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Franck Péry n 'accepte pas d 'avoir été frustré de l 'héritage de son oncle, le
colonel Jamin.
Devenu maître randonneur, il commence une enquête qui le conduit jusqu 'au
du Quercy.
Comme il arrive souvent, cherchant une chose, il en trouve une autre, Béatrice,
dont il a été amoureux.
Pardon monsieur, le chemin de Rudel s 'il vous plaît. J 'ai l 'éternité que ça
'existe plus, parce que plus bas.
Arrêtez où je tire !
Vous
êtes sur une propriété privée, monsieur.
Je cherche à voir le propriétaire du domaine de Rudel.
C 'est moi.
Je voulais vous demander la permission de traverser vos terres. Je ne vous la
donnerai pas.
C 'est votre droit.
Je vous remercie de le reconnaître.
Mais j 'ai la passion des chevaux.
Vous avez là un bien bel animal.
Moi aussi j 'ai la passion des chevaux. J 'en ai d 'ailleurs fait mon métier.
C 'est -à -dire ? Je m 'occupe de tourisme équestre.
Je voudrais réapprendre aux gens à voyager à cheval.
C 'est une très bonne idée.
Il y a tant de paysages que l 'auto ne permet pas d 'atteindre.
Alain !
Mon petit fils.
Regarde.
Il est beau.
Bien renté.
Bien cravaté.
T 'as connaissance.
Prodige -le. Ce sera un homme de cheval.
Il aura ici tous les espaces voulus pour galoper.
Comment s 'appelle -t -il ? Cyrus.
Cyrus ? Oui, par Aviso et Cantaride.
Vous n 'avez pas été un temps au colonel Jamin.
Je suis son neveu.
Ainsi, vous êtes un Jamin.
Par ma mère, oui.
Très bien.
Roger ! Roger ! Veillez à ce que monsieur
repasse la limite du domaine dans le plus court délai.
Bonsoir. Viens, mon enfant.
Allez.
de la propriété.
Et ne vous avisez pas de revenir ici.
J 'ai des ordres.
Pourriez -vous me dire quels sont ces gens qui possèdent cette grande
là -bas, à l 'est du Causse ? Des gens très bien, mais qui n 'aiment pas
les embêter.
Vous pourriez me dire leur nom ? Je ne suis pas de l 'argent, je vous
Après que mon père avait rencontré le neveu du colonel Jamin, je n 'en ai pas
cru mes oreilles.
Il m 'a fait un portrait si précis de vous.
Vous sautez dans ma charrette et me voilà.
Je n 'ai pas voulu que vous quittiez la région après un tel accueil.
Vous êtes de passage ? Oui.
Mon père m 'a dit que vous vous intéressiez au tourisme équestre. C 'est
Alors permettez -moi de vous donner un conseil.
Ici, le cause est hérissée de difficultés.
Je suppose qu 'il vous serait désagréable d 'avoir un accident.
Oui, évidemment.
Alors, renoncez à ces secteurs.
Cherchez un passage dans le sud. Vous avez tout à y gagner. Les paysages sont
plus beaux, les chemins plus praticables, les gens plus aimables.
Ça, pour la mobilité, il faut bien reconnaître que... Oui, mon père est un
vieillosse.
J 'ai l 'impression surtout qu 'il n 'aime pas les germains.
Pure illusion.
Il n 'aime personne.
Nous, par exemple, ses enfants, ils ne nous traitent pas mieux que des
étrangers.
De là à menacer les gens de leur tirer dessus.
À notre époque.
Vous parlez de notre époque.
Mais mon cher Perry, avec votre cheval, vous traversez une France tout à fait
ancienne et presque inconnue.
On m 'a déjà dit ça.
Si vous ne voulez pas de surprise, il faut rester sur les routes.
Excusez -nous encore une fois.
J 'aurais voulu vous inviter à dîner, mais la loi de mon père est inflexible.
Pas d 'étranger.
Excusez -nous.
Aucune importance.
Au bout de cette route, vous trouverez la porte de Saint -Céré.
Vous ne pouvez pas vous tromper. Deux kilomètres plus loin, une croix de
Vous prendrez la branche de gauche.
C 'est la bonne direction.
Adieu. Et sans rancune, j 'espère.
Sans rancune.
Ça te dit, toi, d 'aller par là ? Tu as raison.
Quand on a affaire à des gens qui sont comme des horloges, qui sonnent une
et qui en indiquent une autre, on se méfie.
Autour directement au ranch.
M. Picard ! M. Picard ! Je l
'ai
cassé, M. Picard, je l 'ai cassé.
Eh oui, tu l 'as cassé. Il est foutu, hein ?
Oui,
mademoiselle Bertin.
Il n
'est
pas mort sur le coup, il peut s 'en tirer.
Ça m 'étonnerait de toute manière, il est impropre à tout service.
Il faut le faire abattre.
Mais consultant quand même un vétérinaire.
Je sais reconnaître quand un cheval est flambé.
Il met même beaucoup d 'empressement.
Ça me rappelle quelque chose.
Mais faire des frais ne serviraient à rien.
Je vous le rachète.
Dans l 'état où il est.
Quel prix vous en donnerait le boucher ? 1500 francs.
D 'accord.
Très bien, comme vous voulez.
Seulement, emmenez -le vite.
Parce qu 'un cheval qui crève, ça fait mauvaise impression sur la clientèle.
Merci, Franck.
Je ne t 'ai pas au bout de mes peines.
Tenez -vous bien, l 'homme qui m 'a rattrapé était un des héritiers de mon
oncle. Comment c 'est un héritier de votre oncle ? Oui, c 'est même lui qui a
récolté le plus gros morceau, Ogier de Talleyrac.
C 'est impossible.
Pourquoi ? Mais les Talleyracs et les Jamins se haïssent.
Dans ce cas, comment se fait -il qu 'un Jamin ait légué une partie de ses biens
à un Talleyrac ? C 'est bien la question que je me pose.
Dites -moi, Béatrice, quand vous êtes partie débrouillère, vous m 'avez bien
que je m 'étais fait avoir.
Oui.
Que saviez -vous au juste ? Pas grand -chose.
Des bruits.
Autant vous étiez catégorique.
Parce que j 'étais en colère.
Dommage.
C 'est pour m 'interroger que vous êtes revenu au ranch ? Bien sûr.
C 'est bête comme question, n 'est -ce pas ? Si bête qu 'il faudrait beaucoup d
'esprit pour y répondre.
Je fais des progrès, mais je n 'en suis pas encore là.
Elle me donnait un peu de sa lumière,
couleur de nuit à l 'ombre des matins.
Je l 'appelais été indien, je l 'appelais
été indien, fille où ses anges
dansaient.
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