All language subtitles for La.Crim.S05E04

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (SoranĂ®)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Commandant, bonjour.

C'est la femme de ménage qui a trouvé le corps ce matin.

Il était étendu sur le sol, dans son bureau.

Madame Tramiel, l'infirmière en chef, elle va vous conduire sur le lieu du

crime.

Je compte sur vous.

Merci.

Et le docteur Gallardo faisait quoi dans le centre ? Il était neurologue. C'est

lui qui a créé cet établissement. Le centre est une sorte de trait d'union

entre l'hôpital et l'extérieur.

Ici, nous traitons des malades qui souffrent des séquelles de maladies

neurologiques plus ou moins graves.

L'encadrement est le même que dans un hôpital. Il y a des infirmières, des

médecins, mais notre objectif reste la réinsertion.

Nous appliquons des règles beaucoup plus souples qu'en milieu hospitalier.

Le rapport au patient est individualisé.

Maintenant que le docteur Gallardo est mort, je ne sais pas comment nous allons

faire.

Le centre, c'était lui.

Bon, la prochaine fois qu'on revient ici, il faudra prévoir un stock de

petits cailloux blancs. Parce que moi, je ne sais pas du tout, du tout oĂą on

est. Docteur Valère, je suis neurologue au centre. Je suis... Enfin, j'étais l

'adjoint du docteur Gallardo. Je vous laisse.

Merci. Essayez de me trouver un maximum de renseignements. Et surtout, les

femmes de ménage.

N'ayez crainte, nous n'avons touché à rien. Bien, mademoiselle, maintenant que

la police est lĂ .

Merci.

La victime allongée sur le dos, sexe masculin.

Deux entailles profondes au niveau de la base du cou.

À 24 cm de l'épaule droite, un scalpel.

Jetable, nombreuses traces de préhension sur le manche. Merci.

Au niveau de la pliure du cou de gauche.

Une paire de lunettes.

A première vue, ce sont les siennes.

Pour Gallardo, le retour des patients à leur vie familiale et sociale était

primordial. C'est pour ça qu'il avait créé ce centre.

Il avait énormément travaillé pour en arriver là.

Vous savez si les proches ont été prévenus ? Je ne pense pas. Gallardo et

sa femme ont divorcé il y a un an. Il est parti vivre à l'étranger, en

Espagne, je crois.

Et Julien, son fils est médecin au centre.

On a essayé plusieurs fois de le joindre en vain.

On va se tenir, elle est lĂ .

Bonjour, bon, dites-moi comment ça s'est passé alors ? J'entends un bureau comme

tout matin, et lĂ , docteur Gallardo par terre.

Horrible, sans partout, horrible.

D'accord, ok, vous rentrez dans le bureau, vous découvrez le corps, et

après vous faites quoi ? Qu'est-ce qui vous prend là ? Qu'est-ce qu'il y a

? Demandez quoi, je vous dis que je crie, je crie parce que trop horrible.

Oui d'accord, merci.

Allez, merci.

VoilĂ .

Là, vous avez les noms et les coordonnées du personnel soignant.

Et ça, c'est la liste des malades. Bon, on va éplucher tout ça. On va se

partager les tâches. Hop, et voilà.

Donne un... Oui, et voilĂ .

Vous,

vous faisiez quoi hier soir ? Hier soir ? Euh...

J'étais au restaurant, je fêtais l'anniversaire de ma femme avec quelques

amis.

Tenez, la carte du restaurant, vous pouvez vérifier. Merci.

Cisco ! Je t'ai perdu.

Vous pouvez essayer de me trouver Julien Gallardo, le fils de la victime. Allez-y

avec l'agent, il se peut qu'il ne sache pas pour s'en perdre.

Bonjour, lieutenant Siskowski, régate criminel.

Je suis désolé de vous apprendre que votre père a été assassiné hier au

centre Bellevue, dans son bureau, monsieur Gallardo.

Qu'est-ce que vous racontez, lĂ  ? Vous m'aviez dit Ă  entrer ? Ouais, ouais,

ouais, à entrer, bien sûr, ouais.

J'ai passé la soirée chez un ami, un ancien camarade de médecine.

Il vient d'obtenir une belle promotion dans l'hôpital où il exerce. On a fêté

ça.

J'ai un peu trop bu.

Je me rappelle plus de grand-chose Ă  partir de minuit, d'heure.

C'est lui qui a dĂ» me ramener ici, j'imagine.

Votre père était divorcé, c'est ça ? Ma mère est partie vivre à Barcelone.

Depuis, personne d'autre ? Pas de liaison connue ? Et vous savez, c'était

pas le genre de mon père de parler de sa vie sentimentale.

Je voudrais aller voir.

Vous savez, monsieur Galardon, nous...

Nous avons transporté son corps à l'institut médico-légal pour l'autopsie.

Je suis médecin, je tiendrai le coup. Vous, je le vois, s'il vous plaît.

Prenez votre temps pour vous habiller, je vais vous faire accompagner.

Merci.

Touche finale de l'artiste, épais perse, représentable, même à Ramsès II.

Dis donc, t'as vu cette nouvelle série américaine à la télé ?

C'est une famille américaine d'embaumeurs.

C'est extraordinaire.

Oui, je crois que cette oeuvre capitale ne m'est échappée, voyez-vous.

Ah oui, toi, tu regardes... Non, tu regardes pas la télé, toi.

C'est le théâtre à la colline, c'est la musique à l'IRCAM.

Moi, tu vois, je regarde tous les trucs les plus débiles à la télé. Je peux te

dire, il y en a... J'ai remarqué un truc assez amusant.

Plus l'émission est con, et plus la présentatrice...

Elle a une tĂŞte de salope.

Et ça, ça... Ça m'excite, ça.

Ah, tu peux pas comprendre.

Ici, ici. Bien sûr.

Ben voilà, je crois que nous allons pouvoir tirer les trois coups et élever

le rideau.

Chez Gallardo, vous pouvez y aller.

R-A-Y.

Ok, voilĂ .

Le vrai Daniel, c'est ça ? D'accord.

Ben, merci beaucoup.

Merci, au revoir.

Oui, bonjour, madame.

J'aurais voulu parler Ă  Georges Thomas.

Ah. Et vous savez quand est-ce qu'il revient à l'agence ? Euh... C'était pour

l'appartement du boulevard Voltaire, oui.

Euh... Ah ben oui, très bien, jeudi, oui.

16h. C'est parfait.

Merci. Au revoir.

Vous cherchez un appart ? Non, parce que sinon, j'ai une super affaire.

11e, 90 m2, refait à neuf, 5e étage avec ascenseur, garage.

C'est un peu cher pour moi, c'est pour ça que je peux pas le prendre, mais vu

la superficie, c'est vraiment un bon plan. Non, je cherche pas d'appart.

Ah.

C'était le fichier des empreintes qui vous appelait ?

Ils disent que les empreintes qu'ils ont trouvées sur le scalpel appartiennent à

un des patients de Bellevue, un type qui s'appelle Daniel Lebray. Un patient, et

il est fiché pour quoi ? Il est fiché pour Rix, dans des bars à Montpellier.

Jean-Louis Sisko doit ĂŞtre encore lĂ -bas, dites-leur de passer le voie.

Daniel ? Il y a eu un accident hier soir au centre...

Je suis ici avec deux policiers. Ils aimeraient vous poser quelques

questions. Des policiers ? Oui, des policiers.

On peut entrer ? Oui.

Ok, rentrez.

Bonjour, Daniel.

Oui.

Voici le capitaine Scandella et le lieutenant Siskowski de la brigade

criminelle.

La crime.

Vous connaissez ? Oui.

J'adorais les polars, j'en ai lu des quantités industrielles.

D'ailleurs, le dernier bouquin dont je me souviens, c'était une histoire qui

parle de la crime. Une histoire de meurtre assez dégueulasse.

Je vous tire le portrait.

Hein ? C'est pour mes archives.

Poussez-vous. Pardon ? Poussez-vous, s'il vous plaît.

Maintenant ? Jean, oui.

Scandella.

Vous êtes capitaine, vous, c'est ça ? Oui, c'est ça, oui.

Pardon.

Poussez-vous un petit peu.

Poussez-vous, s'il vous plaît.

Et vous, votre nom ? Siskowski.

Siskowski. J'ai un prénom, mais personne n'aime mon prénom.

C'est quand mĂŞme ĂŞtre Sisko.

Sisko.

Et vous, vous ĂŞtes en dessous ?

Oui, je suis en dessous.

Je suis le lieutenant.

J'imagine que le docteur vous a parlé de mon état.

Alors je ne sais pas si je peux vous répondre, mais si je peux vous être

utile. Hein ? Un des médecins du centre a été assassiné, probablement hier soir,

dans son bureau.

Assassiné ici, au centre ? Oui.

Docteur Gallardo.

Gallardo, ça vous dit quelque chose ? Gallardo ?

Galardo.

Galardo.

Galardo.

Non, mais... Galardo.

Non.

Non, non, non, mais je suis désolé, non, je vois pas.

C'est pas grave. C'est pas grave.

Est-ce que vous vous souvenez de ce que vous avez fait la nuit dernière ? Non,

je sais pas ce que vous a dit le docteur Valère à mon sujet, mais... Non, pour

répondre à votre question, je me souviens pas, non ? Enfin, j'imagine

que...

Je me suis couché, j'ai écouté un peu de musique.

Depuis que je ne peux plus regarder la télé ni lire, c'est ce que j'ai dû faire

avant de m'endormir.

C'est l'inter.

Au revoir.

Comme je vous l'ai dit, le vrai n'est pas fou.

Il ne souffre d'aucun trouble mental.

Il est simplement victime de ce qu'on appelle le syndrome de Korsakov. C'est

une destruction de certains neurones dans les tubercules mammilaires.

C'est irréversible.

Bon, d'accord, il oublie les choses au fur et Ă  mesure, mais enfin, il y a

quand mĂŞme certains trucs dont il se souvient.

Le polar, par exemple. Il se souvenait l'avoir lu.

Il se souvenait mĂŞme de l'histoire.

Lebray a 39 ans, la maladie s'est déclarée en 98.

Ses derniers souvenirs remontent à cette année-là. Jusque-là, il se rappelle

tout. Ce bouquin, il l'avait lu avant cette date. VoilĂ  tout.

Lebray est entré au centre en 98, c'est ça ? Non, il a été transféré du CHU de

Montpellier il y a six mois.

Gallardo pensait qu'il était tout à fait réinsérable à condition d'aménager cette

réinsertion et surtout d'organiser un suivi thérapeutique adapté à son cas.

Et quand Gallardo s'est occupé de lui, ça se passait bien ?

C'est moi qui le suivais.

Galardo ne s'est occupé que de son transfert. Mais comment expliquer qu'on

ait retrouvé les empreintes de Lebray sur le scalpel de Galardo ? Aucune idée.

Ce scalpel, c'était un objet fétiche pour Galardo.

C'était son premier mystery.

Il le gardait en permanence sur son bureau, sans servir de coup de papier.

Bon.

Cherchez la femme. Si Galardo était célibataire, il y a forcément une

gonzasse quelque part.

En tout cas, Lebray n'a pas pu tuer Galardo tout seul.

Et puis son état.

À moins que... À moins qu'il y ait quelqu'un derrière lui. Tu veux dire

quoi, ça ? Manipulation ? Quelqu'un se sera servi de lui pour le faire à sa

place ? Pourquoi pas ? En plus, avec

le vrai, au moins, le type n'aura pas peur de se faire dénoncer plus tard.

Pourquoi ? Le vrai ne s'en souviendra mĂŞme pas lui-mĂŞme.

C'est vrai.

Mais s'il y a un rapport entre le vrai et le tueur, il y a forcément une trace

de lui chez le vrai.

Une photo, par exemple.

VoilĂ .

Ça va.

Tu penses ça ? Bon,

alors, lĂ ... Alors ? C'est Ă  gauche.

Non, Ă  droite.

C'est Ă  gauche.

Ă€ droite.

Oui, Ă  droite.

C'est Ă  gauche. Pourquoi Ă  gauche ? Pourquoi Ă  droite ? Pourquoi pas ? Bon,

attends, j'ai été louveteau pendant six mois, d'accord ? C'est à droite.

Non, attends.

Mademoiselle, est-ce que la chambre de M. Lebray ? C'est tout droit.

Cisco, scandéla, policier, meurtre, docteur Gallardo.

Un meurtre, ça s'est passé quand ? Ça s'est passé hier, M. Lebray, hier soir,

dans le bureau du docteur Gallardo.

C'était un médecin du centre, c'est ça ? Oui, M.

Lebray. Je peux vous offrir un thé ? Avec plaisir.

Nous sommes... Ah, d'accord. Bon, ben oui.

Nous aimerions, M. Lebray, relever les noms qu'il y a sur toutes vos photos.

Est-ce que vous y voyez un inconvénient ? Vous pensez que le crime a un rapport

avec moi ? Pas du tout. Pas du tout.

Simplement, nous sommes policiers et notre métier est d'explorer toutes les

pistes. Vous comprenez ? Comme vous voudrez, allez-y.

Le docteur Ballard nous a expliqué pour votre maladie.

Après mon grave accident de la route en 98.

Un accident de la route ? En 98.

On me rappelle plus les circonstances, mais c'est Ă  partir de ce moment-lĂ  que

je suis devenu amnésique permanent.

Mais... Et avant ? Vous voulez que je vous raconte ma vie ? Non, merci, non.

Un petit résumé.

Bah, rien de bien palpitant.

Je suis né à Montpellier.

Ma mère était VRP, ma mère était femme au foyer.

J'étais un gosse très perturbé.

Plutôt l'inverse de mon frère, qui était plutôt genre premier de la classe.

J'ai emmerdé mes parents toute mon enfance et mon adolescence. Et puis, à

18 ans...

Je me suis barré, j'ai enchaîné les boulots sans intérêt et Corsacoff m'est

tombé dessus.

Fin de l'histoire.

Vous voulez peut-être un peu de lait dans votre thé ? Pour moi, nature.

Et votre frère, vous le voyez toujours ? Mon frère, c'était un gros bosseur, il

est devenu médecin. Il est surtout devenu très con. On s'est brouillé juste

avant mon accident.

Je ne sais pas si je l'ai revu.

Faudrait que je vérifie.

Marie, c'est pareil, je sais pas si je l'ai revue.

Marie ? Marie.

C'est la chose qu'elle plus comptait dans ma vie. C'est grâce à elle que j'ai

arrêté de boire.

Si elle pas eu ce putain accident de la route... Je peux vous poser une

petite question ? Bien sûr, bien sûr, vas-y.

La Coupe du Monde, en 98.

On l'a gagnée, ou pas ?

Salinas confirme que le docteur Gallardo a bien été égorgé. Il en est mort.

Merci. Bon, on a quoi sur Gallardo ? J'ai son agenda, rien de spécial, sauf

des dîners réguliers avec quelqu'un dont les initiales sont CT.

Et à part son boulot, rien, sinon qu'il était inscrit dans un club de tennis.

Il est un peu tard pour y aller.

Et chez Lebray, on a trouvé quelque chose ? Chez Lebray, moi j'ai relevé les

noms sur les polas.

Alors, une grande majorité de personnels soignants, aucune de galardos. Alors, si

quelqu'un a effectivement manipulé le vrai, ce quelqu'un a peut-être fait

disparaître les traces du tout-bib pour éviter toute réminiscence même fugitive.

Ouais.

Bon, et cette fille-là, Marie, dont il nous a parlé, on a trouvé quelque chose

? Non, non, rien. A belle vue, personne ne la connaît. Et le frère Lebray ? J'ai

appelé à son domicile, à son bureau, je suis tombée sur des répondeurs.

J'ai laissé des messages et j'attends qu'ils nous rappellent.

Bien, écoutez, on continue, hein ? On continue.

Dis-donc, toi, et mon invitation au resto, alors ? Ah, j'ai bien peur que ce

soir, ce ne soit pas possible.

Tu vois l'autre gland, je dis ça ? Jean-Louis, l'autre gland s'appelle

Marc. Et alors ? L'un n'empĂŞche pas l'autre.

Pas vrai, c'est des répondeurs portables qu'on a maintenant, c'est plus des

téléphones, y'a que les messageries.

C'est quoi le problème, lieutenant ? J'suis sûr que j'en ai là.

Ah, le problème, j'en ai ! C'est que je suis devant le Mario, depuis une plombe,

pour savoir quand est-ce qu'on aura les résultats de la myosynthèse, et t'as pas

moyen.

Wow.

Je sais pas moi, je vais les avoir quoi, au journal de France 2 ? C'est vrai que

c'est pas très bon.

C'est ça.

Toi aussi, tu es d'accord avec moi ? C'est très mauvais. D'accord ? Attends,

mets-toi Ă  sa place.

Le médecin lui dit que le moum est normal, donc forcément, elle se pose des

questions. Elle se demande s'il est vraiment de toi.

Oui. Mais tant qu'il n'est pas de toi... Bon, Cisco, tranquillisez-vous. Rentrez

chez vous, buvez un coup. Enfin, vous arceauillez pas trop, parce que demain,

j'ai besoin de vous.

Et puis, toi, je passe le bonjour au gland de ta part.

Passez dès que possible au 36, qu'il y a des orfères. Vous demandez le

commandant, le marchand.

C'est ça, merci, à demain.

Extinction des feux, Michel.

Je viens d'avoir l'épouse de Bertrand Lebray, le frère de Daniel Lebray. Il se

propose de passer demain.

Parfait.

Ça a à voir avec le centre Bellevue ? Non, non, disons que c'est une recherche

de documentation personnelle.

Bon, ben...

Je ne laisse plus qu'à vous souhaiter une bonne soirée. Bonsoir, commandant.

J'ai pris un rendez-vous avec mon père demain.

Et alors ? Tu lui as parlé ? Non.

J'ai su qu'il était agent immobilier.

Je vais visiter un appartement incognito.

Comme ça, si j'ai pas envie de lui parler... Ouais, mais tu vas lui parler,

Hélène.

Quand tu seras devant lui, tu pourras pas t'empĂŞcher, tu verras.

Je suis sûr que ça va bien se passer.

Faut pas que tu t'inquiètes.

C'est son mec ? Putain, qu'est-ce que ça peut te foutre ? Oh, ça va, j'ai rien

dit.

Bon, Ă  demain.

Ouais, c'est ça, à demain.

Vous attendez quoi ? Que je la lise ? J'ai cru bien faire en vous proposant

cet établissement. Je me suis peut-être trompé.

Prenez au moins le temps de la réflexion.

Vous n'êtes pas obligé de vous décider tout de suite.

Est-ce que vous imaginez que je vais écouter vos conseils ? Oui.

Si cette solution ne vous convient pas, il va y en avoir d'autres.

Je trouverai.

Laissez tomber.

Mes beaux-parents et mon mari ont été assassinés.

Et grâce à vous, je vais sûrement rester aveugle.

Vous cherchez quoi ? À vous racheter ? Vous n'en avez pas les moyens,

commandant. Non, je veux tout simplement vous aider.

Vous ne voulez pas m'aider, c'est mĂŞme tout le contraire.

Vous cherchez Ă  soulager votre conscience.

Et vous voudriez que moi, je vous aide.

En acceptant de vous écouter.

Vous ne comptez pas sur moi.

Maintenant, laissez-moi seule.

S'il vous plaît.

Au revoir.

Alex ? Tu m'as fait peur.

Qu'est-ce que tu fais dans le noir ? Tu te fous de moi, Mario ? Ça fait des

heures que je cherche à te joindre pour voir les résultats d'analyse.

Tu réponds nulle part.

Mais tout va bien.

Et pour la myosynthèse, j'aurai les résultats dans 15 jours, le labo est

débordé. Ah bah super, alors.

Écoute, j'ai essayé de te joindre plusieurs fois, mais je suis tombée sur

ton répondeur.

Je suis allée chez le médecin, et puis en sortant, j'avais envie d'aller voir

Julie.

On a bu un thé, on s'est remplis frais de gâteau, on a fumé un petit pétard, et

voilĂ , j'ai pas vu le temps passer.

Vous avez fumé un petit pétard ? Qu'est-ce qui te prend ?

Oh non Alex, tu peux pas commencer.

C'est toi, c'est moi qui le fabrique.

Alors tu vas pas essayer de me culpabiliser Ă  chaque fois que je ne

suis pas Laurence Pernoud Ă  la lettre, d'accord ? Toi qui le fabrique, ben on

dirait pas.

VoilĂ . Je sais pas Mario, moi si tu le voulais pas, ce gosse fallait le dire

tout de suite.

Si tu te trouves trop vieille, si tu le fais pour moi, si tout ça s'entend

merde, ben il fallait pas le faire, voilĂ .

Merde.

C'est immonde ce que tu viens de dire lĂ .

Je... Madame Lebray.

Votre mari a-t-il connaissance de la maladie dont souffre son frère ? Bien

sûr. Il était sa seule famille et c'est lui qui s'est occupé de son

hospitalisation à Montpellier après l'accident.

Mon beau-frère a été un enfant très difficile et il a fait vivre l'enfer à

toute sa famille.

Et Bertrand ne lui a jamais pardonné de ne pas être venu à l'enterrement de

leurs parents.

J'ai bien essayé de faire en sorte que Bertrand vienne le voir, qu'il pouvait

faire un effort étant donné l'état de Daniel, mais il a toujours refusé.

Monsieur Lebrun nous a parlé d'une certaine Marie dont nous n'avons pas pu

retrouver la trace. Seriez-vous nous dire de qui il s'agit ? Marie ? Oui.

Bien sûr, je me souviens.

D'après ce que nous avons cru comprendre, il s'agissait de la petite

amie. De Daniel Lebray.

C'était une fille un peu paumée.

Daniel l'avait rencontrée dans un bar.

Ça a été le coup de foudre.

Ils ont vécu ensemble environ un an et ils ont décidé de se marier.

Vous voulez dire que Daniel Lebray était marié ? Non, c'est pas exactement ça.

Enfin, pas officiellement.

En fait, ils ont loué un restaurant et c'est un ami qui les a unis.

Après la fête, quand ils sont rentrés chez eux, il y a eu cet accident.

Et Daniel a eu un grave traumatisme crânien.

Et Sam ? Sa femme ? Elle s'en est sortie avec quelques contusions et une coude

cassée.

Une fois soignée, elle est sortie de l'hôpital et on n'a plus jamais entendu

parler d'elle.

Oui, entrez.

Faites l'entrée.

Qu'est-ce que tu fais ici ? T'avais dit de ne pas venir.

Père Trance, ça peut plus continuer comme ça. Allez, viens.

J'espère que vous avez appris ce que vous vouliez savoir, parce qu'à partir

de maintenant, c'est Ă  mon avocat qu'il faudra vous adresser.

Monsieur Lebray, nos intentions se bandent Ă  recueillir des informations

sur le passé de votre frère et sur lui seul.

Nous savons par exemple qu'il était fiché pour rire sa répétition. Daniel

est un être foncièrement mauvais.

Il ne se complaît que dans les insultes et les coups.

Je n'ai plus de frère depuis longtemps, vous savez.

VoilĂ , j'ai plus rien Ă  ajouter.

C'est à cause de l'autre con que t'es de bonne humeur comme ça ? Lâche-moi avec

Marc. Dis-moi plutĂ´t, je sais pas moi, qu'aujourd'hui je te fais beaucoup d

'effets. Tu sais ce que j'en pense.

T'es tellement mieux Ă  poil.

Bien, j'ai contacté le SRPJ de Montpellier pour qu'il fasse une

recherche un peu plus poussée sur l'accident de Lebray. Et si nous

retrouvons cette fameuse Marie, elle nous en apprendra certainement un petit

peu plus sur lui.

Ouais, une chasse aux fantômes. Et elle existe vraiment, cette mystérieuse Marie

? Madame Lebray me l'a confirmé.

Tout Ă  l'heure, quoi qu'il en soit, si nous voulons poursuivre sur cette piste,

il n'y a que cette option qui nous permet de remonter dans le passé de

Lebray, puisque lui-mĂŞme en est incapable.

Il n'y a pas que la piste Lebray.

C'est-Ă -dire ? J'ai eu le club de tennis de Gallardo.

Il payait deux abonnements.

Un pour lui et un au nom d'une certaine Catherine Tramiel.

Qui est-ce ? L'infirmière en chef qui nous a reçus à Bellevue.

Comme par hasard, les initiales de Catherine Tramiel, ça donne ? C'était

comme les dîners notés dans l'agenda de Gallardo.

D'après le planning du club, elle a réservé un cours aujourd'hui.

En moins d'une heure.

Eh bien très bien, puisque nous sommes très en forme, nous y allons.

Monsieur Gallardo et Madame Tramiel viennent chaque semaine pour une partie

et ensuite ils prennent un verre au clubhouse.

D'ailleurs, il me semble que j'ai perçu Madame Tramiel tout à l'heure.

Je tiens Ă  vous dire que M. Gallardo est un excellent client et que je... Vous

pouvez ouvrir, s'il vous plaît.

Pardon, permettez.

Ben voilĂ .

Bonjour.

Réservatifs ? Poppers ? Vous jouiez simplement au tennis avec ce bon docteur

Gallardo ? Ou alors... Nous étions amants, c'est vrai.

Vous vous permettez ? Oui.

Ça se passait où ? Dans les vestiaires ? Nous allions à l'hôtel, à deux pas d

'ici.

Pourquoi ne pas nous avoir dit que vous étiez la maîtresse du docteur Gallardo ?

Vous ne me l'avez pas demandé.

Ne le prenez pas sur ce ton, Madame Tramiel. Il se trouve que nous avons

gardé votre emploi du temps et que vous étiez de service au Bellevue.

Ce qui fait de vous... un suspect très acceptable.

Je n'ai pas tué Antoine.

Je l'aimais.

Vous savez ce que ça veut dire ? Pourquoi j'aurais fait une chose

pareille ? Vous couchez ensemble depuis combien de temps ? Un peu plus d'un an.

Bon, écoutez, si je ne vous ai rien dit pour Antoine et moi, c'est parce que je

suis en pleine procédure judiciaire pour la garde de ma fille.

Mon ex-mari est prĂŞt Ă  tout pour l'obtenir. J'ai pas envie qu'il se serve

de ça pour me discréditer.

On retrouve votre amant égorgé et le lendemain vous faites un petit tennis,

suivi d'un petit déj comme ça tranquille. Je peux pas me laisser

aller, il faut que je m'accroche.

Ne serait-ce que pour ma fille.

Oui bien sûr.

Vous perdez votre temps.

Vous feriez mieux de chercher l'assassin.

Au lieu d'échafauter des scénarios complètement absurdes.

Vous avez une autre idée ? Non mais... Non mais quoi ? Bon évidemment ça prouve

rien, c'est sûrement pas lui.

Lui qui ?

Julien Gallardo.

Le fils d'Antoine. Non mais de toute façon, ça tient pas debout.

Laissez-nous juger de ce qui tient debout.

Antoine m'avait dit qu'il devait voir Julien le soir où il est assassiné.

Ben voilĂ .

Monsieur Gallardo, pourquoi ne pas nous avoir dit que vous deviez passer au

centre Bellevue le soir du meurtre de votre père ? Qui vous a dit ça ? L

'infirmière-chef, Catherine Tramiel.

Elle a eu un peu de mal à le cracher, mais bon... Ça m'étonne pas d'elle.

Monsieur Gallardo, que vos rapports avec Catherine Tramiel soient bons ou

mauvais, on s'en cogne complètement.

Ce qu'on veut savoir, c'est si vous deviez passer au centre, et si vous

étiez au centre, le soir où votre père s'est fait trancher les carotides par

son bistouri fétiche.

Cette femme est ignoble.

Monsieur Gallardo,

Monsieur Gallardo, est-ce que vous saviez que Catherine Tramiel était la

maîtresse de votre père ? Elle vous en a dit des choses.

C'est pour discuter, restez en place, monsieur Gallardo. Monsieur Gallardo, c

'est pour discuter de ses relations avec son infirmière-chef que vous êtes allé

voir votre père ce soir-là ? C'était au sujet d'un de mes patients, il voulait

consulter son dossier médical et me demander mon avis à son sujet.

Pourquoi pas l'avoir dit ? Je n'ai pas tué mon père.

Parfait !

Alors qui ? Je n'en sais rien.

Mais ce que je sais, c'est que vous feriez mieux de regarder du côté de

cette femme.

Très bien.

On vous écoute.

Mon père, il s'en moquait complètement.

Ce qu'elle voyait, c'était surtout la réputation, l'argent, le statut social.

C'est ce qu'elle pouvait rĂŞver de mieux pour sa fille.

Je l'avais dit à mon père.

Elle savait très bien ce que je pensais d'elle.

Pas étonnant qu'elle fasse tout pour m'enfoncer à présent. Monsieur Gallardo,

restez en place.

Monsieur Gallardo, une chose m'échappe.

Si elle couchait avec lui par intérêt, pourquoi le tuer ? Depuis quelques

temps, mon père voulait revoir ma mère.

Il regrettait d'avoir divorcé.

Il avait décidé d'aller la voir à Barcelone.

J'ai eu plusieurs fois maman au téléphone à ce sujet. Je suis sûr qu'ils

allaient se remettre ensemble.

Et ça ?

Catherine Tramiel le savait ? J'imagine.

Et alors forcément, elle a compris qu'elle était en train de tout perdre.

De ? Tout perdre. Restez en place, M. Gallardo.

Oui.

Une confrontation entre Catherine Tramiel et Julien Gallardo ? Oui, oui,

oui, pourquoi pas.

Écoute, je ne serai pas là tout de suite, alors vous commencez sans moi.

D'accord ? À tout à l'heure.

Comme vous pouvez le voir, c'est un appartement très lumineux.

L'avantage, c'est que la majorité des pièces ne donnent pas sur le boulevard,

ce qui limite considérablement les nuisances sonores.

Mais de toute façon, c'est du double vitrage partout.

Voilà, de ce côté-là, vous pouvez être tranquille.

Alors lĂ , pour terminer, il y a encore une chambre qui, vu sa disposition,

serait idéale pour une chambre d'enfant. Voilà.

Est-ce que vous avez des enfants ? Non.

Et vous ? Moi non plus, non plus.

Malheureusement. C'est un des grands regrets de ma vie.

Enfin, moi c'est trop tard, mais vous, vous avez encore largement le temps.

Je voudrais encore prendre quelques renseignements pour votre dossier, votre

nom.

Je m'appelle Hélène Vallon.

Val.

Mais je pourrais tout aussi bien m'appeler... Hélène Belmont.

Je vous demande pardon.

Agathe Belmont était ma mère et... Et... Il se pourrait

bien que vous soyez mon père.

Cette lettre était dans mon dossier à la DAS.

J'en ai pris connaissance il y a quelques semaines.

C'est inimaginable.

Je n'arrive pas Ă  croire qu'Agathe ait pu vous abandonner.

Vous l'avez fait avant elle.

Excusez-moi, mais il faut que vous me croyez. Si j'avais su, jamais je n

'aurais laissé Agathe faire ça.

C'est monstrueux.

Oui. C'est pas terrible, en effet.

J'avais 20 ans. Je n'étais pas prêt pour avoir un enfant.

Puis Agathe est tombée enceinte.

C'était l'époque des faiseuses d'anges.

Agathe ne voulait pas entendre parler de ça.

J'ai bien essayé de me faire à l'idée de devenir père, mais c'était trop long.

Je n'ai pas réussi.

Quatre mois après ma naissance.

Vous savez, quand j'ai rencontré ma femme actuelle, j'étais plus âgé.

Elle avait déjà deux petits garçons. Je les ai élevés comme mes propres fils.

Si j'avais su ce qu'Agathe vous avait fait, je... Je suis désolé, je...

Vous en avez déjà dit beaucoup.

On a eu Mme Gallardo au téléphone qui nous a confirmé que son mari et elle

voulaient reprendre leur vie commune.

Docteur Gallardo, allez-vous quitter ?

Pour retourner vivre avec sa femme.

Le soir du meurtre, vous ĂŞtes de garde.

Vous allez voir Gallardo pour le faire changer d'avis.

La discussion tourne mal.

Un accès de rage.

Et vous le tuez.

LĂ , vous vous rendez compte de ce que vous venez de faire. Vous voulez faire

porter le chapeau Ă  Lebray en lui faisant toucher l'escalpel avant de le

remettre sur le bureau.

Vous êtes complètement fou.

Jamais j'aurais fait une chose pareille.

Oui, mais... Madame Tramiel, vous saviez que le docteur Gallardo

voulait vous quitter ? Je l'ai appris le soir du meurtre.

Évidemment, j'ai voulu en parler avec Antoine, mais j'ai pas pu le faire.

On a eu une nuit très difficile avec plusieurs patients.

On était complètement débordés.

C'est toi qui leur as mis cette idée en tête, c'est ça ? Tu t'es gêné, toi, pour

leur balancer mon rendez-vous avec papa ? On se calme et on répond aux

questions.

Mais au fait, comment avez-vous appris la décision du docteur Gallardo ?

Par une patiente.

Une patiente ? Et comment était le courant de cette patiente ? C'est Julien

qui lui a dit.

Il faut dire qu'il couche avec elle.

Antoine n'aurait jamais permis une chose pareille.

Julien avait beau être son fils, il n'aurait pas hésité à prévenir le

conseil de l'ordre.

C'est probablement pour lui annoncer sa décision qu'il a voulu le voir ce soir

-lĂ .

Ça suffit maintenant ! Allez ! Allez, vite ! Regardez à vue tous les deux !

Vous arrĂŞtez peut-ĂŞtre de nous raconter des conneries. Allez ! Allez, allez,

allez !

Si

Gallardo avait promis le conseil de l'ordre, son fiston pouvait dire adieu Ă 

sa carrière.

Ce qui lui donne un mobile aussi valable que celui de Catherine Tramiel.

Maintenant, lequel des deux va craquer le premier ? Comment ça s'est passé ?

Oui, ils sont aussi clairs l'un que l'autre, je les ai foutus en garde Ă 

vue. Ok, je vais me rafraîchir un peu et on fait un point.

Attends.

Ça va ? Oui, beaucoup mieux, merci.

Je crois que j'ai compris.

En fait, vous avez eu une aventure ensemble, et maintenant, avec le mec qu

'on a vu sur le parking.

Jamais tu lâches le morceau, toi ?

Ah mais c'était pas une question, j'attends pas de réponse.

Je vais le faire quand mĂŞme. Oui, on a eu une aventure.

On s'est arrêté avant qu'elle rencontre l'autre con.

Contrairement Ă  ce que tu imagines, je suis pas jaloux du tout.

Mais j'imagine rien.

Tant mieux.

Je constate, c'est tout.

Je te ferai un café. Non.

Bon Hélène, je m'en branle, si tu savais.

Si vraiment on doit aller Ă  la noce, laisse-moi le temps de m'acheter un

costard sur mesure.

Pourquoi la mairie ? J'ai retrouvé mon père.

Quoi ? Il y a une heure.

Il est agent immobilier.

Il est marié, il a élevé deux enfants.

Pour l'instant, c'est tout ce que je sais.

Merde.

Merde, je ne sais pas encore.

Ah, il n'y a rien à l'équipe ? Évidemment.

Vous n'avez pas l'air de comprendre.

Il a retrouvé son père, c'est énorme. Son père, son père. C'est son père, non

? Pas du tout. C'est son père, c'est quoi son père ? Bon, en résumé, Gallardo

et Tramiel ont le même mobile, le même scénario. Une discussion qui tourne mal

et le ou la meurtrière se démerde pour que Lebray dépose ses empreintes sur le

scalpel pour faire croire que c'est lui. Le capitaine Scandella semble négliger

un détail.

Le choix d'un malade comme Lebray ne résiste pas au simple bon sens. En

effet, comment imaginer que nous n'allions pas nous poser la question de

savoir comment Lebray aurait bien pu s'y prendre ?

Justement, il pensait qu'on se poserait la question et donc qu'on abandonnerait

cette piste.

C'est quoi l'idée, Michel ? Je suis convaincu que c'est chez Lebray que se

trouve l'indice qui nous permettra de compléter le puzzle.

Non, on y est dû aller et on n'a rien trouvé.

Précisément, c'est dans ce que nous n'avons pas trouvé que se trouve la clé

de l'énigme. Le lieutenant Siskowski l'a fait remarquer tout de suite, lui.

Quelle est la personne importante du centre Bellevue qui ne figure sur aucune

des photographies prises par Lebray ? Galardo.

Exactement. D'où la théorie du manipulateur qui aurait effacé toute

référence au docteur Galardo dans les archives mémorielles de Lebray.

Solution radicale pour se mettre définitivement à l'abri. Bon, et ça nous

mène où tout ça ? Faisons tout simplement ce que le manipulateur aurait

voulu éviter.

Montrons une photo du docteur Gallardo Ă  Le Bray.

Ok, on tente le coup, Michel.

Ah, pour ceux que ça intéresse, mon père s'appelle Georges Thomas.

Poussez-vous là, s'il vous plaît.

Poussez-vous.

Votre nom, c'est quoi ? Commandant Le Marchand. Commandant Le Marchand.

Commandant Le Marchand. Le Marchand.

Commandant Le Marchand. Commandant Le Marchand, oui.

Bien, si vous avez terminé, le Commandant Le Marchand aimerait vous

montrer quelque chose. Monsieur Lebray ? Attendez un instant, s'il vous plaît.

Bien.

Ce visage vous rappelle-t-il quelque chose ou quelqu'un ? Attendez.

Ce qui est remarquable avec les cons, c'est qu'ils vieillissent vraiment très

mal.

Elle date de quand, cette photo de Bertrand ? De Bertrand ? Oui, Bertrand,

mon frère.

C'est vrai qu'aux lunettes près, la ressemblance est assez prononcée.

C'est un symptôme assez fréquent du syndrome de Korsakoff.

On appelle ça la confabulation autobiographique.

Et le sujet confond les gens dont il a le souvenir avec ceux du présent. Vous

voulez dire que Lebray aurait pu confondre Gallardo avec son frère ? C

'est tout Ă  fait possible, en effet.

l'accident de voiture de Lebray.

Il avait bien avec lui une jeune femme du nom de Marie Mancini, serveuse dans

un bar Ă  la Grande Motte.

Voilà. Alors, l'hôpital a bien gardé des traces d'une Marie Mancini qui a été

hospitalisée pour échymoses et fractures d'une côte flottante sans gravité.

Elle en est partie le lendemain de son admission.

Depuis lors, pas de nouvelles.

Et j'ai fait une recherche d'état civil. J'attends la réponse.

Bon, revenons à l'hypothèse Lebray.

Tu cherchais un petit verre d'eau, toi, quand mĂŞme.

Ah oui, j'ai bien, j'ai pas la tĂŞte.

Considérons le fait que le docteur Gallardo et Bertrand Lebray se

ressemblent physiquement.

Nous savons déjà que Daniel Lebray déteste son frère. Il nous reste à

envisager la possibilité suivante.

Daniel Lebray a pris le docteur Gallardo pour son propre frère.

Vous ĂŞtes en train de nous dire que c'est Lebray tout seul qui a fait le

coup parce qu'il a confondu les deux ? Mais attendez, même s'il déteste son

frère... Est-ce que la libide est un peu mince ? Il y a peut-être quelque chose

dans le passé de Daniel Lebray qui pourrait t'expliquer pourquoi.

Il éprouve une véritable haine pour son frère. Ah oui, quelque chose dont il se

souvient parfaitement et qu'il nous cache.

Même si la vérité, comment Lebray s'est démerdé pour agir seul ? Enfin, même si

on admet cette hypothèse, on la vérifie comment ? Organisons une rencontre du

genre fortuite entre les deux frères et examinons leur réaction.

Comprenez bien que mon client a certes accepté de se rendre à votre

convocation, mais qu'il reste libre de ne pas répondre à des questions

concernant des faits qui ne concernent tant rien.

Bien, mais donnez-nous au moins une dernière chance de trouver les mots qui

vont nous permettre de convaincre M.

Le Bray de coopérer avec nous, maître.

Écoute-moi bien, espèce de salaud ! Si tu touches ta mariée, je te crève, t

'entends ? Je laisserai pas t'approcher.

Ne t'inquiète pas.

Je t'aime.

Julia, je veille sur toi.

Raconte n'importe quoi, c'est un alcoolique.

Il est devenu complètement fou.

Qu'en pensez-vous, madame Lebray ? Laissez-la tranquille.

Vous voyez bien que ce fou l'a terrorisée.

Elle n'est pas en état de répondre à vos questions.

Votre frère n'est pas fou, Lebray.

Malade, oui, sûrement, mais pas fou. Et vous savez très bien.

Madame Lebray, ou plutĂ´t devrais-je dire Marie.

Marie Mancini.

Dites-moi la vérité, je vous prie.

Que s'est-il passé après cet accident ? Vous avez eu la paix ! Arrête, Bertrand.

Ça fait trop longtemps que ça dure, il faut en finir avec tous ces mensonges.

Ils m'aimaient tous les deux, et moi aussi je les aimais.

Mais Daniel était imprévisible, coléreux. Il buvait aussi beaucoup trop.

Lors de notre mariage dans ce restaurant, Bertrand m'a prise Ă  part.

Il m'a montré cette bague.

Et il m'a dit que lui, c'était un vrai mariage qu'il prévoyait pour nous.

Une vraie vie Ă  deux.

Sans hurlements, sans cris, sans beuveries, sans violence.

Daniel nous a surpris.

Ils se sont battus, mais c'est Daniel qui a eu le dessus. Il m'a entraîné de

force dans la voiture et il a démarré.

Il conduisait comme un fou.

Il hurlait.

Il ne voulait pas que Bertrand me touche.

Il m'aimait qu'il veillerait sur moi, qu'il serait toujours lĂ .

Depuis l'accident.

Votre futur mari est venu vous chercher Ă  l'hĂ´pital.

Et vous l'avez suivi ? Nous avons quitté Montpellier et nous sommes venus nous

installer ici, loin de Daniel.

Il y a six mois, le docteur Gallardo a appelé à la maison.

Il venait de faire transférer Daniel dans son centre.

Il avait fait des recherches et souhaitait que nous venions le voir ne

serait-ce qu'une fois. Alors vous n'avez rien dit à votre mari, vous y êtes allé

seul. Daniel vous a vu ensemble.

Vous et le docteur Gallardo, mais la ressemblance entre le docteur Gallardo

et Bertrand est telle qu'elle l'égare, qu'elle le trompe et qu'il croit vous

voir en compagnie de son frère.

Daniel a dĂ» faire des photos, non, lors de cette rencontre ? Oui.

Il nous a regardés longtemps, il était très agité, très nerveux.

Il a pris une photo et il a disparu brusquement.

Je ne l'ai plus jamais revu depuis ce jour-là. Seulement, nous avons cherché

chez lui et nous n'avons trouvé ni photo du docteur Gallardo, ni photo de vous.

Mais parce qu'il reste un endroit auquel nous n'avons pas pensé.

Vous êtes une collègue du commandant Lemarchand, c'est ça ? C'est exact.

Monsieur Lebray, puis-je vous demander de, s'il vous plaît, doter votre veste

et votre chemise ? Docteur Valère, elle vous a pas expliqué de quoi je

souffrais, ou ? Si.

Du syndrome de Korsakov.

Vous perdez la mémoire en permanence. Oui.

Nous sommes au courant, oui.

Monsieur Lebray, qu'y a-t-il de si important sous votre chemise ? Non, mais

ça, c'est des choses... Des choses qu'il faut pas que j'oublie, c'est...

C'est des pensées secrètes, intimes, je... Vous pouvez pas me demander ça,

là, hein ? Y a des photos, c'est ça ? Je sais plus, moi.

Je sais plus.

S'il vous plaît.

S'il vous plaît. Mais arrêtez, je sais pas ! S'il vous plaît.

Allez.

Je sais plus.

Je sais plus.

Un, Marie est ta femme.

Deux, Bertrand veut te la prendre.

Trois, il faut tuer Bertrand.

Bertrand t'a enfermé à l'hôpital, il va te prendre Marie.

Début escalier, perçu d'escalier, itinéraire détaillé pour se rendre au

bureau du docteur Gallardo.

C'est une photo du docteur Gallardo.

Elle a été prise juste après sa mort.

Je suis désolé, Mario.

Je vends pas ce qui m'a pris.

N'en parlons plus, j'ai déjà oublié.

Moi, j'ai rien oublié.

Depuis... notre première rencontre dans ce club de jeux... jusqu'à aujourd'hui.

Toute notre vie ensemble.

J'ai rien oublié.

Rien.

Génial.

Comme ça, tu vas pouvoir raconter à notre enfant quelle femme merveilleuse

je suis.

Et ce que j'ai dĂ» endurer Ă  cause d'un type comme toi.

Je sais.

J'ai juste eu la trouille.

Je me suis dit qu'il se passait peut-ĂŞtre quelque chose de grave avec le

petit. Franchement, Alex.

Est-ce que tu crois que s'il y avait quelque chose de grave, je te le dirais

pas ?

Mais il faut faire très attention, parce qu'ils sont comme ça, les nouveaux

pères, maintenant.

Ils sont pires que les anciennes belles-mères.

C'est exactement ce que j'ai dit Ă  maman.

Il est encore pire que toi.

C'est pas peu dire.

Mon amour.

Ma Mario.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.