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Béatrice a préféré Walter Picard à Frank Perry, mais elle comprend vite qu 'elle
a fait une erreur. Elle s 'enfuit avec le jeune Américain et l 'aide à
le mystère qui entoure la famille des Talleyraques, bénéficiaires du testament
Jamin.
L 'Américain est là. Et le père ? Ils sont ensemble là -haut.
Mais vous -même, vous n 'avez pas été surpris de ne pas me voir paraître à ce
dîner ? J 'ai pensé que votre rancune l 'emporterait sur votre reconnaissance.
L 'explication est possible.
Une rancune de si longue date.
Les jamins nous ont dépouillés de notre meilleure terre.
Ils vous l 'ont rendue.
Comment cela ?
Comment ça ? Mon oncle a bien couché votre fils sur son testament.
Comment racontez -vous là ? La vérité.
C 'est impossible.
Je tiens le document à votre disposition.
Mon fils serait au courant. Il l 'est.
Nous étions ensemble chez le notaire.
Le notaire ? Quel notaire ? Maître Bordier, 33 avenue Georges Clémenceau
à Rambouillet.
Permettez.
Elodie, veuillez demander à Auger de monter me voir.
Quand, mon père ? Tout de suite !
Comme dit -on, vous auriez hérité la monnerie ? Oui, monsieur.
Pourquoi me l 'avoir caché ? Souvenez -vous, souvenez -vous de la démarche
vous avez eu l 'idée il y a deux ans.
Naturellement, je me souviens.
J 'ignorais alors votre existence, monsieur Perry.
Je croyais que Jamin n 'avait pas d 'héritier, que ses biens reviendraient
jour à de vagues collatéraux, voire à l 'État.
Dans ces conditions, je lui suggérais, pour terminer la querelle entre nos deux
familles, de nous restituer notre terre.
Que vous a -t -il répondu ? Non.
Et vous nous avez interdit toute autre démarche.
Mais quand nous avons vu que le colonel était malade... Allez, allez.
Nous nous sommes affolés.
Et nous avons essayé des moyens plus insinuants.
C 'est -à -dire ? J 'ai dépêché quelqu 'un à la ribaudière.
Qui ? Une infirmière.
Et ça s 'est passé à quelle époque ? À l 'automne de l 'année dernière.
Juste à l 'époque où Judith est partie pour cette longue, très longue retraite
en Espagne.
Juste, monsieur.
Juste à ce moment -là.
Nous nous reverrons.
J 'aurais tant voulu lui épargner ça.
Mais vous, qu 'est -ce que vous y avez gagné ?
Est -ce que je pouvais faire autrement ? Rien ne t 'obligeait à mentir ! À la
crainte où vous nous tenez.
Cette excuse peut faire passer le voyage, la fausse retraite en Espagne.
Mais après votre magnifique succès, le miraculeux retour de la monnerie,
pourquoi avoir continué à vous taire ? Parce que nous vous avions désobéi.
Ah oui ? Eh bien, moi, j 'ai une autre explication.
Jamin m 'a écrit, quelques jours avant sa mort.
Vous le saviez, mais vous ignoriez ce qu 'il y avait dans cette lettre.
Imaginons qu 'elle ait contenu un formel démenti à ce faux testament.
Parce que vous croyez que ce testament est un faux.
Il est faux.
Mais alors vous vous placez d 'emblée dans l 'hypothèse de M. Perry. Ce n 'est
pas une hypothèse.
J 'en ai la preuve.
Voici la lettre.
Le jamin m 'a envoyé les documents qui fondaient à ses yeux ses prétentions sur
la mônerie.
Très bien, mais où est la preuve annoncée ? Il était certain de son bon
Il ne pouvait dans le même temps nous restituer notre terre.
Pourquoi pas ? Le bon droit est une chose, la générosité en est une autre.
Le jamin que j 'ai connu pouvait fort bien faire par générosité ce qu 'on n
'aurait jamais obtenu de lui par la force.
C 'est ton explication ?
D 'ailleurs, il ne dit pas qu 'il ne vous rendra pas la monnerie.
Il n 'en dit rien.
C 'est implicite.
Pour vous, oui.
Pour vous qui prenez toujours parti contre vos enfants.
C 'est toi qui dis cela.
Mais pourquoi pas ? Vos premières insinuations d 'un étranger, votre
se vole en éclats.
Explique -moi ton attitude.
Je n 'ai rien à expliquer.
La monnerie revient à Auger, pas à moi.
Justement, je ne comprends pas.
La monnerie a toujours été le seul sujet de conversation chez les Talleyraques.
C 'est leur province perdue, leur Alsace -Lorraine.
Et vous vous étonnez après cela que je me sois passionnée pour le sujet ? Eh
bien oui, je suis allée chez Jamin pour l 'incliner en notre faveur, pour lui
faire rendre le domaine.
Et d 'autre part, je lui ai donné bien des soins, dont certains fort rebutants.
Comme tu es étrange.
Si je suis étrange, c 'est parce que ma vie est étrange.
Et c 'est vous, mon père, qui me l 'avez faite.
Vos chevaux vivent en liberté.
Mais moi, j 'ai toujours vécu ici, près de vous, en prison.
Et vous vous étonnez que je sois étrange.
Ce n 'est pas moi qui t 'ai donné ton goût de la retraite, tes sentiments
religieux, si ? Je me suis enflammée pour ce que j 'ai pu.
Dieu, la monnerie.
Il a bien fallu que je m 'en contente.
On ne m 'a rien donné d 'autre.
Ne le quittez plus d 'une semaine.
Et même s 'il lui arrive quelques désagréments, je n 'y verrai pas d
'inconvénients.
La petite demoiselle est réveillée.
On va lui faire une surprise.
Vous êtes là ? On vient vous dire bonjour.
C 'est la part de Frank ?
De la part de Kazal.
Oh, vous êtes deux amours.
Regardez le beau ciel que nous vous avons peint pendant votre sommeil.
Il est ravissant.
Surtout le petit nuage là -bas dans le coin.
Ah, celui -là, oui.
C 'est Kazal qui l 'a fait.
Oh, j 'en suis bien incapable.
Moi, je me contente de repeindre les volets.
Alors, M.
Casal, c 'est un relais. Qu 'est -ce que vous faites ? Ou un hôtel pour jeunes
mariés ? Ça va souvent ensemble.
C 'est vous, M. Berry ? Oui.
Une lettre pour vous.
Recommandez.
Alors, je l 'attendais avec impatience.
Non, non, c 'est pas lui.
Et pas de café non plus. L 'odeur sous la porte, il n 'y a rien qui réveille
comme ça.
Et où tu t 'en vas avec un temps pareil ? Tu connais un certain Dutoit à
Espedayac ? Non.
Hier, le facteur m 'a apporté la copie du testament que j 'avais demandé.
Et j 'ai découvert qu 'un des témoins habitait près d 'ici.
Et alors ? Rien, mais je trouve quand même un peu curieux qu 'on fasse venir
quelqu 'un du Kersi pour signer à Rambouillet.
Et pour faire ça, personne.
Mais pourquoi ? Pourquoi ?
Je m 'appelle Guidois.
Je l 'appelais été indien.
Elle galopait dans le matin.
Sous -titrage
Société Radio -Canada
Sous -titrage ST' 501
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