Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Allons-y.
Merci,
messieurs.
Désolée, ça a été plus long que prévu à l'hôpital.
Bon, alors c'est quoi le topo ? Après la dépésie, un cambriadeur se vient mal
tourner. Donc il est tard et on rentre trop tôt.
Il a été balancé de sa médecine.
Comment ça va ton père ? Je commence la chimio et il rentre en chambre stérile.
Pour la greffe ? Pas avant la fin de la semaine.
Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi on nous saisit pour un
cambriolage.
Maccabée est un mec en vue dans le showbiz. Eric Mézières, un manager.
Il a ses zones sensibles et on compte sur notre boîte.
Bonjour. Bonjour.
C'est ce môme.
C'est Hugo.
Le petit gamin qui chante... C'est pas juste... Tu connais pas ? Non. Vas-y,
arrêtez son manager, mais aussi son oncle.
On voit que dans les pages people.
Ça va leur donner une occasion de passer à la rubrique fait d'univers.
où les cambrioleurs sont entrés en cassant une fenêtre derrière.
Et en côté voisin, on n'a rien vu, rien.
Il y avait Polo là-bas, c'est un employé de Mézières ? Non, son assistant, Jean
-Denis Moretti, c'est lui qui a découvert le corps ce matin.
Quand il est arrivé, il a vu que la porte était fermée et qu'il y avait une
vitre pétée.
La quasi-rigidité du corps ainsi que l'humidité pourraient nous faire penser
que la mort remonte à une dizaine d'heures.
La victime a chuté de la mézanine, située à environ 4 mètres en surplomb.
La trajectoire à silence de la chute pourrait induire que la victime a été
poussée. Il rentre, il s'aperçoit qu'il a été cambriolé.
Les mecs le surprennent, donc forcément il se défend et hop, sur le longe.
Je doute fort, voyez-vous, Capitaine Scandella, qu'il se soit défendu avant
sa chute. Dans l'état et la position du corps, il semble indiquer qu'il aura été
poussé dans le dos par surprise.
Ah, quel dommage que ces adorables cyprins dorés ne puissent témoigner.
Cyprins dorés ? C'est quoi ça ?
Il y en avait combien de ces disques d'or
? Deux, je vous dis. J'en ai assez bavé pour les accrocher.
Il manque aussi la DV, le MP3, mais ils n'ont pas pris les statuettes.
Allô ? Non, non, je ne peux pas te parler là.
Je t'expliquerai.
D'accord, ciao.
Désolé, moi aussi.
Qui était au courant qu'il allait sortir ? Tout le monde ici.
Eric voulait pas louper le showcase.
Le show quoi ? Showcase.
Un concert privé quoi.
Mais faire ça au Starling, c'est plus décalé, c'est out.
Y'a que des zombies liftés qui traînent là-bas.
Je comprends rien, c'est pas c'est mon lacombe. Je comprends rien à ce que vous
dites. Je suis ici chez moi. Tiens, voilà la mer.
Laissez-moi passer, laissez-moi passer. Je vous en prie. C'est bon, c'est bon, c
'est bon.
Bonjour.
C'est un scandale, la brigade criminelle.
La brigade criminelle ? C'est un cambriolage ? C'est un cambriolage, non
? Venez avec moi, voilà.
Allez, mon fils.
Qu'est-ce qu'il s'est passé, Eric ? Vous l'emmenez
où ? À l'Institut Médico, les gars.
Non, non, non, non, non, non.
Venez avec moi.
Non.
On va vous donner un café, c'est prêt. Jean-Denis, je veux en donner une voix,
Jean-Denis.
Eric, c'est moi.
Je viens juste d'avoir tombé sur toi, je me pensais que t'avais été coupé.
Je sais pas, j'arrive pas à te joindre.
C'est quoi ces problèmes, là ?
Rappelle-moi, je suis au studio avec Hugo.
C'est Nadej.
Ma fille.
Vous savez de quel problème il s'agit ? Non, je ne sais pas. Quand je suis venue
hier, ici, chercher Hugo, Eric ne m'a parlé de rien.
Il n'a pas téléphoné à la maison.
Nadej vit chez moi en ce moment, avec son fils.
Il l'a peut-être appelé sur son téléphone.
Madame Ézière, nous devons voir votre fille.
Où se trouve ce studio d'enregistrement ? Pardon d'insister, il se trouve où ce
studio ?
Mon
lieu, je peux vous accompagner ? Hugo et Nadej, ils vont avoir besoin
de moi.
Frère, vous avez laissé un message hier soir, non ? Sur votre portable.
Oui. J'avais coupé mon portable, j'étais fatiguée.
J'ai couché tôt.
Je l
'ai
effacé. Je suis désolée.
Il a appelé 20 minutes.
Il était dans sa voiture, je crois.
Et vous vous souvenez de ce qu'il y avait sur ce message ? À cause du
planning, je crois.
Et puis, il y a cette histoire de... Cette histoire de contrat.
On ne sait pas si on va rester chez André Musique. C'est quoi ça ? C'est
votre maison de disques ? Ouais.
C'est vrai qu'il a des contacts.
Enfin, il avait des contacts avec des majors.
Il n'y a rien de signé.
Où Starling, hier soir, il devait voir quelqu'un ? Je sais pas.
Il y a de vrais chants d'endroits.
Qu'est-ce qu'il peut devenir, maintenant, sans lui ? Papa, il faut l
'appeler.
Ouais.
J'ai un beau cœur, d'accord.
Vous lui connaissiez des ennemis ? Non, des ennemis, non.
Mais c'est vrai que le succès du goût a fait beaucoup de jaloux.
Ils sont vieux.
Quand est-ce que tu l'appelais ? Je t'ai dit tout à l'heure ! La fille est
en train de divorcer, le petit le vit très mal.
Merde, je suis en liste.
Je vais dans la maison, je suis sûre.
Est-ce que tu veux qu'on aille à l'hôtel ?
Oui.
dans le bureau du groupe. Merci.
Sur le bureau du commandant, s'il te plaît. Merci.
Voici la preuve, si besoin en était, que notre affaire n'est pas un simple
cambriolage qui aurait mal tourné.
Voilà, à quelques rues de la Villa des Bézières, des éboueurs ont remarqué dans
un conteneur à ordures ce cadre qui dépassait un sac.
À première vue, il y a tout ce qui a été volé.
Malheureusement, Luigi n'a pas pu relever d'empreinte exploitable, ni sur
les objets, ni sur le sac.
Vu l'endroit où il a été découvert, il n'y a rien de surprenant. Et l'autopsie
de Mézières, ça donnait quoi ? Sa dynaste situe l'heure de la mort entre
minuit et une heure du matin.
Mézières serait mort sur le coup, sans nous laisser d'indice sur son meurtrier.
Il n'a pas été relevé de traces de lutte.
Oui, ce qui veut dire que Mézières connaissait son meurtrier.
Il y a un truc important qui s'est passé pendant le concert.
Une attachée de presse a remarqué dans les coulisses Mézières qui s'engueulait
avec William Tabor, patron de sa maison de disques. Ça, ça sent la renégociation
de contrat.
Et l'assistant de Mézières, il en pense quoi ? Ah non, mais Moretti, il fait le
ménage et il s'occupe du fan club.
Tout ce qui concerne un gel musique, c'est Mézières qui gérait ça en direct.
Carrément parano, le boss.
Ça lui a plutôt profité, parce qu'entre les royalties de Hugo...
plus la ligne de vêtements pour enfants, plus les pubs pour les céréales, ça lui
faisait un bon jackpot à Mézières. C'est quand même pas mal pour un mec qui a
pointé 5 ans à l'NPE.
Hugo, la gloire en famille. Alors la mère Nadège écrit les chansons, Hugo les
chante et l'oncle garde le temple.
Il n'y a qu'une seule tâche dans la famille, c'est le beau-frère Stéphane
Carvin, le père de Hugo.
Et avec le divorce en cours, c'était plutôt tendu avec Mézières.
Bon, Fred Poulot, vous allez l'interroger.
Jean-Louis, nous, on va à la maison de disques.
Arrête de rêver.
Avec ta voix de canard, tu feras jamais carrière, toi.
Mais attends.
Quand j'étais petite, j'ai fait partie de l'école des fans, monsieur. Avec
Chena.
C'est pas des conneries, hein.
J'ai les photos.
C'est ça, oui. Moi, à 4 ans et demi, j'en fais les chiffres et les gestes.
Bon. Laissez-moi votre maquette et je vous rappelle en fin de tournée.
Je suis à vous.
Où en étions-nous ? D'après un témoin, vous auriez eu des mots avec Eric
Mézières hier soir au Starling.
Il était mal luné, oui.
Il est parti furieux.
Je ne vais pas courir après.
Vous savez, ça se passe toujours comme ça, les négociations sur un contrat.
On discute, on s'engueule et on finit invariablement par se mettre d'accord.
Les ventes du goût.
représente la majorité de votre chiffre d'affaires.
Ce serait un sacré manque à gagner, non ? S'il changeait de label.
Finalement, pour vous, sa mort, ce n'est pas vraiment une mauvaise nouvelle.
Qu'est-ce que vous voulez insinuer ? Sans son frère, la bêche Carvin sera
moins tentée d'aller voir vos concurrents.
Et elle va renouveler le contrat du pot.
Ce sera sa décision. Je n'ai jamais forcé la main à personne.
Et je crois que vous perdez votre temps à chercher un coupable dans le showbiz.
Vous savez, c'est un milieu où on se jalouse, soit, mais nous l'envie au
crime, il y a quand même une marge.
De combien de pourcent ? La marge.
Stéphane Carvin, brigade criminelle.
Vous venez pour Mezières, c'est ça ? Hugo m'a appelé tout à l'heure.
Entre vous et Mezières, ce n'était pas le grand amour ? Je ne vais pas chialer
sur sa mort, ça c'est sûr.
Vous lui reprochez quoi exactement ? C'est un vrai tyran.
Vous n'imaginez pas la vie qu'il faisait mener à Hugo.
Des cours de danse, de chant et répétition.
Un plateau télé, tout ça en plus de l'école. C'est qu'un môme, tout le monde
l'oublie.
Oui, enfin, il y a sa mère et sa grand-mère qui sont là.
Ils ont toujours fait ce qu'Eric voulait.
C'était lui le patron.
C'est à ce temps-ci que t'arrives, toi. Allez, vas-y, mets-le en stationnement.
Et vous, vous êtes le père et vous laissez faire.
J'étais pas là, c'est bien le problème.
Je sais, c'est sur les plateformes pétrolières. C'est pour ça que j'ai tout
lâché l'année dernière. Je voulais penser à une vraie famille.
Hugo et une vie normale, loin du showbiz.
Et ça, ça se termine en divorce.
Oui. C'est même moi qui l'ai demandé, pour avoir la garde.
Le rite m'a pas laissé le choix.
Il a monté Nadège contre moi, elle est retournée chez sa mère avec Hugo.
Enfin, vous savez bien que Mésir allait se battre pour l'enfant.
Pour la garde, c'était pas gagné.
Bon, si c'est fini, j'ai du boulot là.
Vas-y, roule ! Vous étiez où la nuit dernière ? Dans mon lit, je commençais à
7h ce matin.
Et est-ce que t'as besoin de quelque chose ? Un livre ? Ah,
t'as la télé ? Oui, oui.
Moi, ça va très bien, oui.
Mais il a raison. Ça va pas ? C'est rien, c'est... Il fait hyper chaud.
Je crois que c'est l'odeur.
Des fois, ça me fait ça, les ostos.
C'est un fil de la gerbe.
Écoute, c'est toi qui as voulu venir.
Allez, viens. On va prendre l'air.
C'est bien, il supporte la chimio.
Oui.
Toi, ton opération, c'est toujours vendredi ? Écoute, on en a déjà parlé,
tu deviens lourd.
Ok. En fait, j'ai rappé la préfecture et ils vont s'activer pour me trouver un
appart. Tu sais que Nat peut rester chez moi autant qu'on veut.
Parce que moi, dormir chez Polo, je peux plus.
Avec Sonia en taule, il fait des insomnies et il me bassine toute la
nuit.
En plus, il a un parloir demain et il s'est mis en tête de la demander en
mariage.
J'espère lui remonter le moral avec ça.
Ça t'est jamais venu à l'idée qu'il l'aimait ? Hein ?
Merci.
Oui, merci. Merci, commandant.
Elle a dit oui.
Tu lui as demandé ? Vraiment ? À genoux dans le parloir, avec les larmes et les
violons. Ah putain, je vais chialer moi aussi.
Mais elle veut pas se marier en prison, seulement une fois sorti.
Elle a été honnête avec vous, Polo.
Félicitations.
C'est la grâce à Bernard, toi.
Oui, mais je ne fais pas ça que pour elle, tu vois. Je le fais pour moi
aussi. Il y a un moment dans la vie où il faut savoir ce qu'on veut.
Je pense avoir compris les raisons de l'extrême discrétion de Jean-Denis
Moretti en ce qui concerne les relations entre Éric Mézières et sa maison de
disques.
Voilà. Le prince est relevé bancaire. Les revenus de notre jeune assistant ont
singulièrement gonflé. Et ce, grâce à des versements de plusieurs milliers d
'euros effectués par la société Angel Music. Et cela, bien qu'il ne fasse pas
partie du personnel.
Ça m'étonne pas. Ça, c'est le genre de mec, ça blablate, ça blablate, mais tout
ça pour noyer le poisson. Oui ? Non, Madame Carvin, calmez-vous.
Non, non, vous ne bougez pas, on arrive.
C'était Nadège Carvin, le petit aide-papier de l'hôtel.
Jean-Louis.
Bolo, vous appelez les commissariats de quartier qui nous rejoignent là-bas et
trouvez-moi Fed.
Toi, tu me trouves Moretti. Je veux savoir ce qui trafique avec ta borde.
Si, mais c'est un cauchemar. C'est un cauchemar ! On est dans un cauchemar, là
! Calmez-vous.
Et essayez de me raconter ce qui s'est passé exactement.
Hugo m'a demandé la permission d'aller chercher des confiseries au distributeur
de l'hôtel.
Il est parvenu, je me suis inquiétée. Mais pourquoi tu l'as laissé sortir tout
seul ? Parce que c'était au bout du couloir. Comment voulais-tu que je pense
qu'il allait parvenir ? C'était une connerie de venir ici ! Une connerie ! N
'importe qui a pu reconnaître Hugo. Il y a des tarés partout.
Il avait raison, Eric. Faut faire attention tout le temps. T'entends ?
Tout le temps !
Je comprends votre inquiétude, mais peut-être qu'Hugo a tout simplement
voulu prendre l'air.
Non.
Vous savez, c'est pas aussi simple pour lui.
A cause des médias, Hugo peut pas sortir comme le ferait votre enfant, par
exemple. Il faut que j'aille vérifier quelque chose.
Faites tout ce qui est en votre pouvoir pour retrouver votre fils.
Excusez-moi, je suis écran.
C'est que... Depuis quelques semaines, Hugo a des vertiges.
Il doit prendre des cachets.
Je voudrais bien que ça reste entre nous.
J'ai dit à ma mère que c'était juste un coup de fatigue.
Allô ? Oui Fred, excusez-moi.
Non, non, l'appart trouvé autour de l'hôtel, non.
Excusez-moi, c'est bien ce que je pensais.
Hugo portait ce matin son sweatshirt jaune avec un numéro 10 marqué dans le
dos. Fred, vous avez entendu ? D'accord, merci.
Bon ben écoutez, on vous appelle dès qu'on a des nouvelles.
Une chose encore, comment votre frère s'en fondait avec son assistant ? Avec
Moretti ? C'est bien, c'est vrai qu'il en bavait, il était en première ligne.
Mais Eric en a usé plus d'un, comme ça. Lui, il a tenu.
Pourquoi est-ce que vous me demandez ça ? Comme ça.
Merci.
Ne sert à rien de vous obstiner, monsieur Moretti.
Nous savons que vous contactiez régulièrement le PDG d'Angel Music sur
sa ligne privée. Depuis deux semaines, les appels se sont multipliés. Vous
parliez chiffon ou contrat ? Ok, c'est vrai.
D'abord, me payer pour que je lui file des infos.
Il voulait juste savoir ce qui se passait derrière son dos.
Vous connaissiez pas Eric.
Quand il partait en vrille, on savait jamais où ça allait finir.
Nous, on sait.
Là, en bas de la méthanine.
Bref, c'est une touffe pour ranger le musique. Et ça s'arrête pas là, pas vrai
? Attendez, vous vous trompez.
Je ne sais pas, tu auras gage, moi.
Juste go between.
C'est vous qui avez découvert le corps d'Eric Mézières. Que faisiez-vous ce
matin-là à la villa ? J'étais venu travailler, normal, quoi. Vraiment ?
Alors voyez-vous, parmi le cafarnaum qui rayait dans les bureaux, nos collègues
de la police scientifique ont découvert cette note.
Voyez-vous, s'il vous plaît, nous lire ce qui est écrit.
Il s'agit pourtant de l'écriture de votre employeur.
Laissez-moi vous aider.
En quelques mots, Eric Mézières signifie à sa comptable que vous ne faites plus
partie de la société.
Et malheureusement pour vous, vous n'avez pas remarqué ce papier. Tout à
votre hâte à maquiller ce meurtre en cambriolage. C'est n'importe quoi.
Je ne l'ai pas tué.
C'est vrai, au Starling, Eric m'a surpris avec ta borde dans les
coulisses.
Il m'a viré.
Ça, c'est ce que j'appelle un mobile.
À moi, il m'est difficile de croire que comprenant que vous alliez tout perdre,
vous n'ayez pas, disons, tenté de rattraper le coup.
Quelqu'un comme vous, M.
Moretti, apprenti coiffeur devenu assistant de manager, subissant
humiliation brimade depuis plusieurs mois, je suis sûr que vous n'aviez pas l
'intention d'abandonner si vite.
Ça aurait servi à rien.
Pas avec Maizière.
Alors tu l'as balancé ? Pas vrai ? Oh ! Bon, l'air d'avis. Allez.
Hugo, négative, madame, je ne l'ai pas vu.
Monsieur Carvin, d'ailleurs.
Parce qu'il est introuvable depuis ce matin, et qu'on se demandait s'il n
'était pas venu voir son père.
Enfin, comme personne à l'appartement.
Bonjour, vous allez bien ? Bonjour, monsieur le buffet.
Bonjour, madame. Ça va, et vous ? Il est comment, Carvin, en ce moment ?
Ça va mieux.
Mais quand Mme Carvin est partie,
j'ai toujours vu traîner au peuple.
La pensée, ça lui brisait le cœur d'être séparé de son homme.
C'est quoi ça ? Ça doit être un gamin d'îme. J'ai trouvé ce matin dans l
'escalier.
Pourquoi ? Parce que c'est celui du goût.
Merci beaucoup, monsieur. Au revoir.
Carvin aurait enlevé son fils ? Pourquoi pas ?
Tu manges des rillettes au goûter, toi, maintenant ? C'est pas pour moi, c'est
pour Moretti.
Il y a un coup de barre.
Allez.
J'espère qu'elle soit encore bonne.
Remarquez les jeunes, il s'en sortira.
Bon, et vous en êtes où avec lui ? Il dit que s'il est retourné à la villa le
lendemain, c'était pour prendre son chèque. Quand il a vu Mesir mort, il a
fait comme s'il n'avait pas été viré. Et son alibi ? Une fois que Mesir l'a viré,
il serait sorti dans une boîte du marais. Le genre de boîte où il ne peut
pas qu'écouter de la musique, si tu vois ce que je veux dire.
Et il a un témoin d'immoralité ? Un certain Alex.
Bon, allez, vous me laissez peser.
Oui.
Oui, Polo.
Et Hugo ? Ah, d'accord. Bon boulot. À tout à l'heure.
Les Polos ont trouvé Carvin vissé dans un pub à un boc de bière. Ça va, Hugo ?
Je vous le répète, combien de fois ? Je n'ai pas vu Hugo ce matin.
Il est peut-être venu, mais je n'étais pas là. Qu'est-ce que vous voulez que je
vous dise ?
M. Carvin, je vous trouve très peu inquiet pour un homme dont le fils a
disparu. Pour un père qui, depuis des mois, se bat pour obtenir la garde.
Alors je ne vois qu'une explication.
Vous savez où se trouve Hugo ? Non, je vous dis.
Quoi vous en têtez, M. Carvin ? Vous vous rendez compte que vous perdez
toutes vos chances de récupérer votre fils ? Vous n'avez rien à foutre, Hugo !
C
'est pas bon, fils.
Comment ça, c'est pas votre fils ? Avec mon ami, on... On a essayé d'avoir un
enfant.
Ça marchait pas, on a fait les examens.
Une telle course, je suis stérile.
Je l'ai toujours été.
Je me suis fait avoir comme un bleu.
Mais Nadège était enceinte quand vous vous êtes mariés, non ?
C'est Eric qui nous a présenté.
À cette époque, on était potes.
J'ai eu le coup de foudre direct pour elle. On s'est mariés tout de suite.
Quand Hugo est né, j'étais sur une plateforme en mer du Nord.
On m'a dit qu'il était prématuré.
Tout le monde trouvait qu'il m'en semblait.
Ce matin, j'étais chez moi et quand Hugo est venu, je ne lui ai pas ouvert.
Je ne pouvais pas, vous comprenez.
Je ne pouvais pas. Monsieur Carvin, par le plus grand des hasards, auriez-vous
pris connaissance de vos résultats d'analyse mardi ? Jour de la mort de
Mézières. Ce soir-là, le barman de votre pub préféré dit vous avoir servi force
au Bourbon.
Réaction classique d'un homme qui cherche à brailler sa douleur et son
humiliation.
Une fois dehors, qu'avez-vous fait ? Je suis pas allé chez Eric, si c'est ce que
vous insinuez. Après s'être fait mener en bateau toutes ces années, ça méritait
bien une explication entre hommes, non ? J'avais eu ma dose de discussion avant.
Ah oui ? Avant d'aller au pub ? Ouais.
Je venais déjà.
C'est idiot, mais... Il fallait que je sache si elle m'avait aimé.
Elle m'a dit qu'elle était reconnaissante.
Le type qui l'avait mise enceinte ne voulait plus du bébé.
Grâce à moi, Hugo avait un père.
Alors, M. Carvin, je vous repose encore la question.
Après le pub, qu'avez-vous fait de vous vraiment rentrer chez vous ?
J'ai fini dans ma bagnole.
Le coup du mec bourré qui passe la nuit dans sa bagnole, désolé, j'achète pas.
Attends, apprendre que t'es stérile et que ton gosse, c'est pas ton gosse, y a
de quoi être dans le gaz, hein ? Reste que son attitude est étrange, voyez
-vous.
Carvin nous amène sur un plateau, un mobile très convaincant.
Qu'est-ce qui serait son intérêt, sinon le meurtrier ? J'en sais rien, mais ça l
'innocente pas.
Dis-moi, je croyais que Véran, c'était juste un pote.
Oui, le dossier est prêt.
Merci.
Bon, je viens d'avoir un commissariat du 9e arrondissement, un chauffeur de bus a
vu Hugo.
Il descend des places de Clichy, il était seul.
Carlin habite le 15e et Hugo a été aperçu un petit peu plus tard du côté du
champ de Mars.
Bon, alors... Il a d'abord été vu du côté du champ de Mars, puis place de
Clichy, ce qui veut dire qu'il va vers le nord, du côté du tri ferroviaire, là
où travaille son père.
Polo, vous prenez les commissariats de quartier et la sécurité.
Jean-Louis, tu viens avec nous.
Attends. Je vais y aller avec Polo.
Attends, tu me parles encore d'opération d'anesthésie ou d'hôpital. Quoi ? Tu me
viens de groupe, c'est ça ? Ne tente pas. Allez, viens.
On l'a repéré près des hangars, il cherchait son père.
C'est par là ? Oui.
Merci.
Bonjour Hugo.
Qu'est-ce qu'il y a au fond, là ? Il est tombé, là, comme ça, devant nous. On n'a
rien pu faire. T'as eu un vertige, c'est ça ? Ça va mieux, maintenant ? On
va
t'amener à l'hôtel, d'accord ? Je veux pas aller à l'hôtel.
Je veux aller voir mon père.
Écoute, Hugo, ton père est avec nous en ce moment.
On a encore besoin de lui poser quelques questions.
Mais ta maman t'attend.
Non, je ne veux pas aller voir ma mère. Je veux aller voir mon père.
Qu'est-ce qui se passe, Hugo ? Tu peux nous parler, tu sais.
Non ?
Ouais bah la voilà ! Moi dans la robe pour l'école des fans, avec Sheila.
C'est comme lui.
Bon moi, qu'elle me rasse à durer une journée, lui c'est sa vie.
Il la voit quand même passer de loin son enfance.
Je voulais faire quoi toi quand t'étais petit ? Euh, je sais pas.
Je voulais faire drôle de dame.
J'adorais ces nanas.
Je me disais que j'allais épouser l'homme qui valait 3 milliards et qu'on
aurait été... Les enfants bioniques, ben voilà.
Maintenant, je suis flic.
Le monde est loin d'être sauvé.
Bien dormi ? Bof, j'ai toujours des nausées. Ou alors c'est le chinois d
'hier.
Dis-moi, ton père en a pas marre des nems et du soja ?
Allô
? Oui, c'est moi.
Qu'est-ce qui se passe ? Et il est comment là ? Oui, oui, bien sûr,
oui. À quelle heure ?
Ok, merci.
C'est l'hôpital.
La chimio a plus d'effets que prévu.
Il faut me faire le prélèvement de la moelle demain à 18h.
Surtout, tu dis rien à ton père.
Il s'est vraiment du souci pour toi.
Oui, ben justement, il va en rajouter et je m'angoisse suffisamment pour ça.
Oui, mais enfin, moi je trouve que vous devriez vous parler.
Et pas que de l'opération.
Franchement, je comprends pas à quoi vous jouez tous les deux.
Très bien, et toi ? Nous pouvons relâcher, j'en dénume un petit.
On a retrouvé le mystérieux Alex ? Captain Moreau vient de lui parler. Il
confirme les déclarations de l'assistant de mesure, à savoir qu'au moment de la
chute fatale du manager, ils étaient occupés ensemble dans ce qu'on appelle
communément une back room.
Leur entrevue s'est poursuivie jusqu'à 3h du matin. Hier soir, le gamin, il n
'avait qu'un truc en tête, c'était voir son père.
On l'a emmené bouffer une glace et là, il a fini par nous dire qu'il ne
supportait plus sa mère.
Depuis ses vertiges, elle lui interdit tout.
Les cours de danse, le sport, enfin bon, tout ce qu'il aime. Il y a quelques
temps, Maisier et elle s'engueulaient beaucoup sur ce sujet. Avec l'album
enregistré, l'autre malade, il n'était pas prêt à ralentir le rythme.
Il voulait même retirer Hugo de l'école et nous coller un précepteur, histoire
de diriger sa vie de A à Z.
Jusqu'à présent, aucun témoignage n'a fait état des dissensions entre le frère
et la sœur.
Ils devaient laver leur linge sans leur famille.
N'en demeure pas moi que les propos de cet enfant sont à prendre avec
précaution, Hugo.
A l'habitude d'être le centre des attentions, il doit savoir en jouer.
Je vous l'ai dit au téléphone, ma fille a besoin de se reposer.
Ne vous inquiétez pas, nous ne serons pas là.
Je voulais vous demander pour le corps d'Eric.
Oui, oui, nous vous le rendrons dès que possible.
Desch ? Desch ?
Oui, c'est Eric qui m'a présentée à Stéphane.
J'avais 17 ans quand je me suis retrouvée enceinte. C'était trop tard
pour avorter.
Je ne voulais pas que ma mère l'apprenne.
Elle a sacrifié toute sa vie pour nous. Elle nous a élevées toutes seules.
J'ai dit oui sans réfléchir.
Je ne voulais pas faire de mal à Stéphane.
Peut-être que votre frère avait moins de scrupules que vous.
Qu'est-ce que vous voulez dire ? Si votre ex-mari et votre frère se sont vus
le soir du meurtre, on peut imaginer que la discussion a pu dégénérer.
Non, non.
Pas Stéphane.
Il n'aurait jamais fait ça.
Et vous ? Moi ? Oui, avec votre frère. Ça se passait comment ? Très bien. Je ne
comprends pas.
Est-il exact que ces derniers temps, vous avez annulé des opérations de promo
que votre frère reprogrammait dans la foulée ? Une ou deux fois, c'est arrivé.
Est-ce que vous ne cherchiez pas surtout à soulager le panique d'Hugo à cause de
ses problèmes de santé ? Vous n'aviez pas envie de risquer un autre accident
après la chute de vélo.
Par contre, votre frère, lui, il n'était pas d'accord.
Il avait les contrats, le disque.
Il n'était pas facile, votre frère. Quand il avait décidé quelque chose,
tout le monde filait doux.
Tout ce qu'il faisait, c'était pour Hugo.
Pour Hugo ! Oui, oui.
Pour sa carrière, oui. Mais pour sa santé.
Stéphane Orgeux, vous vous retrouviez seul avec votre petit garçon face aux
ambitions mégalo de votre frère.
Vous saviez que vous ne pourriez pas lui résister.
C'est à ça que vous avez pensé sur la mezzanine.
Non ! Non ! Je ne vais pas tuer.
Je n'aurais jamais pu.
Ça suffit ! Laissez-la.
Laissez-la ! La fille n'a rien à voir avec la mort de son frère.
C'est moi, chérie, c'est moi.
C'est moi qui l'ai tué.
C'est moi qui l'ai tué.
Game over.
Vous ne pouvez pas savoir tout ce que mon fils a exigé de Hugo.
Un enfant de 8 ans.
Avec l'argent qui l'intéressait.
Il fallait que j'intervienne, personne ne le faisait.
Quand j'en ai parlé, il s'est tout de suite énervé.
Il a dit qu'il allait signer avec une grosse maison de disques et qu'il n
'était pas question d'arrêter.
J'ai voulu me mettre dehors.
J'ai eu peur.
Il était comme fou. J'ai eu peur.
Je l'ai poussé.
Comment saviez-vous que votre fils était rentré ? Je ne le savais pas.
Je l'ai... Je l'ai attendu dans le jardin. J'aurais attendu toute la nuit s
'il avait fallu.
Je voulais seulement lui parler. Vous comprenez ? Je ne voulais pas.
Comment j'aurais pu vouloir ? Comment j'aurais pu vouloir ? C'était mon fils.
Madame Mézières, dites-nous vraiment ce qui s'est passé quand vous vous êtes
retrouvés tous les deux sur la mezzanine.
Je ne sais pas.
Je ne sais plus.
Il m'a... Il m'a attrapée par le bras.
Je me suis dégagée.
Et un instant, un instant, il m'a tourné le dos.
Quand j'ai regardé en bas, il bougeait plus.
Je peux avoir maquillé cet accident en cambriolage.
J'ai tué mon fils, vous comprenez ? J'ai tué mon fils !
Alors, ça va avec vos questions ?
Madame Mézières vient de nous faire ce qu'on appelle des aveux circonstanciers.
Elle prothèse sa fille, c'est évident. Elle se sacrifie pour que Hugo et sa
mère soient pas séparés, voilà.
Pourtant, elle avait l'air sincère. Sa fille a pu lui parler.
Elles vivent ensemble.
Quelque chose m'intrigue, voyez-vous. Je ne comprends pas pourquoi Mireille
Mézières est allée attendre son fils en bas de chez lui pour régler une question
d'emploi du temps alors qu'elle l'avait vu peu de temps par avant. Y a rien à
comprendre. Ça tient pas debout, c'est tout.
La mère aurait tué son fils pour que son petit-fils puisse aller à l'école et
faire la sieste ? J'y crois pas. À moins qu'elle ne nous dissimule la vraie
raison. Peut-être que les problèmes du goût ne se résument pas à un simple coup
de fatigue et quelques vertiges.
Du début, je trouve que Nadège Carvin fait bien des mystères autour de la
santé de son fils.
Ça, c'est un meuble pour Nadège.
Elle est quand même limite pétage de plan.
Elle arrive à la villa, elle carnage.
Et le lendemain matin, elle laisse un message sur le répondant de son frère
pour écarter les soupçons.
Dans le journal ce matin, ils annoncent la fin de carrière du goût.
On fait compte, c'est ce que Nadège voulait.
Mais avec mes herbes du vivant, c'était plus difficile.
Et là, maintenant, à peine mort, hop ! Enfin, c'est pas une preuve.
On voit mal le petit ange aller chanter sur la tombe de son. Moi, je pense qu'il
faut laisser Nadège mariner.
On la convoque, ça sera pas long à avouer.
Elle laissera pas sa mère porter le chapeau.
Je suis désolé, Camille.
Excusez-moi pour ce retard.
Pas besoin de voir votre visage pour savoir que vous êtes préoccupé. Oui.
Le coupable vous échappe ? Non.
J'ai même obtenu des aveux, mais j'ai l'impression que nous nous orientons
vers une histoire de famille avec tous ces noms dits et ces secrets.
Jamais simple, les familles.
Est-ce que vous voyez ?
La femme à côté sur le banc.
Elle est passée à côté de moi tout à l'heure, j'ai senti son parfum.
Venir ici toute seule, elle doit être plutôt triste.
J'ai essayé d'imaginer qui elle était.
Si vous étiez mes yeux, Michel, racontez-moi ce que vous voyez.
Oh, ce que je vois.
Une jeune femme d'une trentaine d'années.
Elle sourit.
Elle a les yeux couleur d'ombre.
Des yeux magnifiques.
Qui voient si profondément.
Qu'ils n'ont pas besoin de s'attacher aux apparences.
Oui, d'accord.
Ne t'inquiète pas.
Ok. Je t'embrasse, papa.
Vous avez des nouvelles de ton père ? Rien à faire, t'as pas pu tenir une
journée. Putain, merde, on peut se parler quand même.
Je m'inquiète pour ton père, j'ai... Excuse-moi, j'ai du nouveau au sujet d
'Hugo. Voilà, j'ai trouvé des notes de frères récentes, signées par Nadege et
payées par Éric Mézières. Alors là-dessus, il y a un aller-retour à
Milan et l'achat d'un médicament qu'on trouve pas en France.
Et ce serait le traitement du gamin ? C'est ce que je pensais. Du coup, j'ai
vérifié. En fait, c'est très étrange parce que c'est pour les malades d
'Alzheimer.
En contactant le laboratoire italien qui fabrique le médicament acheté par Nadege
Carvin, j'ai appris qu'il n'était pas seulement destiné aux malades souffrant
d'Alzheimer, mais qu'il était aussi préconisé pour des patients atteints de
certaines formes d'ataxie. C'est quoi ce truc ? Le mal des transports ? Non, non,
non. Non, comment ? Laissez, c'est privé, merci. Ah, pardon.
Non, Capitaine Moreau, l'ataxie est une forme de maladie neuro-musculaire
évolutive. Très rare.
causé par une anomalie génétique qui s'attaque à tout le système nerveux. Le
laboratoire a confirmé qu'Hugo était atteint par cette maladie. Nadège l'aura
été envoyé par le médecin qui a vu l'enfant. Bon, et ça veut dire quoi tout
ça ? Les talents du lieutenant Hoffenshinsler ne se limitent pas à la
chanson. Elle est aussi très douée pour le dessin.
Pour que l'affection se déclare chez un enfant, il faut que les deux parents...
Donc son père et sa mère possèdent le même gène muté, sans forcément avoir
développé la maladie. La transmission à l'enfant n'est peut-être que le fruit d
'un hasard rarissime et malheureux.
Dans le cas de Hugo, je crains qu'il ne s'agisse pas du hasard.
Et là, je ne suis pas sûr de suivre.
Hugo est malade.
Nadège Carvin, sa mère, est forteuse du gène muté.
Son père doit l'être aussi, on sait que c'est pas Carvin.
Les porteuses du gène.
Son frère devait l'être aussi.
Absolument.
Attendez, attendez.
Vous êtes en train de nous dire qu'Éric Mézières est le père d'Hugo.
Donc, il aurait fait un enfant à sa soeur ?
Mézières a fait passer Carvin pour le père d'Hugo.
Normal. La DG Lutte devait garder leur petit secret.
Mais pour le meurtre, ça accuse qui ? La mère ou la fille ? Attends, on ne sait
même pas si la mère est au courant. On a intérêt à vérifier tout ça, on ne peut
pas se permettre de faire d'erreurs. Ce serait trop grave pour la famille.
Michel, on interroge Mireille Mézière demain à 9h.
Vous avez pas commencé ? Tiens.
Non, merci, j'ai pas faim. C'est des croissants aux amandes. Sors-moi ça, ils
sortent du four. Je t'ai dit non.
Finalement, elle savait pour le gosse ? Oui.
Elle a vu le médecin le jour du meurtre après avoir découvert les examens.
D'après le Toubib, elle a surtout posé des questions sur les formes de
transmission de la maladie et puis elle est partie sans amour. Elle aurait
vraiment tué son fils ? Ouais.
C'est une grande première à réinterroger un suspect qui a déjà avoué.
Avec elle, il faut la jouer au serré.
Est-ce qu'il est bleu ? Dis-moi, je peux te parler tout à l'heure ?
Et pourquoi ? Qu'est-ce que vous voulez ? Elle n'a rien à voir là-dedans. Je
vous ai tout dit.
En êtes-vous certaine ? Ramenez-moi ma cellule.
Je porte à croire en effet que votre fille a tué son frère pour protéger
Hugo.
Hugo a un enfant malade qu'Eric Mézières exploitait sans scrupule.
Lui qui pourtant...
était son père.
Un père dur, insensible, qui considérait son fils comme un produit.
C'est tout cela que Nadege n'a pas supporté.
À moins que... vous ne soyez vraiment la coupable.
Vous venez d'apprendre la relation incestueuse de vos enfants à l
'adolescence.
La colère et la culpabilité vous rongent.
Eric est le responsable de ce chaos.
Il doit payer.
Non, il ne doit pas payer.
Il doit disparaître.
J'étais à la maison quand Stéphane est venu voir Nadège.
Quand elle lui a avoué que Hugo n'était pas son fils,
elle a supplié de ne pas le rejeter.
Qui avait besoin de lui.
Qui était malade.
Arrêtez, s'il vous plaît.
Quand ils étaient petits, Éric et Nadège étaient tout l'un pour l'autre.
On vivait tous les trois.
Mon mari est parti. Du jour au lendemain, il est disparu.
Les enfants l'ont jamais revu.
Il a fait que je travaille.
Dur.
16 heures par jour.
J'étais seule.
Toujours seule.
Ces choses-là.
Je lui ai demandé de partir, de disparaître de notre vie.
Mais lui, il a dit non, que Nadege n'accepterait pas ça.
Eric, Nadege.
Ils étaient toujours ensemble, là. C'est ça qu'il m'a dit cette nuit-là.
C'est pas flippant.
C'est pas flippant.
Il fallait que ça... Il fallait... Cette chose
-là, cette chose-là s'arrête.
Entre eux.
C'est pas la peine.
Non, je ne redirai pas ce que je viens de vous dire.
Même sous serment.
J'accepterai le verdict, quel qu'il soit.
Mais qu'on ne doit pas savoir.
Il y aura assez d'épreuves à traverser.
Tu finiras par savoir.
Non, non.
Non, je mentirai.
Nadège mentira.
Tous les mensonges vaudront mieux que cette vérité-là.
Au revoir.
Qu'est-ce que vous comptez faire pour les oeuvres de Mireille Mézières ?
Mireille Mézières a tué son fils par accident.
Évidemment, deux personnes ont été meurtries dans cette affaire inutile.
On peut les blesser davantage.
Elle est où, Valon ? Elle est partie il y a une demi-heure, je ne sais pas
pourquoi.
Bon, il faut que j'y aille. J'ai rendez-vous avec l'avocat de Sonia.
On va faire une demande de mise en liberté.
Je descends avec toi, je dois visiter un appart avec Nath. Tu es petite ? Oui, j
'en ai une autre.
Il est où, ce papa ?
Ah,
je suis dans le quartier, mon papa ! Regarde, l'ambiance, comment elle est
cool ! Dans l'entrée, elle est trash ! Je comprends pas.
Marc-Herdog, j'essaie de l'appeler.
Qui ça ? Bah, Hélène. Elle a coupé son portable, c'est pas normal.
Elle t'a pas dit qu'elle devait passer à l'hosto ? Non.
On avait rendez-vous tout à l'heure, elle...
Elle a disparu.
Ah bah c'est bien, tu t'es enfin décidé à lui parler.
Oui.
Cette histoire d'opération, ça me fout les boules.
Je suis comporté comme un con avec elle.
Il faut que je lui dise.
C'est con ça.
Bon allez, ça va, tu sais quelque chose.
Dis-le moi maintenant, vas-y, allez. Oui, oui, bon bah, son père va être
greffé plus tôt que prévu et le prélèvement est avancé.
C'est aujourd'hui ? Oui.
A quelle heure ? 18h.
Dans une demi-heure.
Je suis désolé, je suis pas là-bas, je suis à ce qu'on est là.
Bon, qu'est-ce que t'attends, papa ? Ecoute, vas-y.
Faites pas attention à lui, de toute façon, c'est moi qui décide.
Hélène ! T'es là ? Pourquoi tu m'as rien dit
? C'est dégueulasse.
Si tu venais pour m'engueuler... Le stress, c'est pas bon avant une
anesthésie.
Pardon, excuse-moi.
Je suis un vrai con.
Grave.
Écoute, là... Je voulais te dire... Bon, faut y aller maintenant. Attendez.
Allez. Je bouge pas, hein. Je bouge pas. Je t'attends.
D'accord ?
C'est pas juste Une
envie d'aimer
Ni d'être
aimé Mais de voler
C
'est pas ju...
vouloir être un roi
mais que tu crois
en toi et moi
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.