All language subtitles for annuska_short_fr

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian Download
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Il est difficile d'imaginer la famille que j'ai eu. C'était pas une famille. Et mon père lui a mis

un marché dans les mains. Ça, je l'ai vu écrit. Après, tu fais l'enfant et après tu peux partir.

Donc elle est venue en Hongrie quelques semaines et puis ensuite elle est rentrée parce qu'elle

voulait accoucher chez sa mère. Donc je suis née à Dijon. Ma grand-mère habitait Dijon. Je ne suis

jamais retournée là-bas pratiquement. Et euh je sais que j'ai été baptisée dans la maison de ma

grand-mère près de Bordeaux le 15 août 1950. Hm hm. Ma mère y était. Elle a accompagné mon père

à Budapest et moi pour vérifier qu'Anouchka qui avait quand même élevé six ou sep de ses frères

et sœurs puisque leur maman est morte jeune vérifier qu'elle savait changer mes couches

et me donner un biberon. Hm. Voilà. Et ensuite, elle est rentrée en France. Et donc ta mère est

retournée en France, ils se sont divorcés ? Non mais non mais non, ça elle le racontait

moins parce qu'elle était très féministe. Non non, mon père a payé sa vie jusqu'en 1960,

ça elle le disait pas trop. Et voilà. Et donc elle vivait à Paris. Euh elle elle voulait

être comédienne. Mais c'était qui avec qui tu as passé euh les jour ? C'était à Nouka, n'est-ce

pas ? C'était Anouchka, bien sûr. C'est elle qui m'a élevé, qui n'avait pas d'horaire. Elle était

comme une comme une mère. Je n'ai jamais entendu qu'elle voulait prendre son weekend ou que elle

devait elle voulait partir à 5h parce qu'à 5h, elle avait fini. Elle était là le jour, la nuit.

Quelle activité partagez-vous ? Avez-vous un je sais pas des des lieux favoris ? Enfin, on était

très seul parce que je pense qu'il était dangereux pour les autres de parler avec des Français.

Autrement, euh je n'ai pas rencontré d'enfants hongrois à Budapest. J'étais seule avec Anouuska

toute la journée, souvent le soir puisque mon père avait beaucoup d'invitations, des cocktails. Il

faut dire aussi que nous n'avions pas de chambre. En fait, Anouka avait sa chambre et mon père

dormait dans la bibliothèque et moi dans le salon qui communiquait par une porte vitrée. Et comment

était-elle Anouka ? Comment tu te souviens d'elle ? Ah ben je me souviens d'elle comme quelqu'un de

ben de très aimant. Je je pense que j'étais comme sa fille. Elle n'a pas eu d'enfant puisque elle

a été mariée mais très peu puisque son mari est parti sur le front russe 3 mois après leur mariage

quelque chose comme ça. C'était la langue angroise que tu tu parlais dans ces années ou tout à fait.

Oui. Et mon père pour ça d'abord mon père était quand même pas souvent là quand on mangeait mais

quand il était là on parlait hongrois parce qu'il trouvait que par rapport à Anouchka c'était plus

poli. Anouka ne comprenait pas le français. et qu'on parlait hongrois. H et puis lui il voulait

apprendre le hongrois. Donc il me parlait français quand même mais on était très peu ensemble tous

les deux. Très très peu. Hm hm. Et quand je suis arrivée en France, j'écoutais le soir à la radio,

il y avait un compte tous les soirs, je crois que c'était à 8h et ça j'adorais.

Donc ça n'avait aucune difficulté à me mettre au lit parce que j'écoutéis ça dans mon lit.

Et euh autrement euh j'ai il m'a appris à lire dans un livre que je n'ai plus et dont

je vois parfaitement la couverture que j'ai vu un jour à Vasyoutsa dans une vitrine et j'ai été

idiote. Je suis pas allé le racheter. C'est un livre d'occasion. Bon, c'est comme ça. Euh c'est

un livre qui doit parler de des des animaux de la forêt ou d'un d'une d'un fan ou d'une

biche. Le fan, c'est le petit de la biche. Et la couverture est en carton et il y a un trou,

un grand rond en trou et on voit l'image de la première page de l'intérieur. Est-ce que tu as

des souvenirs des artistes on croit qui avaient des relations amicales avec ? Oui oui oui. Alors

dans mon souvenir, je les confonds tous mais c'est vrai que et oui parce que ben je savais pas qu'il

faisait de la peinture, qui faisait de la la sculpture ou qui faisait de la musique. Mais

je me souviens très bien de Sobel ou de Barta par exemple dont mon père parlait toujours avec

affection. Hm hm. Voilà. Ensuite Rogeda on l'a rencontré, c'est moi qui l'ai rencontré une fois

à à Reins. Il était venu à la maison de la culture où je travaillais. Et quand j'ai vu son nom euh et

qu'on m'a dit qu'il était là, je je voilà, je suis et du coup il est venu à la maison et euh et mon

père était là pour quelques jours donc c'est très bien tombé. Il m'a emmené à l'allégation près de

la place des héros et j'ai passé là. Alors, je sais pas qu'est-ce qu'on était. Le 26,

le 27, le 28 octobre, le 29, je ne sais pas. Peut-être que c'est écrit dans ses mémoires,

j'en sais rien. Et j'ai passé là une dizaine de jours avec des journalistes autrichiens,

me semble-t-il. Hm hm. et euh nous allions alors on dormait sur des matelas et je me souviens quand

même d'avoir été dans la cave. Alors, est-ce qu'il y avait des moments d'alerte euh où je

parce que je voyais il y avait un soupirail, une petite fenêtre qui est rat du sol et je voyais les

pieds du soldat qui montait la garde. Voilà. Donc, tu n'es pas sorti dans la rue ? Non. pendant les

jours de la révolution. Non non, quand j'étais encore assez de ça, euh on voyait des lumières

dans le ciel, on entendait du bruit et euh je sentais qu'a été inquiète. Hm hm. Quand mon père,

parce qu'il est arrivé qui ne rentre pas à l'heure du couvre-feu et euh h et une fois ça je l'ai vu,

elle essayait de me retenir mais je l'ai vu. Euh en fait, il est rentré avec un tank qui le suivait

et qui s'est arrêté. C'est c'est cochoulayoche hein, le boulevard là qui s'est arrêté sur le

boulevard et qui a tourné sa tourelle, versé tout ça jusqu'à ce que mon père rentre à la maison.

Bon, il a pas tiré évidemment mais et puis il y avait l'hôtel de Paris qui était en feu au coin

de ces puzzas et de coch. Et en fait, il m'a emmené chez ma grand-mère et il m'a laissé chez

ma grand-mère le 14 novembre 1956. Donc j'avais exactement 6 ans et demi. Il m'avait promis que si

je travaillais bien, je pourrais venir à Budapest en au mois d'avril. Hm hm. Pour les vacances. Et

puis euh ma grand-mère, mon adorable grand-mère, elle est tombée malade en fait. Elle a eu une

tuberculose et donc j'ai attrapé le le bassile et on s'en est aperçu quand je suis arrivée en

Hongrie. Donc il pouvait pas me renvoyer chez ma grand-mère évidemment. puisque elle était

contagieuse. Donc il m'a gardé à Budapest et il a fait venir ma grand-mère, sa mère. H voilà.

Et j'ai été malade comme un chien. J'ai tout eu. Alors la la rouge la cocuche, enfin j'ai tout eu.

On est rentré en France en été, l'été 57. On s'est arrêté à Malnit pour que j'aille à la montagne et

c'est la seule fois de ma vie où j'ai vu pendant une semaine mon père et ma mère ensemble. C'est

les seuls souvenirs que j'ai vraiment de mon père jouant avec moi euh me construisant des

petits moulins euh dans les ruisseaux avec un bout de bois. enfin voilà, faisant des choses avec moi,

c'est pour moi c'est c'est la première fois de ma vie que ça arrivait quand j'étais petite. Et

puis ensuite, il m'a laissé à Bordeaux chez un cousin à lui pendant 1 an. Donc en effet,

on le le qu d'ors lui a de proposé deux postes ridicules à Upsala et je ne sais plus où en

Argentine où il ne risquait pas de bah en tout cas pas dans la capitale quoi, où il ne risquait pas

de et puis dans des pays où c'était moins moins risqué de de se mêler de la politique intérieure.

qui s'est retrouvé professeur de français dans la première année de collège donc avec les gamins,

hein, à qui on apprend Rosa, Rosé, enfin voilà, les les les béabas du latin et euh et je pense

qu'il s'est senti très très humilié. Il est resté 2 ans prof de collège et ensuite il y

a eu un poste à l'université et là euh tous les repas ça se faisait où nous les enfants puisqu'ils

s'étaient remariés, il y avait il y avait deux autres enfants euh ben voilà, on l'écoutait

nous expliquer les grandes thèses universitaires sur le 17e siècle. Voilà, vous pouvez pas vous

imaginer. Il y avait un repas de fiançaille ou de mariage. Au bout de d'une demi-heure,

tout le monde finissait par se taire à ce qu'il nous racontait l'arrivée des Turcs à Budapest ou

la bataille de les pentes ou la révocation de l'ignant ou je sais pas quoi. C'était

insupportable. Et mon père lorsque j'ai dit que je voulais être institutrice était furieux.

J'étais agrégé ou rien. Moi, je voulais enseigner aux petits enfants. C'était comme ça. Je voulais

m'occuper des petits toute la journée et tant qu'à faire des gamins que leurs parents n'aimaient pas

ou leurs parents ne s'occupaient pas. Voilà. Quand il y a quelque chose à réparer. J'ai commencé à

bricoler quand j'étais avec mes enfants petits et que je ne travaillais pas et j'ai j'ai eu envie de

faire des choses avec mes mains. Petites aussi. Je me voilà, c'était pas assez bien au départ,

c'était on fait pas une enfin dans ma famille euh c'est ça m'est même pas venu à l'idée que je

pourrais le faire davantage. et la céramique, ben j'ai commencé avec la pâte à sel avec mes élèves

et puis ben c'est quand j'ai quitté le père de mes enfants avec à la suite d'un et ben de

choses bien douloureuses dont il y a toujours des séquelles malheureusement. Euh j'ai j'ai mis les

mains dans l'argile et là depuis une semaine où il y a de nouveau des choses compliquées euh je suis

dedans et ma fille me dit "Oh mais quand on voit tes tes pièces et quand on connaît l'histoire,

on reconnaît des choses, on reconnaît les moments. Ça me permet de mettre à côté. Donc voilà. Et puis

parce qu'il y avait aussi, c'est ce que je t'avais dit, les trois petites sculptures de Kovat Margit

qu'elle lui avait donné pour moi puisque quand on a quitté la Hongrie, il a pris soin de rassembler

deux trois petites choses de Hongrie. Hm hm. Et euh qui m'ont suivi partout. Moi,

je suis retournée en 1975 avec mon fils Fabien en train avec son père et Anouka est venu,

quelqu'un de l'ovage brille l'a emmené. Et euh et voilà et elle pleurait comme une madeleine

et moi aussi. Et on pouvait plus parler puisque je parlais plus hongrois. Mais voilà, je me suis

dit ben oui, c'est ça l'amour d'une maman. Ça pose pas de questions et ça ouvre les bras. Voilà. M.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.