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Original subtitles

...

- Pourquoi

on est lĂ  ? - Je sais pas.

Ça doit pas être grave.

- Le pédiatre

va vous voir.

- Pourquoi ? - Romy sort Ă  la fin

de la semaine... Elle est tirée d'affaire.

- La dernière fois

aussi et elle a fait une infection. - Il faudra la surveiller, oui,

mais comme un bébé

normal né à terme.

- Je peux la prendre avec moi.

En attendant que tu sois prĂŞte.

Un bébé pleure.

- C'est pas ça le problème. Moi, je suis prête.

...

- Excusez-moi. J'en ai pour 1s.

Roban.

Je vais pas prendre de gants.

Le comité médical a rendu son avis, il vous a déclaré

inapte. - Pardon ?

- Vous ne pouvez plus instruire.

- La direction ne peut pas prendre

une décision aussi radicale. - Elle applique

le principe de précaution.

- Le médecin du travail m'a examiné 1/2h. J'ai compté jusqu'à 100

et dĂ» reproduire un dessin d'enfant.

- Vous pouvez contester la décision médicale,

mais je vous demande

de rassembler tous vos dossiers,

que je les répartisse entre vos collègues.

...

...

...

- On t'attendait. On commence l'interrogatoire de Couderc.

-Il doit nous dire oĂą est Moldovan.

- Ils voulaient quoi Ă  l'hĂ´pital ? - Rien.

- Rien...

Vous dites ne pas connaître M. Moldovan. Pourtant,

il était chez vous.

- La police débarque

chez moi sans prévenir, je me méfie.

- OK. Que faisait-il chez vous ?

-Il était venu me chercher. Il avait besoin

d'un médecin. - Pour qui?

- Une jeune fille.

Votre arrivée m'a pas permis d'en savoir plus.

-Il est oĂą maintenant ?

Vous avez pas son adresse ? - Non.

- Le sang sur les serviettes et les compresses, ça vient d'où ?

- Une jeune Rom amenée par Moldovan. Je l'ai accouchée

mardi.

- Mais vous êtes radié.

- Seulement parce que 2 hystériques

m'ont accusé de les avoir violées. - Qu'est-ce qu'elle est devenue,

cette Rom ? - Ben, elle est repartie

avec son bébé.

En pleine forme. - Pourquoi vous voir vous ?

- Contrairement

Ă  l'hĂ´pital, moi, je ne demande pas de papiers.

Je fais mon travail et tout le monde est content.

- Ça vous dérange pas d'exercer

illégalement ? - J'aide des jeunes filles

marginalisées dont tout le monde se fout.

On devrait me féliciter.

- Elle, vous l'avez aidée ?

- Je n'ai pas mes lunettes.

Entrechocs

Merci.

Non.

- Et lui ?

Il soupire.

- Non plus.

C'est plutĂ´t des jeunes filles que j'accouche.

- C'est ça.

Entrechocs

- Alors ?

-Il lâchera rien. Si ça se trouve, il sait même pas où est Moldovan.

- Et son portable ?

- Eteint. Il a dĂ» le jeter.

- Sans Moldovan, on a pas

Maria. - On fait cracher Jolers.

- Avec quoi ? Il se tait.

Il a envoyé Moldovan tuer Mercier.

Donc, on lui colle

une complicité de meurtre.

- OK, on fait ça. Allez.

- Sors-moi Jolers, s'il te plaît. - OK.

Sortez.

- On va reprendre

la causette. - Je dirai

rien. - Attends de voir

ce que ton copain nous a dit.

- Pourquoi je vois ça ?

- C'est le résultat de ton appel.

- Quel appel ? - Celui passé à Moldovan.

Ça te dit rien ?

- Je connais pas. - Selon 2 témoins, Mercier

se mĂŞlait trop de vos magouilles

et tu as appelé Moldovan

pour lui faire peur. - Quels témoins ?

- Toi, tu voulais pas que ton copain

finisse comme ça quand même ?

Hein ?

Tu as dérapé dans ton job.

Ça arrive... Mais tu as pas franchi la ligne au point

de vouloir la mort d'un collègue ? Regarde.

T'es pas un meurtrier,

voilà la différence

entre toi et Moldovan.

Alors, si tu nous aides

à choper Moldovan, le juge y sera sûrement sensible.

- C'est ça. Les juges, ils seront sensibles à rien du tout.

Surtout quand ils peuvent se payer un flic.

- Non, Roban, on le connaît.

Il nous apprécie. On peut le convaincre d'être clément.

- J'ai rien Ă  vous dire.

- Tiens.

C'est tout ce que ça te fait

de savoir qu'un collègue a été décapité par ta faute ?

Tu es devenu

quoi, bordel de merde ?!

Tu es devenu quoi ?! Tu es devenu quoi ?!

Tu es devenu quoi ?!

Bordel de merde.

- Escoffier !

Berthaud...

avec moi.

- Surveille-le.

- OĂą est sa notification de garde Ă  vue ?

- Ah, merde.

Tintin aurait dĂ» s'en occuper.

- Les procédures, c'est primordial.

- Putain. - On peut pas...?

- Sans notification, la garde Ă  vue saute.

Jolers, on l'oublie.

Roban va le relâcher.

- Ah, putain.

- Ça va ?

- Oui. Je m'étais déjà niqué la main chez Couderc. Alors là...

- Je te fais un strapp ?

...

- Je vais aller voir Roban. - Oui.

Une cloche tinte.

- Pas de notification, c'est fâcheux. - On parle

d'un ripou impliqué dans un meurtre, là.

Si on le relâche,

on perd Moldovan.

- Sans notification de garde Ă  vue, le magistrat refusera

de déférer Jolers. Il faut le relâcher.

- "Le magistrat" ?

- Non, je suis pas gâteux au point de parler de moi à la 3e personne.

N'en déplaise à ces trous du cul du comité médical.

Je suis suspendu en raison

de ma santé.

Voilà. Un autre magistrat va prendre la relève.

Commandant, excusez-moi, mais une armée de vautours

va venir s'abattre sur mes dossiers

pour les emporter. Merci de nous laisser.

- Mais M. le juge... - Laure, c'est votre enquĂŞte.

Vous vous en sortirez très bien

sans moi. Au revoir.

- Roban est suspendu,

saqué par la médecine du travail.

En plus de relâcher

Jolers, on se farcit un nouveau juge.

- Nous, on tient

quelque chose. C'était dans le cabinet du toubib.

Du fil de suture, le mĂŞme qui a servi

à recoudre la césarienne de Justine. - Du fil de suture, c'est courant.

- Oui, mais c'est...

- Du catgut. C'est fait

avec du boyau de mouton. Et ça provoque

des inflammations de la peau.

-Interdit en France.

-Il est pas censé l'utiliser.

Connard.

Cran de menottes

- Je la connais pas,

je vous dis.

- Ça, ça vous inspire quoi ?

- C'est une suture de la paroi abdominale assez déplorable.

Pourquoi me montrer ça ? - Justine Fabre.

14 ans. Décédée

à cause d'une césarienne recousue avec du catgut.

On en a retrouvé chez vous.

- C'est courant. - Non, c'est

interdit en France

depuis 2001.

- M. Couderc,

vous passez en garde Ă  vue

pour homicide.

- Je dois parler Ă  mon avocat.

- Non, tu as eu les 30mn réglementaires.

- Je dis plus rien.

- On parle de la mort

d'une gamine. Pour défaut de soins.

C'est vous qui l'avez accouchée ?

Et laissée crever ?

- J'ai voulu...

la sauver.

- On vous écoute.

Qui vous l'a amenée ?

Qui vous l'a amenée ?

- Moldovan.

Il m'a appelé parce qu'elle perdait du sang.

- En la voyant, j'ai compris... qu'elle pourrait pas faire sortir

son petit. Elle était très faible.

J'ai dit Ă  Moldovan de l'emmener Ă  l'hĂ´pital.

Il a refusé.

Alors, j'ai fait ce que j'ai pu.

- Ça s'est passé où ?

- Dans la cave d'un immeuble.

- Cet immeuble ?

- Cet immeuble.

- Le bébé est mort ?

- Non. Il est né vivant. Un beau petit

garçon.

- Je reviens.

-Il s'est passé quoi ensuite ?

- La gosse était inconsciente. J'ai dit

d'appeler une ambulance.

Moldovan a promis de le faire. - Pourquoi il a refusé l'hôpital ?

- A cause du bébé.

- Comment ça ?

Coup Comment ça ?

-Il était déjà vendu.

- OK.

Ça va ?

- Alors, Couderc a raconté quoi ?

- On est passé à côté d'un truc

énorme, qui pourrait bien être ce que Mercier avait pigé.

- Je t'écoute.

- Un trafic de nourrissons.

J'avais bien vu une ou 2 filles

enceintes, mais de là à imaginer ça...

Lés bébés sont revendus à dés couplés stériles.

Des patientes de Couderc.

VoilĂ .

- Le bébé de Justine a été vendu ?

- Un petit Rom, c'est 10 000E, un petit Européen, 18 000.

- Ils sont bien les deux, lĂ . Trafic humain Ă  foison.

- Mercier l'a découvert et voulait protéger Justine.

- On fait quoi ?

-Il faut chercher le couple qui a acheté le bébé de Justine.

Couderc a un listing de femmes sur liste d'attente

pour acheter un bébé. Commençons par ça.

Hein ?

On frappe Ă  la porte.

- Bonjour. - Bonjour.

- Cédric Vargas. On m'envoie récupérer

certains de vos dossiers.

- Je sais. Lesquels ?

- Saint-Blanquat, Leroux

et Mercier.

- Saint-Blanquat et Leroux, il y a aucun problème.

Mais l'affaire Mercier, c'est pas évident.

Surtout pour un jeune magistrat.

- C'est tout ça ? - Oui. L'affaire est très avancée

avec des ramifications compliquées. Tout, tout seul, vous aurez du mal.

Si vous voulez,

je peux vous aider.

- Je vous reconnais. Vous étiez

intervenu dans ma promo. J'avais adoré. En plus, vous étiez

drĂ´le.

- Tant mieux si je vous ai fait rire. Donc, pour l'affaire Mercier...

- C'est bon, je préfère me faire une idée par moi-même.

Votre greffier peut-il m'aider ?

Ça m'a fait plaisir de vous revoir.

...

- Ta garde à vue est prolongée.

Dis-moi la vérité.

Que s'est-il passé

avec Vern ?

Il t'a violée.

- Mais non.

- Je t'ai vue partir avec lui.

- Ah bon ? - Et après, il t'a violée.

Dis-le.

Et pourquoi tu as porté

Plainte ?

- J'étais bourrée après le pot... Je me souviens pas ce que j'ai fait.

A part que j'ai couché avec quelqu'...

Une flic m'a dit de porter plainte. Elle a cru Ă  un viol au GHB.

- Là, tu deviens crédible.

- Seulement... je me suis remémorée être partie avec Vern

et avoir couché avec lui. Du coup, j'ai retiré ma plainte.

- Là, tu me reprends pour un con. Ecoute, Joséphine Karlsson...

Vern t'accuse de l'avoir renversé.

En tant que victime, sa parole vaut plus que la tienne.

Dis la vérité et ça s'inversera.

- C'est la vérité.

Il soupire.

- Putain.

- Camille Léclin, non.

- Le nouveau juge a levé la garde à vue.

Jolers est en train de partir.

- Quoi ?

- JP et Nico, collez-lui

au train. Dès que la garde à vue aura été annulée, on le retape.

Enculé, va. - Le listing de Couderc, ça avance ?

- On a que des noms.

Moldovan doit avoir les coordonnées.

- Vous avez essayé les réseaux sociaux ?

- Tenez-moi au courant.

- Alors, maintenant, Laetitia Maury. M-A-U-R-Y.

- Hop. Putain, il y en a des dizaines.

Il y en a une Ă  Marmande,

une Ă ... - Va sur Facebook.

- Elle est un peu jeune. 20 ans.

98 ans...

- HĂ©, venez voir.

J'ai une Magalie Ribière

qui est pas mal. Elle a un petit garçon.

- L'âge ? -2 mois, comme le bébé.

- Où ? - Asnières.

Elle a pris des dizaines de photos.

- Ouais, ça sent bon, ça. - Pas mal, hein ?

- On y va ?

- Fais voir.

Il est tard. Demain ?

Un téléphone sonne.

- Oui ? D'accord, je le dis.

Laure, un avocat pour toi en bas. - Un avocat ?

- Me Edelman.

- Je vous en prie.

- C'est au sujet

de Joséphine Karlsson. C'est mon associée.

Je me fais du souci pour elle.

'A quel sujet ?

- Elle a déposé plainte pour viol puis l'a retirée, disant que c'était

une erreur. J'en crois pas un mot.

Vous en pensez quoi ? - l'affaire est classée,

je peux rien dire.

- Je veux juste l'aider. - J'ai essayé aussi,

elle a refusé.

Pour moi, il y a eu

viol sous GHB.

- Mais elle a retiré la plainte. - Quand j'ai identifié l'auteur

présumé... Me demandez pas qui.

Je vous dirai pas.

- Pourquoi

vous dites ça ?

- Après qu'elle ait retiré la plainte,

Vern a été renversé par une voiture. 4 jours de coma.

Au réveil, il a désigné Joséphine.

Il dit qu'elle lui a foncé dessus.

Soupir

- Elle est poursuivie ?

- Ça vous surprend pas.

- J'ai pas dit ça.

- C'est tout ce que je voulais savoir. Commandant.

C'est bon. Je connais le chemin.

...

Propos indistincts - Ah.

Salut.

- Salut.

- Tu m'as pas dit pour le berceau. Tu en as un, ou pas ?

- Non, mais je vais m'en occuper. - Appelle-moi s'il y a un problème.

- Au revoir.

- Nico,

réveille-toi.

...

- Il fait quoi, ce con ?

Putain... Il est sérieux, lui ?

- Regarde-moi, regarde-moi. Coup

- il est vraiment fou.

Coup de klaxon

Je t'ai attendue.

Tu étais où ? - A l'hôpital.

- Toute la nuit ? - Je me suis endormie.

T'as une miette, lĂ .

- Où ça ?

J'ai bouffé le tien.

Sonnette

Verrou - M. Ribière ? Cdt Berthaud.

Lt Escoffier.

- Bonjour. - C'est au sujet du Dr Couderc.

Vous le connaissez ? - C'était le gynécologue de ma femme.

Pourquoi ?

- C'était quand ? - Ben, je sais plus.

Il y a quelques années. -Il a été radié pour viol.

- Oui, mais avec moi, il a toujours été très correct.

- On peut entrer ?

- Ah oui. Oui. Allez-y.

- Pardon.

- Il était spécialisé dans les problèmes

de stérilité.

Vous le consultiez pour ça ?

- Oui.

- On n'arrivait pas à avoir d'enfant et on nous l'avait conseillé.

- Et 2

- Finalement,

Magalie est

tombée enceinte miraculeusement. -Il a quel âge, le bébé, là ?

- 2 mois. - 2 mois.

- On peut voir son certificat

de naissance ?

- Pourquoi ça ? - Le Dr Couderc est soupçonné

d'avoir vendu des bébés

Ă  des familles. Votre femme figure sur son listing.

On s'assure que vous avez pas eu votre bébé de cette façon.

Allez le chercher.

- Vous allez prendre mon fils ? Pleurs d'un bébé

- On veut juste vérifier

l'authenticité du certificat.

- Ils vont nous prendre Noé.

Va avec le petit.

...

Ça fait 14 ans qu'on essaie d'avoir

un enfant... Elle a fait 2 fausses couches, 4 FIV.

Elle a suivi des traitements épuisants.

Rien n'a marché. Elle pleurait dès qu'elle voyait un bébé.

C'était intenable. Alors, oui,

on a acheté un bébé.

- C'est illégal.

- C'était notre seule chance d'en avoir ...

- Ce bébé n'est pas à vous.

Vous devez faire une demande d'adoption

en règle. - Vous allez pas faire ça ?

- C'est la procédure. - La procédure, je l...

- Stop. Attendez. 2s.

Je peux te parler ? On peut aller lĂ  ?

- Oui. - Merci.

Air doux de boîte à musique

- Qu'est-ce qui te prend ? On est lĂ  pour choper Moldovan,

pas pour les faire chier. - Ils ont acheté un bébé.

Le bébé d'une gamine de 14 ans. - Et ? Ils ont l'air de l'aimer.

Tu as vu toutes les photos ? Tu vas pas les séparer.

- C'est illégal... - Laisse-moi faire, va.

Nous, on veut juste savoir

comment vous l'avez eu. - Une femme

nous l'a donné. - Son nom.

- Elle l'a pas dit.

Une blonde avec une cicatrice près de la bouche.

- Ça peut être elle ? - Oui, oui, c'est elle.

- Ça s'est passé comment ? - Elle nous a contactés par mail.

Quand le bébé est né, elle est passée récupérer l'argent

et après elle nous l'a donné.

- Vous l'avez acheté combien ?

-18 000E. - Vous avez gardé les mails ?

- Sûrement. - Je veux les voir.

- VoilĂ .

- On va remonter Ă  elle avec son adresse IP.

- Vous imprimez ? - Oui.

- Allez-y.

- Ah, M. le juge. Les derniers dossiers sont partis.

Le greffier en chef m'a muté dans un autre service.

- Ah, il a pas perdu de temps.

- Je voulais vous dire, ces derniers mois

passés avec vous... c'é... c'était vraiment formidable.

Vous m'avez tellement... - Non.

Calmez-vous, Didier. Je suis pas encore mort.

Ce jour-là... tâchez de ne pas bafouiller.

Merci, Didier.

...

Bonjour, maître.

- M. le juge.

Pas

- Ça va ?

- Mme Karlsson, vous êtes née le 11 mars 1977 à Limoges.

Vous êtes célibataire.

Et vous habitez au 9, rue Ganneron dans le 18e arrondissement.

C'est exact ? - Exact.

- Mme Karlsson,

j'envisage de vous mettre en examen pour tentative

d'homicide sur la personne de Jean-Etienne Vern.

Le parquet a requis un mandat de dépôt.

A la fin de notre entrevue,

je déciderai si je saisis le JLD, ou non.

Vous avez la possibilité de répondre ou pas à mes questions,

ou de faire des déclarations spontanées. Je vous écoute.

- Je conteste les faits,

Mme le juge.

- Me Edelman.

- Le mandat de dépôt est ici parfaitement inapproprié.

Jusqu'Ă  preuve

du contraire, Mme Karlsson

ne représente pas une menace pour l'ordre public.

Et le risque qu'elle fasse

pression sur les témoins est nul,

vu qu'il n'y en a pas. - Ah, vous oubliez la victime,

en l'occurrence Jean-Etienne Vern. Mon rôle est aussi de le protéger.

- Et de quoi ?

- De votre cliente. Sa visite Ă  l'hĂ´pital m'interpelle.

Pour le moment, je préfère la tenir à distance de la victime.

- Elle a juste

rendu visite à son associé. - Oui, en se faisant passer

pour quelqu'un de sa famille... - J'ai pensé qu'on ne donnait

de nouvelles qu'aux membres de la famille.

- Ah...

Nous aurons le temps d'en reparler.

Pour l'instant, je confirme votre mise en examen

et je saisis le JLD

pour demander votre classement sous mandat de dépôt.

Crans des menottes

- Elle m'enfonce

et toi, tu fermes ta gueule ? - Vous pouvez nous laisser seuls ?

- Le juge est comme moi, elle te croit pas.

Elle va te placer en détention et tu dormiras en taule

parce que tu refuses de parler.

(-Il a pas pu me voir.) Hein ?

Respiration tremblante

- Vern... dans le sous-sol, il a pas pu me voir.

- Qu'es-tu en train de me dire ?

(-Il m'a violée.) - J'ai pas entendu.

-Il m'a violée.

-Il fallait le dire. - Que je l'ai écrasé

parce que je pouvais rien prouver ? - Et moi, je sers Ă  quoi ?

Regarde-moi... Maintenant, je sais comment me battre.

Je vais te sortir de lĂ .

Fais-moi confiance.

Coups

- ArrĂŞte avec ta clope.

Ça bouge.

- Démarre. La voiture démarre.

Crissement de pneu

Coups de klaxon au loin - Putain.

Putain. Allez.

Avance. Allez, bouge. Coups de klaxon

-1m70, 1m85, allure

sportive, de couleur foncée...

Je te... Je te rappelle.

- Ben quoi ?

Pas contents de me voir ?

Détendez-vous, je me suis pas évadé.

Tu étais plus bavard

quand tu avais besoin de thunes pour ton divorce. Et qui t'a aidé ?

Le pognon, tu t'es pas demandé

d'où il venait à l'époque.

Et toi, Mickey,

ton équipe de dealers,

qui t'a donné le tuyau pour les taper ?

Je vous ai tous aidés ici.

Mais moi, il y a

personne pour m'aider.

- On te reproche pas ton aide.

Mais Mercier,

putain... - Quoi Mercier ? Tu sais pas

de quoi tu parles.

- Jolers, je vais vous demander de quitter le service.

- Pas de souci.

J'étais juste venu saluer mes vieux potes.

Ça fait plaisir, les gars.

- Jolers !

Non ! Tir

Dégagez. Roussel, le SAMU, vite.

Brouhaha

- Allô ? Commissariat de Cléry-sous-Bois.

On a une blessure par balle. Il faut une ambulance.

Cléry-sous-Bois.

...

- Déjà de retour ?

Que se passe-t-il ?

- Heu... La médecine du travail m'a suspendu pour inaptitude.

J'ai l'intention de demander une contre-expertise.

Donc, ma question

est la suivante... comment clouer le bec à ma hiérarchie si j'ai

aucune chance de guérir ?

- Faites-vous opérer.

- Ça me guérira pas.

- Mais vous pourrez travailler.

Pour parler comme vous, vous serez en sursis,

mais la médecine du travail,

ben, aura aucun moyen de le savoir.

Ce qui se passe

à l'intérieur, nous sommes que 2 à le savoir.

- L'opération changera quoi ?

- Déjà, vous arrêterez

de saigner du nez... Tenez. Pour un oui

OU POUF un non.

Et vous aurez moins de troubles cognitifs,

ce qui sera utile pour passer

les tests pour débiles mentaux prisés par la médecine du travail.

Mh ?

Bien.

Alors... on opère quand ?

- Aux justiciables en sursis, je leur conseille de se tenir

Ă  carreau.

Un malade en sursis,

vous lui dites quoi ? - De vivre.

- Merci.

- VoilĂ , attends... - C'est pas elle, lĂ  ?

- Non. - Elle est plus mince.

- Continue.

On a identifié l'adresse IP

de Lena. Un cybercafé avenue

de Flandres.

- La PP a envoyé la vidéosurveillance.

- Jolers s'est suicidé.

Une balle dans la tête devant ses collègues. Voilà.

Il devait lui rester

des valeurs... Je vous laisse bosser, je dois rappeler

Herville.

- OK.

- Bon... Ben, il nous reste plus que Moldovan.

Sinon adieu Maria et l'enquĂŞte.

- Tu peux revenir en arrière ? - Oui.

- LĂ , la... avec la parka, la gonzesse, lĂ ,

zoome dessus.

Touches du clavier

- C'est Lena Rednic, ça.

- Ça date de quand, ça ?

- Ça, c'était le... le 12 à 17h27.

- OK. - Vas-y, continue.

Top... La fille qui part en scooter, lĂ ,

c'est elle ?

- Ça, c'était avant-hier à 17h29. Et attends,

hier... Le 14 Ă  17h32.

- Elle y va tous les jours... -il faut monter une surveillance

sur le cybercafé. - Ouais, OK.

- Je parie que tu en avais pas.

- Non, en effet... Laisse-le lĂ , on part en surveillance.

- C'est pour quoi ? - Pour trimballer la petite demain.

- Pourquoi demain ? - Romy sort de l'hĂ´pital.

T'es pas au courant ? - Si.

Si, si. Eh ben, je vais l'installer, moi.

En plus, on en avait pas, alors... Merci.

- C'est...

- Ce sera bien utile pour demain.

Tu peux ? Je... Ah. Merci.

...

- Je viens vous apporter mon soutien. La ville est de votre côté.

Appelez-moi, ça me ferait plaisir.

- Merci.

...

- Tout le monde est en position ? *- Oui,

on est au café à l'angle.

- Moi, je suis posé

près du resto chinois. Nico sera dans le taxiphone.

- OK, vu. On se tient prĂŞts.

- Pourquoi tu m'as rien dit ?

- De quoi ? - Ben, que Romy sortait demain.

Elle souffle.

- J'ai peur de pas y arriver. - Mais d'y arriver de quoi ?

C'est pas un job. Et tu as 20 ans

pour apprendre.

Non ? Oh.

*-A tous de Tom, Lena vient d'arriver.

Blouson kaki, pantalon noir.

Elle enlève son casque. - Vu. Elle entre dans le cybercafé.

On reste en place.

Nico, il se passe quoi ? *- Elle prend le poste No 8.

*- On devrait pas

la serrer dans la boutique ? - Patron, c'est

mon dispo. On attend qu'elle reparte.

- Nico, il se passe quoi ? *- Elle a fini. Elle a rien écrit.

- OK. Nico, vérifie sa messagerie. Les autres,

on la filoche. *- Reçu.

- La voilĂ .

A tous, elle sort. On la suit.

D'accord ?

- C'est parti.

- Gauche sur la Pérouse. La Pérouse.

A tous, on enchaîne sur la rue Davout.

Klaxon - Putain.

Raclement du scooter

- Merde, la couille,

putain.

On fait quoi ?

- On va voir si elle redémarre... - Au moins, elle a rien de cassé.

Déclic

Tu fais quoi ?

- J'y vais.

- A tous, Lena a eu

un accident. On intervient pas.

Je répète, on intervient pas.

- Ça va ?

- Oui, mais mon scooter marche plus.

- Je suis avec mon mari. On peut vous déposer.

Propos indistincts

- Elle fait quoi ?

- On va la déposer

quelque part. - Bonjour.

Ça va ? Pas trop de bobos ? - Ça va.

- Vous allez oĂą ? - A Aubervilliers.

Avenue Jean "Jauré". - Jean Jaurès ?

- Jean Jaurès, oui. - C'est marrant...

on va juste à côté.

C'est dangereux le scooter. Hein ? - Ben...

Heureusement, VOUS aviez

un casque. - C'est comme mon accident.

- Oui... - Un type m'avait coupé

la route.

- Toi aussi, le mec est arrivé comme ça.

- Oui, il a coupé

la ligne blanche. - Hop. Ah, ben, voilĂ .

Sirène de police qui passe.

...

- Au bout de la rue, ça ira.

- Sûre ?

- Oui. Merci.

- De rien.

Ça a l'air bien chelou... Tiens, passe-moi le talkie.

A tous de Laure, on a trouvé leur planque.

On vous attend pour intervenir.

- Le Tzigane a dit quoi ?

-Il vient ce soir.

- Vu son état il en voudra pas.

- On a pas le choix. Allez.

- Lève-toi.

Je vais la maquiller.

Ça ira. - Enlève ça aussi.

Il voudra pas d'une fille

qui s'est coupé les veines.

- Non. Non.

Touche pas.

Sors. Laisse-moi faire. S'il te plaît.

Porte qui claque.

...

Aboiements au loin

...

- Laure Ă  tous.

Il y a Maria. Maria est lĂ .

- Alors ?

Tu en penses quoi ? - Bien.

- On y va.

- OK. JP, on interpelle. C'est parti.

- Ça sort en voiture

par derrière.

- Tes mains.

Crissement de pneus

...

*- Tom, tu es sur eux ?

Chocs métalliques, bris de verre

- ArrĂŞte-toi.

Coup de frein

- Sors. Dépêche-toi. Sors,

sors, sors.

ArrĂŞte-toi.

Choc, coups

Il chuchote.

- Bouge pas. - Ça va, Maria ?

Viens lĂ , toi.

Plainte - Stop ! Oh !

Tiens. Ça.

C'est pour Mercier.

Crans de menottes

- Lena Rednic, vous ĂŞtes en garde Ă  vue pour meurtre,

proxénétisme aggravé.

Un chien aboie.

...

Propos indistincts

...

- Les interrogatoires vont reprendre.

- Ouais. J'arrive.

...

- Avancez, madame.

- C'est de ma faute

ce qui s'est passé.

Elle renifle.

C'était mon idée de cacher Justine au camp Molière.

Au début,

elle voulait pas du bébé.

Elle voulait bien le laisser.

Après, elle a changé d'avis... Elle l'a dit à Lena.

Mais des gens avaient déjà donné dé l'argent pour le bébé.

- Et Moldovan l'a séquestrée

jusqu'Ă  l'accouchement. - Oui.

Il m'a enlevée de l'école pour pas que je le dénonce.

- Un flic cherchait Justine. Il est venu

au camp Molière... Tu l'as vu ?

- Oui. Mais je pouvais pas lui parler.

Moldovan me surveillait. Il m'a passé

son numéro. Je l'ai appelé et il m'a dit de venir le voir.

Mais j'ai vu Moldovan entrer chez lui.

J'ai eu peur et je suis repartie... - Et après ?

- Je l'ai rappelé, mais ça répondait plus.

J'ai su qu'il a été tué... J'ai compris que c'était Moldovan.

...

Porte

- Il faut qu'elle dorme. Je vais vous demander de partir.

- Merci, Maria... Il y a un truc que je veux que tu saches.

On a retrouvé le bébé de Justine. C'est un petit garçon.

Des cloches tintent. Et il va très bien.

...

Maria renifle.

...

...

Ruissellement d'une douche

...

...

Soupir

Tu m'attends là ? Je préfère.

- Tu m'embrasses ?

...

Léger gazouillis

...

...

...

...

Fermeture de porte

...

Sous-titrage LIZARD ST

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