C'est pas un travail, ça.

Attends, je te croyais aux États-Unis.

Oui, et toi, tu es au Canada.

C'est dingue !

Tu sais, nos mères pèteraient un plomb si elles nous voyaient nous parler.

Dîner ensemble, en plus !

Ça ferait mal !

J'ose pas imaginer.

Tu sais,

j'accuserais bien ma mère de m'avoir envoyé ici, mais en fait,

je ne voyais que ça pour m'échapper.

Oui, je sais.

Grandir dans ce psychodrame

dans une si petite ville !

J'ai fini par me sentir coincé.

Comme si les démons de papa allaient s'en prendre à moi.

Tu sais,

que les habitants de notre patelin perdent la vue...

- Amen. - ...avant qu'ils nous voient.

- Un millier de fois. - Amen.

Un million de fois !

Ah. Lagos.

Tout le monde dit "Foncez à Lagos", comme si c'était gagné.

Comme si, dans les rues,

on trouvait de l'or par terre.

Oui !

Inutile de mentir,

j'en ai marre de cette patronne.

Je l'ai vue t'engueuler. Pourquoi ?

C'est une parente. Tu te rends compte ?

J'ai vraiment hâte de trouver mieux.

Ne traîne pas trop, le temps passe vite.

Toi aussi, fais vite.

Merci.

- Oui. - Merci.

Bonsoir, chers clients.

Merci.

Salut, frère, ça va ?

Hé…

Merci beaucoup !

- Mince ! Merci. - De rien.

Merci, Iya Femi.

Bonjour, tout le monde !

Hé, Iya Femi.

Personne ne t'aide ?

Pourquoi tu fais ça seule ?

Caro est là.

Elle prend du kérosène pour réchauffer la soupe.

C'est le moment de la réchauffer ?

Madame.

Pourquoi réchauffer la soupe ?

Désolée, madame.

- Elle s'est excusée ? - Pardon.

Bonjour !

Hé, Mama Joy !

Hé !

Comment vas-tu ?

Tu ne m'as pas apporté de gari.

Awele.

Le gari coûte cher.

Je n'en vends plus.

Mon échoppe !

Arrosez ! Mon Dieu !

Allez-y vite !

De l'eau !

De l'eau !

Au secours ! Mon échoppe !

Regardez mon échoppe ! Aidez-moi !

M. l'Agent.

Je vous en prie.

Je ne suis pas un voleur.

Je n'ai jamais volé,

je le jure sur Dieu.

La ferme !

Il y a toujours un début !

Et tu t'es fait prendre

dès que tu as essayé !

- Ify ! - Reste assis !

- C'est quoi ça ? - Je sais pas.

Vous permettez ?

Bonjour, je m'excuse.

Bonsoir !

Puis-je vous aider ?

C'est mon cousin.

Vous le représentez ?

Oui, monsieur.

Il a volé de l'argent dans son usine.

Non, je n'ai rien volé !

Ferme-la !

D'ailleurs...

- Monsieur ! - Dégage.

Ce n'est pas un voleur !

Ne l'emmenez pas !

- Ify, pas Efe. - Remue-toi !

Demande-lui, c'est mon ami !

- Remue-toi ! - J'ai pas volé !

C'est vrai, il n'a pas volé l'argent.

Tout le monde sait que c'est Fred.

Pourquoi tu n'as rien dit ?

Tu les as laissés arrêter Ademide ?

Euh…

Qui est Fred ?

Parle !

Seigneur...

Quatre bouteilles d'huile forte.

Des grandes.

Fadekemi ?

Maman, c'est fait !

Quoi ?

Tu sais que Tata Awele garde

son kérosène près de son échoppe.

En quoi ça me concerne ?

Attends, maman !

J'ai payé pour remplacer

le kérosène par du pétrole !

- Et ? - T'énerve pas.

Le meilleur arrive.

Ils ont pris le pétrole pour cuisiner

et tout a sauté !

Son échoppe a explosé !

Ah ! Fadeke, tu m'as tuée !

- Tu as fait brûler l'échoppe ? - Oui.

Toute la rue a volé en éclats !

Pourquoi faire ça ?

Tu aurais dû me parler

de ce que tu voulais faire !

Ils ont mis

des blattes chez nous !

Il fallait réagir.

C'est une réaction extrême !

Tu n'as pas dit

que c'était la guerre ?

- Où es-tu ? - À l'échoppe.

Sauve-toi ! Va tout de suite chez mamie !

Va chez mamie !

Yejide !

Tu as fait brûler mon échoppe ?

T'as rien à faire devant mon échoppe !

Tu l'as brûlée !

Pourquoi elles se battent ?

Séparez-les !

Mon échoppe !

Tu vas me le payer !

Vous allez tuer quelqu'un !

Mon gari !

Yejide !

Vous allez vous entretuer !

Tu vas me rembourser ! Tu as balancé mon riz !

Mon gari !

Idiote !

Hé, garde ça !

Tu veux la tuer ?

Regardez ça !

C'est quoi, ça ?

Ça va trop loin !

C'est de la folie !

De la folie !

Maduka, calme-toi.

- Relax. - Moi ?

Kanayo Maduka, le plus grand vendeur

de pièces de rechange d'Otanwa !

Les gens me respectent !

Vous savez toutes les deux que je suis respecté !

J'ai deux mots à leur dire !

J'ai été convoqué par les chefs aux bonnets rouges

pour m'expliquer à cause de ces deux coquines.

Hein ? Quoi ?

- Quoi ? - S'il te plaît !

Les mots, ça compte !

Une langue affilée compte !

Ta langue, c'est ta seule force !

Tu n'as même pas besoin de parler !

Il fallait te servir de cette force avec tes filles !

- Dis donc ! - Pas avec moi.

Je sais à qui j'ai donné la vie.

Je le sais !

Je n'ai qu'une fille !

Asake, s'il te plaît…

Ne mets pas de l'huile sur le feu !

J'ai du kérosène, moi ?

Tu es du pétrole à toi seule.

Depuis des années, je dis à Asake et à Ezinne :

"Je vous en prie, ne soyez plus rivales !

Vos disputes continuelles

vont se transmettre à vos filles."

Et elles ont refusé d'arrêter.

Je les ai épousées parce que...

je voyais en elles des personnes instruites.

Je me suis trompé,

c'était de l'analphabétisme !

Elles l'ont caché avec une fine couche d'instruction.

J'aurais dû épouser des analphabètes.

Moi ?

Je ne suis pas analphabète !

C'est moi, l'analphabète.

Regardez Diana et Ejiro.

Si je leur dis de se lever, elles le font.

De s'asseoir, idem. Je n'ai pas eu à les gronder.

Ni à me fâcher.

Je vous ai grondées ?

Jamais.

- Je vous ai grondées ? - Non.

Pourquoi vous dites "Non, non" ?

Car vous savez pas où aller !

- Et toi ? - C'est bon.

Je suis chez moi, je ne pars pas !

- Du calme. - Chez toi !

Au moins, remercions Dieu que le blessé ne soit pas mort.

- Ibekwe. - Oui ?

Ma poche est vide.

- Va-t'en. - Personne n'est mort.

Mais l'incendie de cette échoppe a brûlé quelqu'un

qui a été hospitalisé.

Et je paie les frais d'hospitalisation !

Yejide, pourquoi tu as mis le feu à l'échoppe de ta sœur ?

Mazi Ibekwe, je ne veux pas dire que vous mentiez.

- Mais je n'ai pas mis le feu. - Mensonges.

Papa, vous savez tous que j'ai réussi

sur Buka Street.

Je suis la meilleure de Buka Street.

Ce sont tous des imposteurs !

- Dis-leur ! - Oui, maman !

Une certaine personne arrive à Buka Street.

Et les ennuis commencent.

Rendez-vous compte, elle a mis des blattes chez moi

- pour me nuire ! - Oh, la ferme.

- Je vais te taper. - Ça suffit !

Mes filles,

pensez à votre père. Vous savez qu'il...

Qui sont tes filles ?

Tu as un enfant ici ?

- Je te parle ! - Qui sont-elles ?

Tu as perdu la tête !

Je vais te taper !

Yejide !

C'est bien toi ?

La fille d'Asake, la vendeuse d'amala ?

C'est toi ?

Tu n'es pas ensorcelée ? Tu te tais !

Tu vas te lancer dans le spirituel.

Dans le spirituel.

Spirituel ?

Oui !

Je suis prête à tout si Yejide est finie après.

Les fétiches, je n'aime pas ça.

Qu'est-ce que tu as dit ?

Tu vas même aller plus loin !

Tu ne sais pas qu'il n'y a pas de victoire facile ?

Comment je dois te le dire ?

Je sais, maman.

Mais je ne pensais pas qu'on en arriverait là.

Tu vois ?

Je n'ai pas demandé à Fadeke de mettre le feu.

Tais-toi ! Non, mais !

Tu devrais embrasser Fadeke !

Tu devrais lui être reconnaissante !

Tu crois que Fedeke dort comme toi ?

On n'en serait pas là maintenant.

Je ne vais pas pleurer pour toi !

Dieu merci, elle tient de moi.

Regarde-moi !

Si Awele doit te tuer,

tu crois qu'elle y pensera à deux fois ?

Awele te tuera, te détruira !

Elle détruira tout autour de toi !

Elle en fera plus qu'il ne faut.

Tu as oublié de quoi sa mère est capable. Ezinne.

Et tu veux attendre.

S'il y a quelque chose de plus fort que le feu,

on s'en servira !

Tu tueras avant d'être tuée !

Tu m'entends ?

Regarde comme tes yeux brûlent.

Et tu dis que tu n'as pas envoyé Fadeke ! Personne ne doit se détendre.

C'est très loin d'être fini.

Maman.

Qu'est-ce que tu dis ?

Je dois aller à l'église ?

Maman, quand tu as parlé de spirituel,

je croyais que tu parlais de vengeance.

Attaquer l'attaquant.

Poursuivre le poursuivant, détruire le destructeur.

Hein ?

Awele, mon enfant.

Je t'en prie.

Quand ton père a fait une réunion,

je n'ai pas pu y aller…

parce que mon état de santé…

se dégrade.

Je suis désolée.

Je t'en prie.

Posons les armes.

Je dois poser les armes ?

Je t'en prie.

S'il te plaît.

Quelqu'un a troqué ma mère ?

Non.

C'est toujours moi.

Je suis la forte,

l'intrépide

Ezinne.

Non.

Ma mère m'apprendrait à attaquer.

Elle me donnerait des armes pour combattre l'ennemi.

Je t'en prie.

Arrêtons d'attaquer…

Asake et ses enfants.

On va parler d'autre chose.

Ne dis pas ça.

Ce que tu dis m'agace.

Ne dis pas ça !

Elles ont incendié mon échoppe.

Et tu me parles de paix ?

Voilà pourquoi je t'ai dit…

d'aller à l'église.

Pour que les guerriers de la prière

interviennent en ta faveur.

Dans l'église Crème glacée ?

- Hein ? - Oui.

Même si tu me dis d'aller à l'église,

choisissons celle avec un prophète fort et puissant.

Pour avoir vite des résultats.

Quoi que tu décides de faire,

je t'en prie,

n'attaque pas Yejide.

- S'il te plaît. - Hé !

- Bon sang ! - Tu sais,

quand on arrive à mon âge,

quand on devient vieux,

on apprend à choisir ses batailles.

Est-ce que tu m'écoutes ?

Hé !

Tu sais, personne n'apprend à un autre à être futé à Lagos.

Si Ademide réfléchissait,

il ne paierait pas pour ce crime.

Il ne fallait pas piéger mon cousin.

Pitié ! Je piège qui je veux.

Renseigne-toi sur moi.

J'ai demandé à Ademide de le faire.

Mais il a voulu montrer qu'il était honnête.

Regarde ce qui lui est arrivé.

Je ne comprends pas...

S'il te plaît…

j'ai accepté de te recevoir car tu es une fille bien.

Ouah.

C'est une excellente pièce à conviction.

Vous savez quoi ?

Nous allons reprendre l'enquête

et cette affaire sera tirée au clair.

Merci !

Moi, Awele,

poser mes armes ! Pour qui ?

Cette sale bête toujours prête à frapper ?

Jamais !

Non.

Vous savez, votre mère a raison.

Il faut vous calmer.

Calmez-vous, il faut vous modérer.

Kareem.

À ma place, vous feriez pire.

Oui !

Regardez la femme devant vous.

Cette femme qui est à bout !

Vous savez combien de batailles j'ai menées ?

Contre combien de démons j'ai dû combattre ?

Depuis que je suis née,

je n'ai pas connu la paix.

Ça vient de chez Kanayo Maduka ?

Ou d'un mariage raté avec un bon à rien qui me frappe ?

J'ai trois enfants à nourrir toute seule.

Et le seul moyen que j'aie

de les entretenir part en fumée !

Mon ennemie numéro Un l'a fait brûler.

Vous me demandez de me calmer ?

Si c'était vous, vous seriez calme ?

Tenez.

Une guerre ne finit pas par une guerre.

Il faut trouver une solution ou se remettre à négocier.

J'ai été le plus grand fermier d'Otanwa.

Mais un rival a mis le feu à ma ferme.

J'ai perdu tout ce que j'avais.

Je remercie Allah tout-puissant

qui m'a donné un père avisé.

Il m'a dit que quelle que soit ma vengeance,

je ne retrouverais pas ce que j'avais perdu.

Jamais.

Pas un brin.

La femme que j'allais épouser,

sa famille a annulé le mariage.

Parce que je n'avais plus rien. Pas d'argent.

J'étais un bon à rien qui ne pouvait épouser leur fille.

Vous voyez ? Vous n'êtes pas la seule à avoir souffert.

S'il vous plaît, je vous en supplie,

calmez-vous.

Calmez-vous.

Mallam,

je ne suis venue que pour vous remercier

d'avoir payé ma part

de ce qui a été perdu au marché.

- Non, à quoi servent les amis ? - Hé !

Je ne suis pas votre amie.

Car si j'étais votre amie,

vous ne me diriez pas de me calmer !

Awele.

Hein ?

Yejide, fille d'Asake,

tu as sept montagnes à gravir.

Tu as une journée pour le faire.

Quand tu descendras de la septième montagne,

tu verras une rivière.

Une rivière sacrée.

Là, tu te laveras

avec le savon et l'éponge que tu apporteras.

Tu iras

et tu reviendras apaisée.

PRIÈRES AVEC RÉPONSE À EFFET IMMÉDIAT

Hé.

Je veux l'achever.

La liquider.

Vous êtes venue au bon endroit.

Ici, vos prières auront une réponse rapide.

Où sont mes guerriers de prière ?

Où êtes-vous ?

Venez !

La guerre est là !

On va prier.

On va prier. Qu'ai-je dit ?

On va prier.

Je ne suis pas fatiguée.

Pas fatiguée.

Je gravirai la montagne.

Tu ne dois pas être fatiguée.

J'ai parlé aux autorités

des plus hautes sphères, et tu ne dois pas être fatiguée.

Une fois que tu auras fini de te laver,

tu vaincras tes ennemis.

Awele, ou je ne sais quel nom.

Elle sera devenue folle.

- Seigneur, réponds-moi vite - Réponds vite

- Seigneur, réponds-moi vite - Rèponds vite

Surtout, priez.

- Seigneur, réponds-moi vite - Réponds vite

Seigneur, réponds-moi vite

- Jesse ! - Monsieur !

- Apporte l'encens ! - Oui.

C'est long à allumer ?

J'arrive.

- Seigneur, réponds vite - Réponds

- Ah ! - Réponds vite…

- Pardon. - Seigneur...

- Seigneur, réponds-moi vite - Réponds vite

De l'eau !

Ça doit être de l'eau.

Oui, sûrement.

C'est de l'eau !

De l'eau !

Abomination !

Aucun être malfaisant ne se joindra à toi !

Pas si tu ne finis pas ton épreuve

sans boire et manger.

J'avais oublié !

Maman.

Tu m'entends ?

Je ne t'entends pas !

Allô, Yejide ?

Maman, je suis fatiguée.

Désolée, mon enfant. Tu vas y arriver !

Tu entends ?

Tu en es à laquelle ?

Je suis en haut de la troisième montagne.

Au sommet de la troisième.

Tu vas y gagner gros, d'accord ?

Repose-toi un peu quand tu es fatiguée.

Je ne peux pas me reposer.

Je vois deux petits…

rochers devant moi.

Un petit et un grand.

Laisse-moi grimper et finir.

J'ai entendu.

Je te rappelle, d'accord ?

D'accord.

Au revoir, maman.

Vas-y doucement !

Dresse-toi !

Que fait le ver ?

Il se tortille.

Mais quand le sel céleste le touche,

le ver se tortille et meurt.

- Yejide, tu es le ver. - Oui.

- Tu vas te tortiller et mourir ! - Oui.

On va prier.

Mon Dieu !

Qu'Awele batte ses ennemis !

Salut. Aide-moi à parier sur Madrid.

- Qu'Awele gagne ! - Deux et demi.

- Prie, Awele ! - Je suis à l'église.

Je te paie après.

D'accord ? Merci.

Qu'Awele batte ses ennemis !

L'esprit œuvre !

Au feu !

Au feu !

- Au feu ! - De l'eau !

Ma jambe !

Ma jambe !

Le feu.

Mais qui appelle ?

Écoute, maman,

je te rappelle. Tu me distrais, là.

Je vais gravir la quatrième.

Le savon et l'éponge ne doivent pas toucher le sol.

Je suis dans le pétrin.

Tout ce que j'ai dit aujourd'hui

doit se passer ainsi.

Hé ! Hé ! Hé !

Ah !

Awele m'a eue. Maman m'a mise dans le pétrin.

Ah !

Vous auriez dû me laisser aller au dispensaire.

Vous savez, vous n'aurez pas de cicatrice.

Oui.

Si j'attrape Kaiso et Kaira !

Vos enfants ?

Laissez-les.

Pourquoi elles ne sont pas, là, hein ?

Pourquoi elles sont pas là ?

Ici, il n'y a personne pour m'aider dans la douleur.

Moi, je suis là.

Je vais vous aider.

Merci.

Vous ne m'avez pas encore dit comment c'est arrivé.

Une bagarre ?

Ça veut dire quoi ?

Vous vous êtes battue.

Oui.

Je suis une combattante.

Le feu ne brûle pas quelqu'un en paix ?

Vous m'en voulez.

Non, mais vous posez trop de questions.

Je ne comprends pas.

- Ne faites pas ça. - Quoi ?

Je sais que c'est un moment difficile pour vous.

Et tout vous énerve.

Mais il faut vous calmer.

Ne repoussez pas ceux qui tiennent à vous.

Vous tenez à moi ?

C'est évident, non ?

Vous tenez à une femme qui se bat. Pourquoi ?

Parce que vous êtes forte.

Remarquable. Très belle.

Mais têtue.

Ça me plaît.

Mais sans exagérer.

Bon sang !

Vous pouvez y aller. Merci.

Vous allez me tuer !

Pardon.

J'attends le retour des petites.

Vous alliez cuisiner quand j'ai appelé.

Je mangerai plus tard.

J'ai de l'egusi et du gari.

Vous en voulez ?

Oui.

Maman !

Si tu savais qui on vient de voir !

Ademi...

Hein ?

- Ifunanya. - Oui.

Je suis revenue.

Je suis fatiguée.

Je n'irai plus chez cette tatie

qui confond une apprentie

avec une esclave à plein temps.

Écoute-moi.

Puisque tu as décidé de me faire honte,

ton enfant te fera honte lui aussi.

Oh !

Tu verras.

Maman, pourquoi ?

Tu m'as maudite

rien que pour l'emporter dans cette rivalité.

Si tu veux tout savoir, Ademide n'est pas en Amérique.

Je l'ai vu à Lagos.

Ademide, pourquoi ?

Pourquoi ?

Tu as entendu ce que j'ai dit ?

J'allais avoir de gros ennuis.

Si tu voulais revenir,

il fallait appeler.

Tu ne réponds pas !

J'ai appelé

pour me plaindre de Lagos !

Tu réponds pas.

Je veux que tu travailles dur

pour ne pas gâcher ta vie.

Ade.

Tu n'as rencontré personne à part Ifunanya.

La fille de mon ennemie !

Maman.

Grâce à elle, je suis pas

en prison avec ton mari.

Ne parle pas

de ton père comme ça !

Ça va pas ?

Tous ces problèmes qui arrivent !

Qu'est-ce que je vais faire maintenant ?

Je passe pour une menteuse.

Tout le monde croit que tu es en Amérique.

Hein ?

Tu sais quoi ?

Tu vas t'enfermer dans ta chambre et ne pas sortir.

Personne peut te voir...

Pourquoi tu rigoles ?

- Dans ma chambre ? - Oui.

Les gens m'ont vu !

Tout le monde m'a vu !

Maman, je suis venu m'éclaircir les idées

au sujet de la musique avant de retourner à Lagos.

Bonne chance à vous deux

parce qu'on est revenus.

Ah !

Ademide.

Oh !

Ce garçon a fait de moi une menteuse.

Que mon ennemie ne m'ait pas !

Seigneur, tu m'as donné la vie, tu es le boss

Mais le pain que tu m'as donné manque de beurre

Ah, hé, hé

Tu m'as dit que tu répondrais quand j'appellerais

J'appellerais, oh oui

Tes problèmes et les miens ne sont pas les mêmes

Je veux gagner de l'argent

Dis à ma mère de prier pour moi

D'aller à la messe pour moi

Dis à ma mère de prier pour moi

Un jour, ce sera mon tour

Quand je commencerai à gagner

Je sais que certains me détesteront

Ce garçon est bon.

Très bon !

C'est vrai.

CE SOIR CONCERT

Il faudrait qu'il chante au festival.

Ah, oui ?

Quoi ?

Akinzo.

Les gens n'aiment pas Ademide.

- Pourquoi ? - Parce que...

Son père est en prison ?

- Oui ! - Arrête !

Oui, et alors ?

Ce crime n'a rien à voir avec lui.

- Regarde. - Je veux dire…

La honte qui...

Laisse tomber la honte.

Concentre-toi sur son talent.

Oublie ça, laisse-le chanter.

Laisse-le chanter.

Regarde, il plaît.

Mais, Seigneur, tu es mon sauveur

Ma mère récolte les fruits de son travail

C'est une grâce et pas de la chance

La route vers la fortune est pleine d'obstacles

Je sais ce qui arrive

J'attends le résultat du test de la vie

Je veux gagner de l'argent

Dis à ma mère de prier pour moi

D'aller à la messe pour moi

Dis à ma mère de prier pour moi

Un jour, ce sera mon tour

Quand je commencerai à gagner

Je sais que certains me détesteront

Un jour, ce sera mon tour

Alors, je chante

Aye oh aye, Aye oh aye…

Ademide ?

Tu n'as pas la clé… Elle est là.

Yejide.

- Ma femme. - Mon mari.

Mon amour, ma femme.

Mon mari.

Que je suis content de te voir.

Mon mari.

Je suis contente de te voir.

Lanshile, j'ai essayé.

- Essayé d'obtenir justice. - Je sais.

- Sans succès. - Je sais.

Je sais que m'évader

est un délit sérieux.

Mais je devais m'évader

quand j'ai vu les autres le faire.

Mon mari, tu as bien fait de t'évader !

Tu as assez souffert.

Écoute, tu ne vas pas y retourner.

En voilà assez.

On fera tout, coûte que coûte.

Regarde ta fille, elle a grandi.

Ademide aussi.

Tu n'y retournes pas !

Je suis si heureuse de te voir.

Fadeke, approche. Viens m'embrasser.

Non.

- C'est ton père. - Maman, non.

Maman, non !

Donne-moi ce téléphone !

Je ne suis pas un inconnu.

Ce n'est rien, mon mari.

Laisse-la seule.

On en reparlera.

Elle me connaît plus.

Je te coupe les cheveux.

Et tu te laveras.

Elle ne me connaît plus.

- Oublie - Je la connais.

Elle me connaît pas.

Tes cheveux.

Lanshile,

mange, je t'en prie.

Je n'ai pas faim.

Je n'ai pas faim.

Appelle Fadekemi, je vais lui parler.

- Allez ! - Elle dort.

Tu lui parleras demain matin.

S'il te plaît.

Réveille-la.

Je te fais manger.

C'est délicieux.

Succulent ! Regarde.

Là. Tu vois que c'est délicieux ?

C'est Asake qui l'a fait ?

Pas vrai ?

Tu te rappelles son ragoût.

- Comment oublier ! - Un reste de l'échoppe.

Je ne l'ai jamais oublié.

N'aie pas peur, c'est Ademide ! Assieds-toi !

Salut !

Ademide.

Ton père est revenu.

Va l'embrasser.

- Ça va ? - Je sais qui c'est.

Je n'oublie pas le visage qui m'empêche de dormir.

Ademide.

Ne dis pas ça.

Oh.

C'est un des évadés.

D'où sa présence.

Pas vrai ?

Ademide.

Je vous en prie.

Je ne vous parle pas.

Discutons, s'il te plaît.

Ne parle comme ça à ton père.

Pourquoi tu lui...

- Comment as-tu pu ? - Assieds-toi.

Assieds-toi, mon mari.

Après ces années,

tu lui permets de revenir chez nous ?

- Ademide. - Monsieur…

vous savez comment on m'appelait ?

Le fils de l'assassin.

Ademide !

Je t'ai dit que c'était des mensonges.

Tu connais la vérité. Ton père est innocent.

Maman, 95 % des gens pensent

que mon père

a tué par jalousie !

Et c'est vrai !

- Ademide ! - Non, maman !

On en a bavé à cause de lui.

Comment ça, bavé ?

C'est moi qui me suis battue.

Pour élever ta sœur et toi.

- Oui. - Vous n'avez manqué de rien.

Tu as essayé, mais on ne s'en sort toujours pas !

Où qu'on aille, sa honte nous retombe dessus.

Grâce à papy qui est intervenu pour me défendre,

j'ai enfin pu me distinguer.

Maintenant que ça s'arrange,

je ne laisserai pas un taulard tout gâcher !

Tu oses parler à ton père comme ça ?

Comment tu oses ?

Ce n'est rien. Je t'en prie.

Tu n'es pas un bâtard !

Tu oses parler à ton père comme ça ?

Ademide, je t'en prie.

Laisse-moi tout te raconter.

Laisse.

- Ademide ! - Bâtard !

Écoute…

Ne lui en veux pas.

Je suis désolé.

Mon échoppe !

Ça va mal !

Mon échoppe ! À l'aide !

Je suis morte !

Je n'ai plus d'argent !

Mon argent ! Tout mon argent !

Tout mon argent !

Tout ce que j'ai économisé, envolé !

Je n'ai plus rien !

Je suis désolé, madame.

Ces évadés font un tas de dégâts à Otanwa.

Attends.

Ce sont les évadés qui ont fait ça ?

Qui d'autre ?

Depuis leur évasion,

on n'a plus la paix ici.

Je suis désolée.

Mon échoppe !

Nous interrompons l'émission pour un flash infos.

La police a livré les noms de ceux

qui se sont évadés de la prison de haute sécurité.

Il s'agit de :

Kelechi Okoli,

Akeem Quadri,

Olalekan Aremu,

Uche Nwaneri,

Usman Ahmed,

Wale Adeniran,

Lanshile Aladesimi.

Entre.

Entre vite.

Viens à l'intérieur.

Tu es certaine que c'est un endroit sûr ?

Chéri.

Je n'en vois pas de plus sûr pour le moment.

À part pour aller dans quelques petites fermes,

personne ne passe par ici.

On devrait peut-être repartir,

ça crée un tas de problèmes.

Je ne veux pas que vous ayez des ennuis.

Ah ! Lanshile.

Je refuse ! Mon créateur le refuse !

Ah !

Les enfants ne vont pas te perdre encore une fois.

Ne dis plus ça.

Tu sais, j'ai commencé à préparer

ton départ dans quelques jours.

Tu vas te cacher ici en attendant.

Pour Ademide, je suis déjà un réprouvé.

Fadeke ne m'approche même pas

pour ne pas me parler.

À quoi ça sert que je m'évade ?

Mon mari, tout va s'arranger avec le temps.

S'il te plaît, sois patient.

Entre, je vais préparer ce côté.

Je vais le rendre habitable.

Viens.

Vite.

Allez.

Maman !

Maman !

Maman !

Où ils sont ?

Je ne sais pas. Ils avaient l'air pressés.

Tu sais...

Écoute, il faut le dire à tout le monde.

Ademide.

- Maman n'a pas dit... - Il faut le dire.

Oui ! Elle a confisqué mon téléphone.

- Je n'ai même pas... - Je m'en fiche.

On va le dire !

Bonjour.

Maman !

Où tu le caches ?

Ne crie pas.

Je te l'ai déjà dit.

Tu ne peux pas faire ça !

Pas maintenant que ma carrière démarre.

Maman, je vais chanter au festival de la jeunesse.

Pas question que je perde mes chances.

Ah.

Quelle pitié !

Pourquoi tu es aussi égoïste ?

Le monde tourne autour de toi ?

Maman,

les évadés ont volé

partout dans Otanwa.

Si les gens découvrent ce que tu fais,

on aura tous des ennuis !

Ton père n'a rien volé.

Qu'en sais-tu ?

Ce type s'évade de prison après des années

et tu le crois ?

Ademide, non !

Je ne crois pas que papa soit mauvais.

Ah, non ?

Papa est un criminel !

Tais-toi !

Le moment est venu de parler.

On va discuter.

Tu te comportes comme un bâtard. On parle !

Que s'est-il passé ?

Il essayait de m'agresser.

J'ai pris la bouteille pour me défendre.

- Il t'a blessée ? - C'est moi qui l'ai tué.

Oh.

Il ne respire plus.

Il ne respire plus.

Que dois-je faire ?

J'appelle maman ?

- Maman ou la police ? - Non, pas la police.

- Lanshile… - Ça va ?

Donne-moi ça.

Donne.

Allez, donne.

Écoute, quoi qu'il arrive,

c'était moi.

Quoi ? Toi ?

- C'est moi, pour me défendre. - Je ne suis pas idiot, je sais.

- Allez, va-t'en. - Lanshile.

Ne t'accuse pas

de ce que tu n'as pas fait.

Toi et moi, tout va bien.

Il t'a fait mal ? File.

Non, Lanshile !

Je t'en prie, pars !

Ils vont nous trouver ensemble.

Va-t'en.

Et quoi qu'il arrive, ne dis la vérité à personne.

D'accord ? Ça va aller.

- Je ne peux pas ! - Lave-toi les mains.

Va te laver.

C'est moi qui l'ai fait.

File !

Et je me suis sauvée.

Quand la police est venue, elle a arrêté votre père.

Il leur a raconté qu'il...

avait voulu me défendre.

Et que Prince était mort comme ça.

Personne n'a cru Lanshile.

À cause de cette histoire

de rivalité entre Prince et lui

à mon sujet.

Sur l'influence de la famille de Prince,

Olanshile a été mis sous les verrous.

Il a passé des années en prison à attendre le procès.

Jusqu'à aujourd'hui,

votre père n'a jamais été au tribunal.

Personne ne l'a condamné. Il attend le procès.

Maman.

Pourquoi tu ne nous l'as pas dit avant ?

Ademide, je vous ai tout dit.

J'ai seulement caché que c'était moi qui avais tué Prince

parce que votre père m'avait dit de me taire.

Si tu nous l'avais dit,

on aurait été préparés.

On aurait su qu'il se battait pour toi.

On aurait ignoré tous les points négatifs.

Il faut faire reprendre l'affaire.

On ne peut pas se taire, il faut agir.

J'ai essayé.

- Maman. - Oui ?

On va tout faire pour protéger papa.

On doit faire tout ce qu'on peut

et trouver comment obtenir justice.

Code.

Le 24 août.

Entrez vite.

Papa.

Ne te mets pas en colère.

- Pardon. - Pardon, papa.

Lève-toi, mon enfant.

Pardon.

On est désolés.

Je le savais.

Je savais qu'elle cachait quelque chose.

Je le disais.

Je le disais !

Mais personne ne m'a crue.

"Awele,

tu aimes les problèmes.

Awele, tu es irascible.

Calme-toi."

Alors que les coupables, c'était Yejide et son mari.

Elle a juré qu'il n'y aurait jamais

la paix à Otanwa.

Pardon, maman.

Tu veux de l'eau ?

S'il te plaît, bois. Bois de l'eau.

Tu n'en veux pas ?

Pardon, d'accord ? Pardon.

- Awele. - Maman.

Oublie tout ça.

Pourquoi ?

Il faut que je les démasque.

Cette femme et son mari, un assassin.

Dans quel but ?

Pour me venger.

Tu veux parler

pas parce que tu penses à la communauté.

Mais parce que…

- tu veux te venger. - Et alors ?

Ce n'est pas ce que tu m'as appris ?

Et je te dis que je le regrette.

Pardon, maman.

- Oublie tout ça. - Non !

Et je te demande à genoux de ne pas le regretter.

Laisse-moi ça.

Je vais leur montrer !

Je vais leur montrer !

Laisse-moi ça !

Elle croit que je joue.

C'est ce qu'elle croit ?

Tu te rappelles

quand...

Maman.

Maman !

Maman !

Allez.

Maman !

Maman !

Maman, je t'en prie !

Oh !

Oh !

Comme ça ?

Bon. Bon, j'ai entendu.

Ça va, laisse-moi.

S'il te plaît, laisse-moi !

Ça suffit.

- Maman, s'il te plaît. - Laisse-moi !

Je vais te mordre.

Je vous mords, laissez-moi !

Laissez-moi tranquille.

Maman, s'il te plaît…

Je t'en prie…

Je suis désolée.

Désolée.

Maman !

Yejide.

Tu es en noir ?

Je suis en deuil.

Tu es venue par ce temps ?

Maman, ma belle-mère est décédée.

Je suis en noir pour l'honorer.

Ah, oui ?

Ezinne est morte.

Morte et enterrée.

Ah, morte et enterrée

- Maman. - Morte et enterrée

Quoi ?

Ne te moque pas. On mourra tous.

Je n'ai pas dit le contraire.

Oui, on doit tous s'en aller.

Mais on ne va nulle part, là.

On va devenir vieilles. Tu comprends ?

- Maman ! - Quoi ?

Ne te moque pas de la mère d'Awele.

C'est trop, maman.

Oublions tout ça.

Yejide,

quand la musique a changé pour toi ?

Avec l'âge, on se bat prudemment.

En voilà assez. Je suis fatiguée.

Fatiguée.

Tu es fatiguée ?

C'est normal, non ?

Lanshile s'est sauvé et tu l'as vu.

Quoi ?

Je n'ai pas vu Lanshile.

Je ne l'ai pas vu.

Il s'est évadé, je sais,

mais je n'ai pas vu Lanshile.

Ne me mets pas dans le pétrin.

- Tu ne l'as pas vu ? - Non.

Dis-moi quand tu le verras.

Pour qu'on fasse quelque chose.

- Tu entends ? - Oui.

Allons honorer la défunte.

Quelle défunte ? Laisse-moi.

Ce n'est pas bien.

Qu'est-ce qui n'est pas bien ?

Je ne veux pas de problèmes. On y va.

- J'arrive. - Maman, on y va.

- Maman ! - Oui ?

Dis à cette dame de ne pas partir

Je lui ai dit qu'il était temps de profiter

- Voilà. - Oui, papa.

S'il vous plaît, dites à cette chérie de ne pas se sauver

Je lui ai dit qu'il était temps de profiter

Tata, ne t'en va pas

Je me sens comme un enfant. Où est ma chérie ?

Chérie, prends-moi contre ta poitrine

Viens, que notre amour soit doux

D'où elle sort ?

Ne gâche pas la chanson.

Qui c'est, elle ?

J'essaie de chanter comme vous.

Moi aussi, j'ai du talent.

Tu as la voix de ta mère.

- Non, chante. - C'est pas drôle.

Et c'est faux.

Tu as ce qu'il faut.

- Ma chérie. - La voix !

Tu ne dois pas y aller ?

N'arrive pas en retard.

Je veux rester encore un peu avec toi.

Va te changer.

Ce n'est pas loin, il y a un raccourci.

Oh ! Je comprends mieux.

J'entends les instruments jusqu'ici.

Oui.

Un artiste.

- Fadekemi. - Oui ?

Tu ne vas pas au festival ?

Non, papa.

Je ne supporte pas ces gens.

Quel gens ?

Les femmes. Ignore-la, papa.

Elle n'y va pas à cause de son petit ami.

Ademide, arrête.

Ce n'est pas vrai ? Ne fais pas semblant.

Ce n'est pas vrai, papa.

- Tu as un petit ami ? - Non.

Elle en avait un !

Il l'a plaquée.

- Non ? - Ce n'est pas drôle.

Il t'a plaquée. Maintenant, elle a peur

de le voir et de retomber amoureuse.

Dis-lui d'arrêter.

- Arrête. - L'amour.

Arrête !

- Non, je n'y crois pas. - Papa !

Je le refuse de toutes mes fibres.

On ne plaque pas mon propre sang.

C'est ça.

- Oui ! - Impossible.

Allons donc ! Tu l'as vue ?

Elle a tout pour elle.

Maintenant, ça me revient.

Papa,

quand tu vas t'en aller ?

Dans quelques jours.

Dans quelques jours.

Ta mère…

prépare quelque chose.

Ne t'en fais pas.

On va te trouver mieux.

Et justice sera rendue.

Reprenez-vous.

Où que je sois avec vous,

ce sera le paradis.

Oh !

Vous êtes tout pour moi.

- Jeunesse d'Otanwa ! - Espoir de la communauté !

- Jeunesse d'Otanwa ! - Espoir de la communauté !

Faites du bruit si vous assurez !

FESTIVAL DE LA JEUNESSE

Oui, c'est ça !

Maintenant, regardez.

Regardez ça. Doucement...

C'est Otanwa !

Oui !

Une terre de stars !

Oui !

Si on bosse dur, si on est constant,

on devient ce qu'on veut.

Oui !

Que la fête commence ! Prêt ?

Prêt ?

C'est parti !

Vous êtes là, vous ?

- On est venues s'éclater ! - Oui !

En laissant maman seule ?

- Et toi, alors ? - Hein ? Moi ?

Moi, je soutiens notre cousin Ademide

avec qui vous n'avez pas fait la paix.

Et vous ?

Ademide est le seul à chanter aujourd'hui ?

Je me demande !

Qu'est-ce que vous avez dit à maman ?

Maman dormait.

- Alors, on est sorties en douce... - Et on a filé.

Les jumelles folles !

Ifunanya la folle !

Je vous en colle une !

- Les voleurs ! - Oui !

Voleurs !

- Des voleurs ? - Oui.

Ils ont forcé la porte d'une échoppe !

- La police ! - File !

Tu as vu comment je me comporte Je n'aime pas tes manières

Sens le groove Tu as vu comment je me comporte

J'essaie de rester cool…

Akinzo !

- Hé ! - C'est ta chérie !

Du calme, mec.

- Akinzo ! - Elle me plaît !

Je vais me marier avec elle.

Alors, quoi ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

D'où vous sortez ?

Que faites-vous habillées comme ça ?

On est allées… au… festival.

Maman, ça a été la panique.

La panique ?

Où est Ifunanya ?

Hein ?

- Ça fait mal ? - Un peu.

Désolée.

- C'est un peu enflé. - Oui.

- Le 24 août. - Ademide.

Quoi ?

Que s'est-il passé ?

Ademide…

Je suis dans le pétrin !

- Ademide ! - Ferme.

C'est la fille d'Awele !

C'est elle !

Pourquoi tu l'as amenée ?

- Elle respire. - Comment ça ?

La panique au festival.

La panique au festival ?

Je l'ai trouvée.

Ademide, pourquoi tu l'as amenée ici ?

Pourquoi pas chez sa mère ?

Fade, une bassine d'eau !

Okomi, exige qu'il l'emmène loin d'ici.

Pour qu'elle meure dans ses bras ? Pas question.

Tu connais nos histoires.

Que diras-tu si elle meure ?

Ademide.

Ademide, pourquoi ?

Hein ? Pardon.

Où tu as mal ?

- Fadekemi ! - De l'eau !

J'arrive !

BIENVENUE À OTAWA

B-Boy, ça va ?

Du nouveau ?

Il manque près de cinq personnes.

- Oui, mobilise-les ! - Hé, toi !

Toi, de la jeunesse !

Je cherche Akinzo, votre leader.

Maman d'Ifunanya, Akinzo est à l'intérieur, il se repose.

Il a pris de mauvais coups pendant la panique.

Il se repose ?

Vous n'avez pas dit

que vous ramèneriez nos enfants ?

- Quelle aide ! - Oui.

Je cherche encore ma fille, Ifunanya.

Je ne la vois plus depuis hier.

Son frère l'a sortie de la ruée.

Il était...

Son frère ? Qui est son frère ?

Quel frère ?

Ifunanya n'a pas de frère !

- Hein ? - Ademide.

Quoi ?

- Ademide. - Oui.

Le fils d'Iya Ade ?

Oui.

Bonté divine !

Ils ont tué ma fille !

Ils l'ont enlevée !

C'était le plan !

Je vais chez elle !

Je vais démolir sa maison !

Maman d'Ifunanya, attendez.

On y est allés et il n'y avait personne.

Où il a emmené ma fille ?

On va tout faire pour les retrouver.

Ils manquent aussi à l'appel.

Où il l'a emmenée ?

"On va..." Qui c'est, "on" ?

J'ai vu Ademide l'emmener vers les terres agricoles abandonnées.

- Les… - Quelles terres ?

Du côté de la rivière.

- Les vieilles ? - Avec l'eau.

- Là où il y a le sable. - Où ils draguent.

Maman d'Ifunanya.

Calmez-vous.

C'est ce qu'on fait, là.

On va les retrouver.

- Je suis calme ! - Ne vous en faites pas.

Je vous donne mon numéro au cas où.

- Oui. - Appelez quand vous voulez.

- S'il vous plaît. - Où ils draguent ?

Oui, c'est ça.

Ifunanya !

Hein ?

Bonté divine !

Seigneur !

Bonté divine !

Ifunanya !

Ifu...

Ifunanya !

Quoi ?

- Elle veut du thé. - Du thé ?

Je vais en chercher.

Tu vas aller chez nous lui prendre du thé ?

Je n'irais pas.

Emmène-la chez sa mère.

- Elle n'est pas morte. - Maman !

Elle est très faible.

Ce soir, elle pourra y aller.

Lanshile.

Prends le cadenas. Tu as ta clé sur toi ?

Oui.

- Ta clé est là ? - Oui.

Va t'asseoir.

Calme-toi.

Tu souhaiterais pareil pour ton enfant.

Sois sans crainte.

Elle rentrera plus tard.

- Elle dort. - Tu vois ?

Dis, où est ma fille ?

Hein ? Laisse ça.

Ademide !

Elle a battu mon petit.

Awele, je t'en prie…

Lanshile !

Calme-toi.

Seigneur !

- Calme-toi. - Alors,

c'est là que vous cachez ce criminel ?

- Hein ? - Awele…

Vous tous !

Tatie Awele !

- Venez voir ! - Je t'en prie !

- Tout va bien ! - Toi !

- Où est ma fille ? - Elle est ici.

- Ella va bien. - Alors, où elle est ?

- Elle se repose, elle est fatiguée ! - Ah, oui ?

- Elle ne risque rien. - Ça va.

Empêche-la d'appeler.

N'appelle personne, discutons.

Tata, je t'en prie !

Gars de la Jeunesse, je sais où...

Je sais où est le criminel !

De l'air ! À la terre agricole.

Là où tu m'as envoyée !

Où tu as dit. Suis le sentier !

- Je t'en prie… - Arrête !

Maman.

Il l'a aidée.

- Je t'en prie. - Ifunanya.

Tu vois ?

Ifunanya !

Mon téléphone.

Awele…

Oh !

Vous voulez tuer ma fille et j'arrive.

Tuez-nous maintenant.

- Non. - Tuez-nous !

- Prends le téléphone. - Ne lui donne pas.

N'appelle pas, je t'en prie.

"Je t'en prie" ?

Je t'ai envoyé en prison ?

J'ai dit que ton mari devait

voler les gens ?

Je n'étais pas avec eux.

J'étais simplement avec ma famille.

Oui.

Écoute, même si on a des problèmes,

réglons-les en famille.

C'est qui, ta famille ?

Des fous.

Maman.

Maman, ils m'ont sauvé la vie.

Ils m'ont sauvée.

Ademide m'a portée en pleine nuit jusqu'ici.

Ils m'ont réanimée.

Sans eux, je serais morte.

Mensonges !

Ils jouent la comédie ! Oui !

Pourquoi ne pas la ramener ?

Parce qu'ici, c'est plus près.

Hum !

Ils t'ont amenée ici

pour cacher leur secret.

Il sera vite dévoilé !

Alors, ils essaient de se trouver des alliés.

Awele !

- Non? - Tatie Awele !

Lâche prise, maman.

- Awele. - Maman, lâche prise.

Lâcher prise ?

- Hein ? - Maman !

Tu sais ce que cette femme m'a coûté ?

S'il te plaît.

Tu sais ce que j'ai perdu à cause d'elle ?

Awele, je t'en prie…

Oublions toutes ces histoires, je t'en prie.

Nos mères se sont battues pendant des années.

On n'était même pas nées.

Elles nous ont transmis la guerre.

Et maintenant, on se bat.

On se rend la vie infernale.

Que ça te retombe dessus !

Tu vas causer ta perte et celle de tes enfants.

Vous allez aller en prison !

- Non ! - Si !

- Tata ! - Qui est ta tata ?

- Hein ? - Awele.

J'ai appris quelques leçons en prison.

Écoute.

On peut tous voir une guerre éclater,

mais personne ne sait quand elle finit.

C'est parce que tu veux te venger.

Et alors ?

C'est pas ce que tu m'as appris ?

Et je le regrette, je te le dis.

Awele.

Oublie tout ça.

Je t'en prie.

- Maman ! - Ne fais pas ça.

- Arrête ! - Awele.

Maman, ceux de la Jeunesse ! Ils arrivent !

En avant !

- Lanshile ! - Laisse-moi.

Toi ! Toi !

- Awele... - Tata, je t'en prie.

- Maman, tu ne peux pas ! - Mon mari.

Je vais te gifler ! Oui, te gifler !

Où est le détenu ?

Sauvez-moi de cette folle !

- Où sont-ils ? - Aidez-moi !

Je vais te gifler !

Vous savez que ça appartient à ma mère ?

On travaille dessus.

Sorcière ! Je vais te gifler !

Ta vie sera gâchée !

Hé !

Tu m'as dit, mon frère,

que tu avais vu Ifunanya par ici.

Je suis venue la chercher.

J'ai ses sandales. Cette folle

bloque l'entrée.

D'instinct, je me suis dit

qu'elle cachait quelque chose.

Vous m'avez dit que vous avez vu

un des évadés.

On est là pour ça !

Non. Le problème, c'est que...

Je vais te frapper !

C'est quoi, le problème ?

- Elle m'a mordue ! - Garce !

Quel est le problème ?

Hé !

Vous ne confirmez pas que vous avez vu quelqu'un.

Mais j'ai rassemblé la Jeunesse !

- On a même appelé la police ! - Quoi ?

- Oui. - Je n'avais rien demandé de tel.

Je pensais juste…

C'est une sorcière !

Libérez ma fille !

C'est quoi, ce délire ?

Je n'ai pas pris sa fille !

Pourquoi faire ça ?

Elle a enlevé ma fille.

Ce bien est à ma mère.

Aidez-moi !

Idiote !

Bon sang !

Kinzo ! Viens.

Jeunes gens, elle ment !

Si elle n'a rien vu,

c'est qu'elle invente ?

Exactement.

Il faut qu'on fouille.

- Il faut ! - Oui, on fouille.

Il n'y a qu'Ifunanya !

Que ma fille !

- Fouiller ? - Relâchez-la !

C'est chez ma mère.

Jeunesse d'Otanwa !

Espoir de la communauté !

Cernez les lieux.

Ojo, on entre.

Je vous disais...

Vous allez où ?

- Restez ici ! - Où allez-vous ?

Restez ici !

Les gars...

Allô, monsieur ?

Oui.

C'est moi, Ifunanya.

Oui. Je vous en prie, faites vite.

D'accord.

On va réussir à sortir.

Deux vont rester ici.

Si quelqu'un arrive,

- retenez-le. - Pas de souci.

Ojo, on y va.

Bien, monsieur.

Alors ?

On fait quoi ?

Il faut d'abord faire sortir ton père.

Ils sont partout. Il faut faire attention.

Chut !

Je vais y aller.

Papa !

B-Boy avait raison.

Ta mère a vu quelque chose, hein ?

Vous cachiez quoi ?

Un détenu !

Tu sais ce que ces types

ont fait à Otanwa ?

Ils cambriolent et nous rendent la vie infernale !

Mon père n'est pas un de ces types.

- Qu'en sais-tu ? - C'est vrai.

Mon oncle est quelqu'un de bien.

Akinzo…

Ojo…

je vous en supplie.

Je vous en prie...

Mon père est victime des circonstances.

Si tu le dénonces, il n'aura aucune chance

d'obtenir justice.

C'est une longue histoire.

- Mais... - La justice doit suivre son cours.

- Ojo, saisis-toi de lui. - Non !

Akinzo, c'est quelqu'un de bien !

Akinzo…

Non, ne fais pas ça ! Je t'en supplie !

Akinzo !

Je t'en supplie !

Je devais vous voir !

Au moins, je vous ai vus.

S'il faut que j'y aille,

laissez-moi y aller.

Papa est quelqu'un de bien.

Protège mes enfants de tous ces gens dehors.

Ils n'ont rien fait.

Papa, non !

Ça va aller.

Je crois qu'on devrait le laisser.

Ojo.

T'es malade ?

Qu'est-ce que tu dis ?

Akinzo,

je sais que tu ne ferais rien

contre la loi.

Je sais.

Mais... réfléchis bien.

Il s'est évadé !

- Oui, mais... - On dit quoi aux autres ?

La police va arriver !

- Akinzo... - On est venus pour ça !

Akinzo, s'il te plaît, voyons comment les aider.

Tu peux m'emmener.

C'est ce qu'il faut faire.

Akinzo, je t'en prie…

Mais protège-les.

Emmène-moi.

Les enfants, laissez-les m'emmener.

Akinzo !

Vous avez vu quelqu'un ?

Non, personne.

Vous voyez ? Retournez à votre travail.

Cette femme est une calamité.

Elle ment !

Maman Ade, on ne s'en va pas.

- Non. - On va attendre la police.

On va attendre !

Laissez-moi rentrer chez moi.

Je cuisine chez moi

à cause de cette sorcière !

- C'est toi la sorcière. - Arrête !

Arrête !

Détendez-vous.

On va rester ici tous ensemble.

Vous m'entendez ?

C'est que mes clients m'attendent.

Je dois y aller.

Yejide...

- Ta vie sera un enfer ! - Attends.

Elle divague !

Elle ment !

C'est mon client qui m'appelle.

C'est mon client.

Hé !

- Allô ? - Allô ?

Mon client !

Cher client !

Désolée, je ne peux pas venir, ils me retiennent.

Je ne peux pas partir.

Tout va bien.

Merci.

Alors ? Vous avez vu quelqu'un ?

Non.

- Merde. - Ben, quoi ?

- Non. - Personne ?

- Non. - On n'a rien vu.

- Ifunanya. - Madame !

Pour cette fausse alerte,

- vous serez punie. - Oui !

Merci.

Merci.

- Tu vas voir ! - Je vais te gifler !

Je te gifle…

Arrête maintenant !

Vous voyez ?

Quelle que soit ma vengeance,

je ne retrouverai pas ce que j'ai perdu.

Non ! Je vais te gifler, Yejide !

Sous-titres : Anne Bruant

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