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yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Accentuate the positive, eliminate the negative,

and latch on.

You gotta accentuate the positive, eliminate

the negative, and latch on to the affirmative. Don't

mess with this tune.

You gotta spread joy up to the maximum.

Sous-titrage MFP.

C'est absolument décevant. Calvin, vois-tu des déchets simples? Vous avez

vu tout ce qu'il y a?

Un petit conseil d'ami, évitez de parler des communistes. Calvin est un gentil

garçon, mais il est un peu... Foltingue. Ah bon, et sa femme aussi ? Non, elle c

'est plutôt une fédulogie. Elle adore cuisiner, faire un enfant.

Elle est normale, quoi.

Il ne faut rien exagérer.

Et là, ça va, Betty ? Il est magnifique.

Merci.

Et celle-là, vous la connaissez ? Un canard entre dans un salon de thé.

Il dit... Je voudrais un petit café.

Le serveur lui demande, vous prendrez une goutte de lait ? Non, du sucre, dit

le canard. Parce que je voudrais faire un canard.

Oui,

c'était un très bon professeur à Caltech.

Et puis il s'est mis à inventer des choses.

Ça lui a rapporté une fortune.

Alors du jour au lendemain, il a arrêté d'enseigner.

Qu'est-ce que vous en dites ? C'est le médicament idéal.

Calvin passe tout son temps à bricoler.

Il trafique des trucs dans une espèce d'atelier. Si tu veux mon avis, je le

trouve étrange. C'est la même chose avec les batteries. Si je récupère la

batterie d'un bateau, je la bricole et elle dure encore dix ans facilement.

Dis donc, Hélène, qu'est-ce que Calvin pense des événements à Cuba ? Pour l

'amour du ciel, ne mets surtout pas ça sur le tapis.

Oui, des images de baseball, j'en ai toute une collection.

Je crois qu'elle est plus complète que toutes celles que j'ai déjà vues.

Calvin, Calvin,

Kennedy va affronter Khrouchev en direct à la télévision.

Quoi ? Oh mon Dieu. Oui, oui, pardon.

Et cela sur l'île de Cuba.

Nous venons d'obtenir la preuve formelle que des sites de lancement de missiles

sont en préparation.

La tour, ici Walt 1, j'ai la cible en visuel.

Ici la tour de contrôle, tu vas être le premier à atteindre la cible.

Allô la tour, ici Walt 1, j'ai des problèmes.

Quel genre de problème ? Le déclenche-alerte ? Je rappelle très

vite.

Nous savons que d'autres sites sont destinés à des missiles balistiques

capables de détruire une grande partie des plus grandes villes de l'hémisphère

ouest.

Bon, écoutez, étant donné la tournure des événements, je crois qu'il serait

plus sage d'écourter notre soirée. Je suis sûr que ces problèmes avec Cuba

vont s'arranger sans tarder, mais dans l'expectative, je propose une position

attentiste. Calvin a raison.

On s'en va ? Je vous reconduis. Allez.

Bonne nuit, Calvin. Merci d'être venu. Memento.

Tiens, le voilà. Dans ce téléphone.

Bye bye.

Bonne nuit.

Rentrez bien.

Oui, merci.

Ton chapeau.

Merci.

En tout cas, je ne vais pas gâcher ce rôti qui était très réussi. Oh, Calvin,

tu veux bien remettre le coussin sur le fauteuil du jardin ? Ne devrait-on pas

arrêter le pick-up ? Il s'arrête tout seul, automatiquement.

Tu as traficoté quelque chose. Ils le font tous.

Je ne suis jamais au courant de rien.

Je parie que c'est un chasseur et qu'il est en route pour Key West.

Bonne chance, amigo.

L'alerte est déclenchée.

Je répète, alerte déclenchée.

Tu entends ? Je reviendrai plus tard chercher la radio.

Calvin, laisse-moi au moins le temps de faire la vaisselle. Ce n'est pas facile

de nettoyer des assiettes quand la nourriture a séché. Eh bien, moi j

'espère seulement que tes assiettes ne seront pas radioactives demain. Et le

fromage est particulièrement difficile à enlever.

J'ai un moteur en feu. Il faut que vous me trouviez une zone libre pour que je m

'éjecte. Bien reçu, Wolfram. Tu dois atteindre la mer.

Bien reçu, tour de contrôle.

Je règle sur azimuth 1-8-0. Et je vais m'éjecter. Je répète, je vais m'éjecter.

Bien reçu, Wolfman.

On doit rester ici combien de temps ? Pour que les choses s'apaisent, ça peut

prendre des jours.

Des jours ?

Ma chérie, si je perds les os, ça peut arriver d'un moment à l'autre. J'ai lu

plein de bouquins là-dessus. Si ça arrive, je saurais t'accoucher tout

seul.

Home sweet home.

Oui, c'est une façon de parler.

Tout va bien ? Oui, je crois, oui.

Oh non ! C'est arrivé ! Tu sens cette chaleur ?

Tous mes capteurs de surface sont détruits, oh Seigneur ! C'est arrivé

! Qu

'est-ce que c'est que ce bruit ?

Les verrous.

Les verrous ? Oui, pour nous empêcher de sortir.

Les radiations restent actives après l'explosion atomique durant 35 ans.

Durant 35 ans ? Oui, après ce temps, c'est sans danger.

La voie est libre.

D'après ses anciens collègues, Weber était un vrai petit génie de l

'invention. Mais limite bord cadre, Folding. Bon, lui et Madame Folding

devaient se trouver là pendant le crash.

À moins qu'on save une carte de salle, je pense qu'il ne sent pas loin. Ces

Weber ont de la famille ? Ils ont de la famille dans l'Est.

D'après les voisins, le folle dingue passait son temps dans son atelier et sa

femme dans sa cuisine.

Elle lui faisait du Dr Pepper Chou.

Il le buvait chaud ? Oui.

Dieu du ciel !

Sous-titrage Société Radio-Canada

Sous

-titrage Société Radio-Canada

Tu as froid ? Mais c'est pas normal.

La température est de 22 degrés. Oh, c'est parce que j'ai les nerfs à vif. C

'est curieux. Ici, on est comme à la maison.

Non ! Non, Calvin ! C'est très différent. Ça, oui, crois-moi.

Tu veux un tranquillisant.

On a des tranquillisants ? Je te l'ai dit, on a tout ce qu'il faut.

Quoi ? Oh,

chérie !

Tout va bien se passer. Voilà.

Respire. Je vais chercher mes livres.

Il y a un problème ? Non, Calvin, le bébé pleure.

J'avais entendu.

Comment allons-nous l'appeler ? Je me disais qu'étant donné la situation, on

aurait pu l'appeler Adam.

Ce n'est pas un sacrilège, chéri.

Non. C'est très pertinent.

Regarde, j'appuie sur ce bouton et l'image est projetée sur le miroir et

elle apparaît dans l'écran.

C'est parfait.

Enfin, presque parfait.

Bénissez ce repas et cette famille et faites que nous n'oublions jamais les

autres. Amen.

Amen. Bon appétit.

Je suis là, trésor. Ah, te voilà.

Je t'ai cherché partout.

Tu voulais me voir ? Oui.

Tu es prêt à... Regarde.

Il arrive à se tenir debout tout seul comme un grand.

Montre à papa.

Debout comme un grand. C'est bien, mon fils. Allez, reste debout.

Il est fort.

Il peut monter jusqu'à la lune.

Ça doit être une pose sceptique.

Je n'en ai jamais vu des comme ça.

Faut faire attention, si c'est une fosse septique, faut mieux pas creuser à cet

endroit, alors on va couler une chape de béton dessus.

Je suis

convaincu

qu'il y aura d'autres survivants.

En fait, je suppose qu'il y aura une vie sur la surface, même maintenant.

Il me faut encore deux bananas split et un cherry coke. Ça vient, maman, pas de

problème. Je voulais te dire, maman, merci pour le job.

Un petit dollar cinquante de l'heure.

Allez, hyper cool, t'as une belle petite gauche. Allez, vas-y, fils.

Excuse me, boys, but it's my turn now.

Vas-y, fils.

Vous permettez ? Mais certainement ! Merci, monsieur.

Qu'est-ce que c'est que cette musique de

sauvage ? Oh merde ! J'aime pas trop ce genre-là.

Ce sont des actions cotées en bourse.

Ta maman et moi, on les avait prises pour toi.

Bien sûr, elles ne valent plus rien aujourd'hui, mais tu sais, à l'époque,

ça avait une certaine valeur.

C'est amusant.

Tu me les offres ? Oui.

Bon, ce matin, nous avons... nous devons faire le cours d'allemand.

De l'attent, papa.

On est mardi ? Oui, c'est vrai.

On est mardi.

Le temps passe à une vitesse.

Time flies,

doesn't it ? Geradeaus den links.

Sorgen Sie bitte dafür, dass die Gepäcke sorgfältig behandelt werden.

Haben Sie...

C'est magnifique.

Ce sont des images de baseball, j'en ai une collection.

Et je te la donne.

C'est quoi le baseball ? C'est un jeu, mon fils.

Je vais t'expliquer, c'est très facile.

Voilà, alors il y a ce qu'on appelle le lanceur.

Ah, il y a des danseurs ! Non, il y a un batteur.

L'ustensile de maman ? Non, un type doit lancer une balle à un autre qui a une

batte. Ah, c'est l'insecte qu'on appelle la blatte.

Je vends, j'en ai marre, je veux quitter ce sale trou ! Wow ! Est

-ce que je... Tu

veux l'acheter, peut-être ? Oui, oui, c'est ça.

Je te le donne gratis, t'as pas un euro.

Je te l'explique encore une fois.

Le joueur court de la deuxième base jusqu'à la troisième.

Et là, il est hors-jeu.

Pourquoi ? Parce qu'on l'a éliminé.

Dans ce cas, on est éliminé.

Alors pourquoi il y est allé ? Parce qu'il devait y aller.

Calvin ! J'arrive.

Oui, chérie ? Tu apportes les cadeaux et moi les bouches.

Ça marche.

Joyeux anniversaire et bien du

bonheur.

Merci, maman.

Merci, papa.

Souffle toutes tes bougies. Fais un vœu.

Tiens.

Oh,

mince

! Une veste ! C'est maman qui te l'a faite toute seule.

Non, c'est vrai ? Oui, c'est vrai.

Et d'autres l'auraient faite.

Et moi, j'ai fait ça.

Oh, tiens donc ! Mais qu'est-ce que c'est ? Ce sont tes patins à roulettes,

mais je les ai transformés.

Ils ont l'air épatants.

Vraiment épatants.

Qu'est-ce que tu as fait comme vœux ? S'il le dit, il ne se réalisera pas,

voyons. Ce ne sont que des bêtises. Qui va croire un truc pareil, chéri ? Nous,

on y croyait, dans ma famille.

J'ai fait le vœu de rencontrer une fille.

Mais c'est très beau, tu verras bien. Oui, maman.

Une fille qui ne sera pas radioactive, j'espère. Calvin Weber, est-ce que ce

sont des choses à dire ? Eh bien, nous montrons voir. Dans deux ans, on se

rendra compte.

Je l'espère de tout cœur.

Moi aussi.

Vous savez,

lorsque nous allons remonter, cette maison va manquer.

Pas à toi, trésor.

Vous voulez bien m'excuser, s'il vous plaît ? Non, non, non, vous ne devez

pas.

Il vaut mieux dire une prière. Ouvre cette porte !

Ça

fait longtemps.

C'est... un peu sale, mais...

Ça devrait marcher.

On y va ? Ça y est, on remonte

? Non, fiston.

Surtout, n'agissons pas sans prendre toutes nos précautions.

Il vaut mieux attendre la nuit.

Madame Ellen Weber, peut-être que nous sommes restés coincés ici un peu trop

longtemps.

Pardonne sa vulgarité.

Pourquoi merde, c'est un mot vulgaire ? Eh bien non, c'est une vieille

expression du 16e siècle qui, à l'époque, signifiait bien ou bon en

termes roturiers.

Ton père a raison.

Ah bon ? Merde !

Sous-titres par Jérémy

Diaz

Which I can't afford to get on.

T'excuse, tremblement de terre.

Ouais, qu'ils viennent. Allez, qu'ils viennent et qu'on en finisse.

Oh, Seigneur.

Oh, Seigneur.

Oh, Seigneur.

Oh, mon Dieu.

Oh Dieu, sauvez-moi ! Et la lumière tue

!

Je

viens en paix.

Ne touchez pas à mon monde-charge.

Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Mon beau jardin !

C'est parti.

T'as du feu, chéri ? Du feu ? Oui, j'ai du feu. Oui, c'est bon.

Oui, sympa, merci.

Alors, vous avez survécu à l'explosion ? L'explosion ? En fait, j'ai survécu à

des tas de trucs.

Comme dit la chanson, un gars de la Combrousse survit à tout.

Ah, vous êtes un gars de la Combrousse ? Dis donc, gentil papy.

Si tu veux un mec, je suis ce qu'il te faut. Et si tu préfères les filles, je

peux être une fille. Je serai ce que tu veux que je sois, mon petit.

Ah oui ? Oh bon ? Et tout ça pour la modique somme de 200 petits dollars de

rien du tout. Si tu signes tout de suite, je t'offre une chaise de jardin

pour te reposer après l'effort. Ça marche ? Non.

Je regrette.

C'est gentil, je dois me sauver. Sauve-toi.

Oui.

Boulecord ici, sale poivreau !

Non ! Je vais être tout à fait honnête.

Ce n'est pas la peine de tourner autour du pot.

Il y a des survivants.

Apparemment, les radiations ont créé une sous-espèce.

Des mutants.

Des mutants ? Ils ne sont pas beaux à voir. Il y en a qui mangent dans des

poubelles, qui traînent, et d'autres. Bouge-toi les oreilles. Allez.

J'ai dit bouge-toi les oreilles. Allez, plus vite que ça.

Il y en a qui sont multisexuels. Il semblerait qu'ils puissent être à la

fois mâles et femelles simultanément.

Non, j'arrive pas à le croire. Tu peux me croire, l'un d'entre eux a osé me

proposer son corps, Hélène.

Et il offrait une chaise de jardin comme accessoire.

Ça va.

Ils ont reconstruit de façon bizarre. En vérité, la société telle que nous la

connaissions a disparu. Les individus font mise dans la rue, certains pointent

des armes sur vous, les automobiles sont devenus laides et... Et je ne vous

raconte pas le reste, c'est terrifiant. Enfin, je te le dirai peut-être.

Alors, qu'est-ce que nous allons faire ? Nous allons rester ici.

Ah bon ? Oui.

On tiendra le coup. Nous avons des vêtements, nous avons l'eau qui vient du

puits et je suis persuadé que tous ces mutants vont s'entretuer et que dans

très peu de temps...

C'est moi le chef de cette maison, elle est. Je veux que mon fils voit le ciel.

Il ne verra.

Les océans, les montagnes. Faisons ce que je dis.

Papa.

Papa.

Il se sent mieux, Poussin. Ça va aller.

J'ignore si c'est une crise cardiaque ou si c'est...

à cause de son horrible expérience, mais il faut qu'on se ravitaille, et je dois

rester auprès de lui.

Alors je vais monter.

J'en ai bien peur.

Ça se passera bien.

Oh, brave petit garçon.

Surtout, et l'air naturel. Et si on te pose des questions, tu répondras, je

viens d'une autre ville, je suis ici pour affaire.

Prends des notes.

Je vais te donner une liste pour les courses et un peu d'argent.

Il nous faut de quoi tenir le coup pendant encore un an ou deux, et tu

pourras tout acheter dans un endroit qu'on appelle une épicerie, ou pour

certaines choses, une cacaillerie. Vas-y, Note.

J'ignore jusqu'où tu vas devoir aller pour trouver des denrées, mais si tu te

rends compte que tu ne pourras pas rentrer avant la nuit, va à l'Holiday

Inn. C'est un hôtel. Vas-y, Note.

Il y en a peut-être un qui a tenu le choc.

Bon, allons faire ta valise. Oui.

J'espère que ça a encore de la valeur.

Dis donc, maman. Oui, chérie.

Je me demandais, quand je serai monté, est-ce que je me disais, tu sais, je me

disais, je pourrais, enfin, je pourrais rencontrer une fille.

J'y pense souvent depuis quelque temps.

Surtout ces 15 dernières années, c'est tout.

Oh, attends.

Ce serait merveilleux si tu pouvais rencontrer une fille, une qui ne serait

pas mutante et qui viendrait de Pasadena. Je n'ai rien contre les autres

filles, mais de mon temps, on disait que les filles de Pasadena étaient mieux

élevées et avaient de meilleures manières.

Oh, chéri, il existe aussi des boutiques de spiritueux.

Écris ce nom, retiens-le.

Spiritueux.

Yes, Father.

Don't forget.

Stay out of the adult bookstore.

Adult bookstore?

Why?

Poison gas.

Invisible.

Don't forget.

I promise.

Is that all?

Tu es pas au monde, Charles.

Vous allez bien ? Oui, oui.

Seigneur, oui.

Vous êtes celui qui est venu hier soir, vêtu tout en jaune ? Vêtu en jaune ? C

'était mon père.

Bien sûr, le père.

Pardonnez-moi.

Me pardonnerez-vous mon existence inutile ? Tout a tellement toujours été

affreux. Je sais.

Vous avez vécu l'enfer.

Mais ce n'est pas votre faute.

Et maintenant que le plus dur est passé, les choses vont finir par s'arranger.

Vous comprenez ? Oui, oui.

Bon, il faut que j'y aille.

Bien sûr, oui, il le faut. Je vais rester ici, je vais prier. Oui, ça c'est

toujours une bonne idée.

Oui, ne touchez pas aux mouchages.

La porte d'entrée est ouverte.

Vous reviendrez, n'est-ce pas ? Je vous le promets.

Oh !

Qu'est-ce qu'il y a ? Le ciel.

Le ciel ? Mais où ça ? Mais là-haut.

Je ne vois rien dans le ciel.

Regardez, c'est tout.

Qu'est-ce qu'il y a ? Il dit qu'il voit quelque chose.

Qu'est-ce qu'il y a ? Le ciel.

Je le vois, maman.

Je n'avais jamais rien vu de pareil avant aujourd'hui. Je n'ai jamais vu de

petite fille.

Qu'est-ce que vous regardez ? Oh mon Dieu, ça y est ! Oui, une noix ! Qu'est

-ce que vous dites ? Enchanté, madame.

Vous vous sentez bien ? Oui.

Au revoir.

Il est un homme bébé.

Ce sont les transports en commun, c'est ça, non ? Mon père disait qu'ils

allaient se multiplier à cause de l'importance de la pollution. Il y a de

plus en plus de gaz carbonique et d'autres gaz très dangereux dans l'air.

Avez-vous une arme, monsieur ? Ah, eh bien, c'est gentil de ne pas

me la pointer dessus. Et merci de ne pas vomir partout.

Vous savez où je peux trouver une épicerie, dans le coin ?

Je dois en trouver une. Et aussi une cacaillerie, une boutique de spiritueux

et un olidéine.

Il y a une épicerie tout au bout de cette rue. Où ça ? Où ça ? Au bout, là.

Oh, merci. S'il vous plaît, arrêtez le bus immédiatement. Il faut que je

descende.

Chauffeur, arrêtez le bus ici.

Arrête le bus ! En papier ou en plastique ? En papier, monsieur.

Vous payez comment ? En casse.

Attention, c'est lourd.

Tais-toi.

Arrête.

Qu'est-ce qu'il vous faut ? Je voudrais des steaks hachés, s'il vous plaît.

Frais ou surgelés ? Ça tombe sous le sens.

Surgelés. Ils sont à quel prix ?

Sœur Jolie, ils sont à 6,30$ la boîte de 12.

Ce sont des boîtes de 12. Il m'en faut 75, ce qui va faire 500$ rien que pour

les hamburgers.

Ma mère m'a donné que 3000$ pour tout acheter.

Les batteries de bateau, le tabac à pipe, l'essence, l'eau de Javel, le fil

dentaire, les bougies d'anniversaire. Il y a peut-être intérêt à vous faire

livrer à domicile.

Ah oui ? Sûr.

C'est une excellente idée.

Sauf qu'il y a un léger souci.

Je sais pas où j'habite.

Je suis perdu ? Vous savez où j'habite ? Non.

Vous voulez bien m'excuser ? Avec joie.

Merci.

Chauffeur, veuillez arrêter le bus !

Bonsoir. Bonsoir.

Je m'appelle Adam Weber.

Et j'ai vu que vous achetiez des images de baseball.

Celles-ci sont plus anciennes que celles de votre vitrine, mais elles vous

intéressent peut-être.

Combien vous voulez pour Mickey Mantle ? C'est sa grande époque. Bien, j'avais

espéré vendre tout ce que j'avais.

Vraiment ? Sans blague ? En fait, je n'ai que des gros billets et j'aurais

besoin de petites coupures, de 1, de 5 et de... Oui, oui, je comprends. Si vous

voulez... Je prends le tout pour 500 dollars en petite coupure.

Ce serait formidable.

Non, mais je rêve.

Je travaille, ma petite Eve, alors viens pas foutre la merde.

Oui, tu travailles, je vois ça.

Vous êtes italien ? Non, je viens d'une autre ville.

Je suis en voyage d'affaires. Vous ne devez pas faire des affaires dans le

milieu du sport. Rien que cette image de Mantle que vous avez là, elle vaut 6 000

jolis dollars à elle toute seule. Vous imaginez le tout ? J'allais négocier.

Non, vous allez vous en aller.

Génial. T'es virée, ça te paraît normal ? Je démissionne. Oh non, non, non, c

'est moi qui te vire.

C'est comme chez le coiffeur et le vendeur de bagnoles.

Tu sais pourquoi t'arrives pas à garder un boulot ?

Parce que t'arrives pas à savoir la boucler, bon dieu de poids ! Excusez

-moi, monsieur, mais j'avoue que j'apprécierais que vous évitiez de

blasphémer en ma présence.

Ça te pose un problème, petit gars ? Oui.

Ça lui pose un gros problème, au petit gars.

Allez, viens, Heathcliff. Reste pas dans cette taule.

Je vous suis.

Et je m'appelle Adam.

Adam et Eve, les deux font la paire. J'espère que vous serez parfaitement

heureux ensemble, ma zèle foutre-toffe ! Et surtout, ne reviens pas, sale petite

pétasse ! Tu m'entends ? Reviens pas ! T'es foutu dans ce métier, ma jolie !

Nous allons où ? Nous ? Moi, je rentre chez moi.

Et toi, vu ta tenue, tu retournes au couvent des oiseaux. Non, je suis perdu.

Ah, tu es perdu.

Dites, auriez-vous perdu votre emploi à cause de moi ? Non, surtout t'en fais

pas, j'en ai marre de bosser pour cette tête de nœud. Tête de nœud ? Oui, c'est

un pénis ambulant capable d'articuler trois mots.

Une tête de nœud.

Mais quoi ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Rien, seulement j'ai visualisé la chose.

Allez, aide-moi à ramasser.

Merci.

Où est-ce que t'es garé ? Je suis venu en bus.

Tu vois, ça ne me surprend pas.

Ah bon ? Et ça aurait dû vous surprendre ? Oui, seulement je suis un peu

télépathe. Je sens les choses.

C'est chouette.

Oui. Dis-moi, c'est ta première visite à Los Angeles, non ?

Et tu t'es installé à Hollywood parce que comme un idiot, tu as cru que ce

serait un endroit de rêve. J'ai raison jusque là. Oui, jusque là.

Hein ? C'est vrai ? Vrai.

J'en étais certaine.

Alors tu as pris un bus et avant que tu t'en rendes compte, tu étais à San

Fernando Valley. Tu t'es perdu et tu en as pris un autre qui t'a amené ici, c

'est ça ? C'est ça.

Et à quel hôtel es-tu ? Oh, le Holiday Inn.

Oh, oui, oui, le Holiday Inn, c'est exactement ça.

Je suis télépathe. Enfin, je n'ai pas de diplôme, mais je suis douée.

Pas mal, hein ? Non, c'est épatant.

Oui, c'est gentil.

Dans ce cas, je vais te prédire quel bus prendre.

Tu suis cette rue. Vous avez une voiture ? Oh non, chérie, règle numéro un.

Partout en Amérique du Nord, aucun étranger dans sa caisse. Si ça peut vous

rassurer, je ne suis pas armé.

Oh, voilà qui change tout le dossier. Ne t'approche pas !

Oh non.

J'ai dit quelque chose de mal ? Je suis désolé. Veuillez me pardonner. Ne t

'approche pas de moi.

Attendez, on va faire un marché. Je vous donne une image de Rogers Hansby si vous

m'emmenez à l'hôtel.

Rogers Hansby ? Il est à vous.

Je le gardais en réserve.

Rogers Hansby, il vaut au moins 4000 dollars.

Et alors ? J'en ai deux images.

Et place de Larry Yoki Perras.

Et... Alors pour 4000 dollars, tout ce que je dois faire, c'est te conduire à

ton hôtel. C'est sûr ? Oui.

T'insisteras pas pour me faire visiter ton vaisseau spatial ? Non, madame.

Quoi ?

Alors,

monsieur Ayrton Senna, l'autoroute, c'est une première ?

Moi, c'est Weber.

Adam Weber.

Ça t'embête pas que je change de station ? Je voudrais les informations sur les

embouteillages. Bien sûr.

Attendez. Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Revenez. Vous aviez Perry. C'était

Perry.

Perry ? Perry Como.

Remettez-le.

C'était juste avant. Revenez en arrière.

Plus vite, plus vite. Une seconde. Oui, oui. C'est ça.

C'est ça.

Ça ?

Ah, ça y est.

Je peux vous rire.

À cause de ça ? Oui.

Écoutez ce passage.

Il vous emmène dans un autre espace-temps, non ? Là.

T'es un drôle de gars, le désarmé.

Vous pourriez ralentir, s'il vous plaît ? Ah, ça, je n'y peux

rien. Pericomo me fait un effet buff. Je deviens une folle du volant.

Mon image, la promenade est terminée. Ce fut merveilleux.

Je n'ai jamais ressenti de telle sensation depuis que je suis venu au

monde. Oui, c'est pareil pour moi. Ta valise.

Au revoir. Vous savez...

Bonsoir.

Bonsoir. Je voudrais loger dans cet hôtel.

Remplissez le formulaire et j'aurai besoin de votre carte.

Une carte ? Oui, une carte.

Oh, je vous la donne.

Ok,

on y est.

Alors, votre salle de bain est là.

La télé et la télécommande est sur le poste. Le menu du room service est sur

la table.

Vous devez faire le neuf pour sortir.

Sortir de quoi ? De l'hôtel.

Ah oui.

Merci beaucoup. Vous êtes très serviable.

J'ai pu faire de la monnaie à la réception.

Et mon père m'a appris que dans des situations de cet ordre, il est de bon

ton de donner un pourboire.

Votre père est un homme sensé.

Mon père est un génie.

Je vois.

Voilà, oui, voilà votre clé. Et bonne nuit, monsieur.

Merci, dormez bien vous aussi.

Ne laissez pas les bébêtes vous mordre le nez, c'est ma mère qui dit ça.

Elle commence à me manquer, ma mère, d'ailleurs.

Désolé, c'est la première fois que je dors loin de ma maison.

Quel âge avez-vous ? 35 ans.

Vous ne faites pas 35 ans ? Je fais quel âge ? 25 ans.

Ça doit être la vie d'en haut qui vieillit plus vite les gens.

Vous voulez dire au 18ème étage ? Oui, je veux dire au 18ème étage.

Bonne nuit !

Je comprends, oui, vous avez tout à fait raison. Je demande ce que je fais ici.

Est-ce que quelqu'un peut me dire ce que je fais là ? Des huiles naturelles, des

fruits tropicaux, des fleurs, des noix de coco et des filtres anti-UVB. Une

ligne complète de produits solaires inventés par un homme, Ron Rice, pour

une sainte... Oui ? Salut,

c'est la jeune femme de la boutique des images de baseball.

Ah oui ! Ah, salut ! Ah, ce que c'est chouette ! Alors, c'est gentil de me

téléphoner.

Je suis si content de vous revoir. Je croyais que je ne vous reverrais jamais.

Oui, ça va, on est gentil, on s'énerve pas.

Écoute, je refuse d'accepter cette image pour ce que j'ai fait. Je voudrais, je

te jure, mais c'est trop, je regrette, alors reprends-la.

Je... Je voulais la laisser à la réception, mais sa valeur est

inestimable, alors tiens. Je vous l'ai donnée, elle est à vous. Mais prends-la,

putain ! D'accord.

Pourquoi est-ce que tu fais ça ? Je ne me suis pas encore brossé les dents.

Ok, je vois.

Un de ces jours, amuse-toi bien.

Attendez, Eve, s'il vous plaît. S'il te plaît, ne me cours pas après, ne me suis

pas. Oh, mais c'est pas vrai, on dirait un petit chien perdu.

Vous voulez bien m'accorder une seconde, une petite seconde, je vous en prie.

Accordez.

Oh, je rêve. J'aurais dû déposer l'image et me tirer. C'est ce que Troy m'avait

conseillé, mais j'ai pas voulu l'écouter.

Enlève ta main, tu seras gentil.

Qui est Troy ? C'est votre époux ? Ou un petit ami ? Non.

Dieu soit loué ! Ça va pas, mais calme-toi, faut pas faire ça. Quoi ?

Écoute, je vois que je te plais. Ça, oui, ça se voit, mais je dois te dire

que je plais à des tas de mecs.

Je plais, ça veut dire mon cul, mes jambes ou bien mes cheveux ou bien le

mélange d'un peu tout ça.

Je crois que ce sont vos yeux.

Les yeux ? Génial, il aime les yeux, seulement ça ne marche jamais.

Et puis j'ai pas besoin de te raconter ma vie.

Tu es tout débraillé, qu'est-ce que tu faisais ? Je regardais la télévision, en

couleur.

En couleur ? Sans déconner.

Si je mens, je vais en enfer.

Ouais, salut.

Pourquoi ça ne marche jamais ?

Quoi ? Pourquoi avec les hommes, ça ne marche jamais ? Pourquoi ? Dieu seul le

sait.

Ok, si tu me promets de me laisser tranquille, je te dis pourquoi.

D'accord.

Ça ne marche pas avec eux parce que j'aime aussi leur cul et leurs jambes et

leurs muscles. Alors voilà pourquoi.

Alors je sors avec des mecs qui sont super craquants mais qui sont encore

plus superficiels que moi, ce qui n'est pas peu dire.

Maintenant, excuse-moi, il faut que je me décote un autre boulot mal payé où le

patron sera un nouveau Jerry qui me parlera de sa vie et de son mariage

raté. Pourquoi vous ne travaillez pas pour moi ? Pour faire quoi ? Vendre des

images de baseball aux plus offrants et puis acheter de quoi remplir plusieurs

camions de livraison.

Pourquoi plusieurs camions ? Tu ravitailles des gens qui meurent de faim

? Pas pour l'instant, ça va aller, mais il faut leur venir en aide.

Ce sera un contrat de combien de temps ? Deux semaines.

Combien tu payes ? Votre prix.

Ben, moi j'ai besoin d'au moins 1000 dollars par semaine.

À raccorder ! Attendez-moi, je vais me changer.

J'attends.

J'attends.

Mais qui a besoin pour un bateau de 26 batteries ? J'en sais rien, je travaille

pour lui, c'est tout.

Pour qui il bosse, lui, pour la CIA ? Du tabac à pipe ! Je prends tout le

stock ! Du papier toilette !

Bon, un chaque jour suffit sa peine.

Arrête de me regarder, s'il te plaît. D'accord.

Je passe te prendre demain matin.

Dis donc, Eve, je me demandais si nous... Bonne nuit ! Bonne nuit !

Nous

devons louer un autre camion réfrigéré pour les viandes et les volailles.

Oui, ben c'est toi le patron.

C'est ta vie après tout, tu fais ce que tu veux.

Je pense que nous avons besoin d'un autre hangar.

Pas de problème, on va vendre une autre image de baseball.

Attention, je ferme. Je descends.

Tu veux que je te dise ? S'il te plaît, ne te fâche pas seulement.

Je n'y serais jamais arrivé sans toi.

Merci.

Et je crois... Je crois que... Je crois que toi et moi... S'il te plaît, tu n'y

penses même pas, ok ? Je sais que c'est pas sympa de te dire ça, mais de ne pas

te prévenir, ce serait encore plus dégueulasse.

Tu comprends ? Oui, oui.

Bon, on ramène le camion, j'ai super faim.

J'aimerais que tu m'aides pour autre chose.

Quoi ? J'ai peur que tu dises que c'est un peu dingue. Je parie que c'est

dingue. Bon, ça fait rien.

Non, non, pardon.

Qu'est-ce que c'est ? Je voudrais que tu m'aides à trouver une femme.

Une femme ? Oui.

Pourquoi faire ? Parce que je voudrais me marier.

Pourquoi ? Parce que je ne veux pas rester seul. Mais on peut être

célibataire sans être seul. Le mariage, c'est dépassé.

Ah oui, pourquoi ? L'amour d'une vie.

Et alors ? C'est nul.

Ah, je l'ignorais. Tout le monde sait ça, c'est vrai. Tout le monde divorce.

Mes frères ont divorcé, mes parents aussi.

Tout le monde est au courant.

Ils ont tous divorcé ? Oui, tout le monde divorce.

Quel genre de femme tu recherches ? Oh, eh bien... Je ne veux pas d'une mutante.

Pas une chienne, hein ? Ok, cool.

Et si c'est possible, je voudrais épouser une femme qui vient de Pasadena.

Et tu la voudrais pour quand ? Dans deux semaines.

Ça sera possible de tirer ton coup avant deux semaines, mais... De dénicher une

non-mutante de Pasadena, ça va prendre du temps.

Ouais, c'est ce que je craignais.

Qu'est-ce que tu voulais dire par « tirer ton coup » ?

Nous en reparlerons une autre fois.

Si tu veux.

Super.

Seigneur, bénissez ce repas que nous mangeons et faites que nous pensions aux

autres.

Bénissez ma maman, ainsi que mon papa, et bénissez ma nouvelle amie, Eve.

Amen.

Amen.

Sors de la voiture.

Mais le moteur tourne encore. Sors de cette voiture. Oui, madame. Et arrête de

m'appeler M'dan, ça m'énerve.

Tu as failli nous tuer. Je t'avais dit que j'avais jamais conduit.

Eh ben, ne conduis plus jamais.

Tu avais dit que ce serait facile.

Ben, je me suis trompée.

Ce reste ta maison ? Oui.

Très joli.

Tu peux me dire pourquoi tu râles ? Qu'est-ce que tu fais ici ? J'avais

laissé quelques petits trucs.

Des trucs à toi ? Ouais. Fais-moi voir ça.

Oh, tu es passé chercher tes caleçons. Excuse-moi, mais ce sont des râles

floraines.

T'es entré comment ? Merci.

Et qui est ce très joli jeune premier ? Voici Adam.

Adam, voici Cliff.

Enchanté.

Moi de même.

Comment ça va, Eve ? Tu te sens bien ces jours-ci ? Retourne chez toi, Cliff, si

tu sais chez qui habiter. Je suis chez Shanna Gilroy.

Tu vois qui c'est ? C'est la mannequin qui a fait Harvard.

Bon, je vais me rentrer.

Au revoir, Adam.

Les jolies vestes. Merci Cliff, j'ai été ravi de vous rencontrer. Et moi ravi de

connaître le roi du créneau.

Je peux te poser une question ? Est-ce que c'est un ex-petit ami ? Eh bien oui,

on a vécu ensemble environ six mois. Eh oui, je suis encore accro à ce type. C

'est bien ce que tu allais me demander, non ? Non, je voulais te demander

pourquoi Cliff portait des caleçons aussi bizarres.

Je te crois que ce mec est incroyable.

J'étais sûre qu'il te plairait. Tu m'étonnes, on dirait qu'il vient de X

-Files ou d'un truc dans le genre. C'est vrai, c'est bizarre, reconnais-le. Il a

toutes ces images de baseball à vendre. Il doit être en train de préparer un

super coup. Il a peut-être découvert une île à vendre en Amérique du Sud où c'est

un mec qui s'occupe d'une secte où il pratique des sacrifices de poulet en

fumant la pipe.

Vos plafonds sont très jolis.

Vous trouvez ? Parce que... Vous vous intéressez à ça ? Pas

particulièrement.

Ah, eh bien, j'espère que vous aimez les oursins. Ils sont posés sur un lit d

'algues totalement bio. J'adore les sushis.

J'adore Lucie.

Elle est si drôle, mais on l'adore tous.

Les apéros. Des petits kiros champagne.

Ah, merci.

Il n'y a que les putes qui adorent ces trucs-là.

Je sais que maman adore ça.

On mange dans un quart d'heure, on peut s'asseoir en attendant.

Alors Troy, que faites-vous dans la vie ? Oh, je crée des sites internet.

Adam, dites-moi, d'où est-ce que vous nous arrivez ? D'une autre ville, c'est

tout ce qu'il dit.

Une toute petite ville, personne ne sait qu'elle existe.

Quel est son nom ?

Eve pourrait le deviner.

Elle est télépathe.

Ah oui ? Et depuis quand ? Depuis qu'on m'est rentrée dedans à Palm Springs.

Mais alors, mademoiselle Nostradamus, dites-nous donc d'où vient ce jeune

homme ? Très bien.

Donne-moi ta main.

Ah, c'est pas vrai.

On y va.

Je ne vous promets rien, c'est très difficile.

Ça va, Adam ?

Je vois de la neige, beaucoup de neige.

C'est en plein nord.

Je brûle ou non ? Oui.

Tu vis en Alaska et le seul moyen d'aller dans ton bled, c'est en avion.

Et tu es venue dans le but de trouver du ravitaillement et le cacher en une

femme.

Waouh ! Elle a dit vrai ?

J'en ai la chair de poule, regardez-moi.

Je suis une super voyante, pauvre naze.

Mais pourquoi vous n'avez pas été un homme ? Il doit y avoir plein de denrées

et de femmes, et c'est quand même plus près.

Oui, je te crois. C'est là que tu irais, toi, pour trouver une nana. Pas moi.

Au fait, il est homosexuel.

Bien, je vous félicite.

Il n'y a pas de quoi.

Est-ce que je peux vous poser une question ? Oui ? Quand l'Alaska est-il

devenu un de nos états ? En 1959.

Bien. Et à qui ça appartenait avant ? Aux Russes.

Et quand est-ce qu'on l'a libérée ? En 1867. Nous l'avons achetée pour la somme

de 7,2 millions de dollars.

Une coquette somme, on peut le dire. Enfin, c'est ce que mon père raconte.

Et quelle est la capitale de cet état ? Juno.

Et non, c'est Anchorage. Je vous ai eu.

Désolé, ça c'est la plus grande ville.

Où est-ce qu'il va ? Devant son ordinateur, vérifier tes réponses.

Il a un ordinateur ? Oui.

Dans la maison ? Non, dans le jardin, près des rosiers. Mais oui, bien sûr,

dans la maison, Adam.

Puis-je disposer ? Oui.

Merci.

Qui êtes-vous ? Je suis la mère.

C'est la mère ! C'est la mère ! C'est la mère ! La mère ! La mère

! La mère ! La mère ! La mère

! La mère ! La mère ! La mère ! La mère ! La mère ! La mère ! La mère ! La

mère ! Je suppose que les grands immeubles qu'on a vus sont récents.

Oui, la plupart en tout cas.

La reconstruction est impressionnante. La reconstruction ? Ah oui, c'est vrai,

ils ont reconstruit l'autoroute en moins de six mois.

Vraiment ? C'était pas tant, je suis très impressionné. Ah oui, mais c'était

impressionnant. Je suis comment ? Oh, crois-moi, t'as un look d'enfer. Merci,

c'est gentil, Troy.

Salut, Eve. Salut.

Alors, qu'est-ce que t'en dis ?

C'est mieux.

Je vais te montrer le reste de son trousseau. Alors, chemise, suite,

chaussettes et tout le peintoir. Attends, je vais d'abord lui montrer ça.

Hein ? Je peux rouler autour de la maison ? Réponds-lui, Ève.

Il voudrait essayer ses nouveaux patins.

Non.

On ne s'attardera pas.

Oui, pas longtemps.

Non.

Adam, tu devrais aller sur la piste qu'ils ont mise pour ça. Où elle est ?

La piste cyclable, juste derrière.

J'aimerais bien pouvoir porter ce genre de fuite.

Bonjour !

C'est magnifique.

Il faut voir ce que c'est pour comprendre.

Parce qu'il lance la balle.

Tu ne connais pas le dicton qui dit qu'il n'est pas

assez bête pour sortir sous la pluie ? Non.

Tu sais, mon père, qui est un scientifique, dit que toute chose est un

miracle.

Ah oui. Toute chose.

Jusqu'à aujourd'hui, je n'étais pas sûr d'avoir bien compris cela.

Bon, dis donc, Adam, tu veux toujours aller à la chasse aux nanas ce soir ?

Oui, oui, nous irons.

D'accord, mais je pense que... Tu ne trouves pas que toute cette histoire

pour épouser une fille, c'est assez ridicule ? Pas du tout. Oh, que si ! Une

petite copine, je veux bien, mais trouver une femme, c'est... Alors trouve

-moi une petite copine, tu seras un ange.

Si tu réussis, je te donne toutes les images qui restent.

Tu déconnes ou quoi ? Mais tu me prends pour une fille qu'on peut acheter ? Oh

non, Eve, c'est pas du tout ça. Eve, tu es ma meilleure amie.

Et je te demande de le faire parce que tu es ma meilleure amie.

Oui, ok.

Merci, Eve.

Pourquoi on gare la voiture si loin ? Mademoiselle ne supporte pas de laisser

garer sa voiture par le voiturier. Qu'est-ce qu'il y a ? Les femmes d

'abord, voyons. C'est le B.A.B. Ah, ben oui ! Bonté divine, Dieu du ciel, cette

boîte est épatante ! Faut avoir l'air blasé. Oui, blasé de tout.

Essaye de montrer que tu es blasé.

Blasé. Que tu t'embêtes, que rien ne t'intéresse.

Hein ?

Pas débile ! J'ai l'air débile ? Oui. Non, elle a l'air un peu décontractée.

Ouais. Sois toi-même et c'est tout. Ça, c'est le meilleur des conseils. Pour

lui, oui, mais pour nous, ça ne fonctionne pas.

De tous les clubs qui se trouvent en ville et même dans le monde, vous avez

choisi le mien.

Alors bienvenue au Club 40, où la fête ne s'arrête jamais.

Oh, Jason, Jonathan, voici Adam. Je te présente mes amis. Salut, comment allez

-vous ? Je suis ravi de vous rencontrer, Jason.

Vous aussi, Jonathan.

Maman dit toujours que lorsque l'on rencontre une personne pour la première

fois, c'est plus facile de se souvenir de son prénom si on l'appelle tout de

suite et qu'on se familiarise, Jason et Jonathan.

Il arrive d'Alaska.

Oh ! Oui.

Salut, Eve.

D'où il sort, la Denise ? Dégage, Sophie. Salut, moi c'est Sophie.

Enchanté, je m'appelle Adam Weber.

Attends, vis en Alaska.

Sans déconner.

Là, il parle l'italien.

Si. Io parlo un poco italiano.

Oh, vous parlez bien l'italien, cher Adam. J'ai habité à Rome pendant un an.

Roma, una città merveigliosa, brava. Si. Italia, il paie della morre. Certo.

Je suis ravi de vous rencontrer car je n'ai pas eu l'occasion de pratiquer

beaucoup l'italien. Si tu veux, nous pouvons pratiquer beaucoup de choses

ensemble.

Oui, oui.

Adam. Grazie mille. On y va, Adam.

Arrivederci.

Excusez-moi, je m'appelle Adam Weber.

Arrivederci. Arrête ton numéro, on est là pour les affaires. C'est vrai qu'on

était là pour les femmes. Oui, mais pas celle-là. Mais elle me plaît.

Dis-donc, Sophie, lors de tes voyages, est-ce que tu gardes tout ça sur toi ou

ils sont en soute ? Je les garde toujours.

Qu'est-ce que c'est que ce cocktail ? Oh, c'est un Rob Roy. C'est très à la

mode, paraît-il, et c'est très bon.

Et celle-ci ? Pas question.

Pourquoi ? Je la trouve très attirante, moi.

Adam, il y a écrit pute sur le haut de son front.

Tu sais ce que ça veut dire, pute ? Oui, oui, oui, c'est sûr, oui. J'ai un

dictionnaire, mais ce que je ne saisis pas, c'est sur quoi tu te bases pour

dire ça de la femme qui est là.

Et sur quoi c'est basé Cliff pour dire ça de toi.

Bon, Adam, pour toi, je pense qu'il faut qu'on vise une fille gentille.

Oh oui, excellente idée.

Oui, très gentille, c'est ça, une fille gentille, c'est exactement ce qu'il te

faut.

Tiens, près du buffet, il y en a une qui est très gentille.

Oh oui, ça pourrait marcher.

Va la trouver, Roméo, discutez tous les deux, elle n'a pas l'air d'une mutante.

Oui, j'y vais.

Qu'est-ce que je dois lui dire ? Essaie surtout de la surprendre.

Amuse-la, fais-la rire.

Si c'est nécessaire, tu mens.

Mentir ? Ah oui ! Tu sais, le mensonge est efficace pour ce genre de choses.

Je vois.

Très bien.

Bon, j'y vais.

Oh non, je ne veux pas voir ça.

Surprenant et amusant. Je connais l'histoire du petit canard dans le bar.

Mentir. Bonsoir.

Oui ? Je me demandais si vous pourriez m'aider. J'ai... Il me semble que j'ai

égaré ma médaille d'honneur du congrès par ici, dans ce coin-là.

Alors ça, c'est très drôle.

Je te présente mon nouvel ami.

Enchanté. Adam Weber.

Enchantée, je m'appelle Ezra.

Heather ? Oui ? Ça ne doit pas être courant, je n'ai jamais entendu pareil,

non.

Est-ce que tu sais danser ? Si je sais, eh bien j'ai pris des

cours de danse tous les jours de mon existence jusqu'à il y a deux jours.

C'est une blague ? Non, non, c'est vrai.

Je vous invite.

Je veux bien.

Allez.

... ... ... ...

... ... ... ...

... ... ...

...

Non, non, vous voulez bien m'excuser une minute. Qu'est-ce que tu fais ? Toi, tu

vas aller voir ailleurs si j'y suis. Quoi, maintenant ? Ah mais non, je

devrais rester. T'as parfois des côtés flics, chérie. Dégage. Je vous remercie

pour cette danse. C'était un honneur.

Je dois aller au petit coin.

Tu voulais me voir ? Tu ne viens pas d'Alaska.

Où est-ce que tu as appris à danser comme ça ? Et ces gens qui ont besoin de

nourriture, c'est du pipo ? Pourquoi es-tu en colère contre moi ? Est-ce que

tu me prends pour une sombre idiote ? Non, pas du tout.

Je t'admire, au contraire. Je suis même tombé amoureux de toi la seconde où je t

'ai vu. Je veux que tu arrêtes de mentir, s'il te plaît.

Très bien.

Alors je vais tout te dire.

En 1962... Tiens, tiens, tiens.

Bravo, quel look d'enfer.

Salut, Cliff.

Comment vas-tu en cette belle soirée ? Pas mal.

Seulement, je regrette ta veste sport de l'autre jour.

Merci, c'est très gentil, Cliff. Mais c'est ma place, je t'ai en train de

parler. Dis-moi, si on allait boire un verre ?

D

'accord.

Excuse-moi.

Tu as les deux places maintenant.

Ça me fait plaisir de boire un verre avec toi.

Veuillez excuser cette intrusion. Non, encore mieux. Ève, je ne veux surtout

pas être grossier et Cliff surtout ne m'en veut pas. C'est bon, c'est bon.

Mais Ève, Cliff n'est-il pas que des muscles et des fesses ? Quoi ? Excuse

-moi, et des jambes.

Jambes, fesses et muscles.

Et très superficielles.

Superficielles ? Adam, tu devrais retourner chez toi ou au moins à ton

hôtel. Avant que je te casse la gueule.

Je te préviens tout de suite, j'ai des notions de self-dépense, c'est

dangereux. Oh, dangereux.

S'il vous plaît, arrêtez tous les deux.

Jolie parade, très jolie.

On ne devrait pas se battre ici, ça perd un gars.

Je suis d'accord.

Adam ! Je suis désolé, c'est lui qui a... D'ailleurs, on ne devrait pas du

tout se battre.

C'est vrai, se battre est une attitude très immature.

Ça, c'est certain.

Je m'en vais.

Oui, je pense que c'est une bonne idée. Je suis désolé.

Bon. Au revoir, tout le monde.

Moi aussi, je m'en vais.

Voilà. Et si tu veux toujours qu'on t'aide à trouver une fille, demande à

Troy. J'abandonne. Tout ça est ridicule.

Toi, tu es ridicule. Et moi aussi, je suis ridicule.

Je te paye un autre Rob Roy, le champion.

Allez, viens.

Un Rob Roy pour monsieur.

Tu l'as ramené à son hôtel ? Il est peut-être à son hôtel. Qu'est-ce que tu

veux dire par là ? Je veux dire que nous ne sommes pas partis ensemble.

Et il est parti avec qui ? Qu'est-ce que ça peut te faire ? Je suis son Mac.

Il est parti avec ses deux danseuses.

Tu es télépathe.

Ève, le Mac, télépathe. Alors, tu dois savoir.

Grosse salope.

Oui, mais qui n'est pas un peu salope de nos jours ? Où est-ce que tu vas ?

Dormir. Dormir ? Oui, dormir.

Je suis pas amoureux de lui, moi.

Quoi ? Oh, attends une seconde.

Non, attends une minute.

Je te ferai remarquer que je ne tombe pas amoureuse de mec bizarre que je

connais que depuis cinq ou six jours.

Mais si, voyons.

Et je ne m'amourage pas de mecs qui collectionnent les images de baseball.

Mais si, voyons. Ou de mecs qui pissent dans leur froc en voyant l'océan. Mais

si, voyons. Ou de mecs qui connaissent les bonnes manières.

C'est drôle, justement, je lui ai parlé de ça.

Il a dit, les bonnes manières, c'est une façon de montrer à son prochain qu'on le

respecte, c'est normal. J'étais sûr qu'il faisait ça parce qu'il se sentait

très supérieur.

Et tu sais de quoi on a parlé ? De quoi ? Il dit que je suis un gentleman et toi

une lady.

Ouais, enfin, faut voir qui le dit.

Je sais même pas ce que c'est une lady. Moi j'étais persuadé qu'un gentleman, ça

possédait des chevaux.

Mais le sens a changé, ça évolue. La définition actuelle de la lady ou du

gentleman, c'est une personne qui se préoccupe toujours de savoir si les gens

qui l'entourent sont aussi à leur aise que possible.

Où il a reçu une culture générale si complète ? Je ne crois pas que ce soit

si compliqué.

Ses parents, tiens.

Les miens ne connaissent absolument rien à rien.

Alors je suppose qu'il doit être en train de mettre ses deux danseuses aussi

à l'aise que possible.

Non, pour la simple raison qu'il n'est pas parti avec elle.

Bon.

Il est parti avec Sophie.

Non ! Si !

Elle l'a littéralement enlevée en lui murmurant des phrases en italien à l

'oreille. Oh, pas Sophie ! Pas Sophie, ne me dis pas ça ! Qu'est-ce que tu

comptes faire ? Enfoncer la porte de chez elle ? Un peu que je vais lui

pourrir sa porte ! Tu viens ? Tu rigoles ? Sophie pourrait me tuer !

Lâche ! Lâche ? Mais gentleman !

Ouvre, idiot ! Tu n'es qu'un pauvre imbécile ! Je regrette, je suis désolé.

Mais qu'est-ce que tu fais ici ? Tu devrais plutôt être sur Saint-Vincent-et

-Boulevard en train de te taper cette grosse salope de Sophie ! Je sais, oui,

et je suis vraiment désolé. Je boite maintenant ! C'est pas sexy, une

boiteuse ! Et si je bois ta vie ? Adam ? J'étais... Je venais pour lui dire... Je

sais. Quand je suis arrivé, là, je ne voulais pas lui faire peur. C'est

évident, je te crois. Avec elle, je fais toujours tout de travers, c'est dingue.

Je les avais pourtant... C'est parce que tu es un gentil garçon.

Mais Ève, c'est d'un homme dont elle a besoin.

Tu saisis la différence ? Bonne nuit.

Bonne nuit, Troy.

T'es encore là ? Je vais t'aider.

Non, j'y arrive très bien toute seule. J'en connais bien plus sur le secourisme

que sur le baseball. Alors donne-moi tout ça et assieds-toi.

Assise.

Allez, fais voir.

Montre-moi ce genou.

Le pantalon est fichu en tout cas.

Oui, ça j'ai vu.

Alors ?

Reste

tranquille, c'est presque fini.

Ça y est, ne joue pas au bébé.

Ah, c'est moi le bébé.

Est-ce que...

Tu es allée chez Sophie ? Bien sûr.

Et ? Elle est très hospitalière.

Très hospitalière ?

Mais

ce n'est pas l'endroit où je voulais être.

Alors, je lui ai poliment dit adieu. J'ai appelé un taxi.

Et j'ai dit au chauffeur de me ramener ici au lieu de rentrer à l'hôtel.

Il y a une chanson qui dit... C'est M. Como qui chante. Le nom de cette chanson

est La rue où tu habites. Tu la connais ? Chante-la moi.

J'ai souvent marché dans cette rue avant.

mes petits souliers sont toujours bien restés ancrés dedans maintenant j'ai des

ailes je vole dans le ciel car je sais que c'est la rue

où tu habites c'est l'histoire de d'un jeune homme

qui qui est fou de joie rien que de rester des heures devant la

maison de celle

Qu'il aime.

Attends.

Écoutez.

Attends, je sais que c'est stupide.

Mais dis-moi, s'il te plaît, est-ce que tu as déjà fait l'amour

? Non.

Arrête, c'est impossible.

Tu ferais mieux de t'asseoir.

En 1962, quand la bombe a explosé sur Los Angeles, mes parents étaient dans

leur abri atomique.

Je suis né dans l'abri.

Nous avons survécu parce que l'abri est très grand. Enfin, aussi grand que peut

l'être un abri.

Mon père l'avait construit en secret pendant des années.

Quand il était obligé, il engageait des sociétés, mais que des entreprises

étrangères et toujours pour un travail très ponctuel. Il leur expliquait qu'il

s'agissait d'expériences gouvernementales ordonnées à Caltech.

Mon père n'a rien d'un menteur, mais là, il a senti qu'il n'avait pas le choix.

Il fallait qu'il garde le secret.

Nous n'avions des vivres que pour trois personnes pendant 35 ans.

Le seul truc qui posait un problème, c'était tout le système de ventilation,

mais il en est venu à bout grâce aux égouts.

Parce que... Ève, ce qui serait

grandiose, ce serait t'emmener avec moi vivre dans l'abri de famille.

On pourrait habiter avec mes parents.

Papa a dit que si je trouvais une jeune fille saine en ville...

Je n'aurai qu'à l'amener chez nous.

Et ma chère Eve, tu m'as l'air totalement saine.

Adam ? Oui, Eve ? Je crois qu'il est temps d

'appeler un taxi.

Oh, bien sûr.

Oui, je ne devrais pas être chez toi une heure si tardive. Je suis désolé, il est

tard, c'est sûr.

Bonne nuit, Adam.

Merci, Seigneur.

Oh non !

Attends un peu.

Excuse-moi, je suis désolé.

Oui, j'ai encore blasphémé, je regrette.

Non, on vient de voir une librairie pour adultes.

Attends, moi je reviens.

un signe ! Ce qu'on voit c'est un signe ! Envoie-nous un signe, n'importe quel

signe ! Montre-nous que nous ne sommes pas seuls !

Salut, Eve ! Salut, Adam.

Voici le... Bonjour, Adam. Nina Aron.

Bonjour, comment allez-vous ? Très bien, merci.

Je fais partie des services sociaux de la ville.

Eve vient de m'apprendre que vous avez passé la plus grande partie de votre vie

en abri.

Un abri anti-atomique. Ce n'est pas n'importe quel abri.

J'aimerais vous présenter mon collègue, monsieur Brown.

Enchanté.

Nous aimerions que vous veniez avec nous pour que nous puissions parler de votre

expérience.

Venir où ? À mon bureau.

Ce sera long ? Eh bien, ça dépendra.

Bon, je suis désolé, je vous remercie pour cette invitation, mais je suis très

occupé aujourd'hui. On peut remettre à demain, peut-être ? Adam, tu devrais

suivre le docteur Aaron.

Ce serait mieux pour toi.

Tu ferais bien de les suivre, je te jure.

D'accord, Eve, si tu le dis.

Je te jure.

Est-ce que je pourrais rentrer chez moi ? Je ne savais plus où c'était, mais j

'ai retrouvé le chemin ce matin.

Et si je pouvais juste rentrer chez moi, je ne risquerais plus d'embêter

personne.

Adam, allons discuter d'abord.

Oui, madame.

Très bien.

Au revoir, Adam.

Au revoir, Troy.

On vous appelle, mademoiselle.

Oui.

Qu'est-ce qu'il y a ? Mais qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ? Il a dit qu

'il voulait m'emmener sous la terre. C'est comme le silence des agneaux. C

'est un malade.

Oui, tu as très bien fait.

Oh non !

C'est rien, pas de panique, il va le rattraper. Allô, Nina Aron à l'appareil.

J'ai un malade qui s'enfuit, j'ai besoin de policiers qui viennent être

possibles. Non, vous ne devez pas appeler les filles. Je suis obligée de

le faire si une plainte est portée et que la personne refuse d'obtempérer...

Non, je ne vous laisserai pas faire. Ils sont armés et ils vont arriver avec leur

grosse voiture.

Calmez-vous, ce jeune homme qui s'enfuit a besoin d'aide et vous d'être protégée

de ce même homme. J'étais terrifiée, je ne savais plus quoi penser, mais je...

Ce qu'il m'a dit est vrai. Je le crois. Je suis sûre que tout ce qu'il veut, c

'est retourner chez lui. Que ce soit sous la terre ou pas. Calmez-vous, je

veux que tout le monde se calme. C'est ce qu'il y a de plus important pour l

'instant. Les clés de ma chambre d'hôtel.

Prends toutes les images de baseball et n'oublie pas de régler ma note. Je vous

ordonne de rester là. Adam ! Ne montez pas dans ce camion.

Je l'aime, je vous préviens. Tu ne devrais pas courir ce camion, Houston.

Au revoir, Troy. Au revoir, Adam.

Merci d'être toujours joyeux. Quoi ? Gay.

Je suis tombé, c'est tout. Vous avez relevé le numéro d'immatriculation ? Qu

'est-ce que tu leur demandes ? Ils sont aussi barges que l'autre dingue. Tout le

monde se calme, c'est le plus important pour l'instant.

Pour que tout le monde... Du calme !

Maman

? Papa ? Je suis revenu.

J'ai presque tout trouvé ce qu'il y avait sur la liste. Et ce gentil

monsieur... Archevêque Melker.

Nous nous sommes déjà vus.

Avec son groupe de fidèles, il va nous aider à tout descendre, mais il faut

faire vite.

Tu as des ennuis, chéri ? Oui, je suis poursuivi par un psychiatre. Un

psychiatre ? Ça arrive.

Bonté divine, la vie est aussi horrible que ça ? Oui, horrible.

Vous avez quelque chose sur le front.

Calvin. Je sais.

Bon, allez.

C

'est

ça ?

Mais, qu'est-ce qu'on va en faire ? Ben, on va la lui ramener.

Oui, mais il va falloir d'abord le trouver. On le trouvera.

On le trouvera.

Eve ! Eve ! Regarde ce que j'ai trouvé dans sa valise.

Ce sont des actions boursières. C'est marrant, regarde.

Des actions IBM et ATT et Polaroid et... Ipana ? Je me souviens

de cette marque.

Mais c'est plus fabriqué.

Qu'est-ce que... Oh ! Regarde.

C'est un tube qui date de 1961.

Dépêchons-nous, mes amis, il ne faut pas perdre de temps.

Le fils a parlé, il faut se dépêcher.

Ne touchez pas au monde chargé. Ne touchez pas au monde chargé. Vite, la

lumière baisse. Ne touchez pas au monde chargé. Elles ont été achetées entre

1958 et 59.

Il y en a 10 000 de chaque.

Ça vaut des millions.

Et quand je dis millions, c'est peut-être des milliards.

C'est peut-être des milliards.

Ces actions, ces images de baseball, ces fringues, son dentifrice.

Il nous a dit la vérité ? Eve.

Eve, ce mec a voulu entrer dans ta vie. C'est le garçon le plus poli, le plus

gentil et le plus riche que tu n'aies jamais vu. J'ai essayé de le faire

enfermer.

Oui, tu as essayé.

Oui.

Mais je suis tombée amoureuse bien avant de savoir qu'il était riche. Ça, c'est

nouveau. Oui.

Il a dit qu'il savait où se trouvait sa maison. Où est-ce que vous êtes allé ce

matin ? On est allé chercher des poulets surgelés.

Et ? Et puis on est revenu.

Vous vous êtes pas arrêté ? Si, on s'est arrêté devant une boutique porno.

Oui, une librairie pour adultes. Et Adam était surexcité.

Il était surexcité de voir des trucs porno ? Oui.

Eve, tu crois que sa maison pourrait se trouver... Juste en dessous de cette

boutique, dans la vallée.

C'est là ? Oui, c'est cette boutique.

Vous avez un sous-sol ? Vous pouvez me croire, mais le meilleur cassette en

vente, c'était cet étage.

Il y a une porte d'accès à l'arrière de la boutique. Mais bien sûr, c'est

évident. Il est gentil, il est gentil.

On ne sait même pas ce qu'on cherche, c'est ridicule.

Pourquoi on mettrait un abri atomique sous une boutique porno ? Il n'y avait

pas toutes ces boutiques en 62. À cette époque-là, il y avait des jolies maisons

avec des jardins et des potagers.

C'est ce qu'on appelle le progrès, alors, c'est ça ? Ah.

Dis, on retourne à la maison.

Oui, il a peut-être téléphoné.

Euh, Ève ? C'est Adam.

Je voulais juste te remercier pour ce que tu as fait pour moi.

Et je voulais te dire que... que... que je... que je te

souhaite plein de bonnes choses.

J'espère de tout cœur que tes rêves vont se réaliser.

Et... Et que... Et je... C'est tout.

Surprise ! Fou

le camp d'ici, Sainte-Coivreau !

Tu règles la longueur sur combien cette fois ? Environ dix ans.

Oui, c'est en effet moins long que la dernière fois, mais je me demandais,

Calvin, je me disais, pourquoi activer les verrous ? Il n'y a plus de radiation

aujourd'hui. Mais c'est pour empêcher les habitants d'en haut de venir.

Ce ne sont pas les radiations qui m'inquiètent le plus.

Maman ? Papa ?

Je voudrais vous présenter mademoiselle Eve Rustokoff.

Madame Weber.

Enchantée. Monsieur Weber.

Enchantée.

Adam parle de ses parents avec tellement d'amour.

Oh mais, excusez-nous, je vous en prie, nous n'avons pas eu d'invité depuis...

Depuis pas mal de temps.

Eve, qu'est-ce que vous voulez boire ? Maman, il faut que nous partions.

Oh Adam, mais vous venez d'arriver. Je ne peux pas vous expliquer maintenant,

mais je veux que vous régliez les verrous sur deux mois. Vous avez plus qu

'il ne vous faut de nourriture et je vous promets de venir vous chercher.

Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Faites-moi confiance, s'il

vous plaît, sans me demander de vous expliquer.

D'accord, c'est accordé. Bien entendu, mon chéri.

Ils sont carrément géniaux, tes parents.

Oh, Ellen, pourrais-tu au moins écouter ? Vous devez.

Parfait.

Dites-moi si vous avez entendu ça.

Doc.

Sous-titrage ST' 501

C'est fou ce qu'on peut faire quand on a un crédit illimité.

On peut se faire construire n'importe quelle maison. C'est une question de

moi.

Tout ce que vous avez à dire, c'est peu importe le prix.

Naturellement, après, il faut montrer la couleur de votre argent.

Il a fallu un certain temps pour convaincre l'archevêque Melker qu'Adam n

'était pas Dieu.

Il était complètement perdu.

Jusqu'à ce que je lui montre les plans de la boîte de nuit la plus originale et

la plus branchée de Los Angeles.

Alors je veux l'aménager. Pour que je tâche comment ça va se passer.

Alors je veux que tout soit installé en bas, dans le sous-sol, ce sera extra.

Et je veux un de mes fidèles devant comme videur.

Notre idée était de réhabituer les parents d'Adam à la surface en douceur,

les réacclimater.

Et ensuite, leur apprendre la mauvaise nouvelle, il n'y avait pas eu d

'explosion atomique.

Viens maman.

Est-ce que vous avez déjà vu un fils faire autant de choses pour ses parents

?

Il semble que rien ne manque, mais, chérie, c'est pas très différent de ce

que nous avions dans l'abri.

Non, Calvin, c'est très différent. Tu peux me croire.

C'est très chouette.

Fiston.

Papa,

il faut que je te dise quelque chose. Je voulais attendre un peu avant de te le

dire, mais... Il n'y a jamais eu de bombe.

Seulement un avion qui s'est craché dans le jardin.

J'ai lu un article dans des vieux journaux.

Tu es sûr ? Tout à fait.

Et l'Union soviétique s'est effondrée sans le moindre coup de feu.

La guerre froide est finie.

Pourquoi ? Le politburo a dit un jour...

On se rend !

Bonté divine !

Ces communistes sont malins ! J'avoue qu'on doit leur accorder ça.

Nous, nous n'avons pas largué de bombe. Eh oui, notre empire maléfique a

totalement disparu, pauvre de nous.

Je parie qu'ils sont même venus nous demander de l'aide.

Pas vrai ? Je crois que oui.

Les garçons, le dîner est prêt. Un bon rôti.

Tu veux que je te dise ?

Tiens, marrant.

Ne dis rien à ta mère.

Oui, d'accord.

Adam dit que c'est ainsi que vont les choses.

Les parents s'occupent de leurs enfants et un jour, les enfants doivent s

'occuper de leurs parents.

Historiquement, ça a toujours fonctionné ainsi.

Saleté de coucou.

Ils ont réussi leur coup.

Mais lorsqu'Adam me donne des informations aussi farfelues, je souris.

Je lui donne une petite tape sur le genou et je regarde par la fenêtre. À

quoi bon lui gâcher ses rêves ? Ce sont des rêves si merveilleux.

... ... ...

...

... ...

Sous-titrage ST'

501 Sous

-titrage

ST' 501

Spitfire 93

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