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Zulu
...
Bips d'ouverture
La portière claque.
Elle halète de peur.
...
Elle met la clé dans le contact.
Elle expire profondément.
Crissements de pneus au loin
...
Elle halète.
...
-Il faut pas les lâcher.
Mais on en reparle dans un quart d'heure, OK ?
Ciao.
Putain !
Le moteur vrombit.
Crissements de pneus
Accélération, choc
...
Elle gémit.
- Oui, ça pique. Attends.
C'est mieux, ça ?
Elle acquiesce.
Oh, mademoiselle, doucement.
Alors...
Attends, viens plus près.
Un téléphone vibre.
...
- C'est Tintin. Ils nous attendent.
Gilou... - Oui ?
- Mais qu'est-ce que vous avez foutu ?
C'est quoi, ça ? T'es pas allée à l'hosto ?
- Bon, c'est une journée de merde.
Cette perquise, on l'a foirée. J'en assume la responsabilité.
On s'est plantés sur les frères Camara.
On n'a rien sur eux.
- Sauf que Mercier était à leur cul.
- On s'oriente vers une affaire de corruption policière,
avec Jolers et Calvi.
Reprenez à zéro le dossier saboté par l'lGPN.
Je veux tout savoir
sur l'équipage, Mercier compris.
- Selon vous, il était mouillé ?
- Rien ne prouve le contraire.
- Sauf qu'on demande pas Ă changer de service sans une vraie raison.
- Pas forcément une raison louable.
- La seule personne qui connaît Mercier,
c'est Maria, la copine de Justine.
- On a fait un signalement aux réseaux ferrés,
comme elle fait du vol Ă la tire.
- En attendant,
on traque Jolers et Calvi.
Il faut qu'on sache oĂą ils sont.
- Leurs portables sont éteints.
Pas de géoloc. Il faut baliser leur bagnole.
- Donc, prévenir Herville. - On avance
en terrain miné.
Enquêter sur des collègues, c'est risqué.
Si on foire, on aura la hiérarchie et les syndicats sur le dos.
On peut nous retirer
l'affaire.
Je ferai tout pour la garder.
Je contacte Roban.
Vous appelez Herville ?
Allez, au travail.
- Elle a la pĂŞche, la grande tige,
non ?
- Maître Karlsson, venez vite.
- Je vais vous demander de décaler notre rendez-vous.
J'ai une urgence.
- Que s'est-il passé ? - Je sais pas.
- Vous l'aviez vu ?
- C'est Jean-Etienne. Une voiture l'a renversé.
- C'est grave ?
-Il est inconscient. On n'en sait pas plus.
- Vous mesurez les conséquences dramatiques de ce matin ?
Vous imaginez le traumatisme pour toutes ces familles ?
- Les associations n'auraient pas dĂ» intervenir.
- Vous insinuez qu'elles sont responsables ?
- C'est le cas. Qui les a prévenues ?
- Vous cherchiez quoi,
dans ce camp ?
Je vais vous dire le fond de ma pensée.
Parmi les militants, il y a des trouducs.
S'interposer comme ça ne rend service à personne.
Si vous étiez là , vous aviez une raison d'y être.
- Heureux de l'entendre, Mme le maire.
- Bon.
Comment faire pour que ce genre d'incident ne se reproduise plus ?
On devrait s'entendre avant. -Il y a des situations d'urgence
qui ne nous le permettent pas.
Vous n'avez pas répondu à ma question.
Qui a prévenu les associations ?
- Quelqu'un de chez vous a appelé ici.
- Je suis désolée pour le bordel de ce matin, patron.
On n'était pas assez nombreux. - Vous y êtes pour rien, Berthaud.
Quelqu'un de chez moi a balancé à la mairie
pour tout faire foirer.
- Vous savez qui ?
- J'attends d'être sûr avant de tailler en pointe ses oreilles.
Mais j'ai des bonnes nouvelles.
Les pompiers ont trouvé du matos dans une baraque.
- Du matos ? - De cambriolage de coffres-forts.
Une lance thermique,
des clés parapluies, des forceurs. - Vous voulez que je fasse quoi,
avec ça ? C'est Maria qu'on cherche.
- Jolers et Calvi peuvent très bien tremper dans d'autres magouilles.
- C'est ce qu'on cherche
à établir.
On aimerait baliser leur voiture de service.
- Quand ?
- C'est vous qui me dites.
- Demain, j'envoie leur caisse en révision. Je préviens le garage.
- Super. Patron.
- Salut, Berthaud.
- Alice Rouget.
- Catherine Barron. - Joséphine Karlsson,
avec deux S.
- Que s'est-il passé ? - Quelqu'un a dû le renverser
en essayant de lui voler sa voiture.
-Il faut mettre des caméras dans ce parking.
-Il va s'en sortir ?
- Trop tĂ´t pour le savoir.
Vous lui connaissiez des ennemis ?
- Tous les avocats en ont.
- Jean-Etienne,
tout le monde l'appréciait. - Oui, c'est un homme charmant.
Très professionnel. On a de bons rapports avec lui.
- Autre chose ?
Bon.
Si un détail vous revient...
Merci.
M. Petit, je peux vous voir ? - Oui, bien sûr.
- Et Mme Mercier, après.
-Il va falloir s'organiser.
Propos indistincts
...
- Calvi, il y a rien qui ressort.
Par contre, Jolers...
Deux mains courantes pour violences conjugales.
Le mec frappe sa femme.
- Herville est OK pour la balise.
- Ah !
- Leur caisse est au garage, demain. Donc, on ira avec Gilou.
- Super. - Les écoutes, ça donne quoi ?
- Bah, rien.
Ils savaient par leur pote de l'IGPN qu'ils étaient branchés.
- Maintenant que l'orage est passé, ils vont peut-être jacter.
- Ça m'étonnerait.
S'ils veulent causer tranquille, ils utilisent un portable de guerre.
- D'accord. Tu proposes quoi ? - On les filoche et on attend
qu'ils téléphonent. - Pas question.
On risque de se faire repérer. Demain, on pose la balise.
- On doit connaître leurs contacts.
Sonnerie de SMS
- Oh, putain...
C'est l'hĂ´pital.
Bon.
Je repars.
- On fait quoi ?
On les filoche ?
- Non, elle veut pas. - D'accord.
Donc, tu t'écrases ? - Ben, oui.
Comme toi avec ta femme.
Excuse-moi. Je sais que tu morfles, en ce moment.
T'as signé les papiers du divorce ?
Tu pourras passer Ă autre chose. - Ah bon ? Comme quoi, par exemple ?
- Ben, je sais pas. On va pouvoir enfin s'enculer.
Il rit.
Pleurs de bébé
...
Elle frappe.
- Désolée pour le retard.
- Samia m'a annoncé une grande nouvelle.
On va pouvoir habiller Romy.
- Les bébés restent en couche pour qu'on puisse
intervenir vite, en cas de problème.
Romy a passé ce stade
d'extrĂŞme urgence.
- Elle... Elle va sortir ?
- Non, mais c'est une étape importante.
Vous allez pouvoir lui faire sa garde-robe.
- Les filles ont pas pu s'empĂŞcher
de faire des emplettes.
J'amènerai tout demain matin. - J'ai déjà tout acheté.
- T'as pris du 46 ? Body col croisé ?
- C'est ça, oui, col croisé.
Le bébé pleure.
- Elle a faim.
Je vais lui poser son alimentation.
Vous restez ? - Profite.
- Salut, mon petit trésor. A demain.
...
- Elle vous lâche pas des yeux. - Elle est magnifique.
...
-0h54 : Jolers vient de recevoir un appel.
Enfin.
En tout cas, il est au téléphone.
0h54.
...
Merde... Putain...
Il est 1h du matin. Je l'ai perdu,
Cité des Fleurs.
Je suis perdu.
- Tu joues Ă quoi ? - Vas-y !
- Oui.
- Vas-y, casse-toi !
Vas-y, casse-toi !
- Mets ça dans ton cul.
Brouhaha de protestation
...
- Bonjour.
- Quelle heure il est, lĂ ?
- Oh, putain !
- Vous lui dites pas au revoir ?
- Si.
Au revoir, Romy.
Bonne journée. - A vous aussi.
- C'est bon.
- Ça a été, à l'hôpital ? - Ouais.
Tu sais ce que c'est, des cols croisés ?
- Des costards croisés, oui. Mais des cols...
- Brémont, lui, il connaît. - Ah...
Oui, mais Brémont, il est commissaire.
- La direction est morte.
Le véhicule sort pas d'ici dans cet état.
- Hier, elle fonctionnait très bien.
- S'il y a un problème, je trinque.
- Non, mais attendez... - Laisse tomber. Merci.
- Et la balise ? - On va se démerder autrement.
- Comment ?
J'ai dit : pas de filoche. - On n'a pas le choix.
Ils doivent faire leur business après le service.
- Comment tu le sais ? - Ton téléphone sonne.
Sonnerie
...
- Ouais, Tintin.
OK, on y va.
Ouais, merci.
Maria Gregoriu a été arrêtée pour racolage.
- Putain, racolage Ă 14 ans !
...
- Comment il va,
l'avocat ?
-Il est toujours dans le coma.
Et s'il se réveille, il pourra peut-être plus marcher.
- Excusez-moi. - Je peux vous aider ?
- Je viens prendre des nouvelles de Jean-Etienne Vern.
- Vous ĂŞtes de la famille ? - Oui.
- Alors, il faudra voir avec le Dr Burtin.
M. Vern est en chambre 17. C'est le couloir Ă droite.
Bips d'appareils médicaux
...
Alarme
...
- Tu penseras Ă moi, quand tu te pisseras dessus.
...
Bonjour.
- Bonjour.
- Maître, attendez.
Ils ont fait ça ce matin.
Ils m'ont interdit de vous prévenir.
-"Ils" ?
- Les associés.
Ils disent que le cabinet a jamais fait de pénal,
que M. Vern vous a permis d'en faire
car vous couchiez ensemble.
- OĂą sont mes affaires ?
- Ils disent aussi... - OĂą sont mes affaires ?
- Dans un carton.
Je suis désolée. - Laissez-moi.
- On l'a interpellée sur les Maréchaux.
On a vu l'inscription au FPR.
Elle prétend avoir 18 ans. - On voudrait l'interroger.
Vous avez un bureau ?
- Bien sûr.
Son tuteur vient d'arriver. Vous voulez lui parler ?
- Non, pas la peine.
- Elle est lĂ .
- C'est elle ? - Oui.
- C'est pas Maria.
...
- OK, merci.
Passeport du tuteur au nom de Virgil Moldovan.
34 ans,
nationalité albanaise,
traducteur à la police, radié
en 2012. -Il est au TAJ ?
- Non, inconnu des services.
- Tu penses que c'est un proxo ?
- Ouais, c'est possible.
Pourquoi cette fille a les papiers de Maria ?
Elle est oĂą, Maria ? Elle est morte ?
- Pas forcément.
Les filles se servent peut-ĂŞtre de ses papiers pour tapiner.
Putain... - Tu vas le perdre.
- Allez, putain.
- Si ça se trouve, ils ont foutu Maria
sur le trottoir, aussi.
Et Justine.
Peut-être que Mercier a découvert que Jolers et Calvi
se tapent des gamines.
Qu'est-ce qu'il fait ? - Enculé !
Il klaxonne.
- C'est mort.
- Qu'est-ce qu'il fait lĂ ? -Il veut comprendre notre fiasco.
- On va se faire pourrir.
On a un truc Ă lui mettre sous la dent ?
- De quoi péter ses bridges. - OK.
Raconte-nous. - Oui.
- Tom...
Tu peux voir qui a appelé Jolers cette nuit à 0h54 ?
- Euh...
Ça me dit rien. Alors, 0h54...
Non, il y a eu aucun appel. - Ils ont un 2e portable.
Fais-moi une extraction de bornes.
Je veux le numéro du portable avec lequel
il a émis l'appel.
- Ça devrait aller
assez vite.
- Jolers est très bien noté. Mais la réalité est plus complexe.
- Sur son dossier, il y a plusieurs signalements
de violence aggravée et deux plaintes
de sa femme pour violence, aussi. Ils sont en plein divorce.
- C'est intéressant, cette violence.
Ça nous éloigne du policier modèle.
Et Calvi ?
-Il a grandi en cité, à Cléry.
On est en train de creuser sur ses relations.
- Depuis la maladie de sa mère, il est retourné vivre avec elle.
Il a pas d'enfant, ni de petite amie connue.
- Et côté bancaire ?
- Jolers s'est acheté une maison
à 230 000E, mais il a emprunté que 8 000E.
Et quand on regarde ses comptes,
il y a trois retraits en 6 mois et aucune dépense courante.
- Le salaire entre,
mais ne sort jamais. Il y a du cash ailleurs.
- Mais oĂą ?
Et Calvi ? -Il est plus discret.
Mais il y a aucun mouvement
sur son compte non plus.
- Jolers a bien un 2e portable.
Ça sent le Paul Bismuth
Ă plein nez.
- Quoi ? - Un téléphone
atfivé sous une fausse identité.
- Sarkozy avait ouvert une ligne sous ce nom,
pour échapper aux écoutes. - Ah, oui.
Cherchez le numéro.
Et on le met
sur écoute.
- Et Maria, vous en ĂŞtes oĂą ?
- On a retrouvé ses papiers sur une fille qui tapinait.
On met en place une surveillance
pour voir si Maria traîne avec elle.
- Oh, merde...
Ça recommence. - Ça va, M. le juge ?
- Oui, vous auriez un mouchoir ? - Oui, tenez, M. le juge.
Vous voulez vous asseoir ?
- Non, ça va.
Ça saigne presque plus. Je suis désolé.
Dès que vous avez du nouveau, vous me tenez au courant.
- Attendez, votre... - M. le juge.
- Merci.
- Faut qu'il arrĂŞte la coke, le juge.
Rires
- Comment t'as su que Jolers avait un 2e numéro ?
Tu l'as suivi ? - T'avais une autre idée ?
- Putain, Gilou !
T'as pris des risques !
- On a pas pu baliser la bagnole.
- C'est bon, j'ai le 2e numéro de portable de Jolers.
C'est le 06 34 36 57 36.
- Donne.
- OK.
Bon.
On le met sur écoute.
Il est activé sous quel nom ? -"Alain Melon".
Il rit.
- C'est drĂ´le.
- T'es pas au chevet de ton associé ? On parle que de ça au palais.
Il s'est passé quoi ? - Comment veux-tu que je le sache ?
- Vern qui se fait écraser comme une merde.
La destinée prend parfois des raccourcis saisissants.
Tu vas faire quoi, maintenant ?
- Comment ça, je vais faire quoi ? - Tu restes au cabinet ? Tu pars ?
- Je sais pas.
- Tu me bluffes. Tu lâches rien.
Tu prends des risques, tu vas jusqu'au bout.
T'es complètement autiste, mais t'obtiens ce que tu veux.
Le résultat de l'affaire Weber, c'est grâce à toi.
Si tu veux te barrer de chez Vern, je te libère un bureau.
- Alors, il dit quoi, Alain Melon ?
-Il est en patrouille à Cléry. - On a des échanges de SMS
avec un seul 06. - Qui appartient Ă qui ?
- La ligne appartient Ă Gilbert De Niro.
- T'es sérieux ?
Ils ont le sens de l'humour,
ces enculés.
- OK. Faut savoir qui c'est.
J'appelle Roban pour qu'il le branche.
- Attends, ça bouge.
Jolers se fait défoncer par De Niro.
"Ramène ton cul."
- Ça borne où ?
- Cité des Fleurs.
- Jolers y était,
hier.
- La mère de Calvi crèche là -bas. -Il a pas dû lui rendre visite.
- Le portable de Jolers borne Cité des Fleurs ?
Leur bagnole
est sur le parking. Ils doivent ĂŞtre au bureau.
Je me renseigne.
- Madame, venez.
- Bonjour. - Monsieur.
- Tu le vois tous les jours.
Et tu sais pas comment il s'appelle ?
- Bonjour.
- Patron. - Patron.
- Rien Ă faire, j'imagine ?
Bande de cons !
- Bonjour, patron. - Ça va, les gars ?
Calvi, alors, cette prise ? 7kg, il paraît ?
- Jusqu'ici, 8.
-8kg ?
- Dans une voiture volée sur le parking de la gare.
Ils planquent tout
dans les bagnoles : les armes, la drogue,
le cash... -8kg...
Il est pas lĂ , le chef de bord ?
Je voudrais le féliciter.
- Non, il a dĂ» s'absenter
quelques minutes. - C'est pas grave, je reviendrai.
Fouad, ça va ? Vous prenez vos marques ?
- Ça va. Merci, patron. - Bravo encore, les gars.
De vous, je sais que je peux m'attendre Ă tout.
Je saurai m'en souvenir.
- On fait le boulot.
- Bossez bien, les gars.
Vous aviez raison, Berthaud. Jolers s'est absenté.
Pendant ses heures de service, l'enculé !
- Merci, patron.
Bon. Calvi est là , mais Jolers s'est tiré.
Ça borne où ?
- Toujours Cité des Fleurs.
-Il doit avoir un contact lĂ -bas. On y va.
JP, pars en moto. Vous, restez ici.
On prend le soum.
Propos indistincts
...
*-J'ai la moto à vue devant le bâtiment B.
- Oui, je l'ai aussi.
Un poulet
dans une cité qui contrarie pas le business,
c'est bizarre.
- Fais voir.
Il va voir qui, putain ?
Il y a combien d'apparts dans cet immeuble ?
Tintin, change-toi.
Et va voir.
- OK.
Putain, ça schlingue !
Ils les lavent jamais ?
Il souffle.
- Et les écoutes ?
- Ça bouge pas. De Niro est éteint.
J'ai plus de signal.
- C'est une horreur.
- Planque bien tes cheveux. - Ça va ?
- Tu me plais.
- Ah ouais ?
Je te refais
tes enduits ? - Oui, j'ai une grosse truelle.
- Tu la mettras dans mon petit seau.
- Mais arrĂŞte !
ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! ArrĂŞte ! - J'ai envie de toi.
- Arrête ! Arrête ! -Il m'a excité, le Portugais.
- Allez, stop, stop, stop. - Oh, stop...
- Putain, ça deale même devant l'école.
*lls se font pas chier.
- Quoi ? - Attends.
Ça deale devant l'école, il dit.
-Il est oĂą, putain ?
-Il sort de l'immeuble.
- Alors, Alain Melon, tu dis quoi ?
Propos indistincts
- C'est bon, ça borne.
- Alors, qu'est-ce que ça dit ?
- SMS Ă De Niro. "T oĂą ? C koi ce plan ?"
Il l'a baisé.
Il vient pas. - Oh, putain !
-Il s'est fait planter.
C'est mort, on rentre.
- On va passer la liste des habitants de l'immeuble au TAJ.
- Les 3/4 doivent être fichés.
Sonnerie de SMS
- Merde, j'ai zappé les cols croisés.
- Je viens avec toi ?
On frappe.
Il frappe.
- Oui, entrez. - Vous vouliez me voir ?
- Oui, Da Costa. Asseyez-vous.
Je suis emmerdé. Vous me mettez
dans une situation intenable.
- Sur la forme, ce tract est un peu exagéré.
Mais sur le fond, il exprime ce qu'on pense, ici.
Cléry et la sécurité publique, c'est moins "hype" que Paris
et le 2e DPJ.
Mais on vaut pas moins qu'eux. - Qui vous dit que je pense ça ?
- Hier, au camp de Roms,
quand la DPJ vous demande de rentrer alors qu'on n'est pas assez,
eh ben, vous rentrez quand mĂŞme, quitte Ă nous mettre en danger.
- Qui a balancé à la mairie la perquise du camp ?
C'est vous, Da Costa.
- Je... - Me prenez pas pour un con !
Je sais que c'est vous.
Vous avez mis en danger la sécurité de nos hommes.
Deux solutions :
soit vous dégagez de ce commissariat,
et je ferai pas de rapport à la hiérarchie,
soit on judiciarise l'affaire.
Vous pouvez disposer.
Da Costa ! Ramassez vos merdes.
La porte !
Couinement
- Tu préfères quoi, toi ? Le petit lapin ou le petit cochon ?
- Le cochon.
Oh, la tronche !
Regarde, on dirait Roban.
Non ?
Rires
Un peu.
- Je peux vous aider ?
- Oui, on cherche... un body croisé.
C'est comme ça qu'on dit ? - Oui.
En quelle taille ?
- Pour un bébé.
- Oui, je m'en doute.
- Un nouveau-né.
- OK. Ce sera par lĂ . Vous me suivez ?
- J'y vais.
Ah, ben, voilà . Ça, c'est super.
Oui, c'est bien.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Allez-y.
Prenez votre temps. Y a pas de souci.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Mon collègue doit vous parler.
- Je vois que rien n'a changé. C'est toujours le bordel.
On a repris les PV de cambriolages
des 12 derniers mois sur Cléry et on a observé une constante.
D'abord, des petits Roms font une tentative d'effraction.
On appelle la police.
L'équipage de Jolers
débarque.
Ils font les constat'.
Quelques jours après,
un autre cambriolage a lieu avec ouverture d'un coffre.
- Jolers envoie les Roms faire du repérage ?
- Ça m'en a tout l'air.
5 coups réussis en 8 mois.
Mais il nous manque l'équipe
qui a percé les coffres.
- De Niro.
- Qui ça 'g
- C'est le nom du contact de Jolers.
Un portable au nom de Gilbert De Niro.
- Mercier était là ?
- Oui, il a fait les constat'.
-Il a peut-être tout découvert.
Et les deux autres l'ont dessoudé.
- Ou Mercier voulait une plus grosse part du gâteau.
-Il était de quel côté
de la ligne ? - Tu peux la franchir
sans t'en rendre compte.
- Vous pouvez approfondir ?
- On tire des plans sur la comète
sans savoir dans quoi Mercier était impliqué.
- J'ai deux empafés qui grenouillent dans mon service.
Tant que j'ai pas leur scalp
sur mon bureau,
je suis emmerdable H24 et 7 jours sur 7.
Sur ce... Collègue.
Salut, tout le monde.
Salut, les gars. - Salut, patron.
- Salut.
- Qui s'occupe de me dépouiller ça ?
Tonalité d'appel téléphonique
...
- Ouais ?
*-C'est Joséphine. Je suis devant ton cabinet.
- T'as rendez-vous ?
- Très drôle.
- Qu'est-ce que tu me veux ?
- Tu m'as fait peur.
- C'est mieux que pas te faire d'effet du tout.
- J'ai quitté le cabinet de Vern. Je veux travailler avec toi.
- Pourquoi tu mens ? Je me fous qu'ils t'aient virée.
Mais pourquoi tu me choisis, moi ?
- C'est toi qui me l'as proposé. - Tu réponds pas à ma question.
- Je comprends pas ta question. Tu veux pas de moi ?
Je te laisse. - Je veux de toi, mais pas comme ça.
Tes caprices, ça m'intéresse pas. C'est ta force qui me plaît.
Et d'autres choses aussi.
Mais je suis pas comme Vern. Tu devras pas coucher avec moi.
- Comment tu sais que je couchais avec Vern ?
- C'est ta vie, ça me regarde pas. Je te laisse réfléchir ?
- Allez-y, vous pouvez l'habiller.
- Allez, je t'habille.
Alors...
Attends.
Attends, Romy.
VoilĂ , Romy.
Elle souffle.
- Ben, très bien.
- Attention.
VoilĂ . Merci, Romy.
Alors...
- Vous mettez les boutons de ce côté.
Il y a un clip.
Et lĂ , par-dessous.
- Hop. Je lui fais pas mal, lĂ ? - Non, elle est pas en sucre.
- Tu viens ?
VoilĂ .
VoilĂ .
On peut prendre une photo ? - Bien sûr.
- Dans ma poche.
VoilĂ . Regarde, Romy. On fait une photo.
- Vous ĂŞtes superbes. - Je peux voir ?
- Regardez.
Magnifiques, hein ?
- Si Mercier était impliqué, il y aurait pas autant de mouvements
sur son compte.
Si t'as du cash, tu payes avec ton cash.
-Il était discret.
- On a fouillé chez lui, on n'a pas trouvé un billet.
- OK. - VoilĂ .
Sonnerie de SMS
- Je peux te poser une question ? - Oui.
- T'as déjà eu envie de te servir,
sur une perquise ?
Pas pour un indic, pour toi. - Pourquoi ?
- Tu te souviens de la descente chez Fouad, le dealer de Montreuil ?
- Oui, les 600 000E dans la clim ? -600 000E.
J'étais tout seul,
avec le blé.
Pendant un quart de seconde,
j'ai imaginé ce que pourrait être ma vie avec tout ce fric.
C'était facile.
Mais j'ai flippé. Et je vous ai appelés.
Et toi ?
- Les gars ?
De Niro a envoyé un SMS à Jolers, qui dit:
"22h, chez Kev." - C'est qui, Kev ?
- Et il borne oĂą.
Euh, De Niro ?
Et Jolers, à Cléry. Il est chez lui.
- Jolers a dit quoi ? -"OK." Et il a coupé son téléphone.
Ils allument leurs téléphones juste pour communiquer.
-Il doit être à Cité des Fleurs. Je préviens Laure.
Propos indistincts
...
- Putain...
Je le sens pas.
Si ça se trouve, le rencard est ailleurs.
A tous, de Laure. JP et Tom, ça bouge de votre côté ?
*-Négatif.
*-Négatif pour moi aussi.
...
- Message
de Jolers.
"Suis chez Kev. Je t'attends."
- Ça borne ici ?
- Putain ! Porte de Champerret !
- Qu'est-ce qu'il fout ?
- Ils sont porte de Champerret. *-Bien reçu.
- Elle est où, sa bécane, à Jolers ?
- Tom et Nico, ratissez les Maréchaux.
JP, tu fais une vérif sur la place.
On fait les rues alentour.
On cherche la bécane de Jolers.
On fait gaffe à pas se faire détroncher.
...
- Je l'ai.
Elle est sur la place, devant la brasserie Moka.
- OK. Eloigne-toi.
- Ça marche.
*-A tous, de Laure.
Moto repérée en face du Moka.
Tom, va voir si Jolers est dedans. Il te connaît pas.
- C'est reçu.
*Il est pas lĂ .
-Il est oĂą, bordel de merde ?
Elle soupire.
*-Je remonte le bd Berthier, vers la station de bus.
- Je remonte la rue Catulle-Mendès.
...
Il rit.
...
- Tu m'as fait peur.
- Qu'est-ce que tu fous lĂ ?
- On vient de foirer la surveillance d'un dealer qui fournit des bourges.
J'allais partir.
Et toi, qu'est-ce que tu fous lĂ ? - Tu viens boire un coup ?
- Non, rien.
Non, on me réclame.
- Pas de souci. Au fait, et votre enquĂŞte ?
- On croit de plus en plus
Ă une mauvaise rencontre. - Merde.
Merde,
merde, merde. - Ouais, c'est moche.
Bon.
Ben, ciao. - Ciao.
- Je viens de tomber sur Jolers. T'y crois, ou pas ?
- C'est pas vrai ? Putain !
*-On va se faire griller. On se retrouve Ă la caisse.
Il a pas reniflé quelque chose ? - Je crois pas.
-Il était où ? - Près de la station de bus, là .
-Il manquait plus que ça.
Allez.
- Oh, putain !
Putain, c'est Jolers.
Il parle avec l'autre ? Qu'est-ce qu'il dit ?
C'est Gilou. J'ai besoin d'une identif.
Alpha, X-453,
Tango, Mike.
*-Le TMAX ?
- Comment tu sais ça ?
*-Tom me l'a fait vérifier.
- Tu peux répéter ?
*-Tom me l'a fait vérifier, il y a 1 h.
Il était garé devant la brasserie Moka.
Thibault Clavière, de Neuilly.
- OK, je te remercie.
- Mon cul, oui !
C'est une plaque volée, ça.
- OK, on prend le TMAX. - Oui.
- On est au cul d'un TMAX.
C'est peut-ĂŞtre De Niro.
J'ai besoin de vous tous.
Porte de Clignancourt,
direction Saint-Denis. *-Bien reçu.
- Vas-y. vas-y. Vas-Y-
T'arrĂŞte pas, continue.
-Il est pour toi, JP.
*-Reçu, Laure.
JP au dispo.
Ça s'est posé au 24 rue du Landy, devant le kebab Chicken Shop.
Bien reçu ?
*-T'arrives à le détroncher ?
*-Négatif.
- On arrive.
*-Bien reçu.
Je vous le laisse.
- J'espère qu'il va pas bouffer
sur place.
- Allez, sors !
- Je suis sûr que c'est De Niro.
- Le voilĂ .
C'est pas possible !
- Putain, Camara ? C'est lui, De Niro ?
Sous-titrage Lizard ST
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