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TERREUR DANS LE SHANGHAI EXPRESS
Le présent rapport, remis à la Société Royale de Géologie
par, je soussigné, Alexander Saxton, est un compte-rendu authentique
des événements qui sont survenus lors de notre expédition en Mandchourie.
En tant que chef de ladite expédition,
j'endosse l'entière responsabilité de sa conclusion désastreuse.
Mais je laisse aux membres de la Société le soin de porter jugement
sur les causes véritables de la catastrophe.
Pékin : Concession Russe
- Je suis désolé, il ne reste aucune place. - Mon nom est Saxton, Alexander Saxton.
Vérifiez vos listes, je vous ai envoyé un télégramme il y a 3 semaines environ
dans lequel je vous demandai de me réserver un compartiment.
- Je ne peux rien pour vous.
Allô ? Oui.
Tiens, tiens, regardez qui est là. Le Professeur Saxton, je présume ?
- Docteur Wells. - Que faites vous donc à Shanghai ?
- J'allais vous poser la même question. - J'ai collecté quelques spécimens.
Miss Jones, permettez que je vous présente Le Professeur Alexander Saxton.
Il joue aux osselets et aux fossiles.
Ravie de vous rencontrer, Professeur.
Miss Jones est mon assistante. Bactériologie. Une excellente spécialiste.
Pour autant qu'une femme puisse l'être.
Excusez-moi.
Deux compartiments privés pour Moscou, s'il vous plaît.
- Deux, vous avez dit ? Et ça sera tout ? - Non, j'ai 3 caisses avec divers animaux.
- C'est impossible. - Je sais que je vous demande un miracle.
Mais cela devrait vous aider.
Merci.
C'est "forcer la main" disent les Chinois. Les Américains disent "savoir-faire".
En Grande-Bretagne, nous appelons ça subornation et corruption.
Maintenant, veuillez m'excuser.
Vous ! Sortez !
Halte ! Monsieur Alexander Saxton ?
- Oui. - Capitaine O'Hagan, monsieur.
Le Général Wang m'a demandé de vous trouver et de me mettre à votre disposition.
Ça me reviens maintenant ! J'ai bien un billet pour Votre Excellence.
- Votre... Votre billet, le voilà. - Merci.
Et que le Seigneur ait pitié de son âme.
Il ne le mérite pas, ce minable voleur ! Vous avez ses affaires ?
- Vous le connaissiez ? - Krasinsky, le Serrurier ?
Il pouvait ouvrir n'importe quelle malle avec une épingle.
Lui un voleur ? Mais il était aveugle !
Aveugle ? Il aurait vu un agent de police à un kilomètre.
Nom d'un chien !
C'est l’œuvre du diable !
Puis-je vous être utile, mon père ?
- C'est à vous ? - En effet, mais je demande une explication.
Quoi qu'il y ait dedans, ceci est sacrilège et doit être détruit.
Inspecteur Mirov. Qu'y a-t-il dans cette caisse, Excellence ?
Des fossiles.
Qu'est-ce qu'un fossile ?
Un minéral.
Un minéral ?
Il n'y aurait pas quelque chose de valeur comme de l'or ?
De l'or ?! C'est un objet de recherche scientifique.
Aucun intérêt pour un voleur.
Là où il y a Dieu...
Il y aura toujours place pour la croix.
Même sur ce sol de pierre, regardez.
Mais Satan est maudit et là où est le Malin, il n'y a aucune place pour la croix !
- Absurde ! Un tour de passe-passe. Capitaine. - Oui, monsieur.
Dites à vos hommes de mettre ma caisse dans le train.
Prêts ?
Soulevez. Allez.
- Où se trouve la caisse C ? - Elle est là-bas, monsieur.
Ah oui. Venez.
Faites attention à celle-ci.
Suivez-moi !
Avec découverte allez-vous effarer le monde scientifique cette fois-ci ?
Lisez le rapport de la Société Royale et vous le saurez.
- C'est un remarquable fossile. - Un fossile ?
Mais il s'agit d'un être vivant. Je l'ai entendu.
- Vous vous trompez. - Vous n'aurez donc pas à le nourrir ?
L'occupant de cette caisse n'a pas mangé depuis 2 millions d'années.
C'est un bon moyen d'économiser les frais alimentaires.
Bagagiste, je vous prie.
- Alinka, qu'est-ce qui ne va pas ? - Oui, Madame la Comtesse ?
- Avez-vous un coffre pour les objets de valeur ? - Oui, Madame la Comtesse. Je vous prépare un reçu.
Excusez-moi.
Alinka semble avoir peur. Qu'avez-vous dans cette caisse ?
Oh, rien qui ne puisse intéresser Alinka, Madame.
D'habitude, elle adore les Anglais.
- Comme tous les Polonais d'ailleurs. - J'en suis honoré, Madame.
Ah, l'Angleterre. La reine Victoria, les crumpets, Shakespeare.
J'admire la Pologne, Madame. Et de nombreux liens unissent nos deux nations.
Mon mari, le Comte Petrovski, dit qu'au XVe siècle,
votre roi Henri nous a trahi au profit des Russes.
J'espère que vous et votre accepterez mes plus profondes excuses.
Elle a vraiment peur !
Je me demande bien pourquoi.
Puis-je vous accompagner à votre compartiment, Madame ?
C'est à vous ?
Oh, merci. Excusez-moi.
Oui ?
J'étais sur le quai tout à l'heure, quand ce moine fou divaguait.
- Oui ? - Je suis un ingénieur, un scientifique.
Ceci est de la craie ordinaire.
Comment expliquez-vous qu'elle n'écrive pas sur votre caisse ?
Hypnose. Yoga.
Ces mystiques savent être convaincants. À tel point qu'ils peuvent s'hypnotiser eux-mêmes.
Pour la nourriture de vos bêtes, qui va payer, monsieur ?
Oh, notez combien vous dépensez et je vous réglerai.
Si... euh... on pouvait creuser un petit trou dans cette caisse la nuit prochaine,
et jeter un œil à ce qu'il y a dedans, Je serai très reconnaissant.
Tout est en ordre.
Aidez-moi.
De quelle façon, Madame ?
- Est-ce le numéro 8 ? - C'est à côté, le compartiment de M. Wells.
Allons, allons, ne pleurez pas.
Tout ira très bien.
Excusez-moi.
Navré, cher ami, mais vous vous trompez. Ici, c'est le n° 8. Vous voyez ?
8A, couchette du bas.
8B, couchette du haut.
Ne vous inquiétez pas. Je devais avoir ce compartiment pour moi seul.
- Vous permettez. - Excusez-moi si je vous gêne.
Excusez-moi, je n'ai pas de billet et je dois quitter Shanghai.
- Je n'abuserez pas de votre temps. - Cette jeune femme a des ennuis.
Que voulez-vous que nous fassions alors ?
- Et si vous partagiez un compartiment avec quelqu'un d'autre ? - Avec Miss Jones ?
Je suis sûre que l'on peut trouver un terrain d'entente qui conviendra à tous.
Il y a la puanteur de l'enfer dans ce train, même le chien le sent.
Quelle robe devrais-je porter quand cet Anglais viendra nous voir ?
Vous êtes sûre de vous, n'est-ce pas ?
La bleue avec son fameux décolleté...
ou peut-être la rouge.
Vous jouez avec l'immortalité de son âme.
C'est pour cela que vous êtes là, Pujardov. L'immortalité de nos âmes est de votre ressort.
Elle a peur de quelque chose.
- Dites-moi, Pujardov... - Oui ?
À votre avis, que devrais-je porter pour recevoir l'Anglais ?
- Ma robe rouge ou la bleue ? - C'est assez !
- Je vous défends de parler ainsi. - Vous lui défendez ?
Pardonnez-moi, Votre Excellence.
J'ai oublié les convenances, en me souciant du bien-être spirituel de Mme la Comtesse.
Je vais prier pour plus d'humilité.
Priez assidûment, Pujardov ou vous devrez aussi prier pour trouver un emploi.
Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit...
Oh, c'est le morceau que je joue. Je me demande de qui il s'agit.
Vous vouliez nous voir ?
J'ai pensé que l'un de vous saurait peut-être ce qu'il est advenu du bagagiste.
- Je n'en ai pas la moindre idée. - Et vous ?
Peut-être que cela a quelque chose à voir avec ce qu'il y a dans cette caisse.
Je suis de votre avis. Il essayait de l'ouvrir quand il lui est arrivé quelque chose.
Quoi ?!
- Heureusement, il a été interrompu. - Oui. Mais par qui ?
Pourquoi êtes-vous si inquiet à l'idée que l'on ouvre cette caisse ?
C'est peut-être ma faute. J'ai demandé au bagagiste de jeter un œil. Simple curiosité.
Ce ne sont pas vos affaires.
Ni les vôtres.
Bonne nuit.
Un homme est mort, un autre a disparu. Il est temps d'ouvrir cette caisse.
Vous n'en ferez rien !
Donnez-moi la clé !
Konev, voyez si vous pouvez l'ouvrir avec ça.
Laissez-le !
Mon Dieu... c'est le bagagiste.
- Qu'y avait-il là-dedans ?! - Je vous l'ai dit, un fossile.
Moitié singe, moitié humain. Il vivait il y a 2 millions d'années.
Êtes-vous en train de me dire qu'un singe qui vivait il y a 2 millions d'années
est sorti de cette caisse, a tué le bagagiste et l'a mis à sa place,
puis a pris soin de bien reverrouiller la caisse derrière lui et s'est enfui ?
- Oui ! Il semblerait qu'il soit revenu à la vie ! - Enfermez-le.
Nous allons fouiller le train, trouver cette chose, quelle qu'elle soit, et la détruire.
- Mais s'il vit... - Ne parlez de ça à personne !
Je ne veux pas affoler les voyageurs.
Mon verre est vide.
Oh, pardonnez-moi, j'étais perdu dans mes pensées.
À quel sujet ?
Je suis navré, je ne peux vous le dire.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Bonsoir.
Nous sommes-nous déjà rencontrés ?
Je ne pense pas, non.
Si, au palais du Gouverneur, le Général Wang.
Vous faites erreur.
En effet, je vous demande pardon. C'était quelqu'un d'autre.
Quel est le problème ?
L’œil de ce poisson est blanc.
Naturellement, il est bouilli.
Bouilli... oui.
- Est-il vrai que vous êtes médecin ? - Demandez-le moi quand j'aurai fini de dîner.
- C'est urgent. - Quels sont les symptômes ?
Il est mort, vous l'avez vu. - Oh, celui-là.
Il n'y a rien que je puisse faire.
Il y a un autre mort. Un de mes soldats avec les mêmes yeux blancs.
- Je veux connaître la cause de sa mort. - Qui est mort ?
Ne vous mêlez pas de ça ! Vous n'avez rien entendu.
Excusez-moi.
Le fossile de Saxton court encore ?
Je crois qu'il a sauté du train, qui qu'il soit.
- Mlle Jones, j'aurais besoin de votre assistance. - À votre âge, je ne suis pas surprise.
- Pour une autopsie ! - Ah, c'est différent.
Très curieux.
Une erreur génétique, apparemment.
Scalpel.
Tenez ça.
- Que fait-il ? - Une trépanation.
Ne vous levez pas.
Vous avez décidé de dîner seul, Sir Alexander.
J'ai dîné dans de pires circonstances et en pire compagnie.
Scie égoïne.
Voilà, Docteur !
Vous êtes triste d'avoir perdu votre sac d'os.
Le "sac d'os", Madame, aurait pu résoudre les mystères de la science.
Si la théorie de l'évolution est confirmée, ainsi que la science de la biologie,
si l'origine de l'homme est confirmée...
J'ai entendu parler de l'évolution, C'est... C'est immoral.
C'est un fait... et il n'y a pas de moralité dans les faits.
Et le porteur ? Et le pauvre voleur à la gare ?
- Et alors ? - Ils sont morts.
Votre créature est-elle responsable ?
Probablement.
Cela ne vous touche pas ?
Un portier et un voleur ?
Vous avez raison, Madame,
J'avoue ne pas m'y intéresser.
Pouvez-vous me dire comment il est mort ?
Lisse comme les fesses d'un bébé. Vous l'avez vu, il était normal ?
- Absolument. - Une mutation, un monstre de la nature.
Qu'a de spécial son cerveau ?
Le savoir et la connaissance sont gravés sur un cerveau normal,
qui laissent une surface ridée.
Le cerveau a été asséché, la mémoire a été effacée
comme de la craie sur un tableau.
Entrez.
Merci, c'est à vous.
Ça ne sera pas long.
Mlle ? C'est le Docteur Wells.
Mlle, vous allez bien ?
Mlle, vous êtes là ?
Entrez.
Ça va mieux ?
Oui.
Quelque chose ne va pas ?
Cette femme assassinée - l'ingénieur, le joueur d'échecs,
Il m'a dit qu'elle était une espionne internationale.
- Oui, je sais. - Oh, vous le savez ?
Ce fait aurait-il eu un rapport avec sa mort ?
Qu'en pensez vous ?
Le Docteur Wells et moi avons pratiqué une autopsie.
Son cerveau est complètement lisse, tout comme le portier.
Tout a été effacé. J'ai une théorie.
Je ne suis qu'un policier, Professeur, Je n'ai que peu d'éducation.
Je vais faire simple.
Supposez que la créature que vous avez tué,
était capable de prendre les idées des autres directement de leur cerveau
et de les transférer dans le sien.
- Il a aspiré le cerveau des autres ? - Absorbé, à travers l’œil.
Ce fût notre premier indice. Les yeux blanc.
Et si la bête avait absorbé votre cerveau,
toute votre éducation serait absorbée dans son cerveau.
Il aurait été aussi cultivé que vous.
D'autant plus que ce qu'il m'aurait emprunté
aurait été ajouté à la culture qu'il avait déjà.
Professeur, espion, porteur, voleur.
Que cherchait la créature ?
Nous ne le saurons jamais, il est mort et pourtant...
Quoi ?
Une créature comme celle-là...
comment pourrait-elle mourir ?
- Inspecteur ? - Qu'y a t-il ?
J'ai trouvé ça sur l'animal.
- Sur l'animal ? - Donnez-le moi !
- Ça appartient au comte Petrovski. - Comment le savez-vous ?
Je l'ai vu le mettre dans le coffre.
De l'acier - plus dur qu'un diamant. Ainsi les espions le recherchent.
Français, allemands, anglais. Ils perdent tous leur temps.
Le plus important est la formule
et ça, c'est en sécurité... ici.
Qu'est-il arrivé à l'espionne ?
Elle est morte. Le fossile l'a tué.
- Il n'y a plus de danger. - La bête n'est pas morte.
Je lui ai mise 4 balles.
Vous pensez que le mal peut être tué avec des balles ?
Satan est vivant.
L'impie... est parmi nous !
Oh, Shalom, Shalom, Shalom. Oh, Shalom.
Bocal du spécimen.
- Que trouverez vous dans le fluide oculaire ? - Je ne sais pas.
- Eh bien, c'est incroyable. - Quoi ?
La dernière chose que la créature a vu !
- L'inspecteur de police. - L'image est retenue dans le fluide.
La mémoire visuelle de la créature est située non pas dans le cerveau mais l’œil lui même.
Vous identifiez quelque chose ?
C'est un brontosaure !
Un ptérodactyle.
Incroyable.
Ce n'est pas une carte.
Cela ne peut être que la Terre vue de l'espace.
Je ne vous dérange pas ? Les gens ont peur, professeur.
Les longs voyages sont ennuyeux, Madame. Ils aiment l'excitation.
- Il n'y a donc plus de danger ? - Tout est terminé.
Et votre science ? L'évolution dont vous parliez ?
Regardez vous-même.
Venez ici, Pujardov.
Je vais vous montrer quelque chose.
Regardez.
C'est le Signe Saint.
Le deuxième jour, il créa la Terre.
Où l'avez vous eu ?
Là, de l’œil même de la créature.
- L’œil de Satan ! - Il y a une explication scientifique.
Vous la connaissez ?
Non.
Pas encore.
Avant la chute, avant que Satan soit banni du trône de Dieu,
Le Mal regarda et vit...
Sottises !
Pujardov !
- Pujardov ? Où est-il ? - Je ne sais pas.
Il est devenu fou.
- Je regarde dans la soute. - D'accord.
- Vous cherchez le voleur, Mlle Jones ? - Vous le savez.
Pourquoi ce remue-ménage ?
Vous récupérez cet œil, il y aura 1000 roubles pour vous.
1000 roubles pour un œil ?
Il contient quelque chose.
- Des images. - Des images de quoi ?
La Terre en temps préhistoriques. La Terre vue de l'espace.
Qui d'autre a vu ces images ?
Dr Wells, Professeur Saxton et cette jolie comtesse.
Je vois.
Pitié, pitié.
Vous allez me tuer ?
Fou, rien dans votre cerveau ne m'intéresse.
Un autre meurtre.
- Arrêtez, je veux descendre ! - Il n'y a pas de protection !
Silence ! On parle de descendre du train.
- Laissez tomber. - Je me plaindrai aux autorités.
- Je ne suis pas de vos moujiks ! - Je tire sur quiconque veut stopper le train.
Tirez, tirez ! Stupide Russe !
Qui d'autre a vu ces photos ?
Dr Wells...
Professeur Saxton...
et cette jolie Comtesse. Wells, Saxton et la Comtesse.
Wells, Saxton et la Comtesse Wells, Saxton et la Comtesse...
Wells, cette créature est morte ?
Si oui, qui a tué Mlle Jones ?
- Vous avez une idée ? - Non, Inspecteur, aucune.
J'ai demandé au conducteur de câbler afin d'arrêter le train.
Pourquoi ?
Dites-moi qui vous êtes.
Dites-moi, je vous servirai.
Je veux vous aider.
C'est comme une maladie contagieuse.
S'il y a une maladie, il doit y avoir des symptômes.
- La fièvre ? - Faudrait prendre les températures de tous.
Les yeux, pourquoi sont-ils blancs ?
Savez vous si c'est vrai ce que l'on dit sur ces yeux blancs ?
Oh, cette partie est vrai.
- Ah, Inspecteur, c'est vous. - Oui, moi ?
Vos yeux. Nous devons aussi examiner vos yeux.
Certainement.
Et les tests de radiation ou autres rayons invisibles.
Des Rayons X ? C'est une idée, mais comment faire dans ce train ?
- Vous êtes un scientifique ? - Un ingénieur, je m'informe.
C'est tout à votre honneur.
Inspecteur, dites à ces gens de rester ensemble, en groupes ou par paires,
si quelque chose arrive, l'alarme pourra être lancée.
Personne ne doit rester seul.
Des nouvelles du train.
Le train sera ici dans exactement...
Hum... 14 minutes.
14 minutes ?
Oui, Votre Honneur, c'est écrit ici.
Pas avec des mots, votre Honneur, en code. Comme un autre langage.
Je connais le télégraphe, petit père.
Je connais les trains, le courant électrique.
Debout, tout le monde !
Dehors ! Même si je ne crois pas en Dieu, je n'aime pas être pris pour un fou !
Non, votre Honneur.
Je ne me permettrais pas.
Dis-moi, petit père...
crois-tu au Diable ?
Oui, votre Honneur.
Ah, bien, envoie un télégramme.
Dis que le capitaine Kazan,
sait qu'un cheval a 4 pattes, qu'un meurtrier a 2 bras,
mais le Diable doit...
avoir peur d'un honnête Cosaque, hum ?
La gravité de la Terre, pouvez vous la mesurer ?
Comment la mesurer ?
Peut-on dépasser cette gravité ?
Si vous dites, est ce que l'homme peut aller au delà de la Terre dans l'espace,
pas encore mais un jour sûrement.
Un jour ?
Un professeur de mathématiques, son nom est Chelkovsky.
Il a certaines idées concernant la libération de la gravité.
Vous le connaissez ?
Chelkovsky était mon professeur, il était comme un père.
Mais pourquoi un homme comme vous s'intéresse...
Qui croyez vous être derrière tout ça, Excellence ?
Regardez ça. Vu sous le microscope.
- La Terre vue de l'espace. - Ce qui veut dire ?
Il y a un million d'années, une forme d'intelligence,
est venue sur Terre d'une autre planète.
L'atmosphère de la Terre était nouvelle, différente.
- Elle a appris à survivre. - Comment ?
En entrant dans le corps et le cerveau des humains.
Le fossile que j'ai trouvé et ramené avec moi.
Et cette chose d'une autre planète a survécu dans le fossile ?
- Puis est revenue à la vie ? - Exactement.
Continuez, Professeur.
L'animal que vous avez tué n'était que l'hôte et quand il est mort,
l'intelligence qu'il contenait s'est transférée dans un autre hôte.
Elle est vivante... dans ce train, à l'intérieur de quelqu'un.
Vous êtes un bon détective.
Vous avez tout découvert sauf celui qui est l'hôte.
- C'est notre prochaine étape. - Je pensais que ce serait utile.
- Oh, bonne idée. - Vous deux ensemble, c'est parfait.
- Et si l'un de vous est le monstre ? - Le monstre ? Nous sommes anglais, voyons.
Mais vous avez dû voir quelque chose.
J'étais endormie, je vous dis.
Il savait pour les yeux blancs.
Quand vous vous êtes endormie, les lumières étaient allumées ? Et à votre réveil ?
- Elles étaient éteintes. - Vous êtes sûre ?
Tout à fait. Il faisait noir, j'ai allumé et je l'ai trouvé, à côté de moi.
En faisant le test, les lumières étaient allumées.
Maître !
Inspecteur.
Cet acier à hautes températures, qu'arriverait-il ?
Cela durcirait. Quelles températures, par exemple ?
10 ou 12 000 degrés.
Où trouveriez vous sur Terre de telles températures ?
Nulle part sur Terre.
Le Tsar en entendra parler ! Je vous ferai envoyer en Sibérie !
Je suis en Sibérie.
Voici la comtesse Irina Petrovska et je suis le comte Maryan Petrovski.
Oh, Vos Excellences, je suis navré.
Le comte et la comtesse sont bien sûr exemptés de ces ordres.
Escortez-les jusqu'à leur voiture.
Paysans ! Paysans !
Vous êtes une comtesse ?
Je suis américaine et je n'aime pas être brutalisée par des étrangers.
Cet homme, c'est lui le responsable qui ne voulait pas que l'on descende.
- Excellence, je suis un inspecteur. - Arrêtez tout le monde !
Vous également.
Qui sont les tueurs ? Qui sont les fauteurs de trouble ?
Qui sont les influences extérieures ?
Qui ?!
Ne vous inquiétez pas, je vais les débusquer.
De quoi parle t-il ?
- Les anglais croient à la liberté de parole ? - Certainement.
Et si vous enquêtiez convenablement au lieu de dire n'importe quoi...
C'est une honte !
Vous êtes de la police, hein ?
Oui, Capitaine. Mirov est mon nom.
Mirov ? Oh, Mirov !
C'est un bon nom russe, Mirov.
Dites moi, Mirov, que savez-vous des saletés qui se passent ici ?
- Des saletés ? - Vous savez ce que je fais ici.
Désignez les suspects et je les ferai parler, je vous le jure.
Vous vous trompez, monsieur.
- Me tromper ? - Fou !
Reculez ! Reculez !!
Reculez ! Ou je vous maudis !
Il a le mauvais œil !
Attention à la colère de Satan !
Fou, hein ?
À genoux, moine.
Nous devons arrêter ça.
- Il essayait de vous protéger, pourquoi ? - Il est fou.
- Qui êtes vous ? - Je vous l'ai dit, un policier.
Non !
Non !
Vous avez vu ses yeux ! Un regard et vous êtes mort !
Viens en moi, Satan !
C'est à Toi qu'appartiennent le règne, la puissance et la gloire.
Sur Terre comme en Enfer.
Tout ce qui bouge près de cette porte, tuez-le !!
- Et si le moine est innocent ? - On a plein de moines innocents !
Faisons sortir ces paysans d'ici, vite !
Tout le monde à la soute. Vite !
Là !
Il tue toujours dans la nuit, il ne peut rien sous la lumière.
- Prenez soin des autres. - Et vous ?
- Ça ira, allez-y. - Prenez ceci.
Vous savez, en dépit de tout, Pujardov avait une certaine affection pour vous.
Vous l'avez souvent humilié, même devant la comtesse.
Il est mort.
Vous l'avez tué !
Si vous voulez tuer Pujardov, c'est trop tard.
- Vous serez pendu ! - Ah, pauvre moine.
Il vous aimait plus que la promesse d'aller au Paradis.
Par ici, vite, par ici ! Irina, derrière moi.
Ce serait une erreur de me tuer.
- Qui êtes vous ? - C'est difficile à expliquer.
Je suis une forme d'énergie qui occupe cette carcasse.
- D'où venez vous ? - D'une autre galaxie.
Je suis venu avec d'autres comme moi-même.
Ils m'ont laissé. Un accident.
J'ai survécu avec des protozoaires, des poissons et vertébrés.
L'histoire de votre planète est en partie en moi.
Appuyez sur la détente et vous l'effacerez.
Que dois-je faire de vous ?
- Laissez moi partir. - Ce n'est pas possible.
Cela est possible.
Je vous apprendrai la fin des maladies, de la douleur, de la famine.
Attendez !
Il y a plus.
- Saxton !
Allez !
Yahhhh !
Laissez moi ! Oh, non !
Saxton, Dieu merci !
Reculez, faites place.
Moscou demande d'arrêter l'Express au point d'accès.
Le faire dérailler ? Ça veut dire tuer tout le monde !
C'est ce qu'ils disent.
Peut-être est-ce la guerre ? Peut-être que c'est la guerre.
Sous-titre de Boris Karloff,
complété par notre propre traduction des dialogues originaux.
FrenchRepackHD
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