All language subtitles for Age.Of.Consent.1969.1080p

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Original subtitles

TIR� DU ROMAN DE NORMAN LINDSAY AGE OF CONSENT

CETTE MONTRE A �T� PERDUE

SUR LA GRANDE BARRI�RE AUSTRALIENNE.

RETROUV�E SIX MOIS APR�S, ELLE MARCHAIT.

GALERIE D'ART 30e �TAGE 12 h � 21 h

- C'est une r�ussite. - Oui.

- J'informe M. Godfrey ? - Je le trouverai.

Et ces points rouges ?

�a signifie : vendu.

- Celui-l� n'en a pas. - Oui.

Il n'a pas trouv� d'acqu�reur ?

- C'est une tapisserie. - Oui.

C'est tr�s beau.

Je la trouve belle.

�a irait au-dessus de la chemin�e.

Ni trop grande ni trop petite.

Si tu le dis.

- Et son prix ? - Comment le saurais-je ?

Renseigne-toi !

Mademoiselle...

Au sujet de ces toiles...

Elles doivent �tre ch�res.

On en demande beaucoup ?

C'est tr�s subjectif.

La plupart sont d�j� vendues.

Pas celle-ci.

- Elle me pla�t. - Oui.

La meilleure Morahan sur le march�.

On s'y int�resse, mais elle est l�,

pour l'heure.

Combien ?

Celle-ci ? Un instant.

Tai. Tai.

Cinq.

Cinq ?

5 000 $.

Elle est tr�s belle.

Je vous laisse r�fl�chir.

Tr�s ch�re...

Godfrey !

Pardon.

Pas d'acheteur.

Non. Pas encore.

Maintenant, oui.

Voyons voir. Cinq, c'est cela ?

Bien. March� conclu.

Vous la gardez le temps de l'expo ?

Eh bien, oui.

Eh bien, non.

J'ai trouv� un acheteur.

- Elle est vendue ? - Oui.

Magnifique, non ?

Oui, une r�ussite.

Elle devait trouver un acqu�reur.

Bradley Morahan m'interpelle.

Son origine australienne ?

- Sa vision... - Brad ! Un instant.

C'est lui ?

Si j'avais su � mes d�buts

que je vivrais ainsi, j'aurais fait autre chose.

Autant faire des chronom�tres.

Je passe mon temps dans ce petit atelier,

� m'�chiner sur mes �uvres.

De toute beaut�, Brad.

Belles, oui. Intelligentes.

Belles et donn�es.

C'est n'importe quoi.

Aucun peintre ne vaut tes prix.

Les gens ont une foi aveugle dans ce qui les d�passe...

Pars en vacances.

J'ai commenc� � peindre en r�action � ce que j'aimais.

La lumi�re, les couleurs, la vie,

les gens, la sensualit�.

J'ai tout perdu.

Je suis un prisonnier qui veut retrouver sa libert�.

Tu trouveras �a de mauvais go�t,

mais sache que ta part

de l'expo de novembre est de 30 000 $.

Tu en auras besoin pour payer tes pensions alimentaires.

Godfrey, mon ami, je trouve cela r�voltant.

Fais des croquis.

Tu refuses de comprendre !

Je pars pas faire des croquis !

- Une adresse ? - L'Australie.

Je m'en doutais. Plus pr�cis�ment ?

Brisbane, au nord du Queensland.

- J'y serai chez moi. - S�r ?

Je verrai bien.

Le journal ! Achetez votre journal !

Le Daily Mail !

Le journal ?

- Hein ? - Je lis pas.

Pas grave. Servez-vous-en pour les �pluchures, cr�tin.

Premier coup contre la s�cheresse

dans la r�gion d'Emerald.

Les travaux d�butent

gr�ce aux 28 millions du gouvernement du Commonwealth.

Ce barrage

r�jouit ceux du Queensland.

On compte 2 millions de b�tes

et on esp�re doubler ce chiffre.

Beaucoup de b�tail. Esp�rons beaucoup d'eau.

Notons aussi l'arriv�e

du c�l�bre peintre Morahan.

La r�ussite du pays.

Premi�re exposition � Sydney en 1946.

Aujourd'hui, Londres,

- New York... - C'est toi !

... et le monde entier. Non ?

C'est exact.

- "Exact." - Morahan,

comme les peintres Dobell, Nolan, Boyd...

- C'est pas int�ressant. - Si !

... � la c�l�bre galerie...

- Arr�te ! "Exact." - Allez.

... peindre.

Allez !

Non ! Brad !

Nous vous �coutons.

Je suis ravi d'�tre de retour chez moi.

Je n'ai rien de pr�vu, je compte juste me promener, regarder.

Trouver une plage, et la passer au peigne fin.

- � la Gauguin ? - Non.

� ma fa�on.

- All�. - Meg, c'est Nat.

- Qui ? - Nat Kelly.

Salut, Nat.

�a va ? Passe-moi Morahan.

Brad serait avec moi ? Quelle id�e !

On dit que vous �tes ensemble

depuis 7 jours.

La rumeur se trompe.

Dis que je le cherche.

D'accord. Et apr�s ?

Je l'invite � boire.

Je le mettrai � la page.

- Je lui dirai. - Merci.

Au revoir.

Les vieux amis se retrouvent. Nat est de retour.

- Nat qui ? - Nat Kelly.

La rumeur court qu'on se quitte plus depuis une semaine.

Il veut t'offrir � boire.

Parler du bon vieux temps.

Oui, c'�tait un type sympa.

Du genre timide, aimable.

Laissez passer.

Brad, vieux gredin !

Alors ? Tu me pr�tes 50 $ ?

T'as vraiment r�ussi !

Apr�s, c'est fini. 25 $, �a va ?

Oui. H�, Susie ! Elle est adorable.

Elle adore �a.

Un, les nanas, et deux, l'hippodrome.

Demain, on les emm�ne � la plage.

Morahan, un vieux pote.

Un artiste. D�shabille-toi et il t'immortalisera.

Le un. Vite, je suis press�.

Pardon.

Faites vos paris.

Allez !

Allez.

Quelle arnaque ! Tocard !

- Pari gagnant ? - Oui.

Les paris, �a craint !

Brad, vise ces poup�es !

Edna et elle, c'est Grace.

- Grace, c'est moi. - Et moi, Edna.

Salut. Enchant�e.

Le fameux Brad, un vieil ami.

Tu vas nous peindre ?

�a d�pend, si vous faites ce qu'il faut.

Nat, quel obs�d� ! Pas vrai, Brad ?

Oui, c'est le mot.

Retournez poser vos fesses, les filles.

L'alcool arrive.

- Bon. Salut ! - Oui.

Je plaisantais, Brad.

La peinture,

c'est un attrappe-fille.

D�brouille-toi sans moi.

- Non ! - Je prends le train.

- Pour o� ? - Checkabarame.

Envoie-moi le fric.

Sans fille l�-bas, tu deviendras fou.

C'est une �le d�serte.

Tu es fou ! Tu ne penses qu'� �a !

Pas moi. Je suis plut�t comme les chameaux.

Surtout apr�s 7 jours � Brisbane.

Reviens � la raison.

Certainement pas ! Maudite �le de mes deux !

Vivre sans nanas ?

Ici la voix de la Grande Barri�re.

Il est 15 h pass�es de 25 minutes.

La cabane est apr�s la plage.

Attention aux �ufs.

C'est � 200 m�tres d'ici. Je vous aide ?

Non, �a ira, merci.

La corde, je vous prie.

J'apporterai le courrier. Je p�che tous les matins.

�a ira ? En cette saison, c'est vraiment mort.

C'est parfait.

Au revoir !

Godfrey.

Allons trouver la cabane. Godfrey !

Va. Allez.

Allez. Va.

Bonjour.

Fais-les sortir, Godfrey.

Je tiens la porte.

Bravo, mon chien. Bravo.

Formidable.

Prions qu'il y ait une brosse dans l'autre carton.

Il nous reste un truc � d�couvrir.

Les cabinets ext�rieurs.

C'est le paradis.

On sera tranquilles.

FERM�

Trop ab�m�.

Prions qu'on ne soit pas d�rang�s.

Du balai, fain�ant ! D�gage de l�.

Allez.

Il y a d�cid�ment trop de monde, ici.

Bonjour, Godfrey.

Godfrey.

C'est quoi ?

C'est le soleil.

C'est une scie.

Entre.

Tu vois ?

Je vois.

Tu les vends ?

Tu fournis le magasin du continent ?

- Combien ? - �a d�pend.

- De quoi ? - La quantit�.

Bon, voyons voir.

C'est frais.

Plus qu'au magasin.

Et moins cher.

Est-il au courant ?

Acheter souvent est moins cher.

�a para�t honn�te.

- En liquide ? - Naturellement.

La grosse langouste et toutes les hu�tres.

- Pour 3,50 $ ? - C'est trop cher.

- 3 $. - Entendu.

J'ai dit la grosse.

Et quoi d'autre ?

Crevettes, poisson, poulet ?

Des poulets ?

Combien co�te un poulet bien frais ?

2 $.

Demain, c'est possible ?

- S�re ? - Oui.

D'accord. March� conclu.

Youpi !

Jasper, c'est toi ?

Jasper, tu fais peur aux poulets ?

Je t'attendais.

Une pauvre langouste !

- O� �tais-tu ? - Nulle part.

Menteuse, tra�n�e. Il devrait �tre plein.

- On va mourir de faim ! - Arr�te.

Et tu t'amuses avec un idiot

qui va t'enlever ta jupe et te rendre malade.

Il va avoir des ennuis ! Tu es mineure.

Comme ta m�re, � courir avec le premier venu.

Non, tais-toi.

Elle en est morte, et tu le serais aussi

si je ne m'�tais pas occup�e de toi !

Je suis vieille, Cora. Occupe-toi de moi.

Mon ami.

Quel festin tu seras !

Tu as rendez-vous avec des herbes, de l'ail

et un feu tout doux.

Les os te rendront malade. Attends un peu.

Et si on piquait une t�te ? Allons-y.

Godfrey !

Reviens ici, Godfrey ! Au pied !

Godfrey !

C'est bien.

Bonjour ! Nous sommes voisins.

Bradley Morahan.

Mlle Marley, de la maison Marley, dans les bois.

Oui.

- Je m'en occupe. - Merci.

- Tenez. - Merci infiniment.

Jasper et moi allons nous balader.

Tout va bien ?

- Oui, merci. - Bien.

Pour des l�gumes ou des �ufs, demandez.

On pourrait s'arranger.

C'est tr�s aimable.

Un poulet bouilli serait aussi possible.

- Au revoir. - Au revoir.

Assis.

Libre comme l'air ici, il s'oublie parfois.

Il est all� tuer le poulet ?

Pas chez les Marley. Le poulet est venu jusqu'ici.

Godfrey l'a effray�, et le poulet est mort de peur sur place.

- Vous plaisantez. - Une mort accidentelle.

Ah oui ?

Que faire d'autre ?

J'ignorais tout de Mlle Marley.

- Alors, vous l'avez mang�. - Oui, je l'ai mang�.

Et Mlle Marley ?

Il n'y a qu'une chose � faire.

M'excuser et la d�dommager.

�a para�t honn�te.

Surveillez ce chien.

Ou il faudra le piquer.

Je ne peux accepter. C'est trop.

J'insiste, 4 $.

Bon, 2 $ et n'en parlons plus.

J'insiste, je suis navr�.

Ne vous m�prenez pas, M. Morahan. Je ne suis pas dupe.

Bonjour, Godfrey.

2 $ d'avance pour le poulet.

Arr�te de voler ! Mlle Marley et le flic le savent.

Autre chose ?

- Les l�gumes. - C'est immoral !

- C'�tait pas bon ? - C'est pas la question.

- Qui t'a appris ? - Grand-m�re.

Tu m'as vol� des �ufs, hein ?

On pourrait t'enfermer dans une maison !

Grand-m�re m'y enverra

si j'ai pas assez pour elle et son gin.

- Et ta m�re ? - Morte.

Ton p�re ?

Personne n'est venu me r�clamer.

Ta p�che ne suffit pas ?

�a paie que les courses et le gin. Elle le sait.

- Je l'aurai pas. - Pourquoi lui mentir ?

Pour �conomiser.

Pour quoi faire ?

Partir d'ici.

Quand j'aurai 100 $, je serai coiffeuse � Brisbane.

J'ai plus de 50 $.

Promets-moi de ne plus voler.

Si j'arr�te, je suis condamn�e ici.

Ici, c'est mieux que la prison !

Plus de march� si tu refuses.

R�fl�chis-y.

D'accord.

Si tu t'y tiens, je t'aiderai.

Comment ?

Tu dis 100 $ ?

Tes fruits de mer,

on pourrait les vendre plus cher � l'autre radin.

Et aussi...

Si j'avais le mat�riel...

Quoi ?

- Tu pourrais poser. - Poser ?

Je peins. Tu poserais ?

- Comme �a ? - Non !

- Comme �a ? - Non !

- Comme �a ? - Non !

Godfrey !

Ne bouge plus ! L� !

C'est pas �a !

Tu ne m'apprendras rien !

Ne bouge pas.

J'aurai combien ?

Tu penses qu'� �a !

50 cents de l'heure. Point.

- D'accord. - Allonge-toi.

Le bras comme �a. Remonte les genoux.

C'est parfait.

Ne bouge pas. Ne parle pas.

C'est moi ?

- Vous avez devin� ? - J'ai des yeux.

Cinquante cents.

C'est pour une heure.

- Et ? - �a fait deux !

�a fait un dollar.

Tu dormais. Godfrey !

Et mes crevettes !

Bien, du calme. Tiens, un dollar.

On passera � une toile.

Godfrey.

- Brisbane au t�l�phone. - Oui.

Merci.

Sawyers ? Je veux du mat�riel.

Envoie-les-moi par avion au magasin de M. Cooley � Checkabarame.

Checka... Oui,... barame.

Deux rouleaux de toile de lin, 60 ch�ssis, du 100 par 120,

couteaux � palette, pinceaux...

Des 12, des 10 et des 6. Six de chaque. De l'huile de lin, des pointes.

- Oui. - J'en ai trop.

Mon cong�lateur est d�j� plein.

Sacr�e prise !

Hors saison, je vends rien.

Deux bo�tes et une bouteille.

- C'est pas juste. - Je fais pas la charit�.

- Mais oui, pour vous. - H�.

Laisse-le tranquille.

Va les vendre ailleurs.

Vous me cherchez ?

Deux graines de lin, quatre pointes, trois bo�tes de...

Je fais un effort. Le tout contre 5 $.

Un instant.

15 $.

Faut pas pousser.

Jaune de cadmium, terre de Sienne

- et bleu de cobalt, outremer... - 7 $.

Laissez tomber.

C'est du haut vol ! Bon, 8 $.

- 12 $. - 10 $, point.

March� conclu.

Vous savez marchander, vous !

O� en �tais-je ? Ah oui.

Ocre, vert �meraude, terre d'ombre, indigo. Je crois que �a ira.

Non, et du bleu de Prusse.

- C'est combien ? - 35 cents.

Une bo�te de fusains, des moyens.

En toile cartonn�e, quelle taille as-tu ?

Je prends.

Oui. N'oublie pas de me faire un prix.

Vous me r�glerez plus tard.

- Revenez dans une heure. - Bien.

Vous ajouterez ces deux rouleaux.

J'aime le bacon plus maigre. Moins de gras.

- Vous repartez ? - Pas encore.

- Une grande chope. - Je le disais � Cora.

J'y vais et je reviens, d'accord ?

Entendu.

Petite tra�n�e !

Je te tuerai, toi et ton d�sir !

Tu n'en ressentiras plus, sale tra�n�e !

La voix de la Grande Barri�re.

Soyez avec nous � 17 h.

Il fait 31�C, et vous tous,

j'esp�re que �a va aussi bien que nous.

On a le temps.

La vieille peau doit pas te manquer.

- On va s'en fumer une. - Je fume pas.

On n'a qu'� parler.

Un chewing-gum ?

T'es un sacr� beau brin de fille.

�a te dirait ?

Quoi ?

Qu'on le fasse.

�a fait un moment que j'en r�ve.

L�che-moi, Teddy Farrell, sale...

Comment oses-tu ?

Ma beaut� !

Ne me repousse pas.

Allez, d�shabille-toi.

Pass� du num�ro neuf

au num�ro trois, un succ�s.

Salet� de vierge !

Reviens ! C'est cens� �tre un compliment, pauvre conne !

Attends, bon sang !

J'essayais juste d'�tre sympa.

Sale d�vergond�e ! Rhabille-toi !

Ne refais plus jamais �a !

Tra�n�e, je t'ai vue � la plage.

- Menteuse ! Sale pute ! - M'insulte pas.

Ne me suis pas. Je ne suis plus une enfant, arr�te !

Tu veux m'avoir.

Oui, mais je suis trop maligne.

C'est moi qui t'ai eue.

J'ai trouv� l'argent que tu cachais.

- Va voir Cooley. - Ce mis�rable.

C'est un satan� radin.

J'irais le voir si ma sant� me le permettait.

On t'a enferm�e pour �tat d'�bri�t�.

Menteuse !

Si tu essaies de me voler, ma fille,

je le saurai. Tu m'entends ? Je le saurai.

Laisse-moi tranquille ou alors,

je te jette � la mer par la peau du cou !

Godfrey !

Me revoil� ! Godfrey !

Au pied.

Salut, mon chien.

La journ�e a �t� longue ? Excuse-moi.

Voil�. Voil�.

Doucement. J'ai un cadeau pour toi.

Devine. C'est une balle !

Va chercher.

Bravo, mon chien. Viens !

Et je te ram�ne un os.

C'est �a, viens.

Une bi�re ! Viens.

Aux chiens.

Aux peintres.

B�nies soient les filles.

Et nous aussi.

C'est un triton.

Magnifique.

- Et si tu te d�shabillais ? - Pourquoi ?

Quand tu nages,

ta robe me cache tes courbes.

C'est toi que je veux peindre.

- Comme un vrai mod�le ? - Oui.

Eh bien...

- 1,50 $ l'heure ? - D'accord !

J'ai �conomis� 81 $.

Bien.

- Pour Brisbane ! - Oui. C'est bien.

Aurai-je assez de toiles...

Ma commande devrait arriver.

Ai-je bien pos� ?

�coute. Le bateau.

Peut-�tre ma commande.

Oui, tu as bien pos�. Tu es un bon mod�le !

Tu es super !

Du mat�riel pour moi ?

Juste du courrier et un passager.

Salut, Brad, c'est moi !

Content de te voir !

J'ai soif ! T'as de la bi�re ?

Salut, Nat.

Suis-moi.

Tu parles d'un trou !

Mince, t'as perdu la boule, Brad.

T'es qui ?

- Il s'appelle Godfrey. - C'est quoi ?

Le chat. Assieds-toi.

On mange o� et quand ?

J'ai une meute � mes basques.

T'aurais 400 $ ?

Tu sais bien que non.

Je peux rester un peu ici ?

Quand tu sauras tout, tu pourras plus refuser.

D'abord, ma femme s'est repoint�e,

pour la pension.

Si on paie pas ici,

c'est la taule.

Je sais.

J'ai pens� emprunter au banquier.

J'allais me taper sa femme,

quand il est rentr� sans pr�venir.

Tu sais ce qu'il a fait, le salaud ?

Coup�. Mon d�couvert.

Il reste quoi ? Les courses.

Et c'est pas ton fort.

Exact. Je dois du fric. Un bookmaker me recherche.

Lui et ses deux gorilles.

Ils penseront pas � venir ici !

Normal !

- Je travaille ici. - Bien.

- T'aider... - Oui.

- Une �uvre importante. - G�nial.

- J'ai besoin de calme. - Motus.

- D'intimit�. - Pig�.

Tu bosses, je m'amuse. Fais comme si j'�tais pas l�.

Bon sang !

Vas-y mollo, Brad.

O� est ta balle ? Ah. La voil�.

Allez. On y va.

Vas-y !

Salut, Brad !

Allez !

Par ici ! Suis les pas de maman !

C'est bien ! Allez !

Du sable ! Allez, on court un peu.

Voil�. On y va !

Jasper !

Bravo. On lance dans les airs. On lance.

Et en avant !

Allez. Viens, mon chien. Viens.

Rapporte la balle. Voil� !

Jasper !

Non, il est plus petit !

Madame, calmez-le.

Votre chien !

� l'aide ! Sauvez mon chien !

Arr�te, il est plus petit !

Soyez pas ridicule !

Vous n'�tes pas un homme ?

Si, si !

Alors, agissez ! S�parez-les !

On tue mon Jasper !

Vous l'excitez. Assez, Godfrey. Arr�te.

Ton chien m'a mis dans une dr�le de situation !

- Bonjour. - Bonjour.

Salut, Jasper ! Viens ici.

Voil�. Doucement.

Il m'aime bien, je crois.

J'aime les animaux.

S�journez-vous ici ?

Je viens voir Morahan.

- Le peintre. - Je vois.

Il ne vous pla�t pas.

Ces artistes... Je vous comprends.

Il m'a suppli� de venir le voir.

Mais continuez. Je regarde, si vous permettez.

J'allais justement...

Puis-je vous offrir une tasse de th� ?

- C'est tr�s aimable. - Veuillez entrer.

- Merci. - Mon chapeau.

- Pardon, pas par l�. - Bien.

- Devant. - Pardon.

Ce n'est rien. Par ici. Attention aux branches.

- C'est ce que vous attendiez. - Oui.

- Vous voyez Cora ? - Oui.

C'est une fille bien.

Ravi de l'entendre.

On la juge mal.

Sa m�re �tait facile.

Tout le monde lui passait dessus.

Mais pas Cora.

Bonne chance avec vos toiles.

Ce fut un vrai plaisir.

Parler � une dame si intelligente...

Me permettriez-vous de repasser ?

Quand il vous plaira.

Demain, peut-�tre ?

Aimeriez-vous venir d�ner ?

�a, c'est de l'hospitalit� ! Avec joie.

- � bient�t, mademoiselle. - Oui.

- M. Kelly ? - Oui ?

- Votre chapeau ! - Je vous jure !

Va voir ailleurs, sale rat !

Mince alors ! J'aimerais bien ! Bon Dieu.

On a bu du th�. Ensuite, je me suis fait inviter � d�ner demain soir.

Un homme s'y sentirait bien.

Bel endroit, beaux meubles, des tapis de qualit�.

�a renseigne sur la valeur de son proprio.

Elle avait de beaux bijoux, maintenant que j'y pense.

Et la vieille sorci�re !

Avant de voir cette fille.

Tu ne m'�coutes jamais.

- Une fille ? - �a te r�veille !

Une cr�ature de r�ve, splendide !

Pieds nus, en robe, mais de ces jambes et des n�n�s !

Et ?

Elle m'a vu et elle a fui.

Je la comprends, sauf qu'y a pas de fille ici.

- Mais je l'ai vue ! - Dans tes r�ves. Un mirage.

Pousse-toi de l�.

Brad, tu pourrais me pr�ter 300 $ ?

Tu parles trop.

C'est elle ! C'est la fille !

- Elle est tremp�e. Regarde... - Laisse-la ! Rentre !

Je l'ai vue sur la plage hier,

et tu me parles de mirage. Tu voulais te la garder,

cette belle petite tra�n�e.

Tais-toi. Je la peins.

- Ah oui ? - Elle pose.

Regarde, imb�cile. Regarde �a.

Elle pose nue, hein ? Ouah.

- Ferme-la ! - Les artistes...

C'est mon mod�le, personne ne la touchera.

D'accord.

J'ai ce qui faut.

Plus de poulet ?

Fabuleux !

Il manque 5 min de cuisson.

Non, il est cuit � point.

Les patates sont molles.

- Que nenni. - Et la courge ?

Fond dans la bouche.

- � gauche. - Bien s�r.

Oui. Et voil�.

- Les dames d'abord. - Merci.

De l'autre c�t�. Voil�.

Dehors, si tard ?

Je p�che des crevettes.

Mon mat�riel est arriv�.

J'ai une sangsue chez moi.

Impossible de travailler.

Il doit partir.

Ce parasite m'a assez fait perdre mon temps.

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Vieux saligot !

Que faisiez-vous l� avec ma petite ?

- Bon Dieu. - � essayer de la d�praver !

Fichez le camp, vous et votre b�tard !

Et laissez-la !

Je combattrai les pervers comme vous jusqu'� ma mort !

Isabel, une femme comme vous sait mettre les hommes � l'aise.

Bonne chair, bon accueil.

Mais Isabel, vous demeurez un myst�re.

- Vraiment, M. Kelly ? - Nathaniel.

- Nathaniel. - Oui.

Une femme de votre classe, vous devez avoir des revenus.

Pourquoi choisir de vivre ici ?

Je suis n�e ici.

Mes parents d�c�d�s, je suis rest�e.

Oh, merci.

- Mais pourriez-vous vivre ailleurs ? - Oui.

- Oh. - C'est rien.

Pardon.

Non, je touche une rente.

Il n'y a pas que l'argent.

Oh, non ! Vous avez bien raison !

Avez-vous froid ?

Non.

J'avais vu juste � votre sujet.

- Vraiment ? - Oui.

D�s que je vous ai vue, je me suis dit : "Elle comprendrait.

"Je lui confierais mes plus grands secrets."

En fait, j'ai un souci.

Vu que l'argent vous est familier,

conseillez-moi.

Je vois en vous une femme cultiv�e et sympathique,

mais aussi de celles qu'on pourrait, mal pris...

H� ! Doucement ! Que faites-vous ?

Mais vous �tes folle ! Vous avez perdu la t�te !

Il doit partir. Il le faut.

Il le faut. On perd du temps. On doit travailler.

Elle pourrait fuir.

Elle a assez d'�conomies.

Presque.

Kelly, salopard ! Tu dois partir !

Brad.

Brad.

On m'a viol� !

Je te dois 300 $ N. Kelly

Kelly ! Kelly !

Kelly !

Kelly !

Kelly !

O� vas-tu avec mon fric ? Reviens.

N'aie pas peur ! Je te rembourserai !

- � 7,5 % ! - Reviens, sale charogne !

Tu vas voir, sale...

Le sale voleur. Quel roublard !

O� puis-je trouver Ted Farrell et son bateau ?

- Il est sorti p�cher. - Mince !

Il est enfin parti ?

J'en suis enfin d�barrass�.

- Oui. Bon d�barras. - On se met au travail ?

Il serait temps.

Il abuse d'elle. Et il la paie pour �a.

�a ne va pas.

Tourne-toi un peu.

De l'autre c�t�.

Encore.

Baisse la t�te.

Tourne encore. Non.

C'est la robe.

Enl�ve-la.

C'est mieux.

C'est bien.

Fais une pause.

On y est presque.

Presque.

Tu veux voir ?

Tu veux regarder ?

C'est bon ?

Mieux que �a. C'est vivant.

Et gr�ce � toi.

Tu es formidable. C'est r�ussi gr�ce � toi.

L'autre soir, alors que tu p�chais, je me suis dit...

J'ai compris tout ce que je te devais.

H� !

- Bon Dieu. - Prostitu�e !

L�chez-la, vieux porc !

Sale tra�n�e ! Rien sur le dos !

Et lui qui te tripote le jour du Seigneur !

- Du vent. - Vous le paierez.

- Quoi ? - �a ! Une mineure !

De quoi parlez-vous ?

De payer une mineure pour coucher.

Bon Dieu ! C'est faux !

J'ai tout vu !

Elle, nue avec vous ! La police le saura.

Vieille bique ! Elle posait !

- En tenue d'�ve ? Mineure ? C'est mal ! - Bon Dieu.

Blasph�mez pas ! Il vous aidera pas.

Elle est mineure ! Revenez, vieux pervers !

Elle pose pour des croquis, des tableaux.

- C'est tout. - Ah !

Vous allez voir ! Ce sera la prison.

Assez divagu� ! Partez !

Vous l'avez pay�e !

Pour faire votre affaire. Vous avez abus� d'une mineure.

- Vous l'avez pay�e... - Je vois.

Si c'est pour l'argent, tenez.

Elle pose. Rien d'autre.

Tenez. Fermez-la et laissez-moi !

Vous vous en tirerez pas !

Fric ou pas fric, je connais mes droits !

Vous le paierez cher !

- Du chantage ? J'ai pas plus. - Menteur !

Je le jure ! Je n'ai plus un sou !

Dommage.

- Tra�n�e. - Laisse-le.

Voleuse ! Mais je suis trop maligne, tu verras.

Trop maligne pour toi !

Tu aurais d� lui dire.

- Elle aurait pris l'argent. - Oui.

Quand m�me. Il n'y a jamais rien eu d'autre.

Mince alors.

Il faut lui expliquer.

Seul l'argent l'int�resse.

Mais je n'ai plus un sou. Mon copain m'a tout pris.

Je me d�brouillerai. Bon sang !

Mon meilleur travail.

Tu n'y es pour rien, Cora.

Mme Ryan ! Parlons.

- Rends-moi mon argent ! - Tu me l'as vol� !

Cora !

Je descends.

Elle est morte.

Grand-m�re ?

Attrape.

Qu'est-il arriv� ?

Elle s'est bris� la nuque.

La police va intervenir. Des m�decins, le l�giste.

Tu devras t�moigner. Moi aussi.

On pourrait l'enterrer.

As-tu perdu la t�te ?

C'�tait un simple accident.

La vieille �tait so�le, elle a fait une chute mortelle.

�a aurait d� arriver avant.

Mais m�fions-nous de la police.

L'odeur du sang l'attire.

- Morahan ! Vous �tes l� ? - Quelqu'un !

- Vous me cherchiez ? - Oui, partout !

Mlle Marley a dit que vous seriez l�.

Eh bien ?

Je dois vous parler.

Qu'est-ce qu'il a ?

Mieux vaut aller voir.

Il a d� flairer un sanglier.

Mme Ryan ?

Vous �tes l� ?

Je vais faire un tour.

Ah !

Mme Ryan ?

Qu'est-ce que c'est ?

Un soulier ?

Je vois bien.

- Mais � qui ? - Cora ?

Plut�t � Mme Ryan. Je vais le garder.

Je trouve �a bizarre.

Je verrai bien. Et restez. Il faut qu'on parle.

� l'aide !

� l'aide !

Courage. Quelle trag�die.

Mais elle a bien v�cu,

et quand la mort vient frapper...

Oui.

Pas de chance.

On viendra en matin�e.

Veux-tu venir ? Ma femme s'occupera de toi.

Tu iras chez Mlle Marley ? Je te comprends.

- Vous enqu�terez ? - Pas la peine.

Et moi ?

Non. J'ai presque tout vu.

En effet.

Pauvre Cora. Heureusement que j'�tais l�.

Oui, heureusement.

- Quant � vous... - Oui ?

Si je suis venu...

Pas grand-chose m'�chappe.

On ne me la fait pas.

C'est � vous, je crois.

Ces 300 $ sont bien � moi.

- Je le savais. - Toi...

Salut, Brad.

- Voleur ! - Ho !

- Et mes dessins ? - Les voici, je crois.

Oui.

- Pour les plaintes. - Non, laissez.

Obstruction � la...

Je ne porte pas plainte.

- Non ? - Non.

- Comme vous voudrez. - Vous voyez.

On reste de vieux potes.

- Du vent ! - Inutile de le r�p�ter.

C'est un trou perdu, ici. Je pr�f�re la prison.

Bonne chance avec la pension.

Je l'ai arr�t� pour �a.

Il prendra un an s'il paie pas.

Une broutille.

Mes amis m'aideront.

Pas cette fois.

Tu me donnes le dessin sur lequel j'ai �crit ?

- Tiens. - Merci.

Joli nu. Un autographe ?

Bonsoir, M. Morahan. M. Kelly est-il l� ?

Je crains que non. Il a d� partir. Une affaire urgente.

- Reviendra-t-il ? - Non.

Navr�.

Ce n'�tait rien d'important, de toute fa�on.

- Bonsoir, monsieur. - Bonsoir.

Bonsoir.

- Je ne pouvais pas y rester. - Oui.

J'allais venir.

Je devais r�cup�rer l'argent.

Oui.

Le voici.

Vous en avez besoin.

Il ne vous reste plus rien !

Merci, mais garde-le. Il est � toi.

Hendricks a r�cup�r� le mien. �a va.

Il est surtout � vous, de toute fa�on.

Non, tu l'as gagn� !

Tu es mon meilleur mod�le. Ce sera ma plus belle �uvre.

Regarde.

Regarde la lumi�re, la silhouette qui sort de l'eau.

Regarde cette ligne.

Il faut que je retouche le visage, mais rien ne presse.

Nous avons tout le temps.

Vous me voyez comme un objet.

Bon sang, Cora, ce n'est pas vrai !

Cora !

Cora !

Bon sang. Cora, �coute-moi.

Tu m'as rendu la vue.

Tu m'as appris � aimer � nouveau, � redevenir vivant.

Cora ?

Oh, bon sang.

Je tentais de te le dire

sur la plage.

Je suis vivant. Dans la...

C'est gr�ce � toi, Cora ! Cora !

C'est gr�ce � toi. Ne comprends-tu pas ? Non ?

Et que comptez-vous faire ?

FIN

Adaptation : Florence Suberbielle

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