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Zulu
---
- Putain !
Quelqu'un vomit.
Oh, putain !
Ca va ?
Ali ?
T'es blessé ?
- Non, ça va.
- Je t'emmène à l'hôpital ?
- Non, ça va. - Qu'est-ce qui s'est passé ?
- J'ai évité une bagnole.
- Mais t'as bu, en fait.
Regarde-moi. T'as bu ?
- Ouais...
Sirène de police
Putain...
- Je m'en occupe.
Musique mécanique
---
La musique devient entêtante.
---
- Bonjour.
- Bonjour, commandant Berthaud, 2e DPJ.
- Que s'est-il passé ?
- J'étais en filoche, j'ai voulu prendre un raccourci...
Ca fait 24 heures qu'on est sur le pont, un homicide.
Le téléphone a sonné, je tenais la radio, j'ai voulu décrocher.
J'ai percuté la voiture.
- C'est de la vodka, la bouteille ?
- Ouais.
On a fêté une promo avant-hier.
Vous pouvez contrôler, je suis sobre.
- Et lui, c'est qui ?
- C'est mon adjoint.
Il est venu me chercher.
- Bon, ne vous inquiétez pas,
on s'en occupe.
- Merci.
Bonne journée. - Bonne journée.
- Je crois que je vais conduire.
Musique angoissante
---
- Passe ton briquet.
- Il est où, Cisco ?
- J'ai cru que tu t'étais fait choper !
- Ca va. Où est Cisco ?
- En bas, à la cave.
---
- Fini, vos plans foireux avec les mômes.
- C'est toi qui décides ?
- Un môme s'est fait choper.
- Et ?
Il dira rien, je lui ai envoyé mon baveux.
- Ah bon ?
- Comment t'as fait ?
- Je me suis tiré par-derrière.
- Qui dit que t'as pas parlé ?
- Pense ce que tu veux.
- Arrête de l'emmerder.
Il enclenche son arme.
Tirs
Va te reposer.
Après, file avec Titi repérer l'hôtel.
Je veux tout savoir sur la transac.
Il faut faire ce braco, et vite.
- J'ai voulu vous revoir rapidement car je m'inquiète.
Vous avez été interpellé cette nuit à Goussainville.
Vous replongez.
- Mon client ne souhaite pas évoquer cet incident
et vous n'êtes pas saisie de l'affaire.
- Bien sûr.
Allons-y, alors.
On a du nouveau sur la mort d'Amin.
Les policiers ont identifié 4 individus
soupçonnés d'avoir été en contact avec Amin.
Je vais vous montrer leurs photos.
Reconnaissez-vous un ou plusieurs d'entre eux ?
Ahmed Barkash, ça vous dit quelque chose ?
Thibaut Cisco ?
Regardez la photo, Souleymane.
Avez-vous déjà vu Thibaut Cisco au squat ou ailleurs
avec Amin ?
N'ayez pas peur de ces gens.
On vous protège.
Aidez-nous à les arrêter,
c'est important.
Notez qu'il se tord les mains devant la photo de Cisco.
- Attendez !
Mon client est fatigué après sa nuit en cellule
et a indiqué qu'il ne le connaissait pas.
Mme la greffière en a pris note ?
- Arrêtons
pour aujourd'hui.
Je devrai vous revoir assez vite.
Je dois pouvoir vous trouver.
- On en est où avec l'ASE ? - Nulle part.
Ils proposent une famille, mais pas à Paris.
- Vous ne pourrez refuser
toutes les mains qu'on vous tend.
Vous allez finir par plonger dans des affaires
graves et on ne pourra pas
éviter l'enfermement.
La rue, c'est pas bon pour vous.
- Je le prends chez moi.
Rien ne m'en empêche.
Allez, viens.
Tiens.
Il faut que tu m'expliques pourquoi t'as participé à ce braquage.
On t'a forcé ou c'était pour l'argent ?
- C'est pour Youssouf,
mon petit frère.
Il est coincé en Espagne.
Les passeurs veulent 1 000 euros. Le mois
dernier, c'était 500. Je les ai envoyés
et ils l'ont arnaqué.
- Il a quel âge ? - Dix ans.
- Et à dix ans, il fait le même voyage que toi ?
Tes parents savent ?
Ils disent qu'on est mieux ici qu'au Maroc.
Là-bas, on n'a rien.
Tu me prends chez toi ?
- Oui, mais c'est provisoire.
Tu comprends, "provisoire" ? - Oui.
Comme quand on est en détention provisoire.
- Oui, voilà. T'apprends vite, toi.
- Tu sais quoi ?
La détention provisoire, ça peut durer un an.
Et moi, un an de provisoire,
ça me va.
Surtout si c'est avec toi.
...
- L'état-major a appelé pour une histoire de bagnole.
- Je t'expliquerai.
- Tu l'as foutue en l'air, Ali ?
- Si on te demande, dis que c'est moi.
- Hé, t'as picolé ?
On est là,
si t'as besoin, OK ?
(- Tu peux faire du café noir, s'il te plaît ?)
- Je vais démissionner. J'arrête tout.
- Parce que t'as abîmé une bagnole ?
- J'ai merdé.
C'est Bilal, cet enculé.
Il a menacé de s'en prendre
à Maïwenn et à Noa.
Il sait où j'habite, il a des photos.
Il renifle.
Il fournit
les gosses à la bande à Cisco.
Je l'ai vu.
- Quand ? - Hier.
Il les a ramassés au squat, Souleymane et deux autres.
Il les a amenés dans un terrain vague.
Thibaut Cisco était là,
il avait l'air de bien connaître Bilal.
Ca se voyait.
Il a embarqué les mômes, alors je l'ai pris en filoche.
Je sais pas ce qui m'a pris.
J'ai fait le cow-boy, comme un con.
Du coup,
Bilal m'a repéré et m'a bloqué.
- Et il t'a menacé.
Elle soupire.
On a le lien entre la bande de Cisco et les mômes.
C'est Bilal.
Il leur fournit
les gamins pour leurs coups foireux.
- Je pense que...
Thibaut a demandé à Amin de poser la balise sous la voiture
de l'Alsacien.
C'est sûrement lui qui...
l'a buté derrière
pour pas qu'il les balance.
Je comprends pas pourquoi ils ont voulu baliser l'Alsacien.
- Ben si,
Cisco veut carotter l'Alsacien.
- Comment tu sais ça ?
- Par Gilou.
Il a infiltré la bande.
- Oh, putain !
- C'est pour ça qu'il est sorti de taule.
Il bosse pour Brémont.
C'est la crim qui a inscrit l'Alsacien au FBS.
Je l'ai revu cette nuit-là.
Je lui ai dit où on en était, il va essayer
de nous aider.
Par contre...
il faut le couvrir.
On bosse plus sur la bande de Cisco.
Donc on dit rien à Beckriche.
Ali,
j'y arriverai pas seule.
- OK.
...
- Bonjour, police.
Commandant Maillard.
On enquête sur un certain Sabayo qui réserve une chambre le jeudi,
sans doute sous un autre nom. Vous pouvez regarder ?
- Capitaine Colin.
- Oui, on va regarder ça.
Oui, patientez.
Alors...
J'ai pas de Sabayo, mais
j'ai un client régulier qui réserve chaque jeudi.
Il prend toujours la 310 et la 312.
C'est un certain Virgile Molbat
et c'est réservé pour aujourd'hui. - Formidable.
La semaine prochaine aussi ?
- Effectivement, oui.
- Ecoutez, on va prendre la chambre qui jouxte la 310
et la 312. - Pour aujourd'hui ?
- Pour aujourd'hui, oui.
Thibaut renifle.
- Hé !
Vieux !
Capitaine Colin et commandant Maillard !
Ca le fait, non ?
Colin-Maillard... - J'avais compris.
Il applaudit.
Putain, ça bouge.
Attention !
Ils sont deux.
L'Alsacien et son sbire.
- Il y a combien ?
- Au moins 15 kilos de coke.
- Une bagnole !
Tu vois ? - Ouais.
Ca doit être les acheteurs.
Le fric doit
être dans le sac de sport.
Ils rentrent
pour faire la transaction à l'abri des regards.
- Attends,
à 60 000 le kilo, ça fait une transac à...
900 000 !
Musique lente
---
(- Ils comptent les billets.)
Fracas
...
- Oui ?
Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Gilou ? - Ouais.
- Quoi ? - OK, je vois le délire.
Eclatez-vous bien.
- Pas de souci.
- Il y a une embrouille ?
- Non, laisse tomber. Une histoire de cul.
- OK.
(- Calme-toi.)
Cliquetis de la compteuse de billets
- T'as oublié ça, hier soir. - Ah...
Oups !
Je te remercie.
- Elle ne t'a pas beaucoup
manqué, cette cravate.
- Vous vouliez me voir ?
- Absolument. Entrez, Berthaud.
Asseyez-vous.
Mme la Juge a entendu Souleymane,
il y a une nouvelle piste.
- Je lui ai montré les photos de la bande
pour voir s'il avait été en contact avec eux
et il a fortement réagi à celle de Thibaut Cisco.
Je suis sûre qu'il le connaît.
C'est sûrement lui qui a demandé à Amin
de poser la balise,
et il l'a peut-être tué pour être sûr qu'il se taise.
- Vous en pensez quoi ?
- Ca se tient. Oui.
- Donc il nous faut son ADN
pour le comparer à celui trouvé sur le corps d'Amin.
- C'est pas si simple. Pour prélever son ADN,
il faut qu'on le prenne en flag sur un délit.
- Il est fiché pour coups et blessures,
stupéfiants, c'est simple de le choper.
Vous vous mettez sur lui H24,
et au moindre truc, vous le serrez.
Je compte sur vous pour faire cela au plus vite.
On est d'accord ?
- Bien sûr.
- T'as un chargeur ? - Heu... Oui.
Il doit être là.
Tu peux te brancher là-bas, si tu veux.
- Youssouf !
Ils parlent en arabe.
---
- Où est ton frère ?
- Au nord de Barcelone, sur un parking.
Il faut que j'y aille. - Attends,
c'est déjà un miracle que tu sois ici.
- C'est mon frère.
Il a besoin de moi. - D'accord, mais
tu vas faire quoi ? Payer ces types ?
- Je vais prendre le bus.
- Ne dis pas n'importe quoi. Les chauffeurs contrôlent,
tu ne peux pas monter sans papiers.
- C'est pas grave,
je vais monter dans un camion.
- Je te l'interdis. - T'es pas ma mère.
C'est mon frère.
- Je sais que je suis pas ta mère.
- C'est mon frère. - Je sais.
- Je ne veux pas le laisser tout seul.
- Allez, viens.
- Je vais aller le chercher.
- C'est moi qui irai.
- On doit choper l'ADN de Thibaut Cisco.
JP, prends la bécane, nous on part ensemble.
Les gars, j'ai un truc important à vous dire.
Gilou a infiltré la bande de Cisco.
Il bosse pour Brémont.
Faut pas qu'on pète sa couverture.
Il faudra caviarder les PV. - Le taulier est au jus ?
- Non, et je veux rien lui dire.
Ce je vous demande,
caviarder les PV, mentir au taulier, c'est pas rien.
Si certains se sentent mal à l'aise avec ça, dites-le.
Je m'arrange pour vous mettre hors du coup.
- OK pour moi. - Moi aussi.
- C'est Gilou !
- OK.
Patron, on part en chouf au pavillon Cisco.
- Ah...
D'accord.
Je viens avec vous. - Non.
Je veux dire...
Ca risque de durer. - Oui, mais bon,
On va serrer le meurtrier d'Amin.
Je tiens à être là.
- Si vous voulez,
on y va et on vous dit si ça bouge.
- OK.
On sonne à la porte.
- Salut.
- Entre.
- Attends-moi là-bas,
s'il te plaît.
Je peux te parler deux minutes ? - Après toi.
Jeune homme !
S'il vous plaît.
- J'ai besoin que tu gardes Souleymane un ou deux jours.
Il loge chez moi, mais je dois aller en Espagne.
- Depuis quand il loge chez toi ? - C'est temporaire.
- Remplis ton frigo et dis-lui de t'attendre sagement.
- Je ne peux pas.
Il est dans de grosses emmerdes.
Je ne peux pas
le laisser tout seul.
- Quel genre d'emmerdes ?
- Des mecs se sont servis de lui
pour un braquage. Il s'est fait choper,
ils lui ont envoyé leur avocat pour lui mettre la pression.
Ca pue.
- Que vas-tu faire en Espagne ?
- Je vais chercher son petit frère.
- Tu sais ce que tu risques ?
T'es mère Teresa ?
Attendez,
on n'a pas terminé.
- On s'en va.
- Eric !
- Putain, tu fais chier !
Je suppose que vous aimez les frites ?
On va aller déjeuner,
on fera connaissance.
- Tiens.
Ses affaires sont chez moi,
le plus simple est de t'y installer.
Merci.
Ca va aller, OK ?
Je reviens vite.
Musique lente
---
Aboiements
---
*- Ca bouge
de votre côté ?
- Négatif, on n'a vu personne.
*- Rien de mon côté non plus.
---
- A tous.
* La Mercedes de Cisco
arrive.
- Là, je le vois. Le voilà.
---
- A tous. Thibaut est au volant.
* Il est tout seul.
---
- Monsieur le Juge.
- Je vous écoute,
Escoffier. Il paraît que vous avez du nouveau.
- On a l'hôtel des transacs.
Cisco le braque la semaine prochaine.
- Excellent.
- Voici un plan
avec les entrées, les sorties, le nombre de gars.
- Et les acheteurs ? - Des pros bien organisés.
Ce serait bien de taper le flag.
- Et sur le meurtre ?
- On a parlé du 11,43. Ca peut ressortir.
- Si vous mettez la main dessus...
on a la balle du crime, ça pourrait les confondre.
Si en plus on a le flag,
c'est jackpot.
- Il est temps de te trouver une porte de sortie.
- C'est trop tôt,
si je pars maintenant, il va abandonner.
- Le braquage est imminent.
- Ils ont volé
des armes.
Ils ont braqué un collectionneur. Vous ne savez pas ?
- Non.
J'ai su qu'ils ont braqué des armes,
mais je ne sais pas comment.
- Très bien.
On va voir
pour vous exfiltrer.
Je vous laisse finir.
- Monsieur le Juge.
Je sais que tu y étais.
J'ai reconnu ta voix.
- J'ai dû les accompagner, mais je n'ai pas participé.
- De toute façon,
je t'ai couvert.
Le rapport a dit que les écoutes étaient inaudibles.
- Merci.
- Moi aussi, je veux que ça marche.
- Les transacs se passent dans deux chambres.
Ca dure 15 min, ils recomptent le fric
et goûtent la came.
Gilou dit que c'est là qu'il faut taper.
- Il est où, Gilou ?
- Il est passé chez lui.
- Ah ouais ? A quelques jours d'un braco ?
C'est la base,
on bouge pas de la planque !
- Il voulait des fringues.
- Ahmed a raison, fallait pas le lâcher.
- On s'est filé rencard, je le récupère tout à l'heure.
On continue.
Heu...
Putain ! On a fait tout le repérage !
Vous êtes chiants, ça va jamais !
- Laisse tomber, Ange. Il est vrillé, ton gamin.
- Hein ?
- Quoi ?
Quoi, qu'est-ce que j'ai dit ? - Redis ça
et je t'encule, pigé ? - Oh !
Du calme, il y a un braco à préparer.
Musique de suspense
---
---
- Ca bouge.
- Ca sort, là.
*- Reçu, on est prêt.
- C'est Thibaut, il est seul.
*- Je le prends. - OK, on te suit.
---
Musique lente
---
* Emission de radio
---
---
---
---
Sonnerie de téléphone
- Oui ?
- Alors, tu t'en sors ?
*- On est potes. On a une passion commune
pour les kebabs.
Par contre, il a pris des médocs. C'est quoi, le Rivotril ?
- Des tranquillisants. *- Il a fini la boîte.
Il en a pris trois ou quatre. C'est normal ?
*- Non,
mais que veux-tu faire ?
Pour l'instant il est accro, on gérera ça plus tard.
* Tu lui as trouvé un film ? - Il en a trouvé un tout seul.
Avec des zombies et des loups-garous. Ca lui plaît.
* Moi, je suis trop vieux.
- T'es con ! *- Ouais.
Un vieux con. Mais le vieux con veille !
- Merci.
Je te rappelle demain.
- Je t'embrasse.
C'est bien ?
...
*- A tous.
Il vient de se poser.
Il rentre dans une impasse et se dirige vers
* un billard.
*- Reçu. *- JP, fais le fond de l'impasse.
Musique de suspense
---
OK, j'y vais.
J'appelle sur le téléphone.
---
*- A tous de JP, je me plante au fond.
Musique funk
---
- Un mojito.
- Un mojito !
---
Vibreur de téléphone
- Ouais, je suis là.
*- Il vient de commander à boire.
- Il a commandé à boire.
Ali soupire.
S'il reste un peu, on pourra l'arrêter pour ivresse.
---
- Tiens.
---
- Un deuxième mojito, s'il te plaît.
- C'est parti.
---
- Du nouveau, Berthaud ?
- Non, et il y en a
pour un moment, il drague.
- Il est en train de draguer.
Merde !
A tous, de Beckriche.
Escoffier arrive.
* Berthaud, planquez-vous !
Il bosse pour Brémont.
Il a infiltré la bande.
* C'est reçu ?
*- Oui, c'est reçu, patron.
- Je vous expliquerai.
---
- Gilou !
Ca va ?
- Heu... Tu me présentes ?
- Ouais. - Laetitia.
- Gilou,
il travaille avec moi.
Il s'occupe de la sécurité.
- Hé, c'est ma meuf !
- Cyril, on parle juste. - Ah ouais ?
Viens, on va là-bas. - Non !
- Ferme ta gueule ! - Laisse, Titi.
- Lâche-la !
- Il y a une embrouille
* entre Thibaut et le mec de la meuf.
- Ca chauffe.
- Espèce d'enculé !
- Ca dégénère.
- Putain ! - Qu'est-ce qu'il prend !
- On fait quoi ?
- Appelle les flics !
- Laisse-le !
Laisse-le !
- Il pète un plomb, là.
- Alors ? - On interpelle !
* On interpelle !
- Police !
- Restez ici, Amrani.
- Arrête !
- Lâche-le !
Calme-toi, toi.
Retourne-toi. Donne tes mains.
- Viens là.
- Berthaud, vous embarquez tout ça.
- Lâchez-moi ! - Allez, JP.
- Me touchez pas.
Sirène de police
---
- Commissaire Beckriche, vous me les amenez ?
Je préviens le parquet.
Ali soupire.
Berthaud ?
Je dois vous parler.
Vous saviez pour Gilou ?
- Je l'ai vu
lors de la planque sur le pavillon.
J'en ai parlé au groupe.
On ne voulait pas vous... - Je comprends.
Je le savais par Brémont.
- Bon,
on est dans la merde.
Le contrôle judiciaire de Gilou risque de sauter ?
- Il y a des chances.
Conversations lointaines en espagnol
---
Salio la primavera que aparecen las flores.
- Tabaco?
* Message de répondeur en espagnol
- Por favor.
I'm looking for a kid.
A little boy, moroccan.
- Moroccan ? - Moroccan ?
- Yes.
Do you know Youssouf? A little boy? - No.
Musique mystérieuse
---
- I'm looking for Youssouf.
---
- Come on.
Youssouf is here.
- Youssouf. Je suis Joséphine.
Prends tes affaires, on y va.
- France ! - Youssouf.
France !
France, please!
- Non, non, non !
Je ne peux pas les emmener.
Je ne peux pas.
- PLEASE!
- Je ne peux pas, non. Tenez.
Tiens.
Exclamations de joie
Vas-y, monte derrière.
---
- Senora, tabaco?
- Non, merci. - Tabaco?
Cigarillos?
Senora.
Tabaco?
- Attendez !
- Tabaco, 30 euros. - Je vous prends tout.
- Je sais
pour votre infiltration.
Je suis en contact avec Brémont.
- On était sur Thibaut Cisco.
La juge pense qu'il a buté le jeune Marocain.
Elle nous a demandé de le coller pour prélever son ADN.
- Avec l'ADN, vous l'incriminez ?
- On a plusieurs ADN de contact sur la victime.
Il y a des chances.
- Le problème, si ça matche,
Titi tombe, Cisco annule le braco et moi, je retourne en taule.
Mais dans une semaine, on monte
un braco.
Brémont les arrête
et vous aurez l'ADN.
- OK, on libère Thibaut Cisco.
- La juge va demander
pourquoi.
- Je m'en occupe.
On ne sabote pas votre mission.
Je m'y étais engagé.
- Le parquet a été prévenu ?
- J'ai été obligé.
Le type porte plainte.
On doit aussi
vous auditionner.
On n'y coupera pas.
- Tu crois que ton contrôle judiciaire va sauter ?
- C'est la juge
qui décidera.
- Elle ne saura rien
de tout ça.
La porte se ferme.
...
Sonnerie de téléphone
- J'allais t'appeler.
Je pars du bureau. Tu passes chez moi ?
- On a serré Thibaut Cisco.
Il s'est bagarré dans un pub.
- C'est pas vrai ! C'est génial !
Il était tout seul ?
- Ouais.
*- Vous avez pris son ADN ?
- Non, il a refusé le prélèvement. *- C'est pas possible.
Il faut qu'on profite de la garde à vue pour le faire craquer.
* Je suis sûre que le gamin l'a reconnu. Il faudrait peut-être
organiser une confrontation.
- Non, on ne peut pas faire ça.
* Il est chez nous pour une bagarre. On ne peut pas
le confronter à Souleymane, son avocat bloquera.
- Oui, tu as raison. Bon, je cherche une solution
et je te rappelle, OK ?
- OK.
*- Ciao. - Ciao.
Vacarme d'un train
Musique lente, un peu angoissante
---
On frappe.
- Entrez.
- Tom vient de me filer les PV de la fille.
Elle charge à mort Gilou.
- Ne vous inquiétez pas, la juge ne les verra pas.
Escoffier finira sa mission.
Appelez le parquet et voyez avec le substitut pour lever
la garde à vue de Thibaut.
Le plus vite
sera le mieux.
- OK, j'appelle le parquet.
- Oh... - Ca va ?
- Oui. - Sûr ?
Il acquiesce.
---
- On y va, vous êtes libre.
---
- Youssouf, on est en France. Je passe le péage,
je roule un peu et je te laisse sortir.
---
Oh, putain. Merde !
On va être contrôlés.
Ne t'inquiète pas, et surtout ne bouge pas. Ca va aller.
- Bonjour, madame. Service des douanes.
Veuillez me présenter votre pièce d'identité, votre permis
et les papiers du véhicule.
- Oui.
Tenez. - Merci.
Vous venez d'où ?
- D'Espagne.
- Et vous allez où ?
- Je rentre à Paris.
- Vous avez des marchandises à déclarer ?
- Non.
- Très bien. Veuillez sortir,
on inspecte le coffre. - Oui.
---
- Vous l'ouvrez ?
- Heu...
---
- Des cigarettes de contrebande ? Vous savez
que c'est interdit ?
Merci.
...
---
- C'est bon, tu peux sortir.
Passe devant.
Vas-y.
Tu vas retrouver ton frère. Mets ta ceinture.
- La 2e DPJ a Thibaut Cisco en garde à vue depuis hier soir.
Il s'est battu dans un bar et refuse qu'on prenne son ADN.
J'aurais jamais dû demander aux flics de l'interpeller.
S'il passe en comparution immédiate et est incarcéré, on perd tout.
- Voyez le substitut
qui suit la garde à vue.
Vous pouvez orienter son choix, éviter une comparution immédiate
et peser pour une simple COPJ.
Comme ça, Thibaut Cisco ressort libre.
- Du nouveau de la garde à vue de Cisco ?
- Oui.
- Alors ?
- On a mis fin à la garde à vue au milieu de la nuit.
Pourquoi tu me demandes ça ?
- C'est le principal suspect d'un meurtre.
- Ah...
L'OPJ ne m'a pas parlé de ça.
J'ai les PV, je peux te les montrer.
- Oui, je veux bien.
- L'autre t'intéresse aussi ?
- Comment ça ?
Ils étaient deux ?
- Oui, ils étaient deux impliqués dans la bagarre.
L'autre s'appelle Gilles Escoffier. Il est toujours en garde à vue.
J'attends le PV de son audition.
Sonnerie de téléphone
- Oui ? *- Tu t'es bien foutu de moi !
Escoffier,
il était au pub avec Thibaut Cisco, c'est ça ?
- Je vais t'expliquer.
- Ecoute-moi bien.
* J'envoie un mandat.
Escoffier va venir s'expliquer. T'as pas le choix.
* Tu me l'amènes illico. - Non.
Putain de sa mère !
Soupir
La porte s'ouvre.
- La juge a su que t'y étais.
Elle te convoque.
- Elle fait sauter mon contrôle judiciaire ?
- Je sais pas.
Musique triste
---
Sous-titrage TITRAFILM
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