All language subtitles for 2024.FRENCH

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional) Download
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂ®)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian Download
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Tiens, Alice?

Tes résultats de tests ADN sont arrivés.

Super, merci.

Tu les ouvres pas?

Non, c'est pour mes parents et mes beaux-parents.

C'est la 1re rencontre. J'espère que ça va briser la glace.

On a fait ça à Noël.

Mon père est 10 % australien. On a offert un slip kangourou.

C'est vrai? Ça promet, alors.

Je vous en prie.

Bon...

Alors...

Pour être honnêtes, on hésite avec une Mercedes.

Ah ah! Mercedes!

Il y a toujours des gens qui veulent acheter allemand...

Vous savez pourquoi ces voitures sont plus puissantes?

Ils ont de meilleurs ingénieurs?

Perdu.

Parce qu'en Allemagne, il n'y a pas de limitation de vitesse.

Là-bas, il y a un intérêt à avoir un V6

Ă  injection qui pousse jusqu'Ă  280. Mais en France?

À quoi ça sert d'acheter 80 000 euros pour faire du 130?

- C'est pas faux. - Non, c'est pas faux.

Comme je dis toujours:

"Tu veux une Mercedes? Va vivre en Allemagne."

VoilĂ . Enfin...

Vous avez envie d'y vivre?

- Madame? - Non.

- Thierry? L'Allemagne? - Sûrement pas, non.

Moyen, hein?

Personne ne veut. Même les Allemands hésitent.

Non, franchement...

Votre bonheur, il est en France.

Avec une belle voiture française.

Hm. Hm?

Allez!

Comme je dis toujours:

"Quand tu viens chez Peugeot, tu retournes plus chez Merco!"

Bon, t'es prĂŞte pour la rencontre?

Évidemment que je suis prête.

Je suis ravie de rencontrer les parents d'Alice.

Elle est formidable.

On l'aime beaucoup avec ton père. - Je sais. Elle aussi vous aime.

La seule chose: je ne sais pas comment m'habiller.

Faut faire bonne impression.

- Oh bah ça, je m'inquiète pas. - Oh bah non.

Ton père et moi, on ne fait pas de manières.

Tiens, François, essaie de la monter, je sais pas.

Je t'ai pas vu avec une cravate depuis le mariage de Thomas.

- C'était celle-là. - Le costume est le même?

- J'aimerais bien. - Bah voilĂ .

Oh!

- Magnifique! - Dis donc, très élégante,

maman. - Merci, chéri.

J'essaye d'être au niveau de ton père. Attends.

Oh...

T'es mieux comme ça.

- Mon Dieu c'est magnifique! - C'est joli.

Un peu froid, mais joli.

Nous voici au château de Janzac,

domaine de la famille Bouvier-Sauvage.

Ils font leur vin depuis des centaines d'années.

Oh la vache!

- Eh beh... - Oui...

- Tu prendras aux statues. - À droite, là?

- On a bien fait de s'habiller un peu. - Ouais.

J'ai bien fait de pas apporter de pinard.

C'est long.

Oui, on voit toujours pas la maison.

C'est pas une maison, c'est un château.

Ils auraient pas dĂ» mettre le portail aussi loin.

Ah, le voilĂ .

Ah quand mĂŞme!

- Ah ouais... - C'est ça?

C'est cossu, hein...

C'est vraiment cossu, hein.

- Non, non, c'est cossu. - Ah! Oui!

- Cossu. - Vas-y, passe sous le porche.

Tu vas trouver une place sur le parking.

Ah oui, c'est pas la place qui manque.

Ah ouais.

- Ça en jette, hein! - Nous y voilà.

- Ah la vache... - Ah...

Voitures allemandes, je suis pas surpris.

- Commence pas, chéri. - On y va, oui?

Je vais m'abîmer tous les talons.

Commence pas, chérie.

- Merde, j'ai oublié les fleurs. - Tiens, les clés.

Merci.

Allez-y, je vous rejoins!

Bonjour, je suis Gérard Martin, je suis le père de François.

Voici mon épouse Nicole. Vous êtes Mme Bouvier-Sauvage?

Ah non, monsieur, je suis la gouvernante.

Ouh lĂ , non, oui, c'est Maria. C'est la gouvernante.

Je vous en prie.

Ça va, Maria?

- Oui, très bien, et vous? - Oui, merci.

- Ah oui. - Alors?

Euh bah...

- Je vais prendre votre veste. - Ah oui.

- Fais voir ton manteau. - Ah oui.

- Tiens, chéri. - Bah oui.

Merci, François.

Oui...

Un tapis au mur, c'est original...

Bonjour!

Bonjour, soyez les bienvenus.

Comment allez-vous?

- Très bien et vous? - Catherine Bouvier-Sauvage.

Enchantée de vous connaître.

Nicole... Martin...

Enfin, Nicole Martin. Enchantée également.

- Catherine Bouvier-Sauvage. - Gérard Martin.

- On vous a confondue avec la gouvernante. - Ah...

C'est original, ça m'était jamais arrivé.

Bonjour, François.

- Bonjour, Catherine. - Ça va?

- Bien, merci.

Tenez. Pour vous remercier pour votre accueil.

Elles sont jolies, c'est très gentil.

Merci beaucoup. Maria?

Vous me mettez ça dans un joli vase, s'il vous plaît?

Bonjour!

Oh, Alice, quel plaisir de te voir!

Bienvenue Ă  la maison.

On est heureux d'ĂŞtre lĂ .

- Moi aussi. - Et nous aussi.

Depuis le temps qu'on voulait vous présenter!

- Hein, maman? - Enfin!

Suivez-moi. Frédéric nous attend au petit salon.

Allez-y, entrez.

Oh, comment allez-vous?

Frédéric Bouvier-Sauvage, enchanté.

- Nicole Martin. - Frédéric Bouvier-Sauvage.

- Ravi, ravi, ravi. - Gérard Martin.

Mais oh!

Je vois de qui François tient son regard pétillant.

Oh, merci pour le compliment.

Je crois qu'il était pour moi, maman.

Le mal élevé!

Ça, c'est plutôt de son papa qu'il tient ça.

C'est bien possible, hein, chéri?

Ils complimentaient le domaine.

- Ah oui. - C'est un lieu exceptionnel.

Oui, c'est vrai. C'est vrai. 600 hectares de terres,

dont 500 de vignes.

Sans prétention, je crois pouvoir dire...

Que... peu ou prou, c'est une des plus belles propriétés d'Aquitaine.

Je vous fais découvrir?

Le château de Janzac est dans ma famille depuis plus de 500 ans.

On l'a seulement perdu pendant la 2nde Guerre mondiale,

quand les Allemands l'ont occupé.

C'était le quartier général du maréchal Van Kloug.

Oui, de mai 43 Ă  juillet 44.

Jusqu'au moment où il est rentré à Berlin.

Il avait participé au complot contre Hitler de Stauffenberg.

- Oui, oui. - Dans la tanière du loup.

- Vous voyez qui je veux dire? - Euh oui.

- Les Allemands, encore des mal élevés! - Oui, ça...

C'est le moins qu'on puisse dire.

Si ça vous intéresse, je vous fais la visite?

- Avec plaisir. - Accompagnez-moi.

- Venez. - J'aurais peur de me perdre.

Oh, belle bĂŞte, hein!

- Je savais que ça vous plairait. - J'adore le billard.

- J'ai failli en acheter un. - C'est un billard français.

Alors moi, je joue à l'américain.

Comme dans tous les bars PMU. Celui-lĂ , c'est un vrai billard.

On ne met pas la pièce pour faire tomber les boules.

Oui, c'est moins ludique, aussi.

Oui, c'est moins ludique. Mais enfin, non...

Le billard français, c'est un sport de stratégie.

C'est cérébral, ce sont des combinaisons.

Ça se joue avec trois boules, sans les trous.

Comme la pétanque.

Ça, je ne sais pas, je n'y joue pas.

C'est dommage, c'est aussi très ludique.

Sans doute. Sans doute.

Je vais vous montrer quelque chose qui va vous intéresser.

- Oh lĂ  lĂ ! Oh lĂ  lĂ ! - Merde.

De toute façon, y a pas de trou, alors...

Ludique, ludique, ludique.

- Alors, poursuivons. - J'ai rarement vu ça.

- C'est majestueux. - Merci.

- Tout va bien, mesdames? - Très bien.

- Chéri, t'as raté quelque chose. - Quoi?

Un jardin d'hiver magnifique avec des orangers,

des orchidées très rares. - Nous aussi, on a un jardin d'hiver.

On appelle ça une véranda.

Et voilĂ  ma photo de famille.

Vous avez, réunis ici, un certain nombre de mes ancêtres

depuis le 13e siècle, voilà.

- C'est dingue! - Oui, oui.

On n'a pas pu tout mettre. Il y a beaucoup de grands hommes

dans ma famille. Il a fallu faire des choix.

C'était avant le féminisme. Parce que, comme vous voyez,

que des hommes. - Non, mais je sais bien!

C'est difficile Ă  imaginer,

mais nous avons bâti tout ça, le grand royaume de France,

craint, adulé, respecté

avant le féminisme.

Comment avons-nous fait?

Pour être respecté, il faut évoluer un peu.

C'est pas le moment.

De quoi? De défendre les femmes?

Je te l'ai toujours dit.

Tu me laisses le 14e, le 15e, le 16e et le 17e siècle,

s'il te plaît et je te rends volontiers le 21e.

Bon, on se retrouve au salon. Viens.

Je termine la visite?

D'ici jusqu'en 1834, vous avez tous les ducs de Janzac.

Le titre a été octroyé à mon ancêtre Anselme Bouvier par Louis IX.

C'était le Grand Saint-Louis.

Pour bravoure lors de la 7e croisade.

Il a tranché le pied d'un Sarrazin lors d'une échauffourée avec le roi.

Ouh lĂ !

Ça n'est que beaucoup plus tard que mon bisaïeul

Gonzague Bouvier de Janzac

n'avait pas d'héritier mâle et a perdu le titre

lors du mariage de sa fille unique Geneviève Bouvier de Janzac en 1834.

- Ah mince! - Ah oui, c'est ballot.

Enfin!

Nous nous considérons

toujours comme des ducs. VoilĂ .

La preuve: l'un de nos grands crus s'appelle "Duc de Janzac".

- Ah oui, quand mĂŞme! - Mais bon.

Allons peut-être nous rafraîchir, chérie.

C'est de circonstance.

Nous revenons

d'un voyage en Toscane. - Merci, Maria.

- On y va tous les ans. - Ah?

Catherine est d'origine italienne. Sa grand-mère était princesse.

Elle n'est pas très objective,

mais il faut reconnaître que nos amis italiens

s'y connaissent grandement en gastronomie...

et en vin! Et en vin! - Oui!

C'est vrai, c'est un endroit merveilleux.

Comme je suis italienne d'origine,

je me sens chez moi.

Voilà, tout simplement, c'est dans mes gènes.

Et pourtant, GĂŞnes n'est pas en Toscane.

Non, c'est pas en Toscane!

- Pardon, pardon, pardon. - Nous, on est très "France",

dans nos voyages, hein? - Exactement.

La France est le plus beau pays du monde.

- Eh oui. - On n'a pas assez d'une vie

pour tout découvrir.

Il y a de belles choses à côté de chez nous.

- Exactement. - Mes parents connaissent bien

la Barbade, les îles grenadines et Bali,

mais ils ne sont jamais allés en Bretagne.

Mais non?

- Non. - On ira quand on sera vieux.

- VoilĂ . - Oui, alors...

On visite surtout la France.

Mais Gérard oublie un petit détail:

il ne prend pas l'avion.

- Ah! - Forcément, ça n'aide pas.

- Tu imagines? Ne pas prendre l'avion? - Non.

Je vends des voitures, c'est ma passion.

Dès que je touche plus le sol, je suis mal.

Bien sûr.

Vous vendez quoi, comme voitures?

Voitures françaises. Peugeot.

Hm.

Vous connaissez?

Bien sûr. Personnellement, j'en ai jamais eu.

- On a une gouvernante qui a une... - Une 206.

Une vieille 206. Elle a l'air d'en ĂŞtre contente.

Tu m'étonnes, c'est le modèle le plus vendu.

La 206 est inusable.

- Ah bon? - La 208 aussi.

Très fiable. Toutes nos voitures.

Bah...

J'ai la plus grosse concession

de toute l'Aquitaine.

Passez me voir.

Je vous montrerai notre dernier modèle.

Eh ben d'accord.

Vous savez, je suis très "voiture allemande".

- J'aime la qualité. - Ba ba ba ba!

On en reparlera quand vous serez passé chez moi.

Je crois que les voitures, c'est un peu comme le vin.

Si on a les bons modèles,

ça marche et si on a les modèles merdeux, ça foire.

C'est ce que je dis Ă  mes clients.

Je ne suis pas un bon vendeur, je vends des bons produits.

Évidemment.

Français, hein. Français.

Vous avez déjà goûté mon vin?

Ah, euh, non. Jamais.

Alors, écoutez, accompagnez-moi.

Nous allons vérifier ça tout de suite.

Laisser tomber le champagne, vous allez voir.

C'est un autre voyage.

Allons-y.

Duc de Janzac, 1955.

Ouh lĂ .

Oh, il sent bon, hein.

Hm.

Hm!

Il est encore bien alcoolisé, hein?

Et en même temps, on sent la mûre derrière.

Et puis alors, en fin de bouche...

Un tout petit peu de tabac

mâtiné avec du cuir. Hein?

Le cuir, je le sens pas trop, mais il est très bon.

C'est normal.

Moi, mon palais est habitué.

Ça coule dans mes veines.

C'est pareil pour moi.

Je peux distinguer un V6 d'un V8 les yeux fermés.

Ah oui, formidable.

Et quand je vois ces bouteilles accumulées là

depuis plus d'un siècle par mes ancêtres,

je me sens fier.

Vous pouvez ĂŞtre fier.

Je mesure ma responsabilité.

De pas trop boire?

- Non, non!

D'ĂŞtre un Bouvier-Sauvage.

Hein? Oui.

Un Bouvier-Sauvage ne peut pas être moyen ou médiocre.

MĂŞme au billard?

Touché! Touché! Très drôle. Très drôle.

Mais aujourd'hui...

c'est à Alice, tout ça.

C'est elle qui va prendre la relève.

Elle y arrivera sans souci.

Elle est super, votre gamine.

Depuis que François est avec elle, il est transformé.

Je n'en doute pas.

Ce que je veux dire, c'est qu'à un moment donné,

elle devra faire un choix de vie

en accord avec ses...

ses satanées origines. - Oui, je sais, oui.

Ils sont tellement amoureux...

Franchement, sans prendre de risques...

j'ai l'impression que sa décision est prise.

Ah non, pas du tout.

- Ça a l'air de rouler, leur histoire? - Oui...

C'est une jolie amourette, une sympathique aventure.

Mais enfin... Alice,

sa vie est toute tracée. Je ne doute pas que le moment venu,

elle fera le bon choix.

Ah. C'est pareil pour mon fils.

Lui aussi devra faire le bon choix.

Oui, mais non.

Comment ça, non?

Même avec tout le respect que je vous dois, Gérard,

vendre des voitures, c'est pas pareil.

Nous, nous héritons d'un patrimoine culturel.

On est des Bouvier-Sauvage.

À grande famille, grosses responsabilités.

Même si ça ne nous amuse pas tous les jours.

- Bah 8, hein. - 8?

On en aurait eu 8. Il fallait le retenir, Gérard.

Oui. Ah!

Qu'est-ce qui se passe? T'es tout seul?

- T'as beaucoup bu? T'es tout pâle. - Non, t'inquiète pas.

Excusez-nous, nous avions des choses Ă  nous dire.

Oui, oui, tout Ă  fait.

En parlant de choses importantes, on a une annonce.

C'est maintenant.

Si on a organisé cette rencontre,

c'est pour vous dire que François a demandé ma main et que j'ai dit oui.

- On va se marier! - Oh!

C'est merveilleux.

Je suis contente

pour vous, les enfants. - Merci!

Bravo! Hm...

Je suis fier de toi.

- Maman. - Oui, ma chérie.

- Je t'aime. - Moi aussi.

- Je suis contente. - Nous aussi, ma chérie.

C'est soudain, mais c'est une grande nouvelle.

Ah! Alice, Alice, Alice! La reine des surprises.

T'aimes pas les surprises.

Avoue que celle-lĂ  te fait plaisir.

Je veux que tu sois heureuse.

Je suis très heureuse, papa!

- Eh beh voilĂ . VoilĂ . VoilĂ . - Catherine!

Frédéric...

Pour une 1re rencontre,

c'est beaucoup d'émotions. - Oui.

- Catherine, je vous embrasse. - Oui.

Merci, monsieur.

- Merci. - C'est sûr qu'on s'y attendait pas.

- C'est une grande surprise.

Bienvenue dans la famille, Frédéric.

C'est un plaisir.

C'est un honneur.

Et une responsabilité! Ouh là.

Vous étiez au courant?

Non.

Mais je savais que le moment venu, Alice ferait le bon choix.

Ah ah.

Mes amis, je propose que nous remplissions nos verres.

Hein? VoilĂ .

Et que nous les levions...

- Frédéric? - Hm?

- Oh lĂ  lĂ . - Pas plus?

Et que nous les levions

en l'honneur des jeunes mariés.

Avec tous nos vœux de bonheur.

Aux futurs mariés!

Aux futurs mariés!

Et Ă  l'union

de nos deux familles. - À l'union de nos familles!

- De nos deux familles. - C'est un plaisir,

mais c'est aussi un honneur. À l'union de...

De nos deux familles.

Et! Et!

Et au bon choix d'Alice. Ah oui.

Oui, ça va, on a compris. T'as trop bu ou quoi?

Non, non, je suis heureux. C'est une grande nouvelle.

Hein, Frédéric? C'est une grande nouvelle?

En général, on organise ça chez la mariée.

Oui, c'est mĂŞme une tradition. Hein? Les traditions...

Tout Ă  fait, c'est la tradition.

Si on respecte les traditions...

Votre domaine est tellement somptueux...

Oui, c'est vrai que la propriété est un véritable joyau.

Il faut trouver le bon moment.

Oui, en septembre, ce sont les vendanges,

en fin d'année, Courchevel...

Hm.

Le printemps, c'est la Toscane.

Ah oui, vous êtes bien occupés.

- Oui. - Tu seras présent à mon mariage?

Bien sûr, ma chérie.

Nous, l'année prochaine, on a beaucoup de dispos.

Aucun souci, on se calera sur vous.

VoilĂ .

- On prend le dessert au salon? -Très bonne idée.

On est très bien ici pour le dessert.

Non, non, ne vous embêtez pas. On est très bien ici.

On reste ici et on cherche une date.

Non, écoute, Alice, maintenant, ça suffit.

On va pas régler ce mariage, maintenant, au coin d'une table!

On peut commencer.

C'est pas comme ça qu'on fait.

C'est précipité.

- On n'a pas eu de fiançailles. - Plus personne ne fait ça!

Oui, bah c'est bien dommage!

Écoutez, Arlette et Gérard...

Nicole. Moi, c'est Nicole.

Bien sûr, Nicole.

Pourquoi je dis "Arlette"?

Non, non, Nicole et Gérard...

- Gérard. - Un mariage,

pour notre famille, c'est lourd de sens, de conséquences.

J'ai d'ailleurs expliqué à Gérard, il a très bien compris.

On est des Bouvier-Sauvage.

À grande famille, grandes responsabilités.

Ça faisait longtemps.

- Oh oui. - Non, tu comprends,

je connais mĂŞme pas le nom de...

- Nicole. - Et de...

Gérard.

- Je sais pas comment tu vas t'appeler. - Martin.

Le nom de famille, c'est Martin.

C'est joli, Martin.

- Bah, c'est Martin. - Oui, c'est joli.

Y en a plein,

des Martin, en France.

Tiens, rien que le type

qui répare les tracteurs, avec le gros pif, là.

Il s'appelle Durand, lui.

- C'est du pareil au mĂŞme. - Papa...

Pourquoi pas Dupond, tant qu'on y est?

Frédéric...

Pardon, excusez-moi.

Dupond, lĂ ...

Non, vous excusez pas.

C'est pas passé loin. Dupond, c'est mon nom de jeune fille.

- Ah oui? - Dessert au salon?

- C'est une bonne idée.

Tu t'es calmé? Tu veux bien que je me marie?

J'ai rien contre ce mariage, ma chérie.

Ne me fais pas passer pour le méchant aristocrate qui s'y oppose.

- Y a aucun risque. - C'est formidable.

Cette rencontre est l'occasion

de mieux se connaître. - Exactement.

Justement, Ă  ce propos, on a un petit cadeau pour vous.

- Papa, ça va beaucoup te plaire. - Ah bon, c'est quoi?

Mon labo est américain. Ils nous ont offert des tests ADN.

Oh!

Ça marche comment, votre truc?

Ça marche bien! On l'utilise beaucoup en généalogie.

C'est une formidable avancée.

C'est pas étonnant.

Ça détaille toutes vos origines.

Ça permet de retrouver une famille qu'on connaissait pas.

J'avais vu ça, un jour, au journal.

C'est original, ça change des cadeaux habituels.

Quelle bonne idée! Que tu t'intéresses à tes origines,

rien ne pouvait me faire plus plaisir.

Les chiens ne font pas des chats, papa.

Je ne connais pas ma famille.

Maman était célibataire et orpheline à 5 ans.

Je ne sais rien de mes origines.

Dis donc entre ça et le mariage, c'est beaucoup d'émotions.

Ah oui?

Les résultats, c'est longtemps après?

Les résultats, les voilà.

Hein?

VoilĂ , tiens, pour toi, papa.

Les résultats sont déjà là?

- C'est rapide, ces tests. - Comment vous avez fait?

On a fait les prélèvements. Pas besoin d'attendre.

J'ai pris des cheveux Ă  toi.

- Ah bon? - Papa, j'ai récupéré un pansement

quand tu t'étais coupé.

Maman, toi, j'ai pris tes cheveux.

Et papa, tes poils de barbe.

Alors? Qui commence?

Vous les avez regardés, vous, les résultats?

- C'est pour vous. - On sait pas ce qu'il y a dedans.

C'est fou de se dire que toute ma vie

est enfermée dans une petite enveloppe.

- Eh oui. - Enfin bon...

Je suis français depuis toujours. Je peux commencer.

Enfin un courageux.

Non, j'ai rien Ă  cacher.

Nous non plus, on n'a rien Ă  cacher.

Notre test ADN est sur les murs de ce château.

Nous sommes en France depuis Louis VI le Gros.

Et sans l'incendie des archives de Paris

en 1033,

nous serions remontés jusqu'à Pépin le Bref.

Vous voyez qui je veux dire?

- Le père de Charlemagne. - Ah oui.

VoilĂ .

- Bon bah je me lance. - Allez-y, allez.

Hm hm.

Alors...

Suspense, suspense...

Oh putain...

Qu'est-ce qu'il y a?

- Oh putain! - Y a écrit quoi?

- Il est sûrement bulgare. - Frédéric!

Mais quoi?

- Putain, je suis allemand! - Non?

Oh la vache!

Ă€ 50 %!

- Oh la vache! - Mais non?

- Bah si. - Allemand?

- Qu'est-ce qui a pu se produire? - Bah oui, allemand.

- Tu me l'avais jamais dit. - J'étais pas au courant!

Comment c'est possible? À 50 %?

- Regarde! - Dis, donc c'est fiable, vos tests?

Oui, c'est scientifique.

- 50 %, j'y crois pas. - C'est violent.

Y a rien de grave, tu vas en apprendre plus sur ta famille.

Je vais avoir une conversation avec mon père.

Si c'est mon père!

- Oui, c'est un choc.

- Ça va pas mieux. - 50 %!

- Il a pris un coup de pelle. - De l'eau.

- VoilĂ . VoilĂ . - Merci.

Je comprends pas.

Mes parents ne parlent pas allemand.

- Je l'aurais su, non? - Vos parents vous l'ont caché.

À une époque, c'était pas très populaire.

Ça l'est toujours pas tellement aujourd'hui.

Les secrets de famille existent.

Celui-lĂ  est gros!

Hm hm. Vous n'avez jamais eu de soupçons?

Quel genre?

Un de vos parents qui écoute du Wagner, très exalté?

Ou qui est fan de choucroute ou d'uniforme?

Ou qui rêve d'envahir la Pologne en se saoulant à la bière brune?

- Ah, très drôle. - Non, mais...

j'essaie d'aider, c'est tout.

J'en reviens pas.

- Buvons un verre pour nous remettre. - Très bonne idée.

Allez, finalement, tout ça est assez amusant.

- Oh bah non. - Bon, allez, je vous propose

de lever notre verre à la santé de notre ami Gérard.

Ă€ Gerhardt!

- Frédéric!

Pardon, excusez-moi.

C'était trop tentant.

Trinquons Ă  la grande Allemagne.

Ah non.

Papa, ça suffit.

Mais quoi? C'est votre idée? On peut en rigoler un peu, non?

Non, là, tu oublies tes manières.

On peut accueillir nos hĂ´tes correctement.

On peut pas me reprocher de l'avoir mal accueilli.

La preuve en est,

ses grands-parents nazis

ont occupé le château de 40 à 44.

- Chéri, on y va, lève-toi. - Papa, s'il te plaît.

C'est la rigueur allemande. À 20h, tout le monde au lit, hop!

On jette la viande dans le torchon!

Vous voulez que je vous prĂŞte

ma Porsche pour rentrer?

Elle est électrique. C'est mieux qu'une 408.

Ça suffit, tu viens t'excuser!

Tu t'excuses, Frédéric.

Je suis désolé. Compte tenu de mon histoire familiale,

j'ai un problème personnel

avec les Allemands, ça n'a rien à voir avec vous.

Merci de le préciser.

Bah oui, bien sûr.

- C'est pas contre toi. - Nicole, Gérard, vous restez.

L'Allemagne est un très beau pays. On va pas se disputer pour ça.

Soyez fier de vos origines.

- Elle a raison, c'est beau.

Il est beau, ton pays, mon chéri.

Sois content: on peut y aller en voiture.

Oui, c'est bourré d'autoroutes.

- Et puis non limitées. - Je suis désolé d'être aussi tendu.

C'est tellement soudain. Il faut que je digère.

Vous voulez un petit Schnaps?

Vos grands-parents en ont peut-être laissé à la cave?

Non, mais c'est vous qui avez raison. Il vaut mieux en rire.

Ça change rien à ce que je suis.

J'ai toujours une grosse concession et je reste français.

VoilĂ  la bonne attitude!

Si les Allemands font la guerre, c'est gagnant / gagnant.

Le Gerhardt s'assoit tranquillement

dans son canapé et il attend le nom du vainqueur.

On pensait pas que ça allait vous bouleverser.

Aucun souci, ça va.

On parlait d'un cadeau original, c'est réussi.

Allez, prost. Euh... santé.

S'apercevoir qu'on a eu des nazis dans sa famille...

- Il a dit quoi? - Rien du tout.

Le mieux, c'est d'arrêter. On a eu assez d'émotions.

- Oui, oui. - C'est mieux comme ça.

Allez, on a bien ri. Parlons d'autre chose.

En même temps, maintenant qu'on a commencé...

On pourrait continuer un peu?

Euh...

C'est vrai, ta mère a raison.

Ça me dirait bien de voir la suite. On pourrait rigoler.

Ça n'est pas un jeu, Gérard.

Ça vous a bien fait marrer, non?

Pas vraiment.

On était désolés pour vous.

Maman?

Je sais pas, moi. Nicole, allez-y, si vous voulez.

Les Martin ont commencé.

- Je pense que lĂ , c'est plutĂ´t Ă  vous. - Ah oui.

Elle veut dire "à toi", chérie.

Merci de ton aide.

Y a pas de suspense avec moi.

C'est vrai que ça fait bizarre.

T'inquiète pas. Gérard est allemand, le pire est passé.

- Ah ah ah! - Allez-y quand mĂŞme.

Alors...

Oh!

Mais quoi?

Catherine!

Elle fait un malaise, elle fait un vagal!

Ça va ma chérie?

Qu'est-ce qui s'est passé?

Je suis portugaise.

Quoi?

Je suis portugaise!

N'importe quoi.

Qu'est-ce que tu dis?

Qu'est-ce que c'est que cette merde?

Portugaise Ă  20 %? C'est quoi, ces conneries?

20 %!

C'est truqué? C'est pour nous humilier?

Ça va pas? C'est des tests vrais.

On est tous issus d'un mélange. C'est joli.

Je fais des grands crus. Le mélange, c'est pas mon truc!

Non, mais ça, j'avais compris.

Qu'est-ce que tu fais, chérie?

C'est une position de yoga: "chien tête en bas, inversé".

Laisse-moi, ça me calme.

- Chien tête en bas, inversé. - Ça va, maman?

Non. Je suis pas italienne.

Bah non.

Je suis portugaise.

Bah oui.

- Tiens, chérie. - Calme-toi.

Bois ton scotch. Ça va te requinquer.

Merci. Merci.

Doucement. Un pied devant l'autre.

- Ça va aller? - Oui, je te remercie.

Mais Maria?

Qu'est-ce qui vous prend?

Bienvenue dans la famille, Catherine.

Déjà, c'est "Madame Bouvier-Sauvage", rien ne change.

Je suis portugaise

à 20 % alors ça me laisse

80 % de française!

C'est suffisant pour affirmer qu'on n'est pas de la mĂŞme famille!

Ça va pas?

- ĂŠtre portugaise n'est pas une honte. - Excuse-moi,

mais y a 5 minutes,

j'étais la petite-fille d'une princesse de Venise.

Je me retrouve

cousine portugaise de ma gouvernante. Alors, laisse-moi digérer.

Si je puis me permettre, pour digérer, le Porto, c'est top.

T'es fatigant.

- T'es lourd. - Quand je suis allemand, on ri

et quand Catherine est portugaise, c'est plus drĂ´le?

Je suis pas portugaise.

Un petit peu.

Ça va, maintenant, on a compris.

Oh!

Non, mais ne t'en fais pas,

mon amour. Vraiment.

Pour moi, ça ne change rien. Je t'aime autant.

Oh bah encore heureux!

Ça veut dire quoi?

Hein?

Rien du tout. Rien du tout.

Je t'aime telle que tu es, que tu sois roumaine ou portugaise.

Je te remercie de ton soutien, vraiment.

Je t'aime, maman.

Merci, ma chérie.

Mes parents m'ont toujours dit qu'on avait des origines italiennes.

Ah bah c'est sûr qu'italien, c'est plus...

Que "portugèche".

- T'as jamais eu aucun doute? - Mais non.

Rien! Rien.

Même pas une grand-mère avec une pilosité excessive?

Un grand-père

fan de faux plafond? Une tante qui pĂŞchait la morue?

Il arrĂŞte jamais, lui.

Non, mais il va falloir.

Non, mais j'essaie d'aider.

- C'est raté. - C'est très gentil à vous,

mais je préfère être une Portugaise triste qu'une amie des Boches.

- Oh! - Bah c'est sûr que chez nous,

on n'accepte pas n'importe qui.

- On a le sens de la sélection. - Ouh là là!

Alors lĂ ,

Gerhardt, n'allez pas sur ce terrain, parce qu'Allemand, sélection,

ça nous rappelle de mauvais moments.

- Oh, très drôle! - Je suis très sérieux.

Le IIIe Reich est bourré de bons souvenirs pour vous,

mais pour nous, ça ne passe toujours pas.

- Allez, on y va. - Ah oui, très bonne idée.

Allez, un petit épisode de Derrick et au lit.

Je passe aux toilettes.

- Schnell! - Schnell?

- Je vous accompagne. - Il a dit schnell!

Il a dit schnell! Ah ah!

J'y crois pas!

Ça, c'est le pompon.

- Tu les retiens pas, lĂ ? - Non, non.

Je m'occupe de ta mère et je gère votre petite surprise.

Ah parce que c'est ma faute?

Ce qui compte, c'est ce que tu fais, pas ce que tu es.

Mais quand je pense

qu'on a dépensé une petite fortune

pour qu'on t'apprenne ça à l'école!

Frédéric?

Y a une fuite dans la galerie.

Ah non, pas mes ancĂŞtres!

- Il manquait plus que ça. - C'est une catastrophe!

Demande Ă  Maria d'appeler un plombier!

- Nous, on y va. - Non, vas-y.

- Ça va pas, non? - Si, vas-y.

Oh lĂ  lĂ ! Oh!

Il faut couper l'eau

dans la chaufferie!

- Elle est oĂą, votre chaufferie? - Hein?

- La chaufferie, lĂ -bas! - Alors, allons-y.

J'y comprends rien. Y a une vanne qui coupe tout.

- Je ne sais pas laquelle. - On se calme.

Laissez-moi faire. Je regarde.

Y a deux circuits, c'est pas étonnant.

Euh, là, ça doit être celle-là.

Oui, c'est celle-lĂ .

Eh merde! Oh putain!

- Il est grippé. - Ah, merde, merde, merde!

Au lieu de dire "merde", donnez-moi une pince!

- Merde, merde! Des clés. - Un truc pour dévisser.

- Des clés, ça va? - Ouais, les clés. Celle-là, très bien.

Très bien, très bien.

Ah! Ça vient!

- Ah, bravo, vous me sauvez la vie. - C'est fermé.

- Bravo. - Quand on a les bons outils...

- Oui. - Oh! Bosch.

Ça, vous, les Allemands, les outils, les voitures, c'est votre truc.

Gérard a trouvé la bonne vanne, on a coupé l'eau.

- Merci, Gérard. - Oh, vous savez,

quand on a les bons outils...

Le plombier est en route?

Maria a refusé de l'appeler.

- Bah pourquoi? - Si maman

avait pas été odieuse, on n'en serait pas là.

C'est de ma faute, maintenant.

- Bah oui. - Non, mais ça continue!

Ça continue!

- Chérie, on y va? - Vous n'allez pas partir comme ça?

Surtout après ce que Gérard a fait, c'est pas correct.

- C'était pas grand-chose. - Oui, asseyez-vous.

- On va boire quelque chose. - Allez.

- Allez, assieds-toi. - Oui, monsieur Ribeiro.

C'est quand mĂŞme... LĂ , il y a vraiment une urgence, quoi.

Vous ĂŞtes Ă  un mariage, je comprends.

Et si je vous donne plus en liquide? Bien sûr...

Vous ĂŞtes Ă  un mariage, oui.

Ouais, ouais.

Et si je dis que ma femme est portugaise,

ça change?

Ça va pas?

Ah oui, elle est tout Ă  fait portugaise.

Vous les connaissez comme moi.

Elles sont gentilles,

mais avec du caractère.

Mais exactement! VoilĂ !

VoilĂ . Quoi?

Formidable, monsieur Ribeiro, merci!

Il vient.

Génial.

Il veut te parler.

Hors de question!

C'est ça ou tu n'as plus d'eau chaude.

Oui, elle est ravie, je vous la passe, monsieur Ribeiro.

Ça, tu vas me le payer.

Oui, bonjour.

Oui, nous avons une grosse fuite sur un radiateur.

Oui. Comment?

Je suis portugaise, oui, tout Ă  fait.

Oui, tout Ă  fait. Tout Ă  fait.

Une fierté, vous imaginez bien. Une grande fierté, une joie, oh là là.

Voilà, c'est ça, merci!

T'es content? Tu as eu ce que tu voulais?

Je trouve ça très humiliant.

- Mais enfin, Catherine. - Ça va!

Quoi? On a une fuite, on a une fuite.

Il vaut mieux ĂŞtre portugaise que petite-fille d'une princesse.

Surtout pour trouver un plombier.

C'était sûr qu'il allait trouver la manette.

- C'est un manuel.

Justement, voilĂ  le plombier.

Chérie?

N'y pense mĂŞme pas.

Ah, monsieur Ribeiro! Merci d'ĂŞtre venu aussi vite.

- C'est gentil. - Je vous en prie.

- Je vous montre la fuite. - Merci.

Vous voulez saluer votre cousine?

- Je veux pas déranger. - Voilà.

En plus, on n'a pas le temps. Merci.

Pour la famille, on ne dérange pas.

- Je veux bien. - Catherine va ĂŞtre tellement contente.

Salopard...

- Jamais... - Mais elle est lĂ , la cousine.

Votre cousin veut vous saluer.

Bonsoir.

Il est venu parce que vous êtes "portouguèche".

- C'est gentil.

De quoi?

- Vous allez bien? - Ça ira mieux

quand vous aurez tout réparé.

- Tu lui montres? - Bien sûr.

J'ai failli pas venir, hein.

J'étais au mariage des Da Silva. Vous les connaissez?

- Non. - On ne connaît qu'eux.

Leur fils épouse la petite Da Pinto.

Elle travaille dans la banque.

Vous les connaissez?

Non plus.

Aucun Portugais?

Non.

Les belles femmes comme vous viennent de la région de Porto.

C'est ça? Je me trompe? Non? Vous venez d'où?

De Versailles.

Non, mais au Portugal?

J'en sais rien.

Vous vous appelez comment? Da Silva? Pinto? Santo?

Carvalho? Ribeiro?

Rodrigo? Ferreiro?

Rodrigues? Goncalves?

Fernandes? Lopes?

Ferreira? Perreira? Oliveira?

Non.

Non?

Je suis Catherine Bouvier-Sauvage.

- Ah! Souvage? - Sauvage.

Oui, Souvage!

C'est portugais, ça, Souvage. Ah bah si, c'est sûr.

Elle n'est pas portugaise.

C'est une menteuse.

Vous ĂŞtes pas portugaise?

Mais bien sûr que si. Je ne sais pas ce que raconte Maria.

Elle est portugaise.

On a tous les papiers, lĂ .

Regardez.

Regardez, c'est écrit là.

Hm. Vous ĂŞtes portugaise Ă  20 %?

Oui.

Comme la TVA? C'est un signe ça.

Ah ah ah ah! La TVA!

- Vous l'avez? - Ah!

- Il l'a pas. - Si, si, si, si.

Je vous taquine.

- Je vous montre. - OK.

- Ah ah! TVA!

Alors?

C'est la purge.

La purge?

Ça purge plus.

- C'est évident. - Pourquoi ça purge plus?

C'est votre famille?

Oui, tout Ă  fait, oui.

Ils sont portugais?

Ah, aujourd'hui, on n'est plus sûr de rien, hein?

Oh, ja.

- Je vous montre la chaudière? - Oui.

La purge de quoi...

VoilĂ , la coquine. Bon.

Je vous ai remis l'eau.

Il va falloir changer votre chaudière, M. Souvage.

Je vais regarder ça.

Il faut acheter allemand. C'est les meilleurs.

Dites ça à mon ami, Gérard. Il est allemand. Hein?

- C'est pas vrai, il est allemand? - Non, non, enfin... je...

- Il vend des chaudières? - Des voitures.

Mercedes?

Non, Peugeot.

Un Allemand qui vend des Peugeot!

- Elle est pas banale, celle-lĂ ! - On y va?

Ouais, ouais.

Dis donc, un Allemand, une Portugaise, y a que des métis, chez vous.

Pas moi, non.

- Je suis français depuis toujours. - Tant pis pour vous.

Pourquoi? Vous, vous êtes métis?

Bien sûr. 50 % Lisbonne, 50 % Porto.

- C'est pareil, ça. - Bah non.

Si c'était pareil, elles porteraient le même nom.

Eh oui.

Ils sont pas fute-futes, ces Français.

Merci infiniment. C'est très gentil d'être passé aussi vite.

- Félicitations aux mariés. - J'y manquerais pas, M. Souvage.

Sauvage.

Dites donc, votre voiture est pas mal,

mais quand vous changerez, passez me voir.

- J'ai un truc sympa. - Bah pourquoi pas.

- Vous venez? - Oui.

Ich liebe dich comme on dit chez vous.

J'ai cru qu'il partirait jamais, ton cousin.

C'est pas mon cousin.

Heureusement qu'il était pressé de partir!

Le mariage portugais, lui, il te dérange pas.

Mais ne prends pas tout mal, chérie.

Je te dis simplement

que quand deux personnes de milieux différents se marient...

souvent, c'est compliqué. - Voilà.

On doit se marier dans le mĂŞme milieu? Et l'amour, t'en fais quoi?

L'amour, l'amour, c'est le grand mot!

Tu verras dans 15 ans, tu penseras autrement.

Vous avez pas compris. On va se marier quoi qu'il arrive.

Si vous vous entendez pas, tant pis.

Charmant. Quelle bonne soirée.

On va en reparler, si tu veux bien.

Je suis anglaise!

- Je suis anglaise! - Qu'est-ce que tu racontes?

Je suis désolée,

y avait plus de pistaches, alors du coup, j'ai ouvert l'enveloppe.

Je suis anglaise Ă  60 %.

- C'est la classe. - Merci. Vraiment, merci.

Je dis pas ça pour toi, tu prends tout mal.

- C'est pas possible. - La faute Ă  qui?

C'est fou, ça!

Ma grand-mère a abandonné ma mère à la naissance.

Je pouvais ĂŞtre n'importe quoi.

Ne dis pas n'importe quoi, tu es anglaise.

Mais je suis pas totalement surprise.

- Pourquoi? - J'ai toujours senti quelque chose.

Une différence.

Quand je regardais des films en anglais,

je comprenais pas et en mĂŞme temps, je comprenais.

Je suis pas très claire?

T'as jamais regardé de films en VO.

Je parle pas anglais, mais je peux le comprendre.

- Hm hm. - Tu vois ce que je veux dire?

Non.

Hm. Non, mais oui, moi, je vois.

Ça me fait tout bizarre.

J'ai l'impression d'ĂŞtre la mĂŞme,

et en mĂŞme temps, d'ĂŞtre quelqu'un d'autre.

C'est formidable, chérie. Formidable!

Ce serait parfait si le mari de Nicole n'était pas allemand.

N'essayez pas de gâcher ce bon moment.

Je ne veux rien gâcher du tout.

Les Allemands et les Anglais ne sont pas les meilleurs amis.

- Ah bon? - Je vois pas le rapport.

Mais enfin, pendant la guerre?

Les Allemands ont bombardé Londres!

Entre autres!

N'est-ce pas, Gerhardt?

Enfin, chérie, tu me connais. Jamais j'aurais bombardé Londres.

- Je sais bien, t'es un gentil, toi. - Oui.

En revanche, les Anglais n'ont pas raté l'Allemagne.

- Ah bon? - Oh bah...

80 % des villes allemandes ont été détruites.

Ils ont rasé Dresde,

pulvérisé la Ruhr sans se poser de questions.

Oh là là, mon chéri, je suis désolée.

- J'étais pas au courant. - Moi non plus.

Eh oui.

Je suis désolée qu'on t'a bombardé.

T'excuse pas, chérie, tu y es pour rien.

Darling!

Ça risque d'être sympa, leurs réunions de famille.

Une chose qui nous réunit, les Allemands et les Anglais,

c'est qu'on déteste les grenouilles françaises.

Ça suffit, les blagues douteuses.

Nicole, je suis très heureuse pour vous.

Si vous pouvez retrouver votre famille, c'est formidable.

Merci.

Dis donc, maman, tu as vu?

Ils ont retrouvé tes cousins.

- Ah bon? - Y a du beau monde.

Comment ça "y a du beau monde"?

Fais-moi voir? Alors, attends.

Alors...

"Lien de parenté avec William Mountbatten,

"Windsor,

- "Duc de Cambridge"... - Oh lĂ ...

"Comte de Strathearn,

"Baron Carrickfergus".

Dis donc, ça en fait, du monde!

C'est une seule personne. Fais voir.

Je sais pas, je parle pas encore bien anglais.

Alors "Henry Mountbatten Windsor,

"Duc de Sussex, Comte de Dumbarton.

"Lady Amelia Windsor,

"Duchesse de Kent"...

Vous faites partie de la noblesse britannique.

C'est n'importe quoi.

C'est scientifique.

C'est n'importe quoi quand mĂŞme.

Vous ĂŞtes une princesse!

Et Catherine est portugaise.

Oui, et Gerhardt est allemand.

Euh... bon...

- Tu récupères? - La Portugaise, elle vous emmerde!

Bon, Nicole et Gérard, c'est pas pour vous chasser,

mais il se fait tard.

- Ah oui, excusez-moi. - Désolée, Nicole, je vous raccompagne.

Chéri, on y va.

Moi, je bouge pas.

T'as entendu Frédéric, on y va.

Bah oui, il faut y aller, maintenant, Gerhardt.

Non, je ne bouge pas d'ici.

- Quoi? - Ma femme a de bonnes manières.

Elle est anglaise.

Moi, je ne pars pas avant qu'il l'ait ouvert.

- C'est pas la peine d'en rajouter. - Nein!

Je ne bouge pas.

Alors écoute-moi bien, Gerhardt.

Hein?

Ma famille a déjà viré les Allemands en 44,

alors, ce soir,

je suis prĂŞt Ă  recommencer!

Vas-y, la grenouille.

- Chéri, on y va maintenant. - Non.

Pas avant qu'il ait ouvert l'enveloppe. Y a pas de raison.

N'insistez pas, je n'ouvrirai pas, c'est ridicule.

Tu disais que c'était bien.

- J'ai changé d'avis. - En tout cas,

il y a des secrets de famille partout.

Pourquoi pas chez les Bouillon-Sauvage?

"Bouvier-Sauvage", hein?

Je vais vous répondre très tranquillement.

C'est l'apanage des grandes familles.

Nous, nous sommes là depuis mille ans. Nous sommes scrutés, observés.

On écrit des livres sur nous.

Vous comprenez qu'on n'a pas de secret de famille.

S'il n'y a aucun doute, ouvre l'enveloppe.

C'est très décevant, comme réflexion.

Tu me déçois beaucoup.

- Ça nous fait un point commun. - On a passé une belle journée,

mais on va se coucher, ma femme est très fatiguée.

C'est vrai que tu es fatiguée?

Ouvre cette putain d'enveloppe ou je le fais.

Ah.

Qu'est-ce qui te prend?

Bouge-toi le cul.

Eh ben d'accord. D'accord.

Si ça peut nous permettre de dormir...

Mais je vous préviens, vous allez être déçus.

Frédéric Bouvier-Sauvage...

Et voilĂ  le travail.

Français à 85 %. Je vous l'avais dit.

C'est vrai, il l'avait dit.

C'est qui, c'est qui

le Français, maintenant? Eh bien, c'est Fredo!

Voilà. Frédéric Bouvier-Sauvage. Enchanté.

Voilà, je suis français.

Mes parents, mes grands-parents et mes arrière-grands-parents aussi.

Je n'aime pas les Allemands.

Eh yes! Et un, et deux et trois zéros!

Et un, et deux et trois zéros!

Putain que c'est bon d'être français.

Heureusement que je relève le niveau.

Oh!

Non, j'ai pas dit ça.

Je ne pensais pas du tout Ă  toi.

C'est maladroit. Vraiment.

Je suis absolument désolé.

Et les 15 %, lĂ ?

Pardon?

Les 15 % restants, ça donne quoi?

On s'en moque des 15 % restants. Je suis français, point barre.

On est tous français.

- Oui, exactement. - Non, on l'est pas tous.

Y en a qui hésite, hein, Gerhardt? Monsieur 50-50?

Il aime autant la choucroute que le bourguignon.

Très drôle. Les 15 %?

- Vous êtes butés, vous, les Allemands. - Les 15 %?

Mais on s'en fout, j'ai même pas regardé!

Eh ben, je vais le faire. Alors...

Oui, français à 85 %.

- Je vous avais pas menti. - Et...

Et?

- Cherokee... - Quoi?

- À 15%. - Pardon?

- C'est pas un modèle de voiture? - Un peu surcotée.

C'est une tribu d'Indiens d'Amérique.

Visiblement, vous avez des origines indiennes.

Aouh aouh!

C'est quoi, ces conneries?

Non, mais c'est n'importe quoi. C'est faux!

Je ne vois pas ce qu'il y a de drĂ´le.

Un Bouvier-Sauvage avec des plumes en train de chevaucher, c'est drĂ´le.

Ah mais quel bonheur!

Chérie, pas toi, quand même!

Tu es indien, chéri!

Tu as entendu? Indien!

Ah mais heureusement

que je suis lĂ  pour relever le niveau de la famille!

Ces tests sont une immense arnaque. C'est pour faire de l'argent!

Bah bien sûr! Bah oui.

Un petit Indien dans la famille, c'est mignon.

Un Bouvier-Sauvage ne peut pas ĂŞtre un Indien!

- C'est un contresens historique! - Bon, allez.

On passe à autre chose, on a assez ri. S'il vous plaît.

Vous avez raison. Enfin du bon sens.

- Je vous sers un dernier verre? - Volontiers.

Allez.

- Merci. - À la vôtre.

Pour faire redescendre

un peu la pression, je vous propose...

qu'on fume un calumet de la paix!

- Oui, d'accord, très drôle!

Excusez-moi, Frédéric.

Ah non, c'est pas Frédéric, c'est Coyote Argenté!

Vous commencez Ă  me faire chier avec vos histoires d'Indiens!

Regardez!

VoilĂ  l'histoire des Bouvier-Sauvage! Mille pages!

Et pas un seul Indien!

On a eu des ducs, des comtes, des ministres,

des gouverneurs et même un évêque!

Et des chasseurs de bisons!

Allez-y, vérifiez.

Tenez, voilà l'arbre généalogique

de la famille Bouvier-Sauvage.

Tenez, regardez, y a pas un seul Indien dedans.

Ah si! Il manque une branche, lĂ .

Un de vos ancĂŞtres a dĂ» la couper pour faire un arc!

- Ah oui, d'accord.

Je m'en fous, voilĂ . Je m'en tamponne le coquillard.

Vous voulez que je sois indien? Avec plaisir.

Je vois pas ce que ça va changer à ma vie.

Pour moi, portugaise à 20 %, ça change tout.

Je te dis que ça ne change rien.

Maintenant, je parle au plombier.

C'est vrai que... ça change rien, ça change rien...

Ça change quelques petites choses sans importance, certes.

Quelles choses?

Non, mais des broutilles.

Des broutilles de quoi?

Non, mais crache ta Valda, Boris Becker!

Frédéric, arrête!

Je commence Ă  avoir l'habitude.

Non, je parle du mariage.

On envoie des faire-part ou...

Ou des signaux de fumée?

- Y a pas de mariage. Y en aura jamais.

On n'en a jamais voulu.

Une Bouvier-Sauvage n'épouse pas

le fils d'un garagiste et d'une mère au foyer.

Il faut que tu rentres ça dans ta tête!

Verstanden, Gerhardt?

T'as entendu?

Y a du monde pour envahir la Belgique,

mais pour comprendre un truc enfantin, y a plus personne!

ArrĂŞtez!

T'es odieux avec eux. Je veux que tu présentes tes excuses.

Non.

Message reçu, on se mariera sans vous.

Alice...

Y a toujours des relous Ă  un mariage. Y en aura un de moins.

Je suis d'accord sur un point avec toi, Pocahontas:

y aura pas de mariage!

Mon fils descend de la famille royale d'Angleterre.

Hors de question qu'il épouse

la fille d'une mangeuse de morue et d'un Peau-Rouge!

Ă€ grande famille,

grandes responsabilités!

C'est de moi, ça!

Ça convient mieux à ma famille.

C'est quoi, la responsabilité d'un garagiste?

C'est de vérifier la pression des pneus de ses clients?

J'ai confondu ta femme avec la bonne portugaise, on sait pourquoi!

Les Martin, une grande famille?

Mais je crois rĂŞver!

ArrĂŞte de te faire des films!

Ton film, on le connaît.

C'est "Un Indien dans la Vigne"!

Vendeur de Peugeot!

C'est pas une insulte!

Si, pour moi, si!

Retire ça!

Jamais de la vie!

Il va en prendre une!

Quand tu veux!

J'ai fait 10 ans de boxe française!

Je suis le roi de la savate! Viens quand tu veux!

Je suis désolée, Nicole!

Écoutez. Merci pour tout ou presque.

Allez, c'est ça!

Espèce de lâche!

Retourne dans ta réserve, Geronimo!

Personne ne traite un Bouvier-Sauvage comme ça!

- Stop! Ça suffit! - "Sauvage" tout court!

Ah ah ah! Je m'étouffe! Excellent!

La salope a failli péter la porte!

Non, mais tu m'aurais pas retenu, je l'aurais étalé.

Oh lala...

Putain, mais quel gros con!

J'en peux plus, de lui.

T'inquiète pas, mon père a pas été mieux.

En même temps, Cherokee et Portugais, ça va les faire redescendre.

- Hm. - Quelle claque!

Tu m'étonnes.

C'est comme ça, on sera moins nombreux au mariage.

Tant mieux, on invitera plus de potes.

Je t'aime, Alice Bouvier-Sauvage.

- Souvage! - Souvage.

Alice Bouvier-Souvage.

C'est bien, ça!

C'est n'importe quoi!

Non, mais Cherokee! Pourquoi pas Turc?

C'est ridicule!

Ah!

Pour moi, ça ne change rien que tu sois cherokee.

Je t'aime pareil.

Très marrant. C'est de l'humour portugais?

C'est une immense arnaque.

Qu'est-ce que tu en penses?

Hein?

Tu réponds pas?

C'est agréable.

Bon bah good night ma princesse.

- Hein? - Ça veut dire "bonne nuit" en anglais.

Oh, merci.

Je sais pas le dire en allemand, mais merci quand mĂŞme.

En français, ça me va très bien aussi.

Bonjour, papa.

Bien dormi?

Ă€ ton avis?

Désolée, mais c'est ta faute aussi.

Tu m'expliqueras, je ne te suis plus.

Depuis toute petite, tu me racontes tes histoires de famille.

On a été chevaliers,

ducs, alchimistes, seigneurs, résistants, en France

depuis le 12e siècle. Comment imaginer que t'es cherokee?

Non, je ne suis pas cherokee.

Il a bien dormi, Bison Futé?

Et voilĂ , et voilĂ , regarde.

Ta mère dévisse. Elle est en train de tourner marteau.

Non, mais je te jure...

Non, papa, c'est pas possible, t'es pas allemand?

Bah si.

Je peux pas ĂŞtre allemand, je vends des Peugeot!

Même toi, tu m'en as acheté une.

J'ai pas eu le choix.

Nous aussi, on fait de bonnes voitures.

C'est quoi?

Mon jardin secret.

Oh non...

C'est pas vrai...

Ta mère et moi quand on s'est rencontrés,

on a décidé de pas le dire.

Tu sais, les Allemands et les Français

n'ont pas toujours été amis.

Ça, je suis au courant.

C'est beau, hein?

- C'est beau, c'est... beaucoup, surtout. - Regarde.

- C'est quoi? - Maillot officiel

Allemagne 82.

Dédicacé par Rummennigge.

Bah je m'en fous.

Tu sais, c'était dur pour moi aussi.

Quand on regardait France / Allemagne ensemble.

- Je souffrais, c'était horrible. - T'étais pas pour l'Allemagne?

Si.

Oh...

La Coupe du monde 82, Séville, t'étais pour la France?

- On a même pleuré ensemble. - Oui, je sais.

Moi, c'était des larmes de joie.

Oh non, ne me dis pas ça, papa.

Battiston qui se fait agresser par Schumacher?

Pour moi, y a pas faute.

Papa!

Oh non, papa, s'il te plaît.

Allez...

Allez...

Ne te plains pas.

Maintenant que t'es franco-allemand, tu as gagné six Coupes du monde.

Ouais.

Je sais pas, mais c'est encore un peu trop tĂ´t.

Oh putain...

Oh merde.

Cette fois, t'as tout dit?

Presque.

Hein?

Ton vrai prénom...

c'est Gerhardt.

Oh...

Y a rien?

Pas un seul Indien?

Je vois pas d'Indien.

Vous avez un très bel arbre généalogique.

Tout est conforme.

Je le savais. Bouvier-Sauvage avec des plumes, c'est surréaliste.

Donc le test est faux?

Malheureusement non, ces tests sont fiables.

Attendez, je comprends plus.

Mon arbre généalogique, il est vrai ou il est faux?

C'est vous l'expert?

Oui, c'est moi. Écoutez.

Dans chaque arbre, il y a une branche pourrie.

Pardon?

Il y a une chose contre laquelle la généalogie ne peut rien.

Mais c'est quoi?

L'adultère.

L'adu...

Ah, d'accord, vous me dites

que mes ancêtres sont des prostituées qui ont couché avec des Indiens?

- C'est pas ce que j'ai dit. - Si, c'est exactement ça.

Votre père a couché avec une femme de ménage

pour ĂŞtre con comme un balai?

Ah non!

Mais lĂ , lĂ , lĂ .

LĂ , y a un moment...

On me dit d'aller voir un spécialiste. Voilà le résultat!

Un nul!

Grand-mère, dis-moi que tout ça n'est pas vrai...

Envoie-moi un signe.

Da Silva?

Dos Santos?

Oliveira!

Ferreira?

Stop.

- J'ai croisé personne. - Tant mieux.

- J'évite mes parents. - C'est pareil chez moi.

Papa est quasiment en dépression et maman se prend pour lady Di.

- Ça va leur passer? - J'espère.

Quoi?

Oh!

Oh!

C'est une squaw...

C'est une squaw....

La duchesse et Charles?

Ils ont traversé l'Atlantique.

Vous ĂŞtes la cousine de Meghan Markle?

Il faut croire.

Oh! Ah non, mais c'est fou, ça!

- Vous ĂŞtes une star, en fait? - Non, quand mĂŞme pas.

Ah bah si!

Je coiffais déjà le cousin de Pascal Obispo, mais là...

- LĂ , c'est un autre niveau. - Oui.

Ah mais voilĂ !

Ça donnerait ça.

- C'est très joli. - Hm hm.

- C'est très joli. - Hm hm.

Mais je suis pas sûre.

Lady Di et la famille royale, ça n'a pas été le grand amour.

Je voudrais pas faire de faux pas.

À peine arrivée, déjà sortie...

Non, je pense que ça, ça m'irait bien.

Oh oui.

- Ça m'irait, hein? - Oh oui.

- J'ai assez de cheveux pour faire ça? - Oh oui.

Je vous dois combien?

- C'est offert par la maison. - Oh...

- Comme c'est gentil. - Oh non, c'est normal.

Si vous voyez les Windsor,

dites-leur que chez nous, c'est gratuit pour la famille royale.

MĂŞme les rouquins.

Tu vas voir, je vais tous les bousiller.

Frédéric? Frédéric?

Frédéric?

Qu'est-ce que tu fais? Tu deviens fou ou quoi?

- Je suis indien. - Quoi?

Regarde.

J'ai trouvé ça.

- Je suis indien. - Mais c'est quoi?

Ça, c'est Buffalo Bill et sa troupe.

En visite en France en 1905. Et ça,

c'est mon arrière-grand-mère,

Cassandre De Jenzac.

- Zoome.

Zoome!

Ah oui.

- J'ai vu. - C'est mon arrière-grand-mère,

la branche pourrie. - T'en fais pas un peu trop?

Non, mais toute ma famille est fondée sur un mensonge.

Mensonge! Mensonge!

- Mensonge! - Frédéric, tu es hystérique.

Non, mais une petite danse du feu,

c'est de circonstance, non?

Et voilĂ .

Nouvelle coiffure?

Oui, j'avais envie de changer de tĂŞte.

Du thé?

Tu bois du thé, maintenant?

Oh bien sûr, j'en ai toujours bu un peu.

Du thé.

Bonjour, chérie.

Bonjour.

- Bonjour, papa. - Mais...

Tu remarques rien?

- Bah non, non, pourquoi? - Oh...

Ton père...

- Tu veux du thé, mon chéri? - Un petit peu.

Pas beaucoup.

Alors ça va, fiston?

Non, ça va moyen.

Alice ne parle plus Ă  ses parents.

Il nous en veulent toujours.

Ils sont passés du carnaval de Venise à "La Valise en carton".

Ah! Bonjour la chute!

- Ah, c'est marrant. - Hm.

Dans le fond, tu sais, c'est pas plus mal comme ça.

Parce que ces tests ont quand même changé beaucoup de choses.

J'ai rien vu qui a changé, à part ta laque et ton petit doigt en l'air.

Les cheveux! J'avais pas remarqué!

Oh, mais c'est extra!

C'est beau, hein?

Oh, extra, darling!

Tu sais, si je fais partie de la famille royale britannique,

toi aussi, tu en fais partie.

Arrête de dire ça, c'est ridicule.

Tu trouves ça ridicule,

mais est-ce que tu penses que le prince William

aurait pu épouser une Portugaise?

Le prince Harry, parce que lui fait n'importe quoi.

Toi aussi tu es devenu spécialiste de la famille royale?

Non, je m'intéresse à ma belle-famille.

Harry n'est pas le sujet.

Lui, dès que je le croise, il va falloir que je lui parle.

ArrĂŞte, tu n'es pas la reine d'Angleterre.

T'es toujours une femme au foyer qui a épousé un garagiste.

Concessionnaire!

Pas garagiste, ça n'a rien à voir.

Hm! Mon Dieu, mais on a oublié le milk.

Oh bah oui. Milk, milk.

"Enouffe"?

Quoi?

"Enouffe"?

Enough...

Bonjour.

Bonjour.

Le chat est dans la cuisine.

Le chat est dans la cuisine.

Le chat est dans la cuisine.

- Vous allez bien? - Vous allez bien?

- Bonjour. - Bonjour.

Bonjour, monsieur.

- Je peux vous aider? - Euh...

Allez, ouvre, ouvre.

- Ça va Frédéric?

- T'as rien mangé. - J'ai pas faim.

T'as pris tes cachets?

- Mets-moi mon film. - Fais voir tes cachets?

- Ils sont lĂ . - Il faut les prendre.

Oui, à quoi ça sert?

- Ça sert. - Mets le film.

- Y a pas de son. - Ça vient.

J'entends rien.

Attends!

- VoilĂ .

Repose-toi, mon chéri.

Je reviens, j'ai une course Ă  faire.

Ă€ tout Ă  l'heure.

- Prends tes cachets! - Oui, oui, mes cachets.

Ah...

Le voilĂ , le cachet.

Bonjour.

Je suis désolée.

Tenez, c'est pour vous.

Oh, merci!

Ça vous rappellera le pays, même si vous ne le connaissez pas.

C'est mon prochain voyage, que Frédéric soit d'accord ou pas.

Ah, ces Français...

Ă€ qui le dites-vous!

Désolée.

AllĂ´?

Oui, c'est moi.

Mon mari est Ă  la maison, il dort.

Quoi?

J'arrive tout de suite. Il y a un problème avec Frédéric.

Votre Porto!

- Merci, Maria. Désolée. - À bientôt.

- Qu'est-ce qui s'est passé? - Ah, madame.

- Bonjour. - Bonjour.

Adjudant-chef Pitou, Jean-Michel.

Hm.

C'est encore flou.

Visiblement, votre mari est arrivé dans un drôle d'état.

Hm?

Il a insulté le manager du "Buffalo Steak"

en lui disant qu'il avait massacré des Indiens.

Oh...

Et Kevin Costner...

Puis, il a pris sa voiture

et il a foncé dans la statue de Buffalo Bill.

Oh lĂ  lĂ ...

Le jour des frites à volonté. Ça la fout mal.

Je suis désolée. Mon mari vient d'avoir

une douloureuse nouvelle sur sa famille.

Allons bon?

Il suit un traitement médical très lourd.

Ah oui, il a même été très très lourd.

VoilĂ . Il est oĂą?

- Dans l'ambulance. - Ah.

Le SAMU n'a pas donné de calmants.

Vu qu'il était

complètement dans le brouillard.

Il devrait aller mieux dans une heure.

Il faut sauver des bisons.

- Sauver les bisons! - Oui.

Tatanka!

- Tatanka! - Frédéric.

Comptez plutĂ´t deux heures.

C'est qui, lui?

Adjudant-chef Pitou Jean-Michel.

Jean-Michel Bison.

- Pitou. - Bison.

Pitou.

Pfff, il me fatigue.

- Il me fatigue. - Oui.

Alors ça, c'est une classe E, une berline familiale.

Oui.

L'espace est impressionnant.

Mais qu'est-ce que vous faites lĂ ?

J'adore. Ça sent comme chez mon père.

Ça sent l'Allemagne. Sentez!

Ça sent la qualité. Vous sentez?

Il parle allemand.

HĂ©! Et voilĂ !

Mes 50 % allemands ont craqué. Mercedes.

Alors, ma princesse? Comment tu trouves ton carrosse?

Great!

Hein?

Great!

Great?

Hm.

- Great. - Alors, maintenant, forcément...

j'aurais préféré une Rolls.

La prochaine fois, une Aston "Martin".

T'es drĂ´le!

Alors, comment il va?

Il est shooté. Il m'a parlé, j'ai rien compris.

Ah bon? Ta mère est pas trop inquiète?

- Ma mère en a ras le bol, surtout. - Oh là là.

Et toi? Tes parents?

Oh, ça va mieux. Beaucoup mieux.

M. et Mme Martin, soyez les bienvenus.

Merci de nous recevoir, Monsieur l'ambassadeur.

Non non, je ne suis qu'un simple conseiller.

L'ambassadeur est occupé à des tâches plus importantes.

Je vous en prie.

It is not the ambassador.

Qu'est-ce que tu fais?

Je les jette.

Mais enfin, elles sont en parfait état!

Les mocassins, c'est indien. Je jette.

Les mocassins Ă  gland, c'est indien?

Les mocassins, c'est indien. Les glands sont français.

Oh, mais lĂ , non, mais lĂ ...

Et le chat? Je le jette aussi?

- Qu'est-ce que tu racontes? - Je sais pas.

J'ai fait un test ADN.

Il n'est pas angora, il est tunisien. On le garde quand mĂŞme?

Très drôle.

J'apprends que je ne suis pas français, ça me touche.

Toi, t'es pas français?

Apparemment, non.

Toi? Mais regarde-toi, Frédéric.

Ouvre les yeux, t'es jamais content. T'aime personne.

- Je t'en prie. - C'est vrai.

T'aimes pas les Italiens.

Ils sont trop menteurs.

- T'aimes pas les Espagnols. - Trop fiers.

Irritants.

T'aimes par les Portugais.

Je fais beaucoup d'efforts pour toi, chérie.

Moi, quand je te vois,

je vois un vrai Français.

L'archétype même du Français assis sur ses certitudes

et qui aime personne Ă  part le vin, le fromage

et la chasse.

Avant, tu avais une plume dans le cul. Tu l'as sur la tĂŞte.

Y a que toi qui vois une différence.

Madame Martin.

J'ai l'honneur de vous confirmer que vous ĂŞtes...

l'arrière-arrière-arrière

arrière-arrière-arrière-arrière

arrière-arrière-arrière-arrière

arrière-petite-cousine de la reine d'Angleterre Elisabeth.

Oh! Oh merci!

Merci beaucoup.

"Fuck you. Fank you very much".

Hm.

Votre parent direct, c'est Philippe de Cognac.

le fils illégitime de Richard Cœur de Lion.

Oh, Cœur de Lion. On l'avait noté.

Comme le fromage.

Je préfère le Caprice des Dieux.

Il n'avait qu'une petite fortune.

Rapidement dilapidée. Raison pour laquelle

il n'y a plus aucun titre

ou domaine rattaché à votre branche de la famille.

Qu'est-ce qu'il a dit?

Il n'y a pas de lady Nicole?

Malheureusement non.

Et pas de Sir Gérard non plus?

Non plus.

En revanche, vous avez droit Ă  ce certificat authentique

qui prouve votre lointaine parenté avec la famille britannique.

Je me suis permis

de vous mettre quelques cadeaux souvenirs.

Ma chérie...

il faut y aller.

VoilĂ .

- Vous saluerez la Cour de ma part? - Ce sera fait.

- Monsieur Martin?

Non, moi, je suis allemand.

Famille royale de Prusse.

Non, famille ouvrière de Munich.

C'est du fado, c'est portugais.

Oui, je sais.

Comment on danse le fado?

J'en sais rien.

- Comment on dit "gros con" en cherokee? - J'en sais rien non plus.

Je t'en ai fait baver, je suis un nul.

Ah oui.

- Et? - Et euh...

Et un égoïste.

Oui.

- Et... - Hein?

- Et un... - Et quoi d'autre? Un...

- Et un imbécile! - Voilà. Voilà. Et un imbécile.

T'a fait du mal à ta femme et tu as été odieux.

Hm.

Je te prie de m'excuser.

Mon attitude est impardonnable.

Je suis un con, mais je m'améliore.

- On verra. - Ah oui.

- Je vais nous ouvrir une bonne bouteille. - Je m'en occupe.

- Ah non, c'est Ă  l'homme d'ouvrir. - HĂ©!

- Ou Ă  la femme. VoilĂ . - VoilĂ .

C'est ce que j'allais dire. Prends-nous une très bonne bouteille.

Oui.

- Oh! - Oh!

- Donc on reste dans l'ambiance? - Absolument.

Comment on dit "Porto" en portugais?

Porto.

Porto, voilà, très bien.

- À toi. - Tchin.

Hm!

Tu aimes?

Ah mais j'adore!

Tu trouves ça comment?

Savoureux.

- Savoureux? - Ah oui.

Et?

Et... Et...

- Et même délicieux. - Délicieux?

- Et? - Et...

Bah, c'est... C'est...

J'ai jamais été fan des vins cuits.

Mais là, c'est délicieux.

Ugh. Coyote Argenté.

Guten tag.

- Gerhardt. - Ah!

Schöne wagen!

Wunderbar!

Maman?

Elle nous attendait?

Elle m'a dit: "Viens à l'apéro avec François".

Je n'ai pas pu l'inventer.

Ah?

Surprise!

Qu'est-ce que vous faites lĂ ?

On a gentiment été invités à prendre un verre chez des amis.

Et vos amis sont ravis de vous voir.

Ça va mieux?

Tout va bien, ma chérie. Je me suis excusé auprès de ta mère

et de Nicole et Gérard.

Il ne reste plus que toi.

- Ah. - Bon, Frédéric.

- Un toast? - Un toast à l'amitié.

Et comme nous sommes tous réunis

et réconciliés, on se disait

qu'on pouvait boire

Ă  votre mariage.

- À votre mariage! - À votre mariage!

C'est très gentil, mais il n'y a plus de mariage.

Comment?

Quoi?

Vous pouvez pas nous faire ça!

Tout ça, c'est notre faute.

Quand j'ai appris que j'étais allemand, j'ai mal réagi.

Je me suis prise pour une noble.

Je me suis inventé une vie. Pardon.

- Je suis le seul responsable. - Oui.

- J'ai été snob. - Oui.

- Mal élevé et stupide. - C'est vrai.

C'est pas faux.

Merci de votre soutien. Je ne vous en veux pas.

Grâce au test, j'ai été à la recherche de mes origines

et ça m'a ouvert le cœur et l'esprit.

Ah!

On doit vous dire la vérité. Il n'y aura pas de mariage parce que...

J'aimerais bien pouvoir rentrer dans la robe de mariée.

Oh, magnifique!

C'est super, ma chérie.

Non, mais ça, c'est formidable!

Félicitations!

Un petit Bouvier-Sauvage de plus, ça fait deux d'un coup!

Non, non, me dites pas ça?

- Pas deux d'un coup? - Hein?

Ah mais non, t'inquiète pas, je suis pas enceinte.

- C'est avec grand plaisir

que je vous présente le dernier-né du château,

l'œuvre de ma femme Catherine,

le premier Porto produit entièrement en Aquitaine.

Le Bouvier-Souvage!

Bravo!

Tu aimes pas le Porto.

Pas du tout. Ta mère pense que j'adore, ne dis rien.

Ă€ la vĂ´tre!

- À la nôtre. - Vous allez voir.

Goûtez, il est typique du vin cuit.

Hein?

Et voilà, chérie.

Hm. VoilĂ .

Les femmes rentrent dans la galerie

avec toi et tu le mérites.

Merci, papa.

- Je suis très fier. - À quand celui de maman?

- Ah. - Hein? Oui, alors ça...

- Il faudrait qu'elle devienne aimable.

Merci, merci beaucoup.

Voilà l'héritier.

Merci. Oh, ça va?

On se voit au cocktail, on pourra discuter.

Hop. Merci. Merci beaucoup.

Ça va?

- J'ai mis mon porte-bonheur. - J'avais vu, papa.

La prochaine fois, évite le blanc.

Je lève mon verre à mon merveilleux petit-fils,

qui prendra ma suite Ă  la tĂŞte de nos vignobles.

C'est le plus beau métier du monde.

Je laisse la parole à Gérard

qui a quelques mots Ă  vous dire. - Merci, merci, merci.

Ils ont mûri, nos hommes.

- Il était temps. - Ouais.

Moi, aussi, je... Merci, merci.

Je tenais à dire que j'étais très heureux d'accueillir

ce magnifique petit-fils dans la famille Martin.

Nul doute qu'il suivra les traces

de son grand-père, en devenant concessionnaire,

le plus beau des métiers.

Qui sait?

Bienvenue Ă  toi, Julien...

William...

Joao...

Hans...

Martin!

Tu débutes dans la vie avec beaucoup d'atouts,

car tu es franco-germano-portugo...

britannico...

cherokee.

Cherokee...

C'est lui qu'il faut applaudir.

Non, mais Gérard

est taquin, je ne suis pas cherokee, je suis américain.

- Pour être précis. - Non, non, non, non!

- C'est cherokee. Cherokee. - Non.

- D'accord, mais enfin bon...

Ce sont des Indiens d'Amérique. Je suis américain.

Hm... américain.

Alors, là, excuse-moi, mais américain...

Il faut qu'on m'explique. Les Indiens sont devenus cowboys.

Expliquez-moi comment.

J'ai un peu bu, mais quand mĂŞme.

- On n'est pas d'accord. - Si.

On est d'accord qu'on n'est d'accord sur rien.

- C'est pas faux. - Mais on lève notre verre

Ă  notre petit-fils.

Un Cherokee qui deviendra concessionnaire.

Je lève mon verre à mon petit-fils américain

qui héritera du château de Janzac et de ses vignes.

Bravo!

Allez.

Ça va?

C'est le labo. Y a problème avec les tests.

- Les tests de qui? - De papa.

- Quoi, il est pas cherokee? - Si, Ă  15 %.

C'est les 85 % restants, le problème.

Pourquoi, il est quoi?

Oh putain.

Ouais.

Prost!

Oh! Santé!

Sous-titrage: Hiventy by TransPerfect

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.