All language subtitles for Le.Dernier.Gang.2006.BDrip.1080p.FR.x264.AC3

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Original subtitles

- Pour comprendre, il faut aimer.

Et ils ont aimé leur Belleville comme des fous.

Celui des Juifs et des Arabes,

...des manifs et des arriĂšre-cours crasseuses.

- Allez, viens.

Il est beau. - Non, l'autre.

Il est trop petit.

Le Chinois veut..

...le plus gros. - Gaffe, le gardien !

- Vite ! - Trouillard !

- Pauvre con, regarde !

- C'Ă©tait une bande de mĂŽmes, avec Ă  leur tĂȘte,

...la plus forte tĂȘte.

Il a tout fait plus tĂŽt que les autres.

Maisons de correction, maisons de redressement et prison.

Il y a rencontré un frÚre, Casa, et une certitude : la vie..

...serait tout pour leur gueule et "ni Dieu ni maĂźtre".

Mais Belleville, c'était aussi..

...le territoire des Perez. Ils contrĂŽlaient tout.

Devenus grands, mais ignorant tout des armes,

...ils ont recruté un pro,

...un vrai, Landais. - On prend celui-lĂ .

- Une tĂȘte brĂ»lĂ©e, ancien lĂ©gionnaire.

Parfois, pour avoir la paix, faut pas craindre la guerre.

Et c'est là que tout a vraiment commencé.

- La prochaine tire, on la pique avec ses clés.

- Allez, on s'en fait une.

- Non, non. On repĂšre d'abord. - Celle-lĂ  !

- On repĂšre d'abord ! - Gare-toi !

- Putain !

- J'appelle la police.

- Fallait repĂ©rer avant. - Tu sais mĂȘme pas ouvrir une porte.

- C'est pour ça qu'il faut repérer !

- De quoi on a l'air ?

- Moi, je rentre. - Non, on s'en fait une.

- Celle-lĂ .

Cris, brouhaha.

- Donne l'argent ! Il est oĂč, le coffre ?!

Aboiements. Fais-le taire !!

Fais taire ce chien !

Je m'en occupe, ça va.

Fais-le taire, ton chien.

- Allez, mets l'argent ! - Fais taire ton chien.

- Qu'est-ce tu fous, merde ?! - Dégage !

Donne-moi ça !

- DĂ©pĂȘche-toi ! - Tiens !

Allez ! OK !

On est partis !

Démarre ! Démarre !

- Ouh !!

J'ai pas assuré ?

A gauche ! - Ta gueule !

- Putain ! Fais attention, ! - Laisse-moi faire.

- J'ai pas assuré ? Passe-moi les sacs !

Il manque un sac. Il manque un sac !

Il manque un sac, merde !! - Ta gueule.

- Putain ! - Ça va, Scarface.

T'as failli buter un caniche.

- Ils vont dire quoi dans les journaux ?

- Calme-le. - "Des amateurs" !

- S'te plaĂźt. - Putain !

- Laisse tourner le moteur.

Rires - On l'a !

- Vous sortez vraiment du zoo !

Fallait prévenir, j'aurais suivi. - Regarde !

- Demain, faut vous montrer. - Ça va.

- AprĂšs un casse, faut rien changer aux habitudes.

- La prochaine fois, tu gardes tes nerfs.

- Ça va.

- C'est mieux que bosser.

- Il dit que ça rapporte plus que de bosser.

- T'en avais jamais vu autant ?

- La gueule des Perez,

...quand ils sauront. - On s'en branle !

- HĂ©...

- DANIELLA, LA VIE EST UN JEU POUR TOI.

OH, DANIELLA...

POURTANT, NE CROIS PAS..

...QUE TU PEUX...

- Daniela, on en a tous été amoureux,

...c'est toi qu'elle a choisi. C'est bien.

- LA VIE EST UN JEU POUR TOI. - Ça va, c'est bon.

- Tu fais..

...6 parts égales.

- C'est quoi, cette enculerie ? Dans un gang...

- Nous, on est une bande de potes.

- Je t'explique.

Les potes montent pas au braquo, mais c'est notre armure.

Nous, on entre dans la banque, eux s'occupent du reste.

On sort pas du cercle.

- Alors, on partage ou on vote ?

Maman ! - Ho lĂ  ! Mme Toledano...

- Ah, maman !

Sur tes 10 enfants, y en a pas un qui t'aide Ă  faire les courses ?

- Qui c'est, lui ?

Il est nouveau.

- C'est Landais, un ami de Simon. Il l'adore.

Il est super. - Il est oĂč, le blĂ© ?

- Dans le poĂȘle. - T'es malade ou quoi ?

Ma 1Úre paye, je l'ai planquée là pour pas que mon pÚre me la vole.

Ma mĂšre a voulu faire un feu. Elle a tout fait flamber !

T'aurais vu ma tĂȘte ! Casa se racle la gorge.

- Alors, tout va bien, les enfants ? - Ça va, maman.

On a trouvé du travail, je crois.

- Ah bon ? C'est super.

- Tiens, mon fils.

- Regarde, Landais. Samy le dealer. On lui a enlevé..

...30 cm d'intestin. On l'appelle "Bouche d'égout".

Il est sympa, mais il refoule sévÚre.

- Ça va, Bonner ?

Ça va, Simon ? - Ça va, cousin ?

Casa, comment tu vas ?

- La forme.

- Ça va, ou bien ?

Samy. T'as besoin d'un truc, appelle-moi.

- Rigole, mon pote.

Rire.

- Il a les foies. Braquer, c'est un métier.

- Il va apprendre. Tu feras plus chier pour le partage.

- J'ai pas les foies. - Ça va, tout va bien.

Le directeur est avec nous. C'est notre complice !

- Il déconne ou quoi, là ?

- Plus haut ! - Fais gaffe !

- LĂšve les bras !

- L'argent !

Il tousse.

Les sacs, vite !

Vite ! LĂšve les mains !

Plus haut, toi !

Alarme. - On se casse ! Vite ! Allez !

- On se sépare. Prenez le métro. - Casa, occupe-toi de Maxime.

- Go, go !

- On est morts ! Demi-tour ! - Tais-toi !

C'est rien, c'est rien !

Ne t'endors pas. Reste avec moi.

C'est rien !

Il faut se débarrasser de la voiture.

Réveille-toi !

Ne dors pas. Réveille-toi.

Si les flics te serrent, tu sais ce qu'ils feront ?

- ArrĂȘte. Tu me fais mal.

- Tombe blessé entre leur mains, tu donnes ta mÚre.

Tu comprends ?

- Mesdames, messieurs, suite Ă  un incident technique...

- Assieds-toi.

Gémissements. Allez, tiens bon.

Tiens le coup. Je reviens.

- Le local technique a été fracturé. Préviens la police.

- T'inquiĂšte, Simon.

On est lĂ , maintenant.

- Bonner, les jambes !

Les jambes, bordel !

Allez !

Allez ! Zou, zou !

- MAMAN, MAMAN !

- Papa !

Gémissements.

- Merci.

T'es discret, hein ? Je compte sur toi.

- C'était une connerie, d'amener Maxime.

Les flics savent des trucs sur nous.

- Les nouvelles tĂȘtes, ça assure le mĂ©tier.

Y a pas de flics sans voyous. - T'es un vrai danger.

- C'est pour ça que tu voulais que je me flingue ?

- Simon, oh ! Landais a assuré grave.

Il t'a sauvé.

- OK. Je dis merci.

Vraiment, merci.

- Tu frimeras moins devant les Perez.

Pourquoi ils veulent nous voir, tu crois ?

Ambiance boĂźte de nuit.

- Ça va ?

Il est oĂč, cet enculĂ©, lĂ  ? Il est oĂč ?

Tiens, regarde, il est lĂ . Viens voir.

- Ah, les voilĂ  ! Toujours les mĂȘmes.

- Eh ! - Simon !

Je vous ai tous connus au biberon. Bonner gardait ma voiture.

Maxime faisait mes courses.

Et Merle, à l'école, il faisait des faux carnets plus vrais..

...que nature ! - M. Perez,

...je vous présente Landais, une épée.

- T'es de Bayonne.

- Et Casa, mon frĂšre. On s'est connus en taule.

- Je vous présente Daniela.

Sa mĂšre tient la boutique italienne rue des Couronnes.

- Ils voient. Mais ils comprennent pas..

...qu'un laid comme toi soit avec cette belle.

- Profitez du bar, c'est pour moi.

- Une bouteille de whisky pour mon frĂšre.

Sonia, c'est quoi, ce pouilleux ? C'est pas l'Armée du Salut !

Donnez-lui Ă  manger. Il pue. Vas-y, monsieur.

- Combien t'as fait ? 12 mois ?

Juste pour un appart ?

- Eh... - Ça a pas Ă©tĂ© trop dur ?

Eh ben maintenant, t'as ta place auprĂšs de moi.

- Qu'est-ce que vous en savez ? - T'as l'avenir..

...en Technicolor. A quel Ăąge t'as failli tuer..

...un flic ? 13 ans ?

Je sais ce que t'as éprouvé.

Ça t'a fait bander. Ça s'oublie jamais, ça.

Bosse pour moi. Trouve ces mecs..

...qui pissent sur mon territoire.

- Bon, M. Perez...

Les cherchez plus, ces enculés. C'est nous. On est là.

Mais on vous prend pas d'argent. Le braquage, c'est pas votre truc.

- T'aurais dĂ» m'en parler.

- Vous m'auriez mĂȘme pas calculĂ©, vous auriez eu raison !

Alors que maintenant,

...on vous a montré. On a grandi.

- Il fait quoi, lĂ  ?

- C'est vrai, maintenant, je sais Ă  qui j'ai affaire.

Y a de la place pour tous, si chacun reste Ă  sa place.

Combien tu me proposes ? - M. Perez...

On partage à 6 déjà. - Simon, tu te prends pour qui ?!

Mon frÚre accepte de négocier et tu préfÚres partager..

...avec ton arabe ?!

T'es comme cette fille qui me chauffe, lĂ  !

Une salope ! - Ta gueule. Tu devrais pas bouger.

- MĂȘme si on me la donne, je la prends pas !

On me menace pas comme ça, moi !

Ben quoi ?!

Vous regardez quoi, lĂ  ?!

Et lui ? J'avais dit de le virer !

Viens ! C'est la cour des miracles, ici ?

Tiens ! Alors ? - Ça va, on a compris !

- Il m'a bavé dessus ! - Oh, William !

Tu fais quoi ? A quoi tu joues lĂ  ?

Viens lĂ . VoilĂ . On fait quoi, maintenant ?

- Déconne pas, il est chargé !

- Ah bon, il est chargé ? Vas-y, tire.

- Il est vraiment chargé, putain ! - Tire, enculé, vas-y.

- Ça va Simon, il plaisantait.

- Il est chargé !

- Ah ouais, tu plaisantais ?

J'avais pas compris ton humour. Tiens, boss, cadeau.

LĂšve-toi, allez !

Viens, lĂšve-toi.

T'as rien Ă  faire lĂ .

Tiens, achĂšte-toi du savon, un costume, tu pues...

On est pas chez Emmaus, ici. Casse-toi.

Faut qu'on s'amuse, Casa !

- C'est bon, Simon, on se calme.

- Bon, alors ? - 50/50, t'oublies pas.

T'as une semaine.

- Va te faire enculer !

- Viens !

Essaie ! - Simon !

- Qu'est-ce t'en as Ă  foutre de ce clochard ?

- Ta gueule. - Ça va.

- C'est bon.

- C'est pour moi, ça !

Ah, ah !

Venez lĂ , venez lĂ  !

Cris de joie.

- Tiens.

Regarde Ă  quoi tu ressembles.

Tu fais honte Ă  la police.

- A 14 ans, il a été en orphelinat. Il est pas orphelin.

- Ce Toledano..

...t'a fait un truc ou quoi ? - Non, rien.

Il se foutait de la mort quand je me pissais dessus.

- Tu devrais arrĂȘter la rue, Milan. - Bien au contraire.

- Ça fera pas revenir ton pùre.

- Tu sais pas pourquoi on l'a mis en orphelinat ?

- Non.

- Tu sais rien, toi, en fait.

- Ah, les cons ! J'ai passé 2 ans dans cette taule.

MĂȘme de respirer, c'Ă©tait interdit. Alors, j'ai appris Ă  dĂ©sobĂ©ir.

Ah...

- Charles, il l'a mauvaise.

Il attend toujours ses 50%.

T'as une grande gueule. Mais 4 contre 40, tu fais pas..

...le poids.

Là, mon frÚre passe l'éponge.

200000 cash. Aboiements.

T'as une semaine. Ça double par jour de retard.

- Eh, eh, eh...

200000, ça fait beaucoup ! Il en dit quoi,

...le chien-chien à sa mémÚre ? - Pardon.

Je suis la mémÚre, c'est mon chien. - Ah ?

- Merci.

- J'arrive.

- 200000, OK. Mais faut voir avec Casa, c'est le patron.

- T'as pas compris, on discute pas..

...avec les crouilles. - Toi, t'as pas compris.

Je vais te raconter une histoire.

Je débarque en taule, un caïd veut me racketter avec un poinçon.

Je vais pour l'égorger,

...et prendre 20 ans. Un mec me retient..

...et me sauve. Tu veux pas lui parler ? T'as tort.

Il me calme.

Sans lui, je t'aurais fait..

...bouffer tes couilles. Me touche plus..

...comme ça. Si t'as rien à dire à Casa, tant pis.

Pourquoi vous me regardez comme ça ?

J'ai l'air d'un clown ou quoi ?

- Mais je vous regarde pas.

- Ah si. Vous n'arrĂȘtez pas.

- Non, non...

Mais j'ai l'impression de vous connaĂźtre.

- Ah bon ? - Enfin, c'est...

Vos yeux, ou votre parfum...

- Vous ĂȘtes forte ! Vous draguez comme une championne.

- C'est pas ça du tout... - Continuez. J'adore ça.

On s'est peut-ĂȘtre dĂ©jĂ  vus. Vous venez souvent ici ?

- Non, jamais. - Bien sûr.

Vous ĂȘtes pas du quartier ? - Non, je venais au chenil.

Mais je suis arrivée..

...trop tard, comme souvent !

Alors, en attendant mon ami, je...

VoilĂ .

Je voulais..

...un bichon maltais..

...pour tenir compagnie au chien de ma mĂšre.

Il a fait une jaunisse dans une banque.

Je vous embĂȘte, lĂ ,

...Ă  parler de caniches. - Non, j'ai toujours rĂȘvĂ©..

...d'en avoir un.

Mais dans mon métier,

...c'est pas commode.

Klaxon. - Il faut que j'y aille.

- Laissez, c'est pour moi. - Non...

Merci. C'est gentil.

Chute d'objet. Oh, zut.

- Ça va ?

Attendez. ArrĂȘtez, je vais pas vous manger.

Je devrais me barrer.

On avait une chance sur 10 milliards de se revoir.

On va pas se quitter comme ça. On se reverrait jamais.

Vous voulez ça ?

Vraiment ? - Julie !

- Julie ? C'est joli.

Julie, comment vous faites pour rendre les choses jolies ?

Vous voulez pas..

...qu'on déjeune ensemble ?

- Je peux pas. Je rejoins..

...mes parents en vacances. - Non. On déjeune..

...et aprĂšs vous partez. - Je ne peux pas.

- Pourquoi ? - C'est...

Vous voulez vraiment ?

D'accord.

Alors, on se retrouve lĂ ,

...vendredi. - Vendredi ?

C'est dans 3 jours !

- Je dois filer.

- Je comprends pas, lĂ . Pourquoi dans 3 jours ?

Pourquoi ?

- Qui c'est, ce mec ? - Je te raconterai.

Flamenco.

- Esta bien. - Calmos.

- C'est pas pratique.

- C'est pas possible !

L'autre jour, je plaisante..

...avec votre fille, Ă  Paris :

"..Vendredi, on se voit Ă  Ibiza !" On est vendredi,

...je fais 5 km sur la plage : votre fille Julie !

Extraordinaire ! Elle me suit ?

- Tu connais ce garçon ? - Évidemment !

Simon Toledano. Livreur de caniches.

- Non, mais c'est...

- Ça se refuse, pas un cadeau. Je l'ai payĂ©..

...avec mon oseille.

- Donne-le-moi, ma chérie.

- Il vient de Poméranie. Il a 3 mois. C'est le dernier.

Rires.

Voilà, j'ai livré le caniche, mademoiselle.

Il ne me reste plus qu'Ă  repartir.

Qu'est-ce qu'il fait chaud !

Je vais faire un petit bain, avant d'y aller.

- C'est quoi, ce phénomÚne ?

- Putain, elle est bonne !

La grande vie !

Dis-moi, ce Hervé, là, c'est un copain ou une copine ?

Je voudrais pas faire de gaffe.

- C'est mon oncle. - Ah !

Si vous voulez vous sécher, la maison est là-haut.

...papa vous invite à déjeuner. Votre show l'a impressionné.

Mais attention, il n'aime pas les gros mots.

- T'inquiĂšte pas, ton pĂšre, dans 2 minutes, il va m'adorer.

Mais toi, tu es contente que je sois lĂ  ?

- Oui.

- Oui, quoi ? Contente..

...ou juste contente ? - TrĂšs contente.

T'as pas peur que je te dénonce ? - Tu le ferais ?

- De toute façon, ici ils extradent pas.

- T'as pas envie de danser ?

J'adore danser.

Depuis le premier jour oĂč je t'ai vue,

...je bande pour toi. Je sais pas comment dire avec des mots mieux,

...mais je t'aime.

- On se connaĂźt Ă  peine. C'est le hasard.

- Non, le hasard, c'est pour ceux qui se croisent.

Nous, on s'est rencontrés.

Faut se dĂ©pĂȘcher, Julie, la vie passe vite.

Je suis sûr que tu bandes pour moi. Le reste,

...je m'en tape !

- Faut que je prenne une douche.

Je sens le parfum.

Propos couverts par la musique.

- Mai 68, c'était un kif.

Avec mes amis, on allait aux manifs.

La meilleure, c'était celle de la Bourse.

La Bourse ! C'est un nom magique !

La manif passe devant, je dis : "Tous Ă  la Bourse !"

On s'est jetĂ©s sur le concierge : "Il est oĂč, l'argent ?"

"Y a pas d'argent, Ă  la Bourse !" On a cru qu'il voulait..

...nous niquer. Je veux dire...

On a continué à chercher comme des bran...

On est sortis déçus.

- Je me souviens, ça avait fait la une de France-Soir.

- Exactement. C'est ça que je viens de dire.

- Je me demandais qui était assez original pour penser trouver..

...de l'argent Ă  la Bourse. - Papa...

- Si je résume, vous avez fait 3 jours de voyage..

...pour amener un chien Ă  ma fille, et vous allez en refaire 3 autres.

Alors, ou vous ĂȘtes idiot, ou vous ĂȘtes amoureux de ma fille.

Mais on a d'autres projets pour elle.

Par correction, je veux bien..

...rencontrer votre pĂšre. - Mon pĂšre ?

La derniĂšre fois que je l'ai vu,

...il était en prison.

On s'est retrouvés..

...par hasard ensemble Ă  Fresnes.

Il m'a fait passer un mot, le maton m'a coincé,

...j'ai avalé le mot. J'ai fini au cachot.

C'est un souvenir de cet endroit.

Et mon pÚre a été libéré avant que j'en sorte.

Je l'ai jamais revu.

Donc pour vous, ça va pas ĂȘtre facile de le rencontrer.

Votre fille, je l'aime.

Mais je vous la prends pas. C'est elle qui vous quitte.

- Écoute Mon enfant est pas pour toi.

Fais ce que tu veux de ta vie, je juge pas.

Mais si tu l'aimes, tu pars tout de suite.

"Antisocial" de Trust.

...

- Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale.

Tu masques ton visage..

...en lisant ton journal.

Tu marches tel un robot,

...dans les couloirs du métro... - Oh ! Tu me reconnais ou pas ?

Samy !

Regarde ça ! Du comme ça, t'en touches tous les 10 ans !

Vous ĂȘtes un mystĂšre. MĂȘme des retraitĂ©s,

...ils bougent plus que vous. - On fait que les putes africaines.

- Fais croire ça aux flics, pas à moi.

J'ai un super coup, Landais. Une banque à République.

- Les putes africaines, je t'ai dit. Hein ?

- Dommage. Si tu retrouves tes couilles, je suis lĂ  !

30 patates ! 30 patates !

- Toujours pas lĂ , votre pote ?

Dites-lui qu'on l'attend.

- Antisocial, tu perds ton sang-froid...

- Senores y senoras, ahora vamos.

- Vale !

Vamonos, senores y senoras !

- C'est bien, de m'avoir laissé choisir.

- Tu sais pas qui je suis vraiment.

Ton pĂšre a peut-ĂȘtre raison, je suis pas l'homme qu'il te faut.

- En tout cas, t'es celui que j'attendais.

- La vie est courte, elle passe vite.

A quel Ăąge elle finit, tu crois ?

- Quand on se quittera.

RaĂŻ.

- Regarde ces Roméo, de vrais voyous.

Simon te fait jamais peur ?

- Au contraire, avec lui,

...je me sens protégée.

- Si, tu peux. On peut partir à l'étranger.

On peut faire plein de choses.

- Je veux bien jouer au mac, mais pas pour rien.

Niquer et braquer, ça va pas ensemble.

On est raides. Faut retourner au charbon.

- On fait une série ensemble et aprÚs, on se sépare.

- Je le crois pas, lĂ . T'as les foies ?

- Je change de vie.

- Quoi ? T'es amoureux ?

- Ouais, je crois. Elle me dit des trucs,

J'ai l'impression que je peux faire autre chose.

Il faut que j'essaie.

- Bon, faut taper..

...dans le gras.

J'ai un coup..

...Ă  30 plaques ! Qui dit mieux ?

- On bouge pas !!

LĂšve les mains !

Ne bouge pas !

- LĂšve ta main !

Alarme.

- Bouche...

Tombe blessé entre leurs mains,

...et tu donnes ta mĂšre.

- Il t'a sauvé.

- Merci.

Brouhaha. - Bouge ton cul, toi !

Allez, on descend.

Allez, rentre lĂ -dedans, toi !

Ouvre-moi ça.

- Le corps du malheureux caissier abattu a été évacué..

...par 2 otages. Les malfaiteurs..

...sont toujours dans la banque. La police a bouclé le quartier.

- Tu crois qu'on a une chance ?

- Aucune.

Sauf s'ils se trompent sur nous.

Landais, en se butant, il nous a sauvé la vie.

Ils vont nous croire prĂȘts Ă  tout.

- Oui.

Téléphone.

- C'est pour nous ?

- Je suis..

...le commissaire BrĂ©vard. Écoute bien, je ne rĂ©pĂ©terai pas.

Je vous donne 5 mn pour sortir, sinon pas de quartier.

- Eh ben, nous non plus.

Comment les flics ont pu arriver si vite ? C'est pas logique.

On s'est fait baiser.

Forcément !

Téléphone.

- Prends-le.

- On peut parler sérieusement ?

- On est sérieux. On a des otages. Tu veux un carnage ?

- Non. Et toi ?

- 200 millions, une voiture pour aller Ă  Orly, et un avion.

- C'est tout ?

- On veut le pognon en petites coupures.

En demandant le plus, on aura le moins. T'en penses quoi ?

- Appelez-moi le ministre.

Téléphone.

- Qu'est-ce tu veux ?

- Bonjour, Europe No 1. - C'est Europe No 1.

Oui, la police nous attendait. Elle était bien informée.

On devrait s'arranger.

- Ils ont été piégés. Faut tout nettoyer.

Les flics vont pas tarder. Retourne pas chez toi.

Je file sur place, à République.

- Occupe-toi d'elle, je trouve un point de chute.

- Ça va. Tu viens ?

- Pourquoi ? Si on vous dit qui on est...

- Faut pas les laisser fuir.

C'est la 1Ăšre prise d'otages en France.

Imaginez s'ils s'en sortent... Oui, je négocie.

A la sortie, tant pis pour eux.

Oui, monsieur.

D'abord les femmes.

Oui, je comprends.

- On peut bouger, mais il nous lie les mains.

Liberté d'informer, tu parles. Communiquer avec leurs complices !

C'est à ça que sert cette station. Comme en 68.

Inspecteur Marin ?

Mettez vos hommes en position. - A vos ordres.

- Commissaire Brévard ?

Inspecteur Milan, de Ménilmontant.

- Ah oui, l'officier infiltré.

Je vous ai fait venir. Vous connaissez ces gars-lĂ  ?

On a reçu le nom de celui qui s'est flingué : Jacques Dumorin,

...dit "Le Landais". Maqué avec 2 ex-taulards,

...Toledano et Casa. Sans doute les 2 forcenés, non ?

- Vous le savez mieux que moi. Vous étiez là avant eux.

- Je vous pique votre gibier,

...c'est ça ?

- Si vous n'avez plus besoin de moi, mes respects, commissaire.

- Commissaire, le préfet en ligne. - C'est qui, ce charlot ?

- Son pÚre était de la maison. Il s'est fait flinguer.

Il en croquait, paraĂźt-il.

- Oui, je me souviens. On n'a jamais su vraiment.

M. le préfet, bonsoir.

- C'est pas ça qu'on voulait.

On a tout faux.

Et merde.

C'Ă©tait pas ça, nos rĂȘves.

Tu te rappelles ?

Faire quelque chose qui a jamais été fait avant.

Qu'est-ce qu'on fout lĂ  ?

- Qu'est-ce t'en sais ?

Si ça se trouve, elle est là, la révolution.

Si ça se trouve,

...y a plus d'argent dans ces coffres..

...que dans celui de la banque. - Ah ouais ?

Ça serait mieux avec les clĂ©s. - Oh putain !

Ça te fait pas bander, ça ?

Ça te fait pas bander ?

Imagine, 500 coffres comme ça !

On a notre nom en haut de l'affiche !

- Allez-y. Dégage ! - T'as le pognon, mais pas l'avion.

- D'accord. On veut une voiture rapide dans 5 mn. Une BMW.

- OK, mais tu libĂšres les femmes.

- D'accord.

Mais elles restent dans la banque jusqu'à notre départ.

- Il est fait, ce petit con !

- Les 2 gangsters..

...sont réfugiés dans la banque avec des otages.

L'opération est menée par le commissaire Brévard.

La reddition des gangsters n'est qu'une question d'heures.

- Parking Ă  Champerret. - Quoi ?

- C'est OK, ils nous attendent Ă  5 minutes..

...au parking Champerret. - OK.

- Autorité à tout le dispositif,

...sortie imminente.

- Tireur 1 en attente d'instructions.

- Tireur 2, en attente d'instructions.

- Attente, tireurs 1 et 2.

- Fais-moi plaisir, tire le premier.

- Putain, des femmes !

Brouhaha.

- On s'est fait avoir. Oui, M. le ministre ?

- Je les lĂąche pas. - Regarde-moi.

- Si t'as envie de bouger, bouge.

- S'ils partent, on les perd.

- On y va, on y va !

- Posez vos armes !

- Il faut tirer, maintenant.

- Regarde-moi bien ! - Faites pas les cons.

- Regarde-moi bien.

- Écartez-vous ! - Vas-y, fonce.

- On ne tire pas sur les femmes.

Donnez l'ordre, bon Dieu !

- Dégage, toi !

- Faites pas les cons.

- On est bons...

- Les gangsters ont réussi à s'enfuir..

...au nez et Ă  la barbe de la police,

...en emmenant 3 femmes otages.

La police est à la recherche de la BMW qu'elle leur a livrée.

Pour le commissaire Brévard, la pilule est difficile à avaler.

- Les yeux fermés.

- On a oublié un sac. - Non ?

- Eh ouais. - Faut la jouer fine, les gars.

Ils sont enragés barrages, contrÎles...

- On y va. - On a changé les plans.

- Je reste un peu avec vous, les filles.

Soyez sages. Chantez-moi quelque chose.

"L'Internationale", vous connaissez ?

C'est la lutte finale...

Je vous entends pas. Plus fort ! - C'EST LA LUTTE FINALE...

- Groupons-nous...

- Le commissaire Brévard a négocié toute la nuit..

...avec les 2 voyous, qui ont obtenu..

...une rançon de 200 millions. Ils ont emmené..

...3 otages, 3 femmes, dont on est sans nouvelles.

L'inquiétude est grande, suite à la réussite..

...de cette 1Ăšre prise d'otages. On frappe.

- T'oublies Simon, il m'a dit de te le dire.

Faut oublier Simon, il m'a dit de te le dire.

- Bouge pas. Bouge pas, enculé !

LĂšve tes mains, lĂšve tes mains.

Le Landais, avant de se flinguer, il arrivait plus..

...Ă  nous parler.

- Il s'est accroché à une bouche d'égout.

- Je me suis dit : "Pourquoi il fait ça ?"

Tu le sais pas, mais on t'appelle "Bouche d'égout".

Hein, quoi ?

- ArrĂȘte... - Sale pĂ©dĂ© !

ArrĂȘte de chialer ta race, la putain de ta mĂšre ! Accouche !

- Ces fils de putes de Perez m'ont obligé !

Ils voulaient vous liquider.

Ils m'ont forcé à parler à Landais, sur la vie de ma mÚre.

C'est les Perez qui ont récupéré le coup.

Ils font passer les mecs en Italie contre les patates de la rançon.

Ils ont dit que les comiques ont oublié un sac dans la banque.

Je mérite bien une récompense, M. le commissaire ?

- On verra ça.

- L'histoire du sac, y a que nous et les mecs de la banque..

...qui la connaissent. Les Perez sont dans le coup.

On va aller voir ces faux derches et on dort aprĂšs.

Samy pleurniche. - Regarde-moi.

Écoute-moi bien. Ne reviens jamais à Belleville.

Compris ? - Oui.

- Si les Perez te tuent pas, nous, on te tuera.

Il vit pas dans la misĂšre, ton pote.

- C'est un fils de bourges, mais il a des couilles.

- T'es sûr de ton coup ?

- A part toi, c'est le seul en qui j'aie confiance. Vas-y.

- Vous ĂȘtes ici chez vous.

D'ailleurs, vous ĂȘtes attendus.

- C'est n'importe quoi, ça !

- Elle m'a menacé d'aller à la police.

- C'est dangereux, tu peux pas rester.

On voulait pas ça. Je voulais vivre avec toi.

J'ai Ă©tĂ© sincĂšre. Mais oĂč je vais, c'est pas une vie pour toi.

- Je partirai le jour oĂč tu ne m'aimeras plus. Tu m'aimes plus ?

- Je t'aime plus.

- Tu m'aimes plus...?

- Je t'aime plus.

â™Ș ? â™Ș

Sonnette.

- Le bordel dehors, je te dis pas. Y a eu une descente chez les Perez.

Une vraie embuscade.

William et Charles au tapis.

On parle que de ça. - J'arrive pas à pleurer !

- République, c'est oublié. Vous passerez la frontiÚre..

...tranquilles. Tiens. Piqués à des touristes.

- Rien de mieux que des vrais pour faire des faux !

- Qu'est-ce qui se passe ? - Je t'expliquerai.

- Prendre la fuite, ils n'avaient pas d'autre choix.

Ils partaient sans savoir s'ils reviendraient.

C'était la 1Úre fois qu'ils quittaient la France.

Ils ne l'ont pas vécu comme un drame.

25 ans, les poches pleines, ils faisaient..

...le tour du monde en 1Úre classe, et ils étaient amoureux.

Amoureux, on oublie tout, mĂȘme une condamnation Ă  mort.

- J'ai juré au commissaire Broussard,

...Ă  notre prochaine rencontre, c'est le premier qui tirera..

...qui aura raison.

...Ă  notre prochaine rencontre, c'est le premier qui tirera..

...qui aura raison.

- Ça va, les gars ? Bon, je leur ai parlĂ©.

Ils sont Ă  Abidjan. Simon m'a dit que la peine de mort,

...c'était la Légion d'honneur des truands !

- La quarantaine de policiers qui avaient piégé Mesrine...

- Bonne nouvelle, non ?

Qu'est-ce tu fais, lĂ  ?

- OĂč il est ? - De quoi tu parles ?

- Ils sont oĂč ?

Parle, fils de pute ! - Va te faire enculer !

Petits cris.

- C'est bientĂŽt fini, ce bordel ?

- Salut. - Salut.

- C'est marrant au début, mais aprÚs, c'est épuisant.

J'en pouvais plus.

A Ankara, Simon a pété les plombs.

Notre hÎtel était rempli de policiers.

Y avait une réunion de l'OPEP. On est restés 3 heures.

Et jour aprĂšs jour,

...la peur augmentait. - Restez.

C'est moi qui vous ai fait prévenir.

Vous ĂȘtes toujours aprĂšs eux ?

Parfait, un bon flic, c'est un flic tenace.

Celle-lĂ , je vous la laisse.

Elle est Ă  vous. Cadeau.

Oui, je suis muté.

Une mutation promotion en province.

J'ai connu votre pĂšre. Ne vous posez pas trop de questions.

La vĂ©ritĂ© a besoin d'ĂȘtre simple.

L'IGS l'a chargé, mais c'était un mec bien.

Vous n'avez pas à vous mettre minable comme ça.

- Vous au moins, vous avez eu Mesrine.

- J'ai retenu la leçon de République.

N'oubliez pas, peu importent les méthodes,

...si vous ramenez le gibier.

- Ils se méfiaient de tout le monde, de moi.

Ça devenait dangereux, Ă©touffant.

Alors, je me suis rendue. - Et elle,

...vous la connaissez ? Elle était avec vous ?

- Pute de passage, comme toutes les autres.

Je connais mĂȘme pas son nom. Simon n'aimait que ça, les putes.

- Et ils sont oĂč ? - A Katmandou, peut-ĂȘtre.

Le fun, c'est tout ce qui les intéressait.

Vous n'ĂȘtes pas..

...prĂšs de les revoir.

- Dans ma conscience profonde,

...qui rejoint celle des Eglises,

...la totalité des grandes associations humanitaires,

...dans le fort de ma conscience,

...je suis contre la peine de mort.

- MITTERRAND ! MITTERRAND !

- A voté.

- 4, 3, 2, 1!

François Mitterrand est élu Président de la République.

- Au revoir.

- MITTERRAND ! MITTERRAND !

Casa rit.

- Putain, 30 ans, bordel !

- 30 ans quoi ?

- Eh ben, on a 30 ans.

Je pensais pas qu'on vivrait jusque-lĂ .

J'ai rien prévu, moi, pour la suite.

- Moi non plus.

Et surtout pas ça.

Dire que j'en voulais pas. Elle me ressemble !

Elle me ressemble ? - Les mĂȘmes graines donnent pas..

...forcĂ©ment les mĂȘmes fleurs.

- Viens lĂ . Ma fille... Elle pleure.

Ça va.

Allez !

Il dit deux mots en russe.

Il va nous demander nos papiers, ce con.

- C'est un garde champĂȘtre.

Ça craint rien, ça.

- Mon bébé...

Maman est toujours en retard. - Fais un effort.

- Je trouvais pas oĂč me garer. - Je sais pas..

...si on a bien fait de revenir Ă  Paris.

- Notre fille grandirait oĂč ? Dans la brousse ?

- Pourquoi pas ?

- ALLEZ !

- J'ai une petite surprise pour vous !

En direct de Roumanie !

- BONJOUR.

- Des bombes ! - On bosse !

Allez, remballe-moi ça. Ça va.

Il allume l'autoradio. - Elles entravent que dalle..

...au français !

C'est quoi, le sujet ? - C'est décidé.

On fait les coffres..

...des particuliers. - Ça a pas l'air pro.

- 1 ou 2, pour voir.

- On volera qu'aux riches.

Avec l'arrivée de Mitterrand et de la gauche,

...ils vont tout planquer : black, lingots, bijoux.

Dans des coffres. Ben nous, on va les casser.

Quel caissier jouera au héros pour eux ?

Devenir riches et populaires Ă  la fois !

- Comme suicide, c'est top.

- Le suicide, c'est nos petits coups Ă  200000.

Et refaire le gugusse dans la guerre des gangs, non merci.

Je me casse. - Oh, oh...

- Casa ? Casa, le prends pas mal.

Ils sont contents pour nous. Ils pensent plus Ă  la fĂȘte, voilĂ .

- Toi non plus, t'y crois pas ? - Pour te voir sourire,

...je te suis en enfer.

Je te dépose ? - Non, je vais pas loin.

J'ai envie de marcher. - Bizarre.

Souvent, Ă  la mĂȘme heure,

...tu disparais...

- T'inquiĂšte pas, Simon.

Je sais bien que les flics la laissent pas en liberté..

...que pour ses beaux yeux.

- Merci. - Merci.

- Vous avez pas vu mon briquet ?

- Quoi, un Zippo ?

- Ouais. - Il est lĂ .

- Merci. - De rien.

- HĂ©, vous ! Police nationale.

Vos papiers. Allez.

- Passeport, donne, vite !

A genoux. - Fais pas le con.

- A genoux, ta gueule !

Me regarde pas, je te dis !

Ne bouge pas !

- Bouge ! - Go ! Go !

Bouge pas ! Allez vous faire foutre !

- ArrĂȘte-toi ou je tire !

- Oh !

Casa ?

Casa, ça va ?

Casa !!

- Allah akbar.

- ALLAH AKBAR.

- Allah akbar.

- ALLAH AKBAR.

PriĂšre en arabe.

"Daniela".

- C'est quoi, cette musique ?

- Ça vient de par là !

- Je crois que ça vient de là-bas.

Débranchez-moi ça.

- Y en a un autre par lĂ -bas !

- Simon sans Casa.

Simon devait désormais avancer sans garde-fou,

...et vivre en pensant à ce frÚre qui l'avait sauvé,

...et que lui n'avait pas su protéger.

- HAUT LES MAINS ! PERSONNE BOUGE !

- Assis, toi.

Passe derriĂšre.

Passe derriĂšre !

- Allez ! - Sors, allez, bouge.

Avance, putain !

- Surveille-les.

- C'est long, putain !

Elle est passée, la Brink's ? - Oui.

- T'as une alarme ? - Non.

- Regarde par terre. Baisse la tĂȘte !

- T'as entendu ? C'est impossible.

On va se faire repérer. - Je vais demander à Jeannot.

- Qu'est-ce que vous foutez ? - T'entends quelque chose ?

- On vous entend jusqu'à Marseille ! - Ça va. Oh !

Calme-toi. Calme-toi.

C'est bon. Il entend rien.

Allez.

Coups.

- Non, t'as pas le bon angle. Angle-le, comme ça.

Pousse-toi.

Occupe-toi du directeur. - OK.

Reste tranquille, toi. - Je fais rien.

- Fais voir. - Waouh !

- A Casa, qui avait raison sur toute la ligne.

Tu voulais savoir, on sait. - La prochaine fois, on fait..

...le casse du siĂšcle. - Il a raison.

Revenez plutĂŽt la nuit.

- On finit le travail. Ceux qui ont peur peuvent..

...attendre dans la voiture. Profitons-en, on s'entraĂźne.

Les coffres, on doit les ouvrir vite !

- A tout à l'heure. - Tu déjeunes pas ?

- A tout Ă  l'heure.

- Katmandou, donc ?

Comme quoi, on revient de tout !

Grùce à toi, on est allés dans tous les hÎtels..

...qu'ils ont visités, et on a interrogé tout le personnel.

Ils nous ont tous parlĂ© d'une mĂȘme femme.

Toujours la mĂȘme. Pas une prostituĂ©e,

...ni une occasionnelle. Une Française, une bourge.

C'est qui ?

- Je sais pas.

- C'est qui ?

- Je sais pas. - Dis-moi qui c'est.

C'est qui ?! - Je connais que son prénom.

Julie. Peut-ĂȘtre mĂȘme..

...qu'il était faux. - C'est elle ?

Y a plus que moi pour te protéger. Choisis ton camp.

C'est elle ?

C'est elle ?! - Oui.

- Donne-moi une piste. OĂč je peux la trouver ?

- J'en sais rien. - OĂč je peux la trouver ! OĂč ?!

Dis-le-moi.

Dis-le-moi.

Dis-le-moi.

- Une nuit, aux Buttes-Chaumont, y a 6 ans, on s'est fait..

...contrĂŽler par une patrouille.

On était tous les quatre.

- Tu vois, quand tu veux.

Si je la trouve, j'aurai Toledano. - Un mec condamné à perpétuité,

...son portrait placardé sur tout le territoire,

...vivrait en plein Paris Ă  notre insu ?

- Casa, avant de se faire descendre, on a rien su !

8 jours aprÚs, on a 50 coffres vidés en plein jour !

Un pur raid de provocation, je le connais, bordel !

- Si ça se trouve, il est mort. - Il veut qu'on le croie.

- Tu délires sur un fantÎme, fils. T'as pas une preuve.

- Aide-moi Ă  en trouver, OK ? Et arrĂȘte de m'appeler "fils".

- Les procĂšs-verbaux depuis 3 ans.

Combien de temps pour retrouver un contrĂŽle..

...aux Buttes-Chaumont de...?

- Y a 6 ans. 8 jours avant le casse de République.

Une flĂšche. Il va mettre des siĂšcles.

- Merci de t'ĂȘtre occupĂ© de l'enterrement.

- J'aimais Casa autant que toi.

Et te prends pas la tĂȘte, sa mort, tu y pouvais rien.

- Et à part ça ?

Pourquoi un fils..

...de bonne famille fait le voyou ? - Les mĂȘmes graines..

...ne donnent pas toujours les mĂȘmes plants.

- Tant mieux. J'ai besoin d'un mec comme toi,

...avec ton éducation et tes nerfs,

...pour s'occuper d'un vieux qui veut pisser,

...ou d'un mec agressif, sans que ça dérape.

Dans un mois, t'es plus lourd de 150 plaques.

Tu sais avec qui tu travailles ?

- Un condamné à perpÚte qui se rendra pas..

...quand les flics lui tomberont dessus.

Ça me va.

- Bon.

On se retrouve dans une semaine pour la suite. Dis-moi.

Tu l'as connu oĂč, Casa ? - Au lycĂ©e.

- Il a fait des études ? - Jusqu'au bac.

- Ah bon ?

- Désolé, on a dû se tromper de...

- Welcome !

Faites votre choix, allez-y.

- T'es bien, en rabbin ! - C'est du curé.

Ça, c'est du rabbin !

- Colonel, j'aurais préféré. - Vous changerez au 2e coup.

- Dans la banque, c'est moi qui ouvre le bal ?

- Si tu veux, d'accord.

- OOOH ! - C'est bon, tu touches plus Ă  rien.

- Ces costumes, ces postiches, tu trouves pas que c'est gadget ?

Ça fait frime, non ?

- Si tu travailles dans une banque, et que tu vois un pilote,

...un flic, un postier, ou un militaire,

...ça te met en confiance, non ? Le Français aime l'uniforme.

- Pendant un mois, on se quitte pas.

No sexe, no drogue, pas de parfum, pas de contact avec ses proches.

On travaille en rafale. 20 banques en enfilade. Pas le mercredi,

...Ă  cause des enfants.

Ni le lundi, trop de commerçants.

Objectif : zéro mort d'un cÎté comme de l'autre.

On vise le Livre des Records, pas la rubrique nécrologique.

"99 Luftballons" de Nena.

On sera jamais les mĂȘmes. Une fois 5, une fois 10.

On prend les casseurs pour 1 ou 2 coups.

On les paie sur place et d'autres les remplacent.

Ils nous verront..

...pas à visage découvert. Quand les flics auront compris,

...on sera riches et loin.

- Baissez les bras !

- On ne bouge pas !

- ContrĂŽle fiscal ! - Comment ?

- J'hésitais entre "contrÎle fiscal" et "Sécurité sociale".

La Sécu, ça le fait pas !

- T'affole pas, c'est moi. - Quoi ?!

- Milan, commissaire Santy. Un pote de promo.

Impossible de te joindre. Tu peux nous éclairer ?

- Pas un indice. Des pros de chez pro.

2 heures dans une banque, pas de dérapage. BalÚze !

On a la tĂȘte dans le cul. - S'ils retapent dans ton secteur,

...tu nous fais signe ?

- Allez. Ouais.

- Dis-moi, ça fait de l'oseille, ça.

- On va les fondre, pas de trace, comme ça.

Je vous les paie au kilo.

Et en or.

Pour l'argent, je peux vous trouver des passeurs.

Ça vous coĂ»tera 30%. - OK.

Merci, Ilyo. Ciao. - Ciao.

- 30 ?

- Le prix de la sécurité. - C'est l'heure des infos.

Ils vont parler de nous. - Ouais, envoie !

- Bonjour les postiches, au revoir votre argent.

Pour la 3e fois en 8 jours, 8 hommes armés et grimés..

...ont cassé 50 coffres...

- Hold-up cet aprĂšs-midi...

- Je les ai laissé passer.

- Ils parlaient français.

- Pourquoi on emmÚne les témoins au quai des OrfÚvres ?

- Le gang des postiches a encore frappé.

- Ils délaissent des documents..

Qui feraient le bonheur de la police,

...qui est la premiÚre arrivée sur les lieux aprÚs...

...aprĂšs les postiches.

Alors, une entente non-dite entre malfrats et forces de l'ordre ?

- Commissaire ?

Le type déguisé en rabbin a oublié la cassette de surveillance.

L'employé a dit que c'était en panne.

- OĂč est la cassette ? - Dans son local.

On y va. Vite, vite. - RG, messieurs. Zone sensible.

Certains propriétaires de coffres sont liste rouge.

Vous avez des infos ? - On n'a que ça.

Tenez. Y en a plein par terre. Excusez-moi, j'ai du boulot.

- "Le commissaire Santy arrĂȘte les postiches",

...c'est pas beau, ça ? - On a du trÚs bon matériel.

On surveille toute la banque. - Ouais. On va voir ça.

- C'est lĂ .

VoilĂ .

- Vous avez mis une cassette ? - Attendez.

Normalement, ça marche.

VoilĂ . - C'est la bonne ?

- Elle doit ĂȘtre mal calĂ©e. - C'est ça, votre scoop ?

- Je vous assure...

- Putain, ils ont le cul bordé de nouilles, ces gars !

- Rien Ă  signaler ?

- Non, rien.

- Le ministre sera ravi. La moisson est bonne.

- Vous ici ? Y a un problĂšme ?

- C'est l'anniversaire... - Vous m'avez fait peur.

Ma princesse !

- Papa ! Papa ! - J'ai eu peur !

Tu préfÚres papa ou maman ?

- Marsupilami !

- Marsupilami. Tiens. - Merci, papa.

- T'es la plus belle, va le dire Ă  tes copines.

Rires d'enfants.

- Simon ?

- Je voulais que papa soit lĂ .

- T'as bien fait.

- Je l'ai accompagné, j'ai fait 6 fois le tour du bois.

Je lui ai mĂȘme bandĂ© les yeux. - C'est bien.

C'est bien.

Putain, tu m'as manqué.

- Ah ! Tu es fou !

- Je savais pas que tu passerais. - Surprise. J'en ai une autre.

On part en vacances. - Tous les deux ?

- Ouais. - La photo avec pépé !

- Je vais le raccompagner.

- Une autre, mais sans l'épée.

VoilĂ .

- Trois mois,

...j'en peux plus !

Fait chier. - Tu dis quoi ? Je comprends pas.

- J'en ai marre d'Honolulu.

Rien faire ! Bouffer, draguer, claquer du blé, c'est pas une vie.

C'est pas une vie.

La vidĂ©o Ă©tait peut-ĂȘtre vraiment HS !

- Moi, je veux ramener tout le monde Ă  la maison.

La prochaine fois, tu vérifieras.

- Vous allez voir ça. - Un scanner qui chope..

...les fréquences de la police ! - En vente libre !

- Voyager, ça aide !

- T'es le seul en cavale. On aurait pu rester.

- Je vous évite les tentations et je m'évite les emmerdes.

Profite, rĂąle pas.

On est bien, là ! - Tu m'as filé le virus.

Le seul moment oĂč je me sens bien c'est quand je braque une banque.

- Tu bandes plus que pour l'argent volé.

Comme nous !

Chut, chut. - Hein ?

- C'est agréable, ce silence, dÚs qu'on s'approche.

Ça repose.

- On a retrouvé le PV sur Julie Verron. Elle habitait là.

- 2 ans pour trouver ! Un record.

- Personne ne l'a revue ici depuis République.

Mais ses parents habitent toujours là. Alors, ces félicitations ?

- C'est magique.

Regarde. Le jour oĂč on prend..

...la retraite,

...on en achĂšte 2 et on fait..

...le tour du monde. - J'ai le mal de mer !

- C'est bon, lĂ  ? - Non, toujours rien.

- Super, les vacances..

...en tĂȘte-Ă -tĂȘte.

Mets de la crÚme, tu vas brûler.

- T'en as ?

- Gentille "fa-femme"..

...va faire massage Ă  son "nho-nhomme".

- C'est quoi, cette crĂšme ? DrĂŽle d'odeur.

- Oui, bwana, Biafine. Toi pas aimer ?

- A quoi tu joues ? - Et toi ?

Quoi, tu vas me battre ? - T'es pas bien ?

Qu'est-ce que t'as ? - Je suis quoi, pour toi ?

- Tout.

T'es mon plus beau hold-up.

Qu'est-ce qu'y a ?

Qu'est-ce qui t'arrive ?

- Je sais pas.

J'ai 30 ans cette annĂ©e, c'est peut-ĂȘtre ça.

- T'as 30 ans ?

Tu commences Ă  faire vieille, va falloir..

...que je te change.

Il rit.

- T'es vraiment un enfoirĂ© ! Ça te fait rire ?

Ils crient des ordres.

- Bouge pas !

- C'est pas bien, lĂ  ? - Toujours rien.

Elle est pourrie, ton antenne !

- C'est bon, là ? - Non, ça marche pas.

- Ah, putain !

- C'est pourri, ton antenne.

Réception radio. C'est bon, ça marche !

Vas-y, plante-la.

- Fait divers. Nouvelle série de hold-up aux postiches.

- Yeah ! - Cette fois Ă  Toulouse,

...oĂč l'on signale un blessĂ© grave.

Pour qui travaillent-ils ? Y a-t-il des postiches parasites ?

S'agirait-il..

...de policiers opposés au pouvoir socialiste ?

Ou bien des propres troupes..

...du ministÚre de l'Intérieur ? Les versions varient.

- Des flics qui braquent ?

- C'est ce qu'on dit. Et pas des ripoux.

Ceux qui ont tapé dans le 8e étaient renseignés, organisés.

Ils ont tout pris :

...l'argent et les papiers aussi.

Tu devrais pas traĂźner ici.

- Ils vont détruire l'immeuble. Je suis venu le voir avant.

Elle va ĂȘtre triste, ma mĂšre.

Elle a un 4-piĂšces Ă  Nation, maintenant.

Dire qu'on a vécu à 12 là-dedans !

Dis-moi, mon fils, Ça, c'est pour les fleurs..

...sur la tombe de Casa.

Et cherche-moi tous les vieux qui s'appellent..

...Toledano, dans les hospices, les maisons de retraite...

Comment tu l'épÚles ?

- B-E-N-A..

...I, tréma sur le "I", M !

BenaĂŻm, c'est mon nouveau nom. - C'est bien.

Et si on te demande ce que fait ton papa ?

- Il est toujours en voyage.

Comme de vrai.

- Comme de vrai.

Sonnerie.

Tu viens ? On y va.

- Avant, les flics se servaient aprĂšs nous : chacun pour sa gueule.

Maintenant, ils nous utilisent. C'est comme si on était complices..

...de ceux qui ont tuĂ© nos potes. - Ça, non.

- On arrĂȘte ? - Non, on continue. Mais il faut..

...qu'ils crĂšvent de trouille Ă  l'idĂ©e que le jour oĂč on tombera,

...eux aussi, ils exploseront.

Parce que forcément, on tombera. Mais j'oblige personne.

- S'agit-il encore du gang des postiches, ou bien..

...de nouveaux émules ?

- En 15 jours, le gang a pillé 5 banques...

- L'inefficacité de la police...

- C'est rempli de papiers.

- Des dizaines de coffres en plein jour !

- C'est devenu presque une habitude...

- Le rythme s'accélÚre...

- Pierre Joxe remplace Gaston Defferre,

...les policiers attendent des directives claires et nettes.

- Defferre, c'était Defferre, moi, c'est moi.

Mon message : il faut en finir avec les postiches.

Vrais, faux, vrais faux et faux vrais.

Tant pis si ça nous prive de certaines facilités.

- Le préfet Brévard m'a dit beaucoup de bien de vous.

Il faut arrĂȘter les postiches et surtout les empĂȘcher de parler.

Il ne doit rester qu'une vérité. - Je fais pas de politique.

- Tous les hold-up sont imputables Ă  un seul gang.

Vous avez carte blanche. On vous couvre.

- Aujourd'hui, on s'en fait 200, chiche !

- Installez-vous lĂ , madame. Ce sera pas long.

Regardez le mur !

Tu les surveilles.

- Allez, allez !

- Regarde ça. - Laisse tomber, ça vaut rien.

Appel radio police.

Émissions suspectes. Bruits parasites. VĂ©rifiez sur place.

- Monsieur, monsieur... - Quoi ?

- Partez, ils ont installé des capteurs.

La police va venir, on va tous mourir.

- Faut se barrer. Y en a partout. Ils sont vraiment lĂ . Vite !

- Allez, on remballe ! Vite, putain !

Brouhaha.

- On ne bouge pas.

- Vite ! - Allez, en voiture !

- Putain, vite !

- Vite, vite ! C'est quoi, ce bordel ?!

- Démarre !

- Maxime ! Il est oĂč, ce con ?

Dégage !

- Nous attends pas, fonce !

- Qu'est-ce tu fous ? Oh !

Attends, voilĂ , regarde !

200 ! Tu l'as, ton record.

Tu l'as ! Regarde-moi !

Allez, on s'arrache !

- Eh ! Oh, oh !

- Enculé !

Dégage !

SirĂšnes au loin se rapprochant.

- Ça va ?

- Jamais on n'aura poussé..

...aussi loin la provocation.

Plan bidon, plan baudruche, la situation est simple :

...qui peut arrĂȘter les postiches ?

Rock.

- M. le commissaire, j'aurais des infos sur Ilyo.

- A Belleville, tout le monde le connaĂźt.

- Oui, mais on est du mĂȘme pays.

Et je sais une chose que personne ne sait.

- Samy "Bouche d'égout", retrouvé dans le caniveau.

Triste fin, hein ? J'ai appris que vous étiez cousins.

Ben oui, les flics, ça fouille.

Les postiches, ça te parle ?

Non, tu lis pas les journaux, toi.

Toledano non plus ?

- Toledano ?

Ça fait des annĂ©es que j'ai pas de nouvelles.

- Évidemment

Tu me fatigues, toi.

Primo, ta carte de séjour, tu te la colles au cul.

Deuxio, je dis partout que Samy la balance est ton cousin.

Et je t'envoie un gars tous les jours.

MĂȘme les rats voudront plus bosser avec toi.

Ça devient vite parano, ça.

Et pour les commissions, ils savent que tu doubles ?

- Je sais ce que les gens racontent.

- "Racontent" ?

- Non !!

- Tiens, regarde-le, ton cousin !

- Aaaah ! - Regarde-le bien !

Regarde-le ! - Aaaah !!

Non !! Non !!

- Tiens !

Cris.

- Ouvrez-moi !

- Je t'entends pas, lĂ  !

- Ouvrez-moi !

- Quoi ? - Je vais parler.

Cris.

- Raconte-moi !

- Toledano, personne ne sait oĂč il vit.

Ils se voient que pour les coups. - Je le sais, ça !!

- Ils choisissent les banques Ă  la derniĂšre minute.

Ils sont intouchables.

Biper.

Ils balancent du fric Ă  tout le monde.

- Un jour, il fera une erreur.

Rate pas le coche ou je te pourris la vie !

- Regarde.

VoilĂ . A toi de jouer.

- Pépé !

- Claire !

Ma puce.

- Encore en retard. - Désolée, j'ai couru.

- Comme toujours. Au revoir, chérie. - Merci.

A la semaine prochaine.

- Au revoir. - Au revoir, pépé.

Pourquoi on rentre jamais tout de suite Ă  la maison ?

- Pour voir si des méchants ne nous suivent pas.

Tu aimerais quoi, pour Noël ?

Tu veux une poupĂ©e ? Ça te rend pas gaie, NoĂ«l.

- Ça rend tout le monde triste.

Moi, quand j'étais gosse, je détestais Noël. Je détestais.

Ça m'angoissait, je crois.

Mais y avait une raison, mon pÚre était jamais là.

A Noël, on a besoin d'un papa. Pour ma mÚre, c'était dur.

Toujours l'angoisse qu'il arrive un malheur. C'est pas une vie.

- Maman, pipi. - Viens, ma chérie, on y va.

- On t'a pas vue arriver. - Je suis passée..

...par-derriĂšre.

- Merde !

Dégage, toi.

- Maman !

Pipi.

"Girl U Want" de Devo.

- Il n'est pas passé ce soir ?

- Y a Julie à cÎté.

- She's just a girl you want.

- Fallait pas venir ici. C'est pas un endroit pour la mĂŽme.

Fallait téléphoner, merde ! - J'ai essayé !

- Tu fais une parano.

- Tu me crois pas. Il nous a suivies.

Claire l'a vu au jardin avant ! - T'as pas à paniquer comme ça.

- Ah ? - Non.

- "Si on n'a plus peur, on meurt".

- Tu perds la tĂȘte ? Ça va pas ?

Tu veux me quitter ?

Sans la petite. - T'as pris quoi ?

- De quoi ? - T'as pris quoi ?

LĂąche-moi, tu me fais mal.

- Du calme. Si c'était un flic, il y serait déjà.

- Au pire, il a l'école de Claire.

Mais y a que des renseignements bidon.

On change d'école et d'appart.

- Pour toi, c'est simple.

Tu n'y es jamais ! Moi, je n'y arrive plus.

C'est de ma faute. J'aurais pas dĂ» laisser..

...mon pÚre aller chercher Claire à l'école.

Vas-y, toi, merde ! - Allons.

C'est fait, c'est fait. N'aie pas peur.

Moi, je fais gaffe. N'aie pas peur.

Je prépare notre avenir. - Ah oui ? Dans le salon..

...oĂč Merle m'a pas laissĂ©e entrer ? - C'est pas de la parano, ça ?!

Moi, j'ai rien Ă  cacher, ici !

C'est de ma faute.

Je le savais, je m'occupe pas assez de vous.

Je vais m'occuper de Claire. Je l'emmÚne à l'école demain.

C'est moi qui l'y emmĂšne maintenant.

Mais bon, eh...

Faut dormir, un peu, lĂ ...

Avec ce flic sur le dos, faut qu'on se planque un peu.

Encore des livres ? Putain, Julie !

Tu les as lus, ceux-lĂ .

Quand la voiture sera pleine, tu mettras le reste Ă  la benne.

- On peut..

...l'emmener oĂč tu vas.

- Tu veux mon adresse ?

Ça va pas ? Cri strident.

Oui, ma biche ?! - Papa, maman !

- Une centaine de cambriolages. - Le monsieur du café.

- C'est lui. - Et Ă  mon avis,

...d'autres..

...seront encore commis.

- C'est quoi, ce mec ?

Tu le connais, toi ? - Non, jamais vu.

- Les postiches doivent savoir que leurs jours sont comptés.

- Mais faut-il parler d'une bande..

...ou de plusieurs ?

- On est bons pour passer la nuit.

- Les gars, réveillez-vous.

- Il vit seul.

- On a reçu un appel signalant le cambriolage.

Je vous ai fait prévenir aussitÎt. Il manque quelque chose ?

- Non, rien.

Quoi ?

- J'imaginais pas ça de toi.

- Je m'en fous, de tes états d'ùme.

Y a qu'une rĂšgle : ramener le gibier.

Le reste, je m'en cogne.

- Pas moi. Bon, y a pas de vol à déclarer ?

Il manque pas une cassette, par hasard ?

Conserver des indices, c'est interdit.

Mais tu t'en branles.

C'est pas pour toi. T'as passé un deal.

Hein, fils ?

Un flic, ça bave pas sur un autre flic.

Ou ça se flingue.

Demande une affectation, un endroit loin, chaud.

Je t'appuierai.

- J'ai trouvé ton Toledano. A l'hÎpital Saint-Georges.

- Merci beaucoup.

Merci.

- Monsieur.

On ne fume pas dans un hĂŽpital.

Merci.

- Tu sais trĂšs bien qui je suis.

Et moi, ça fait des années que je te cherche.

Tu te souviens, quand j'étais mÎme, tu venais parfois ?

Qu'est-ce que j'aimais ça, putain !

J'aimais que tu sois lĂ .

Et toujours, tu mettais..

...ton putain de réveil.

Moi, je voulais qu'on passe la journée ensemble.

Une nuit, j'ai bloqué le réveil.

Tu t'es pas réveillé. Les flics..

...ont débarqué.

- MAMAN ! PAPA !

- Simon ne sut jamais si son pĂšre l'avait reconnu..

...et s'il lui avait pardonné. Quelques jours plus tard,

...il revint, son pĂšre avait disparu.

Il ne le revit plus jamais.

- Bonsoir.

- Pas aimable, le nouveau voisin. - Dis donc.

- Qu'est-ce que vous foutez ici ?

- Simon ?

Je prends des affaires. Je voulais t'en parler,

...pas partir comme ça. - Partir ?

C'est quoi, ce bordel ?!

Elle est oĂč, Claire ?

- En lieu sûr.

Elle croyait que c'était un jouet.

Elle l'a mis dans son cartable.

Comment tu peux laisser ça à sa portée ?

- C'était dans la salle de bains ! - Elle cherchait de l'aspirine !

C'est pas ça, le problÚme, merde !

C'est toi, le problĂšme !

C'est toi ! - Bousille-le. J'en ai d'autres.

- Une femme et un enfant aussi ?! - Vas-y, parle !

Tu cherches quoi ?!

- Rien. Plus rien, Simon.

Avant, j'espérais un mec à moi,

...pas un autiste cocaïné !

- C'est ça !

- MĂȘme baiser, tu peux plus. - Tu bouges pas !

- Je te fais plus confiance, tu ne me protĂšges plus.

La vie change.

Je suis prĂȘte Ă  en payer le prix. - C'est quoi, ce charabia ?!

De quoi tu parles ?! Y a rien Ă  payer !

Laisse-moi faire Ă  ma maniĂšre, putain !

Tu pars pas !

- Je partirai pendant un de tes "voyages".

- Tais-toi. Dis pas de conneries. - Regarde-moi.

Je suis vivante et il est mort. - T'es folle ? De qui tu parles ?

- Tu le sais. Tu peux te suicider, Casa ne reviendra pas.

Tu veux mourir et moi je veux vivre.

Je veux pas rester avec toi. - Ça suffit. Faut la laisser.

- Qu'est-ce qu'y a, toi ?

- Tu menaces pas mon pĂšre !

- Vas-y, tape.

- ArrĂȘtez ! - Tenez-le !

- Enculé ! - Tiens !

- ArrĂȘtez ! ArrĂȘtez !

ArrĂȘtez ! ArrĂȘte, papa ! - LĂąche-la !

ArrĂȘtez ! ArrĂȘte papa ! - LĂąche-la !

- LĂąche-la ! - ArrĂȘtez !

- Allez, ça va.

- Il était pas chargé.

Il était pas chargé !

Il est trop tard.

Pour en sortir, il est trop tard.

- Si tu nous aimes vraiment, tu trouveras un moyen.

LĂąche-moi.

Claire et moi, on part, Simon. Dans 2 jours.

Mes parents ont des amis au Québec.

Sonnerie. - AllĂŽ ?

- C'est moi. Ils viennent de braquer Ă  Neuilly.

- Ils remettront ça l'aprÚs-midi.

Restez mobilisés jusqu'à 15h.

On paiera les heures sup.

- Et 2 biĂšres au retour !

- Ça a Ă©tĂ© chaud.

C'était une nouvelle alarme. - Ouais.

Mais bon, tout est en train de changer, de toute façon.

Mais j'y vois clair. J'ai merdé chez Milan.

J'aurais pas dû le dépouiller..

...de ses photos. Maintenant, je suis dans la ligne de mire.

Si j'y suis, vous ĂȘtes pas loin. - Ça va.

Il est pas encore lĂ .

- Ce malade en fait une affaire personnelle.

C'est écrit sur ses murs.

Il veut nous nettoyer, comme Brévard avec Mesrine.

- On attendait ça, non ? Se le prendre de face,

...une bonne fois ! - Et sinon, quoi ?

On finit notre vie en cavale ? - Simon a raison.

Tout a changé. Faut prendre..

...des vacances. On se fait un tour du monde ?

- Je quitte pas Paris. - T'as..

...un bateau ? - On a les moyens !

- On devait pas toucher au capital. - On fait un dernier emprunt !

- Ça prend une heure. Y en a pas une dans le coin ?

- Pile, on y va, face, on n'y va pas.

Bon. Ben, on y va.

Au boulot.

Rue du Dr Blanche ? C'est la premiÚre qu'on a opérée.

Y en a une petite à cÎté. Employés courtois..

...coffres bien remplis... J'y ai un compte !

Bon, on se voit chez toi.

Eh ! Tu dors ou quoi ?

- Ouais, Ă  tout Ă  l'heure.

- Merci, au revoir !

- Ilyo, Ă  tout Ă  l'heure !

- La BRI partage le commandement de la mission avec vous.

- TrĂšs bien.

- Les ordres sont clairs, pas d'intervention..

...en milieu urbain. On les suit et on les cueille..

...dans leur planque.

Vous savez ce que vous avez Ă  faire.

Mettez-vous en place.

On part ensemble. Je vous attends.

...dans la voiture.

- C'est quoi, cette enculerie ? - Le préfet pense que vous manquez..

...d'expĂ©rience opĂ©rationnelle. - Tout le monde veut en ĂȘtre, hein ?

On peut les prendre en flag. LĂ , ils vont se barrer !

C'est maintenant ou jamais. - Ça va.

Votre adjoint, Vernier, a contacté l'IGS.

Il aurait des choses Ă  dire ?

- On a tous des choses Ă  dire.

Ou Ă  entendre.

Nos conversations.

Vous me confirmez que je suis couvert ?

- Tout le monde sur fréquence brouillée.

Multipliez les relais.

Il faudrait pas se faire détroncher.

- N'oubliez pas, ça fait 10 ans qu'on leur court aprÚs.

Alors, pas de coup de sang. - 5 sur 5 pour PV 54.

- 5 sur 5 pour binĂŽme square.

- 5 dur 5 pour vigie banque.

- Ça bouge pas pour le moment.

- On voit ton chargeur.

- C'est bon, tu peux y aller.

- Je sens bien que je vais rentrer comme ça.

- A tous, ça sort. Individu seul..

...en curé, forte corpulence, cheveux courts, moustaches.

- On le serre pas.

Les autres ont des otages. Filoche piéton sur le curé.

- On y va ? - Je sais pas.

- Faut pas le perdre !

Il prend le bus. - Le curé monte dans un bus.

- On fait quoi ?

- Laissez tomber le curé. Les autres sortent.

Ils chargent une BM bleu foncé. Ils vont partir.

- Prends-les. - Pas tout seul !

- Vas-y. On doit attendre. Il en reste à l'intérieur.

- Putain de merde ! - Police, dégagez !

- Elle prend Ă  gauche. Y a un camion..

...qui bloque la rue, envoie du monde !

- Ils sont avec qui,

...les gars de la camionnette ?! - Attends.

Faut reculer, lĂ .

- La BM ne bouge pas.

Ils sont dedans. - On va envoyer un émissaire.

- Vigie 1, ça sort de nouveau !

- C'est mort, le pilote nous a détronchés.

Faut intervenir !

- On ne bouge pas. On les suit comme prévu.

- Tu suis qui ? Le bus ? La BM ? Eux ?

On va les perdre ! Va te faire foutre !

J'y vais !

- Fais pas le con !

- Police ! Bouge pas. Coups de sifflet.

- Putain ! C'est quoi, ces enculés ? - Attends !

- Bouge pas ! - Enculés !

- ArrĂȘte ou je te fume ! - Passe-moi les pinces !

- C'est terminĂ© ! ArrĂȘte !

- Enculés !!

- Ils descendent.

Je fais quoi ?

Je fais quoi ? - Ouais ?

- Ils arrivent.

Je suis tout seul, dĂ©pĂȘchez-vous, putain !

- Tire ! - Police, ne bouge pas !

Bouge pas, toi !

- Reste lĂ . Regarde-moi.

Regarde-moi.

- Dégagez ! Allez, allez !

- Putain, qu'est-ce t'as foutu ? - Ça va.

- On devait pas bouger.

- Vite ! Un officier Ă  terre...

Bouge pas !

- Reculez ! Tout doucement !

Reculez doucement par lĂ .

Reculez !

Baisse ton arme ! Jette ton arme !

- Fais pas le con !

Sors-moi de là ! - Libérez mon ami.

- Tirez. - Libérez mon ami !

Baisse ton arme ! - Libérez-le !

- Tirez ! Ta gueule, toi !

- Putain ! Tue-le !

Aide-moi !

- Libérez-le !

- Enculé !!

Donnez-moi une bagnole !

- Recule !

- Rentre dans la voiture !

- Recule ! Ouvre la portiĂšre !

Tu tentes ta chance, ou t'en veux..

...une tout de suite ? Monte.

Personne ne bouge, les gars !

Brouhaha.

- Que personne joue au héros !

Klaxon.

- Regarde la route !

- Regarde-moi en face.

- Regarde la route !

Oh, reviens !

- Laisse tomber ! On s'arrache ! Sors, toi.

Sors de lĂ  !

Allez, dégage !

Monte ! Monte !!

- Bande d'enculés !

- On est bons !

- Un policier abattu, un gangster tué,

...un autre policier blessé, des clients..

...rudoyés. La 101Úme attaque des postiches..

...a été un cafouillage mortel.

L'enquĂȘte sur ce sanglant braquage confiĂ©e par le parquet..

...à la Brigade Criminelle, est dirigée par le commissaire Dufour.

Radio au loin.

Leur hold-up a tourné au carnage.

- T'as entendu la radio ? Enculé !

Les postiches, on n'est plus que des assassins ! Un mort de plus,

...ça change quoi ? - Si tu le tues, t'en fais un héros.

C'en est un, cet enculé ?

- T'es mon ange gardien, Toledano ? Ça fait 2 fois que tu me sauves.

- Toledano, je connais pas, poulet.

- L'orphelinat, c'est parce que..

...mĂȘme tes parents voulaient pas de toi ?

- Tu te goures de gars, poulet.

Je suis fier de mes parents, ils m'ont beaucoup aimé.

Si t'avais eu les mĂȘmes, tu serais pas dans cette merde.

J'ai pas buté ton pÚre, mais il devait le mériter.

Si tu veux savoir ce que ça fait, compte pas sur moi.

Va en enfer tout seul.

- Tu peux t'arracher, t'iras pas loin, Toledano !

T'es foutu !

T'es mort !

T'entends ?! Je serai toujours lĂ  !

Je te retrouverai !!

- Allez, tu finis ton lait, on y va.

- On est toujours sans nouvelles..

...de Simon Toledano, condamné à la perpétuité,

...et soupçonnĂ© d'ĂȘtre le cerveau du gang des postiches.

On l'aurait aperçu en Allemagne, en Espagne ou en Italie.

Il aurait participé à l'évasion en hélicoptÚre..

...d'un de ses complices d'une prison romaine.

Les responsables de la police ne désespÚrent pas de coincer..

...rapidement ce bandit hors normes.

- Comment ça se passe ?

La fin.

- Je sais pas. Jamais personne est revenu..

...pour le dire. Ça doit se jouer..

...Ă  une fraction de seconde.

Un mec qui décide de tirer pour tuer, et voilà.

- On n'en est plus loin.

Hein, Simon ?

- On partira pas seuls.

Et lĂ -haut, on retrouvera nos potes. Tout est bien.

- Go, go, go ! - Allez, on y va !

Brouhaha.

- Bouge pas ! Bouge pas ! Ils sont oĂč, les autres ?!

- LĂ -haut. - Dis pas de conneries !

- Ils sont lĂ -haut. Laisse-moi leur parler !

Tirez pas, les mecs, je suis devant !

C'est fini !

Plus personne pourra faire ce qu'on a fait !

Mais faut vivre pour le raconter !

On va s'en sortir, il faut vivre ! Ils ont rien, que des masques !

Vivre, ça va ĂȘtre..

...notre plus beau coup !

On trahit personne ! - Ça suffit !

Vous avez 10 secondes pour sortir.

- Faut vivre ! On trahit personne !

- Balancez les armes !

- Ouais, c'est bien !

La vie ! La vie !

- Allez, Ă  terre !

A genoux !

- Go, go !

- Couche-toi ! - Tu bouges pas !

Bouge pas, c'est fini, je te dis !

- Bouge pas !

- Les mains derriĂšre le dos !

- Bonjour, M. le juge. - Bonjour.

Mlle Daniela Volpi a déclaré vous avoir accompagnés..

...dans votre cavale, aprĂšs le hold-up..

...de République. - Elle a pas pu dire ça.

- Pardon ? - Elle était..

...dans la banque ? - Non, bien sûr.

- Alors qui ? Qui lui a dit ? Moi ?

Ben non. J'y étais pas.

Casa ? Il est mort.

C'est dur de faire parler les morts.

Alors qui ?

- Elle n'a rien déclaré de tel. Votre nom était dans les journaux.

- M. le juge, depuis quand ce qu'il y a dans les journaux,

...c'est une preuve ? - ArrĂȘtez sa compagne. Il craquera.

- Touchez pas Ă  ma femme, on touchera pas Ă  la vĂŽtre.

Elle n'est plus..

...en France. - D'aprĂšs nos informations,

...Mlle Verron serait rentrée..

...de son propre chef, il y a une semaine.

Alors ?

- Je veux la voir d'abord.

AprĂšs, on parlera.

- Papa...

- Prends-la, prends-la. Je peux pas...

S'ils trouvent des preuves, je prends 20 ans.

Sinon, 10, peut-ĂȘtre 8, avec la remise de peine.

Y a eu mort d'homme, faut trouver des sanctions.

Tu m'attendras ?

- Oui, tout le temps qu'il faudra.

- Bienvenue dans la civilisation, Toledano.

Je suis toujours commissaire.

J'ai mĂȘme eu de l'avancement grĂące Ă  toi.

Bon, dis-moi.

Tu prends une balle tout de suite, ou tu tentes..

...ta chance ?

- Sors. Allez, tu sors.

- Tu reconnais ?

T'as 5 secondes pour dire..

...oĂč vous avez planquĂ© le blĂ©.

Allez !

DĂ©pĂȘche-toi.

Creuse.

Tes 8 ans de prison, ça a été que du bonheur.

Maintenant, tu vas vivre l'enfer. Tu vas payer. Tu leur dois bien ça,

...Ă  tous tes copains morts, non ? - C'est lĂ .

Je pige pas, y a rien.

Ah !

Il gémit.

Je me suis cassé le dos, putain !

Non ! Pas comme ça ! Pas comme ça, flic !

- Simon...

Ça va ? - Hein...

Oui, ça va.

J'ai rĂȘvĂ©, je faisais..

...un cauchemar, c'est toujours le mĂȘme.

Ils m'ont relùché plus tÎt. - Pour une fois..

...que je suis Ă  l'heure !

- Merci.

Merci d'ĂȘtre lĂ .

- Pendant 8 ans,

...il a refusé que je vienne le voir au parloir.

Mais quoi qu'il ait fait, c'est mon pĂšre, je l'aime..

...et maintenant, je vais en profiter.

J'ai assez patienté pour ça, non ?

Simon rit.

Allez, on se casse.

Il m'a fallu des mois pour apprendre Ă  vivre sans angoisse.

Entrer dans une banque sans arriÚre-pensée,

...marcher tranquille... - Ça va ?

- Ça va aller.

Ça fait bizarre, de rentrer dans une banque..

...comme ça. - On marche un peu ?

- Julie m'a beaucoup aidé.

Sans elle, j'y serais pas arrivé.

Quand mes potes sont sortis, on a voulu récupérer..

...l'argent qu'on avait planqué, mais tout avait disparu,

...comme dans mon cauchemar.

Personne n'a soupçonné personne, mais on ne s'est plus revus.

Y a pas une minute oĂč je pense pas Ă  eux.

Aux vivants comme aux morts.

- Mets-moi le gyrophare, il marche pas.

- Casa, téma ! Il va la prendre.

- HĂ©, Simon ! Rires.

- Alors, voilĂ , je suis vivant. Julie est toujours lĂ .

Sans elle, j'aurais été qu'un voyou ordinaire.

Elle a été mon bouclier, ma différence.

Mais y a des jours oĂč l'adrĂ©naline me manque tellement,

...que sur mon scooter, j'attrape un sens interdit, juste pour voir.

Parce que vivre comme un bourge, peinard, retiré des affaires,

...je m'étais préparé à tout, sauf à ça !

- Je pensais pas qu'on vivrait jusque-lĂ .

- On se connaĂźt Ă  peine. - Pour te voir sourire,

...je te suis en enfer.

- Dans le fort de ma conscience, je suis contre la peine de mort.

- Ton pĂšre a peut-ĂȘtre raison, je suis pas l'homme qu'il te faut.

- HĂ©, hĂ© ! Vous ĂȘtes forte !

- LĂšve les mains !! Ne bouge pas !

- Ça va, Scarface ! T'as failli buter un caniche.

Fais taire ton chien...

- En tout cas, t'es celui que j'attendais.

- Faut se dĂ©pĂȘcher, Julie. La vie passe vite.

- Le seul moment oĂč je me sens bien c'est quand je braque une banque.

- La vĂ©ritĂ© a besoin d'ĂȘtre simple.

N'oubliez pas.

- Tu peux t'arracher, t'iras pas loin, Toledano !

- C'est la 1Ăšre prise d'otages en France.

Imaginez s'ils s'en sortent...

- T'es foutu !

- A quel Ăąge t'as failli tuer un flic ?

- Je pensais pas qu'on vivrait jusque-lĂ .

- On avait une chance sur 10 milliards de se revoir.

- T'as pas peur que je te dénonce ?

- C'est pas de la parano, ça ?

- Je sais bien que les flics la laissent pas en liberté..

...que pour ses beaux yeux.

- C'est Casa, mon frĂšre. On s'est connus en taule.

Vivre, ça va ĂȘtre notre plus beau coup !

On trahit personne !

J'ai été sincÚre.

- Je serai toujours lĂ  !

- Papa !

Sous-titrage MFP.

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