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Les Talleyracs ont -ils frustré Franck Péry de l 'héritage de son oncle ? Le
comte de Talleyrac, patriarche de la famille, ignore tout de ce leg.
Franck part à la recherche d 'un des témoins du testament, un nommé Dutoit.
découvre que ce Dutoit n 'est autre qu 'un garde -chasse employé des
Le colonel Jamin était -il présent au moment de la signature ? Non.
Vous saviez donc que vous commettiez une irrégularité ? Oui, bien sûr.
Et vous avez signé quand même ? Vous avez reçu de l 'argent ?
Non.
Quelles étaient vos raisons ? Parlez, parlez ! Je ne peux pas.
On a fait pression sur vous ? Oui.
Qui ? Faites de moi ce que vous voudrez, vous ne saurez rien de plus.
Je ne te demanderai qu 'une chose du toit.
Une seule.
Mon fils a -t -il trempé dans cette mauvaise action ? Non.
Tu le jures ? Oui, monsieur le comte, je vous le jure.
Monsieur.
J 'admets que le testament de votre oncle soit un faux, mais rien ne prouve
mon fils y soit pour quelque chose.
Je vous demande la permission de croire fermement le contraire.
Il n 'y a pas de voleur chez les Tallerachs.
Il ne me reste plus qu 'Ă vous apporter d 'autres preuves, monsieur.
Et c 'est ce Ă quoi je vais m 'employer, tout de suite.
Allô, maître Bordier, ici Tallerach.
Ça va très mal du toit à parler.
Tout à faire c 'est ça, de sauter dans votre voiture, je vous attends ici,
venez.
Si nous arrivons à connaître ce qu 'il y a du toit et bordier, nous ne serons
pas loin du but.
Tiens, vous me parliez du toit.
C 'est bien connu, Roger.
C 'était le meilleur fusil du pays.
Après une chasse chez M.
Fiquemont en 1970.
N 'est -ce pas, Maître Bordier, à droite sur la photo ? Oui, il avait une
propriété dans les environs. Il venait tous les automnes chasser avec nous.
Il ne vient plus ? Non, il y a trois ans, il a tout vendu. Il n 'a plus remis
les pieds Ă Fijoc.
Et le premier Ă gauche, qui est -ce ? C 'est ce pauvre chasse -lĂ .
Quelques heures après que cette photo a été prise, il a trouvé la mort dans un
accident. Il est mort ? Oui.
À partir de ça, ça avait été formidable.
Il y a plus de 100 pièces à notre tableau. Alors pour fêter ça, on est
faire un petit gueuleton sur la mer Astrique. On a pas mal picolé.
Quand on s 'est séparés, on avait tous un peu de vent dans les voiles. Alors le
pauvre Chasselin a pris sa moto, mais il ne devait pas avoir les yeux en face
des trous.
Un peu avant Martial, il s 'est foutu en l 'air dans un tournant. Il est mort le
lendemain Ă l 'hĂ´pital.
Et Maître Bourdieu ? Le notaire.
Ah ben, il en tenait un bon coup, lui aussi.
Pourtant, c 'était un type sérieux, le bordier. Mais ce soir -là , il avait son
pompon.
Alors, sur la route du retour, il rentrait dans un arbre.
Tout l 'avant de la voiture enfoncée. Ça lui a procuré pas mal d 'ennuis, ça.
De quelle sorte ? Avec des gendarmes.
Ils se sont aperçus que le pauvre chasse -là , il ne s 'était pas cassé la gueule
tout seul, mais qu 'il avait été renversé par un chauffeur.
Alors, ils ont fait leur petite enquĂŞte.
Ils sont tombés chez un garagiste sur la voiture accidentée, le bordier, et ils
ont fait illico leur approchement.
Et Maître Bordier ? Ah, lui a été convoqué, interrogé, il a fallu qu 'il
emmène à l 'endroit même où il avait eu son accident, et tout seul, il ne s 'en
serait pas sorti.
Heureusement qu 'il avait des témoins, du toit, puis un autre type qui était
avec lui dans la bagnole ce soir -lĂ .
Mettez au bordier.
Je viens à la demande de mon client, M. Talleyrac. Il m 'a informé que vous
contestiez l 'authenticité du testament Jamin.
En effet.
Je sais aujourd 'hui que c 'est un faux.
Vous oubliez, monsieur, que ce testament a été signé devant moi et par deux
témoins. Vos complices.
Je ne vous permets pas ! Inutile de crier, maître.
Dutoit a avoué une partie de la vérité.
Et l 'autre ? La voici.
Du temps que vous faisiez partie ici d 'une société de chasse, une nuit vous
avez été l 'auteur d 'un accident.
Vous étiez trois dans la voiture.
Dutoit cadra votre premier clair, et vous -mĂŞme.
Non,
non, non, non, Saint -Éloi n 'est pas mort !
Regarde ces chasses -lĂ .
Il est mort ? Non, mais c 'est tout comme.
C 'est terrible.
C 'est... C 'est terrible.
Alors quoi ? Qu 'est -ce qu 'on fait ? On ne peut plus rien pour lui. Le mieux,
c 'est de se tailler en vitesse.
Mais... On ne peut pas le... Vous voulez vous faire emballer par les gendarmes ?
Refus de priorité. Conduite en état d 'ivresse.
Allez, montez maintenant. Je prends le volant. Allez.
Puis vous avez pensé que votre voiture, avec son avant défoncé, vous trahirait
forcément.
Alors l 'un de vous a trouvé une astuce pour détourner les soupçons.
Vous avez jeté votre voiture contre un arbre.
Le lendemain, lorsque les gendarmes sont venus, ils n 'y ont vu que du feu.
Il y avait une chose, cependant, que vous n 'aviez pas prévue.
Que quelqu 'un trouverait Chasselin un petit jour, encore agonisant.
Sur le moment, cette personne ne vous a pas dénoncé.
Ce qu 'elle avait appris pouvait bien mieux servir à ses intérêts personnels.
A tout moment, elle pouvait faire pression sur vous.
Quand la succession Jamin a été ouverte, elle est venue vous trouver et vous a
mis le marché en main.
Prêt au piège, prisonnier de votre lâcheté, par peur aussi du scandale,
avez cédé.
Ce chantage exercé sur trois personnes à la fois a permis de rendre authentique
un testament parfaitement faux.
Maintenant, dites -moi s 'il y a une seule contre -vérité dans tout ça.
Si vous l 'osez.
Vous n 'avez aucune preuve.
J 'en aurai avant huit jours.
Je revois cette nuit en Bretagne, quand je t 'ai dit que j 'aimais Walter.
Ce n 'était même plus vrai.
Quel sorti, ça ! Amour propre, le remords en fait le reste.
Préférez les hommes mûrs.
Disons qu 'il fallait que je mûrisse.
J 'en avais besoin.
Je ne peux rien te rendre de ce que je t 'ai volé.
C 'est si beau le début d 'un amour.
Un amour qui finit lĂ oĂą les autres commencent.
Il y a un peu d 'hypocrisie dans mon attitude.
C 'est si agréable d 'être triste quand on est heureux.
s 'il vous plaît.
Monsieur ! Monsieur !
Sous -titrage Société
Radio
-Canada
Et voilà , en associant ces deux procédés, de faire couler l 'attache ou
souffler avec un stylo, ça permet aux gens qui, comme moi, ne savent pas
dessiner, de pouvoir se dire...
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