All language subtitles for Paris.Police.1910.S01E03.FRENCH.AD.2160p.WEB.SDR.H265-THESYNDiCATE

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English Download
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

...

- Marguerite Steinheil. Il paraît qu'elle cherche un avocat.

- Ca doit rester privé. - Tu parles trop.

Surtout au lit.

- "En accordant aux cendres d'Emile Zola

"les honneurs

"du Panthéon..."

- Zola nous rend service.

De Pompe Funèbre à "L'Assommoir", la semaine est chargée.

- Vous refusez ? - Vous n'avez pas besoin

d'un avocat.

- Quoi qu'on pense de sa moralité, elle a rendu des services

à la préfecture. - Et à vous,

personnellement. - Attention,

Cochefert. - J'ai peut-être une piste.

Coup de feu et cris

- Dreyfus est mort,

nom de Dieu ?

- L'enquête avance. Des lévites ont été volées.

- Qui devait les livrer ? - Julien, je crois.

- Bonjour.

- Quel nom ? - Fiersi Julien.

- Je te tuerai, si t'approches

de mon fils. - On relie Pompe Funèbre

à Dreyfus et aux juifs.

*- Il n'y a que deux survivants,

donc deux suspects : vous...

ou Couillard.

Brouhaha - Messieurs !

... Messieurs !

Ne nous emballons pas !

Non, aucune arrestation n'a eu lieu au Théâtre Hébreu.

Non, Mme Steinheil n'est pas à la tête d'un réseau international

qui aurait assassiné le président Félix Faure.

Et...

Et informez le public qu'il est inutile de dénoncer

tous les manteaux noirs et toutes les rousses

qui leur passent sous les yeux.

Brouhaha

- J'ai rien fait ! J'étais pas là !

Mais je vous jure, moi !

- Passez-la-moi. Elle est avec vous.

- Maître Chauvin n'est pas disponible.

J'ignore quand elle le sera.

Je vous rappelle, inspecteur, que maître Chauvin et vous-même

êtes parfois concernés par les mêmes affaires,

*mais dans des camps opposés. - Passez-la-moi.

*- Par conséquent, toute relation intime entre vous deux,

si elle était révélée à un tribunal,

pourrait entraîner un non-lieu.

Je ne devrais pas vous le dire,

mais je suis d'un naturel charitable.

Bonne journée.

Tonalité

Musique grave

- Oh ! Ca va pas ?

- Arrêtez-moi. C'est un délit.

- "Pompe Funèbre."

Et vous avez accepté. - Ce surnom est injurieux.

Perdez l'habitude de l'employer.

Si l'affaire ne vous intéresse pas, je peux la prendre seule.

Mme Steinheil acceptera.

- Oui, bon... Je ne serais pas contre un peu de notoriété.

- C'est bien ce que je pensais.

- Et contrairement à ce que vous semblez croire,

je ne suis pas Sherlock Holmes.

Je suis modeste, moi.

Mais on a écrit autour de mon nom une légende de gloire.

- MONSIEUR ! - Pourquoi protéger Pompe Funèbre ?

- Qu'ont-ils volé ? - Détenait-elle...

- Messieurs !

Je viens encore une fois de révolutionner

les techniques d'investigation criminelle.

- Pardon, mais pourquoi vous ?

Enfin, sans vouloir vous vexer, votre taux d'acquittement

ne l'a pas convaincue. - Elle veut peut-être une femme.

- Sans doute.

- Voici...

une valise,

d'apparence fort commune, me direz-vous. Eh bien...

elle ne l'est pas.

Une fois l'objet prélevé,

vous le disposez

sans le moindre contact avec aucune surface.

Empreintes digitales intactes !

J'ai décidé de l'appeler

la Bertillonne, pour faire simple et...

Les journalistes s'en vont.

Mais où vont-ils ?

Mais... Revenez !

Explosion du flash

Musique douce

...

- Madame Marguerite Steinheil !

...

- Trois hommes rien que pour moi.

Je suis flattée.

C'est bien.

C'est très bien. Comme ça, ce sera plus officiel.

- Vous avez sollicité une audience. Que voulez-vous ?

- Où en êtes-vous avec les lévites ?

- C'est en cours. - Pourquoi

n'ai-je pas été informée ? - C'est confidentiel.

- Madame, gardons notre calme. Monsieur le commissaire

fait de son mieux.

- Vous ne m'avez pas crue !

Voilà le problème !

Pendant que vous...

tergiversez, c'est moi qu'on traîne dans la boue.

Les gens m'insultent dans la rue.

Pourtant, j'essaie d'aider la justice.

J'ai fait la liste

des bijoux volés. Faut-il que je fasse celle de mes amants ?

- Il suffit, madame. - Nous sommes sur la piste

d'un cambriolage.

- Votre...

description des lévites

est éloquente. Y renoncez-vous ?

- Je les ai vues.

Comme je vous vois.

- Il est étrange, après deux meurtres,

qu'ils vous aient épargnée.

En tuer deux ou trois, c'est pareil.

Pourquoi laisser un témoin ?

- Vous me soupçonnez.

Eh bien arrêtez-moi.

Vous me relâcherez. Vous n'avez rien contre moi.

- Pas encore. - Commissaire !

Je ne vous comprends pas.

Vraiment, je ne comprends pas.

Vous avez survécu.

Il vous reste votre fille, une jolie maison, de quoi vivre.

Lépine soupire.

- Ca ne me suffit pas.

- "Meg, ma chérie.

"Le récit que vous avez fait du crime

"n'est pas vraisemblable.

"Il faut vous laver de tout soupçon en disant la vérité.

"Tant que les assassins ne seront pas arrêtés,

"je ne vous reverrai pas.

"Adieu, Meg.

"Puisse la vérité éclater bientôt et vous libérer."

Du joli !

Et c'est signé...

"B."

- M. Hutin m'a dit que si j'apportais certaines lettres...

- Préparez-moi un bon de 300 francs. M. Couillard l'encaissera.

- 300 de plus, si tu nous dis qui est B.

- Je... Je ne sais pas.

- Remy, écoute-moi bien.

C'est important, là.

Il s'agit de ta vie.

Dans cette affaire, il n'y a que deux suspects, tu comprends ?

- Elle a déjà pris un avocat. Elle le sait très bien :

à la fin, ce sera elle ou toi.

- Je ne sais rien de plus.

- Oh...

Qui est B ? - Tu connais le nom

de ses invités. Tu sais qui venait aux vernissages.

- Euh...

Je crois que c'est...

(M. Borderel.)

Maurice Borderel.

- Borderel...

Ce Borderel-là ?

Musique de suspense

...

On la publie ?

- Pas encore.

- Pourquoi ?

On veut pas gêner nos annonceurs ?

- Tu mets en cause l'intégrité du "Matin" ?

La règle d'or, pour un feuilleton, c'est de maîtriser le rythme.

On tient une semaine, avec les lévites.

Un mauvais journaliste rabâche la une du jour.

Un bon prépare celle du lendemain.

Tu me fais confiance ?

- Bien sûr.

- J'ai un cadeau pour toi, Marcel. Tu vas lui rendre sa lettre.

Tu ne lui poses aucune question sur B.

Tu la préviens qu'il y a un voleur dans sa maison

et tu reviens me dire ce qu'elle en pense.

Musique grave

...

- Euh... non.

Dactyloscopie : impossible sur du carton.

Vous devriez le savoir. Le Pr Bertillon le répète.

Quoique...

Le bristol est assez épais.

Je peux essayer.

Musique de suspense

...

J'ai trois séries : Adolphe Steinheil, Mme Steinheil

et une série inconnue. Je peux vous prouver

que prendre des empreintes sur du bristol, c'est faisable.

Ca dépend du bristol.

- Ou du scientifique.

Maintenant,

compare-les avec celles-ci.

...

- Vous pensez que c'est...

- Sur le carton, la dactyloscopie est impossible.

C'est ce que dit le célèbre Pr Bertillon.

Et toi...

t'as pas envie de le contredire.

T'as jamais trouvé ces empreintes et je t'ai jamais montré la fiche.

Gamme mal jouée

...

- Nous sommes confus d'être obligés de vous arracher à votre chagrin.

Je vous prie de le croire.

- Merci.

- Concernant les lévites,

il s'agissait bien de ce genre de costume ?

...

- Oui.

Oui. C'est exactement ça.

Marthe !

Viens ici, ma chérie.

Voilà, voilà...

comment étaient les assassins de ton père.

- Vous permettez ?

- Ah non, non, vous n'y pensez pas. Pas ici.

- Mme Steinheil, rien ne vous sera

plus utile que la publication

d'une photo de vous deux dans la maison

du crime. Les lecteurs penseront :

"Elles ne peuvent être qu'innocentes."

- Bien sûr.

Eh bien...

Viens, ma chérie.

Ici.

- Madame...

des rumeurs ignobles circulent sur vous.

On dit que les cambrioleurs en voulaient à des papiers.

- Des papiers ?

Mais qui vous a dit ça ?

Couillard ?

C'est idiot, je...

Je vous jure sur...

Tenez, je jure sur la mémoire d'Adolphe,

et rien ne m'est plus sacré,

que jamais mon mari n'a eu en sa possession

aucun papier ni document. Il n'avait rien à cacher.

C'était un homme...

C'est un homme très doux, très bon, très...

Très tendre.

Il n'a laissé autour de lui...

que des souvenirs...

qui sont autant de regrets.

Sanglots

Musique grave

... ...

Il vous en faut une autre ?

Une porte s'ouvre et une clochette tinte.

- Vous désirez ?

- Joseph est là, Mme Fiersi ?

Et Julien ?

- Non.

- Tant pis.

Je voudrais voir des modèles.

- Je suis occupée.

- J'ai tout mon temps.

- Il y a un voleur dans votre maison, madame. Tenez !

- Comment ?

- Couillard est venu nous la vendre.

Mais "Le Matin" ne mange pas de ce pain-là.

Et il n'est pas allé voir la concurrence.

Musique de suspense

...

- Cabinet Weidmann et Chauvin.

- Je peux vous laisser. - J'aime autant que vous restiez.

...

- La nouvelle gamme arrive la semaine prochaine. Revenez.

- Merci. - A la semaine prochaine.

- Votre fils a des problèmes. Joseph ne pourra pas l'aider.

Il a commis un crime.

Je ne l'ai pas dit à mes supérieurs.

J'ai besoin de parler à Julien. Soit vous m'aidez à le trouver,

soit il aura sa photo dans tous les commissariats demain matin.

Recherché pour meurtre.

Il sera plus en sécurité dedans

que dehors.

- Je ne sais pas où il est.

On ne l'a pas revu depuis...

- Qu'il a vu la police ici ?

Sanglots

- Je l'avais dit à Joseph :

"Ne t'approche pas de cette femme."

Je croyais qu'il...

- Qu'il s'était laissé séduire par Pompe Funèbre ?

- Il m'a dit : "Je ne la verrai plus."

Mais c'est toujours l'argent. L'argent facile.

Une soirée. Un vernissage. 10 000 francs.

C'est obscène.

Joseph m'avait juré qu'il n'irait plus. Alors...

- Il a envoyé Julien à sa place.

- Ils se ressemblent tellement, tous les deux.

Ils ne se supportent pas.

- Si vous voyez Julien ou s'il vous appelle,

dites-lui de se rendre.

De lui-même.

Il dénonce ses complices. Il fera 10 ans ou moins.

C'est ce que vous pouvez espérer de mieux.

Je suis désolé.

Jouin s'éloigne, puis sort.

Sanglots

...

- Je croyais que les journalistes protégeaient leurs informateurs.

- Sauf s'il s'agit d'un criminel.

Couillard est un voleur. Vous avez la preuve.

Il serait temps de prévenir la police, non ?

- Que se passe-t-il ?

- Bonjour.

- Maman, que se passe-t-il ?

- Mariette ! - Oui ?

- Où est Remy ?

- Chez le traiteur.

- Il a laissé sa veste ? - Oui, je crois.

- Bien.

Sale petit voleur.

Hein ? Qu'est-ce que tu as pris d'autre ?

- C'est Remy ? Mais qu'est-ce qu'il a fait ?

- On ne sait pas.

Musique de suspense

...

- Oh mon Dieu.

Oh mon Dieu, mon Dieu !

Cette perle.

Elle était montée sur un de mes bijoux.

Une marguerite.

Prévenez la police.

Ma chérie ! Ma chérie, n'aie pas peur, hein ?

Tant que je serai là, il ne te fera rien.

...

Brouhaha

...

- Il semblerait qu'un bijou

ait été retrouvé dans le portefeuille de Couillard.

- Inspecteur.

Mme Jouin a téléphoné.

Trois fois.

Elle dit qu'elle est avec un ami à vous.

- Et alors, tu vois, Blériot, il prend son élan...

Imitation d'un avion en vol

... Et il peut traverser la Manche.

Tu te rends compte ?

Il se réveille à Paris et il déjeune à Londres.

- Il tombe jamais ?

- Ben non. Il atterrit.

Un téléphone sonne. En douceur.

... - Allô ?

- Qui est avec toi ?

Joseph et la fillette rient.

- J'ai besoin de te le dire ?

- Passe-le-moi.

*- Joseph.

*- Ca va ?

- A quoi tu joues ? *- T'es passé voir ma femme.

Je te rends la politesse.

Moi, au moins, j'ai amené un jouet à ma filleule.

Elle dit que son papa travaille trop, qu'il lui manque.

J'ai pas de leçon à te donner. Mais c'est important, la famille.

- Oui. Les enfants grandissent vite.

Parfois, ils tournent mal.

*J'aimerais que tu partes de chez moi.

- Je voulais aussi te présenter mes excuses.

J'étais un peu tendu, l'autre soir.

Ca avance, ton affaire ?

- Non.

J'avais un suspect, mais c'est une fausse piste.

- T'en as parlé à Cochefert ?

- Un "non-résolu" de plus, je peux vivre avec.

- Merci.

- Je te dois plus rien, maintenant.

Rien.

Maintenant, pars de chez moi.

*Va t'occuper de ta famille, plutôt.

Musique grave

...

- Bonsoir, inspecteur.

M. Cochefert a de bonnes nouvelles. L'enquête avance.

- Je t'ai appelée, ce matin.

- Et alors ?

- Je cherche un avocat pour mon divorce.

- Je fais du droit criminel.

Pas des affaires conjugales.

Bon courage.

- Pompe Funèbre se sert de toi, et lui aussi.

...

La fille de Jouin imite un avion en vol.

...

- A bientôt, ma grande.

...

Si t'es sage, je t'emmènerai au concours Lépine avec mes gamins.

Ils ont des maquettes

grandes comme ça !

Et s'il est bien gentil,

ton papa viendra avec nous. D'accord ?

- D'accord.

Musique grave

... ...

- Très bien.

Oui, monsieur le juge. C'est entendu.

Demain, à la première heure.

Ah, vous êtes là, vous. Vous avez pris la journée ?

- Monsieur, je...

A titre personnel,

je... - Inspecteur,

je n'ai pas le temps d'écouter vos soucis personnels.

Demain à l'aube, nous allons arrêter Remy Couillard.

Musique de suspense

Grincements et gémissements

... ...

...

- Chut.

... ...

Cri

Musique de suspense

...

- L'affaire Steinheil

entre dans sa phase critique, décisive,

d'où la lumière doit fatalement sortir.

Foule mécontente

- Je suis innocent !

- Assassin ! - Je suis innocent !

- Nous ne sommes pas la police ni la justice, mais des écrivains.

Notre seul rôle est de renseigner le public

et avertir nos lecteurs.

- Coup de théâtre ! Remy Couillard arrêté !

Grâce au "Matin", la police arrête l'assassin !

Coup de théâtre !

Remy Couillard arrêté !

- Nous connaissons la vérité.

Il n'est pas difficile de trouver les assassins.

Notre rôle n'est pas de les livrer.

- "Notre rôle n'est pas de les livrer.

"La police doit faire le travail que nous avons entamé à sa place."

...

- Tout va bien.

Julien va s'en sortir. C'est ce qui compte.

...

C'est tout ce qui compte.

...

Explosion du flash

...

- Vous reconnaissez ce vêtement ?

- C'est un des miens.

- Puis-je interroger votre fille ? - Ma cliente

n'y voit pas d'objection.

- Tu peux parler librement, ma chérie.

- Remy Couillard a-t-il pu avoir des sentiments à votre égard ?

- Oh, quelle horreur ! J'espère bien que non !

- Il faudrait demander à Couillard.

- Des sentiments, je ne sais pas.

De l'envie, peut-être.

J'ai parfois senti son regard sur moi.

Mais il regardait ma mère de la même façon.

- Ce sentiment ou cette envie n'a rien de réciproque ?

- Non. - C'est ridicule !

Passe encore qu'on me prête, à moi, des liaisons avec tout Paris.

Mais qu'on épargne ma fille !

Marthe, s'amouracher de ce valet stupide ?

- Il est pas stupide,

maman !

Simplement timide.

- Allez.

- Je suis innocent.

- On a trouvée cette perle. Donc quelqu'un l'y a mise. Qui ?

- Je sais pas.

- Tu es catalogué : voleur et pervers. On se fout de savoir

si t'es coupable ou innocent.

Mes collègues vont te travailler.

Avec eux, tu avoueras que tu as tué, dépecé et bouffé ta grand-mère

en vinaigrette ! Et tu signeras ces aveux !

- Mais j'ai rien fait.

- Tu m'as entendu ?

Ils s'en foutent.

Je sais que c'est pas toi. Je veux te faire sortir.

Aide-moi.

Musique grave

- Oui, j'ai volé du courrier.

Mais au "Matin", on m'a dit que c'était pas très grave.

Ils m'ont acheté une lettre.

- Une lettre de qui ? - Je sais pas.

- Sans la vérité, je pourrai rien faire.

Elle est de qui, cette lettre ?

- Un amant.

Borderel.

Quelqu'un ouvre la porte et entre.

- Avez-vous choisi un défenseur ?

- Euh... Je sais pas...

- Vous aurez un avocat d'office.

Vous êtes inculpé de vol. Pour commencer.

Emmenez-le !

- L'inspecteur Quemener va accompagner le prévenu

jusqu'à son transfert à la Santé. Ordre du commissaire Cochefert.

Musique mystérieuse

...

- Il existe aujourd'hui une ressource plus importante

que le gaz ou l'électricité.

Un produit dont le monde entier a besoin...

chaque jour.

- M. Borderel est plus que riche. C'est une puissance.

Le principal employeur du département du Nord.

Et il est coté en Bourse.

- Un industriel exemplaire pris dans un abominable scandale :

sexe, meurtre et corruption.

Que penseront ses actionnaires ?

Musique grave

...

Ah, Maurice ! Cher ami, comment allez-vous ?

- Je sais pas. C'est à vous de me le dire.

- "Meg, ma chérie.

"Le récit que vous avez fait du crime n'est pas vraisemblable.

"Il faut vous laver de tout soupçon en disant la vérité."

- Mme Steinheil !

Brouhaha

- Ah !

Inspecteur Jouin,

c'est bien ça ?

L'enquête avance ? Couillard a avoué ?

- C'est en bonne voie.

Puis-je avoir un mot en privé ?

- Mme Steinheil et sa fille ont répondu au commissaire.

- C'est au sujet d'un ami commun.

- MAITRE CHAUVIN ! Brouhaha

- Ma cliente

a toujours soupçonné Couillard.

Elle le gardait auprès d'elle, malgré tout,

car elle attendait son heure.

- Eh bien ?

- Julien vous passe le bonjour.

Le fils de notre ami Joseph. Vous le connaissez,

n'est-ce pas ?

- Vaguement. Il est un peu jeune pour moi.

- Plus jeune que Borderel ? Plus jeune que Lépine ?

- Mmh...

Le policier incorruptible en quête de vérité.

Et mignon, avec ça !

Mais... vous n'êtes pas mon genre !

- Piéger le valet : l'erreur de trop.

Vous allez chuter, madame.

Moi, je serai aux premières loges.

- Excusez-moi.

Mon avocate m'attend.

Musique grave

...

- Son mari et sa mère seront vengés.

- Madame Steinheil !

Les journalistes appellent Mme Steinheil.

...

- C'est elle qui a livré mon nom ?

Tout Paris sait, maintenant.

Mon Dieu, mes enfants. Mes pauvres enfants.

Que vont-ils penser ?

Un chien aboie.

...

Sanglots

...

Merci.

Mais qu'est-ce que j'ai fait ?

Il se mouche bruyamment.

Mais... Merci.

- Dans ces circonstances, "Le Matin"

est votre meilleur allié.

Nous ne trahissons pas nos amis.

- Vous n'avez rien à vous reprocher,

si ce n'est une petite aventure, une passade de rien du tout.

Vous êtes veuf, n'est-ce pas ? - Oui. Depuis quatre ans.

- Vous voyez, vous n'êtes même pas infidèle.

Qui vous reprochera d'être tombé sous le charme

de cette... Jézabel ?

- Oui, c'est vrai.

Je n'étais pas le seul. Vous aimez les ragots, non ?

Meg m'a dit que si je ne voulais pas l'épouser,

elle me quitterait.

Il y avait un autre homme.

- Avec elle, il y a toujours d'autres hommes.

- Cet homme était le préfet Lépine.

- Hop ! Belote, rebelote et 10 de der.

Rires - Oh !

Allez !

...

- C'est bon, le transfert de Couillard ?

- Oui.

- Il est parti à la Santé ?

- Oui.

- Tu l'as vu monter dans le fourgon ?

- Euh... - Est-ce que tu l'as vu

monter dans le fourgon ? - Le juge a dit non.

Cri de colère

Il voulait le déférer au parquet avant.

Qu'est-ce que j'y peux ?

Allez vous plaindre au juge.

Musique grave

Brouhaha

... ...

- Remy Couillard, quelle salle ?

...

- Je sais pas. Je viens d'arriver.

...

Je vais vérifier dans le registre.

Alors... Remy Couillard...

Euh... Non...

- Quelle salle ? - Sept.

- C'est toi qui les as fait rentrer

et ils t'ont payé avec le bijou. - Non.

- Tu voulais la baiser, la Pompe Funèbre.

Et sa fille avec.

Mais comme elles voulaient pas,

t'as voulu te venger. - Non !

- Mains sur la table !

Musique grave

...

Coup et cris de douleur

...

...

- Messieurs.

Quoi ? J'ai gâché la fête ? J'arrive trop tôt.

...

- Hé, c'est bon.

On a des consignes...

Cris de douleur

Gémissements de douleur

...

- Vous deux, dans le bureau du commissaire Cochefert.

Maintenant !

Il veut vous féliciter pour votre excellent travail.

...

- Ca se paiera, ça. - Quand tu veux.

...

- J'ai rien fait. Je vous jure

que j'ai rien fait.

- Ferme ton clapet. Rhabille-toi. Viens.

- Et s'il avouait

sous la contrainte, s'il porte la moindre trace de coup,

s'il a glissé ou s'il est tombé dans l'escalier,

je vous promets, monsieur le juge,

que je viendrai vous arrêter en personne !

Je vais vous en montrer, moi,

des brutalités policières.

- Le seul mot que je veux entendre sortir de ta bouche

c'est "avocat". Tu m'as compris ?

Si je te demande l'heure ?

- Avocat. - Bien. Tu vas t'en sortir.

...

- Et voilà.

- Désolée. Comme chaque année, vous ne pouvez pas participer.

- Mais... enfin... La Bertillonne...

- La police va bientôt l'utiliser. Elle n'a pas besoin du concours.

- Ah...

- Ca suffit ! Je n'y crois pas !

- Vous voudrez bien m'excuser ?

Cris au loin

- Oui.

...

- Je ne suis pas rentré dans la police

pour faire couper la tête à un innocent !

Remy Couillard

n'a tué personne !

Ne lui collez pas deux meurtres sur le dos.

- Vous cherchez une mise à pied ? - J'ai pas peur de vous !

Je suis un policier, moi !

Pas un politicard. 30 ans de carrière !

Si je rends ma carte aujourd'hui, j'aurai une pension complète !

- M. Cochefert !

Je vous en prie, calmez-vous.

Pas de scandale ici.

- Allez vous occuper de votre concours de jouets, vous !

Ca vous épargnera de moucharder tout ce que vous entendez !

- Très bien !

Vous êtes mis à pied.

- Parfait.

Voilà ma carte !

Voilà mon écharpe.

En sortant,

j'irai voir "Le Matin", "Le Petit Journal", "Le Figaro".

Je vais leur sortir d'étonnantes saloperies

sur votre compte ! - Vous perdez

la tête. - Je parlerai de Pompe Funèbre,

de son cercle de jeu que vous avez couvert.

- Faut vous faire interner. - De Mme Lépine !

Paix à son âme ! Je leur dirai : "Morphine !"

- Assez ! - Je leur dirai : "Puybaraud !"

Je leur dirai...

- Taisez-vous !

Cris de douleur

- Seigneur...

Il manquait plus que lui. Le fidèle Hector,

qui couche aux pieds de son maître.

Vous savez que c'est un inverti ? Bien sûr !

- Cochefert !

Musique grave

...

- Bordel de chiotte.

Bordel de chiotte.

...

- Où est Cochefert ?

- T'as commandé un chapeau ? Elégance et Tradition. Deux appels.

Rire

Le téléphone sonne.

- Elégance et Tradition.

*- Inspecteur Jouin. Vous avez cherché à me joindre ?

*- Que ferez-vous de lui ?

Si je vous aide à retrouver mon fils, que ferez-vous ?

*- Ca dépendra de ses réponses.

- Julien a une amie.

Irma Barbey.

*- Quel âge ?

- Environ 20 ans. C'est une rouquine.

- Elle travaille ?

*- Elle dit qu'elle est femme de chambre.

- Où est-ce qu'elle loge ? *- Un garni,

à République. Je n'ai pas l'adresse.

Clochette

*- Merci beaucoup, Mme Fiersi.

- Non, je ne suis pas intéressée par la collection d'automne.

Ecoutez, vos modèles ne se vendent pas.

En tout cas pas chez moi. Au revoir.

- Tiens.

Va mettre la table.

C'était qui ?

- Un démarcheur.

- Par téléphone ? - Il est venu mardi. Il me relance.

Je l'ai rembarré.

- Opératrice, ici le magasin Elégance et Tradition.

J'étais en ligne et ça a coupé. *- Je vous mets en communication.

Grésillement

...

*- Préfecture de police, brigade de recherche.

- Qu'est-ce que t'as fait ?

A qui t'as parlé ?

- C'était Jouin ?

Est-ce que t'as parlé à Jouin ?

- C'est ton ami. Il essaie de nous aider.

Et t'as balancé ton propre fils.

- Si un de mes enfants est un criminel, je protège les autres.

Gémissement de douleur

- Ton propre fils !

- Maman !

Pourquoi t'as tapé

maman ?

- Joseph !

Musique grave

...

Des pas approchent.

N'y va pas !

Joseph, je t'en supplie, n'y va pas.

Pense à nous.

- C'est trop tard.

- Joseph, je t'en supplie, écoute-moi.

- Il lui faudra de l'argent.

Ca coûte cher, d'être en cavale.

- Je t'ai toujours aimé.

Je ne t'ai jamais jugé.

Mais si tu dois faire une seule chose pour moi, n'y va pas.

- T'as fait ton choix. Vis avec.

...

- Maman.

Il va où, papa ?

...

- Barbey Irma, environ 20 ans, rousse,

vers République. Regardez dans le registre des garnis.

- Vous êtes pas pressé ?

République, il y a quatre arrondissements.

- Personne m'attend pour dîner.

Pleurs de nourrisson

... ...

...

- Oui ?

- J'ai un colis pour Mme Irma Barbey.

C'est un chapeau.

Musique de suspense

...

- Où est Julien ?

- Avance, et je te crève.

- T'es mignonne, toi.

Tu veux pas plutôt me répondre ?

Gentiment ?

Où est Julien ? - Il veut plus te voir.

Irma a du mal à respirer.

...

Gémissements de peur

- Tu vois ? Gentiment, c'était ça.

T'as pas envie de voir méchamment.

Où est Julien ?

- Tu le reverras jamais !

- Faut l'arrêter.

Il va tous nous détruire.

Arrêtez-le.

Gémissements de douleur

Arrêtez-le. Il va tous nous détruire.

- Comment va-t-il ?

- Un peu cabossé.

Il survivra.

Très bien, commissaire. Faites votre devoir.

Interrogez le suspect.

Je suis à vous.

- Avez-vous une liaison avec Marguerite Steinheil ?

- Oui.

- Depuis quand ?

- La mort de ma femme.

De loin en loin, ça va faire cinq ans.

- Est-ce qu'elle détient des lettres de vous ?

Elle a de quoi vous faire chanter ?

- Je ne lui ai jamais écrit et j'ai brûlé les siennes.

- Avez-vous été chez elle ?

- Oui. - Au Vert-Logis ?

- Oui. - Récemment ?

- Le mois dernier.

- On vous a vu ?

- La cuisinière était là.

- Allez aux putes, comme tout le monde.

Musique grave

...

- Commissaire, je n'ai aucune intention d'entraver l'enquête.

Je sais que vous rechercherez la vérité à tout prix.

...

- "Pour Marguerite Steinheil,

"l'heure n'était pas au triomphe, mais au repos.

"Après avoir dû surmonter sa douleur et faire taire la rumeur,

"ces jours où elle avait gardé un criminel chez elle,

"pour mieux le démasquer,

"elle n'aspirait, avec sa fille bien aimée,

"qu'à la quiétude de son pavillon du Vert-Logis.

"Avant de rejoindre son refuge, elle a tenu à exprimer sa gratitude

"envers maître Jeanne Chauvin, sa jeune et brillante avocate,

"qui a su l'épauler dans sa quête de justice."

"Jeune et brillante."

- C'est mieux que "vieille et stupide".

- C'est un peu condescendant, non ? Un peu cliché ?

- Hé !

C'est la une de demain. C'est confidentiel.

Bon, je sais qu'en tant qu'avocate,

vous n'avez pas le droit de me parler de votre cliente,

mais en tant que femme, vous avez bien un avis sur Mme Steinheil.

- Elle a des yeux qui exigent, en faisant semblant de donner.

- Joli.

Je peux vous citer ? - Ttt..

Dommage.

Si elle est coupable, ça vous arrange autant que moi.

- Vous me faites rire.

Vous travaillez pour un torchon.

- On apprend bien son métier dans un torchon.

Il faut pondre les articles, vite, bien.

Si vous voulez mon avis, de nos jours,

on ne peut plus être idéaliste.

Vous avez une bonne opinion de l'inspecteur Jouin ?

- J'en ai marre des romantiques.

Deux coups

...

- Vous ne rentrez jamais chez vous ?

- Ma femme veut divorcer. Ma maîtresse m'a largué.

- Ah, Jouin !

Jouin !

Il y a des fois où...

je sais profondément pourquoi je vous garde à mes côtés.

Vous êtes inapte au commandement.

Vous êtes un inspecteur... médiocre.

Mais au moins,

vous êtes pittoresque. A la vôtre !

Cochefert soupire.

- Médiocre, mais j'ai résolu l'affaire Steinheil.

- Ah ! Félicitations !

- Les lévites existent. Elles ont été volées par Julien Fiersi.

Le costumier l'a identifié.

Confirmé par ses empreintes digitales sur un bristol.

Musique grave

...

- Vous le savez depuis quand ?

...

J'aurai votre tête, pour ça, inspecteur.

- C'est le cadet de mes soucis.

- Que savez-vous exactement de ce garçon ?

- 17 ans. Comme son père, aime trop jouer aux apaches.

Présent au vernissage du 13 avril, disparu le lendemain du crime.

Fiersi le planque, mais Couillard a été arrêté.

- Il va réapparaître.

C'est tout ?

- Il a une copine, rousse : Irma Barbey.

...

- "Bulletin de la première brigade mobile.

"Un réseau de cambrioleurs sévit à Reims, Lyon, Toulouse.

"Spécialisé dans les musées et les églises,

"reliquaires, émaux de Limoges, statuettes précieuses, bijoux."

Nanana...

Ah ! "Doivent être placés sous surveillance :

"Eugène Delaunay,

"courtier en bijouterie, 52, rue de la Folie-Méricourt.

"Albert Chevillard, antiquaire, 271, rue Saint-Honoré,

"et Irma Barbey, femme de chambre,

"14, rue Rampon."

- Des lévites et une rouquine.

...

SOUS-TITRAGE TELETEXTE LYSI MEDIA

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.