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- Les chevaux sont pr�ts ? - Comme vous le souhaitez.
Allez les chercher.
Vos invit�s sont toujours couch�s, Milady.
J'ai mal dormi !
R�veillez-les, j'ai besoin de prendre l'air.
Je veux faire un tour, pour oublier ce mauvais r�ve.
�tes-vous s�re d'avoir r�v� ?
Certaines fois, vous perdez la perception de la r�alit�,
et je suis le seul � pouvoir vous le rappeler.
Assez ! Vous �tes toujours dans mes pattes ? Sortez !
A 22 ans, Fr�d�rique,
comtesse de Metzengerstein,
h�rita d'une grande fortune familiale.
Rarement, dans son pays,
un noble avait poss�d� un domaine aussi important.
Elle l'administrait de mani�re capricieuse.
Debout le jour, ou la nuit, selon ses caprices.
Ce matin, hant�e par le r�ve qu'elle avait fait,
elle d�cida d'amener ses invit�s au ch�teau
o� elle avait grandi.
Marquis! Servez-moi � boire !
Du sang !
Salaud !
- Milady! - Quoi ?
Il n'est pas permis de se laisser aller un peu ?
J'adore cet endroit.
C'est fantastique.
Ce n'est rien, par rapport � ce que vous poss�dez.
Mieux que l� o� j'ai grandi ? Idiote !
Il tourne toujours autour de vous, ce vaurien ?
Et si je le balan�ais par-l� ?
Et s�il volait... �a serait dommage.
Tire droit ! La corde doit c�der.
Ses actes de d�bauche, de tricherie
et d'extr�me cruaut�, apprirent bient�t � ses vassaux
qu'ils ne seraient jamais en s�curit�
face aux crocs de cette mesquine Caligula.
Viens.
Allez.
Donne-moi ce collier !
- C'est notre chambre ? - J'ai une surprise pour toi.
Pour moi ?
- Quoi ? - Patience.
Voil�. Tu aimes?
Ne sois pas aussi na�f ! Je le connais bien avant toi !
Voyons.
Pas par-l� !
Tous approuvaient ses caprices. Non seulement ses amis d�prav�s,
mais �galement ceux qui la craignaient.
A une exception pr�s,
une branche de sa dynastie, moins fortun�s, les Berlifitzings,
qui en fait �taient ennemis de toujours des Metzengersteins.
Il condamnait ouvertement ses agissements.
Les deux familles �taient en grief depuis des si�cles.
Leur hostilit� datait de si longtemps,
que personne ne se souvenait de son origine.
A cette �poque, le jeune Baron Wilhelm de Berlifitzing
vivait seul dans le ch�teau familial.
Bien que proches voisin,
il n'avait jamais adress� la parole � sa cousine redoutable,
Fr�d�rique de Metzengerstein.
Par contre, si de son c�t�,
Fr�d�rique devait croiser son regard, au loin,
elle n'h�sitait pas � lui montrer son m�pris.
Mais Wilhelm ne semblait m�me pas le remarquer.
Avec son esprit vif, il aurait pu avoir beaucoup de succ�s dans son milieu,
mais il ne semblait int�ress�
que par ses �curies ou son domaine de chasse.
A l'aide !
Vite !
Si je trouve l'idiot qui a pos� ce pi�ge,
Je lui ferai passer un mauvais quart d'heure.
Je vous en assure.
Allez, faites quelque chose !
Quand une renarde est prise au pi�ge, elle joue au mort,
Et lorsqu'on ouvre le pi�ge, elle bondit, m�me avec deux pieds seulement.
�a fait mal ?
Fr�d�rique et Wilhelm se sont retrouv�s face � face, par le plus grand des hasards.
La jeune comtesse pensait que sa haine allait ressortir,
mais � sa surprise, son visage resta marqu� en elle.
Quelque chose avait chang�.
Le souvenir de son regard railleur,
fit na�tre en elle le d�sir de le voir � nouveau.
On cherche une renarde, Wilhelm Berlifitzing?
Sultan!
Il va revenir.
Quel froid.
Dans la famille Metzengerstein, on ne laisserait pas une femme avoir froid.
Apparemment pas dans la v�tre.
Vous ne parlez jamais, cousin.
J'ai toujours une marque � la cheville.
Prince!
Vous parlez seulement aux animaux ?
Je vous invite � souper, ce soir.
Vous vous sentirez � la maison. La plupart de mes h�tes sont des buses,
des ours ou des sangliers.
Vous devriez aimer.
Je ne souhaite pas rejoindre mon m�nagerie.
Je n'ai pas l'habitude qu'on me dise non.
Il faudra vous en habituer, cousine.
Pour qui vous vous prenez ?
Un homme heureux.
Fr�d�rique!
Wilhelm!
Rejet�e, nargu�e, alors que pour une fois, elle avait �t� sinc�re,
La fureur de Fr�d�rique noya les sentiments
qui l'avait pouss�e � aller vers son cousin.
Hugues!
Maintenant, elle pouvait pr�parer sa vengeance.
Hugues!
- Oui, Milady? - Comment est-il arriv� ici ?
Il a surgit des flammes et a galop� jusqu'ici.
- A qui il appartient ? - Tous le monde l'ignore.
M�me les servants du Baron Wilhelm.
Personne ne l'a jamais vu. Il est enrag�.
On ne peut pas l'approcher !
Moi, je peux.
Milady, le Baron Wilhelm y a laiss� sa vie!
Quoi ?
En essayant de sauver son cheval ador�.
La paille a propag� le feu partout.
Hugues!
Oui ?
R�parez tout... Comme c'�tait avant.
Mais c'est impossible, Madame !
Vous le ferez parce que je le veux !
Trouver le meilleur tisserand.
Lorsqu'elle ordonna qu'on br�le les �curies,
elle n'imagina pas un seul instant que Wilhelm aurait pu p�rir dans les flammes.
Sa mort n'avait satisfait ni sa passion ni sa rage.
Un mauvais pressentiment l'habitait.
Elle �tait remplie de terreur.
Tu as l'air absente. A quoi penses-tu ?
A rien, voyons.
Voyons.
Depuis ce jour, le comportement
de la jeune comtesse changea radicalement.
Elle resta recluse au sein de son domaine,
compl�tement seule,
� moins que son imp�tueux cheval
qu'elle chevauchait sans repos,
puisse �tre consid�r� comme un compagnon.
Il �tait le seul � qui Fr�d�rique �tait loyale.
A toute heure du jour
ou de la nuit,
malade ou en sant�,
quel que soit le temps,
la comtesse paraissait riv�e � la selle de son cheval,
dont le caract�re fougueux lui correspondait si bien.
Dites-moi vieil homme,
avez-vous bient�t termin� ?
�a d�pend. Je ne sais pas exactement.
Certaines fois, les fils s�enfilent tout seuls,
et d'autres, ils refusent.
Encore combien de temps ?
Des semaines... des mois, peut-�tre.
Ce sort, qu'elle avait accept� au fond d'elle,
continua d'agir sur elle, m�me dans ses moments de solitude.
Elle restait des heures devant la tapisserie,
suivant sa progression.
Fascin�e, elle observait les doigts du vieil homme,
ramener � la vie le cheval de bataille noir.
Ses doigts nouaient les fils avec tant de dext�rit�
qu'ils semblaient tisser avec une funeste logique sa propre mort.
Qu'y a-t'il ? Pourquoi �a ne marche pas ?
Mes mains m'ont toujours ob�i. Aide-moi.
Vous l'avez trouv� ?
- Vous lui avez donn� la couleur du sang. - Non , celle du feu !
Fr�d�rique avait accept� et attendait cette fin.
Elle se pr�cipita dans les flammes.
Comme Wilhelm, avec Wilhelm,
elle trouva la mort par le feu.
L'avion continuait � survoler l'a�roport,
comme incapable d'atterrir.
C'�tait la premi�re fois que je venais � Rome,
et ne parlais pas un mot d'italien.
Etant acteur, j'�tais souvent amen� � voyager,
mais cette fois c'�tait diff�rent. J'�tais nerveux.
Instant, j'ai m�me esp�r�
que cet avion n'atterrisse pas et me ram�ne... � la maison.
Mais cela �tait pas possible.
L'avion s'�tait pris dans les filets invisibles de l'a�roport,
qui l'attiraient fatalement vers le sol.
Vol 307 � tour de contr�le,
nous sollicitons la permission de d�sembarquer les passagers.
Votre attention, s'il vous pla�t.
TWA annonce le d�part du vol 203 � destination de New York.
TWA annonce le d�part du vol 203
� destination de Paris, Londres, Shannon et New York, � la porte No. 5.
M. Edwards...
Le voil� ! Toby Dammit!
Un sourire, s'il vous pla�t, Toby.
Non ! Arr�tez !
S'il vous pla�t.
Arr�tez.
Quel imb�cile ! Je vais lui en coller une !
Vous �tes bless� ?
Non, �a va.
Ils les envoient tous l�-bas...
D'accord. Je suis d�sol�.
Vos �clats de lumi�re aveuglants...
Je peux plus les supporter. Je suis pas habitu� � tout �a.
Vous comprenez. Je ne sors que la nuit.
Ces foutus lumi�res !
Pourquoi est-vous venu ici ?
Votre attention, s'il vous pla�t.
TWA annonce le d�part de son vol 203
� destination de Paris, Londres, Shannon et New York.
Je suis p�re Spagna. Bienvenu � Rome.
- Et vous �tes... - Je repr�sente la soci�t� de production...
Voil� les deux directeurs, les fr�res Manetti,
Maurizio et Ernestino.
Et ma secr�taire...
Excusez-moi, je ne parle pas bien anglais.
Mon interpr�te va traduire.
Je suis heureuse que vous ayez fait bon voyage.
Bienvenu � Rome.
Voulez-vous que je lui dise autre chose ?
Veuillez me suivre, s'il vous pla�t.
Il faut toujours tellement marcher dans ces a�roports.
C'est le premier Western catholique.
Le retour du Christ sur une prairie isol�e.
Il r�pond � une question que tout homme se pose.
Une nouvelle apparition du Christ.
Une apparition concr�te du sauveur.
Le Christ est en chacun de nous, bien s�r.
Maintenant, son apparition, aussi �vidente...
...peut sembler un pari d�sesp�r�.
Un blasph�me, presque, j'aimerais dire.
Mais pour un artiste comme vous,
que vous soyez croyant ou non,
vous comprenez que le cin�ma
puisse faire ressortir de la po�sie � travers des images originelles.
Quelque chose entre Dreyer et Pasolini
avec un grain de John Ford, bien s�r.
Aussi longtemps qu'ils refl�tent les tourments de notre culture
et la d�cadence du capitalisme,
les Westerns italiens repr�sentent une forme d'art!
Selon Lukacs,
Nous voulons cr�er des personnages ancr�s dans l'histoire.
Par exemple, nous deux hors-la-loi repr�sentent l'anarchie.
La fille � gros seins est un abri illusoire de la rationalit�.
La prairie repr�sente l'histoire
et la viande de buffle, moyen de subsistance pour l'homme.
�a sera en couleur.
Des couleurs criardes et des costumes rudimentaires
afin d'harmoniser la prairie avec le paysage biblique.
Piero della Francesca et Fred Zinnemann, pour ainsi dire !
C'est une tr�s bonne id�e. Vous correspondez parfaitement.
Laissez juste parler votre c�ur.
La soci�t� de production m'a promis une Ferrari, dernier mod�le.
O� est-elle �'
Ah, oui, la Ferrari...
Vous l'aurez apr�s l'�mission.
Apr�s la c�r�monie, ce soir.
Comment ?
Vous allez � un enterrement ?
Avancez !
Arr�tez la voiture ! Il faut que je lui parle.
1,000 lires. Votre main. Je vois richesse et bonheur.
Et moi ?
La curiosit� est humaine, mais on ne peut pas changer le destin.
Non.
Encore une fois. Je l'ai d�j� vue.
Elle m'attendait � l'a�roport.
Avec son ballon blanc et silencieux.
J'ai essay� de l'�loigner, mais elle ne cessait de revenir.
Elle semblait savoir que, t�t ou tard, je rentrerai dans son jeu.
Mais quand ?
Vous avez promis de me laisser tranquille.
Je vais bien.
Notre invit�, ce soir, est un acteur anglais
que tout le monde conna�t.
Vous avez encore tous son dernier film en m�moire.
Il est maintenant � Rom pour faire un film,
une version Western de la r�demption !
Mesdames et Messieurs, voici Toby Dammit.
Qu'est-ce qu'il se passe ? Vous �tes s�rieux ?
- Premier voyage en Italie ? - Oui.
Qu'est-ce qui vous am�ne ?
La Ferrari que vous allez m'offrir.
Prenez-vous du LSD ou d'autres drogues ?
Bien s�r.
- Pourquoi ? - Pour me sentir normal.
Qu'est-ce que vous pr�f�rez dans la vie ?
Aucune id�e.
- Qu'est-ce que vous d�testez le plus ? - Mon public.
On dit que vous l'avez perdu. Est-ce vrai ?
Comment la critique a jug� votre film Hamlet ?
Il est clair qu'il nous rien compris.
Avez-vous pass� une enfance malheureuse ?
Non. Ma m�re �tait tr�s gaie lorsqu'elle me battait.
Peut-�tre qu'elle avait bu.
J'ai entendu dire que vous ne supportiez pas la critique
et que vous �tiez violent.
R�p�te et je t'�clate le nez.
Voulez-vous m'�pouser ?
Etes-vous n�vros� ?
C'est ma seule qualit�.
Qu'est-ce qui cloche dans votre vie, M. Dammit?
Rien. Je suis terriblement heureux.
Est-ce vrai que vous avez eu des jobs peu reluisants ?
Oui... Oui...
...mais jamais journaliste TV.
Quel dommage.
- Connaissez-vous le cin�ma italien ? - Je feins que nous.
Pourquoi avez-vous tellement de succ�s avec les femmes ?
Je suis assez masculin pour plaire � un homme.
et assez f�minin pour plaire � une femme.
- Pourquoi n'est-vous pas venu en Italie Avant ?
- J'ai visit� l'Afrique, une fois.
- Pensez-vous que vous �tes dr�le ? - Non. Et vous ?
Croyez-vous en Dieu ?
Non.
Et le diable ?
Oui, le diable, oui !
Que c'est curieux ! L'avez-vous d�j� vu ?
Oui.
A-t'il l'air d'une ch�vre, une chauve-souris ou un chat noir ?
Oh, non.
Je suis anglais... pas catholique.
Pour moi, le Diable est un gai luron.
Il ressemble � une petite fille.
Il se d�brouille bien. Il est bon.
Avec ma t�te, je peux faire ce qu'il me pla�t.
Vous avez vu ?
Il ne s'arr�te jamais.
Bonsoir, Mesdames et Messieurs.
Bienvenus � la c�r�monie italienne des Oscars.
D'abord, je souhaite remercier les c�l�brit�s du show-business,
les politiciens et les artistes qui sont ici ce soir.
Je remercie �galement le Ministre de la culture.
A mon producteur.
Laissez-moi vous serrez la main. Bravo. Et vive l'Italie !
Mr Dammit, je m'appelle Spinelli mais je suis plus connu sous Artagnan.
Je suis imitateur.
Je suis po�te, philosophe, �crivain...
Je peux m�me pas dire bonjour � un ami...
M. Dammit, veuillez m'excuser.
Je vous pr�sente ma fille, Elisabeth. Elle est chanteuse, danseuse et actrice.
- Souris, Elisabeth. - Enchant�e.
Est-elle vierge ?
Mr Dammit, voyons, c'est une enfant.
Lombardi, de la production.
Ils vont bient�t commencer la c�r�monie des Loups d'Or.
Il nous restera un peu de temps apr�s le d�fil� de mode.
Habituellement, tout le monde dit un petit mot avant les Awards,
un petit po�me, par exemple.
Sauf les actrices, bien s�r.
Un peu de Shakespeare, peut-�tre.
Pas trop long, et avec du punch.
Le boss a raison.
Shakespeare c'est bien, tant que c'est pas trop long.
Et maintenant, le clou du spectacle :
"La Reine de Sheba".
En avant-premi�re !
"Mode Romaine" et "Humiliation".
"Lady Hamilton".
C'est � vous, M. Dammit.
Suivez-moi, je vais vous pr�senter aux pr�sentateurs.
Bonjour.
C'est moi qui vais faire votre doublure. Pourrais-je avoir une photo avec vous ?
Oui, nous trois !
Je connais bien Londres. J'y suis all� deux fois.
Je suis ravi de faire votre doublure. J'ai travaill� avec Tomas Milian aussi.
Je suis aussi cascadeur.
Merci !
Faites-moi 20 copies.
T'es d�j� all� � Londres, toi ?
Oh, j'aimerais y vivre. Cette ville me pla�t beaucoup.
Et les anglais, si bien �duqu�s !
Et leur cin�ma, bien meilleur que le n�tre.
Vous serez mieux ici...
Qu'est-ce qu'il y a ?
Non, vous en avez eu assez.
Plus tard, si vous vous comportez bien.
M. Toby, par ici.
Vous ne devriez pas boire autant.
Enchant�e, je suis la peintre Stagni.
J'ai remport� le prix de la meilleure actrice
dans "Drag Your Old Bones Home". Vous l'avez vu ?
C'est un honneur. Je vous admire beaucoup.
La pauvre, elle est presque aveugle.
Bonsoir. Vous vous souvenez de moi ?
Et maintenant, le moment de v�rit� !
Mais avant, laissez-moi remercier le jury
qui a s�lectionn� les gagnants de cette soir�e.
Un Loup d'Or � Marylou Lolo,
qui a brill� dans son premier film d�j�.
Un Loup d'Or aux sympathiques jumeaux,
Lion et Tiger, les chanteurs.
Veuillez vous approcher.
Afin de confier au public ce que vous ressentez.
Je suis tr�s �mue.
Tout ce que je peux dire... merci.
- Et vous ? - Je suis tr�s touch�e.
Tout ce que je peux dire... merci.
Je suis tr�s touch�e.
Tout ce que je peux dire... merci.
Bravo! Bravo!
Et maintenant, la femme qui vous a touch�s au plus profond.
Notre actrice pr�f�r�e � tous.
Un Loup d'Or � Annie Ravel.
Bonsoir...
Et maintenant, veuillez me pardonner
si voix tremble plus que de coutume,
mais je ne peux contenir mon enthousiasme.
Notre invit� d'honneur...
Oui, vous l'avez tous devin�.
L'artiste qui, depuis tant d'ann�es,
nous a transmis sa joie de vivre,
nous a fait rire jusqu'aux larmes,
comme seul peut le faire un artiste exceptionnel.
Comment faites-vous pour rester aussi jeune ?
Est-ce que vous voudriez nous dire quelques mots, ou peut-�tre un mime ?
Ne m'en demandez pas trop. Vous savez que j'ai un �il de chat !
Ne t'en fait pas. Je vais m'occuper de toi.
Je vais prendre soin de toi.
Moi je te comprends. Je te connais depuis toujours.
Plus jamais, tu ne seras seul,
parce que je serai toujours � tes c�t�s.
Tu me trouveras toujours � tes c�t�s.
Tu ne seras plus jamais ni naufrag�, ni fugitif.
Plus de solitude, ni d'�go�sme.
Nous allons vivre
de mani�re sereine et fid�le.
La vie que nous attendions depuis si longtemps.
Tu n'avais pas la foi, mais ta confiance t'as men� jusqu'� moi.
Je suis celle que tu attends depuis toujours,
toute d�vou�e � toi.
Jusqu'� la fin des temps.
Et maintenant..., l'autre surprise que nous vous avons r�serv�e pour ce soir.
L'un des plus grands du cin�ma,
Mesdames et Messieurs, Toby Dammit!
Toby!
Bravo!
Bravo, bravo!
Veuillez vous approcher, M. Dammit.
Ecartez-vous, s'il vous pla�t !
Bravo!
Souhaitons la bienvenue � Toby Dammit,
grand acteur qui a contribu� au succ�s du cin�ma britannique.
Il est venu ce soir faire honneur au cin�ma italien.
J'ai le grand plaisir de remettre cette chevillette
� Toby Dammit, en guise de reconnaissance
pour sa brillante interpr�tation de l'�uvre de Shakespeare,
titan de la po�sie moderne,
le plus marquant apr�s Dante.
Toutes mes f�licitations.
Vous permettez ?
"Et tous nos hiers ont �clair� pour des fous
"le chemin vers la poussi�re et la mort.
"�teins-toi, petite chandelle!
"La vie n'est qu'une ombre en marche, un pauvre acteur
"qui se pavane et s'agite durant son heure sur sc�ne
"et puis qu'on n'entend plus.
"C'est une fable Racont�e par un idiot, pleine de bruit et de fureur..."
Mais ce n'est pas vrai que je suis un grand acteur.
C'est pas vrai.
J'aurais pu...
Mais �a fait une ann�e que je n'ai rien fait.
Le dernier r�alisateur...
avec qui j'ai travaill�, se plaignait sans arr�t,
il disait que j'�tais toujours saoul.
Je sais pas pourquoi je vous raconte �a.
Pourquoi m'avez-vous invit� ici ?
Qu'est-ce que vous attendez de moi ?
Et cette femme...
qui m'a demand� en mariage.
C'est marrant, non ?
J'�tais dans le coin, en train de pleurer. Je...
Je fonds souvent en larmes quand j'ai trop bu. Je...
C'est le vin qui me rend triste.
C'est trop lumineux ici.
Mais le whisky...
Le whisky c'est diff�rent.
�a m'embrume...
C'est marrant.
Cette belle femme...
...a pris ma main. Elle l'a caress�e.
Elle m'a dit: "Je suis toute d�vou�e � toi.
Je suis celle que tu attends depuis toujours."
Ecoute ma belle. Moi, je ne t'ai pas attendu !
Je n'attends personne. Vous m'�couter ?
Conneries !
Voil� les cl�s. Je l'ai d�j� r�d�e.
M. Dammit, revenez !
Toby ! O� est-ce que vous allez ?
Esp�ce de malade ! �a va pas ?!!
Comme je sors d'ici ?
Je veux aller � ... Rome ?
Il est fou. O� est-ce qu'il va, cet idiot ?
Le pont est ferm�. Il faut faire un d�tour.
Revenez ! Il faut que vous alliez jusqu'au moulin.
La route est coup�e.
D�brouillez-vous, il faut que je passe !
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