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Original subtitles

Conversations lointaines

...

Une sonnerie retentit.

...

Elles ricanent.

...

- Un dialogue...

... dans lequel...

- T'es loin !

- ... les répliques...

- Audrey, Audrey !

Envoie Ă  Sarah.

- ... sont...

... brèves et...

- Sarah ?

- ... s'enchaînent...

... rapidement.

- Sale puceau, jamais tu me baises !

Cris

- Maintenant, ça suffit.

Qui a dit ça ?

On est dans une salle de classe, ici.

Pas au zoo.

Je ne poursuivrai pas mon cours tant que je n'aurai pas

le nom du coupable.

- Tant mieux pour nous !

Rires

- Jade !

- Bien vu.

- Sarah, Louise ?

Ça venait du fond.

Puisque personne ne parle...

Dictée !

Les élèves grognent.

- Vas-y, pauvre conne !

- Anthony !

- C'est toi.

- C'est toi, le pauvre con.

- Assez, Sarah. Anthony, dehors.

- Mais non, madame, c'est pas moi.

- Sortez ! Sarah, dehors.

- C'est elle.

- C'est pas moi.

- Anthony, Sarah !

- C'est elle, lĂ .

- Vous obéissez,

vous allez chez le principal.

Discussions lointaines

- Ça me casse les couilles de finir à cinq heures demain.

- En plus, Ă  cause d'Anthony.

- Celui-lĂ , il va prendre trop cher.

- Comment t'as pu sortir avec ce bolosse ?

- Ça va, c'était en sixième !

Et on n'est pas sortis ensemble,

on s'est vus près de la Seine.

- J'arrive.

- Et je suis sortie avec Enzo pour le faire chier.

- Je peux te parler ?

- Quoi ?

- Pourquoi t'as fait ça, hier soir ?

Réponds. Tu faisais ta maline, et là, tu fermes ta gueule ?

Oh ! Regarde-moi, je te parle.

Assume ce que tu dis au moins, ça sert à quoi de mytho ?

Putain, mais réponds, connasse.

Tu dis à ma mère que je t'insulte,

et devant moi, t'ouvres plus ta gueule ?

- J'ai pas dit ça,

je te jure.

J'ai pas dit ça.

- T'as dit quoi, alors ?

- Rien, je sais pas.

- T'as rien dit et je suis privée de sortie ?

ArrĂŞte de croire.

Chez ma mère, c'est chez moi. Ton père et toi,

vous allez vite jarter.

- Eh, Louise, il se passe quoi ?

- Y a quoi ?

- Quelle pute, celle-lĂ  !

- Putain, y a Reza.

- Il t'a pas appelée depuis ?

- Non.

- Va lui parler.

- T'es folle ? C'est pas Ă  moi d'aller lui parler.

- Parler Ă  qui ?

- Alors, les meufs ?

Ça parle règles ?

- Ta gueule, enculé.

- T'es vexée à cause de mon mot ?

Pourtant, t'aimes ça, la bite.

- Venez, on se casse.

- Les gros zizis, lĂ .

- La petite a grandi pendant les vacances.

Bon petit cul, maintenant.

- Ouais.

Tu l'as pas baisée, Reza ?

- Elle ? Ouais.

- Elle t'a sucé ?

- Comme une chienne.

- Personne te respecte ici, easy, J'te l'dis, j'te le redis, easy

- N'importe quoi !

- Ecoute, tu verras.

- C'est grave pas ça.

J'te l'dis, j'te le redis Personne te respecte ici, easy

Sinon ça aurait pas d'intérêt.

- Remets.

- Deux semaines et j'en peux déjà plus.

- Non mais meuf, tranquille,

l'an prochain, plus de gamins.

- Au lycée,

je verrai Reza tous les jours.

J'en reviens pas qu'il m'ait pas parlé, ce connard.

- Les mecs sont tous cons, faut pas espérer.

- Je suis dégoûtée.

Rires

Un téléphone bippe.

- J'avoue, elle est dar, cette chanson, et marrante.

- Putain...

- Quoi ?

- C'est ma mère.

- Et alors ?

- Faut que j'y aille.

- Mais non, reste ici.

- Elle va me casser les couilles.

- T'es sérieuse ?

Mais pourquoi ?

- C'est Ă  cause de l'autre pute.

- Elle est relou, ta mère.

Ben, Ă  demain.

- Salut, les filles, Ă  demain.

- Putain, la pauvre...

- Tu me fais le P-2 ?

- T'es relou, achète-toi des clopes.

- Oh, ça va...

Putain, je la plains trop, Louise.

- Ouais.

Et que cette bouffonne s'installe chez elle...

Parce que tu vois,

une autre meuf d'un autre bahut, je dis pas.

Mais lĂ , j'avoue, c'est horrible.

- Je suis bien contente que ma mère ait pas de mec.

- Moi, j'en peux plus de Marc.

- C'est un connard.

- C'est clair.

Je les ai entendus baiser, hier.

- Ça me dégoûte.

Je pourrais plus regarder ma mère, après, je te jure.

- Ça fait longtemps que je la regarde plus.

Je sais pas ce qu'elle fait avec un porc pareil.

- Putain, quand mĂŞme, Reza, c'est un connard.

- ArrĂŞte de penser Ă  lui.

- Il n'est mĂŞme pas venu me voir. Il m'a rien dit, genre.

- Laisse tomber, meuf,

c'est un con, c'est un con, c'est tout.

- Il fait le mec avec son petit scooter.

Ça m'énerve.

Passer devant moi, comme ça, il a rien dit.

- Ça va ?

- Salut.

- T'as passé une bonne journée ?

- Ouais, ouais.

La porte claque.

La TV est allumée.

- T'étais où ?

Je t'ai dit que je voulais plus que tu les voies.

Je te l'ai dit, non ?

Je te l'ai dit, oui ou non ?

- Oui.

- Alors pourquoi tu étais avec elles ?

Pourquoi tu étais avec elles ?

- On est dans la mĂŞme classe.

- Je ne veux pas que tu voies ces filles.

C'est clair ?

- Lâche-moi.

- Je ne veux pas que ma fille...

Je ne veux pas que ma fille devienne une pétasse.

- Lâche-moi.

- Tu m'entends ?

Une porte claque.

Klaxon

- Ça va être trop cool, la soirée chez Roméo.

J'ai trop hâte d'y être.

- Moi, ils me saoulent, ces bolosses.

- Ça va, on s'en fout, y aura du monde.

Tu crois qu'il sera lĂ , Reza ?

- Sûrement, Roméo est de 1997.

- Un pain par personne !

- C'est tellement un gamin

que j'oublie que c'est sa génération.

- Il était deux de tension, il devait être foncedé.

Il était là : un, deux, trois, quatre...

Avec Justine on était mortes de rire.

- Il a des problèmes ce mec.

- C'est un triso.

- C'est clair.

- Pourquoi elle est pas lĂ , Louise ?

- JE SAIS PAS.

- Putain, la soirée...

- Je te jure, t'es trop conne de pas ĂŞtre venue.

- Ouais, je suis trop vénère,

mais je pouvais pas faire le mur,

mes parents se sont couchés trop tard.

D'ailleurs, il paraît que tu t'es tapé Reza ?

Dire qu'il voulait pas de toi

l'an dernier parce que t'étais en 4e.

Vu qu'il est au lycée, il voit plus ta gueule.

- Qui t'a dit qu'on était ensemble ?

- Ophélie.

Alors, il en a une grosse ?

Ma sœur m'a dit qu'il était monté

comme un cheval.

Rires

- C'est vrai ?

- Pourquoi tu fais ta coincée, d'un coup ?

- Mais j'ai rien fait avec lui.

- C'est bon, Jade, tu peux le dire à Laurène.

De toute façon, tout le monde t'a vue.

Elle singe un orgasme.

- Oh oui, Reza, vas-y !

Oui, oui, continue.

- Oh, Reza, oh, oui.

Gémissements

- Oui, oui, oui !

- Oh, Reza !

- Oh, plus fort.

...

Rires

T'as vu qu'AnaĂŻs sortait avec Julien ?

- Non, j'étais pas au courant.

- Je te jure que c'est vrai.

- C'est ouf.

Je les imagine trop pas ensemble.

Ils doivent ressembler Ă  Jules et Jim.

- C'est qui, Jules et Jim ?

- Tu sais, un duo, comme Laurel et Hardy.

- C'est bon, j'y vais.

- OK...

Elle est conne. Je sais que tu l'aimes, mais bon.

Faut qu'elle arrĂŞte de se la raconter.

Reza a dit à ma sœur qu'il en avait rien à foutre.

C'était en attendant une mieux.

- Ça m'étonne pas. Pourquoi il est plus

avec ta sœur ? Elle est plus belle que Jade.

- Vous êtes vraiment méchantes.

- Ça va, c'est bon.

Elle sanglote.

...

Discussions mêlées

- Alors, sur la carte,

en rouge...

- Pourquoi tu fais la gueule ?

- ... Régime totalitaire.

Sarah soupire.

- Ben vas-y, dis-moi.

Si c'est pour tout Ă  l'heure, t'es grave.

- Ta gueule !

- Qui a dit ça ?

Sarah ?

- Ah non, c'est pas moi, je vous jure.

- Evidemment, comme d'habitude,

c'est personne, mais j'ai reconnu votre voix.

- C'est pas moi, je vous dis.

- Allez, sortez, ça nous fera des vacances.

- C'est toujours sur moi que ça tombe.

Je peux pas être virée sans raison.

Je vais porter plainte.

- Ne racontez pas n'importe quoi, vous aggravez votre cas.

Maintenant, dehors.

- C'est pas Ă  moi de sortir, c'est Ă  elle.

- Elle ou vous, c'est pareil.

Allez, maintenant, dehors !

- DEHORS, DEHORS, DEHORS,

DEHORS, DEHORS, DEHORS, DEHORS,

DEHORS...

- On reprend en silence.

- Gros boule.

Discussions mêlées

...

- On m'a dit que le prof arrivait.

- NON !

- On se met ensemble pour le TP ?

- Je suis avec Sofiane.

- Ben alors ?

Tu fais la gueule Ă  ta copine ?

- Elle ?

C'est pas ma copine, c'est une pute.

Rires

- Oh ! Oh, oh !

Faites moins de bruit. Y en a qui travaillent.

- On se met ensemble pour le TP ?

- VoilĂ . On entre en silence.

- Allez, lĂ ...

- Installez-vous.

- Putain, j'ai oublié ma brosse à dents.

T'en as des neuves ?

- Oui, je pense.

Ce serait bien qu'on appelle ta mère, maintenant.

- Je veux pas qu'elle sache oĂą je suis.

T'avais promis de pas lui dire.

- Si tu l'appelais, mais tu l'as pas fait.

- Je suis sûre qu'elle n'a pas remarqué mon absence.

- Dis pas n'importe quoi.

- Mais c'est vrai.

Pourquoi tu veux jamais me croire ?

Elle me déteste, sérieux.

Et avec Léa, c'est encore pire qu'avant.

- Mais il faut la prévenir.

- Je peux te faire un câlin ?

Petit rire

Bonne nuit, mamie.

- Bonne nuit, ma chérie.

Dors bien.

- Dégage !

- Ça suffit, maintenant, ouvre cette porte.

Elle crie.

Il hurle.

Sors de lĂ  !

Sors de lĂ  !

- Ta gueule, ta gueule.

Fracas

- Tu fais pleurer ta mère.

- Dégage !

- Tu vois pas qu'elle en a plein le cul de toi ?

- Ta gueule, ta gueule, ta gueule...

Ta gueule, ta gueule, ta gueule...

- Dégage ce bureau.

- Ta gueule, ta gueule...

- Tu vas finir comme ton frère.

- Ta gueule !

Fracas

- Tu vas rejoindre ton frère, fissa.

Maintenant, tu la mets en pension, on n'en parle plus.

*Musique rap

"Houdini" (Kaaris)

*...

Une porte claque.

- Salut.

- T'es pas allée au collège ?

Et t'es pas lavée ?

- Je le ferai demain.

- C'est n'importe quoi, ça.

Pourquoi t'es pas allée en cours ?

- Je sais pas. J'avais pas envie.

- C'est pas une raison, ça.

Il y a plein de trucs qu'on a pas envie de faire,

et pourtant on doit les faire.

C'est comme ça.

Tu l'as appelée ?

- Non, pas encore.

- Tu le fais exprès ?

C'est la seule chose qu'elle t'ait demandé.

Après tout, c'est toi qui décides.

- Regarde qui vient.

- T'es belle, aujourd'hui.

Qu'est-ce que tu fous lĂ  ?

- Je peux pas venir vous voir ?

- Tu crois que je veux traîner

avec une meuf qui traîne avec des bouffons, des moches ?

Comme ton vieux ex de merde ?

- T'as vu ta gueule ?

- D'oĂą tu me touches, toi ?

- Eh !

- Fais pas la maligne.

- Commence pas.

- Il t'a baisée ?

- Anthony, arrĂŞte.

- Anthony, quoi ?

Il t'a pas baisée ?

- N'importe quoi !

ArrĂŞtez.

- Il t'a prise en levrette ?

- Non !

- Il t'a pas pris comme ça ?

- Non !

- Il t'a pas fait ça ?

- Mais lâche-moi, sale enculé !

Mais lâche-moi !

Putain, lâche-moi !

- Passe-la-moi.

- Lâche-moi !

- Putain mais c'est frais, ça.

T'as pris des nichons.

On va te faire des branlettes espagnoles.

Regardez ces beaux nichons.

Regarde, elle a des beaux nichons, hein ?

Dis-leur que je vais te dévierger.

- ArrĂŞte, c'est bon.

- Ben quoi ?

T'aimes pas les branlettes espagnoles ?

- Arrête, s'il te plaît.

- T'aimes quoi, alors ?

- ArrĂŞte.

- T'aimes quoi ?

- Tu peux la lâcher, mec ?

Vas-y, vas-y, dégage.

- ArrĂŞte.

- Vas-y, lâche-la, là.

- Comment je la baise, cette pute.

Dégage, toi, là.

Comment je la baise.

- Vous avez pas honte ? La pauvre.

- Ça épuise, hein ?

Rires

Conversations lointaines

...

Rires

...

"Dream" (Popcaan)

...

"Japan" (South Central)

...

Cris de joie

- Je veux de la tise, je veux de la tise.

- Eh, bois pas tout, toi, lĂ .

- T'es qui ?

Tu t'appelles comment, tu viens d'oĂą ?

Cri

- Aïe, tu m'as griffée.

Il tousse.

- Ah, sa mère !

...

- Eh tiens, Laurène, Laurène !

Laurène ! Tiens !

Cris

- On roule ?

- Ouais ?

- Ton père est un voleur.

- T'as dit quoi ?

- Ton père est un voleur.

- Pourquoi ?

- Je me rappelle plus la suite !

- Ah, d'accord, OK.

- On est des soces de Roméo, on passe notre vie ici.

- Nous, on est tout le temps lĂ .

- Squatteuses, quoi ?

- Je voulais te dire...

Tu joues bien au baby.

- Ah ouais ?

- Ouais, t'es... VoilĂ , quoi.

T'es pas la sœur de Julien ? Si ?

- Tu le connais ?

- On était dans le même collège, avant.

Je sais pas si tu t'en rappelles.

- Ouais, ouais, et euh...

- Ouais...

Tentons l'impossible !

Euh...

"Where The Man Come From" (Mr. Willamz)

- Toi, tu t'appelles comment ?

- Moi, je m'appelle Ryan.

- D'accord. T'es pas le pote Ă  Reza ?

- Exactement.

- T'étais devant le collège ?

- Je suis passé.

- Je me rappelle.

- Parce qu'on galérait et tout.

- Ouais.

T'es oĂą en cours ?

- Je suis en lycée pro.

- D'accord. Quelle classe ?

- Première.

Je passe mon...

Tu sais ce que c'est le lycée pro ?

- Ben ouais.

Cri

- Mais t'es con !

Tu fais chier.

- Excuse-moi !

- Mais dégage !

- Putain, elle est oĂą, la vodka ?

- On s'en fout.

- Mais je veux la vodka !

...

- VoilĂ , merci.

- T'es mignonne.

- Ah ouais ?

Moi, c'est Sarah.

- Je sais.

- Ah d'accord.

- Ouais.

- Tu sais déjà ?

- Exactement.

- OK.

- Mais voilĂ , je voulais te parler

pour te dire ça.

- Eh, buvez, buvez.

- Vous habitez oĂą ?

- On t'a dit pas loin.

- Comment ?

- C'est oĂą, "pas loin" ?

- Pas loin.

- 15 km d'ici ?

- A croire, c'est un truc de ouf.

Je veux bien... ArrĂŞte avec tes pieds, t'es gros !

Putain.

Curtis ? Curtis ?

Comment tu t'appelles ? Curtis ?

Vous venez de quel bahut ?

- T'as pas un cure-dents ?

- Un cure-dents ?

- Va te faire foutre, enculé.

- Cure-dents !

- Cure-dents, tu te rappelles ?

- Cure-dents ! Curtis, c'est un cure-dents.

- Je voulais pas te le dire, t'as perdu tes couilles.

- T'as perdu tes couilles.

- Tu te rappelles ?

- Je vais lever ma main.

- On n'arrĂŞtait pas.

- Je vais te démonter !

- Bref, on s'en bat les couilles, on n'était pas là, wesh.

- Ah, mec, tu le connais pas. Cure-dents, il s'appelle.

- Laurène, c'est à toi.

- Alors, Roméo,

action ou vérité ?

- Action.

- C'est bon, vous allez pas jouer qu'entre vous deux !

- C'est pas grave.

- Action ?

T'es sûr ?

- Non, vérité.

Vérité.

- Mec, t'es con ou quoi ?

Fallait dire action.

- Tu te branles combien de fois par jour ?

- Vas-y, réponds.

- J'ai pas besoin de ça.

- Vas-y, réponds.

- Dix fois par jour, il se branle, le mec.

Je te jure, son lit, il est dégueulasse !

Tout blanc, un nid Ă  sperme, son lit.

- Mais c'est toi qui le branles pour savoir ?

- Sale pute, va.

- Ta gueule, lĂ  ?

- Ta gueule, sale pute.

- Tu parles trop mal, toi.

- Mais toi, tu crois,

ferme ta gueule.

- On peut rien lui dire.

- Laurène, on va s'enfermer dans les toilettes ?

- Tu sais que j'ai déjà fait ça, une fois ?

- Avec ta main droite ?

- Et après j'ai...

- C'était sympa ?

- Non, non, non !

Non !

Rire

T'as des gros seins, en fait.

- Casse-toi. Me touche pas toi, t'es un ouf.

- Ben, pourquoi vous partez ?

- Vas-y laisse-les, lĂ .

- Prends mes clopes.

- Mais elles sont oĂą ?

- Je sais pas.

Bouge, c'est toi qui es pas loin.

- C'est le portable de...

- Bouge !

- Oh lĂ  lĂ , un ordinateur.

- Dégage. Non, casse-toi.

Casse-toi, casse-toi. Non, bouge, tu bouges.

Cris

Dégage.

- Regardez ces deux-lĂ , ils vont bien ensemble.

- Vas-y, toi.

- Eh, tu veux quoi ?

Tu vas te faire niquer ta race.

- Pourquoi ta main elle s'approche ?

- Ah ! Putain !

- Roméo veut te baiser.

- Rends-moi ça.

- Toi, t'es folle.

- Lâche-moi !

Bon, allez, rends...

T'es un gamin, rends-moi mon téléphone.

- Tu fais quoi ?

- Fais-moi un bisou.

- Non.

Petit cri

- C'est oĂą, les messages ?

- Laisse tomber, y a rien, que des messages...

- "Je te suce la bite, demain."

- N'importe quoi.

- Je te croyais pas comme ça.

- Va me chercher la bouteille.

Va me chercher la bouteille !

- Vas-y tiens, vas-y, casse-toi.

Cri

Va te faire baiser.

Va te faire baiser par un cheval. Dégage.

- Oh le bâtard !

- Dégage.

Me parle plus.

- Lève-moi.

On y va.

- Hop, hop, hop !

- Laissez la bouteille ici.

- Elle est folle, elle.

- Attends, attends, je bois.

- Le fond de la bouteille, cul sec !

Rires

Conversations mêlées

- Putain, j'aurais pas dû t'écouter.

- T'inquiète, je vais lui parler.

- Ah, salut.

- Ah, wesh.

- Ça va ?

- Ouais et toi ?

- Ouais.

- Bon, faut que j'y aille.

"Contra la pared" (Owin y Jack)

Musique ragga

...

Rire

...

Rires

...

Cris

- Pourquoi t'as mis tant de temps ?

...

"Thrift Shop" (Macklemore & Ryan Lewis & Wanz)

Musique hip-hop

...

I'm gonna pop some tags

Only got twenty dollars in my pocket

I'm huntin' Lookin for a come up

This is fucking awesome

Elles rient.

Des pas résonnent.

Elle rit.

...

- Putain... Meuf, ça va?

Petits cris

...

Putain, on fait quoi, lĂ  ?

On peut pas la laisser comme ça.

Sarah ?

- Oh, putain.

On tape Ă  la porte.

- Elle a pris quoi ?

- Ouvrez, putain.

- On fait quoi, on fait quoi ?

On tape de plus en plus fort.

- AllĂ´ ?

- Fermez vos gueules !

- Mais c'est moi !

- Ça se caresse ?

- Elle a pris quoi ?

- Rien, on a bu pareil.

- On va pas la laisser comme ça ?

- J'en sais rien, je suis pas médecin.

Oh, c'est dégueulasse.

- Sarah ?

- Mes chaussures...

- Venez m'aider Ă  la lever.

Viens nous aider

pour la laver.

- Mais elle pue.

- Ah non, mais attends, c'est dégueu.

- C'est bon ça m'a saoulé, elle me dégoûte.

On tambourine.

- Eh, vas-y, ouvrez, lĂ .

Oh ?

- Aide-moi Ă  la relever.

- Non, c'est dégueulasse.

- Allez, aidez-moi. Faites gaffe !

- C'est immonde.

Cris

- Vas-y, mets-la lĂ .

- Doucement, doucement.

- On n'a rien bu, en vrai.

- Sarah ?

Sarah, Sarah, putain.

Sarah ?

Sarah !

Viens m'aider, Jade.

Allez !

Ah putain, elle pue.

Comme ça ?

Putain, aide-nous, Laurène.

Petits gémissements

Sonnette

- Faut que je vous dise un truc de ouf, les meufs.

- Quoi ?

- Jade m'a appelée.

- Bonjour, les filles, ça va ?

- Bonjour, Geneviève.

- Ça s'est arrangé avec ton beau-père ?

- Pas vraiment...

- Tu peux venir ici quand tu veux.

- Merci.

- On va dans ma chambre.

- Et Jade, elle t'a dit quoi ?

- Rien, j'ai pas répondu.

Elle m'appelle comme ça,

alors qu'on se parle plus depuis un mois.

- Je vous ai dit que c'était une bouffonne.

- On aurait dû t'écouter plus tôt.

- C'est depuis cet été qu'elle a changé.

L'année dernière, elle était pas comme ça.

- Je te l'ai déjà dit, meuf, elle est devenue

jalouse de notre relation.

Elle est narcissique.

Je pourrais vous raconter de gros dossiers sur elle.

- Vas-y, dis.

- Moi, je les connais tous.

- Y en a que tu connais pas.

- Ben si.

- Non, je te dis.

- C'est bon, Sarah, tu peux nous dire, tu sais.

- Ça se fait pas.

- ArrĂŞte de faire la meuf.

Dis !

- Bon, OK.

Vous vous rappelez de son mec du cap d'Agde ?

- Ouais ?

- Une fois, elle l'a sucé

et il a éjaculé dans sa bouche.

- Oh, putain !

- Et elle, au lieu d'aller recracher,

elle a avalé.

- Mais c'est dégueulasse.

- Putain.

- Et ouais !

Une fois, il l'a doigtée et elle a eu ses règles.

Faut vraiment pas avoir de chance...

- C'est sûr.

- C'est une vicos.

- Lui, il était persuadé qu'il l'avait déviergée au doigt.

Elle avait trop honte.

- Cette meuf est conne.

A partir de ce moment-lĂ ...

- C'est clair.

Et vous savez qu'elle se touche tous les soirs ?

OK, de temps en temps,

mais tous les soirs, faut ĂŞtre nympho.

- Pas tous les soirs quand mĂŞme.

- De temps en temps, ça passe.

Mais tous les soirs, c'est abusé.

- Mais toi, euh...

tu te touches souvent ?

- Comment ça ?

- Non mais je sais pas...

- Non, franchement,

j'aime... Je sais pas, je me touche pas.

Ça m'intéresse pas.

- Ouais, mais ça doit être quand même...

Enfin... Je sais pas...

Je trouve que ça peut être bien.

- Ça, c'est indéniable, on va dire.

Moi, je sais que pour le sperme,

je recracherais tout dans la bouche du mec !

- Pourquoi tu ferais ça ?

- T'es sérieuse ?

- La meuf que j'aimais trop

pendant les vacances avec mon frère

m'a dit qu'elle avait fait ça.

Je trouve ça trop marrant.

Je le ferai.

- T'es ouf ? Jamais de la vie.

- Mais arrĂŞte, c'est mieux.

Tu préfères avaler comme Jade ?

- Je préfère rien faire, c'est dégueu !

- Meuf, si ça m'arrive, tu crois que je ferai quoi ?

C'est obligé.

- Tu fais pas tout simplement !

- Mais de toutes façons, tu le feras un jour ou l'autre.

- T'as jamais sucé, toi ?

- Ben non, non, j'ai jamais fait ça.

- Moi non plus.

- T'as déjà sucé, toi ?

- Je suis sûre que tu l'as fait. "Ouais, je sais pas."

- De toute façon, je l'ai déjà fait.

Je sais pas, normal.

Mais j'ai pas fait pire que Jade.

Elle, elle s'est fait baiser.

- Ma sœur était morte de rire

quand elle a appris pour elle et Reza.

Elle était là : "Vieille meuf..."

- Il s'est passé un truc ?

- J'y étais pas.

- Entre Jade et Reza ?

- Ouais.

- C'est sûr. Après, on n'était pas dans la chambre.

Mais mĂŞme elle, elle l'a dit toute seule.

Désolée, mais c'est une pute.

Elle l'a fait avec d'autres mecs.

Les mecs du cap d'Agde.

- Non, mais OK.

Non mais d'accord, mais juste, Reza,

il s'en bat les couilles. T'as téma ma sœur ?

Genre, c'est bon...

Tu choisis pas, c'est tout.

- Il voulait se vider les couilles.

Jade est passée par là.

- C'est dégueu ce que tu dis.

- C'est vrai !

- Elle sort ça tranquille !

Il voulait se vider les couilles !

Rires

- C'est la vérité !

A quoi elle sert d'autre ?

- T'as vu comment elle est foutue ?

Elle est archi cheum.

- Elle est pas laide.

- Ben, quand mĂŞme.

Qu'est-ce qu'elle a pour elle ?

- Elle a des beaux yeux. Elle est conne mais pas horrible.

- Non, arrĂŞte.

- Elle est dégueulasse.

- Toutes les meufs sont plus belles que Jade.

OK, y a plus moche, je dis pas.

- Genre Justine !

Rires

Vous avez vu ses photos sur Facebook ?

- NON !

- Je vous montre.

Venez, venez voir.

Vous allez vous taper une barre.

Attends, attends, attends...

- Ah putain !

Rires

Non mais c'est chaud pour elle.

La meuf s'affiche en mode bat-les-couilles,

"je suis archi cheum !"

- Mais non !

- Elle se trouve trop bonne, lĂ  !

Elle se sent trop fraîche.

- Elle est malade.

- Mais elle est trop moche !

- Et cette veste, tout le monde s'est foutu de sa gueule.

- Celle de la semaine dernière ?

- EN MODE BOULE A FACETTES !

Rires

- Truc de ouf.

- Et si on commentait ?

- Genre quoi ?

T'es trop bonne !

- T'es trop bonne, ma soce !

T'inquiète...

- Attends !

Rire

- Avec un smiley !

- "Trop bonne, ma soce"

VoilĂ  !

Rires

...

Oh merde !

...

Envoyé !

...

- Sérieux ? T'es sérieuse ?

...

...

- On supprime ?

...

"Dream" (Popcaan)

...

- Et moi aussi, je tenais la corde,

j'étais toute seule,

et celui qui tombait avait gagné.

Et celui qui lâchait.

J'ai tenu fort, j'ai tiré et ils sont tombés par terre.

Et j'ai pas lâché.

- C'est bien, ça.

Qu'est-ce qu'il y a, Jade ?

Réponds-moi, s'il te plaît.

- Rien.

- Maman, je peux avoir le pesto, s'il te plaît ?

Merci.

- C'est à cause du collège ?

- Maman, tu sais, aujourd'hui,

la maîtresse a dit que Victoria, c'était une dinde.

- Elle a une sale gueule, Victoria.

- Tais-toi, dis pas ça, je lui dirai, demain.

- Vas-y, j'en ai rien Ă  foutre.

- Jade !

- De toute façon, toutes tes copines sont moches.

- Bouffonne.

- Je vais faire tomber ton portable.

- Ça suffit, là, oh !

Tu manges.

- T'as vu ce qu'elle m'a dit ?

- Stop.

- Bon, je débarrasse.

- T'attends pas qu'on ait fini ?

Manon, tu poses ton assiette.

- Pourquoi tu me suis ?

- J'ai le droit.

- T'es vraiment une bolosse.

- Non, c'est moi. Dégage, tu restes là.

- Non !

- Si !

- Non !

- Manon, tu t'assois.

Et toi, claque pas la porte.

La porte claque.

- Le koala, lĂ  !

- T'es petit, quand mĂŞme.

- C'est parce que j'ai pas mes Air Max.

- Ben et alors ?

- Non mais mĂŞme, mon jean me rend petit.

- C'est trop chiant, ce truc.

- T'as un mec ? Laurène disait que t'avais quelqu'un, je crois.

- Non... Enfin, peut-ĂŞtre.

Tu vois qui c'est, Angelo ?

Tu sais, le pote à mon frère ?

- Ah ouais.

- Ben, lui veut sortir avec moi.

Mais moi, je sais pas trop.

Il est trop mignon, tu vois, vraiment.

Mais il est sorti avec trop de meufs.

Genre, il est sorti avec Carmen.

- Ah ouais.

- Genre, Carmen...

Faut vraiment ĂŞtre en chien.

Du coup, ben voilĂ , quoi.

Mais...

T'es toujours avec ta meuf de cet été ?

- T'es ouf ? On n'a fait qu'un mois ensemble.

C'est fini.

- Et donc, t'as pas de meuf ?

- Non.

- Ça me casse les couilles d'aller en cours.

J'aimerais ĂŞtre en vacances.

- Grave.

- En plus, on veut me faire passer en conseil de discipline.

- On m'a dit la mĂŞme, la mĂŞme.

- Si je me fais virer, je trouverai pas de lycée.

Il a pas compris que je m'en fous.

Les cours, c'est pas pour moi.

J'ai pas envie d'y aller, au lycée.

Toi, tu vas Ă  Baudelaire ?

- Non, t'es ouf ! Je vais faire un BEP alternance.

- Tu te mets trop bien.

Tu feras ta thune et tout.

T'as trop de chance. Ma mère, elle veut pas.

- Ah ouais ?

- C'est une connasse.

Mais tu vas faire un BEP en quoi ?

- Euh... Electrotechnique.

- Rien que le mot, je le comprends pas.

- Moi non plus, t'inquiète. C'est le conseil qui a choisi.

- Ils font déjà les orientations ?

- Sarah !

Des pas résonnent.

Sarah, ça fait dix fois que je t'appelle.

- Ben quoi ?

- Tu rentres Ă  la maison.

- C'est pas chez moi, en haut.

Va rejoindre l'autre et laisse-moi tranquille.

Vas-y, reste, c'est bon.

- Tranquille, on se voit au bahut.

Au revoir, madame.

- C'est bon, t'es contente ?

Cris lointains

Rire

Fais-moi tirer, fais-moi tirer.

Anthony, fais-moi tirer !

- Non, wesh.

- Fais-moi tirer, s'il te plaît.

- Non, je rigole.

- Le scoot de Maxime

est trop dar. Je suis monté à 90.

Les keufs m'ont poussé jusqu'à Montesson.

- T'es chiant.

- Si tu fais ça,

je te laisse pas tirer.

- Passe.

- Tire au biberon, faut pas se faire cramer.

- Je peux tirer, Hugo ?

- Ma daronne veut pas m'acheter de scoot.

- T'es trop une victime.

- Putain, il y a Guillaume qui arrive.

- Ça va ?

- Ouais et toi ?

- Nickel.

- Vous faites quoi ?

- BEN RIEN, RIEN.

- C'est toujours la galère.

- C'est quoi, cette fumée, un feu de camp ?

- Y a pas de fumée.

- Ah...

Y a pas de fumée ?

Bon allez, dégagez. Dégagez, vous avez une heure de colle.

Cris de protestation

- Dégagez.

- Je vais me faire niquer.

- Sortez d'ici, déjà.

- Fais pas le gamin...

- Sors d'ici, sors d'ici.

- Fais pas le gamin, wesh.

- Sortez de lĂ  !

Pourquoi vous répondez ? Sors de là.

Vous pourriez être virés. Sors, Anthony.

"La Sandunga" (Alondra De La Parra)

Sandunga, mama por dios

Sandunga no seas ingrata

Mama de mi corazon

Ay Sandunga

Sandunga, a mama por dios

- Putain, t'es dégueulasse !

- Ben quoi, ça te dégoûte ?

- Ah, arrĂŞte, Anthony !

Cri

- Que fais-tu par terre, Sarah ?

Relève-toi.

Chut ! S'il vous plaît.

Chut !

- Je t'explique,

tu vas te prendre une tetar.

- Je m'en bats les couilles.

- Por favor.

Bueno, entonces. Jade?

Que dice esta cancion?

Chut !

Qu'est-ce qu'elle dit, cette chanson ?

Calla tu boca!

Elle dit quoi, cette chanson ?

Tu vois rien des mots qu'il y a sur la feuille ?

- Ça y est, t'as appris à fermer ta gueule ?

- Callate, Sarah!

- Punchline!

- S'il vous plaît !

- Oui ?

- C'est pour commander.

- Je vous écoute.

- Jade ?

- Une quatre-saisons.

- Une quatre-saisons.

- Hein ?

- Une quatre-saisons.

- Moi, je vais prendre une reine.

- Une reine.

- Tu veux du vin ?

Avec un verre de chianti.

- D'accord.

- Il est mignon, hein ?

Alors, t'es prĂŞte pour le brevet ?

- On est en décembre, je vais pas réviser là.

- Oui, mais vous avez bien des...

sessions d'entraînement ?

- Le brevet blanc ?

Des brevets blancs ?

- Oui.

- Non.

- Et là, ça te fait quoi, ton 1er vrai examen ?

T'as pas un peu peur ?

- Non.

- Ta mère m'a appelé hier,

elle a décidé de vous prendre à Noël.

Sans me demander mon avis, évidemment.

- Je sais, elle m'a dit.

- Elle compte partir ?

- Je crois qu'elle va aller chez Mamika.

- Ah ça, vous allez vous amuser.

Moi, je comptais aller à la mer à Noël.

Tant pis ça sera pour une autre fois.

Par contre, je pourrai pas au jour de l'an,

je pars en Grèce et je peux pas changer les billets.

Bon écoute...

On improvisera.

Il soupire.

- Venez me voir après pour me dire ce que ça vous a fait.

- Merci...

Il est trop cool, ton frère.

- T'as vu ?

- Il a des yeux, des billes rouges !

Comment il fait pour rentrer d'Amsterdam

sans se faire contrĂ´ler ?

- Qui veut une soufflette ?

- Vas-y.

- Putain, t'es bien une meuf, toi.

Faut vous enfermer.

- Vas-y, laisse jouer, lĂ .

- Garde-la, garde-la.

Elle tousse.

- Bouge ton gros cul !

- Ta gueule, putain.

"16 Soupapes" (Falcko)

Petit cri

- Tu fais quoi ?

- Ah mais...

- Don't touch me!

- Comment ça, "Don't touch me" ?

- "Don't touch me", c'est tout.

- T'es qui, toi ?

- Je suis moi.

- Laisse-moi jouer deux minutes au moins, s'il te plaît.

Dégage. Mais dégage !

Bouge.

- Toujours beau, le petit frère.

- Sac Ă  main

Sac Ă  main, j'ai

...

- Je te dis bla, bla, bla

Je te dis oh oh oh

Ça dépend si c'est pour l'argent Dans ces cas-là c'est

- Bouge...

Cri

- Putain, bougez, lĂ .

Rires

Elle tousse.

...

- T'es sérieux ?

- Donne la manette.

- Va te faire foutre.

- Eh, Laurène !

- Grosses fesses.

- Grosse vache.

- Laurène, c'est bon.

- Ça me saoule, il est trop con.

Rires

- Ta race, toi.

- Il est fou.

Rires

- Eh, t'es vraiment trop con.

- Parle-moi pas.

- Il va tout vomir.

C'est du pers !

Je fume ce que je roule.

- Il te met Ă  l'amende.

- Je roule, je fume.

Elles rient.

- T'es à des kilomètres !

Une moto vrombit.

- Putain, y a ma daronne, aidez-moi.

Rangez, rangez ! Cachez, cachez !

Merde.

- Cachez, cachez.

- Et merde...

- Putain les verres ! Y en a un qui est pas lĂ .

- Oh, le shit !

- Vas-y, bougez.

- Jette les restes, mon frère.

- Ta gueule !

- Bonjour.

- Bonjour.

- C'est quoi, ce bordel ?

Bon, ben tout le monde dehors.

Ils marmonnent.

- Putain, il est oĂą mon sac ?

A demain, Roméo.

- Au revoir.

Rires lointains

Je nage dans un trou géant J'suis trop feignant

Un exemple pour ceux de 16 ans Qui kiffent l'enseignement

T'en saignes, non ? T'es dans la galère

Tu t'mets la fonce A la lumière d'un lampadaire

On s'y fait à force Ça nous tue à l'usure

On squatte les usines sales Et les coins chauds

Frère, quand ta mère Te demande pourquoi

C'est le freestyle chez toi Devine qui t'emboucane

A priori, la roue tourne Mais oĂą t'en es ?

On te demande si ça va Rien d'neuf, la santé

Mon rap a la rage

Il fout des coups de pied au cul

- ArrĂŞte de bloquer cette porte.

Je m'alcoolise

Je dis pas des "je t'aime Ă  la folie"

Rien d'neuf, 2009

Les keufs mériteraient l'agonie

Sarah, ouvre la porte.

On frappe vigoureusement.

...

Ouvre la porte, Sarah.

C'est quoi l'histoire avec Marc ?

- Quelle histoire ?

- ArrĂŞte, ne commence pas.

- Ben quoi ?

Qu'est-ce que tu veux ?

- Pourquoi tu l'as insulté ? Merde !

- Il m'a fait chier, c'est tout.

- Je sais pas comment tu vas faire dans la vie.

Ça se passe pas comme tu imagines.

- Qu'est-ce que t'en sais de ce que j'imagine ?

- Quand Marc ou moi, on te dit quelque chose,

tu le fais, point.

On obéit à ses parents.

- C'est pas mon père, Marc.

ArrĂŞte de croire...

- T'es privée de sortie.

- C'est dégueulasse.

T'as pas le droit de faire ça,

c'est Marc qui est venu me casser les couilles.

Putain.

Tu préfères ton mec à ta fille, t'es horrible !

Heureusement que mon père est mort

avant de voir comment tu m'élèves !

Pourquoi je peux pas me faire émanciper ?

Hein ? Pourquoi ?

Pourquoi je peux pas me faire émanciper ?

Mais réponds !

Pourquoi je peux pas me faire émanciper ?

Alors ?

Tu veux pas arranger les choses ?

- ArrĂŞte.

- T'aimes bien qu'on s'engueule ?

- ArrĂŞte.

- T'aimes faire souffrir tes enfants.

- Tu pars en pension.

- T'as vu comment t'es horrible ?

Tu vires Julien de la maison et maintenant, moi ?

Tout ça à cause de ce mec ?

Pourquoi tu nous as faits si tu nous aimes pas ?

Tu connaissais pas la pilule ?

Franchement, tu me dégoûtes.

- Ça suffit.

- Tu vas la laisser tranquille, ta mère ?

- Lâche-moi !

- Comment faut te le dire ?

- Comment faut te le dire ?

- Dégage, putain !

...

Cris

...

- Championne !

- Montre ton nombril, Sarah.

- Je sais pas, je trouve que sur toi, ça va bien.

- Mais ça dépend sur qui.

Moi, j'ai envie de me faire percer mais ma daronne veut pas.

- Ah... Vas-y, mon gars, lĂ .

Pécho ta meuf, là.

T'as pas de couilles ?

- Trouve-toi une meuf

avant d'ouvrir ta gueule.

- Des meufs, j'en ai mille.

T'es un ouf.

- A l'aise,

le genre de meufs avec un poing !

- Salut, les meufs !

- Vas-y, chut, ils se pécho. Oh, le canard !

- Vous parlez de la pak-pak ?

- Qu'est-ce qu'il y a, Louise ?

- Rien, c'est bon.

- Ben si, il y a quelque chose.

- Rien, je me suis embrouillée avec mon père, c'est tout.

- Il s'est passé quoi ?

- Apparemment, ça me réussit pas de vivre chez ma grand-mère.

Alors qu'il en sait rien, il me voit jamais.

Il m'appelle jamais.

La dernière fois qu'on s'est vus, c'était à Noël !

- Chelou.

- C'est ma mère, cette grosse pute.

Une vraie faux-cul, cette meuf.

Elle lui a dit de me gueuler dessus.

- Tu lui as dit quoi Ă  ton daron ?

- Rien, j'en avais rien Ă  foutre.

Il m'a fait la morale,

je lui ai dit que ma mère dit de la merde,

que j'ai 14,5 de moyenne, qu'ils n'ont rien Ă  me dire.

Pourquoi est-ce qu'elle fait ça ?

Elle fout toujours la merde, elle est horrible.

- Elle veut peut-ĂŞtre que tu reviennes.

- Elle a tout fait pour que je me barre.

Elle s'en fout de pas me voir.

- Tu sais pas.

- Je te le dis.

De toute façon, on en a rien à foutre, laisse tomber.

Il te va bien, ce t-shirt, tu vois ?

- T'es obligée de venir, maintenant.

- Moi, je veux bien, j'aime trop ĂŞtre avec toi.

- Moi aussi.

- C'est vrai, je me sens plus proche de toi que de Sarah.

- C'est vrai, l'autre fois,

avec les autres, j'étais bizarre.

Genre, je savais pas trop quoi dire.

Je sais pas...

Je me sens mieux avec toi qu'avec eux.

- Tu dînes chez ma grand-mère ?

- Si tu veux.

- Elle m'a dit qu'elle t'aimait trop.

- Ah ouais ? Je la trouve sympa aussi.

Elle te laisse faire ce que tu veux.

- Grave, je l'aime trop.

En plus, elle est trop ouverte.

...

- Tu sais, c'est ma première fois.

- Ah ouais ?

Elle acquiesce.

Tu veux fumer ?

Merci.

Il soupire.

Elle tousse.

Passe le joint. Merci.

...

Viens sur moi.

...

J'arrive.

...

- Je te jure, je me sens trop différente.

- Ah bon ?

- Ouais, vraiment.

- T'as pas eu mal, alors ?

- Non, trop pas, j'ai rien senti.

- C'est ouf.

- J'ai quand même senti un truc qui se déchirait.

Mais ça faisait pas mal.

- C'est bien, ça veut dire qu'il a fait attention.

Elle acquiesce.

Et tu le revois quand alors, le mec ?

- Je sais pas, j'ai pas trop envie.

- Pourquoi ?

- Non, je sais pas, comme ça.

- Un récit rétrospectif en prose...

*Hurlement

*...

Qui a fait ça ?

...

Rires

- Arrête, t'es sérieuse ?

Ben montre.

- C'est la maison qui est lĂ -bas.

- Laquelle ?

- Celle au fond, lĂ -bas.

- Ah ouais...

C'est des bourges, ses parents ?

- Je crois. Son père a une agence immobilière

et sa mère, elle fait rien.

Tu viens ?

- Je te jure, j'ai peur, je sais pas quoi répondre.

- Mais dis-lui oui !

- Mais ça m'angoisse trop.

Imagine si on a rien Ă  se dire.

- Il m'a dit qu'il était à fond sur toi.

Il aura des trucs Ă  te dire.

- Je veux pas que Sarah et Louise me voient avec,

ou qu'il vienne au collège.

- Putain, c'est bon, tu t'en fous de ces meufs.

- Je sais pas.

- Ça fait quoi si elles le voient ?

- T'es sûre qu'il m'aime bien, Igor ?

- Oui, t'inquiète.

- Tu t'en fous ?

Y a plus rien entre vous ?

- T'inquiète !

C'est bon, c'est...

y a rien, quoi.

- Tant mieux. T'es ma meilleure amie.

Enfin, j'aime pas dire des trucs

comme ça, genre déclaration.

Mais je veux que tu saches.

- C'est pareil.

- C'est pas Yasmine ?

- Yasmine, je l'aime trop, mais je me sens plus proche de toi.

- T'as vu le message qu'il m'a envoyé ?

Elles rient.

Discussions mêlées

- Salope !

- Qu'est-ce que tu viens de dire, lĂ  ?

Tu m'as dit quoi ?

Ben alors ?

A la sortie, je t'explose la gueule.

Alors, bouffonne ?

Fracas

T'as des nouvelles copines, tu te sens plus ?

- Ferme ta gueule.

T'es lĂ , tu...

T'es lĂ , mais...

Tu sers Ă  rien, tu pues la merde.

Tu te crois la plus belle du collège ?

T'es qu'une pute qui se fait toucher le cul !

T'es qu'une sale pute, putain.

- Eh oh, oh, oh...

- Ah, y a embrouille.

- C'est bon, Sarah, va t'asseoir.

Fracas

Cris mêlés

...

- Oh ! Sarah !

ArrĂŞte.

- T'as cru que t'allais partir comme ça ?

- Sarah, lâche-la.

- OĂą sont tes copines ?

T'es toute seule ?

OĂą sont tes bouffonnes ?

- Dégage.

- Non, je dégagerai pas.

- Sarah, calme-toi, calme-toi.

- C'est ça, dégage, connasse.

T'as plus intérêt à ouvrir ta gueule comme ça.

- C'est bon, c'est bon.

- Non, c'est pas bon.

- Mais si.

- Elle m'a traitée de pute.

C'est ça...

- J'ai bédave, je vais conduire.

- T'es un ouf, toi !

- C'est pas mort.

Vrombissements

- Meuf, t'as abusé.

- Non. Elle m'a cherchée.

- Lâche-la, elle nous fait rien.

- Et ce qu'elle m'a dit ?

- Non, t'as abusé.

- Non.

- Sale petit canard de merde !

- Je t'emmerde.

- Vas-y dégagez, vous.

- Pourquoi elles font ça ?

- Je sais pas.

Elle a toujours été comme ça, Sarah.

Quand elle peut plus te sacquer, c'est la misère.

- On peut pas te défendre en cours ?

- Non, elles sont potes avec elle.

Et celles qui l'aiment pas ouvrent pas leur gueule.

Elles ont peur.

- T'es dans le centre ?

- Ouais, mais c'est trop petit.

- C'est un appart ?

- Ouais.

Mon père vit dans un grand appart à Paris.

Mais je veux pas vivre avec lui.

- Pourquoi ?

- Je l'aime pas trop.

Enfin, c'est lui qui m'aime pas.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Je le sens, c'est tout.

- Ah bon.

- Si tu voyais comment il est avec moi.

Il m'appelle jamais, il dit que je le vois pour sa thune.

- Moi, mon père, il est trop cool.

- T'as de la chance.

Dans l'absolu, il pourrait être stylé.

Mais en vrai, c'est un gros con.

- On se pose lĂ  ?

- Ouais.

Tu me lâches ta fin ?

- Ouais.

- C'était trop cool, la soirée de chez toi.

- T'inquiète, j'en fais trop souvent.

Dès que mes parents se barrent.

- T'as pu nettoyer la gerbe du mec ?

- T'inquiète, j'ai fait ça avec un pote.

C'est parti.

Le bus ronronne.

...

- Léa, pareil ?

- Merci.

Les couverts s'entrechoquent.

- Alors, les révisions du brevet avancent ?

- Moyen, normal.

- Comment ça, normal ?

- Louise ?

- Tu travailles assez ?

- Ouais, tranquille. Pas besoin de bosser pour ça.

- Ben, tu verras, si tu le rates.

- Personne le rate, c'est pour les débiles.

- Attends, parle pas comme ça, d'accord ?

- Non mais c'est vrai.

T'as qu'Ă  leur dire, toi.

- Oui, c'est vrai, c'est facile.

- Bon et mamie, elle va bien ?

- Ouais, ça va.

- A ce qu'il paraît, tu as un petit copain ?

- C'est toi qui as dit ça ?

- Non.

- C'est ta mère qui me l'a dit.

- Parle pas sur ce ton.

- Comment tu le sais ?

- C'est mamie qui m'en a parlé.

- Je lui avais dit de rien dire.

- J'ai le droit d'être au courant quand même, je suis ta mère.

Ce genre de choses me concerne.

- Je suis désolée mais je vois pas en quoi.

- Enfin, c'est normal qu'une mère veuille savoir

ce genre de choses sur sa fille.

- Franchement, arrête s'il te plaît.

- Pardon ?

- Laisse tomber.

- Non, je t'interdis de me parler comme ça.

On parle pas comme ça à sa mère.

C'est clair ?

- Ça t'arrange quand t'as envie, d'être ma mère.

- Recommence pas.

Ça, ça va m'énerver.

- Tu fais genre que quand y a les autres.

Jamais tu m'appelles. Tu t'en fous.

- Louise, s'il te plaît.

On pourrait pas déjeuner tranquillement ?

Dis-lui Ă  elle.

- Tais-toi, Louise.

- C'est la vérité.

- Arrête de répondre.

- C'est très bon, ma chérie.

- Merci.

- C'est vrai, c'est bon. Hein ?

- Oui, c'est très bon.

- Non mais c'est dingue, quand mĂŞme.

On peut pas avoir de moment agréable avec toi.

T'es toujours obligée de tout gâcher.

- Mais si tu veux, je peux ne plus venir.

C'est toi qui m'obliges Ă  ĂŞtre lĂ .

Moi, j'en ai pas envie.

T'es complètement folle ?

Ça va pas ?

- Tu te tais, maintenant.

- Fais-toi soigner.

- Je te dis de te taire.

Quand je te dis de te taire, tu te tais.

- Prends un traitement.

- Arrête de répondre.

Je te jure...

- Mais ça va pas ?

Ça va pas passer comme ça.

- Fous-moi la paix.

- T'es dingue ?

- C'est toi qui es dingue.

- Je te dis de te taire, tu te tais.

Reviens, Louise !

- Ouais.

Mais il essayait.

Ben, je le repoussais.

Attends, deux secondes.

Putain, Manon, t'es relou.

Dégage.

- Je prends mes feutres.

- Ouais, désolée.

Non, non.

Ouais, ben je sais pas, j'avais pas envie.

Après il était bizarre, pas comme au début.

Je sais pas.

Ouais.

- Sois plus aimable avec ta sœur.

Elle a le droit de prendre un truc dans la chambre.

T'essaies le pull ?

- J'ai pas envie.

- Allez, Jade, s'il te plaît.

Faut qu'on t'achète un nouveau soutien-gorge.

Et bien, c'est très bien.

Tu le pensais trop serré, je trouve pas.

C'est joli quand c'est moulant. C'est joli !

Tu vas chez ton père, ce week-end ?

- Non.

- Il faut que tu le voies.

Tu annules toujours.

- Je peux pas.

- Pourquoi tu peux pas ?

- J'ai une soirée.

- Comme tu veux, mais explique-lui.

- Oh non, maman.

- J'en ai marre que ça me retombe dessus.

- Tu sais comment il réagit, dis-lui.

- Justement.

- S'il te plaît !

- Non.

Tu veux pas y aller, tu l'appelles.

- Putain, tu comprends pas que ça me saoule ?

- Parle pas ainsi.

- Je connais personne.

J'ai mĂŞme pas mes affaires !

Pauvre conne.

...

Elle sanglote.

...

Musique dance

...

On frappe Ă  la porte.

On sonne et on frappe.

- Bonsoir...

- Vous ĂŞtes qui ?

- Des potes à Jérem, il nous a dit de venir.

- Jérem ?

- Oh putain, non,

y a l'autre pute.

- Mais vous connaissez Igor ?

- Non, mais ouais... On le connaît mais...

Tranquille, c'est notre pote, pas de souci.

- Ouais, je vais voir.

- Elle ferme la porte, elle !

- Igor, y a des gens Ă  la porte.

- Qui ?

- Je les connais pas.

On sonne et on frappe.

...

...

...

- Vous ĂŞtes qui ?

- Des potes à Jérem, il nous a dit de venir.

- C'est pas possible, pas de squat ici.

- Vas-y, mec, sois cool, gros.

On est venus jusqu'ici.

...

Fais pas le crevard, ta baraque est grande.

Ça change quoi qu'on y soit ?

- Je veux pas de squat, c'est tout.

Bonne soirée.

- Il pleut, mon frère, laisse-nous attendre un peu.

...

- Venez, on y va, lĂ .

- Non, non, non. Il va payer sa baraque.

- Dégage !

- Vas-y, comment tu parles !

T'es un ouf, mon gars.

- Igor !

Laisse-les entrer, je les connais.

- T'as vu comment ils me parlent ?

- C'est bon, ils te feront rien.

- Je m'en bats les couilles.

...

Cris de protestation

Musique ragga

- Je peux te questionner ?

- Elle est pas belle.

- Vas-y.

- T'as un mec ?

- Oui.

- Merde.

T'es fidèle ?

- Oui.

- Ah merde.

- Sinon bois un peu,

on va t'aider à plus être fidèle !

"Watch out for this" (Major Lazer)

...

Rires

...

...

- Faut que j'aille aux chiottes.

...

Cliquetis d'un briquet

...

- J'en reviens pas que ça soit enfin terminé.

- C'est pas passé si lentement que ça.

- T'es malade ? C'était trop long.

Fallait que ça se termine, c'était vital.

- C'est clair.

En même temps, il s'est passé trop de trucs.

Genre à la fois c'est passé vite,

et j'avais l'impression que ça se terminerait jamais.

J'en reviens pas d'avoir traîné avec Clémence.

C'est trop des bouffonnes.

- C'est clair, c'est des bolosses, ces meufs.

- J'ai tellement honte.

- Tu peux !

- On se retrouve quand sur les marches ?

- Sept heures, je crois.

- Anthony m'a dit huit heures.

- J'ai trop peur de croiser Igor au brevet.

- Ah ouais ! Y aura toute Ste Catherine.

- Il me dégoûte, ce mec.

- Il ressemble au vieux Grégoire.

- Oh !

- Non.

- Si, si.

- Il est pas si moche !

- Il est dégueulasse.

- Si je repense à la soirée, là ça me dégoûte.

Je sais pas comment j'ai fait pour le pécho.

- L'alcool, ça aide !

Cri de dégoût

Rires

- Il est pas si moche.

Hein, Louise ?

Louise pouffe de rire.

- Il est dégueulasse.

- Moi, je trouve pas.

C'est un connard d'avoir dit qu'il m'avait baisée.

Fils de pute.

- L'an prochain, on nous fera plus chier avec tout ça.

- Tu dis ça parce que tu vas à Jeanne d'Arc.

Nous, Ă  Baudelaire, y aura encore tout Victor Hugo.

Ça me fait chier que tu viennes pas avec nous.

Ça me rend trop triste, ça sera pas pareil sans toi.

- Grave. Moi, j'ai peur qu'on se voie plus.

Que notre relation change.

- Mais non, ça changera jamais.

On se verra plus en cours, c'est tout.

- C'est ce qu'on dit.

- Y a Facebook.

- On arrête d'en parler, c'est déprimant.

- Grave.

Clapotis de l'eau

...

On passe chez ma grand-mère ?

- Ouais.

- Ouais, vas-y.

- J'ai trop hâte qu'on parte en vacances.

Ça va être trop frais.

- J'avoue.

- J'espère qu'il y aura des mecs.

- Grave.

- Cette année, c'était la misère.

Tu dis rien Ă  cause de Sofiane ?

- Mais non !

- Mais si !

- Non.

- Si tu rencontres un mec magnifique,

tu le pécho pas ?

- Ça va pas ?

- Allez !

- T'as craqué, toi ?

- Tu vas rester combien de temps avec lui ?

- Je sais pas.

- Toute la vie ?

- Je sais pas, peut-ĂŞtre.

- Jamais je passerai ma vie avec un mec.

Meuf, t'es malade. Ça me casserait les couilles.

- N'importe quoi !

- Je veux pas qu'on me fasse chier.

Rires

"Thrift Shop" (Macklemore & Ryan Lewis & Wanz)

...

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